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  • Reso : le numérique au service des patients atteints de dermatoses inflammatoires chroniques

    L’organisation de médecine collaborative Reso a été créée il y a 3 ans par le Dr François Maccari, dermatologue, et Dalila Simonian, anciennement directrice d’une association de patients, pour apporter aux patients souffrant de dermatoses inflammatoires chroniques des réponses adaptées, basées sur une médecine collaborative au service de tous.

    Après 10 ans de travail collaboratif au sein de ResoPso (psoriasis uniquement), Reso représente actuellement 5 réseaux de soins (psoriasis, eczéma, urticaire, maladie de Verneuil et vitiligo), 590 professionnels de santé, dont 90 % de dermatologues, un réseau ville hôpital ancré avec 49 centres référents, 2 groupes de recherche, et plusieurs dizaines de publications nationales ou internationales.

    Des objectifs partagés fédèrent ces acteurs, soit :
    • offrir aux patients une stratégie thérapeutique adaptée ;
    • offrir aux professionnels de santé les conditions d’un exercice de qualité ;
    • offrir aux chercheurs publics et privés les moyens de leur recherche.

    À la mise en place d’une application mobile collaborative (Resoconnex) au développement de la téléconsultation et de la télé-expertise, l’organisation place le numérique au cœur de sa stratégie, indiquent à Health & Tech Intelligence le DrMaccari et Dalila Simonian, qui reviennent en détail sur l’offre proposée.

    Contexte : plus de 9 millions de Français atteints d’une maladie de peau

    Les maladies de peau sont mal connues et incorrectement documentées, leurs conséquences sur les personnes atteintes – plus de 9 millions de Français – touchent à la fois le domaine médical, social (isolement) et économique (présentéisme et absentéisme).

    Ces patients sont malheureusement souvent confrontés à une errance thérapeutique pouvant se comptabiliser en années (difficulté d’accès aux dermatologues, spécialisations de la profession).

    Le Dr François Maccari a fondé Reso pour mieux faire face à cette situation.

    Resoconnex : une application mobile collaborative

    Au sein de Reso, le numérique est la clé, précisent ses dirigeants :

    Au-delà des outils « classiques » , soit 6 sites internet dédiés aux patients ou aux professionnels, et des formations médicales continues (FMC) digitales (sur les 690 dermatologues ayant bénéficié de FMC, 120 l’ont effectué en digital), Reso a mis à disposition des professionnels une application mobile collaborative répondant à toutes les exigences actuelles de sécurité : Resoconnex (www.resoconnex.com).

    L’application fédère aujourd’hui plus de 200 dermatologues et permet le partage d’expériences au sein du réseau ville/hôpital de l’organisation afin de mieux prendre en charge les patients, notamment pour accompagner l’arrivée des nouvelles thérapeutiques.

    L’appli, gratuite pour les dermatologues, a été conçue pour répondre à 3 objectifs centraux :

    • partager : faciliter le partage d’expérience entre confrères sur tout le territoire ;
    • soutenir : soutenir les médecins isolés dans les déserts médicaux ;
    • soigner : améliorer le parcours de soin des patients.

    Lorsque qu’un dermatologue se trouve face à un cas complexe, il peut, en le soumettant à Resoconnex :

    • obtenir une réponse rapide en posant des questions simples et pratiques ou en soumettant des cas complexes ;
    • utiliser la fonctionnalité « Help », qui permet d’être contacté en moins de 24 heures par un dermatologue télé-expert en cas de besoin d’une information qualifiée ou d’une aide rapide pour orienter un patient vers un centre référent Reso spécialisé dans les dermatoses inflammatoires chroniques.

    Prochaines étapes : un institut dédié, de la téléconsultation et de la télé-expertise

    La SAS ResoMed poursuite l’ambition de Reso pour aller plus loin dans l’accompagnement des patients, avec en particulier la mise en place d’une organisation coordonnée et agile autour d’un institut de professionnels de santé : l’Institut des dermatoses inflammatoires, qui verra le jour en septembre 2019.

