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    Assistant de régulation médicalenull

  • Le Samu 38 compte sauver 40 à 50 victimes d’arrêt cardiaque en plus par an avec l’appli Sauv Life

    Les professionnels de la régulation du Samu 38 estiment pouvoir sauver 40 à 50 victimes d’arrêt cardiaque en plus chaque année en Isère grâce à un ensemble d’interventions incluant l’utilisation de l’application mobile Sauv Life, lancée en janvier 2019 dans le département.
    Environ 500 arrêts cardiaques sont recensés chaque année en Isère, où le taux de survie pour ce type d’attaque est de 10 %.

    La solution permet de géolocaliser les citoyens volontaires qui peuvent effectuer les gestes de premiers secours en cas d’arrêt cardiaque survenu sur la voie publique. Elle guide ces personnes vers la victime et le défibrillateur automatique le plus proche. Lorsqu’un appel est passé au Samu pour un arrêt cardiaque, l’application est déclenchée simultanément à l’envoi de l’équipe médicale du Samu ou des secouristes.
    Le personnel du Samu assiste les citoyens témoins par téléphone pour qu’ils puissent réaliser aux mieux les gestes d’urgence.

    Sauv Life fait l’objet d’une étude de recherche, baptisée « Dispatch », sur l’amélioration de la régulation du massage cardiaque par les centres Samu de dix départements.

    L’application a été lancée à Paris, à Lyon et à Lille en mars 2018 après avoir été testée par le Samu de Lille en février de la même année. À partir du 7 février 2019, elle sera déployée par le Samu de Rouen et à partir du 13 février dans l’Eure par le Samu 27.

    4 000 citoyens ont installé l’application en Isère

    L’application Sauv Life, gratuite, peut être utilisée par tous les citoyens volontaires. En Isère, déjà 4 000 personnes l’auraient téléchargée selon Guillaume Debaty, responsable du Samu 38 (source : APMnews).

    À échelle nationale, le service a été installé par environ 80 000 personnes au total mais il n’est pas actif sur tout le territoire.

    Une étude incluant 2 000 patients et impliquant 15 Samu de France

    L’étude multicentrique Dispatch, coordonnée par Guillaume Debaty, a pour but d’évaluer l’intérêt d’une combinaison d’interventions dans l’optique d’augmenter le nombre de patients bénéficiant d’un massage cardiaque avant l’arrivée des secours en cas d’arrêt cardiaque.

    Cette étude, randomisée et contrôlée, prévoit d’inclure 2 000 patients en 2 ans et d’impliquer au total 15 Samu de France, qui passeront en phase d’intervention de manière échelonnée après une phase d’observation.

    Les travaux portent sur deux interventions principales :

    • une formation des assistants de régulation médicale (ARM) à la reconnaissance téléphonique précoce de l’arrêt cardiaque, dans le cadre notamment d’un programme de formation en ligne incluant l’écoute régulière de bande de régulation ;
    • l’utilisation de l’application Sauv Life.

    Guillaume Debaty espère que les résultats de cette étude permettront de promouvoir l’utilisation de Sauv Live et la formation des ARM sur l’ensemble de la France.

  • Exploitation des données de santé : le Health Data Hub lance son premier appel à projets

    Le Health Data Hub (HDH), piloté par Jean-Marc Aubert, lance un appel à projets (AAP) dans l’optique de sélectionner les premières initiatives innovantes dans le domaine de l’exploitation des données de santé qui présentent un intérêt public.

    Les dossiers de candidatures doivent être déposés sur le site Demarches-simplifiees.fr d’ici le 9 mars 2019 à minuit.

    L’appel s’adresse en particulier aux porteurs de projets « dont la phase de conception est avancée mais dont la réalisation requiert expressément l’aide du Hub pour accéder aux données de santé ou procéder à leur traitement », indiquent le ministère des Solidarités et de la Santé ainsi que la Dress dans un communiqué publié le 31 janvier 2019. Les projets qui contribueront à la constitution du catalogue de données et dont les acteurs accepteront de partager les outils et connaissances développés avec la communauté « seront privilégiés ».

    Les lauréats pourront bénéficier d’un accompagnement pendant un an à compter du second semestre 2019.

