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  • TAVI

    Transcatheter Aortic Valve Implantationnull

  • Pacific

    Physiopathologie, classification, innovation dans l’insuffisance cardiaquenull

  • Medicen Day, le 4 février 2019 à Paris

    Medicen Paris Région organise l’événement Medicen Day le 4 février 2019 au centre de conférence MAS, à Paris. La journée sera articulée autour de 4 sujets :
    • stratégie 2019-22 : phase IV des pôles ;
    • nouvelle offre aux PME ;
    • accompagnement projets R&D ;
    • stratégie Europe internationale.

    Les inscriptions sont à effectuer avant le 31 janvier sur le site Eventbrite.fr.
    • Adhérent à Medicen (gratuit avec Cocktail) et non-adhérent (sans accès au cocktail) : gratuit ;
    • non adhérent avec accès au cocktail de networking 50 €.

    Stratégie 2019-22 : phase IV des pôles

    8h30 -9h00 : Accueil des participants

    9h00 -9h20 : Introduction de la Région Ile-de-France

    • Valérie PÉCRESSE, présidente du conseil régional d’Île-de-France (sous-réserve de confirmation)

    9h20 -10h00 :

    • Présentation des orientations stratégiques et de ses enjeux
    • Présentation de l’organisation et de l’équipe
      • Stéphane ROQUES, délégué général de Medicen Paris Region
      • Christian LAJOUX, président de Medicen Paris Region et toute l’équipe
      • Jean-Marc GROGNET, directeur général de Genopole

    Accompagnement pour le financement des projets

    10h00-10h10 : Bilan de l’accompagnement des projets innovants en santé

    • François BALLET, président du comité d’évaluation des projets, Medicen Paris Region

    10h10-10h20 : Panorama des aides publiques et focus sur les aides Bpifrance

    • Aicha DOUHOU, responsable sectorielle santé, direction des filières industrielles, Bpifrance

    10h20-10h40 : Témoignage : présentation du consortium Pacific

    • Jean-Sébastien HULOT, professeur en cardiologie, AP-HP
    • Marc FROUIN, COO, Bioserenity

    10h40-10h50 : Présentation des financements de la Région Île-de-France

    • Marie ESNAULT-BERTRAND, directrice des entreprises et de l’emploi, Région Île-de-France

    10h50-11h05 : Témoignage de 3 PMEs lauréates d’Innov’up Leader PIA et du concours d’innovation PIA

    • Cyril BOUCHER, business development Manager, d’Alzohis
    • Amel BENDALI, directrice R&D d’Inorevia
    • Denis COTTINET, CSO de Milidrop

    11h05-11h30 : Pause

    Stratégie Europe internationale

    11h30 -11h40 : Présentation des différents outils européens

    • Daniela ONOFRI, chargée de mission Europe, Medicen Paris Region

    11h40-11h50 : témoignage « Instrument PME Phase II »

    • Marc JULIEN, co-P.-D.G. de Diabeloop

    11h50 -12h00 : Présentation des missions export et de l’offre internationale et témoignage sur le volet international Canada et programme Stratexio

    • Olivier FONTAINE, Responsable international, Medicen Paris Region
    • Jean-Christophe LOURME, P.-D.G de Valotec

    12h00-12h10 : Présentation EIT Health

    • Jérôme FABIANO, directeur valorisation et affaires Publiques, EIT Health

    12h10-12h15 : Stratégie avec les autres clusters

    • Sylvie PONCHAUT, Directrice générale
    • Biowin, pôle de compétitivité santé de Wallonie (Belgique)

    PME : accompagnement pour le financement des projets

    12h15-12h25 : présentation des actions « PME Croissance 2019 »

    • Aurélien SEVE, Responsable offre PME, Medicen Paris Region
    • Djamel BOUHADJER, Responsable management RH, Medicen Paris Region

    12h25-12h45 : présentation du Comité d’investisseur « entreprise innovante des pôles » (EIP)de Medicen et témoignage d’une PME accompagnée

    • Philippe TRAMOY, partner, Quadrivium1 Fund -Seventure Partners
    • Jeremy PATARIN, président et fondateur de Rheonova

    12h45–13h00 : Conclusion

    • Mounir MAHJOUBI, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances et du ministre de l’Action et des Comptes publics, chargéduNumérique (sous-réservede confirmation)
    • Christian LAJOUX, président de Medicen Paris Region
    • Stéphane ROQUES, délégué général de Medicen Paris Region

