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  • PuMS, pour une meilleure santé : l’émission Youtube de Paris Diderot, en partie axée sur la e-santé

    L’émission « PuMS, pour une meilleure santé » est diffusée sur Youtube par l’université Paris Diderot chaque premier vendredi du mois dans l’optique de proposer une « information scientifique fiable et accessible », avec un intérêt important porté sur les nouvelles technologies et la e-santé, a indiqué l’établissement dans un communiqué publié en janvier 2019.

    Dans le cadre de cette émission intervient une dizaine de chroniqueurs, qui sont des médecins hospitaliers ou des universitaires. Le programme traite de sujets divers comme les maladies chroniques, le cancer ou l’automédication.

    Il est présenté par le Dr Boris Hansel, enseignant-chercheur à l’UFR médecine de Paris-Diderot et fondateur du diplôme universitaire (DU) de santé connectée de l’université.

    Actuellement, une émission centrée sur la e-santé, titrée « Peut-on soigner le diabète par la santé connectée ? », est disponible sur la chaîne PuMS.
    2 autres programmes sont accessibles en intégralité :
    • « Pour une grossesse au top ! » ;
    • « Comment se soigner avec l’activité physique ? ».

    Intervenants de l’émission « Peut-on soigner le diabète par la santé connectée ? »

    • Pr Jean-Pierre Riveline, professeur des universités à Paris Diderot
    • Pr Ronan Roussel, professeur des universités à Paris Diderot
    • Dr Diana Kadouch, assistante spécialiste, Hôpital Bichat.

    Fournir une info digne de l’enseignement d’une grande université française

    L’objectif des émissions PuMS est de « fournir aux étudiants inscrits en formation continue mais également au public extérieur à l’université une information fiable, digne de l’enseignement d’une grande université française, mais en s’attachant à la forme : messages clairs, compréhensibles par tous, conseils pratiques, utilisation des moyens modernes de communication », explique l’université Paris Diderot dans un communiqué.

    Le principe :

    • une nouvelle émission thématique d’une durée d’environ 30 minutes est mise en ligne chaque mois sur la chaîne Youtube PuMS ;
    • des extraits des moments forts des émissions sont diffusés sur les réseaux sociaux ;
    • des vidéos et des podcasts complémentaires « pour illustrer certains messages ou aller plus en profondeur dans les explications sont également diffusés », précise l’établissement.

    PuMS est un programme coproduit par l’université Paris Diderot et em&i production.

  • Congrès MG France : du 30 mai au 1er juin 2019 à la Grande-Motte (Occitanie)

    Le 8ème congrès de MG France, qui a lieu tous les trois ans, se tiendra du 30 mai au 1er juin 2019 à La Grande-Motte, dans l’Hérault, en Occitanie.

    Les trois journées seront rythmées par des ateliers, des plénières et des moments de convivialité.

    L’événement s’adresse à tous les médecins généralistes et aux institutionnels. Environ 500 participants s’y réunissent à chaque édition.

    Les inscriptions doivent être réalisées en ligne sur Boutique.mgfrance.org. Une réduction de 20 % est accordée pour  les inscriptions validées avant le 15 mars 2019.

    Programme

    Contact :

    Congres-inscriptions@mg-france.fr

  • Unapecle

    Union nationale des associations de parents d’enfants atteints de cancer et de leucémie

  • Cancer du poumon et numérique : le fonds MSD Avenir soutient à hauteur de 900 000€ la fondation Inria

    La Fondation Inria et le fonds de dotation MSD Avenir du laboratoire pharmaceutique MSD France signent un partenariat pour soutenir Pimiento, un projet de recherche portant sur le cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC – Non Small Cell Carcinoma), le plus fréquent des cancers du poumon. MSD soutient à hauteur de près de 900 000 euros l’initiative, qui sera menée par l’équipe-projet MONC, pour « modélisation en oncologie » (regroupe Inria Bordeaux – Sud-Ouest, le CNRS, et Bordeaux INP), et l’entreprise Sophia Genetics, précise la fondation dans un communiqué publié le 6 février 2019.

