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  • Étude : l’IA détecte la rétinopathie diabétique avant les premiers symptômes

    Une équipe de chercheurs australo-brésiliens, dirigée par le Royal Melbourne Institute of Technology (RMIT), a mis au point un algorithme de traitement d’images capable de détecter automatiquement l’un des principaux signes de la rétinopathie diabétique avec un taux de précision de 98 %. Les résultats de son étude*, publiés dans l’édition de janvier 2019 de la revue Computers in Biology and Medicine, montrent que ce dépistage précoce pourrait éviter à des millions de personnes de perdre la vue.

    Les réseaux de neurones pour une détection automatisée

    La rétinopathie diabétique est la principale cause de perte de vision chez les adultes. En outre, le nombre de malades ne cesse d’augmenter : 191 millions de personnes devraient être touchées d’ici 2030. La principale difficulté avec cette pathologie est liée au fait qu’elle se développe à bas bruit, sans symptôme dans la phase précoce. Le diagnostic de la rétinopathie diabétique est ainsi très souvent posé lorsque les personnes commencent à perdre la vue.

    Un diagnostic et un traitement précoces pourraient avoir un impact considérable sur la part de vision conservée par le patient. Cependant, seulement la moitié des personnes atteintes de diabète subissent des examens de la vue réguliers et un tiers n’a jamais été contrôlé. De plus, les méthodes de référence en matière de diagnostic de la rétinopathie diabétique sont invasives, souvent coûteuses et indisponibles dans les régions éloignées ou en développement.

    En alternative à l’angiographie et à la tomographie par cohérence optique, il est possible d’utiliser une méthode moins coûteuse qui consiste à analyser des images de la rétine pouvant être prises avec un rétinographe mais le processus est manuel, prend beaucoup de temps et est moins fiable.

    Repérer le liquide sur la rétine

    Face à un tel constat, l’intelligence artificielle (IA) semble un recours possible. Une équipe de chercheurs australo-brésiliens dirigée par l’Université RMIT a mis au point un algorithme de traitement d’image capable de détecter automatiquement l’un des principaux signes de la maladie : la présence de fluide provenant de vaisseaux sanguins endommagés ou d’exsudats à l’intérieur de la rétine. Le suintement d’un exsudat au niveau de la rétine est en effet un signe précoce de la rétinopathie diabétique.

    Les réseaux de neurones convolutifs (CNN) ont été utilisés pour la détection automatique de l’exsudat mais avec des performances médiocres.

    L’équipe internationale a donc testé différentes techniques d’apprentissage en profondeur afin de maximiser la sensibilité et la spécificité. Les expériences ont été menées sur deux bases de données d’images de fond d’œil, accessibles au public.

    Les résultats de leurs travaux ont été publiés dans l’édition de janvier de la revue Computers in Biology and Medicine.

    Résultats : précis à 98 %

    • Le réseau de neurones convolutifs ResNet-50 a été le plus performant.
    • L’outil a détecté le liquide sur la rétine avec une précision de 98 % et une sensibilité de 99 %.
    • Le système d’intelligence artificielle a également obtenu de meilleurs résultats comparés à ceux des méthodes traditionnelles rapportées dans la littérature.

    Une IA peu gourmande en données 

    « Notre approche basée sur l’IA fournit des résultats aussi précis que les analyses cliniques mais repose sur des images rétiniennes pouvant être générées avec un équipement d’optométrie ordinaire, ont souligné les auteurs de l’étude. De plus, l’utilisation de Resnet-50 présente l’avantage de ne pas nécessiter un jeu de données d’entraînement volumineux.

    Le fait de détecter cette maladie incurable plus rapidement et à moindre coût pourrait changer la vie de millions de personnes non diagnostiquées et qui risquent de perdre la vue. Ils espèrent donc que leur méthode sera utilisée pour le dépistage à grande échelle des populations à risque. « Pour chaque personne en Australie qui sait qu’elle est atteinte de diabète, une autre personne vit avec le diabète mais ne fait pas l’objet d’un diagnostic. Dans les pays en développement, le ratio est de un pour quatre non diagnostiqués. »

    Les chercheurs ont entamé des discussions avec des fabricants d’appareils photo Fundus au sujet de collaborations éventuelles visant à faire progresser la technologie.