    Cette organisation interviendra sur trois axes :

    • la coordination et l’optimisation de la prise en charge du patient ;
    • la formation des professionnels de santé et l’éducation thérapeutique du patient ;
    • la recherche sur les dermatoses inflammatoires chroniques.

    La téléconsultation sera l’une des activités phares de l’institut, prenant toute sa place dans le suivi de ces patients chroniques, pour qui l’accès au dermatologue qualifié reste souvent un réel challenge.

    Une ouverture à d’autres spécialités

    D’autres spécialités s’impliquent dans ces prises en charge et participent maintenant à Reso : allergologues, proctologues, chirurgiens (25 membres), infirmiers pour le traitement des plaies dans le cadre de la maladie de Verneuil et pour l’éducation thérapeutique du patient, rhumatologues, médecins du travail. D’autres professionnels, comme les pharmaciens, pourraient intervenir.

    Les facteurs clé de succès :

    • un partenariat médecins/patients ;
    • un engagement médical fort, fédérateur ;
    • un projet scientifique collectif : devenir la 1ère base de données dans les maladies inflammatoires de la peau.

    « La télémédecine est une réalité, à nous d’en faire une opportunité » (Dr Maccari)

    « La télémédecine est une réalité, à nous d’en faire une opportunité pour accompagner la transformation de notre métier et répondre ainsi à des enjeux de santé publique, commente le Dr Maccari. La prévalence du diabète, de l’obésité notamment, est plus fréquente chez ces patients. Il est donc urgent d’agir ! »

    « Le projet sera sans aucun doute porteur d’impact réel sur la parcours de soins » (D. Simonian)

    « Après 8 ans de constats établis au sein de l’association France Psoriasis et un travail d’emblée collaboratif avec le réseau ville/hôpital, ResoPso, en 2007, j’ai adhéré d’emblée au projet proposé par le Dr Maccari au sein de Reso, commente de son côté Dalila Simonian. Un projet concret, cohérent pour apporter une réponse claire à des enjeux désormais bien identifiés de tous. Avec un réseau Île-de-France bien implanté et très actif, le projet sera sans aucun doute porteur d’impact réel sur le parcours de soins des malades, leur prise en charge thérapeutique et l’évaluation de la télémédecine comme un outil complémentaire indispensable pour fluidifier le parcours de santé. »

  • Medusims lance une plateforme d’entraînement médical dédiée à la prise en charge de la douleur

    Medusims, la Société française d’étude et de traitement de la douleur (SFETD), ainsi que l’organisme de formation continue Pratico Santé développent une plateforme numérique d’entraînement médical dédiée à la prise charge de la douleur.

    Les trois partenaires ont en effet mené un projet de simulateur médical numérique sur la prise en charge de la douleur à destination des infirmiers, avec pour objectif d’étendre le champ des compétences dans un deuxième temps à l’ensemble des équipes de professionnels de santé, précisent-ils dans un communiqué publié le 30 janvier 2019. L’outil sera intégré à la plateforme d’entraînement aux soins infirmiers Hospisims, mise en place en 2018 par Medusims.

    Les premières phases de tests se dérouleront au mois de février dans plusieurs établissement de santé publics et privés en France, soit au sein de centres hospitaliers, de centres hospitaliers universitaires, de centres anti-douleurs, de l’Institut de formation aux soins infirmiers (IFSI) et de cliniques.
    Le lancement officiel de la plateforme Hospisims Douleur aura lieu lors des Universités infirmières de la SFETD, qui se tiendront du 24 au 26 mars 2019 à Lyon.

    Environ 12 millions de Français concernés par la douleur chronique (SFETD)

    Selon la Société française d’étude et de traitement de la douleur (SFETD), près de 12 millions de Français seraient concernés par la douleur chronique.

