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  • Crédit Agricole Assurances lance une plateforme e-santé pour salariés et employeurs

    Crédit Agricole Assurances annonce le lancement de « Crédit Agricole Ma Santé », plateforme e-santé ciblant les salariés et leurs employeurs. Il s’agit d’une application mobile « tout-en-un » qui propose aux salariés des services clés en main en matière de santé pour :
    • gérer de manière numérique leur contrat d’assurance ;
    • accéder à la téléconsultation médicale ;
    • bénéficier de programmes de coaching santé ;
    • géo-localiser un professionnel de santé ;
    • accéder aux actualités de Santé Magazine, etc.

    Cette nouvelle plateforme vise à maintenir le lien avec l’assuré grâce à une approche par « moment de vie » en fonction de la santé du salarié sur des questions telles que « j’ai un problème de vue », « je dois aller voir un dentiste », « je vais être hospitalisé », etc.

    Les services sont accessibles aux salariés assurés en santé collective auprès de Crédit Agricole Assurances et sont disponibles sur Android et iOS (Google Play et Apple Store) ainsi que sur le web depuis l’adresse www.ca-masante.fr. Ce lancement intervient alors que AXA a décidé de fermer son application Mon Axa, ouverte depuis 4 ans.

    Une offre intégrée de 10 téléconsultations

    Le Crédit Agricole s’est rapproché de Mondial Assistance (Allianz Worldwide Partners) pour la téléconsultation.

    10 téléconsultations remboursées par an

    Les assurés peuvent bénéficier de 10 téléconsultations médicales remboursées par an via cette application.

    Mondial Assistance dispose de 80 médecins salariés joignables 7j/7. Pour accéder à un médecin, qui peut prescrire une ordonnance, le patient expose son problème à un infirmier qui décide ou non de le renvoyer vers un télé-médecin.

    Chatbot, simulateur… de nouvelles fonctionnalités à venir

    Un chatbot pour répondre aux questions des assurés

    Un chatbot va être mis en place et contextualisé en fonction de l’actualité ou des périodes de l’année. Par exemple, de nombreuses questions sur la carte de tiers payant sont posées par les assurés à la rentrée et le chatbot sera programmé pour y répondre. Aucune date n’a été donnée sur le lancement de cet outil.

    Un dispositif pour simuler le reste à charge

    Les équipes du Crédit Agricole Assurances développent aussi un système pour que les assurés puissent comprendre « les restes à charge ». Ce service devrait être disponible dans le courant de l’année 2019 puisque ces restes à charges devraient évoluer en fonction du calendrier législatif. Le but est que les assurés puissent simuler le reste à charge en fonction de la tarification d’un acte médical. L’application pourra aussi émettre des recommandations en proposant à l’assuré de se tourner vers un autre professionnel de santé ou un autre contrat.

  • États-Unis : des assureurs santé s’allient à IBM dans la blockchain

    Plusieurs grands assureurs santé aux États-Unis ont annoncé le 24 janvier 2019 un partenariat avec IBM pour s’appuyer sur la blockchain afin de réduire leurs coûts. Ces groupes comptent utiliser la technologie pour traiter les demandes et les remboursements mais aussi pour gérer leurs registres, précisent-ils dans un communiqué.

    Parmi les participants à cette initiative figurent les assureurs Aetna, récemment racheté par CVS Health, Anthem et Health Care Service Corporation ainsi que l’entreprise de services financiers PNC Bank.

    « En utilisant cette technologie, nous pouvons supprimer les frictions, les doublons et les coûts administratifs qui continuent de nuire au secteur », a déclaré J. Christopher Ward, vice-président exécutif de PNC Bank. De nouveaux membres, notamment des entreprises technologiques et des prestataires de soins, devraient se joindre à cette initiative dans les prochains mois, indiquent les participants dans leur communiqué.

  • Réforme du financement du système de santé : la task force recommande un modèle de paiement combiné

    Les paiements respectivement dits « au suivi » (pathologies chroniques), « à la qualité et à la pertinence« , « pour la structuration du service« , « à la séquence de soins » ainsi qu’ »à l’acte et au séjour » sont les 5 modalités de paiement proposées par la task force « réforme du financement du système de santé » dans un rapport remis le 29 janvier 2019 à Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé. Health & Tech Intelligence a assisté à la séance.

