Articles

  • L’ARS Île-de-France lance un MOOC sur la chirurgie ambulatoire

    L’Agence régionale de santé Île-de-France propose depuis début janvier 2019 un MOOC pour comprendre les modalités, les conditions et les bénéfices de la chirurgie ambulatoire, la région ayant pour objectif que cette pratique représente en son sein 70 % des interventions d’ici 2022, contre 57,9 % en 2017.

    Le programme est adressé à tous les acteurs impliqués dans la chirurgie ambulatoire (médicaux, paramédicaux, cadres de santé, etc.), en particulier les médecins généralistes et leurs patients. Deux études réalisées par l’ARS francilienne ont en effet mis en avant le rôle du médecin généraliste prioritairement dans la période post-opératoire ainsi que son besoin d’une formation complémentaire.
    « L’objectif final est de partager les connaissances avec les médecins généralistes, acteurs clés du suivi post-opératoire, et de contribuer à la formation des équipes chirurgicales », précise l’ARS sur le site web de présentation.

    Les cours sont répartis sur 5 semaines. Ils sont divisés en 4 modules :
    • module 1 : état des lieux de la chirurgie ambulatoire ;
    • module 2 : les actes éligibles ;
    • module 3 : le parcours patient en chirurgie ambulatoire ;
    • module 4 : soins et surveillance à domicile : quels soins, que faut-il surveiller et quels sont les motifs de consultation ?

    Le temps de travail (vidéo, quiz et exercices demandés) est estimé à une à deux heures par semaine.
    Pour valider la formation, il faut avoir participé à l’ensemble des sessions mais aussi réalisé tous les quiz et obtenu au moins 50 % de réponses correctes.

    Les inscriptions, gratuites, sont ouvertes sur le site Upns.fr.

    Détail du programme

    Module 1 : état des lieux de la chirurgie ambulatoire

    • 1.1 (Durée: 00:10)
      • Bénéfices
      • Situation en France et dans le monde
    • 1.2 (Durée: 00:10)
      • Critères d’éligibilité médicale
      • Critères d’éligibilité socio-psychologique

    Module 2 : les actes éligibles

    • 2.1 (Durée: 00:10)
      • Ophtalmologie
      • ORL
      • Stomatologie
    • 2.2 (Durée: 00:10)
      • Plastie
      • Chirurgie Pédiatrique
    • 2.3 (Durée: 00:10)
      • Main
      • Proctologie
      • Digestif
    • 2.4 (Durée: 00:10)
      • Gynécologie
      • Sénologie
      • Urologie
      • Thoracique

    Module 3: le parcours patient en chirurgie ambulatoire

    • 3.1 (Durée: 00:10)
      • Consultation chirurgicale
      • Consultation anesthésique
      • Consultation infirmière
      • Appel J-1
      • Arrivée J-O
    • 3.2 (Durée: 00:10)
      • Prise en charge au bloc
      • Surveillance post-opératoire
      • Appel J+1
      • Appel J+2

    Module 4 : soins et surveillance à domicile : quels soins, que faut-il surveiller et quels sont les motifs de consultation ?

    • 4.1 (Durée: 00:10)
      • Ophtalmologie
      • ORL
      • Stomatologie
      • Plastie
      • Chirurgie pédiatrique
    • 4.2 (Durée: 00:10)
      • Main
      • Digestif
      • Gynécologie
      • Urologie
      • Thoracique
    • 4.3 (Durée: 00:10)
      • Consultation post-opératoire et satisfaction

    Chaque module hebdomadaire est divisé en 3 temps :

    • une première session de cours, le mardi, composée de vidéos dont le support Powerpoint est téléchargeable : chaque participant est invité à partager des contributions avec le groupe d’apprenants ;
    • une deuxième session de cours a lieu le jeudi ;
    • le quiz portant sur les cours de la semaine est aussi publié le jeudi.

    Une introduction et une conclusion est également rédigée par le responsable pédagogique de la semaine.

    Responsables pédagogiques

    • Pr Henri-Jean Philippe, président et responsable scientifique, gynécologue obstétricien, Hôpital Cochin (AP-HP) ;
    • Dr Estelle Wafo, gynécologue obstétricien, Grand hôpital de l’est francilien, site de Marne-la-Vallée ;
    • Dr Didier Sciard, anesthésiste réanimateur, Institut mutualiste Montsouris ;
    • Dr François Venutolo, anesthésiste réanimateur, centre hospitalier de Gonesse.
  • Digital therapeutics : Pear Therapeutics lève 55,6 M€ pour déployer ses logiciels à l’international

    Pear Therapeutics, basé à Boston et à San Francisco, a enregistré une nouvelle levée de fonds de 64 millions de dollars (environ 55,6 M€) après avoir obtenu l’autorisation de la FDA en décembre 2018 pour la mise sur le marché de son logiciel de prescription visant à traiter la dépendance aux opioïdes.

    L’investissement provient de financements supplémentaires des investisseurs précédents de Pear, notamment Novartis (Suisse), 5AM Ventures (Californie), Arboretum Ventures (Ann Arbor, Michigan), Jazz Venture Partners (San Francisco), The Bridge Builders Collaborative et EBDI (Singapour). Le fonds scientifique Blue Water Life, Trustbridge Partners et un hedge fund diversifié non nommé ont également rejoint le groupe en tant que nouveaux investisseurs. La start-up avait déjà réalisé une première levée de 50 millions de dollars (41,5 M€) en janvier 2018.