    « [L’]évaluation [de cette dernière] est complexe, l’objectivation de la douleur nécessite de prendre en compte les différentes composantes de la douleur : sensori-discriminative, affective et émotionnelle, cognitive et comportementale », est-il indiqué dans le communiqué.

    Medusims, la SFETD et Pratico Santé estime que la prise en charge de la douleur doit être « globale et transverse » et recourir aux traitements médicamenteux ainsi qu’aux autres thérapies interventionnelles ou psychocorporelles.

    Une formation médicale en évolution

    la formation médicale relative à la prise en charge de la douleur évolue avec l’intégration de la médecine de la douleur dans le Centre national des universités, notent les trois partenaires.

    Ils ajoutent qu’un autre défi est à relever pour faire évoluer les pratiques, soit de replacer la préparation des équipes à la prise en charge de la douleur « au cœur des services hospitaliers et au centre du quotidien de l’ensemble des équipes soignantes ».

    C’est pour cette raison qu’ils ont décidé de concevoir un simulateur médical numérique dédié à ce domaine particulier.

    Objectif : développer et maintenir les compétences médicales dans le temps

    « L’apport de la simulation médicale numérique est de développer et de maintenir les compétences médicales dans le temps via la modalité de l’entraînement médical, qui prône une haute fréquence et une faible intensité d’utilisation de l’outil afin d’atteindre les résultats attendus, expliquent les trois organisations dans leur communiqué. Le numérique constitue ainsi un levier efficient pour diffuser les nouvelles pratiques professionnelles qui font référence.

    Par ailleurs, l’entraînement médical via la simulation numérique contribue à fédérer les équipes soignantes et à améliorer la coordination des soins, s’inscrivant ainsi dans la perspective de « Ma Santé 2022″. »

  • Le courtier Gras Savoye propose à ses assurés un accès à la plateforme Deuxiemeavis.fr

    Gras Savoye Willis Towers Watson annonce un partenariat avec Deuxiemeavis.fr, une plateforme qui propose aux personnes confrontées à une maladie grave d’obtenir en ligne un deuxième avis d’un médecin expert.

    Dans ce cadre, le groupe de courtage d’assurance et de réassurance français va proposer progressivement à tous ses assurés d’accéder au service de la start-up, qui comptabilise une centaine de praticiens référencés, afin de les aider à comprendre les différentes options médicales qui s’offrent à eux et à faire des chois plus éclairés, indiquent les deux sociétés dans un communiqué publié le 30 janvier 2019.

    Deuxiemeavis.fr facilite les échanges entre patients et médecins experts

    Dans le cadre de cette alliance avec Deuxiemeavis.fr, les assurés Gras Savoye Willis Towers Watson peuvent créer un compte en ligne sur la plateforme.

    • Ils ont alors la possibilité de remplir un questionnaire médical précis
    • et de transférer dans leur espace personnel leur dossier ainsi que leurs examens médicaux.
    • Un « compte-rendu écrit et argumenté, signé par un médecin expert de la pathologie en question, leur est ensuite retourné sous 7 jours maximum et est partagé avec le médecin traitant », est-il précisé dans le communiqué.
    • La plateforme propose également une hotline pour guider et encadrer les patients dans leurs démarches, « du contenu médical fiable ainsi qu’une aide à l’orientation des patients vers les médecins experts adéquats présents dans leur zone géographique ».

    L’avis médical peut prendre plusieurs formes :

    • la validation du premier diagnostic ou du choix d’une opération ou d’un traitement ;
    • la proposition d’un traitement alternatif ;
    • l’explication approfondie du traitement ou de l’opération proposés.

    « Un système d’authentification et le respect des normes de protection des données des utilisateurs en vigueur garantissent la sécurité des informations échangées », notent les deux partenaires.