  • Recherche en IA : la France s’équipe d’un supercalculateur, avec une application possible en santé

    Dans le cadre de la stratégie nationale de recherche en intelligence artificielle (IA), présentée fin novembre 2018 à Toulouse par la ministre Frédérique Vidal (Recherche et Innovation) et le secrétaire d’État chargé du Numérique Mounir Mahjoubi, le gouvernement a signé le 8 janvier 2019 le marché d’acquisition de l’un des supercalculateurs les plus puissants d’Europe lors d’une cérémonie organisée en présence de Frédérique Vidal, a indiqué le ministère de lʼEnseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation dans un communiqué. Le dispositif vise à être exploité dans divers domaines, dont ceux de la santé et de la biologie.

    Le montant de l’investissement n’a pas été communiqué.

    Installé « début 2019 » au centre de calcul Idris du CNRS, sur le plateau de Saclay  dans l’Essonne, le supercalculateur a été élaboré par Hewlett Packard Enterprise et est financé par Genci, une société civile française en charge de l’équipement national en calcul intensif.
    Doté d’une puissance de calcul supérieure à 14 pétaflops par seconde (14 millions de milliards d’opérations par seconde) et d’un millier de processeurs spécialisés (GPU), il permettra d’étendre « les modes d’utilisation classiques du calcul à haute performance à de nouveaux usages pour l’intelligence artificielle », indique le ministère.

    L’un des six axes de la stratégie française de recherche en IA, qui sera financée par l’État à hauteur de 665 millions d’euros d’ici 2022, est de renforcer les moyens de calcul dédiés à l’intelligence artificielle : plus de 170 millions d’euros seront consacrés à ce projet. L’objectif de ce plan national est de faire du pays le leader européen de la recherche en IA.
    Le ministère précise, par ailleurs, que la France envisage de se porter candidate à l’horizon 2022 à l’hébergement d’un des machines européennes de calcul dite « exascale » (1 milliard de milliard d’opérations par seconde), dans le cadre de la stratégie d’infrastructures de calcul intensif.

    Renforcer les moyens de calcul : l’un des 6 axes de la stratégie de recherche en IA

    Éléments clés :

    • installation de l’un des plus puissants supercalculateurs en Europe début 2019 ;
    • plus de 170 millions d’euros seront consacrés d’ici 2022 pour les moyens de calcul dédiés à l’intelligence artificielle, une somme versée par le gouvernement, conjointement avec la Commission européenne ;
    • l’accès au calcul sera facilité pour l’ensemble de la communauté de recherche : une procédure d’accès aux moyens de calcul définie par Genci sur recommandation de l’alliance des sciences et technologies du numérique Allistene sera mise en place au cours de l’année et permettra de disposer de ressources de calcul à la volée.

    « Un élément important de la stratégie d’infrastructures de calcul intensif »

    « Plus généralement, [l]acquisition [de ce supercalculateur] est un élément important de la stratégie nationale d’infrastructures de calcul intensif », note le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

    Elle va permettre de doubler « les moyens de calcul disponibles pour la simulation numérique qui, au-delà de l’intelligence artificielle, présente une importance majeure pour la plupart des champs scientifiques » et pour des domaines variés allant de la biologie et la santé à la sécurité et la défense, en passant par l’aéronautique, l’automobile, les matériaux, l’énergie, la simulation du climat et la prévision météorologique.

    La France, candidate à l’hébergement d’un supercalculateur européen dit « exascale »

    La stratégie d’infrastructures de calcul intensif s’inscrit dans le cadre de la stratégie européenne sur le sujet. La France prévoit dans ce contexte de se porter candidate à l’horizon 2022 à l’hébergement d’une des machines européennes de calcul dite « exascale », soit capable d’effectuer 1 milliard de milliard d’opérations par seconde, indique le ministère.

    Le dispositif sera cofinancée par la Commission européenne à travers l’entreprise commune EuroHPC, qui rassemble la Commission et 25 pays. L’investissement représentera plus de 320 millions d’euros, dont la moitié contribuera à l’intelligence artificielle.