    L’objectif de cet apport de fonds est de développer les preuves scientifiques et cliniques de ses médicaments logiciels – notamment celui développé avec Novartis-Sandoz, soit reSET-O, une application dédiée au traitement des addictions aux stupéfiants et stimulants – pour en favoriser l’adoption et le déploiement à l’international.

    Pear Therapeutics est un des principaux éditeurs de logiciels médicaments (digital therapeutics) agréés par la FDA. Son traitement numérique sur ordonnance reSET-O pour les troubles d’addiction aux opioïdes est un programme de thérapie cognitivo-comportementale de 12 semaines destiné à être utilisé en complément d’un traitement ambulatoire. Il comprend la buprénorphine, un médicament standard pour la dépendance aux opioïdes, tout en aidant à renforcer les comportements positifs grâce à des cours de thérapie interactifs. 

    Pear souhaite développer, tester et valider ses applications en utilisant des études à variable unique et les mêmes mesures de critère de jugement classiques utilisées dans le secteur pharmaceutique.

    Ces 64 millions de dollars serviront à accroître la portée mondiale de la gamme de produits thérapeutiques numériques de l’entreprise, à acquérir de nouveaux actifs et à poursuivre son développement, notamment des produits destinés à la schizophrénie et à la sclérose en plaques.

    Avec Sandoz-Novartis, les deux sociétés ont déjà déployé une force de vente dédiée pour la promotion de reSET-O, désormais disponible pour les prescripteurs.

     

  • La future loi de santé prévoit d’ouvrir plus massivement les données de santé et les « télésoins »

    Réforme des études de médecine, révision de la carte hospitalière et accès élargi aux données de santé, mais aussi élargissement de la télémédecine aux autres professions de santé – telles sont les mesures phares du projet de loi Santé, consulté le 10 janvier 2019 par l’AFP.
    Ce texte traduit les engagements pris dans le cadre du plan Ma Santé 2022. Il devrait être soumis au Conseil d’État prochainement et au Parlement avant l’été.

    Le projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé comprend 23 articles

    Le texte comprend 23 articles qui retracent les engagements pris par le président de la République lors de la présentation du plan Ma Santé.

    Les principales mesures en lien avec le numérique :

    • Données de santé : élargir l’accès au SNDS à tout projet d’intérêt public
      Le SNDS ne sera plus réservé à la recherche ou aux études et évaluations. Il pourra être élargi à tout traitement d’intérêt public.
      Il sera également enrichi par les données collectées lors des actes remboursés par l’Assurance maladie, y compris par des professionnels de santé libéraux.
      L’objectif du gouvernement est de multiplier les possibilités d’exploitation des données pour la recherche clinique ou le développement de l’intelligence artificielle.
    • Télémédecine et télésoins : vers une pratique de la télémédecine par des pharmaciens ou des paramédicaux
      Le projet de loi instaure une notion de « télésoin » pour permettre aux infirmiers, orthoptistes, orthophonistes, pharmaciens, etc., de pratiquer un suivi à distance.

    Les autres mesures du projet de Loi :

    • suppression du numerus clausus : les effectifs seront librement fixés par chaque université ;
    • suppression des ECN au profit d’examens ;
    • nouvelle carte hospitalière : refonte du statut des hôpitaux de proximité et révision du régime des autorisations des activités de soins et des équipements lourds ;
    • régularisation des médecins et autres professionnels hors Union européenne et rénovation des modalités de recrutement.
  • Rétro 2018 : une année d’annonces politiques et 500 m€ promis sur la santé numérique

    Health & Tech Intelligence revient sur les publications fortes de l’année 2018. Aujourd’hui, retour sur les faits marquants de l’actualité politique portant sur la santé numérique et la transformation du système de soins. Cette année a été rythmée par plusieurs annonces fortes au second semestre :
    plan national Ma Santé 2022, généralisation du DMP et l’entrée dans le droit commun des actes de téléconsultation ou encore création du health data hub. À noter également l’amplification de la portée du dispositif du système de santé par l’article 29 (ancien article 51 du PLFSS 2018).

    L’intelligence artificielle (IA) et la gestion des données ont également fait partie des préoccupations du gouvernement, comme le démontre le rapport Villani et le plan IA ou la création du Health Data Hub par le ministère.
    H&TI recense les principales informations de cette année politique 2018.

    Ma Santé 2022 : déploiement du numérique et transformations organisationnelles

    Devant les représentants des patients et près de 120 professionnels de santé et organisations concernées, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a donné le coup d’envoi du déploiement de la stratégie Ma Santé 2022 le 19 novembre 2018.

    Les annonces faites au cours de cette assemblée, qui sera amenée à se réunir 2 fois par an pour suivre le déploiement de la transformation, concernent les mesures prioritaires du plan qui visent à favoriser de nouvelles synergies entre les professionnels de ville, du médico-social et de l’hôpital, des outils numériques performants au service de tous, un modèle de financement repensé et des formations pour les professions de santé prenant mieux en compte les impératifs de coopération entre les professionnels et ceux de la qualité des soins.