    Les travaux vise à améliorer le suivi des patients et à définir les stratégies thérapeutiques les plus adaptées en recourant au numérique, plus précisément en développant de nouveaux modèles mathématiques et en exploitant le machine learning (apprentissage automatique), une forme d’intelligence artificielle (IA) permettant à un système informatique « d’apprendre » sans avoir été programmé.

    Plusieurs partenaires sont impliqués dans le cadre de ce projet, parmi lesquels :
    • les centres d’études cliniques, qui seront responsables de la collecte des images, des dossiers cliniques et des résultats cliniques pour chaque pathologie ;
    • Sophia Genetics, qui mettra à disposition sa plateforme logicielle SOPHiA pour faciliter l’analyse des données et l’incorporation des résultats issues de la génomique et de la radiomique.

    Objectif : intégrer l’ensemble des données recueillies en routine clinique

    L’équipe en charge du projet Pimiento associe modélisation mathématique et intelligence dans l’optique d’intégrer l’ensemble des données recueillies en routine clinique afin d’aider les professionnels de santé dans le diagnostic et le suivi du cancer du poumon non à petites cellules.

    Dans le cadre de ces travaux seront conçus des algorithmes qui apporteront une vision de la maladie et de son évolution ainsi que des alertes ou des recommandations personnalisées dans le suivi des patients.

    « L’utilisation de modèles mathématiques a d’ores et déjà fait l’objet de travaux de recherche de pointe prometteurs pour évaluer précocement l’efficacité de traitements et obtenir des pronostics spécifiques aux patientes et patients, indique la fondation Inria dans son communiqué. L’équipe de recherche (…) Pimiento a développé une expertise reconnue sur le sujet. Cette dernière vise désormais à aller plus loin pour étendre et améliorer ces approches, notamment en s’appuyant sur des cohortes de patientes et patients plus larges. La modélisation permettra de décrire beaucoup plus précisément dans le temps l’évolution de la tumeur pour un patient donné pour adapter la prise en charge thérapeutique et aller plus loin dans un suivi personnalisé. »

    « Une communauté d’utilisateurs [pour] une amélioration continue des analyses »

    « Le projet Pimiento est une occasion unique de coupler le savoir-faire opérationnel de Sophia Genetics, leader mondial de la médecine basée sur les données, et la capacité de recherche d’Inria, commente Thierry Colin, senior vice president radiomics de Sophia Genetics. En analysant plusieurs sources de données cliniques, nous proposons des outils d’aide à la décision qui sont utilisés par les médecins. En parallèle, cela crée une communauté d’utilisateurs et utilisatrices qui permet une amélioration continue des analyses et un partage d’expertise. En s’appuyant sur les centaines d’hôpitaux déjà utilisateurs de la plateforme SOPHiA, nous accélérerons l’adoption et la démocratisation de la médecine basée sur les données pour une meilleure prise en charge des patientes et patients. »

  • Cancer pédiatrique : un programme pour accompagner malades et familles avec un portail pédagogique

    La fondation La Roche-Posay et l’association internationale de parents d’enfants malades Childhood Cancer International (CCI) présentent un programme d’accompagnement pour les enfants atteints de cancer et leur entourage afin de faciliter la communication et renouer les liens fragilisés par la maladie.

    La France est pilote du projet. Ce dernier sera déployé dans 4 autres pays en 2019 : la Chine, les États-Unis, la Russie et le Brésil. Le comité scientifique a notamment intégré des associations de parents d’enfants malades, dont l’Unapecle pour la France. L’activité de l’organisation repose sur 3 actions :
    • des massages parents/enfants adaptés à la maladie et à l’enfant ;
    • un portail digital international d’informations ;
    • une échelle des émotions.

    Ce programme est présenté à l’occasion de la journée internationale du cancer de l’enfant, le 15 février 2019. En France, environ 2 550 cas de cancer sont diagnostiqués chez les enfants et adolescents chaque année selon les chiffres officiels. Dans le monde, un enfant est diagnostiqué d’un cancer toutes les 4 minutes.

