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Intériale, 1ère mutuelle à signer un partenariat avec l’appli de téléconsultation psy Doctoconsult
Intériale, la mutuelle des fonctionnaires du ministère de l’Intérieur et des agents territoriaux, vient de signer un partenariat avec Doctoconsult, plateforme de téléconsultation axée sur la psychiatrie, la nutrition et l’addictologie. Il s’agit de la première mutuelle à former une alliance avec la start-up « pour une meilleure prise en charge des troubles psychiques chez les agents de la fonction publique« , indiquent les deux sociétés dans un communiqué publié le 23 janvier 2019.
Par ce partenariat, Intériale et Doctoconsult visent à encourager les agents de la fonction publique confrontés à des difficultés d’ordre psychologie, telles que l’anxiété, le burn-out, la dépression et le stress post-traumatique, à consulter à distance un médecin spécialiste, pouvant leur apporter rapidement des soins.
Les adhérents de la mutuelle ont la possibilité d’accéder à plus de 120 médecins psychiatres en moins de 48 heures en se connectant à la plateforme de téléconsultation accessible depuis leur espace personnel Intériale. Ces consultations, dont le règlement s’effectue en ligne par carte bancaire (paiement sécurisé), sont remboursées par la Sécurité sociale et la mutuelle, comme pour une consultation physique.
Le service s’ajoute au dispositif de prise en charge du mal-être, mis en place depuis plusieurs année par le biais notamment d’une ligne téléphonique d’assistance et de soutien psychologique ouverte 24h sur 24 et 7 jours sur 7.
« Les événements graves qui secouent la France depuis plusieurs semaines nous incitent à renforcer nos services envers tous nos adhérents. Conscients des conséquences qu’ont sur les adhérents et leurs ayants droits les épisodes de tension extrême et répétés, tant sur le plan physique que psychologique, ce partenariat avec Doctoconsult est un nouveau pas en avant, une réponse forte face à des situations d’urgence », a déclaré Gilles Bachelier, président de la mutuelle Intériale.
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Étude : le deep learning pourrait aider à trier les radiographies thoraciques urgentes (Radiology)
Un nouveau système d’intelligence artificielle (IA) a montré sa capacité à reconnaître les anomalies radiologiques sur des radiographies thoraciques, les images ayant pu être classées en fonction de leur degré d’urgence. Les résultats de cette étude* publiée le 22 janvier 2019 dans la revue Radiology montrent que cet outil basé sur le deep learning a permis de réduire considérablement les délais de consultation avec un radiologue.
Des centaines de milliers de radiographies à trier
Des radiographies thoraciques sont systématiquement effectuées pour diagnostiquer et surveiller un large éventail d’affections touchant les poumons, le cœur, les os et les tissus mous. Elles représentent à elles seules 40 % de l’imagerie diagnostique.
Au Royaume-Uni par exemple, on estime que plus de 300 000 radiographies sont en attente de rapport. Résultat : les patients attendent en moyenne 30 jours pour obtenir un compte rendu. Un délai considérable qui peut constituer une perte de chance.
« Il n’existe actuellement aucun moyen systématique et automatisé de trier les radiographies pulmonaires et de classer celles qui présentent des résultats critiques et urgents au sommet de la pile du radiologue », constate le Dr Giovanni Montana, de l’université de Warwick à Coventry, en Angleterre.
Pour combler ce manque et accélérer l’accès aux soins, ce chercheur a mené avec ses collègues du King’s College de Londres une étude sur le sujet dans laquelle ils ont testé une méthode d’intelligence artificielle (IA) permettant de hiérarchiser les radiographies thoraciques en fonction de la gravité des anomalies repérées.
L’IA pour hiérarchiser les images en fonction de l’urgence
Concrètement, les chercheurs ont extrait un jeu de données comprenant un demi-million de radiographies thoraciques anonymisées acquises de 2007 à 2017. Les rapports de radiologie ont été pré-traités à l’aide d’un système de natural language processing (NLP) modélisant le langage radiologique.