    Dix chantiers prioritaires ont également été retenus, parmi lesquels on compte le numérique, la régulation et les soins non programmés, la qualité et la pertinence ou l’élaboration d’un projet de loi correspondant à la stratégie « Ma Santé 2022 » en 2019.

    Le numérique parmi les axes principaux du plan

    • 3,4 milliards d’euros vont être investis dans le plan santé d’ici 2022, a annoncé le ministère, dont 500 millions qui seront consacrés à la « transformation numérique ».
    • « Nous devrons nous doter dans les trois prochaines années d’une véritable offre de santé numérique. Cela partira du dossier médical partagé (DMP) déployé au plan national en novembre prochain », a déclaré le président Emmanuel Macron ce mardi 18 septembre 2018 lors d’un discours présentant le plan national « Ma Santé 2022 », composé d’une cinquantaine de mesures.
      « Le déploiement de nouveaux outils numériques s’avère nécessaire pour assurer la coordination devenue incontournable entre les médecins spécialistes », a-t-il ajouté. « Rien ne sera possible sans une mise à jour radicale de l’architecture numérique. Elle est impérative pour coordonner les acteurs, pour personnaliser les soins, pour décharger les soignants de leurs tâches administratives, pour développer aussi l’intelligence artificielle (IA) et déployer de nouveaux traitements. »
      L’IA fera d’ailleurs partie des domaines clés à déployer, le président estimant que la France a « tous les moyens » pour devenir « un des champions de l’intelligence artificielle en médecine, des dispositifs médicaux à l’organisation du système de soins ».
    • Lors d’un point presse qui s’est tenu à Paris le 17 septembre 2018, le cabinet du ministère des Solidarités et de la Santé avait indiqué que le numérique ferait en effet partie des axes forts du projet de transformation du système de santé, avec, entre autres :
      • la volonté de généraliser la prise de rendez-vous médicaux en ligne afin de soulager de certaines tâches administratives les médecins généralistes ;
      • l’amélioration de l’accès aux informations de santé en ligne pour que le patient soit orienté au mieux dans son parcours de soins.

    Articles focus sur Ma santé 2022 :

    • Agnès Buzyn donne le coup d’envoi du déploiement de « Ma santé 2022 » et retient 10 chantiers ;
    • « Ma Santé 2022 »: le président annonce 500 millions d’euros consacrés à la transformation numérique ;
    • Dominique Pon et Laura Létourneau nommés pilotes du chantier numérique du plan « Ma Santé 2022 » ;
    • Les 3 axes prioritaires de « Ma Santé 2022 » : le temps médical, le parcours coordonné et la qualité ;
    • « Ma Santé 2022 » : le Cnom, FHF, SMPS, infirmiers et autres professionnels et usagers réagissent.

    Et aussi : Rapport D. Pon/A. Coury : 8 propositions clés pour « accélérer le virage numérique » en santé.

    Généralisation du DMP

    Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le 6 novembre 2018, Agnès Buzyn, aux côtés de Nicolas Revel, directeur général de la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam), a lancé la généralisation du DMP concomitante à une campagne de communication intitulée « DMP : la mémoire de votre santé ».

    Le bilan de la première phase de déploiement dans 9 départements a été réalisé et au 30 octobre 2018, 1 882 503 personnes disposaient d’un DMP.

    Selon la ministre, il s’agit d’un véritable carnet de santé numérique, qui est désormais doté d’une application mobile facilitant encore davantage l’accès au DMP. Ce carnet sera amené à évoluer et les orientations ont été esquissées jusqu’en 2022 visant à inclure entre autres les informations sur la vaccination ou en provenance des objets connectés (IoT).

    • Le chiffre des 3 millions de dossiers médicaux partagés (DMP) a été atteint le 13 décembre 2018, plus d’un moins après le lancement officiel de la nouvelle version du service, le 6 novembre 2018. Plus précisément, 240 090 DMP ont été ouverts en France entre le 6 et le 12 décembre.

    Articles focus sur le DMP :

    • DATA : DMP vs DP – informations recueillies, modalités et avancement du déploiement ;
    • Feuille de route pour la généralisation du DMP par les établissements de santé et suivi national ;
    • La généralisation du carnet de santé numérique lancée sous le slogan »DMP: la mémoire de votre santé » ;
    • 3 millions de DMP ouverts depuis novembre 2018 : l’Ile-de-France, Paca et l’Occitanie en tête ;
    • L’AP-HP s’engage pour la réussite du DMP et ouvre un « espace patient » en ligne sécurisé ;
    • Réactions DMP : les patients intéressés et les professionnels satisfaits mais avec des réserves ;
    • 69% des Français ouverts à la création de leur DMP en ligne (Sondage BVA/Contrepoints de santé).

    Entrée dans le droit commun des actes de téléconsultation

    La téléconsultation est passée dans le droit commun des actes de la sécurité sociale depuis le 15 septembre 2018.

    DATA sur la télémédecine :

    • Les plateformes de télémédecine régionales ;
    • Les start-ups proposant un service de téléconsultation en France.