    Le Health Data Hub mettra à la disposition des porteurs de projets retenus des ressources humaines et technologiques mutualisées afin de les aider à élaborer et déployer leurs solutions. La construction et le fonctionnement du HDB « reposeront sur le partage et la capitalisation des travaux entrepris, est-il notifié. Il sera un outil de promotion de l’innovation pour faire de la France un leader des données de santé. »

    Les 3 objectifs de l’appel à projets Health Data Hub :

    • soutenir les usages innovants de la donnée de santé : « l’objectif est d’accompagner des projets innovants au service de la recherche, des patients, des professionnels de santé et du système de santé », est-il indiqué dans le document présentant l’appel à projets (AAP) ;
    • participer à la construction et au développement du Health Data Hub : « ces projets permettront au Health Data Hub d’éprouver et d’industrialiser son offre de service ainsi que d’enrichir son catalogue de données et d’algorithmes partagés » ;
    • démontrer par des résultats rapides la valeur de la donnée : « les projets doivent permettre l’obtention de résultats rapides, à même de démontrer la valeur de la donnée et l’intérêt de son partage. »

    Les thématiques ciblées

    Les projets ciblés

    Maturité du projet

    Le cas d’usage doit être précis, concret et réaliste. L’équipe projet doit déjà être constituée et engagée.

    Usage innovant de la donnée de santé

    Le projet doit proposer une approche innovante de collecte ou du traitement de la donnée (notamment en utilisant l’intelligence artificielle).

    Contribution à la constitution du catalogue de données Hub

    Le projet doit contribuer à l’identification de sources de données à fort potentiel de ré-utilisation ou à la collecte, la documentation, la standardisation et la mise en qualité de nouvelles sources de données majeures. L’utilisation de standards internationaux serait un plus.

    Bénéfices potentiels significatifs et disponibles rapidement

    Le projet doit être réalisable dans les conditions actuelles de l’état de l’art et pouvoir témoigner rapidement (6 mois à 1 an) de bénéfices sur l’amélioration des soins ou du système de santé.

    Contribution au partage des données, des outils et des connaissances

    Le projet doit prévoir, dans le respect de la propriété intellectuelle et industrielle, la mise à disposition de documentation, outils, algorithmes créés grâce au concours du Hub et pouvant servir à l’ensemble de sa communauté d’utilisateurs.

    Les obstacles que le Health Data Hub peut aider à franchir

    L’accompagnement proposé pour franchir ces obstacles

    Modalités de sélection et calendrier de l’appel à projets

    • Dépôt des candidatures : les porteurs de projets sont invités à déposer leur candidature sur la plateforme d’ici le 9 mars 2019 à minuit.
    • Pré-sélection : les candidatures seront analysées pour établir une pré-sélection sur la base de la qualité et la pertinence de la candidature, ainsi que des critères présentés en page 5 du dossier de présentation de l’AAP.
    • Auditions et sélection : Les candidats présélectionnés seront invités à être auditionnés par un jury composé de représentants des ministères concernés, de personnalités qualifiées et de Bpifrance.
    • Lancement de l’accompagnement : les projets retenus seront annoncés début avril et feront l’objet d’un premier accompagnement pour lancer au plus vite les démarches d’accès aux données.
    • Réalisation des projets : la réalisation des projets sélectionnés pourra démarrer dès l’obtention des autorisations et habilitations requises dans le courant du 2e semestre 2019.

    Informations et contacts

    Pour toute information portant sur l’appel à projet lancé par le Health Data Hub, une foire aux questions est accessible en ligne sur Qa.health-data-hub.fr.

    Il est possible de contacter le HDH par email dans le cadre de l’AAP à hdh-aap@sante.gouv.fr.

  • Apple lance Attain, une application qui propose des défis aux utilisateurs pour améliorer leur santé

    Apple a annoncé qu’il lancera au cours de l’été 2019 Attain, une application mobile visant à fixer des objectifs aux utilisateurs pour améliorer leur bien-être et leur santé au quotidien. La question de l’exploitation des données personnelles par une société privé se pose à nouveau dans le cadre de ce projet car le géant américain pourrait ainsi avoir accès à une masse importante d’informations de particuliers.