    Rompre l’isolement physique et psychique

    Il est essentiel de rompre l’isolement physique et psychique pour que les enfants vivent mieux leur traitement, qui entraîne nausées, fatigue, anxiété, incertitude, irritabilité, etc.

    « Pendant les traitements, quand l’enfant est immunodéprimé, il devient quasiment impossible pour les parents de l’embrasser ou de le prendre dans ses bras. Avec la fondation La Roche-Posay, nous avons identifié les thèmes prioritaires pour les enfants et leur famille et ainsi centré le programme sur la qualité de vie. Très à l’écoute, les équipes ont accordé une grande place à la voix des familles pour concevoir les différents projets », explique Ruth Hoffman, présidente de CCI (communiqué).

    Des massages pour rétablir le lien

    Les massages des enfants par les parents ou les frères et sœurs permettent d’amener de la douceur à l’hôpital. « Dans les services, nous le savons bien, le toucher est un besoin vital pour l’enfant dès sa naissance. De nombreuses études ont démontré les bienfaits des massages et leur impact sur l’amélioration de la qualité de vie et l’état physique et émotionnel des enfants en traitements », explique le Dr Dominique Valteau-Couanet, onco-pédiatre à l’Institut Gustave Roussy.

    Les massages ont été conçus de façon simple et ludique pour être réalisés en toute autonomie par les parents, à l’hôpital et à la maison. Ils sont adaptés au contexte de la maladie.

    Ils ont été déclinés à l’international. Les jeux seront donc pensés de façon universelle pour s’adapter à toutes les cultures.

    Ce programme est en test à Gustave Roussy et sera diffusé notamment dans les centres de luttes contre le cancer français en 2019. Des tutoriels vidéo complèteront la formation et faciliteront la diffusion de ce programme.

    Une plateforme internationale d’information

    Le second outil est une plateforme d’information et de conseils. Ses concepteurs sont partis du principe que les parents ont le réflexe de se tourner vers internet mais ont du mal à trouver une information juste et compréhensible. La solution a été conçue comme une sorte de Google du cancer pédiatrique.

    Co-construite avec les familles et les associations de parents, elle couvre 3 grandes domaines du quotidien :

    • la communication avec son enfant, son partenaire, son médecin, l’école et le travail ;
    • les sentiments éprouvés lors des différentes étapes de l’évolution de la maladie et des phases de traitement ;
    • la vie au jour le jour, abordant des sujets essentiels comme le stress, la fatigue, l’alimentation, les aides utiles et disponibles, la notion du temps…

    Cette plateforme vise à répondre aux problématiques logistiques, aux questionnements sur l’annonce du diagnostic, aux besoins d’accompagnement face à l’impact de la maladie sur l’enfant et la famille. Elle propose des entrées par profil et adapte le ton et le contenu du contenu autour d’informations scientifiques vérifiées et sourcées ainsi que de témoignages d’experts et de familles.

    Grâce à une timeline, l’utilisateur se situe par rapport aux phases de la maladie (symptômes, diagnostic, phase de traitements, suivi, soins palliatifs, rémission) pour bénéficier d’informations spécifiquement adaptées.

    Le site a été conçu pour être diffusé à l’international. Il propose donc un contenu global générique et une personnalisation par pays.

    Une échelle des émotions

    Enfin, une échelle des émotions est en réflexion, dans la même logique que les échelles de douleur.

    L’objectif est de prendre en compte l’état émotionnel des plus petits, notamment des moins de 5 ans, qui peinent à exprimer leurs états affectifs, quel que soit leur état de santé.

    Cette échelle devrait aider les enfants dans la reconnaissance et la prise en compte de leurs sentiments pendant le traitement et faciliter la communication avec les parents et l’équipe soignante.