  • 5e Journée start-ups innovantes du dispositif médical (snitem) : le 14/05/2019, Cité des sciences

    La 5ième édition de la Journée start-ups innovantes du dispositif médical, organisée par le Snitem, se tiendra le 14 mai 2019 à la Cité des sciences et de l’industrie.

    L’événement sera rythmé par des échanges et des débats autour, entre autres, de la stratégie réglementaire, de l’accès au marché, des étapes clés pour créer une start-up et des sources de financement de projets.

    Comme en 2018, un jury sélectionnera une douzaine de start-ups, qui seront présentes au sein de l’espace « innovation », au même niveau que la zone dédiée au rendez-vous B to B, où les participants pourront échanger sur leurs projets et démarrer de nouvelles collaborations*. Elles « pitcheront » au fur et à mesure de la journée, jusqu’à la remise du prix du jury et du prix « coup de cœur » du public.
    Les start-ups qui souhaitent candidater aux prix sont invitées à se rapprocher des partenaires de l’évènement (liste à venir).

    Les inscriptions doivent être effectuées en ligne sur Snitem-startupdm.marcom-ace.com.

    Pré-programme

    Contact

    Startup@snitem.fr

     

  • EIT Health : appel à candidatures pour entrer dans le programme European Health Catapult

    EIT Health, avec le soutien de Health Axis Europe*, lance un appel à candidatures pour le European Health Catapult (EHC), un programme de formation et un concours visant à stimuler le développement de jeunes entreprises européennes les plus prometteuses. Les candidats doivent présenter une solution centrée sur la biotech, la medtech ou la santé numérique.

    Les dossiers doivent être déposés en ligne sur Eithealth.optimytool.com avant le 27 mars 2019.

    EHC récompense les meilleurs concepts commerciaux issus des domaines des technologies médicales, des biotechnologiques et de la santé numérique en Europe. Au total, le programme soutient 42 start-ups européennes, qui bénéficient d’une formation de haute qualité en matière de conception de business plan, de négociation de contrats et de coaching pour apprendre à pitcher, ainsi que d’un accès facilité à des investisseurs de haut niveau.

    EIT Health est un réseau d’innovateurs de premier plan en matière de santé, soutenu par l’Union européenne.

    Qui peut participer ?

    European Health Catapult (EHC) est ouvert aux micro et petites entreprises (moins de 50 employés), aux spin-off et aux start-ups (déjà développées) de toute la communauté de l’EIT Health qui :

    sont actives dans les domaines des technologies médicales, de la biotechnologie et de la santé numérique

    sont déjà développées et opèrent dans un pays de l’UE

    ont des concepts commerciaux innovants

    recherchent un financement de série ou de série A d’au moins 500 000 euros

    Avantages pour les lauréats

    En intégrant le programme EHC, les participants ont la possibilité de rejoindre « un forum unique pour les innovateurs », indiquent les organisateurs sur le site officiel de l’European Health Catapult.

    • Formation 360 ° : optimiser son business modèle et renforcer sa capacité à se présenter devant des investisseurs de haut niveau et des experts du secteur ;
    • visibilité : pitch devant des investisseurs faisant partie des leaders mondiaux du secteur des technologies médicales, des biotechnologiques, de la pharmaceutique et de l’informatique ;
    • connexion entre pairs : avec des entreprises en démarrage innovantes du secteur de la santé de toute l’Europe et un programme riche d’anciens élèves avec des événements de suivi en réseau ;
    • services : accès à l’écosystème et aux services uniques de l’EIT Health Accelerator dans des domaines cruciaux tels que la validation clinique (living labs et bancs d’essais) et la préparation du marché à l’internationalisation (GoGlobal), etc.
    • prix : 40 000 € pour le gagnant de chaque catégorie.

    Déroulé du concours et montant des prix

    Des prix seront remis aux gagnants des trois étapes du EHC.