    Pilotée par Jean-Marc Aubert, la task force a travaillé pendant 9 mois en partenariat avec les équipes du ministère des Solidarités et de la Santé, ainsi que celles de l’Assurance maladie. Elle a mené diverses concertations et échanges avec plusieurs acteurs et organisations du secteur afin « de recueillir de nombreuses idées et de vérifier tant leur pertinence que leur faisabilité ».

    Le groupe d’experts souhaite que cette concertation évolue vers une méthode de co-construction des mesures, comme c’est déjà le cas pour certaines d’entre elles qui seront mises en œuvre en 2019.

    Vers un paiement combiné d’ici 2022

    « La task force ne peut revendiquer être à l’origine de beaucoup des propositions présentées ci-dessous, précise-t-elle dans un communiqué publié sur le site du ministère. Nous reconnaissons que la plupart nous ont été apportées (…) par nos différents interlocuteurs. Nous assumons néanmoins la responsabilité de leur sélection et sommes convaincus de leur intérêt pour améliorer notre système de santé au bénéfice des patients. »

    Le rapport s’inscrit dans le cadre de la stratégie de transformation du système de santé, lancée en février 2018 par le Premier Ministre Édouard Philippe et Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé. Un premier rapport intermédiaire, remis en juillet 2018, présentait les premières orientations de la mission menée par la task force, notamment les mesures de court terme, dont la plupart sont en train d’être déployées.

    Selon la task force, la réforme du financement doit répondre à 4 enjeux centraux :

    • favoriser, avec la progression continue des maladies chroniques, le suivi au long cours des patients ;
    • accroître globalement le niveau de qualité des prises en charge et, en particulier, améliorer la pertinence des soins en réduisant les soins inadéquats ou inutiles ;
    • maintenir la réactivité du système tout en responsabilisant les acteurs sur leurs pratiques ;
    • créer les conditions de la transformation de l’offre de santé pour répondre à des besoins par nature évolutifs, en prévoyant notamment d’expérimenter de nouveaux modèles d’organisation de manière permanente.

    Les 5 modalités de paiements proposés

    Le paiement au suivi

    Le paiement au suivi peut prendre la forme de « forfaits de prise en charge avec un suivi d’indicateurs de qualité pour s’assurer de l’amélioration des résultats », explique la task force.

    L’objectif est d’encourager les professionnels à se concentrer sur la prévention et sur les résultats de santé obtenus plus que sur le nombre d’actes ou de séjours réalisés « en leur donnant plus de souplesse dans le choix des modalités de prise en charge ».

    Ce type de paiement est « particulièrement adapté » aux pathologies chroniques, estime l’équipe d’experts, puisqu’il favorise « un suivi au long cours, orienté sur les résultats obtenus pour le patient et la prévention des complications ».

    • Création en 2019 pour les établissements de santé :
      • d’un forfait diabète dit “de transformation”
      • et d’un forfait concernant la maladie rénale chronique.
        De tels forfaits pourront également être mis en place « très rapidement » pour la médecine de premier recours par voie conventionnelle. Pour le médecin généraliste, un forfait de prise en charge globale des patients diabétiques pourra ainsi se substituer aux consultations actuellement réalisées.

    Le paiement à la qualité et à la pertinence

    Selon la task force, le paiement à la qualité et à la pertinence répond à une double nécessité :

    • donner une place plus importante aux résultats pour les patients et pouvoir ainsi garantir à chacun une prise en charge de qualité ;
    • garantir la pertinence des soins réalisés, qui doivent à cet effet être centrés sur l’intérêt du patient.

    Ce type de paiement vise à devenir « un compartiment de financement à part entière pour améliorer les résultats du système de santé », est-il précisé dans le rapport. Cette modalité de paiement aura « progressivement vocation à concerner l’ensemble des structures et des professions ».

    Le paiement pour la structuration du service

    Le paiement pour la structuration du service doit permettre d’organiser l’offre et de favoriser l’accès aux soins et la réponse aux besoins des populations sur les territoires. Le but est de faire intervenir le niveau régionale pour répondre aux besoins particuliers de chaque territoire, indique la task force.