  • La Chine va utiliser le big data pour prévenir les maladies rares

    Les autorités sanitaires chinoises intensifieront leurs efforts pour réduire l’incidence des maladies rares notamment en utilisant des systèmes d’analyse de big data et d’autres technologies internet pour améliorer leur diagnostic et leur traitement, a déclaré le 13 février 2019 lors d’une conférence de presse Jiao Yahui, directrice adjointe chargée de l’administration et la supervision médicale de la Commission nationale de la santé et de la planification familiale de la République populaire de Chine, quelques jours avant la Journée internationale des maladies rares, qui aura lieu le 28 février 2019. La commission a en effet mis en place un système informatisé national d’enregistrement des diagnostics et des informations thérapeutiques sur ces maladies, a précisé la responsable politique (source : China Daily).

    Elle a souligné que de nombreuses maladies rares étaient héréditaires et que, par conséquent, le gouvernement prendrait des mesures pour améliorer les soins prénatals et le dépistage des maladies chez les femmes enceintes.

    Maladies rares : l’incidence est faible mais le nombre absolu des personnes touchées est élevé en Chine

    Il n’y a pas de chiffres officiels sur le nombre de personnes atteintes de maladies rares en Chine. Bien que l’incidence soit faible par définition, le nombre absolu de ces personnes en Chine est élevé, compte tenu de la taille de la population totale, a expliqué Jiao Yahui.

    Le nombre total de personnes atteintes de maladies rares en Chine seraient de plus de 20 millions

    À l’échelle mondiale, il existe différentes définitions des maladies rares. Aux États-Unis, les maladies dont l’incidence est inférieure à 2 sur 10 000 sont considérées comme rares, 7 000 ont été identifiées jusqu’ici dans le monde entier, a-t-elle poursuivi.

    Zhang Shuyang, vice-présidente de l’Alliance chinoise pour les maladies rares de l’hôpital universitaire de Pékin, estime que le nombre total de personnes touchées en Chine dépasse les 20 millions.

    Un réseau d’hôpitaux comprenant plus de 300 hôpitaux recommandés

    Le diagnostic et le traitement des maladies rares représentent un problème épineux d’envergure internationale, a souligné Jiao Yahui. De nombreux pays manquent de moyens efficaces de diagnostic et de médicaments, en partie à cause du bassin plus restreint de patients par rapport à d’autres pathologies qui décourage les sociétés pharmaceutiques à rechercher et à développer des traitements pour ces maladies.

    En 2018, la Chine a publié pour la première fois une liste de 121 maladies rares, notamment l’albinisme et la maladie de Parkinson à un stade précoce. La liste sera élargie à mesure que les diagnostics s’amélioreront, a annoncé la responsable politique.

    Pour améliorer le diagnostic et le traitement de ces patients, la commission a mis en place un réseau d’hôpitaux comprenant plus de 300 hôpitaux recommandés dans le pays, a-t-elle spécifié.

    Des médicaments coûteux

    Zhang Shuyang a indiqué de son côté que l’intensification de la R&D était cruciale. « Dans le monde, des médicaments efficaces ne sont disponibles que pour 5 % de toutes les maladies rares », a-t-elle déclaré, précisant qu’en Chine, la plupart de ces médicaments étaient importés et très coûteux.

    Selon Jiao Yahui, seule la production nationale permettra de faire baisser les prix

    La récente décision du gouvernement central de réduire les taxes sur la valeur ajoutée de 21 médicaments ciblant les maladies rares pourrait rendre ces traitements plus abordables, mais seule la production nationale permettra effectivement de faire baisser les prix, estime Zhang Shuyang, qui a ajouté que davantage d’efforts devraient être réalisés pour encourager les sociétés pharmaceutiques nationales à développer ce type de médicaments.

  • CPTS : qualité et accueil de stagiaires, les missions complémentaires présentées par la Cnam

    Démarche qualité et accueil de stagiaires dans les zones sous-denses sont les missions complémentaires des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) proposées par l’Assurance maladie lors du troisième round de négociations, le 14 février 2019. Les deux précédentes réunions avaient précisées les modalités juridiques, financières et les missions dites « socles » des CPTS : l’accès facilité à un médecin traitant, l’accès à des plages de soins non programmés, l’organisation des parcours pluri-professionnels et la prévention.