    • Présélection : lors des présélections régionales, 42 équipes au total (14 par catégorie) seront nommées pour les demi-finales. Les demi-finales comprendront : l’examen du business plan, la formation sur le terrain ainsi qu’un accès à des experts et à des investisseurs. Les équipes recevront une subvention de voyage pour les demi-finales.
    • Demi-finales : lors des demi-finales spécifiques à chacune des trois catégories, 21 équipes seront nommées pour la finale et recevront une invitation à se présenter à l’EIT Health Summit en décembre. Ils recevront une bourse de voyage. Pour une visibilité accrue, chacun des 21 finalistes reçoit une somme consacrée à la production d’une vidéo de présentation qui sera incluse dans les relations publiques EIT Health.
    • Finale : lors de l’EIT Health Summit, les « best of the best » business plans  des catégories medtech, biotech et santé numérique seront sélectionnés par un panel d’experts.
      • Le montant total des prix attribués par EIT Health sera de 210 000 € :
        • 1ère place : 40 000 € (pour chaque catégorie) ;
        • 2ième place de 20 000 € (pour chaque catégorie) ;
        • 3ième place : 10 000 € (pour chaque catégorie).

    Calendrier du concours

    • sélections régionales : avant la fin mai 2019 ;
    • demi-finales :
      • biotech : Delft (Pays-Bas), 24-26 septembre 2019 ;
      • medtech : Saint-Sébastien (Espagne), 30 septembre-2 octobre 2019
      • santé numérique : Londres (Angleterre), 8-10 octobre 2019 ;
    • finale : EIT Health Summit, 3-4 décembre 2019.
  • Étude : un algorithme mesure les chances de réussite des thérapies cognitives par internet (AJP)

    Des chercheurs suédois du Karolinska Institute ont mis au point un algorithme semi-automatisé qui évalue le risque d’échec d’un traitement de thérapie cognitivo-comportementale (TCC) par internet. Chez les patients les plus à risque d’échec, l’adaptation du traitement s’est traduite par une réduction plus importante des symptômes. Les résultats de cette étude* publiée le 30 janvier 2019 dans l’American Journal of Psychiatry suggèrent qu’un algorithme permet d’améliorer les chances de réussite des TCC en ligne.

    Les TCC par internet : efficaces mais pour qui ?

    Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) par internet se sont avérées efficaces dans le traitement de la dépression, des attaques de panique, des troubles du sommeil et d’autres troubles psychologiques. Au cours des 20 dernières années, de nombreuses études ont montré que ces techniques faisaient jeu égal avec les traitements traditionnels en face à face. En Suède, cette approche a d’ailleurs été largement adoptée en pratique clinique.

    Cependant, comme n’importe quel traitement, les bénéfices des TCC en ligne sont variables selon les patients mais les facteurs de réussite d’une telle stratégie n’ont pas encore été identifiés.

    Un algorithme pour prédire les échecs

    Des chercheurs suédois du Karolinska Institute ont donc souhaité mener des travaux afin d’évaluer les bénéfices d’un traitement adaptatif chez les patients les plus à risques d’être en échec, et ce en utilisant les données de base et les données des premières semaines de traitement pour prédire le résultat final.

    Cette prédiction permettait alors au thérapeute d’intensifier et de personnaliser le traitement, sans attendre d’être en échec.

    Concrètement, après 4 semaines de thérapies cognitivo-comportementales par internet (sur un programme de 9 semaines), les scientifiques ont procédé à une évaluation structurée du risque individuel d’échec à l’aide d’un questionnaire et d’un outil fondé sur un algorithme. Les patients ont ensuite été classés comme faisant face à un risque faible ou élevé d’échec, c’est-à-dire des bénéfices insuffisants. Les personnes à haut risque ont été assignées au hasard soit au traitement, soit à un soutien supplémentaire et à un traitement ajusté.

    Les résultats de cet essai contrôlé randomisé incluant 251 patients souffrant d’insomnie ont été publiés le 30 janvier 2019 dans l’American Journal of Psychiatry.