    13h00–14h00 : cocktail-networking

  • L’Union européenne lance l’ordonnance électronique, utilisable dans un autre pays de la zone

    Se procurer des médicaments en Estonie, prescrits par une ordonnance électronique de son médecin Finlandais est désormais possible. Les premiers patients de l’Union européenne (UE) peuvent utiliser depuis le lundi 21 janvier 2019 le système des ordonnances électroniques dans un autre pays de l’UE que le leur. Seuls la Finlande et l’Estonie l’ont déployé mais la généralisation à 20 autres états membres est prévue d’ici 2021. La France n’a pas encore rejoint le dispositif.

    L’Union européenne (UE) a officiellement lancé le 21 janvier 2019 l’ordonnance électronique utilisable dans un autre pays de la zone. En pratique, un patient finlandais a désormais la possibilité de se procurer des médicaments prescrits de façon électronique par son médecin en Estonie.

    Le patient n’est plus obligé de se munir d’une ordonnance écrite. Les ordonnances électroniques finlandaises sont accessibles à tous les pharmaciens participants du pays d’accueil (l’Estonie), grâce à la nouvelle infrastructure de services numériques dans le domaine de la santé en ligne.

    Cette initiative est saluée dans un communiqué de l’Union européenne par Andrus Ansip, le vice-président du marché unique numérique (« Digital Single Market ») : « La Finlande et l’Estonie méritent d’être félicitées, car elles montrent la voie de la coopération entre les États en matière de santé en ligne. J’espère que d’autres pays suivront bientôt leur exemple. La libre circulation est un principe fondateur de l’UE : nous devons faire en sorte qu’il soit aussi simple que possible pour une personne se trouvant dans un autre pays de l'[Union européenne] d’y suivre un traitement ou de s’y procurer des médicaments ».

    22 pays de l’UE font partie de l’infrastructure de services numériques dans le domaine de la santé en ligne. Dix États membres (la Finlande, l’Estonie, la Tchéquie, le Luxembourg, le Portugal, la Croatie, Malte, Chypre, la Grèce et la Belgique) pourraient débuter de nouveaux échanges d’ici fin 2019. La France n’a pas à ce stade donné de position sur ce déploiement, la e-prescription faisant partie de la feuille de route 2018-2022 de l’Assurance maladie.

  • L’Ehpad de demain, plongée dans l’expérience danoise (Nørresundby)

    Créée en 2014, la maison de retraite médicalisée de Nørresundby, dans la commune d’Aalborg au nord du Danemark, constitue le modèle des Ehpads du futur. Elle associe nouvelles technologies, interdisciplinarité et ouverture sur la société pour le bien-être des résidents mais aussi la qualité de travail des équipes de soins. Elle a été conçue en partenariat entre la commune, des entreprises privées et un organisme de formation des professionnels de santé.

    Ehpad : des différences d’approche entre la France et le Danemark

    Si les Danois vivent en moyenne moins longtemps que les Français, ils vivent plus longtemps en bonne santé. L’approche de la vie en maison de retraite médicalisée n’est pas la même qu’en France. Les résidents danois sont locataires d’un logement public, avec un bail de location de location en bonne et due forme. À Aalborg, les logements sont d’ailleurs plus grands qu’en établissements français et organisés en petits appartements, comme à la maison, avec une kitchenette et un lave-linge.

    Au Danemark, la construction des maisons de retraite est subventionnée par le gouvernement

    Au Danemark, la construction des établissements est subventionnée par le gouvernement et l’investissement dans les équipements est important. Ces technologues encouragent l’autonomie des résidents, dans le cadre d’une réflexion éthique et sociétale.

    Ainsi, le résident n’est pas uniquement considéré comme un membre de la maison de retraite mais comme partie intégrante de la société.

    Des capteurs, des élévateurs et des toilettes à la pointe

    • Première innovation notable, les sols des chambres sont équipés de capteurs pour signaler les chutes et anticiper la dégradation de l’état du résident. La technologie ne bénéficie donc pas uniquement à la qualité de vie immédiate. En effet, les capteurs fournissent des données de mouvement de la personne dans la pièce. Si elle va plus souvent aux toilettes, ou bouge moins, les données peuvent être utilisées en interne pour évaluer ces changements de comportement et suivre son état général. Un groupe de travail a été constitué pour accompagner cette démarche. Les résidents peuvent d’ailleurs choisir ou non d’activer cette option.
    • De plus, toutes les chambres sont équipées par défaut de rails pour installer des élévateurs facilitant les déplacements dans la chambre et la salle de bain. Les résidents ont le choix de faire poser les élévateurs.
    • Autre exemple, les salles de bain sont toutes équipées de toilettes lavantes et séchantes ainsi que de sièges de toilette releveur pour développer l’autonomie des résidents en même temps que l’hygiène.