    Pertinence et qualité des soins

    Pour compléter les missions socles – et une fois celles-ci installées, les communautés professionnelles territoriales de santé pourront de façon facultative choisir de mettre en place des missions complémentaires : création de « groupes qualité » pour développer la collégialité entre différentes professions sur leurs pratiques, des concertations sur la pertinence des actes et des soins. À ce stade, si des thématiques telles que la iatrogénie médicamenteuse ou le déclin cognitif sont cités, les modes d’organisation de ces groupes qualités ne sont pas spécifiés.

    Accueil de stagiaires ou nouveaux arrivants

    Les CPTS pourront assurer l’accompagnement des professionnels pour faciliter leur installation dans les zones sous-denses, en assumant plusieurs missions (offres de stages, aide au logement…)

    À ce stade, l’Assurance maladie n’a pas précisé de montant en compensation de ces missions.

  • WeHealth by Servier et le MIT s’associent pour développer des objets de santé connectés à domicile

    La direction e-santé du groupe Servier, WeHealth by Servier, et le laboratoire de recherche multidisciplinaire AgeLab, rattaché au Massachusetts Institute of Technology (MIT), ont signé un accord de partenariat dans l’optique de définir les nouvelles opportunités du marché des objets connectés à domicile.

    Les deux partenaires travailleront ensemble, avec l’aide d’autres acteurs de l’industrie, au sein du consortium AgeLab C3 Connected Home Logistics afin de développer des solutions et des services innovantes de santé à domicile, précisent-ils dans un communiqué publié le 13 février 2019. « Ceux-ci permettront de relever le défi de la connectivité et de l’accès aux soins, tout en améliorant la santé et le bien-être des patients, et plus particulièrement des personnes âgées. »

    La gestion et la sécurisation des données faisant partie des sujets de préoccupations principales lorsqu’il est question de technologies numériques, WeHealth by Servier et l’AgeLab s’engagent à ce que les solutions conçues dans le cadre de leur partenariat répondent aux nouveaux besoins et exigences de santé, « dans un souci de protection et de respect de la confidentialité des patients« .
    Ils ajoutent par ailleurs qu’une interopérabilité de ces innovations sera possible avec d’autres solutions et systèmes disponibles sur le marché (comme le dossier médical patient) afin de minimiser les silos de données et de faciliter l’accès des patients à leurs informations médicales.

    « Une plateforme de services et d’expériences facilités par un réseau de technologies interconnectées »

    Les travaux de recherche menés par l’AgeLab du MIT portent sur la compréhension des impacts des changements démographiques sur les comportements des consommateurs. Ils « ont permis d’imaginer le domicile de demain comme une plateforme de services et d’expériences facilités par un réseau de technologies interconnectées, et non pas uniquement comme un lieu de vie », expliquent les deux partenaires.

    « L’introduction de formes d’intelligence au sein du domicile favorisera l’adoption de comportements sains »

    « Les efforts déployés pour relever les défis posés par le vieillissement de la population ont considéré la technologie comme une solution possible, a déclaré le Dr Joseph Coughlin, chercheur principal du programme de consortium C3 Home Logistics. L’introduction de formes d’intelligence au sein du domicile favorisera l’adoption de comportements sains et permettra de réduire les probabilités d’incidents préjudiciables pour les patients tels que l’oubli de prise de médicament ou les chutes. »

  • Agnès Buzyn installe le premier comité de suivi de la réforme « 100 % Santé »

    Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a installé le 14 février 2019 le premier comité de suivi plénier de la réforme « 100 % santé », qui vise à aboutir à un reste à charge zéro sur l’optique, le dentaire et l’audition. Le comité a examiné les indicateurs d’évaluation de la réforme proposés, plus spécifiquement ceux du secteur de l’audiologie, indique le ministère dans un communiqué.