Le système de NLP a analysé le rapport en texte libre afin de hiérarchiser chaque radiographie comme critique, urgente, non urgente ou normale. Un système d’IA pour la vision par ordinateur utilisant un ensemble de deux réseaux de convolution profonds a ensuite été formé à l’aide de radiographies pour prédire la priorité clinique à partir d’apparences radiologiques uniquement.
La performance du système en matière de hiérarchisation des priorités a été testée dans une simulation en utilisant un ensemble indépendant de 15 887 radiographies.
Les résultats de cette étude ont été publiés le 22 janvier 2019 dans la revue Radiology.
Résultats : 8 jours de gagnés
- Le système de deep learning a repéré les radiographies thoraciques normales avec une valeur prédictive positive de 73 % et une valeur prédictive négative de 99 %.
- Le délai moyen de prise en charge par un radiologue a pu être réduit, passant de 11,2 jours à 2,7 jours pour les résultats d’imagerie critiques et de 7,6 jours à 4,1 jours pour les résultats urgents.
L’automatisation rend les professionnels plus efficaces
« Les rapports d’imagerie basés sur l’intelligence artificielle pourraient constituer un outil précieux pour améliorer le flux de travail des départements et l’efficacité des professionnels », ont déclaré les auteurs de cette étude. Ainsi, la charge de travail des radiologues pourrait être réduite et ils pourraient se consacrer davantage aux patients chez qui une anomalie grave a été détectée.
« Cependant, les retards moyens sont restés à 2,7 et 4,1 jours pour les radiographies critiques et urgentes, respectivement, ce qui resterait inacceptable pour la pratique nord-américaine », ont ajouté les chercheurs. Ils envisagent donc de poursuivre leurs recherches sur de plus larges échantillons et de complexifier les algorithmes. Enfin, ces technologies pourraient tout à fait s’appliquer également à de nombreuses autres modalités d’imagerie, y compris l’IRM et le scanner.
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Rendez-vous du Pipame : IA, état de l’art et perspectives pour la France, le 19 février 2019 à Paris
Le ministère de l’Économie et des Finances, le ministère de la Cohésion des Territoires et des relations avec les collectivités territoriales et Tech’in France organisent le prochain rendez-vous du Pôle interministériel de prospective et d’anticipation des mutations économiques (Pipame) le 19 février 2019, à partir de 8h30, au Centre de conférence Pierre Mendès France à Paris.
Au cours de cet événement, les principaux résultats d’une étude portant sur l’état de l’art et les perspectives pour la France concernant l’intelligence artificielle (IA) seront présentés. La réflexion sera prolongée lors de plusieurs tables rondes.
Cette étude a été commandée par la Direction générale des entreprises (DGE), le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) et Tech’in France.
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Le point sur l’éducation thérapeutique dans le télésuivi de l’insuffisance cardiaque (SFcardio)
Le Dr Pierre Raphaël, du service de cardiologie de la clinique Saint-Gatien de Tours, a présenté les problèmes que pose l’évaluation des effets de l’éducation thérapeutique via un télésuivi lors de la session intitulée « la télésurveillance des patients insuffisants cardiaques », qui s’est tenue le 18 janvier 2019 à l’occasion des 29èmes Journées européennes de la Société française de cardiologie, auxquelles Health & Tech Intelligence a assisté.
Dans le cadre des pathologies cardiaques, l’éducation thérapeutique permet de donner aux patients et à son entourage les compétences pour gérer au mieux la maladie et éviter les décompensations cardiaques. Elle est apparue en France au début des années 2000 avec le programme Icare et le registre Odin, qui a concerné 61 centres de 2004 à 2010. L’analyse de ce registre a montré des premiers résultats encourageants : « Les patients éduqués avaient une espérance de vie supérieure d’un à deux ans à ceux qui ne l’étaient pas. Cependant, cela n’est pas aussi évident », commente le Dr Raphaël, précisant que les études portant sur le sujet ne sont pas vraiment concluantes.
