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  • Consulib : une plateforme de téléconsultation sans engagement contractuel

    La plateforme de téléconsultation Consulib, à destination des médecins libéraux, a ouvert fin novembre 2018 en accès libre, sans engagement contractuel ni de durée. Conçue par la société éponyme, et notamment par le Dr Elias Dagher, chirurgien orthopédique, elle repose sur un modèle de redevance. Un euro est prélevé pour chaque consultation en ligne (+ commission de carte bancaire), avec un plafond annuel fixé à 350 euros, qui correspond à l’aide versée par l’Assurance maladie aux médecins pour les aider à s’équiper en matériel de téléconsultation.

    Les praticiens adhérents à Consulib bénéficient :
    • d’un agenda : les patients peuvent réserver leurs rendez-vous en ligne ;
    • d’un service de téléconsultation ;
    • d’un système permettant de créer des ordonnances, des comptes rendus et des courriers, et de les envoyer au patient en ligne ;
    • d’un dossier sécurisé permettant de stocker et de classer les données médicales sur un compte personnel ;
    • d’un accès au dossier médical de leurs patients ;
    Le règlement des honoraires est effectué automatiquement sur le compte bancaire du professionnel de santé.

    De leur côté, les patients utilisant la plateforme peuvent :
    • prendre un rendez-vous médical ;
    • régler leurs consultations en ligne ;
    • recevoir leurs feuilles de soins pour remboursement sur leur espace personnel sécurisé ;
    • stocker leurs documents de santé sur leur espace, qu’ils peuvent partager avec le médecin de leur choix.

    La société assure que son outil est « parfaitement conforme » à la réglementation portant sur la protection des données à caractère personnel et des données de santé.

    Elle prévoit, « à l’issue d’une phase de montée en puissance », d’accompagner « plusieurs milliers de médecins dans le but de proposer l’ensemble des spécialités médicales à des millions de patients« , précise le Dr Elias Dagher dans un communiqué.

    « Étant médecin libéral moi-même, je suis très sensible aux charges qui ne cessent d’augmenter, commente le Dr Elias Dagher (communiqué). De plus, certains médecins ne seront pas forcément convaincus par la téléconsultation, il était donc logique de prévoir une solution permettant d’essayer sans s’engager. »

  • Pharma Health Tech : un évènement sur l’application des nouvelles technos à la pharma, le 02/04/2019

    La société Techtomed, spécialiste de la health tech, a annoncé le 13 décembre 2018 la tenue d’un nouvel événement : Pharma Health Tech, une journée dédiée à l’application des nouvelles technologies dans le domaine pharmaceutique, qui sera organisée le 2 avril 2019 avec le groupe de presse Pharmaceutiques.

    Programme et informations complémentaires à venir.

  • Une capsule connectée via Bluetooth pour administrer la bonne dose de médicament au bon moment (MIT)

    Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT), de Draper et du Brigham and Women’s Hospital ont conçu par impression 3D une capsule à ingérer pouvant être contrôlée à distance via Bluetooth afin de suivre et d’adapter avec davantage de précision un traitement médicamenteux sur une personne donnée ou encore de surveiller certains signes vitaux. Les résultats de leurs travaux* ont été publiés le 13 décembre 2018 dans le magazine Advanced Materials Technologies.

    La capsule est à même de rester dans l’estomac pendant au moins un mois, précise le MIT dans un communiqué. Elle a été mise au point pour transmettre des informations sur le smartphone de l’utilisateur et répondre à des instructions.

    Le dispositif peut être personnalisé pour ajuster la dose du traitement, en particulier dans les cas où le médicament doit être pris sur une longue période (VIH, paludisme…). Il peut aussi servir à détecter des infections, des réactions allergiques ou autres pour ensuite libérer dans l’organisme un médicament en réponse.
    Ses concepteurs indiquent que la capsule pourrait aussi être capable de communiquer avec d’autres dispositifs médicaux portables et implantables afin de regrouper des données et de les envoyer sur le smartphone du patient ou du médecin.

    L’idée est de « fournir une surveillance et un traitement en boucle fermée », synthétise Giovanni Traverso, chercheur invité au département de génie mécanique du MIT et l’un des principaux auteurs de l’étude.

    Une capsule dotée de bras contenant divers médicaments

    Une capsule en forme de Y qui se loge dans l’estomac

    L’équipe de chercheurs a élaboré en 2016 un dispositif en forme d’étoile à six bras qui se replient pour ensuite s’enfermer dans une capsule lisse. Après avoir été avalée, la capsule se dissout et les bras s’étendent, permettant à l’appareil de se loger dans l’estomac. Basé sur le même fonctionnement, le nouveau dispositif se déploie en forme de Y après avoir été ingéré, un procédé lui permettant de se loger dans l’estomac pendant environ un mois, avant de se diviser en petits morceaux et de passer dans le tube digestif.