    Était aussi à l’ordre du jour l’avancée des textes réglementaires qui vont permettre l’entrée en vigueur de la réforme jusqu’en 2021.
    Depuis le 1er janvier 2019, les frais à la charge des patients pour l’acquisition des aides auditives ont baissé, avec en moyenne 200 euros de frais en moins par aide auditive, précise le ministère. « Les assurés verront leurs frais baisser de 250 euros supplémentaire en 2020 et n’auront, après prise en charge combinée de l’assurance maladie obligatoire et de leur complémentaire santé, plus aucun frais à leur charge dès 2021. »

    La séance a été également l’occasion de présenter la campagne d’information sur la réforme « 100 % santé », qui sera mise en place à destination des assurés et des professionnels de santé au cours de l’année 2019.

    De plus, les complémentaires santé ont signé devant la ministre un « accord relatif aux engagements pris en matière de lisibilité des contrats de complémentaire santé », est-il noté dans le communiqué.
    La négociation, ouverte par Agnès Buzyn en janvier 2018 avec les acteurs du secteur, a abouti à la signature d’un accord avec les filières de l’optique et de l’audiologie en juin 2018 à Montpellier. 2 syndicats des chirurgiens-dentistes avaient par ailleurs conclu un accord avec l’Assurance maladie à la même période.

    Le comité, présidé par la ministre des Solidarités et de la Santé, a pour mission d’accompagner et d’évaluer la mise en œuvre de la réforme « 100 % santé » d’ici 2021.

    Il est composé :

    • des représentants des organismes complémentaires ;
    • des associations de patients ;
    • de l’Assurance maladie ;
    • des syndicats nationaux des secteurs de l’audiologie et de l’optique.

    Le suivi dans le secteur du dentaire sera assuré par les partenaires conventionnels, sous pilotage de l’Assurance maladie.

  • Air Liquide acquiert 2 sociétés suisses pour poursuivre son activité santé à domicile en Europe

    Air Liquide continue de développer son activité dédiée à la santé à domicile en Europe en acquérant Sleep & Health et Megamed, deux sociétés basées en Suisse œuvrant depuis plusieurs années dans le secteur.

    Sleep & Health SA, fondé en 2003, est spécialisé dans le conseil, l’équipement et la formation des patients atteints d’apnée du sommeil et de troubles respiratoires nécessitant un traitement par ventilation non invasive ou une oxygénothérapie. Megamed, créé il y a près de 50 ans, se concentre quant à lui dans le domaine de l’insuffisance respiratoire et plus précisément de la ventilation.
    Le groupe industriel français s’appuiera sur les équipes existantes pour poursuivre le développement de ses activités.

    Air Liquide, l’un des leaders de la santé à domicile sur le marché européen, fournit en gaz médicaux les hôpitaux et les patients à domicile. Ancré en Suisse depuis plusieurs années avec sa filiale Carbagas, l’entreprise renforce et diversifie son offre en santé à domicile à travers ses deux acquisitions, grâce auxquelles il va pouvoir servir directement près de 3 000 nouveaux patients.
    De plus, ces opérations vont lui permettre de bénéficier de la présence de Sleep & Tech en Suisse francophone et de Megamed en Suisse germanophone ainsi que des relations bien établies de ces deux sociétés avec les médecins, les hôpitaux et les assureurs privés.

    La Suisse, un marché à « fort potentiel »

    « Air Liquide poursuit ainsi le développement de son activité santé à domicile dans un marché suisse qui affiche un fort potentiel. Ces acquisitions, qui nous renforcent sur un marché en croissance en Europe, s’inscrivent dans notre stratégie de développement de l’activité santé », commente à propos de ces deux rachats François Jackow, membre du comité exécutif d’Air Liquide, qui supervise les activités santé du groupe (source : communiqué).

    La santé à domicile représente 45 % du CA 2017 de l’activité « santé » d’Air Liquide

    Air Liquide prend en charge sur prescription médicale des patients souffrant de maladies chroniques, telles que la BPCO, l’apnée du sommeil et le diabète. « Cette activité se développe, en complément des soins hospitaliers, au domicile du patient car elle permet une meilleure qualité de vie et une réduction des coûts de traitements », déclare le groupe dans un communiqué publié début février 2019.

    L’activité dédiée à la santé à domicile représente 45 % du chiffre d’affaires 2017 de l’activité santé d’Air Liquide.