    Il existe différentes applications à ce mode de financement :

    • dotation populationnelle pour répondre à la demande de soins psychiatriques ;
    • dotation socle pour des activités structurantes au niveau territorial, etc.

    Une attention particulière a été portée dans ce cadre au domaine de la santé mentale et de la psychiatrie. Jean-Marc Aubert précise que la ministre avait demandé à la task force de placer ce champ précis parmi ses priorités.

    « Ainsi, en lien avec les axes stratégiques de la feuille de route santé mentale et psychiatrie, et afin de garantir une offre en psychiatrie accessible, diversifiée et de qualité, il est proposé d’instaurer un financement cohérent pour l’ensemble des établissements de psychiatrie, reposant sur une dotation populationnelle ainsi que des modalités de financement incitant à la qualité, la réactivité et au développement de nouvelles activités et à la recherche », est-il spécifié dans le rapport.

    Le paiement à la séquence de soins

    Le paiement à la séquence de soins correspond à ce que les anglo-saxons appellent le « bundled payment« , soit le « paiement groupé ». « Il s’agit de rémunérer conjointement une séquence de soins (intervention/rééducation par exemple) à des acteurs qui aujourd’hui sont financés séparément, explique la task force. Ce type de paiement requiert que les acteurs œuvrent conjointement sur la qualité et la pertinence de la prise en charge du patient et qu’ils s’accordent sur la meilleure répartition du financement commun. »

    Les expérimentations menées dans le cadre de l’article 51 sur trois interventions chirurgicales vont permettre de tester le caractère opérationnel d’un mode de financement unifié pour une séquence donnée de soins ville-hôpital et d’évaluer les organisations les plus innovantes et efficientes.

    En cohérence avec ces expérimentations et au regard des premiers retours observés, des paiements groupés pourront être mis en place afin d’inciter à la structuration de filière de soins en aval de l’hospitalisation de court séjour.

    Le paiement à l’acte et au séjour

    Le paiement à l’acte et au séjour restera « une modalité importante du financement », soulignent les auteurs du rapport. « En effet, celui-ci garantit la réactivité globale du système et demeure la modalité plus adéquate pour les épisodes uniques de soins qui représentent environ 55 % des séjours hospitaliers », détaillent-ils, précisant que « cette modalité de paiement doit toutefois évoluer pour favoriser plus directement la pertinence et la diffusion de l’innovation dans le système de santé. »

    Afin d’atteindre cet objectif, le lancement d’une démarche de révision puis de maintenance active des nomenclatures est proposé pour que ces dernières « soient plus proches de l’état de l’art scientifique et facilitent la diffusion des innovations, soient cohérentes entre les secteurs et n’incitent pas à des recours plus fréquents que nécessaire à certains actes ou techniques ».

    • En 2019, une première étape d’évolution des modalités de tarification à l’hôpital est suggérée pour favoriser des pratiques ambulatoires « aujourd’hui pénalisées par l’échelle relative des tarifs ».
      • Un processus de révision des nomenclatures médicales et paramédicales sera engagé sur 3 ans
      • et les processus de maintenance seront revus en parallèle pour une plus grande réactivité.
      • Enfin, de nouvelles méthodes de constitution des nomenclatures hospitalières et de valorisation des séjours pourraient être expérimentées pour remettre la logique médicale et l’intensité des soins au cœur des financements.
    • Cette transformation sera accompagnée d’une réforme des outils de la régulation pour que celle-ci puisse être « plus prospective, plus pro active et plus compréhensible » pour les usagers et l’ensemble des acteurs (établissements, professionnels libéraux et agences régionales de santé).

    « La transformation sera nécessairement progressive et supposera une adaptation forte des systèmes d’information », note l’équipe d’experts.

  • Grades Pulsy : e-parcours, perspectives en Grand Est, le 25 avril 2019 en Meurthe-et-Moselle

    Pulsy, le groupement régional d’appui au développement de la e-santé (Grades) en Grand Est, organise une rencontre dédiée à la santé numérique le 25 avril 2019 sur le thème « E-parcours : perspectives en Grand Est« . L’événement se tiendra à Pont-à-Mousson, en Meurthe-et-Moselle, à partir de 9h30.