    Des compartiments qui pourraient être ouverts à distance

    L’un des bras en question est doté de quatre compartiments pouvant contenir divers médicaments, qui peuvent être emballés dans des polymères pour ensuite être libérés progressivement sur plusieurs jours. Les chercheurs prévoient également de concevoir des compartiments pouvant être ouverts à distance via Bluetooth.

    Des capteurs pour détecter des signes vitaux

    L’appareil peut également être équipé de capteurs afin de surveiller l’environnement gastrique de la personne et de transmettre les données recueillies par le biais d’un signal sans fil.

    Dans des travaux passés, l’équipe de Yong Lin Kong, professeur assistant à l’université de l’Utah et auteur principal de l’étude, a élaboré des capteurs capables de détecter des signes vitaux tels que la fréquence cardiaque et le rythme respiratoire. Dans ce nouvel article, elle a démontré qu’un capteur pouvait indiquer quelle était la température de l’utilisateur en envoyant l’information sur un smartphone à portée de main.

    Protection de la vie privée : l’importance d’une puissance de connexion limitée

    Le fait de limiter la portée de la connexion « est une amélioration de sécurité souhaitable », note Yong Lin Kong, qui précise que « l’isolement automatique de la puissance du signal sans fil dans l’espace physique de l’utilisateur pourrait protéger l’appareil des connexions non désirées, offrant ainsi un isolement physique pour une sécurité et une protection de la vie privée accrues. »

    Un outil pour obtenir un diagnostic précoce

    Les chercheurs envisagent d’utiliser ce type de capteurs afin de diagnostiquer les signes précoces d’une maladie donnée pour ensuite réagir en conséquence en administrant le médicament approprié.

    • L’appareil pourrait par exemple permettre de surveiller les conditions de santé de certaines personnes présentant un haut risque d’infection, comme les patients recevant une chimiothérapie ou des médicaments immunosuppresseurs. Si une infection est détectée, la capsule commencerait à libérer des antibiotiques.
    • Il pourrait aussi être conçu pour libérer des antihistaminiques lorsqu’il détecte une réaction allergique.

    La version actuelle de l’appareil est alimentée par une petite pile en oxyde d’argent. L’équipe de Yong Lin Kong étudie la possibilité de remplacer la batterie par d’autres sources d’alimentation, telles qu’une antenne externe ou un acide stomacal.

    D’autres capteurs en train d’être testés

    Les chercheurs travaillent au développement d’autres types de capteurs pouvant être intégrés aux capsules.

    Dans ces travaux, ils ont testé le capteur de température sur des porcs et estimé qu’ils pourraient peut-être commencer les expérimentations sur des patients humains dans environ deux ans. Ils ont d’ailleurs lancé une entreprise qui travaille au développement de la technologie à usage humain.

    La recherche a été financée par la Fondation Bill et Melinda Gates et les National Institutes of Health par l’intermédiaire de Draper.

  • Rencontres FHP 2018 : la santé numérique comme vecteur d’humanisation des soins

    La plénière sur la santé numérique des Rencontres FHP, qui se se sont tenues les 13 et 14 décembre 2018, a posé la question des conséquences des avancées technologiques pour les acteurs de santé.

    Pour les trois intervenants – Dominique Pon, directeur de la clinique Pasteur de Toulouse, le Pr Guy Vallancien, chirurgien, et le Pr Stanislas Lyonnet, directeur de l’Institut des maladies génétiques Imagine -, le développement de la santé numérique impose un changement de perspectives notamment en ce qui concerne :

    • le modèle de financement : les partenariats scientifiques et financiers sont à envisager de manière globale, coopérative, associant le mécénat privé, les partenariats industriels et publiques ;
    • l’organisation : plus collective, transversale et créatrice de valeur pour une concurrence efficace face aux GAFA ;
    • l’anticipation des besoins en termes de formation des médecins à ces technologies et à ce qu’elles changent dans le rapport aux malades. 

    D’ici 10 ans, la santé numérique, notamment l’intelligence artificielle appliquée au secteur des soins, réduira les besoins en termes de médecins spécialistes aux cas les plus complexes et re-sacralisera le colloque singulier, recréera du lien et bénéficiera à la médecine globale, c’est-à-dire aux médecins généralistes, estime le Pr Guy Vallancien. La santé numérique serait alors un vecteur de (ré)humanisation des soins.

    Santé numérique : quelles avancées pour la médecine, quelles conséquences pour les acteurs de santé ?

    Durant cette session des rencontres de la FHP, trois conséquences des avancées technologiques au service de la santé ont été débattues.