    Une tablette multi-fonction pour chaque résident

    Ces équipements sont complétés par une tablette fournie à chaque résident pour régler l’éclairage de sa chambre, envoyer des mails, effectuer des appels vidéo, etc..

    Le terminal est également équipé d’un calendrier ou encore du programme des activités de l’établissement. L’outil encourage donc aussi le lien.

    Ce contact humain n’est pas oublié avec la présence d’une cinquantaine de bénévoles.

    Autre originalité, au sein de l’établissement, un restaurant est ouvert aux clients extérieurs. Il symbolise cette intégration dans la société.

    Un living lab pour observer l’évolution de l’utilisation des nouvelles technologies

    La maison de retraite de Nørresundby est un modèle du genre et reflète bien l’usage des nouvelles technologiques dans les maisons de retraites médicalisées danoises. À Aalborg, un living lab travaille à la constante évolution de leur usage pour développer des soins aux personnes âgées.

    Du personnel formé et valorisé

    L’apprentissage de l’utilisation des technologies du bien-être dans les formations est intégré à la formation initiale des équipes de soins danoises.

    Ces professionnels les voient donc comme un support pour résoudre de manière innovante aux problèmes de la maison.

    Les technologies déployées au sein de l’établissement rendent également leur métier plus attractif et améliorent leurs conditions de travail. Elles jouent un rôle de prévention pour le personnel et le résident en réduisant les transferts et donc les troubles musculosquelettiques grâce aux élévateurs.

    Vidéo de présentation de la maison de retraite d’Aalborg, au Danemark :

    © Fremtidens Plejehjem

  • Analyse : l’IA pourrait améliorer la communication médecin-patient mais pas avant 10 ans (BMJ)

    Une équipe de chercheurs britanniques et américains a exploré les capacités de l’intelligence artificielle (IA) à améliorer le colloque singulier. S’ils prévoient des progrès rapides dans l’utilisation de l’IA dans la communication médicale, ils soulignent cependant que l’application de la reconnaissance vocale posent des difficultés particulières en ce qui concerne les soins. Leur analyse* a été publiée le 18 janvier 2019 dans le British Medical Journal.

    La reconnaissance vocale dans le colloque singulier

    Aujourd’hui, nous pouvons donner des ordres à nos smartphones, parler à des appareils tels que des haut-parleurs intelligents et leur demander de nous tenir informés de la météo et de la circulation. Ils ne fonctionnent pas parfaitement, bien que leur capacité à comprendre le langage humain et à y réagir progresse rapidement.

    « Combien de temps pourrait s’écouler avant que la reconnaissance vocale, l’apprentissage automatique et d’autres développements en matière d’intelligence artificielle (IA) offrent des outils pour la médecine, et comment ces outils pourraient-ils donner un aperçu de ce qui se passe entre les cliniciens et les patients ? ». Telles sont les questions que se sont posé des chercheurs du Trinity College de Dublin (Irlande), de l’université d’Édimbourg (Écosse), et du Darmouth Institute for Health Policy and Clinical Practice, du New Hampshire (États-Unis). Ils ont publié leur analyse dans le British Medical Journal (BMJ) le 18 janvier 2019.

    Le potentiel de l’IA dans ce domaine est particulièrement intéressant à mesurer puisque la pratique de la médecine implique une communication complexe – souvent stressante – entre les prestataires de soins de santé, les patients et leurs familles.

    En outre, « les compétences en communication de nombreux cliniciens n’étaient pas évaluées auparavant, que ce soit à l’école ou en début de pratique. Et en même temps, tout indique que les cliniciens ont souvent du mal à communiquer avec leurs patients. Il est difficile d’améliorer quelque chose quand vous ne recevez aucun feedback « , a déclaré Glyn Elwyn, auteur principal de ces travaux et professeur au Dartmouth Institute.