    La journée sera rythmée par des ateliers et des démonstrations concrètes, organisés le matin, et par une séance plénière l’après-midi avec des échanges et des tables rondes.

    Tous les acteurs de la santé peuvent participer, aussi bien les professionnels des établissements de santé, des structures médico-sociales et sociales, et de santé libéraux, que les réseaux de santé, les personnes intéressées par la e-santé, etc.

    Le programme détaillé sera communiqué ultérieurement.

    Pour tout renseignement, contacter le Grades Pulsy par email à communication@pulsy.fr

  • Appel Pfizer Healthcare Hub France : Ad scientiam, Kiwifab, Lucine et Sêmeia lauréats

    Ad scientiam, Kiwifab, Lucine et Sêmeia sont les 4 start-ups retenues (parmi 32 dossiers reçus) par Pfizer France et l’Incubateur et pépinière d’entreprises Paris-Salpêtrière (Ipeps) dans le cadre de l’appel à candidatures lancé fin 2018 pour rejoindre le Pfizer Healthcare Hub France, un programme d’accélération qui vise à soutenir le développement de solutions numériques en santé conçues pour apporter des bénéfices aux patients.

    Ce dernier a été fondé en septembre 2018 par l’antenne française du groupe pharmaceutique, en partenariat avec l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) et son incubateur l’Ipeps.

    Les 4 start-ups ont été sélectionnées pour le potentiel de leurs solutions, centrées sur 3 thématiques majeures :
    • l’amélioration du parcours de soins ;
    • la qualité de vie du patient ;
    • une meilleure coordination entre les différents acteurs de la santé.

    Les lauréats vont s’installer à partir du 11 février et pendant 9 moins dans les locaux de l’incubateur Ipeps-ICM.
    L’Institut du cerveau et de la moelle épinière, qui réunit chercheurs, cliniciens et entrepreneurs pour faire avancer la recherche fondamentale et explorer ses applications, apportera avec Ipeps son savoir-faire dans l’accompagnement des start-ups du secteur.
    De son côté, Pfizer, par le biais d’un programme de mentorat dédié, partagera son expertise des sujets médicaux, pharmaceutiques, cliniques et réglementaires, et sensibilisera les jeunes sociétés aux réalités du marché pharmaceutique et notamment de son accès.

    Le jury de l’appel était composé d’une vingtaine d’experts de Pfizer et de l’ICM ainsi que de spécialistes de la health tech.

    « Notre choix s’est porté sur des startups suffisamment matures et structurées qui nourrissent un projet viable ou sont en phase de test sur une nouvelle technologie, commente Henriette Rosenquist, présidente de Pfizer France (communiqué). L’objectif est de soutenir et d’accélérer leur développement, pour que ces startups puissent envisager une commercialisation de leur produit ou service au terme des 9 mois d’accélération. »

    Présentation des 4 start-ups

    Ad scientiam

    Ad Scientiam est implanté à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP) et dans l’incubateur Ipeps-ICM. Elle regroupe ingénieurs, médecins et chercheurs.

    La start-up, spécialisée dans le domaine des données en vie réelle, a développé MSCopilot pour améliorer le suivi des personnes atteintes de sclérose en plaques.

    Le dispositif, disponible sur smartphone, propose 4 tests afin d’objectiver et de quantifier le périmètre de marche, la dextérité, l’acuité visuelle et la cognition. Les données recueillies sont ensuite transmises au neurologue du patient, qui peut suivre l’évolution de la maladie de manière précise.

    Kiwifab

    Kiwifab est une start-up en phase de démarrage qui développe des produits et des services de santé connectés pour faciliter la prise de traitement ainsi que le bon usage des médicaments.

    Sa première solution élaborée est Ki-Di, un distributeur intelligence de comprimés et de gélule qui permet de planifier et de sécuriser les prises de médicaments dans le cadre d’un traitement complexe.

    L’ouil peut ajuster le dosage ou l’heure de prise en temps réel.

    À terme, l’objectif de Kiwifab est que les données générées et recueillies par Ki-Di puissent permettre aux professionnels de santé de mieux suivre le parcours de soins des patients.

    Lucine

    Fondé à Bordeaux, Lucine est composé d’une trentaine de collaborateurs aux profils pluridisciplinaires.