    Ce programme est le fruit d’une collaboration qui a commencé en 2016 entre la multinationale et le grand groupe d’assurance américain Aetna. Ce dernier s’est associé avec le laboratoire CVS en novembre 2018 pour répondre à la demande de plusieurs dizaines de millions d’utilisateurs dans le monde, soit un canal privilégié de diffusion de son offre e-santé et de l’Apple Watch. Afin d’élargir la cible client, les non adhérents à Aetna pourront aussi utiliser le service en passant par d’autres canaux mais le prix serait plus élevé.

    Apple est de plus en plus présent sur le marché de la santé. Tim Cook, son P.-D.G., a d’ailleurs récemment indiqué qu’il souhaitait que la plus grande contribution de son entreprise soit dans ce secteur.

    Des cadeaux pour les utilisateurs les plus assidus

    Reliée à l’Apple Watch, Attain permet un suivi et propose des recommandations personnalisées. Les données prennent en compte l’âge, le sexe, la taille ainsi que le poids de l’utilisateur pour lui soumettre un programme se présentant sous la forme de différents objectifs à atteindre au quotidien ou au cours de la semaine, des défis du type « faire trois marches rapides de 10 minutes avant samedi ».

    Dès qu’un objectif est atteint, le système débloque un lot de crédits à dépenser sur l’App Store pour acheter des cartes-cadeaux. De plus, les utilisateurs les plus assidus au programme auront la possibilité de gagner une Apple Watch.

    Une utilisation possible pour les personnes qui n’ont pas d’Apple Watch

    Les personnes qui veulent s’inscrire au programme mais qui ne disposent pas d’Apple Watech reçoivent un appareil de série 3 d’Aetna ou peuvent payer pour obtenir une mise à niveau vers la dernière série 4. Ils reçoivent ensuite une somme correspondant au prix de l’appareil sur 24 mois s’ils atteignent les objectifs santé fixés par l’application.

    Les utilisateurs qui arrêtent le programme en cours peuvent être contraints de payer une partie de la part d’Apple Watch, sauf en cas de maladie grave, d’opération chirurgicales ou de grossesse.

    L’application sera limitée à 300 000 utilisateurs dans un premier temps

    Pour participer, il faut un minimum un iPhone 5S.

    L’application n’est actuellement téléchargeable que par les 300 000 premiers utilisateurs. À partir du printemps 2020, de nouvelles inscriptions devraient être possibles.

    En ce qui concerne les adhérents à l’assureur santé Aetna, ils auront la possibilité d’acheter leur emplacement personnellement.

    L’exploitation des données personnelles parmi les préoccupations

    Cette initiative pose question cependant du point de vue de l’exploitation de données personnelles par une société privée car, dans le cadre de ce projet, Apple aura accès à des centaines de milliers d’informations sur les utilisateurs.

    Des services d’Apple ont déjà présentés des défaillances en termes de sécurité des données

    Le groupe américain a été à plusieurs reprises mis en cause dans la gestion imparfaite de ces données de santé. Dernièrement, l’application FaceTime a connu une importante faille de sécurité. Une personne pouvait en effet espionner son correspondant en passant un appel sans que ce dernier ne décroche.

    En France, la taxation des GAFA, dont fait partie Apple, est un sujet qui fait l’objet de débats.

  • Fuite de données : 16000 professionnels de santé touchés en France et un nouveau piratage à Singapour

    Deux fuites de données majeures ont été recensées dans le monde de la santé au cours du mois de janvier 2019, à Singapour mais aussi en France.

    France : plus de 16 000 adresses email de professionnels de santé de différents établissements sanitaires, « souvent publiées avec le mot de passe associé » et « issus de divers piratages », ont été découverts regroupés sur une plateforme en ligne, a alerté dans un bulletin publié le 28 janvier 2019 la cellule d’accompagnement cybersécurité des structures de santé* (ACSS) du gouvernement. La divulgation, jugée « massive » par l’organisme, a eu lieu le 18 janvier. « Les informations ont toutefois été retirées et ne sont plus directement disponibles », est-il précisé dans le bulletin d’alerte.