Faciliter l’accès à l’éducation thérapeutique via la télé-médecine
Constat :
- Faire de l’éducation thérapeutique en France nécessite de justifier d’une formation de 40 heures et d’avoir l’accréditation de l’agence régionale de santé concernée.
- Il n’y a pas d’actes identifiés en la matière.
- L’accès a l’éducation thérapeutique est difficile, au regard du million de patients concerné et des 210 000 hospitalisations par an, à mettre en parallèle avec la diminution, ou du moins la stagnation, du nombre de cardiologues en France.
Des études peut concluantes sur le sujet
La télémédecine paraît donc une opportunité pour faciliter cet accès.
« Une méta-analyse de 2015 montre que les patients suivis par télésuivi avait une espérance de vie supérieure aux autres patients et étaient moins hospitalisés, note le Dr Pierre Raphaël. Cependant, les patients sont très hétérogènes dans ces études. Pris individuellement, elles sont moins concluantes ». Les travaux permettant franchement de trancher manque.
La seule étude sur cette association de l’éducation thérapeutique au télésuivi, californienne et menée sur six centres, n’est pas très positive. Le télé-suivi a consisté en une analyse du poids et de la fréquence artérielle cardiaque. Le programme d’éducation thérapeutique a pris la forme d’une séance d’inclusion puis un suivi par téléphone.
Au final, il n’y a pas eu de diminution des réhospitalisations, ni d’amélioration concernant la mortalité.
En France, différents systèmes associent télésuivi et éducateur thérapeutique. Leur évaluation permettra peut-être de confirmer l’intérêt de cette combinaison.
Chronic Car Connect et TwoCanPulse : focus sur 2 solutions
Chronic Car Connect
À Toulouse, la solution Chronic Car Connect, de Air Liquide, existe depuis quelques années.
Le patient reçoit une tablette. Il répond chaque jour à huit questions sur l’apparition éventuelle d’œdème, d’asthénie… En fonction des réponses, l’algorithme déclenche une alerte à destination des infirmières du centre, qui appellent le patient pour voir si l’alerte est justifiée et le cas échéant préviennent le médecin.
Une étude est en cours. Ses résultats sont attendus dans les prochains mois.
TwoCanPulse
TwoCanPulse est une solution plus atypique qui ne repose pas sur un centre d’appels.
Chaque patient reçoit une mallette avec une balance connectée et un saturomètre pour mesurer sa saturation et sa fréquence cardiaque. Le patient réalise quotidiennement les mesures.
Sur un boîtier central, contenant un algorithme décisionnel, un voyant prend la couleur :
- soit jaune : les valeurs sont satisfaisantes et ne sont pas annonciatrices d’une décompensation ;
- soit rouge, avec effet sonore : elles montrent qu’une hospitalisation est nécessaire dans les trois à cinq jours. Le patient doit appeler le cardiologue qui peut se connecter à un serveur pour analyser l’évolution des mesures.
La mallette comprend aussi un livret de 85 pages d’informations sur la nutrition, l’activité physique, le suivi et un lexique sur les termes entendus dans le cadre de sa prise en charge. Une grille de 24 questions sur le profil et la personnalité du patient ainsi que la perception de sa pathologie permet d’obtenir un parcours de soins personnalisé.
Une étude sur la solution débutera dans les prochains mois.
« Se méfier des études qui ne reflètent pas une vraie pratique » (Dr Pierre Raphaël)
Au final, « il faudra utiliser l’outil ayant le meilleur algorithme décisionnel, commente le Dr Pierre Raphaël. Il est aussi important de se méfier des études qui ne reflètent pas une vraie pratique, notamment celle des professionnels de soins en cabinet ».
En effet, les centres d’appel, souvent présents dans les études, sont plus difficiles à maintenir en routine. De même, la régularité du suivi des patients lors des travaux n’est pas le reflet de la réalité quotidienne. « La solution à utiliser sera la plus simple, la moins chronophage, et surtout celle qui aura la meilleure adhésion pour les malades », conclut le médecin.