    Adoption du PLFSS 2019

    Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 (PLFSS 2019), qui sera en excédent pour la première fois depuis 18 ans (700 millions d’euros), prévoit dans les grandes lignes :

    • un budget de 91,5 milliards d’euros dédié aux soins de ville ;
    • une amplification de la portée du fonds d’innovation organisationnelle ;
    • une enveloppe de 300 millions d’euros consacrée au financement de la qualité dans les hôpitaux ;
    • un nouveau modèle de financement forfaitaire pour le diabète et l’insuffisance rénale chronique ;
    • la réforme du reste à charge zéro et l’extension de la CMU-C.

    Lire l’article de présentation du PLFSS 2019 ici.

    L’article 29 du PLFSS 2019 amplifie la portée du dispositif d’innovation du système de santé, présenté dans l’article 51 du PLFSS 2018.

    • Le nombre de projets expérimentaux accompagnés dans ce cadre va être augmenté, ce qui nécessite un financement supplémentaire estimé à 10 millions d’euros, et élargi au champ de l’organisation des établissements de santé, comme précisé dans les fiches d’évaluation préalable du PLFSS 2019 (en lien ci-contre).
    • Une enveloppe de 30 millions d’euros est également prévue pour les expérimentations du budget 2018.
    • L’article 29 permet par ailleurs d’articuler l’article 51 et le dispositif Etapes, par des protocoles qui seront définis par la Haute autorité de santé.

    Lire l’article portant sur l’article 29 ici.

    Le PLFSS 2019 a été adopté de manière définitive par l’Assemblée nationale le 3 décembre 2018, par 48 voix contre 32 (et deux abstentions).

    Réactions au PLFSS 2019 :

    • La CSMF : oui à la coordination, non à la dispensation par le pharmacien dans le cadre du PLFSS 2019 ;
    • Le SML regrette les atteintes à l’indépendance des libéraux instaurées par le PLFSS 2019.

    Création du Health Data Hub et autre faits marquants

    • Health Data Hub : Agnès Buzyn souhaite un lancement d’ici juin 2019 et nomme Jean-Marc Aubert pilote du projet ;
    • Plan pour un égal accès aux soins : 6 axes promouvant les pratiques innovantes dont la télémédecine ;
    • L’appli Santé.fr, l’une des 25 mesures phares du gouvernement pour la prévention en santé ;
    • Cinq textes réglementaires relatifs aux innovations en santé publiés à la fin du mois de juin 2018.

    Techno : l’IA et les données au centre de l’évolution du système de santé

    Mission Villani : l’IA pour une médecine prédictive et personnalisée et un système de santé efficace

    Cédric Villani a livré le 28 mars 2018 son rapport dans le cadre de la mission de réflexion, confiée en septembre 2017 par le Premier ministre, Édouard Philippe, sur l’intelligence artificielle pour proposer une stratégie française en la matière.

    Le rapport comporte un volet santé dans lequel Cédric Villani souligne la capacité de l’IA à permettre une médecine prédictive et personnalisé au service d’une prise en charge plus efficace adossée à la maîtrise de leurs données de santé par les patients.Les professionnels de santé sont concernés par l’IA en termes de formation, mais également d’usage afin de valider par le biais d’expérimentations en conditions réelles avec les patients.

    De façon plus générale, le système de santé aurait à profiter de l’IA dans le cadre de l’élaboration élaboration d’outils de pilotage économique et médical plus précis, ou en aval de politiques de préventions sanitaires prédictives.

    Lire la suite de la synthèse H&TI ici.

    Articles focus sur l’IA :

    • Emmanuel Macron annonce un effort de 1,5 Md€ pour le développement de l’IA sur le quinquennat ;
    • IA : l’État recrute deux directeurs de programme pour la mise en œuvre des grands défis en IA
    • Bertrand Pailhès nommé coordonnateur national de la stratégie d’IA
    • Big Data et IA inscrits à l’ordre du jour de la nouvelle Mission parlementaire sur la bioéthique
    • L’IA, la robotisation et les données inscrites à l’ordre du jour des Etats généraux de la bioéthique.

    Le gouvernement lance un Conseil de l’innovation pour financer de grands projets techno

    Lire l’article ici.

    Adoption du projet de loi sur la protection des données

    Quelques jours avant l’entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données (RGPD), les dispositions de ce texte européen ont été transposées en droit français, à l’issue d’un vote à l’Assemblée nationale le lundi 14 janvier 2016.

    Adopté en 2016 par le Parlement européen, le texte – qui régit la manière dont les entreprises et les administrations peuvent faire usage des données personnelles des utilisateurs – n’avait pas encore été transcrit en droit français.

    En France, ces pratiques étaient pour l’heure régies par la loi informatique et liberté de 1978 (modifiée par la directive européenne de 1995).

    L’examen parlementaire du texte aura duré plus de 5 mois, après le dépôt du projet de loi à l’Assemblée nationale par le gouvernement en décembre 2017. Les divergences entre le Sénat et l’Assemblée nationale s’étant avérées nombreuses, le Sénat a fait savoir qu’il saisirait le Conseil constitutionnel.