  • GPU

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  • Hausse du nombre des consultations à l’AP-HP avec la prise de RDV en ligne (étude Hospinnomics)

    La prise de rendez-vous en ligne a entraîné une augmentation du nombre de consultations et une diminution du nombre de rendez-vous non honorés au sein des établissements de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), révèlent les premiers résultats d’une étude réalisée par la chaire de recherche en économie de la santé Hospinnomics (AP-HP et École d’économie de Paris) et présentés dans un communiqué publié le 8 janvier 2019.

    Si de manière générale « une forte satisfaction des patients » a été observée à l’égard du service de prise de rendez-vous sur internet, aucun impact significatif n’a été constaté en ce qui concerne les délais d’attente pour les nouveaux patients et le nombre d’hospitalisations.

    L’étude, menée entre avril 2017 et mai 2018, compare l’évolution de l’activité de consultation externe de services d’établissements proposant la réservation en ligne avec celle de services d’établissements non équipés.
    Au moment de sa réalisation, 24 des 39 hôpitaux de l’AP-HP étaient dotés du système de prise de rendez-vous en ligne et 7 d’entre eux venaient de le mettre en place.

    À ce jour, le déploiement du dispositif est « quasiment terminé à l’AP-HP », précise le communiqué. Le service est actuellement disponible dans 30 hôpitaux du CHU, sur 32 éligibles, et plus de 170 000 rendez-vous ont été pris en ligne depuis le début du projet, soit environ 20 000 rendez-vous pris chaque mois.

    3 effets positifs de la prise de RDV en ligne observés à l’AP-HP

    1. Hausse du nombre de consultations

    • Un mois après la mise en place de l’outil de prise rendez-vous en ligne Doctolib, les établissements et les services équipés ont enregistré une hausse de 7,5 % du nombre de rendez-vous honorés, « tous canaux de prise de rendez-vous confondus », indique l’AP-HP dans le communiqué.
    • Un an après l’intégration de la solution, l’augmentation était d’environ 11 % pour l’ensemble des patients et de 7 % pour les nouveaux patients (primo-consultants).
      « La venue de nouveaux patients pourrait notamment s’expliquer par une meilleure visibilité de l’offre de soins de l’AP-HP pour les services engagés dans ce projet », note le CHU.

    2. Baisse des rendez-vous non honorés

    • Un mois après l’intégration du service, le nombre de rendez-vous non honorés a baissé de près de 8 %.
    • Autre constat, un nombre plus important de rendez-vous auxquels les patients ne pouvaient finalement pas se rendre ont été annulés à temps : 60 % de ces annulations ont été converties en nouveaux rendez-vous.

    3. Un service plébiscité par les patients

    • Un tiers des 5 000 patients interrogés par l’AP-HP en janvier 2018 déclarent qu’ils auraient cherché un rendez-vous en dehors du CHU sans l’accès à un service de prise de rendez-vous en ligne ;
      • 85 % d’entre eux indiquent qu’ils recommanderaient spontanément le service à leurs proches.
    • Une forte majorité souhaite, par ailleurs, que le service soit plus largement proposé à l’AP-HP.

    Mais pas d’impact significatif observé sur :

    1. les délais d’attente pour les nouveaux patients ;

    2. le nombre d’hospitalisations

    Dans l’optique d’optimiser le service pour les professionnels de santé, le CHU a également mené une enquête début 2018 afin de recueillir l’avis de médecins ayant accès à la plateforme de prise de rendez-vous en ligne par le bais de rencontres avec des services ciblés pour identifier les problèmes rencontrés avec le dispositif et émettre des propositions d’amélioration.

  • Vik, le chatbot de la start-up Wefight, étend ses compétences à 3 nouvelles pathologies

    À l’occasion du CES 2019, qui s’est tenu du 8 au 11 janvier à Las Vegas, la start-up française Wefight a présenté la version anglaise de Vik Sein, son compagnon virtuel conçu pour répondre aux questions des femmes atteintes de cancer du sein. Après 2 ans d’existence, la société propose des nouveautés sur son outil et élargit son champ d’action à trois nouvelles pathologies : l’asthme, la dépression et la migraine. Ces nouveaux chatbots seront disponibles d’ici la rentrée 2019.

    La solution Vik est disponible sur Messenger, ou via une application disponible sur App Store, Google Play et le portail web de Wefight. Financé par des industriels, il est gratuit pour les patients.