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Prise en charge des plaies par télémédecine : 2 recommandations pour une organisation modèle (Catel)
Reconnaître toutes les nouvelles formes d’organisation mises en œuvre et déroger aux règles d’organisation de l’offre de soins ainsi qu’aux règles de financement, telles sont les recommandations 2019 du Collectif e-santé Plaies et Cicatrisations pour une organisation modèle de la prise en charge des plaies par télémédecine. Ces propositions on été émises à la lecture du dispositif introduit par l’Article 51 de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2018 qui permet d’expérimenter de nouvelles organisations en santé reposant sur des modes de financement inédits.
Le Collectif e-santé Plaies et Cicatrisations est né de l’association, en juin 2016, de la Société française et francophone des plaies et cicatrisations (SFFPC) et du Catel « pour porter une première action en faveur du développement des pratiques en plaies et cicatrisations », précise la note de position 2019 du collectif publié en janvier. Cette alliance entre les deux organisations avait aussi conduit à la publication collective d’un livre blanc.
Dans ce cadre, une cartographie a été réalisée de fin 2017 à début 2018, accompagnée de recommandations de financement dans ce domaine, juste avant l’entrée dans le droit commun de la télémédecine, effective en septembre 2018. « Cela a permis de montrer que les nouvelles organisations ainsi constituées dans différentes régions contribuent à améliorer le parcours des patients, l’efficience du système de santé, l’accès aux soins ou encore la pertinence de la prescription des produits de santé en plaies et cicatrisations », commente le collectif.
Recommandation 1 : Reconnaître toutes les nouvelles formes d’organisation mises en œuvre et déroger aux règles d’organisation de l’offre de soins
Le collectif e-santé Plaies et Cicatrisations estime que les règles d’organisation de l’offre de soins classiques ne sont pas adaptées à la prise en charge moderne des plaies en situation de mobilité, « vu la complexité des situations et la rareté de l’expertise ».
Il juge donc « nécessaire » de déroger à ces règles dans les situations suivantes :
- en cas de difficultés juridiques, économiques et de gestion liées au partage d’honoraires entre médecins délégants et infirmières déléguées pour la facturation des actes réalisés par les infirmiers diplômés d’État (IDEs), selon le protocole de coopération validé par la Haute autorité de santé et l’agence régionale de santé (ARS) concernée ;
- Et globalement, en cas de partage d’honoraires lors des prises en charge coordonnées des plaies chroniques et/ou complexes entre :
- professionnels libéraux : médecins délégants et IDE déléguées ;
- médecins libéraux délégants et IDE hospitalières déléguées ;
- médecins hospitaliers délégants et IDE libérales déléguées.
Le Collectif e-santé Plaies et Cicatrisations préconise un appui par le biais de la télémédecine, avec la proposition d’un plan personnalisé de soins, au sein des « centres référents » concernés par ces nouvelles organisations, « qui peuvent prendre différentes formes ».
Plusieurs retours d’expériences sont présentés dans la note en guise d’exemples, dont les trois suivants :
- Le réseau Cicat Occitanie est organisé en réseau régional spécialisé sur plusieurs niveaux du territoire afin de faciliter et d’orienter les patients atteints de plaies et se trouvant dans une situation complexe.
- L’association Geco, basée à la Réunion, centralise des appels pour répondre, essentiellement par actes de télé-expertise, à des demandes d’aides sur des plaies complexes.
- Au CHU de Rouen, le Dr Priscille Carvalho-Lallement a mis en place des téléconsultations de dermatologie pour le diagnostic et le suivi de patients résidents en Ehpad. « Cette activité s’est étendue aujourd’hui vers des centres hospitaliers de la région ainsi que vers un centre de détention », indiquent les auteurs de la note.
Le collectif privilégie la mise en place d’un centre de coordination national avec un parcours de soins et une prise en charge des patients traités au niveau local
Un modèle dit « privé », basé autour d’une plateforme de soins, pourrait émerger selon le Collectif e-santé Plaies et Cicatrisations. Ce dernier privilégie la mise en place d’un « centre de coordination national avec un parcours de soins et une prise en charge des patients traités au niveau local, avec les acteurs et experts du territoire ». Ces centres experts utilisent des techniques de télémédecine et/ou de coordination françaises.