    Éthique & numérique : ne pas trop réguler pour favoriser le partage de données, avec vigilance (rapport du CCNE)

    L’ampleur prévisible du déploiement des technologies numériques appelle au renforcement de son accompagnement par une analyse en continu des enjeux éthiques associés à ces technologies et à leurs évolutions futures, tel est le constat du groupe de travail « numérique et santé » commissionné par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) dans un rapport remis le 19 novembre 2018.

    Le groupe de travail piloté par David Gruson et Claude Kirchner s’inscrit dans le cadre défini dans la lettre de mission du 22 mars 2018 du président du  CCNE, Jean-François Delfraissy. Il a procédé à 37 auditions et réalisé des recherches bibliographiques en France et à l’international.

    Lire la suite de la synthèse H&TI ici.

    • Pacte #ForTheWeb: la France s’engage pour un numérique et un Internet éthique, au service des utilisateurs ;
    • Ethik-IA propose de réguler positivement le déploiement de l’IA et de la robotisation en santé.

    Articles focus sur les données :

    • Publication du décret du 26 février 2018 sur la certification des hébergeurs de données de santé ;
    • Hébergement des données de santé : les référentiels d’accréditation et de certification publiés au JO.

    Autres faits marquants industrie de santé et start up

    Start-ups innovantes

    • M. Mahjoubi prévoit 132 propositions pour favoriser financement et accélération des start-ups tech ;
    • Edouard Philippe dévoile les mesures de la loi Pacte visant à soutenir les start-ups innovantes.
    • Tech.gouv, nouveau collectif numérique sous l’égide de H. Verdier, ambassadeur numérique de l’État ;
    • Une Agence du numérique pour la sécurité civile créée pour gérer les SI du 18 et du 112 ;
  • Medappcare accrédité par le Cofrac pour certifier les applis mobiles et sites web dédiés à la santé

    Medappcare vient d’être accrédité par le Comité français d’accréditation (Cofrac), l’instance nationale d’accréditation désignée par les pouvoirs publics. La société « est ainsi le premier et seul organisme certificateur accrédité pour certifier les applications mobiles et sites web du mieux-vivre connecté (santé, handicap, autonomie, santé animale) », a déclaré David Sainati, P.-D.G. de Medappcare, dans un communiqué publié le 9 janvier 2019.

    CertiLife, la marque de certification Medappcare, a été conçue pour les applications mobiles et les sites web dédiés à la santé, au bien-être, aux handicaps, à la perte d’autonomie et à la santé animale. Les start-ups, les acteurs de l’industrie pharmaceutique, de l’assurance et de la protection sociale ainsi que les associations ou encore les institutionnels peuvent être amenés à développer ce genre de services numériques et donc être potentiellement éligibles à cette certification sous accréditation.
    « La certification est une démarche volontaire et ne se substitue en aucun cas à toute exigence règlementaire en vigueur », précise l’organisme.

    « L’accréditation est la reconnaissance officielle de la compétence de Medappcare à évaluer et [à] certifier de manière indépendante et impartiale les applications mobiles et sites web [des secteurs citées] », commente-t-il.

  • Sophia Genetics lève 66,9 millions d’euros pour accélérer le déploiement de son IA Sophia

    Sophia Genetics, la société health tech suisse qui a développé l’intelligence artificielle Sophia, a annoncé début janvier 2019 avoir levé 77 millions de dollars (environ 66,9 M€) pour augmenter plus rapidement le nombre d’hôpitaux qui utilisent sa technologie à travers le monde et accélérer la démocratisation de la médecine basée sur les données. L’objectif de l’entreprise est aussi de recruter de nouveaux talents afin de poursuivre son expansion aux États-Unis, Sophia Genetics disposant d’un siège à Boston.

    Le tour de table a été mené par Generation Investment Management, acteur central de l’investissement durable basé à San Francisco (États-Unis) et à Londres (Angleterre). Parmi les autres participants figurent la société française Idinvest Partners, l’un des leaders européens du private equity, ainsi que des investisseurs existants, dont Balderton Capital (Angleterre) et Alychlo (Belgique).

    Avec cette nouvelle opération, Sophia Genetics a recueilli au total 140 millions de dollars (121,6 M€).

    Actuellement, sa plate-forme Sophia est utilisée par plus de 850 hôpitaux dans 77 pays et a supporté le diagnostic de plus de 300 000 patients. Elle permet aux professionnels de santé d’obtenir des informations clés et ainsi de mieux diagnostiquer et traiter leurs patients grâce à des analyses génomiques et radiomiques complexes, dans les domaines de l’oncologie et des maladies héréditaires.

    « Pour l’équipe d’Idinvest, la décision d’investir dans Sophia Genetics fut rapide aussi bien du fait de son excellence scientifique que de son approche innovante et durable. (…) Nous sommes persuadés que Sophia Genetics va révolutionner le traitement du cancer en établissant un nouveau standard de santé », a commenté Guillaume Santamaria, directeur d’investissement à Idinvest Partners (communiqué).

    « Depuis la création de Sophia Genetics, notre objectif a toujours été d’aider à rendre le système de santé mondial plus durable. En aidant les cliniciens à faire levier sur leur expertise et à travailler ensemble comme une communauté, les patients à travers le monde peuvent avoir accès de manière égale à une meilleure prise en charge. Cette levée de fonds va nous permettre d’accélérer l’adoption de la médecine basée sur les données pour le bénéfice des patients », a déclaré de son côté le Dr Jurgi Camblong, P.-D.G. et co-fondateur de Sophia Genetics.