    Résultats

    • L’algorithme a permis de classer 102 patients comme étant à risque d’échec du traitement.
    • 71 % des participants ont fourni l’ensemble des données permettant d’établir la prédiction.
    • Les patients qui n’étaient pas à risque présentaient des réductions de score de gravité de l’insomnie plus importantes que tous les autres groupes.
    • L’adaptation de la TCC par internet permettait de réduire davantage les symptômes d’insomnie que la poursuite du traitement standard (par internet également).
    • L’intensification du traitement nécessitait en moyenne 14 minutes supplémentaires de temps entre thérapeute et patient lors de la semaine restante.
    • 1,2 % des patients se sont détériorés sans traitement adapté et 0 % avec adaptation.

    Un premier pas vers la personnalisation des TCC par internet

    « Les résultats indiquent qu’il existe une évaluation précise des patients susceptibles ou non de bénéficier de la quatrième semaine de traitement », a déclaré Erik Forsell, psychologue et doctorant au département de neurosciences cliniques du Karolinska Institute. Les chercheurs considèrent donc cette étude comme une première étape dans la personnalisation de la thérapies cognitivo-comportementales par internet.

    Une des limites de ces travaux est que les thérapeutes étaient conscients que les patients à risque risquaient d’être en échec thérapeutique, ce qui pourrait affecter leur performance (les obligeant à abandonner ou à faire un effort supplémentaire). Cependant, cet effet est moins probable dans le contexte du traitement fourni en ligne de cette étude, dont une grande partie est normalisée et pour lequel les thérapeutes sont supervisés en termes de temps passé.

    Une autre limite est que le temps passé à envoyer du matériel aux patients du groupe de traitement adapté ou d’essayer, mais sans succès, de joindre quelqu’un au téléphone n’a pas été mesuré. Les patients à risque bénéficiant de soins standard recevaient globalement moins de temps, probablement parce qu’ils étaient inactifs.

    Vers une validation de l’algorithme

    Quant à l’algorithme, il n’avait pas été préalablement validé. « Si cela avait été le cas, la prédiction aurait pu être plus précise et donner ainsi des résultats plus clairs, soulignent les chercheurs. Bien que les résultats de cet essai soient déjà assez clairs, des études supplémentaires sont encore nécessaires pour optimiser et automatiser de tels algorithmes afin de maximiser leur utilité. »

  • ADME

    Absorption Distribution Métabolisation Excrétion ( absorption, distribution, métabolisme et excrétion)null

  • MPO

    Multi-parametric optimizationnull

  • Servier annonce sa volonté d’investir dans des solutions IA pour découvrir de nouveaux médicaments

    Servier et Iktos, une société spécialisée dans le développement de technologies d’intelligence artificielle (IA) appliquée à la chimie, viennent d’annoncer le succès de leur première collaboration, « qui avait pour objectif l’évaluation par Servier de la technologie Iktos sur sa capacité à accélérer l’optimisation de molécules d’intérêt pharmaceutique » par le biais d’un système basé sur IA, précisent les deux partenaires dans un communiqué publié le 29 janvier 2019.

    Les résultats de cette collaboration ont été présentés conjointement par Servier et Iktos au dernier congrès de l’European Federation for Medicinal Chemistry (EFMC), qui a eu lieu en septembre 2018.

    Les deux organisations annoncent également leur volonté de poursuivre leur partenariat dans les mois à venir. Dans ce cadre, Servier explique vouloir investir dans des solutions d’intelligence artificielle permettant la découverte de nouveaux médicaments.

    Un système de deep learning pour analyser plus de 800 molécules

    La technologie conçue par Iktos est basé sur un système d’apprentissage profond (deep learning). En analysant les données déjà générées dans un projet de recherche, elle permet de concevoir et d’optimiser in silico des molécules sur l’ensemble des paramètres du cahier des charges d’un projet.