    Son objectif est de reproduire à domicile les méthodes utilisées dans les centres anti-douleur.

    L’application, basée sur un système d’intelligence artificielle (IA), analyse et identifie les douleurs grâce à un questionnaire simple, couplé à une reconnaissance faciale des émotions.

    Lorsque la douleur est définie, l’outil propose différentes techniques pour soulager les symptômes.

    Sêmeia

    Sêmeia conçoit des solutions d’accompagnement basées sur l’IA (deep learning).

    La start-up a mis au point une plateforme de suivi qui propose un accompagnement numérique personnalisé. Elle regroupe informations sur la pathologie, conseils, e-learning et données physiologiques (tensions, sommeil, fatigue, bilan sanguin).

    À n’importe quel instant, le patient peut entrer en contact avec le personnel de santé par l’intermédiaire de différents canaux de communication (SMS, appels avec une infirmière, chats avec un pharmacien, etc.).

    Cet accès facilité aux données de la personne permet au praticien d’identifier les patients à risque en repérant en amont les ruptures potentielles dans leurs parcours de soins.

  • La DSI de Vivalto santé obtient une certification internationale pour la sécurisation des données

    La direction des systèmes d’information (DSI) de Vivalto santé, soit le GIE Vivalto santé services partagés, a obtenu début janvier 2019 la certification internationale ISO 27001, qui porte sur la sécurité de l’hébergement des données dans le cadre des services qu’elle propose aux cliniques du groupe.

    Cette certification garantit que la société est conforme aux exigences de la norme ISO 27001 relative au déploiement d’un système de management de la sécurité de l’information.

    Elle couvre quasi toutes les activités de la DSI, précise le groupe français dans un communiqué publié le 21 janvier 2019, soit l’hébergement d’infrastructure, l’infogérance, la conception de systèmes d’information (SI) et l’interopérabilité des systèmes d’information (SI), le pilotage projet, l’assistance utilisateurs, le contrôle de gestion et les achats sur le périmètre SI et télécommunications.

    Le groupe indique que la DSI souhaite désormais obtenir la certification d’hébergeur de données de santé (HDS), qui a remplacé en 2018 l’agrément d’hébergeur délivré par le ministère de la Santé.

  • La téléconsultation connue mais peu pratiquée – sondage Harris Interactive-Livi (janvier 2019)

    86 % des Français ont entendu parler de la téléconsultation mais 41 % ne savent pas qu’elle est réalisée au même tarif qu’une consultation classique. Les enseignements de l’étude* menée par la plateforme de téléconsultation Livi et l’institut de sondage Harris Interactive montrent que la mise en pratique de cet acte doit dépasser des freins d’images ou méconnaissances pour entraîner un réel usage de la part des Français.

    La téléconsultation, une connaissance encore perfectible

    De manière générale, la plupart des Français ont déjà entendu parler de la téléconsultation médicale (86 %). Ils sont encore plus nombreux parmi les personnes âgées de 50 ans et plus (94 %), celles issues de catégories aisées (91 %) et les plus diplômées (93 %). Les évocations spontanées les plus associées à la notion de téléconsultation sont ses aspects « pratique » et « rapide », ainsi que sa capacité à apporter une solution au problème des « déserts médicaux ».

    La majorité des Français semble connaître les grands principes de la téléconsultation médicale :

    • 84 % d’entre eux savent qu’elle est réalisée par un médecin diplômé ;
    • 73 % qu’elle est remboursée par la Sécurité sociale (effectif depuis septembre 2018) ;
    • 70 % qu’elle permet d’obtenir une ordonnance médicale ;
    • 69 % qu’elle permet d’obtenir et réaliser un rendez-vous médical en quelques minutes.

    En revanche, le prix appliqué (seuls 59 % savent que la téléconsultation est réalisée au même tarif qu’une consultation classique) et les horaires possibles d’une téléconsultation (51 % pensent qu’elle permet d’obtenir un rendez-vous médical à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit) ne sont pas connus.

    Par ailleurs, le statut et la légitimité de la téléconsultation posent question : seuls 36 % des Français considèrent qu’elle a la même valeur qu’une consultation classique.