« Plusieurs dispositifs sont en place pour optimiser la prise en charge en mobilité des patients porteurs de plaies chroniques et/ou complexes et ces derniers peuvent être recensés sur une application mobile permettant de faire appel à eux en cas de difficultés chez les soignants de premier recours, ajoute le collectif. Une cartographie de ces centres est en cours de finalisation à l’échelle du territoire en lien avec la Société française et francophone des plaies et cicatrisations.
Il s’agit de nouvelles organisations, élaborées ou non en réseau, mais qui proposent une coordination et mobilisent un réseau d’experts et des ressources de proximité sur leur territoire. La structuration de ces modèles organisationnels est plus ou moins avancée mais converge vers un modèle organisationnel comparable. »
Les différents modes d’activité des centres peuvent être regroupés en 4 catégories :
Recommandation 2 : déroger aux règles de financement
Le Collectif e-santé Plaies et Cicatrisations préconise de déroger aux règles de financement qui concernent :
- le financement classique des missions des réseaux (FAQVS, DDR, FIQSV, FIR), qui selon « s’essouffle » : les fonds d’intervention régionaux (FIR) « doivent être repensés ». Le collectif avance qu’une autre forme d’organisation innovante doit être proposée et mise en œuvre sous forme de « centre référent régional épaulé par des centres territoriaux » permettant :
- la mise en route d’un dispositif de coordination ;
- la possibilité pour l’expert de se déplacer au lit du patient (acte présentiel) ou de réaliser des actes de télémédecine.
Mais ces derniers n’entrent pas actuellement dans le champ des expérimentations Etapes téléconsultation – télé-expertise (ex-article 36 LFSS 2014), note le collectif. Il propose donc de prévoir :
– une dérogation à l’activité de téléconsultation pour une prise en charge sans consultation initiale de l’expert dans les 12 mois (voir avenant n°6 à la convention médicale, portant sur la télémédecine avec les caisses d’assurance maladie – Cnam) ;
– une dérogation our réaliser une téléconsultation d’inclusion complexe et longue (1h à l’inclusion et de 30mn pour le suivi) non reconnue dans l’avenant n°6 télémédecine ; - des actes d’expertise réalisés par les IDE agissant dans le cadre d’un protocole de coopération ;
- un développement de la solution numérique (parcours, dossier plaies, télémédecine) ;
- la rémunération des IDE (libérales) requérantes présentes au côté des patients pendant les téléconsultations, notamment longues car répondant à une situation complexe non rémunérée hormis son acte médico-infirmier (AMI) et les indemnités kilométriques (IK) ;
- la prise en charge de prestations complémentaires et des pansements innovants ;
- l’intervention du réseau d’appui et d’expertise en plaies pour des patients atteints de plaies, hospitalisés en SSR, à domicile, en clinique, en centres hospitaliers, etc.
Chaque organisation détaillée ci-dessus dispose de son propre modèle de financement, précise la note.
Les modèles de financement recommandés par le Collectif e-santé Plaies et Cicatrisations incluent « tous la rémunération pour le médecin délégant et requis, le financement de la solution technique, la coordination des acteurs, réalisée par un centre ou un secrétariat, les économies générées par l’utilisation de la télémédecine. Tous pourraient finalement s’intégrer dans le schéma forfaitaire global « intégré » proposé ».
Ce modèle peut désormais s’appuyer sur les demandes de projets innovants de l’Article 51, souligne le collectif. Ce dernier propose d’expérimenter un système tarifaire au parcours et plus intégré, présenté comme suit :
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Le projet de loi santé sera présenté en Conseil des ministres le 13 février 2019 (Agnès Buzyn)
Le projet de loi sur la transformation du système de santé sera à l’ordre du jour du Conseil des ministres le 13 février 2019, a annoncé ce 22 janvier Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, lors de la présentation de ses vœux à la presse.