    L’objectif est de pallier l’optimisation multicritères (MPO), l’un des principaux problèmes rencontrés dans la phase amont de la R&D pharmaceutique. Concrètement, il s’agit de la recherche d’une molécule qui satisfait simultanément à tous les critères in vitro requis pour un candidat préclinique (activité pharmacologique, sélectivité, ADME absence de toxicité) », est-il expliqué dans le communiqué.

    Un test concluant mené par Servier

    Dans le cadre du partenariat entre Servier et Iktos, l’algorithme a été utilisé pour analyser un jeu de données de plus de 800 molécules testés sur 11 critères, dont aucune ne répondait à l’ensemble des critères du cahier des charges du projet en question.

    La solution d’Iktos a proposé 150 molécules optimisées virtuellement sur tous les objectifs, dont 11 ont été synthétisés et testées par Servier, et ce avec de « bons résultats », indiquent les deux sociétés. En effet, les 11 molécules ont en moyenne atteint plus de 9 objectifs.

    « La capacité de l’algorithme à proposer, sur un délai très court, de nouvelles molécules répondant au cahier des charges est intéressante, a commenté Françoise Gellibert », directrice du pôle d’expertise chimie à Servier (communiqué), précisant que le groupe souhaite désormais « évaluer le gain de temps que cette technologie peut apporter sur le cycle de vie d’un projet de recherche avec un jeu de données plus restreint ».

    « Nous sommes particulièrement heureux de ces résultats qui apportent une validation de la technologie Iktos en vie réelle, et qui constituent la première démonstration de la valeur apportée par l’IA pour trouver des solutions à des problématiques d’optimisation chimique », a déclaré de son côté Yann Gaston-Mathé, président d’Iktos.

    Servier va utiliser l’IA Iktos pour accélérer l’identification de candidats précliniques

    Les deux partenaires ont annoncé leur volonté de poursuivre leur collaboration. L’idée cette fois est d’exploiter la technologie d’Iktos pour accélérer l’identification de candidats précliniques. Dans cette optique, la start-up va fournir son logiciel Makya en bêta-test à un groupe d’utilisateurs chimistes et chemo-informaticiens de Servier.

  • Le CHU de Bordeaux s’allie avec la start-up Synapse Medicine pour développer l’IA

    Le CHU de Bordeaux va collaborer avec la start-up bordelaise Synapse Medicine, issue du CHU et spécialisée dans le développement de l’intelligence artificielle (IA) en santé. Les deux organisations ont signé le 16 janvier 2019 un accord-cadre pour que les équipes de recherche du centre de soins puissent exploiter la solution développée par Synapse.

    La start-up a mis au point une plateforme basée sur IA permettant à un médecin d’accéder aux dernières informations relatives à l’usage des médicaments dans un contexte donné pour les aider à prescrire les bons médicaments, à la bonne dose et en tenant compte de tous les facteurs. Ils peuvent ainsi analyser instantanément l’ordonnance d’un patient, simplement en la prenant en photo, soit des dizaines de minutes gagnées, indiquent le CHU dans un communiqué publié le 24 janvier sur Reseau-chu.org.

    Les services de médecine gériatrique seront les premiers à utiliser le système, « dans le cadre d’un ambitieux projet de recherche clinique », précise le centre de soins.

    Il s’agit de la « première mise à disposition » de cet outil à travers « un protocole de recherche, pour aider quotidiennement des médecins dans leur travail », indique par ailleurs l’établissement.

    « C’est un évènement très important. Il s’agit d’un des tout premiers accords de ce type en Europe : entre un hôpital de la taille d’un CHU et une start-up spécialisée en intelligence artificielle médicale, commente le Dr Clément Goehrs, co-fondateur et P.-D.G. de Synapse Medicine (communiqué). La force de Synapse aujourd’hui, c’est d’avoir su implémenter ces technologies dans un produit concret, directement utile pour les médecins, et donc pour les patients. Les possibilités futures sont immenses. »