    3 technologies pour révolutionner la communication

    Selon l’équipe de chercheurs, l’apprentissage automatique (machine learning) pourrait avoir un effet important sur la médecine et trois applications commencent à émerger dans le secteur de la santé.

    • L’analyse automatisée de mots et des phrases.
      Elle pourrait permettre de savoir si les patients et les soignants se sont compris, comment leurs modes d’expression ont convergé, si les médecins prenaient des exemples appropriés, utilisaient un jargon… L’intelligence artificielle pourrait également être utilisée pour analyser les conversations en temps réel et inciter les prestataires à envisager des diagnostics qui pourraient ne pas être évidents ou à offrir une gamme plus large d’options de traitement.
    • Les chevauchements de paroles.
      Ce type d’analyse examine les proportions de temps passé par les patients et les soignants à parler et si le prestataire s’interrompt pour permettre au patient d’exprimer ses préoccupations ou de poser des questions. Selon les auteurs de cette étude, cette approche est intéressante car plus le patient aura le temps de parler, mieux il adhèrera au traitement, moins il sera angoissé.
    • Ton et style dans les interactions.
      Dans le secteur de l’aviation, les compétences clés des pilotes en matière de communication ont été évaluées à l’aide d’algorithmes permettant d’analyser leur hauteur et leur énergie vocales. L’adaptation de telles méthodes au secteur de la santé pourrait aider à détecter les situations à haut risque lorsque les cliniciens sont soumis à un stress ou à des charges de travail pouvant affecter la qualité de leur communication.
      • Une analyse automatisée de la hauteur de la voix, du timbre et du rythme du débit de parole pourrait permettre une détection rapide des situations présentant un risque accru de poursuites pour faute professionnelle.
      • Les vocalisations non verbales peuvent aussi être pertinentes. Le rire, par exemple, a été associé à une probabilité réduite de faute professionnelle.
      • L’analyse des schémas vocaux pourrait également fournir des informations sur la santé physique et mentale des patients. Par exemple, les épisodes dépressifs peuvent être marqués par des changements systématiques dans le ton de la voix.

    Des progrès dans une dizaine d’années

    Les progrès sont visibles mais les chercheurs ne s’emballent pas. Ils estiment qu’une analyse systématique et en routine de l’intonation et des chevauchements de parole (turn-talking) sera possible dans quelques années. En revanche, pour une analyse plus complète du contenu, y compris des conseils en temps réel sur le diagnostic et les plans de traitement, il faudra sans doute être plus patient.

    Le colloque singulier entre un patient et un malade pose des problèmes spécifiques à l’IA : deux personnes qui parlent, souvent avec des discours qui se chevauchent, des temps très différents (salutations, rappel des antécédents, diagnostic…), des médecins qui adaptent leur style de communication aux besoins de leurs patients, un vocabulaire technique inhabituel … « À l’heure actuelle, même les systèmes d'[intelligence artificielle] les plus avancés sont incapables d’analyser et d’évaluer la complexité des interactions cliniques dyadiques », estiment les auteurs de cette analyse.

    Comment les soignants vont adopter ces outils ?

    Ils ne sont pas défaitistes pour autant. « Il y a cinq ans, l’idée d’utiliser l’IA pour analyser la communication clinique aurait été considérée comme impossible », reconnaissent ces chercheurs. Et la technologie avance à grands pas car « il existe un marché de masse pour cette technologie : la technologie Siri d’Apple, par exemple, gère plus de deux milliards de commandes vocales chaque semaine. » Il sera intéressant de voir si les systèmes de santé peuvent tirer parti de ces derniers développements et si les cliniciens seront ouverts à l’utilisation de tels outils.

  • Standardisation des données : « L’intérêt général n’est pas l’apanage de l’État »(Alexis Thual, Arkhn)

    « Une preuve de notre réussite serait la disparition de notre organisation, commente Alexis Thual, président et fondateur d’Arkhn, une organisation à but non lucratif créée en 2018 qui produit des solutions open source dans l’optique de standardiser les données de santé pour les établissements de soins. Nous partons du principe que l’intérêt général n’est pas l’apanage de l’État. »

    Le jeune entrepreneur précise que l’objectif de son association (loi 1901) n’est en effet pas le profit mais la mise à disposition de la technologie conçue par son équipe aux hôpitaux, et ce de manière désintéressée. Une approche originale dans le secteur, « pas toujours simple à expliquer à nos partenaires potentiels, globalement intéressés mais quelque peu méfiants » face à ce nouveau venu sur le marché, explique Alexis Thual, qui revient pour Health & Tech Intelligence sur la particularité d’Arkhn, les freins rencontrés par l’ONG pour déployer ses solutions et ses ambitions pour les mois à venir.