    Singapour : le ministère de la Santé singapourien a annoncé le même jour que les données confidentielles de 14 200 personnes atteintes du VIH, dont celles de 8 800 étrangers, ont été piratées puis mises en ligne. Il s’agit de la deuxième faille de sécurité de grande ampleur survenue en moins d’un an au sein de la cité-État, la première ayant visé les patients qui avaient effectué un séjour dans des cliniques entre le 1er mai 2015 et le 4 juillet 2018. Les informations personnelles d’environ 1,5 million de personnes, dont celles du Premier ministre Lee Hsien Loong, avaient été volées.

    Fuite de données mondiales : 773 millions d’adresses email recensée

    La fuite révélée par la cellule ACSS, intitulée « Collection #1 », a eu lieu le 16 janvier 2019 à l’échelle internationale, précise l’organisme du ministère des Solidarités et de la Santé. Il s’agit d’une « découverte record », avec près de 773 millions d’adresses email recensées.

    « Des millions de mails et de mots de passe, issus de divers piratages, ont été découverts regroupés sur une plateforme (Mega) via 12 000 fichiers distincts pesant en tout 87 Go, est-il indiqué dans le bulletin. Ces fichiers sont le fruit de plusieurs années de collecte de données piratées, provenant de diverses sources (de 2008 à 2019). »

    Le document précise que les propriétaires de ces adresses de messagerie « ne sont pas responsables du piratage de ces bases de données mais il doit être signalé que ces adresses sont souvent publiées avec le mot de passe associé au compte de messagerie ».

    Un probable recours au chantage à venir

    La cellule d’alerte prévient que les pirates vont « très probablement » utiliser ces données pour mettre en place des escroqueries dites de « phishing » (technique utilisée pour obtenir des informations personnelles afin de perpétrer une usurpation d’identité) et « recourir au chantage ».

    Un site pour savoir si une adresse email a été piratée

    Pour vérifier si une adresse email se trouve dans le fichier divulgué, la cellule ACSS conseille de se rendre sur le site Haveibeenpwned.com, qui permet de lancer une recherche sur une adresse email, que celle-ci soit personnelle ou professionnelle.

    « Le site indique si l’adresse entrée est trouvée ainsi que, si cela est identifié, l’origine de la fuite (site professionnel, de réseau social, etc.), explique-t-elle. Une information qui ne signifie pas forcément que ces données soient en danger, mais il convient par mesure de précaution de changer le ou les mots de passe associés au compte. »

    De plus, la cellule met en avant deux documents réalisés par l’Asip Santé et par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), qui présentent des recommandations de sécurité relatives aux mots de passe :

    • Sensibilisation a la sécurité des mots de passe (Asip Santé et cellule ACSS) ;
    • Recommandations de sécurité relatives aux mots de passe (Anssi).

    Singapour : la séropositivité de 14 200 personnes atteintes du VIH dévoilée

    Le ministère de la Santé de Singapour a annoncé dans un communiqué que l’identité (noms, numéros de passeport ou de cartes d’identité), les coordonnées (adresses, numéros de téléphone) et la séropositivité (informations médicales en général) de 14 200 personnes atteintes du VIH ont été dévoilées sur internet, précisant que 2 400 personnes sont touchées par un vol de leurs coordonnées.

    Cette faille concerne 5 400 Singapouriens diagnostiqués positifs au VIH avant janvier 2013 et 8 800 étrangers atteints du virus et diagnostiqués avant janvier 2012.

    Une Américain serait l’auteur du piratage

    Un Américain serait à l’origine du piratage. Il a vécu dans la cité-État de 2008 à 2016 et a été condamné pour possession de drogue et faux et usage de faux. Il a utilisé un faux certificat de diplôme de l’université de Princeton pour devenir conférencier. De plus, il a utilisé le sang de son compagnon pour tricher à un test du VIH et conserver son visa. Il a été expulsé de Singapour après une condamnation de 28 mois.

    Le gouvernement singapourien a demandé l’aide des autres pays puisque cette personne ne réside plus au sein de la cité-État.

    Pour rappel, l’homosexualité masculine est passible de deux ans d’emprisonnement à Singapour. Toutefois, cette loi n’est plus appliquée depuis 1999.