    Vik Sein : une IA pour accompagner les patientes

    Grâce à l’utilisation d’un outil d’intelligence artificielle (IA) et d’un système de traitement automatique du langage naturel, Vik comprend les questions des utilisatrices et peut leur proposer une réponse personnalisée, que les questions soient médicales (effets secondaires, posologie, impacts sur la vie quotidienne…) ou pratiques (organisation des soins, remboursements…).

    Le chatbot sert également de reminder pour les rendez-vous médicaux ou la prise de médicaments.

    Vik Sein s’internationalise avec une version en anglais

    Plusieurs milliers d’utilisateurs

    Vik Sein a été développé en lien avec l’association de patientes Mon réseau cancer du sein, l’un des premiers réseaux sociaux dédiés aux femmes touchées par cette maladie, afin de répondre aux attentes des premières concernées.

    Le chatbot a été testé fin 2017 à l’occasion de la campagne Octobre rose, destinée à sensibiliser au dépistage du cancer du sein féminin. Selon son développeur, il est aujourd’hui utilisé par plusieurs milliers d’utilisateurs, patientes et proches.

    Une extension aux patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique

    Lors du CES 2019, Wefight a dévoilé une version anglaise de son agent conversationnel, qui a été étendu aux patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique.

    De plus, le chatbot peut maintenant proposer des essais cliniques selon le profil de la patiente et évaluer la compréhension des utilisatrices par le biais de questions portant sur des informations préalablement évoquées par Vik Sein.

    Wefight implique des professionnels de santé dans le processus de développement de son outil pour valider le contenu scientifique et médical des réponses apportées par le chatbot. Pour valider son modèle et évaluer les réponses apportées par Vik Sein, la start-up a ainsi lancé deux études cliniques sur, à terme, plus de 150 patientes atteintes d’un cancer du sein.

    Benoît Brouard, cofondateur et directeur de Wefight, indique que les résultats de ces travaux sont attendus courant 2019.

    Vik s’étend à 3 autres pathologies (asthme, dépression et migraine)

    La start-up a par ailleurs élargi ses compétences à trois autres pathologies. D’ici la fin janvier 2019, Vik Asthme, Vik Dépression et Vik Migraine seront lancés.

    • Vik asthme et Vik migraine ont été développés en lien avec le CHU de Montpellier
    • et Vik dépression avec l’équipe de psychiatrie de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP). Ce dernier chatbot devrait être complété par des tableaux de bords destinés au suivi des patients par les professionnels de santé, grâce notamment à des alertes.
  • Le courtier d’assurance Gras Savoye lance une appli pour faciliter le remboursement des expatriés

    Le groupe français de courtage d’assurance Gras Savoye vient de lancer l’application Gras Savoye Expat à destination des Français résidant à l’étranger, dans le cadre de son offre de protection sociale internationale et de sa stratégie d’innovation.
    L’outil permet aux utilisateurs d’envoyer directement depuis un smartphone leurs demandes de remboursement aux conseillers du centre de gestion de Gras Savoye en prenant en photo les justificatifs médicaux ou en téléchargeant un document enregistré au préalable sur leur mobile en format JPG, GIF ou PDF.

    Lorsque la demande a été traitée, l’assuré reçoit un email et peut ensuite accéder sur l’application au détail du remboursement effectué et à l’historique des décomptes. Il a également la possibilité d’appeler directement le gestionnaire de son contrat depuis la plateforme.

    Le service leur évite de remplir des formulaires au format papier et réduit ainsi les délais.

    Gras Savoye est présent dans plus de 140 pays par le biais de ses implantations directes et du réseau de la multinationale irlandaise Willis Towers Watson, auquel la société appartient.

  • Hellocare lance son cabinet de téléconsultation Hellocare connect

    Après avoir mis en place une version d’essai au cours de l’été 2018, l’entreprise spécialisée dans la téléconsultation Hellocare a annoncé le 15 janvier 2019 le lancement officiel de son « cabinet virtuel médical », baptisé « Hellocare connect ».