    Le code d’Arkhn est accessible et modifiable en ligne

    Pourquoi avoir choisi de former une organisation à but non lucratif et non une société « classique » ?

    Alexis Thual : Par conviction et pragmatisme. Par conviction car nous partons du principe que l’intérêt général n’est pas l’apanage de l’État. Par pragmatisme car nous nous sommes aperçus que nous étions plutôt bien reçus par les hôpitaux, assez réticents à l’idée de faire appel à des grands groupes privés.

    Combien de temps faut-il pour déployer votre solution au sein d’un établissement ?

    • L’une de nos stratégies est d’ajouter des logiciels de standardisation au fur et à mesure via une plateforme unique, sur la base du dossier patient informatisé (DPI) existant : le temps de déploiement se compte ici en jours. C’est ce format que nous privilégions actuellement.
    • L’autre option est de mettre en place un système de standardisation complet dès le départ : le temps de déploiement se compte ici en semaines.

    Quand pensez-vous pouvoir lancer sur le marché votre solution ?

    Cela dépend moins de nous que des établissements de soins. Tout le code que nous avons établi est visible, accessible et modifiable en ligne. Les hôpitaux peuvent voir ce que l’on fait et exploiter notre technologie. Le problème c’est que nous sommes sur le même schéma que la recherche publique, notre déploiement prend du temps en raison d’un manque de moyens suffisants.

    Nous sommes bien reçus par les établissements mais ils manquent de ressources et ne prennent pas vraiment le temps de se consacrer à notre projet. C’est là tout le paradoxe. Ils achètent des solutions provenant d’entreprises avec un objectif pécuniaire de plusieurs millions d’euros mais qui s’avèrent décevantes. Ils sont réceptifs à notre idée mais le fait d’être beaucoup moins chers leur laissent penser que notre logiciel a moins de valeur ou qu’il y a une affaire de lobby politique ou autre derrière.

    Le fait que nous soyons assez jeunes jouent aussi sûrement en notre défaveur, nous avons moins de légitimé à leurs yeux. C’est dommage car en matière de coding, nous sommes à la pointe justement parce que notre formation est récente.

    Avez-vous déjà signé des partenariats avec des établissements ?

    Ce n’est pas encore officiel mais oui, nous sommes en contact avec plusieurs établissements, de grande ampleur mais aussi des sites de taille plus réduite.

    Quels sont les premiers retours des premiers testeurs potentiels ?

    Nous n’avons pas encore de retours d’utilisateurs. Nous sommes obligés de faire nous-mêmes la démonstration de l’efficacité de notre solution. Cela ne pose pas de problèmes aux hôpitaux mais pour nous, en termes d’intégrité, cela nous dérange d’être à la fois producteurs et testeurs.

    Une association comme développeur : un modèle inédit dans le secteur

    Vous êtes une association, donc sans business modèle, mais vous évoquiez cependant le coût de votre logiciel de standardisation des données…

    Oui, car deux cas de figure peuvent se présenter. Tout notre code est en ligne. Cela signifie que si les hôpitaux se sentent capables d’installer aux-mêmes notre logiciel pour standardiser leurs données, ils le peuvent et cela nous convient parfaitement.

    Cependant, s’ils ne disposent pas des capacités techniques pour le faire, nous nous proposons de le faire pour eux. Cette deuxième configuration semble la plus en cohérence avec le secteur.

    Comment vous financez-vous ?

    Arkhn vit par le biais de levées de dons provenant de fondations ou en répondant à des appels d’offres.

    Nous essayons également de nous rapprocher des groupes pharmaceutiques en leur proposant de standardiser les données relatives aux achats de produits pharma réalisés par les hôpitaux. Nous leur expliquons qu’ils ont tout à gagner en ayant accès à ce genre de connaissances et en étant partenaires d’Arkhn dès le départ. Mais ils ont assez réticents. Nous ne comprenons pas vraiment pourquoi car nous sommes convaincus que cette standardisation pourrait réellement être un plus pour eux face à la concurrence.