    L’accès aux informations volées a été désactivé

    Selon les autorités, la personne suspectée détenait ces informations confidentielles depuis 2016. L’accès aux données volées a été désactivé le 25 janvier 2019.

    Le ministre de la Santé Gan Kim Yong a présenté ses excuses à plusieurs reprises par le biais de diverses déclarations dans les médias.

    Selon Ouest France, deux organismes de santé singapouriens ont été condamnés par l’autorité de protection des données à des amendes, dont le montant équivaut à 645 000 euros.

  • MedTech Forum : l’événement européen se tiendra du 14 au 16 mai 2019 à la Cité des sciences à Paris

    Le MedTech Forum 2019 aura lieu du 14 au 16 mai à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris.

    L’événement est la plus grande conférence de l’industrie de la santé et des technologies médicales en Europe.

    Dans le cadre de cette nouvelle édition, plus de 1 000 parties prenantes du secteur des technologies de la santé (leaders de l’industrie, innovateurs, investisseurs, experts en technologies médicales, PME, etc.) sont attendus pour débattre des problèmes auxquels le secteur est confronté, des tendances qui façonnent l’avenir du marché et des opportunités à venir.

    Les inscriptions doivent être réalisées en ligne sur le site Medtechforum2019.europa-inviteo.com.

    La Conférence mondiale sur les technologies médicales (GMTCC) intégrée au MedTech Forum

    Nouveauté cette année, la Conférence mondiale sur les technologies médicales (GMTCC) sera intégrée au MedTech Forum.

    Organisée conjointement par MedTech Europe et l’association américaine du secteur des dispositifs médicaux AdvaMed depuis plus de dix ans, la GMTCC rassemble chaque année la communauté internationale du secteur dans le but de partager des idées et des expériences de manière à inspirer de nouveaux partenariats et des solutions innovantes aux défis portant sur les aspects réglementaires relatifs aux technologies médicales.

    Un partenariat avec la Journée start-ups innovantes du dispositif médical (Snitem)

    Le MedTech Forum est également partenaire avec le Snitem dans le cadre de la Journée start-ups innovantes du dispositif médical, qui aura lieu le 14 mai 2019 à la Cité des sciences.

    Programme

    Mardi 14 mai 2019

    Mercredi 15 mai 2019

    Jeudi 16 mai 2019

  • GMTCC

    Global MedTech Conferencenull

  • Alcatel-Lucent propose à ses clients PassCare, le « passeport santé universel » digital de Innovhealth

    Alcatel-Lucent Enterprise (ALE) propose depuis le 1er février 2019 à ses clients PassCare, une plateforme interactive de communication et de partage de l’information médicale (ordonnances, examens, comptes rendus médicaux…) entre patients et professionnels de santé basée sur la blockchain.
    Elle a été lancée par la start-up Innovhealth, fondée en 2016. Sa version pilote a couvert 250 000 patients.

    La solution se présente sous la forme d’une carte dotée d’un QR code et associée à un mot de passe, fonctionnant via une application mobile. Elle est présentée comme un « passeport numérique universel« , accessible partout dans le monde avec une connexion internet.
    Par le biais d’un système basé sur intelligence artificielle (IA), PassCare peut envoyer des alertes personnalisées pour faciliter la prévention et le dépistage. L’utilisation de la technologie de la blockchain permet, elle, de sécuriser les données, qui sont automatiquement anonymisées.

    En collaborant avec ALE, InnovHealth a étoffé son offre en y ajoutant des fonctionnalités de messageries instantanées, de vidéos et de téléconsultation. Grâce à ce partenariat avec une entreprise d’ampleur internationale, la start-up espère accélérer le déploiement de sa technologie à échelle mondiale.

    La start-up présente ses solutions comme un complément aux dispositifs nationaux, tel que le dossier médical partagé (DMP) en France. Avec PassCare, elle souhaite participer à la recherche, l’objectif affiché étant notamment de fournir des cohortes de patients grâces aux données collectées sur la plateforme.