    Concrètement, il s’agit d’une plateforme de téléconsultation qui met en relation les patients et les médecins, les premiers pouvant être remboursés de la même manière qu’avec une consultation classique, les actes de télémédecine étant entrés dans le droit commun en septembre 2018.
    Le logiciel permet aux patient :
    • d’avoir accès à leur espace santé (https://patient.hellocare.com) : un coffre-fort numérique va également être mis en place afin de centraliser l’ensemble des données de santé (carnet de santé, historique des documents échangés par le patient et les soignants, etc.) ;
    • de prendre rendez-vous avec leurs médecins traitants, généralistes ou spécialisés (dermatologues, gynécologues, ophtalmologues et pédiatres).

    L’outil est disponible en ligne depuis les navigateurs web. La société précise dans un communiqué que la version mobile sera « disponible ultérieurement » mais que le service « est tout de même accessible via un smartphone depuis le navigateur ».

    Elle indique par ailleurs que cette solution SaaS permettra « très prochainement » au patient de rechercher son médecin traitant ou un autre praticien par le biais d’un annuaire spécifique si ce dernier n’est pas inscrit sur la plateforme Hellocare et l’inviter à rejoindre le service.

  • AI4EU : la santé au cœur des expérimentations pilotes, une plateforme à la demande sur l’IA annoncée

    L’Union européenne (UE) envisage de mettre en place une plateforme à la demande sur l’intelligence artificielle (IA) dans le cadre du projet Artificial Intelligence for the European Union (AI4EU), une initiative de l’UE visant à s’imposer sur le marché de l’IA face aux États-Unis, à la Chine, à la Russie, au Japon et aux autres nations figurant en premier plan sur ce secteur.

    La santé fait partie des thématiques centrales des huit expérimentations pilotes annoncées à travers AI4EU.

    Le déploiement de la plateforme à la demande, pilotée par l’entreprise française Thales, démarrera en janvier 2019, avec une ligne de crédit de 20 millions d’euros sur trois ans. L’ensemble de la communauté européenne est mobilisé.

    Le but de ce dispositif est d’offrir des services et un accompagnement aux utilisateurs potentiels mais aussi de les aider à tester et à intégrer des solutions en IA dans leurs produits et services. L’idée est également de mettre en avant les avantages que peut apporter le projet AI4EU en encourageant la découverte scientifique et l’innovation technologique en intelligence artificielle.

    Un observatoire éthique sera fondé pour cadrer les recherches au profit de l’humanité, indique Bruxelles. Un groupe d’experts sollicité par l’Union travaille actuellement à sa mise en place.

    De manière générale, la Commission européenne prévoit d’investir 1,5 milliard d’euros d’ici 2020 dans le domaine de l’IA, puis 2,5 milliards d’euros d’ici 2027.

    AI4EU sollicite à la fois le secteur public et le secteur privé

    Partenaires du projet

    • 79 membres, dont 60 instituts de recherche ;
    • 21 pays partenaires, dont des pays de l’Union européenne, France incluse, et des pays européens ne faisait pas partie de l’Union (Suisse et Norvège) ;
    • Allianz, France Digitale, Atos, l’Inria, le CEA, Orange, Qwant, Siemens, SAP, l’université Grenoble Alpes ou encore Sorbonne Université font aussi partie des associés.

    Les grandes entreprises, les instituts de recherche et les universités représentent la part la plus importante des membres mais les petites et moyennes entreprises, les centres de calcul informatique et d’autres tiers participent également au programme.

    La santé parmi les sujets centraux des 8 expérimentations pilotes annoncées

    Les 8 expérimentations pilotes concernent :

    • la santé ;
    • la citoyenneté ;
    • la robotique ;
    • l’industrie ;
    • les médias ;
    • l’agriculture ;
    • les objets connectés ;
    • la cybersécurité.
  • Le service de téléconsultation de Doctolib officiellement ouvert pour 79 € TTC/mois par médecin

    Annoncé en septembre 2018, le lancement de l’outil de téléconsultation de Doctolib a été officialisé le 14 janvier 2019. Le service sera facturé 79 euros TTC par mois à chaque médecin utilisateur, en complément de l’abonnement à l’agenda numérique. Environ 500 praticiens, partenaires de la plateforme web, ont participé à la construction du dispositif en ligne au cours des six derniers mois dans l’optique de répondre aux attentes des professionnels de santé, dont certains ont récemment pointé du doigt les méthodes de référencement des médecins présentés sur le site de prise de rendez-vous Doctolib.