Elle a indiqué souhaiter que le texte soit examiné en procédure accélérée, soit une seule lecture à l’Assemblée puis au Sénat, expliquant disposer d’un calendrier « assez court lié à la réforme des études de médecine ».
« Nous avons besoin de passer cette loi santé assez vite. Si nous ne la passons pas au printemps, nous ne serons pas en mesure de tenir le délai », a déclaré la ministre, ajoutant cependant que « le calendrier sera tenu ».Un avant-projet de loi a déjà été dévoilé début janvier. Composé de 23 articles, il précise une partie des mesures annoncées par le Président Emmanuel Macron en septembre lors de la présentation du plan « Ma santé 2022 », et notamment les fonctionnalités du futur « espace numérique de santé personnel » ainsi que la substitution du Health Data Hub à l’actuel Institut national des données de santé (INDS). Le texte prévoit par ailleurs, entre autres, la création d’actes de « télésoin » pour les infirmiers et d’autres professions paramédicales, une révision de la carte hospitalière ainsi qu’une régularisation des médecins diplômés en dehors de l’Europe.
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L’ANSM et la Cnam lancent Epi-Phare pour mener des études basées sur l’analyse de données complexes
L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam) créent conjointement Epi-Phare, « une structure d’expertise publique en pharmaco-épidémiologie et en épidémiologie des dispositifs médicaux« , soutenue par le ministère des Solidarités et de la Santé. Il s’agit d’un groupement d’intérêt scientifique (GIS) qui réunit depuis janvier 2019 les équipes du pôle épidémiologie de l’ANSM et du département des études de santé publique de la Cnam.
En décembre 2018, Dominique Martin, directeur général de l’ANSM, et Nicolas Revel, son homologue à la Cnam, avait signé une convention visant à créer un GIS.Cette structure, installée à Saint-Denis dans les locaux de l’Agence de sécurité du médicament, est chargée « de répondre à la demande croissante d’études basées sur l’exploitation des données complexes et de très grande ampleur du Système national des données de santé (SNDS), et ce de manière réactive », expliquent les deux organisations dans un communiqué publié le 22 janvier 2018. Ces études permettent notamment d’identifier de manière plus rapide et plus précise les risques liés aux produits de santé et d’éclairer les décisions des pouvoirs publics en matière de sécurité sanitaire.
L’entité pilotera et coordonnera des études épidémiologiques en vie réelle sur les produits de santé, « selon un programme de travail structuré », notent l’ANSM et la Cnam.
Le Pr Mahmoud Zureik, de l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines est le directeur d’Epi-phare. Les Dr Rosemary Dray-Spira (ANSM) et Alain Weill (Cnam) ont quant à eux été nommés adjoints au directeur. Par ailleurs, le GIS nouvellement fondé s’appuie sur un conseil scientifique international, présidé par le Pr Bernard Bégaud, de l’université de Bordeaux, dont la première séance s’est tenue le 22 janvier.
Des études pour éclairer les décisions des autorités en matière de santé
Les informations issues des études basées sur l’exploitation des données du SNDS visent notamment à éclairer la prise de décision par les autorités de santé.
L’ANSM et la Cnam citent en exemple les travaux sur l’exposition in utero à l’acide valproïque (Dépakine et Dépakote), sur la survenue d’accidents thromboemboliques veineux liés à la prise de contraceptifs oraux combinés et sur les risques associés à la nouvelle formule du Lévothyrox.
Des études d’utilisation des produits de santé et sur les sécurités des dispositifs médicaux
Sur proposition de la direction du GIS, et validation de son conseil scientifique, le programme de travail a pour mission de mener :
- des études d’utilisation des produits de santé, axées notamment sur le mésusage, sur les populations considérées comme fragiles (personnes âgées, nourrissons et enfants, femmes enceintes, populations défavorisées…) ou sur les nouveaux médicaments ;
- des études sur la sécurité des médicaments et des dispositifs médicaux.