    Un business modèle reposant sur les professionnels

    « Nous sommes partis du constat suivant : il n’existe à ce jour aucune technologie permettant de lier les systèmes informatiques des établissements de santé et les logiciels des praticiens avec leurs patients. Ces derniers deviennent maîtres de leurs données de santé », commente Adnan El Bakri, chirurgien urologue, fondateur et P.-D.G. d’Innovhealth (source : Lefigaro.fr).

    Proposé aux particuliers à partir de 2,99 euros par mois, son modèle économique repose avant tout sur les professionnels, les entreprises ayant la possibilité d’abonner leurs salariés au service. Parmi les premiers clients figurent Alcatel-Lucent donc mais aussi L’Oréal, le groupement de pharmaciens Totum, les hôpitaux universitaires de l’Est parisien Tenon, les mutuelles Hélium et le courtier en assurance Servyr.

    Vers un déploiement possible en Afrique

    InnovHealth est par ailleurs en discussions « très avancées » avec un État africain qui pourrait lui confier la gestion de son système de santé, indique la start-up.

    Une deuxième levée de fonds bientôt lancée pour recueillir 5 M€

    La start-up va prochainement lancer une deuxième levée de fonds dans l’optique de recueillir 5 millions d’euros. Ce tour de table lui servira à accélérer son développement commercial et son activité R&D.

    InnovHealth compte une vingtaine d’actionnaires, dont l’acteur Christophe Lambert, devenu l’un des premiers clients aux États-Unis et ambassadeur de la société.

  • L’IA et l’analyse des données massives au centre de la stratégie d’innovation d’Unicancer (bilan)

    « Notre dernière enquête* montre que le patient a changé : [il est] plus exigeant, plus connecté et aussi extrêmement concerné par le cancer », commente Patrice Viens, président d’Unicancer, dans le dernier rapport annuel de la fédération, indiquant que la e-santé fait partie des domaines sur lesquels la cancérologie française doit miser.

    À l’occasion d’un petit déjeuner presse qui s’est tenu le 31 janvier 2019, et auquel Health & Tech Intelligence a assisté, le responsable a notamment insisté sur les avantages de l’outil Consore (Continumm soins-recherche), un logiciel basé sur intelligence artificielle (IA) permettant de retrouver et d’ordonner des informations disséminées dans les milliers de dossiers patients issus des centre de lutte contre le cancer (CLCC).
    Une dizaine de CLCC sont déjà équipés et une quinzaine devraient l’être d’ici la fin 2019. L’idée est de proposer à d’autres établissements l’outil car les résultats seront d’autant plus intéressants que si son utilisation est étendue.
    « Il s’agit d’un vrai travail collectif de longue haleine, regroupant médecins, informaticiens, etc. », précise Pascale Flamant, déléguée générale d’Unicancer.

    Côté numérique, 40 applications et solutions connectées sont proposées par les centre de lutte contre le cancer. La fédération ajoute qu’elle propose des achats mutualisés aux CLCC pour leur permettre d’acquérir des équipements de pointe.
    Cependant, pour aller plus loin, Pascale Flamant insiste sur le fait que les contraintes financières qui pèsent sur les centres doivent « finir par s’arrêter ».

    Patrice Viens a par ailleurs annoncé qu’Unicancer allait proposer un plan stratégique qui devrait être officialisé au cours du printemps 2019, « en avril probablement ».

    Consore : un outil de recherche puissant des données patients

    Patrice Viens a mis en avant la volonté d’Unicancer de poursuivre le développement des nouvelles technologies au sein de ses centres afin d’optimiser le parcours de soins.

    Le président de la fédération est notamment revenu sur les ambitions de Consore (Continumm soins-recherche), mis en place en 2015.

    Le logiciel « lit » les dossiers informatisés, soit « les données en full text« , afin de former des groupes de patients selon des critères établis (type de maladie, âge, sexe, etc.). Si les établissement acceptent de publier les données, il sera possible de mieux travailler sur le dépistage (tel cancer plus important dans telle ou telle région, traitement efficace plutôt dans telle région, etc.), explique le responsable.

    « Il s’agit d’un outil de fouille de données sur l’ensemble des données des CLCC visant à répondre à une interrogation sur un sujet donné », précise Pascale Flamant.