    Une pratique jugée plutôt positive pour fluidifier le système de santé

    De façon générale, la téléconsultation bénéficie d’une bonne image d’ensemble, car elle est perçue comme une solution possible permettant de pallier certaines des difficultés actuelles du système de santé.

    81 % des Français estiment que son développement serait efficace pour permettre aux personnes de consulter un médecin plus facilement et 73 %, dans la même logique, pour lutter contre les déserts médicaux. Par ailleurs, 72 % estiment qu’elle permettrait de lutter efficacement contre l’engorgement des services d’urgences des hôpitaux, en proposant une solution alternative.

    Au final, 60 % des Français estiment que le développement de la téléconsultation médicale serait efficace pour améliorer le fonctionnement du système de santé. Un résultat positif mais nuancé qui montre que la téléconsultation est perçue comme une solution au moins partielle à certaines difficultés mais non comme un « remède miracle » à tous les problèmes du système de santé. D’ailleurs, 63 % des Français se déclarent favorables au développement de cette pratique.

    Des barrières à lever pour encourager le recours à la téléconsultation

    Si 63 % des Français se disent favorables au développement de la téléconsultation, il reste un hiatus entre cette posture et le fait d’envisager réellement de recourir à ce mode de consultation pour soi-même : un peu plus d’un Français sur deux (52 %) se dit prêt aujourd’hui à réaliser une téléconsultation.

    Si le recouvrement n’est donc pas total entre les deux populations, on constate néanmoins que les catégories de personnes les plus favorables à son développement sont également celles qui se montrent les plus intéressées par le fait d’y recourir à titre personnel : soit les Français de 35 à 49 ans (60%) ainsi que les cadres et les professions libérales (68%) notamment.

    Notons que ceux qui ont des habitudes chez un médecin mais à qui il arrive régulièrement de consulter ailleurs se montrent également plus ouverts que la moyenne à l’idée de recourir à la téléconsultation (60 %).  

    Dans le détail, face à différents cas de figure précis, la plupart des Français trouvent au moins une raison d’envisager une téléconsultation, évoquant notamment des motifs avant tout d’ordre pratique ou relativement mineurs, soit :

    • la demande d’un conseil médical (72 %) ;
    • le renouvellement d’une ordonnance (71 %) ;
    • la consultation lors d’une absence du domicile (67 %) ;
    • l’indisponibilité du médecin traitant (66 %) ;
    • les problèmes de santé jugés peu graves (66 %).

    Les Français sont beaucoup moins nombreux, en revanche, à pouvoir envisager la téléconsultation pour un enfant malade (43 %) ou un problème de santé dont ils ont peur de la gravité (31 %), des situations suffisamment importantes selon eux pour ne pas pouvoir se passer d’un rendez-vous « en direct » avec un médecin.  

    Parmi les éléments qui pourraient le plus inciter à pratiquer une téléconsultation, on retrouve trois arguments majeurs :

    • ne pas avoir à se déplacer (32 %) ;
    • pouvoir consulter un médecin en dehors des horaires d’ouverture habituels des cabinets (26 %) ;
    • pouvoir se rassurer rapidement sur un possible problème de santé (25 %).

    L’absence de contact en direct avec un médecin et l’impact supposé que cela a sur la qualité de la consultation médicale est un des principaux frein au recours à la téléconsultation.

    En effet, l’impossibilité de se faire ausculter directement par le médecin (50 %) et le besoin d’avoir un contact direct avec le praticien (36 %) sont les deux raisons citées comme pouvant le plus dissuader de pratiquer une téléconsultation.

    Ces deux arguments sont mis en exergue par ceux qui n’envisagent pas aujourd’hui de recourir à la téléconsultation (respectivement 56 % et 48 %).

    Le sentiment d’être moins bien pris en charge que lors d’une consultation classique représente également un frein important (29%).

    Présente notamment chez les femmes, cette crainte peut être également liée au fait de ne pas pouvoir choisir le médecin que l’on va consulter (22 %).

    Les considérations d’ordre plus technique, comme la sécurité des données et des échanges (18 %), la crainte de se faire escroquer par une application non fiable (16 %) ou encore la crainte de ne pas maîtriser suffisamment les outils numériques (12 %, un argument davantage mis en avant par les plus âgés) constituent des freins secondaires bien que non négligeables.