    Un modèle partenarial pragmatique

    L’institut Imagine a choisi un modèle qui intègre le soin et la recherche, créatrice de valeur ajoutée, en basant sa coopération scientifique sur des partenariats publics/privés. Grâce à cette approche, il a obtenu le label d’institut hospitalo-universitaire.

    Selon le Pr Stanislas Lyonnet, cette approche leur a permis d’attirer des partenaires privés comme la plateforme de data science Dr Warehouse. Cette proximité soins-recherche a également favorisé l’obtention d’un contrat de recherche universitaire d’envergure sur les maladies cœliaques, basé sur l’intelligence artificiel.

    Cette recherche de valeur ajoutée, y compris dans la diversité des partenariats, est un atout à l’heure où les GAFA investissent massivement dans la santé.

    L’autre raison d’être optimiste, d’après Dominique Pon, est la richesse de la recherche et de l’innovation en France, qui entraîne la création de nombreuses start-ups. « Il y a de la matière et de l’imagination. Nous créons de la valeur sans pour autant copier les modèles anglo-saxons », explique-t-il.

    Une organisation plus collective

    Cet optimisme se tempère dès que l’on parle de bien commun. « Nous sommes entre le fantasme et la frustration », note Dominique Pon. Les innovations, les outils, les solutions existent et sont efficaces mais la pensée collective semble plus difficile à développer. « Nous manquons de projet numérique humaniste alors que cette évolution est aussi importante que celle de l’imprimerie », souligne le directeur de la clinique Pasteur de Toulouse. Une piste de solution serait d’aller vers une gouvernance collective, avec une répartition clairement définie des différents acteurs, et des normes communes. Selon Dominique Pon, c’est le collectif qui créera du sens.

    Une anticipation du changement de rôle des médecins

    L’université est-elle en adéquation avec cette évolution du soin, de la prise en charge ? Guy Vallancien estime qu’elles restent sur leurs acquis et n’anticipent pas. « Nous sommes dans un vieux monde qui n’a pas encore compris la puissance que gère le numérique », déclare-t-il. Les technologies de santé et l’intelligence artificielle vont devenir un outil d’aide au diagnostic majeur mais aussi d’acte, comme pour la chirurgie « téléguidée », détaille-t-il, ajoutant que c’est la combinaison de la capacité de calcul de l’ordinateur et du savoir médical de l’Homme qui donnera la meilleure réussite.

    Dans ce modèle, la valeur ajoutée de l’expertise des hyper-spécialistes est la plus remise en cause par les capacités informatiques et le transfert de tâches techniques à la machine. « La médecine globale, c’est-à-dire le médecin généraliste, sera d’autant plus nécessaire, pour les cas non-programmés mais surtout pour retrouver la primauté du lien », explique le chirurgien. Le développement de la santé numérique permettrait paradoxalement, selon lui, de libérer les professionnels de la technique et de réhumaniser le soin, avec comme intégrateur de ce lien, le médecin généraliste.

    Une réflexion qui amène le Pr Guy Vallancien a appeler à la réduction du nombre d’étudiants en médecine pour ne pas « créer de futurs chômeurs » et à l’injection de personnels médico-techniques qui accompagneront l’usage de ces technologies de santé.

  • DESS

    Diplôme d’études supérieures spécialiséesnull

  • EOC

    Episode Of Carenull

  • VBC

    value based carenull

  • Salon prévention SPP Santé : la e-santé au coeur du congrès, les 31 janvier et 2 février 2019

    La e-santé fait partie des thématiques dominantes du prochain salon prévention SPP Santé, dédié aux professionnels de la santé, qui se tiendra le 31 janvier et le 2 février 2019 au Palais des congrès de Bordeaux.

    Le thème de cette édition est « Investir dans la prévention et l’innovation pour relever les défis économiques et sociétaux de la santé de demain ». Il « s’inspire de la stratégie de santé conduite par le ministère des Solidarités et de la Santé (Plan de Santé 2018-2022) qui place la promotion de la santé et la prévention en 1ère ligne« , est-il indiqué dans le programme.

    Pour obtenir un pass, entre 0 (pass exposition) et 190 euros (pass 2 jours), il faut consulter le site officiel de l’événement Sppsante.com/boutique/.