  • Rétro 2018 : top 10 des études révélant les limites de certaines technologies de santé

    En cette semaine de rentrée 2019, Health & Tech Intelligence revient sur les publications fortes de l’année passée. Après être revenu sur les études les plus probantes ayant démontré l’efficacité de certaines technologies dans le domaine de la santé, retour aujourd’hui sur celles qui ont mis en avant les limites voire l’inefficacité de certaines solutions.

    Suivi à distance et numérique
    – Moniteurs d’activité et coaching à distance n’améliorent pas les capacités de marche ;
    – Les effets positifs de la télésurveillance de l’hypertension s’estompent à long terme ;
    – L’intérêt économique des e-thérapies dans la dépression reste à démontrer ;
    – Effet modeste d’une appli sur l’adhérence au traitement contre l’hypertension ;
    – Les capteurs portables n’améliorent pas la santé des patients suivis à distance.

    IA et big data
    – Pourquoi le partage de données n’est pas à la hauteur des enjeux de la médecine personnalisée ;
    – L’IA montre des failles dans le dépistage de la rétinopathie diabétique.

    Applications mobiles et chatbots
    – Les chatbots apportent des réponses médicales qui peuvent être dangereuses ;
    – La majorité des applis de santé ne sont pas conformes aux règles de sécurité des données.

    Vidéo et traitement
    – Résultats décevants d’un jeu vidéo dans le traitement de l’amblyopie.

    Suivi à distance et numérique

    Moniteurs d’activité et coaching à distance n’améliorent pas les capacités de marche (Jama)

    Des exercices à domicile avec un moniteur portable et un coaching téléphonique n’ont pas eu l’effet escompté chez des patients souffrant d’artérite des membres inférieurs. Leurs résultats au test de marche de 6 minutes ne s’étaient pas améliorés après 9 mois d’entraînement. Les résultats de ces travaux, publiés le 24 avril 2018 dans le Jama, mettent en évidence les limites d’une intervention à distance pour modifier des comportements.

    Lire la suite de l’article ici.

    Les effets positifs de la télésurveillance de l’hypertension s’estompent à long terme

    Selon une étude parue dans le Jama le 7 septembre 2018, si le télésuivi de la pression artérielle par un pharmacien donne de meilleurs résultats cliniques qu’une prise en charge traditionnelle, ceci ne serait valable qu’à court terme : les bénéfices du télémonitoring de la pression artérielle s’estomperaient avec le temps.

    Lire la suite de l’article ici.

    L’intérêt économique des e-thérapies dans la dépression reste à démontrer (JMIR)

    Le recours à des e-thérapies ne semble pas diminuer le poids économique de la prise en charge de la dépression, montre une étude randomisée et contrôlée menée par des chercheurs néerlandais, concluant que le fait de compléter la thérapie classique par une thérapie mobile n’est pas rentable. La recherche a par ailleurs révélé que les résultats positifs de la e-thérapie expérimentée ne se maintenaient pas après 24 mois. Ces travaux, publiés le 26 novembre 2018 dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR), suggèrent que le rapport coût-efficacité est meilleur quand les interventions sont davantage guidées par un thérapeute.

    Lire la suite de l’article ici.

    Effet modeste d’une appli sur l’adhérence au traitement contre l’hypertension (Jama)

    Une étude randomisée publiée dans le Jama Internal Medicine a démontré qu’une application mobile pouvait améliorer l’observance médicamenteuse chez des patients présentant une hypertension mal contrôlée. Cependant, l’amélioration est modeste et elle ne se traduit par un bénéfice clinique. Le recours à l’application ne modifiait pas la tension artérielle systolique.

    Lire la suite de l’article ici.

    Les capteurs portables n’améliorent pas la santé des patients suivis à distance (Nature).

    Une méta-analyse publiée dans la nouvelle revue Nature’s Digital Medicine montre que le suivi à distance des patients grâce à des biocapteurs portables n’a pas d’impact significatif sur leur santé. Néanmoins, dans certaines pathologies, telles que le Parkinson ou l’hypertension, ces dispositifs donnent des résultats prometteurs.

    Lire la suite de l’article ici.

    IA et big data

    Pourquoi le partage de données n’est pas à la hauteur des enjeux de la médecine personnalisée (Health Affairs)

    Le partage de données est une des conditions préalables au développement de la médecine de précision. Mais, à ce jour, elles ne le sont pas suffisamment pour accompagner cette révolution. Selon une étude parue en mai 2018 dans la revue Health Affairs menée par des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Zurich, plusieurs raisons peuvent expliquer cette lacune : des obstacles techniques dues à la fragmentation des données mais aussi des récompenses insuffisantes pour les chercheurs qui jouent le jeu.

    Lire la suite de l’article ici.

    L’IA montre des failles dans le dépistage de la rétinopathie diabétique (Jama)

    Un système d’intelligence artificielle (IA) testé pour détecter la rétinopathie diabétique a donné des résultats mitigés lors de son utilisation en vie réelle dans le cadre de soins primaires. Ce constat a été apporté par une étude menée par des chercheurs australiens et américains de la Harvard Medical School, qui met en évidence un taux de faux positifs élevé. Ces travaux ont été publiés le 28 septembre 2018 dans le Jama Network Open.