    L’importance du contact en direct, dont l’absence est mise en avant comme premier frein à la téléconsultation, est également illustrée par le fait que, s’ils doivent faire l’arbitrage, en l’absence de leur médecin traitant, entre une consultation chez un autre médecin et une téléconsultation, la plupart des Français opteraient, à ce stade, pour la consultation physique (72 %).

  • Lyon Métropole : un pôle santé et numérique ouvrira à l’été 2019 au Bioparc Lyon

    Bioparc Lyon est un parc d’entreprises technologiques dédiées aux sciences de la vie situé au cœur du quartier hospitalier de Lyon. Le site continue son développement et accueillera notamment le centre de santé Médicina et Bioserra, un bâtiment collectif consacré à la recherche en santé. Bioparc Lyon passera de 400 collaborateurs actuellement à près de 1 000 dans les secteurs de la santé et du numérique.

    Il accueille déjà la pépinière d’entreprises Laënnec, qui héberge des start-ups et des jeunes entreprises spécialisées dans les domaines des sciences de la vie et des biotechnologies. Laënnec abrite également le Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes (Clara).

    Médicina, une nouvelle organisation de la médecine de ville

    Le site de 3,4 hectares verra 40 000 m² de surface de locaux déployés une fois l’ensemble des travaux terminés. Les aménagements, sous l’impulsion de la Métropole de Lyon, auront nécessité 14 millions d’euros d’investissement. Le site regroupe deux types d’activités : la santé et le numérique.

    Médicina ouvrira ses portes à l’été 2019 au sein d’un bâtiment de 6 000 m2.  « Il propose une nouvelle organisation de la médecine de ville via la création d’entreprises de santé pluridisciplinaires (ESP) avec une concentration de professionnels de santé, médicaux et paramédicaux, tous libéraux, au sein d’un ensemble immobilier adapté à leurs activités », explique le Dr Luc Fontaine, à l’origine du concept (communiqué).

    Medicina santé crée et gère des entreprises de santé pluridisciplinaires (ESP). Ces ESP proposent une nouvelle organisation professionnelle au cœur de la médecine de ville, en regroupant un grand nombre de professionnels de soins autour d’un  projet de santé globale et intégrant une dimension entrepreneuriale par la mise en œuvre de structures de gestion et de coordination.

    L’offre se définit par  :

    • la mise en en œuvre d’une médecine préventive :
    • la prise en charge pluridisciplinaire des pathologies chroniques ;
    • la mise en place d’un partenariat ville/hôpital ;
    • la mise en œuvre de conditions de travail adaptées aux attentes légitimes des professionnels de santé.

    Une centaine de professionnels est attendue. Le site abritera également un centre de remise en forme, un institut de beauté et un centre de balnéothérapie, notamment pour la rééducation physique.

    Bioserra : 7 000 m² pour les biotechs

    Quatre entreprises s’installeront à partir de mai 2019 sur ce site composé de trois bâtiments sur quatre niveaux reliés par une passerelle et spécialement conçus pour les entreprises de biotechnologie : Erytech Pharma, Edelris, AB Sciences et Enyo Pharma.

    Des bureaux, des laboratoires (de niveau de sécurité P1 et P2), des espaces et des services communs seront proposés à ces entreprises.

    Dès septembre 2019, plus de 200 chercheurs travailleront dans Bioserra.

  • Maincare acquiert Anticyclone pour encourager l’usage de la reconnaissance vocale en santé

    Maincare Solutions a finalisé en janvier 2019 l’acquisition d’Anticyclone, une société spécialisée dans les domaines de la dictée numérique et de la reconnaissance vocale. Le but de cette opération, dont le montant n’a pas été dévoilé, est de développer l’utilisation des systèmes de reconnaissance vocale par les médecins afin, notamment, d’améliorer la production ainsi que le partage de documents médicaux, à la fois dans les hôpitaux et dans la médecine de ville (source : APM).

    Anticyclone va devenir une nouvelle « business unit » du groupe Maincare, a indiqué l’éditeur de logiciels.