Fonctions principales du GIS
De manière générale, le GIS :
- « apportera son expertise dans l’évaluation d’études réalisées par d’autres acteurs (équipes académiques ou laboratoires pharmaceutiques) ;
- apportera un appui méthodologique à l’utilisation des données du SNDS ;
- développera une politique d’animation scientifique pour la communauté scientifique académique ;
- financera des études réalisées par des équipes académiques sans lien d’intérêt », précisent l’ANSM et la Cnam.
Le GIS s’appuiera également sur les plateformes de pharmaco-épidémiologie rassemblant des équipes universitaires indépendantes.
Un groupement d’experts en épidémiologie des produits de santé
Le groupement est composé d’environ 25 médecins, pharmaciens, statisticiens, etc, qui disposent d’une expertise dans le domaine de l’épidémiologie des produits de santé. Ces derniers ont en effet déjà réalisé une cinquantaine d’études en vie réelle, dont 10 en commun, ayant donné lieu à des publications dans les plus importantes revues médicales internationales.
« Dans un contexte d’ouverture large des données de santé, cette structure d’expertise publique (…) a vocation à monter en puissance, à être renforcée et à s’ouvrir à d’autres institutions ayant des activités dans le domaine des produits de santé », notent les deux établissements.
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Vivalto s’allie à MSD pour lancer un programme de réhabilitation rapide améliorée après chirurgie
Vivalto Santé met en place un programme de réhabilitation rapide améliorée après chirurgie (RRAAC) en s’associant au laboratoire MSD France.
Ce partenariat est le fruit du travail mené sur un projet pilote à la clinique de l’Europe à Rouen, qui a démontré un impact positif sur la prise en charge des patients et l’activité de l’établissement, avec une augmentation du taux de chirurgie ambulatoire pour les cholécystectomies passant de 29 % à 49 % en six mois, explique Vivalto dans un communiqué publié le 21 janvier 2019.
Ces résultats ont permis de mettre en œuvre un programme de RRAAC au niveau du groupe pour la chirurgie viscérale et la chirurgie colique.Afin d’accompagner 15 établissements du groupe (sur 27 au total), Vivalto Santé a conçu avec MSD une approche méthodologique innovante qui repose sur la constitution de plaques territoriales. Les établissements ont été regroupés en 4 plaques territoriales, composées chacune d’un site référent et de 2 à 3 sites dits « engagés ».
Les sites référents ont démarré la mise en place de leur programme RRAAC, accompagnés par l’équipe des spécialistes solutions santé hôpital (3SH). Elles feront office d’ambassadeurs après des sites engagés de leur plaque en partageant avec leurs confrères outils, livrables et expériences lors d’atelier de travail.
Une initiative reconnu par le Groupe francophone de réhabilitation améliorée après chirurgie
Reconnu par le Groupe francophone de réhabilitation améliorée après chirurgie (Grace), ce programme de réhabilitation rapide améliorée après chirurgie (RRAAC) est utilisée pour de plus en plus de parcours endoscopiques et devrait être étendu au domaine des maladies chroniques dans les années à venir, indique Vivalto Santé dans son communiqué.
Une initiative issue d’une démarche collective
Sous l’impulsion de plusieurs praticiens du groupe, « une démarche collective, médicale, soignante mais aussi managériale associant chefs de bloc, responsables qualité, cadres de direction a été engagée en 2014 », rappelle Vivalto. Soutenue par le groupe, elle se présentait au départ sous la forme d’échanges informels entre professionnels et visait à faire entrer les pratiques de récupération rapide après chirurgie (RRAC) au sein des cliniques Vivalto.
« La France, à la différence de nombreux autres pays européens, accuse un retard significatif dans le raccourcissement des durées de séjours en chirurgie mais aussi dans le développement des prises en charge ambulatoires. Selon nos praticiens, la mise en œuvre des principes de la récupération rapide est un marqueur d’excellence médicale internationalement reconnue et nous nous devons de poursuivre notre démarche », commente Vivalto Santé dans son communiqué.