    Lire la suite de l’article ici.

    Applications mobiles et chatbots

    Les chatbots apportent des réponses médicales qui peuvent être dangereuses (JMIR)

    Les agents conversationnels, ou chatbots, tels que Siri, Alexa et Google Assistant, représentent un risque s’ils sont utilisés pour répondre à des questions de santé, indique une étude menée par des chercheurs américains démontrant qu’ils échouaient dans plus de la moitié des cas et que leurs conseils pouvaient même causer des dommages graves. Les résultats de ces travaux ont été publiés le 4 septembre 2018 dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR).

    Lire la suite de l’article ici.

    La majorité des applis de santé ne sont pas conformes aux règles de sécurité des données (IEEE Access)

    Les 20 applications mobiles de santé les plus populaires compromettent la vie privée de millions d’utilisateurs. C’est le constat qui ressort d’une étude menée par des chercheurs grecs de l’université du Pirée. Les résultats de leurs travaux publiés le 29 janvier 2018 dans le journal IEEE Access (Institute for Electrical and Electronics Engineers) révèlent que les exigences légales en matière de protection des données sensibles ne sont pas respectées. Quant aux futures clauses du règlement européen sur la protection des données (RGPD), elles sont aussi rarement appliquées.

    Lire la suite de l’article ici.

    Vidéo et traitement

    Résultats décevants d’un jeu vidéo dans le traitement de l’amblyopie (Jama Ophthalmology)

    Un jeu vidéo de type Tetris ne s’est pas révélé pertinent dans le traitement de l’amblyopie, un trouble qui se caractérise par une différence d’acuité visuelle entre les deux yeux. Les résultats de l’étude publiés le 4 janvier 2018 dans le Jama Ophthalmology ne montrent aucune différence entre ce jeu vidéo et un jeu placebo.

    Lire la suite de l’article ici.

    Et aussi : points de vue critiques

    • Les ophtalmologistes estiment que les EHR ont fait baisser leur productivité (Jama) ;
    • L’analyse prédictive du big data pourrait conduire à des décisions erronées (Jama) ;
  • CES 2019 : Elsan et Docapost lancent l’appli mobile Adel pour accompagner le patient hospitalisé

    Elsan lance Adel (acronyme d’Assistant digital Elsan), en partenariat avec Docapost. La première version de cette application mobile a été présentée au CES 2019, qui se tient du 8 au 11 février à Las Vegas. Elle sera disponible au cours du premier trimestre 2019 à Bordeaux, à Vannes et à Nantes.

    Adel propose au patient un accompagnement personnalisé au quotidien tout au long de son parcours de soins, en lien avec l’équipe médicale qui le prend en charge.

    Docapost et Elsan ont noué un partenariat national stratégique au premier semestre 2018 afin d’accélérer le déploiement de la e-santé en France dans les territoires. La sortie d’Adel « en est une concrétisation majeure », indique le groupe de cliniques privées dans un communiqué.

    Concrètement, Adel permet :
    • d’accéder à la liste des documents à apporter avant l’hospitalisation ;
    • de consulter des articles, des vidéos et des checklists pour répondre aux éventuelles questions du patient avant son hospitalisation ;
    • de naviguer sur un plan interactif de la clinique pour se repérer plus facilement dans l’établissement ;
    • de bénéficier d’un suivi régulier à distance après la sortie de l’hôpital : le patient est invité à répondre à des questionnaires en ligne portant sur son rétablissement et la douleur ressentie.

    D’autres services vont être proposés à terme sur l’application, précise Elsan dans une vidéo de présentation, comme la transmission direct du compte rendu d’hospitalisation au médecin traitant, la livraison des médicaments et la livraison des repas.

  • Le NHS du Royaume Uni lance un plan quinquennal de e-santé ambitieux

    Le National Health Service (NHS) du Royaume-Uni fait de la télésanté une priorité de son nouveau plan quinquennal. Doté d’un budget renforcé, il a lancé un plan ambitieux visant à donner aux citoyens et aux opérateurs de santé du pays un meilleur accès aux ressources de santé mobile et de télésanté d’ici 2022-2023. Avec un budget de « plusieurs milliards de livres » selon Matthew Hancock, le ministre de la Santé britannique, le plan vise à faire des soins digitaux une norme d’ici 2022-2023 pour sauver 500 000 vies par ce biais.

    Le plan à long terme se décline selon cinq objectifs :     

    1 – Autonomiser les citoyens
    2 – Soutenir les offreurs de soins    
    3 – Soutenir les soins cliniques
    4 – Améliorer la santé de la population
    5 – Améliorer l’efficacité clinique et la sécurité.

    « Un moment réellement historique » – Theresa May, Prime Minister (UK)

    Le National Health Service (NHS) du Royaume-Uni cherche à faire de la télésanté et de la télémédecine une norme de soins dans cinq ans – une politique qui, selon l’organisation, pourrait sauver 500 000 vies.