    Fondée en 2004, Anticyclone propose entre autre Dic’T, une application de dictée numérique et de reconnaissance vocale compatible avec la majorité des dossiers patients informatisés (DPI) et qui est actuellement utilisée par une centaine d’établissements de soins français, soit au total environ 22 000 utilisateurs, dont quelque 15 000 médecins.

    Selon ses concepteurs, la solution Dic’T permet :

    • aux équipes médicales de gagner du temps dans le production de documents :
      • réduction du délai de production des documents à moins d’une journée ;
      • validation des documents en temps réel ;
      • mise à disposition immédiate des comptes rendus entraînant l’amélioration de la qualité des soins ;
    • de recentrer les secrétariats sur des tâches à plus forte valeur ajoutée ;
    • de fiabiliser les données médicales partagées afin de mieux sécuriser la prise en charge des patients.

    Maincare et Anticyclone : un partenariat d’une dizaine d’année

    Maincare et Anticyclone collaborent depuis une dizaine d’années sur la dictée numérique.

    En 2009, ils avait équipé 35 à 40 établissements avec le logiciel de la société française et avaient travaillé sur l’interopérabilité entre leurs solutions respectives.

    Objectif de Maincare : intégrer la technologie de reconnaissance vocale à toutes ses solutions

    Maincare souhaite intégrer « ce savoir-faire de production de documents médicaux et de bureautique » ainsi que « cette technologie de reconnaissance vocale à tous [ses] outils » (DPI M-Crossway, plateforme de production de soins territoriale Maincare IC ou encore les solutions Idéolink), a précisé à APM Christophe Boutin, P.-D.G de l’éditeur de logiciels.

  • 1ère procédure cardio-chirurgicale de TAVI sous hypnose médicale avec le casque de RV Deepsen (Lyon)

    La première procédure cardio-chirurgicale de remplacement valvulaire aortique par voie percutanée (TAVI) a été menée avec l’aide du système d’hypnose médicale par casque de réalité virtuelle (RV) Deepsen à la clinique de la Sauvegarde de Lyon. La démarche peut être réalisée « sous anesthésie locale additionnée d’une sédation voire d’une anesthésie générale si le patient ne peut tolérer la position couchée trop longtemps », précise Deepsen dans un communiqué publié le 28 janvier 2019.
     
    La procédure de TAVI, alternative à la chirurgie cardiaque conventionnelle avec ouverture du thorax, est de plus en plus utilisée avec les patients présentant un haut risque chirurgical. Le fait de plonger les patients dans un « film hypnotique » permet :
    • de les amener dans un état d’esprit « le plus apaisé possible pendant l’intervention » ;
    • de réduire le risque anesthésique ;
    • d’assurer un rétablissement plus rapide.

    Le dispositif médical Deepsen a pour but de remplacer la sédation. Il plonge le patient « dans une bulle et permet ainsi aux praticiens de se focaliser sur leur acte, dans des conditions les plus sereines possibles », explique la société.

    À date, la clinique de la Sauvegarde a utilisé le casque de réalité virtuelle de Deepsen sur une dizaine de patients.

    Une prise en compte du stress pério-opératoire

    « Notre établissement s’attache à prendre en considération le stress péri-opératoire des patients. Mais parfois, cela implique une utilisation médicamenteuse additive, commente Olivier Desebbe, médecin anesthésiste réanimateur à la clinique de la Sauvegarde à Lyon (communiqué). Pour exemple, dans le cadre du TAVI, la majorité des patients demandent à être endormis. Deepsen est pour nous une technique alternative à l’anesthésie. Cela va nous permettre de ne pas donner de traitement pharmacologique au patient. »

    Retour d’expérience de la procédure de TAVI avec le casque de RV Deepsen (Dr Desebbe)

    • Le casque a été posé en début de procédure, avec l’addition d’un médicament morphinique en continu à faible dose : « Le calme de la patiente associé à un contact encore bien présent nous a permis de ne pas utiliser d’hypnotique comme habituellement, explique le Dr Desebbe. Le morphinique a même pu être arrêté après une dizaine de minutes d’intervention ».
    • Juste avant la pose de la valve, la sédation a été réaugmentée « pour éviter tout mouvement lors du moment critique ».
    • En fin de procédure, « les patients sont conscients et bien souvent coopérants et passent sur leur lit sans difficulté ».