    « La masse gomme les biais »

    L’intérêt d’une analyse d’un grand nombre de données est que « la masse gomme les biais », poursuit Patrice Viens. Elle vient selon lui en complément des essais cliniques, qui, eux, sont utiles pour dégager des modèles à partir de données « pures ».

    En effet, « quand les données analysées concernent 20 000 à 50 000 patients, s’il y a 2 ou 3 % de biais, ils sont gommés par la masse, explicite-t-il. En revanche, lorsqu’il s’agit d’un essai mené sur 200 à 300 patients, ces biais faussent les résultats ». 

    Les résultats générés par Consore viennent ainsi en complément car ils permettent d’avoir un regard continu sur l’efficacité d’un traitement après sa mise sur le marché, par exemple, et sur ses potentiels effets secondaires.

    Un outil utilisé pour dégager les taux de mortalité des centres

    Le président de la fédération explique qu’Unicancer va se servir de Consore pour « sortir » les taux de mortalité des différents établissements. L’organisation est en effet la seule à avoir pour projet la publication des taux de mortalité, une transparence essentielle selon son responsable.

    Mettre un terme à la baisse des tarifs hospitaliers

    En 2018, la politique du groupe a été axée autour du développement de la marque « Unicancer ». 11 centres ont changé leur appellation l’année dernière pour faire apparaître « Unicancer » dans le nom de leur établissement.

    « Il ne s’agit pas que d’un concept marketing mais d’une volonté de montrer que nos centres sont dédiés à la prise en charge de la patientèle « cancer », dans une optique de prévention et de dépistage renforcés », argumente Patrice Viens.

    Informations clés sur le développement d’Unicancer :

    • En 2018, le GCS, qui rassemble tous les CLCC et leur fédération, est devenu le premier opérateur de recherche clinique en cancérologie en Europe et se positionne désormais au 5e rang mondial.
    • Unicancer a la volonté, en 2019, d’obtenir des certifications internationales, au moins en Europe. La fédération est pour l’instant le seul réseau en France à avoir décroché la certification ISO 9001 pour la recherche clinique.
    • Unicancer observe une décélération de l’augmentation de l’activité de ses centres. En 2018, l’augmentation est de 1,5 %, contre 3,5 %, en 2017.

    Côté financier, le président d’Unicancer a rappelé que la fédération souhaitait un arrêt de la diminution des tarifs hospitaliers, voire, « pourquoi pas », une « petite hausse ».

    Il estime globalement positif le rapport portant sur la réforme du financement du système de santé, remis le 29 janvier 2019 à Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, par la task force pilotée par Jean-Marc Aubert. Il salue notamment le fait que l’essentiel des mesures ne soient pas exclusivement basées sur l’activité et que la qualité ait été introduite au centre de la stratégie.

  • Axa Venture Partners lève 157 millions € pour investir notamment dans des start-ups e-santé

    Axa Venture Partners (AVP), la branche de capital risque du groupe d’assurance français, lance un deuxième fonds en phase de démarrage de 150 millions de dollars US (environ 131M€) pour un objectif maximum de 180 millions USD (157 M€), dont le closing final est prévu en milieu d’année.
    Axa est le principal contributeur, accompagné par des investisseurs institutionnels.

    AVP prévoit d’investir dans des entreprises spécialisés dans les secteurs de la santé digitale, de la fintech, de l’assurtech mais aussi de la cybersécurité et des logiciels. « Nous recherchons essentiellement des sociétés technologiques qui vont transformer le métier d’assureur mais nous pouvons aussi investir dans des start-ups intervenant dans des domaines différents », précise Sébastien Loubry, partner d’Axa Venture Partner (AVP) en charge du développement, dans un communiqué publié le 22 janvier 2019.

    Plus important que le premier, ce nouveau fonds investira 500 000 à 6 millions de dollars (435 000 – 5,2M€) , contre 300 000 à 5 millions (261 000 – 4,4M€) pour son prédécesseur en 2015, dans des sociétés basées aux États-Unis, en Europe et en Israël. Ce tour de table porte désormais à 600 millions de dollars (522 M€) les actifs sous gestion d’Axa Venture Partners.