    En ce qui concerne notre rémunération, moi, par exemple, je réserve une journée entière de la semaine à mes projets freelance en coding pour avoir une entrée d’argent régulière.

    Quelles sont les ambitions d’Arkhn pour les années à venir ?

    Une preuve de notre réussite serait la disparition de notre organisation. Ce que nous souhaitons c’est offrir notre expertise aux établissements de santé et qu’ils deviennent autonomes avec notre outil, qu’ils n’aient plus besoin de nous.

  • Apnée du sommeil : plus de 800 000 patients télésuivis (Snitem)

    Plus de 800 000 patients apnéiques traités avec une ventilation par pression positive continue (PPC) bénéficient d’un service de télésuivi, un an après la mise en place du paiement à la performance par l’Assurance maladie. Ils sont suivis par le biais d’un réseau réunissant fabricants, prestataires de santé à domicile et professionnels de santé, a indiqué le Snitem à l’occasion du Congrès de pneumologie de langue française, qui se tient du 25 au 27 janvier 2019 à Marseille.

    Apnée du sommeil : l’observance thérapeutique, « une condition essentielle »

    « L’observance est une condition essentielle de l’efficacité de cette prise en charge, ainsi que l’accompagnement du patient à domicile par les prestataires », note l’Anap dans un communiqué publié le 25 janvier 2019.

    Depuis janvier 2018, la nouvelle nomenclature pour le traitement du syndrome d’apnée-hypopnées obstructives du sommeil (Sahos) via ventilation par pression positive continue (PPC) introduit la rémunération à la performance du prestataire de santé à domicile, sur le critère de l’observance thérapeutique du patient.

    La rémunération est mesurée grâce à la transmission de données, par le dispositif médical connecté et à l’analyse de ces données par le prestataire de santé à domicile. Cette méthode de régulation « propose une alternative vertueuse à une baisse de prix globale et sans discernement du remboursement », comment l’agence nationale.

    « Cette approche proposée par les pouvoirs publics est unique au monde par sa dimension et son ambition, et positionne la France dans le camp de l’innovation en santé. Une année après la reconnaissance par l’Assurance maladie de ce télésuivi avec un paiement à la performance, un peu plus de 800000 dispositifs connectés forment déjà le plus grand réseau de télésuivi d’une pathologie chronique en Europe »,déclarent la présidente et les vice-présidents du groupe de travail « respiration à domicile » du Snitem Lucile Blaise, Christophe Hentzé et Philippe Salamitou.

    Le télésuivi comme solution

    Dans le respect des réglementations sur la protection, la sécurité et la confidentialité des données, les fabricants et les prestataires de santé à domicile ont développé des protocoles de partage et d’intégration de données afin de rendre possibles le flux, l’exploitation, la disponibilité et la sécurisation des données.

    Grâce aux informations de suivi recueillies au quotidien, les prestataires de santé à domicile peuvent prioriser leurs interventions vers les patients qui en ont le plus besoin. L’innovation technologique permet ainsi d’améliorer le parcours de soin du patient, note l’Anap.

    Une application possible à d’autres pathologies chroniques

    Dans le cadre du programme Etapes, cette infrastructure est actuellement aussi utilisée à travers l’expérimentation nationale de l’Assurance maladie lancée en 2018 pour évaluer l’impact de la télésurveillance dans cinq maladies chroniques : l’insuffisance cardiaque, l’insuffisance rénale, l’insuffisance respiratoire, le diabète et les prothèses cardiaques implantables.

    Pour les médecins et les scientifiques, la collecte de ces données en condition de vie réelle permet également d’envisager des recherches sur toutes ces données afin de mieux détecter, déterminer, traiter et accompagner l’ensemble des patients concernés.

    Selon l’Anap, l’intelligence artificielle (IA) ouvrira certainement dans un futur proche « de nouvelles perspectives dans le champ du respiratoire ».

    Cette réalisation permet surtout aux patients d’accéder à leurs données de traitement en continu. De nombreuses applications de suivi, d’accompagnement et de coaching viennent s’ajouter en complément pour « positionner le patient au cœur de sa prise en charge ».

  • L’Anap lance un nouveau module de e-learning sur l’auto-diagnostic des services d’urgence

    L’Agence nationale d’appui à la performance (Anap) a mis en place un nouveau module de formation en ligne (e-learning) pour aider les professionnels de santé à « mener l’auto-diagnostic qualitatif de leur service d’urgence« .