    Fonctionnalités du nouveau service :
    • un agenda numérique permet aux médecins de planifier leurs consultations vidéo ;
    • l’application mobile propose aux patients de prendre rendez-vous pour une téléconsultation ;
    • le paiement est effectué directement en ligne ;
    • les patients peuvent recevoir une ordonnance après la consultation sur leur compte sécurisé.

    La télémédecine est entrée dans le droit commun en septembre 2018. Le gouvernement français attend 500 000 actes de téléconsultation en 2019, 1 million en 2020 et 1,3 million en 2021.

    Doctolib pointé du doigt par un syndicat

    Leader sur le marché de la prise de rendez-vous médicaux en ligne, Doctolib fait l’objet de certaines critiques dans l’industrie. L’Union française pour une médecine libre-Syndicat a lancé en octobre 2018 l’action « Doctolibgate »,  épinglant certaines des pratiques de la plateforme.

    Les reproches faits à la start-up portent sur :

    • l’utilisation des données personnelles des médecins faisant partie de l’annuaire établi par l’Ordre national des médecins ;
    • le mélange des genres avec le référencement des professions non réglementées aux côté des praticiens reconnus médicalement et scientifiquement.

    Doctolib supprime le référencement des professions non réglementées et des médecins n’ayant pas donné leur accord

    La société avait réagi à ces accusations et assuré avoir entrepris des mesures correctives en supprimant le référencement des professions non réglementées et celui des professionnels n’ayant pas donné leur accord pour figurer sur la plateforme, en précisant cependant qu’aucune violation du RGPD n’avait été commise. 

  • Le CNNum ouvre un débat national sur les nouvelles régulations du numérique

    Une consultation publique sur l’évolution des régulations relatives au numérique, un sujet qui touche de près le secteur de la santé, va être animée avec l’ensemble des acteurs concernés par le Conseil national du numérique (CNNum), missionné par Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du numérique, qui a publié le 14 janvier 2019 la synthèse des réflexions prospectives menées au sein des administrations sur le sujet depuis l’été 2018.

    Intitulée « États généraux des nouvelles régulations du numérique », cette démarche prospective est pilotée par le secrétaire d’État et a été engagée sous l’égide du Premier ministre Édouard Philippe.

    Une première restitution publique des travaux est prévue pour le mois de février. L’objectif de ce débat public est d’apporter des éléments de réflexion aux autorités françaises sur les différents sujets identifiés mais aussi d’affiner les propositions de la France émises à la prochaine mandature européenne.
    « L’objectif affirmé par le président de la République est de bâtir un projet européen de régulation intelligente du numérique« , commente Mounir Mahjoubi (communiqué).

    Une consultation en ligne et hors ligne

    Des pistes de propositions comme point de départ de la réflexion

    La première étape de ces états généraux a pris la forme d’une réflexion administrative sur les sujets suivants : régulation économique, régulation sociétale, régulation sociale et nouvelles modalités de régulation. En ont découlé des pistes de propositions, « qui serviront de point de départ à une réflexion approfondie dans les prochaines semaines, co-construite avec les citoyens ainsi que les acteurs économiques, syndicaux, associatifs et académique », indique le cabinet de Mounir Mahjoubi et le Conseil national du numérique (CNNum) dans un communiqué.

    Le CNNUm va organiser des événements participatifs thématiques et proposer une « boîte à outils » pour des ateliers-relais

    Le CNNum est en charge de la deuxième étape, soit de la mise en place d’une consultation en ligne et hors ligne via, entre autres, des événements participatifs thématiques et la mise à disposition d’une « boîte à outils » pour faciliter l’organisation d’ateliers-relais. Salwa Toko, présidente du Conseil national du numérique, explique que l’objectif est de veiller à « recueillir les avis du plus grand nombre des parties prenantes afin de faire vivre le débat sur les enjeux suivants :

    • se protéger des contenus illicites tout en préservant la liberté d’expression ;
    • questionner les limites des règles de concurrence traditionnelles face aux grandes entreprises numériques ;
    • faire évoluer les instances publiques de régulation à tous ces enjeux ;
    • adapter notre modèle social aux travailleurs des plateformes ;
    • inciter au partage des données qui présentent un intérêt collectif ;
    • et enfin se prémunir de la surexposition des plus jeunes aux écrans. »