    Programme e-santé du 31 janvier 2019

    11:00 – 11:45 – IA et Santé : mythe et réalité

    • Animé par Dr. Clément Goehrs

    Amphithéâtre B

    12:00 – 12:30 – Dsii logiciel E-Soin

    Tenants et aboutissants sur la qualité des soins et la prévention

    • Animé par Giovanni Silverii

    Amphithéâtre C

    12:15 – 12:45 – E-santé et le suivi des maladies chroniques : Le diabète

    • Animé par Dr. Boris Hansel

    Amphithéâtre A

    12:45 – 13:30 – N’ayez pas peur de la télémédecine

    • Animé par Dr. Pierre Simon

    Amphithéâtre A

    13:30 – 14:05 – Le DMP (dossier médical partagé) : Intérêts-enjeux dans une prise en charge aux urgences

    • Animé par Dr. Éric Lecarpentier

    Amphithéâtre A

    14:00 – 14:30 – Applications DSSI et prestataires de service en perfusion

    Tenants et aboutissants

    • Animé par Giovanni Silverii

    Salle F1

    14:05 – 14:35  – La blockchain et l’intelligence artificielle dans les mains des citoyens pour une prévention santé collaborative : exemple concret du PassCare

    • Animé par Dr. Adnan El Bakri

    Amphithéâtre A

    14:30 – 15:00 – Chatbot : outil d’amélioration du suivi des patients à domicile

    • Animé par Olivier Thuillart

    Amphithéâtre B

    14:35 – 15:05 – La téléconsultation : une opportunité historique pour la Prévention

    La prévention a toujours été le parent pauvre de notre système de santé…

    • Animé par Dr. Alexandre Maisonneuve

     Amphithéâtre A

    15:10 – 15:40 – La téléconsultation en pratique : Retour d’expérience sur plusieurs années de teléconsultation opérées par MédecinDirect

    • Animé par Francois Lescure

    Amphithéâtre A

    Programme e-santé du 1er février 2019

    09:00 – 09:30 – Le E-Soin : la E-Santé appliquée aux Soins Infirmiers

    Tenants et aboutissants sur la qualité des soins ; perspectives et avenirs

    • Animé par Giovanni Silverii

    Amphithéâtre C

    13:00 – 13:30 – Approches ouvertes entre acteurs de l’écosystème de santé

    Beaucoup d’entreprises, start-ups peinent à appréhender le jeu des acteurs…

    • Animé par Pierre Mérigaud

    Amphithéâtre B

    13:45 – 14:15 – L’ère du numérique et de la Télémédecine dans les parcours de santé : Enjeux, défis et réalités

    • Animé par Mickaël Chaleuil

    Amphithéâtre A

    16:00 – 16:30 – Dsii et délégation des soins

    Suivi et Prévention en cardiologie, ophtalmologie, Pneumologie…

    • Animé par Giovanni Silverii

    Salle F1

  • Déploiement de plateformes de téléconsultation dans le 94 : le CDOM lance un appel aux médecins

    Dans le Val-de-Marne (94), le Conseil départemental de l’Ordre des médecins (CDOM) s’implique dans la promotion de l’offre de soins dans le territoire et lance une réflexion sur la création de plateformes de téléconsultation départementales. Par le biais d’un formulaire en ligne, il interroge les médecins du 94 sur l’intérêt qu’ils portent sur le sujet et leur demande s’ils accepteraient de participer à une éventuelle mise en place de plateformes de type « e-Sami » à l’usage des praticiens et pour les patients du Val-de-Marne. Le CDOM estime en effet que le « dispositif ne peut se mettre en place qu’avec l’implication des médecins du département ».

    « L’idée sous-jacente est un projet de mise en place de structures hors-sol, animées par les médecins généralistes des secteurs considérés et pour les patients de ces mêmes secteurs, régulées par le Centre 15, ancrées sur les CPTS : structures qui pourraient ainsi s »apparenter à des e-SAMI », explique le CDOM dans un communiqué publié en décembre 2018, rappelant que la possibilité pour les médecins traitants de réaliser des téléconsultations pour leurs propres patients est entrée dans le droit commun depuis la publication du décret du 14 septembre 2018.

    Le Conseil de l’Ordre des médecins 94 souhaite ainsi participer au déploiement d’un service :
    adapté et intégré dans l’offre de soins actuelle ;
    • apportant une réelle plus-value dans la prise en charge des patients ;
    respectant l’esprit de l’avenant 6, texte encadrant la téléconsultation ;
    respectant le parcours de soins de chaque patient garantissant la liberté d’exercice des médecins.

    Les volontaires doivent soumettre leur adresse email à la fin du questionnaire pour être contactés de l’avancée de l’initiative.

    « L’avenant n°6 prévoit un certain nombre d’exceptions notamment lorsque les patients n’ont pas de médecin traitant ou sont en difficulté pour joindre leur médecin traitant, rappelle le Conseil national de l’Ordre des médecins 94. La prise en charge de tels patients peut alors relever de plateformes de téléconsultation qui doivent s’appuyer sur la mise en place de centres de santé ou de CPTS. Ces structures hors-sol, réunissant un certain nombre de professionnels autour d’un projet commun, doivent s’intégrer dans le dispositif territorial préexistant de continuité et de permanence des soins, condition textuelle de la prise en charge du remboursement de l’acte de Téléconsultation par la CPAM. »

  • Sami

    Service d’accueil médical initialnull