    Le programme se divise en 2 parties, accessibles sur le site de l’Anap dédié aux formations :
    « les fondamentaux des urgences » :
    – les urgences et leur environnement ;
    – les enjeux de performance d’un service d’urgence.
    « parcours guidé pour améliorer l’organisation d’un service d’urgence » :
    – préparer l’analyse ;
    – diagnostic guidé de mon service d’urgence ;
    – mise en œuvre du plan d’action.

    Les inscriptions aux premières sessions déployées sont ouvertes jusqu’au jeudi 28 février 2019. Elles doivent être réalisées sur le site Campus.anap.fr.

    La formation permet d’ »analyser les temps de passage aux urgences et l’adéquation des ressources à l’activité afin de mettre en œuvre un plan de transformation », indique l’Anap, précisant qu’elle « facilite la réflexion sur les pratiques organisationnelles et les interfaces prioritaires ».

    Le programme peut être suivi de manière autonome ou en complément d’autres ressources mise à disposition par l’agence nationale dans l’optique d’améliorer l’efficacité des services d’urgence.

    L’Anap propose également un « appui thématique » pour accompagner les équipes hospitalières dans la réorganisation des urgences. Il se déploie sur un an sous la forme de 6 sessions d’ateliers en visioconférence ou en présentiel avec présentation des méthodologies de l’Anap ainsi qu’ »une démarche outillée et personnalisée s’appuyant sur les données propres des établissements ».

  • Plan psychiatrie : 40 M€ supplémentaires et un délégué ministériel bientôt nommé (Agnès Buzyn)

    40 millions d’euros supplémentaires vont être consacrés en 2019 au financement des mesures présentées en juin 2018 par le gouvernement à travers la feuille de route sur la santé mentale et la psychiatrie, a révélé le 24 janvier 2019 Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, aux professionnels du secteur réunis à Paris à l’occasion du Congrès de l’encéphale. Elle a également indiqué que serait nommé un « délégué ministériel à la psychiatrie et la santé mentale ».

    La ministre a en outre annoncé « le renforcement de la filière de pédopsychiatrie » par :
    • la création de 10 nouveaux postes de chefs de clinique ;
    • l’augmentation du nombre de lits et de places, « en priorité dans les départements où elles s’avèrent faibles ou inexistantes » ;
    • la nomination de 6 praticiens hospitalo-universitaires titulaires, soit 47 universitaires au total en 2019.

    Agnès Buzyn a aussi déclaré qu’une « mission sur l’évolution des centres médico-psychologiques (CMP) » serait lancée afin de favoriser la coopération entre l’hôpital et les professionnels de santé de proximité.

    La création d’une formation de deux ans d’infirmiers de pratiques avancées (aux compétences élargies) en psychiatrie, à la rentrée 2019, a par ailleurs été confirmée par la ministre. Cette mesure fait partie du plan national « Ma Santé 2022 » dévoilé en septembre 2018 par le gouvernement.

    Ces différentes annonces ont été émises deux jours après une manifestation ayant mobilisé 300 infirmiers, médecins et proches de malades à Paris sous l’impulsion de plusieurs syndicats et collectifs mobilisés depuis plusieurs mois dans des hôpitaux psychiatriques pour réclamer davantage de moyens humains.

    Au total, 100 millions supplémentaires par an

    Les 40 millions supplémentaires serviront notamment :

    • à développer « l’offre de logement pour les personnes ayant des troubles psychiques » : financement, à hauteur de 15 millions d’euros, d’environ 250 habitats inclusifs, « troisième voie entre l’hébergement en établissement et le logement autonome » ;
    • à améliorer l’accompagnement des personnes handicapées psychiques vers et dans l’emploi : 7 millions d’euros seront déployés en 2019, contre 5 millions en 2018.

    Ils s’ajoutent aux 64 millions d’euros « issus des crédits dégelés exceptionnellement dans leur intégralité en décembre 2018 » et à la rallonge « pérenne » de 50 millions d’euros annoncée à la même période. Par ailleurs, le ministère a indiqué en décembre que 10 millions d’euros supplémentaires seront dédiés à la création d’un fonds d’innovation organisationnelle en psychiatrie.

    Au total, 100 millions supplémentaires par an vont être déployés pour le secteur de la psychiatrie et de la santé mentale, dès 2019, a souligne Agnès Buzyn.