    S’appuyant sur le budget élargi du Premier ministre Theresa May, le NHS installe son premier plan de santé numérique à long terme, un effort ambitieux qui prévoit l’accès à des téléservices à chaque citoyen britannique afin de fournir « des consultations en face à face plus longues et plus riches avec les cliniciens là où les patients le veulent  et où ils en ont besoin » d’ici 2022-2023.

    Pierre angulaire du plan, le NHS App, portail de services digitaux pour les patients et usagers du système de santé

    Le portail mHealth NHS App, testé en juillet 2018 auprès d’un échantillon d’usagers, est conçu pour être la porte d’entrée numérique par laquelle les consommateurs peuvent accéder à leurs données et aux professionnels de santé. Selon le NHS, il devrait remplacer environ 30 millions de visites chez le médecin par an.

    Dans le cadre de l’augmentation de son financement, le NHS envisage d’étendre plusieurs programmes, notamment un soutien en santé mentale 24h/24h, à la fois pour le public et dans les écoles, ainsi que l’utilisation de tests ADN.

    « L’un des objectifs clés de l’agenda technologique et numérique, comme de l’ensemble du plan, consiste à permettre aux patients de mieux gérer leurs propres soins et leur santé », a déclaré Sarah Wilkinson, directrice du NHS digital, l’agence numérique santé britannique. « Un large éventail de services numériques encouragera les individus à adopter une approche beaucoup plus proactive et responsable pour surveiller leur propre santé et leur bien-être, leur permettant de reconnaître leurs risques et leurs symptômes pour la santé le plus tôt possible et de gérer leur réaction personnelle à ces risques. Ceci, à son tour, réduit la demande de services de santé et de soins. »

    Face à la situation en tension des hôpitaux et centres de santé du National Health Service pour endosser leur missions de soins, l’organisation britannique constate la difficulté pour les établissements de conduire en même temps une transformation digitale et le déploiement de nouvelles technologies ou système d’information. 

    « Nous savons à quel point il peut être difficile pour les organisations, en particulier pour celles qui subissent une pression constante de fournir des services critiques, d’adopter de nouvelles technologies et de nouveaux systèmes numérique, a commenté Sarah Wilkinson, directrice du NHS digital). Nous sommes totalement résolus à soutenir les organisations NHS dans tous les aspects de ce parcours, de la formation technique à l’intégration de nouvelles technologies dans les services et les parcours de soins jusqu’à la conception de solutions hautement utilisables et accessibles pour les patients. »

    Le NHS APP : mode d’emploi

    Le NHS APP se décrit comme un nouveau moyen simple et sécurisé d’accéder à une gamme de services du National Health Service sur son smartphone ou sa tablette.

    Les services de l’application NHS :

    • vérifier ses symptômes avec un algorithme de type symptom checker ;
    • trouver une aide à l’orientation en cas d’urgence ;
    • prendre rendez-vous chez le médecin généraliste ;
    • obtenir un renouvellement d’ordonnance ;
    • accéder à son dossier patient personnalisé ;
    • s’inscrire en tant que donneur d’organes ;
    • choisir comment le NHS utilise les données patients.

    En cours de déploiement dans toute l’Angleterre, le portail permet également de savoir si un cabinet médical ou un centre de chirurgie est connecté. Le NHS envisage de couvrir l’ensemble des services de chirurgie d’ici le 1er juillet 2019.

  • CES 2019 : Interaction Healthcare présente les grandes tendances de la e-santé le 29/01/19 à Paris

    Interaction Healthcare présentera le 29 janvier 2019 les grandes tendances de la e-santé repérées lors de la dernière édition du CES, qui se tient du 8 au 11 janvier 2019 à Las Vegas, et leurs impacts possibles pour les acteurs de la santé, soit aussi bien les patients que les laboratoires pharmaceutiques ou encore les acteurs du dispositif médical. Un retour de certaines start-ups ayant participé à l’événement sera également proposé.

    La session aura lieu de 9 heures à midi dans les locaux de Bpifrance à Paris.

    Les inscriptions doivent être réalisées en remplissant le formulaire en ligne, accessible sur Interaction-healthcare.com.

    Programme

    8h45 – Accueil petit déjeuner

    9h15 – Introduction à la conférence

    • Rosalie Maurisse, responsable du secteur « santé », Bpifrance
    • Chahra Louaf, directrice du fonds d’investissement « Patient Autonome », Bpifrance
    • Olivier Ezratty, consultant et auteur, notamment du rapport du CES de Las Vegas

    9h40 – Les grandes tendances de la e-santé au CES de Las Vegas

    Une conférence co-animée par :

    • Ronan Le Quéré, directeur général, Interaction Healthcare
    • Jérôme Leleu, président de Interaction Healthcare, en charge du développement stratégique de SimforHealth

    Avec les retours d’expériences :

    • du Dr Annick Valentin-Smith, co-fondatrice, Vet IN Tech
    • de Raphaël Moreaux, journaliste TIC Santé & TIC Pharma

    10h10 – 2 tables rondes avec le témoignage de plusieurs sociétés françaises dans le domaine de la e-santé présentes au CES de Las Vegas :

    • Diabeloop
    • Home HR
    • Numii de AIO
    • Urgotech
    • Visible Patient

    11h15 – Questions & réponses avec les participants

    11h30 – Networking et démonstration des produits innovants des 6 start-ups