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  • Feuille de route des SIH : le déploiement du programme Hop’EN précisé par instruction (DGOS)

    « Accélérer la transformation numérique » des établissements de santé publics et privés, « renforcer la structuration des données hospitalières » et « développer et simplifier les liens entre l’hôpital et ses partenaires« , tels sont les objectifs du programme Hop’EN (« Hôpital numérique ouvert sur son environnement »), nouvelle feuille de route nationale des systèmes d’information hospitaliers (SIH) 2018-2022, dont les modalités de mise en œuvre ont été précisées dans une instruction de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) mise en ligne le 15 février 2019.

    420 millions d’euros sont consacrés à ce projet dans le cadre du grand plan d’investissement (GPI).
    Pour les établissements publics, ces financements pourront être versés à un groupement hospitalier de territoire (GHT) ou à une partie des établissements (un ou plusieurs) du groupement.
    Comme pour le programme Hôpital numérique, Hop’EN prévoit des financements par crédits d’aide à la contractualisation (AC) conditionnés à l’atteinte de prérequis sur le système d’information et ciblés sur le développement d’usages informatiques dans plusieurs domaines fonctionnels.

    Hop’EN succède au programme Hôpital numérique, pour lequel 400 millions d’euros ont été dédiés à la modernisation des SIH de 2012 à 2017.

    4 prérequis indispensables à une gestion des soins sécurisée et 7 domaines fonctionnels prioritaires

    Le programme Hop’EN a été élaboré dans l’optique de poursuivre les efforts « pour amener l’ensemble des établissements [de santé publics et privés ainsi que les Espic] vers un niveau de maturité de leur système d’information » avec :

    • la poursuite et l’enrichissement de 4 prérequis indispensables à une gestion des soins sécurisée et dans un contexte de décloisonnement des prises en charge, dont l’atteinte par l’ensemble des établissements de santé est attendue d’ici la fin du programme :

      • identités, mouvements (P1) ;
      • sécurité (P2) ;
      • confidentialité (P3) ;
      • échange et partage (P4) : création.

    « Ces prérequis visent notamment à renforcer les exigences autour du déploiement des services socles nationaux tels que le DMP et les messageries conformes à l’espace de confiance MS Santé, des enjeux de sécurité des Systèmes d’Information Hospitaliers (SIH), la mise en œuvre de l’identité patient unique (intégrant l’Identifiant National de Santé (INS)) et le respect du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) », est-il expliqué dans l’instruction.

    • la définition de 7 domaines fonctionnels prioritaires pour lesquels des exigences d’usage sont définies :

      • partager les résultats d’imagerie, de biologie et d’anatomo-pathologie (D1) ;
      • développer le dossier patient informatisé et interopérable et le DMP (D2) ;
      • informatiser la prescription alimentant le plan de soins (D3) ;
      • programmer ses ressources et partager l’agenda patient (D4) ;
      • piloter son activité médico-économique (D5) ;
      • communiquer et échanger avec les partenaires (D6) : création ;
      • mettre à disposition des services en ligne aux usagers et aux patients (D7) : création.

    Tous les prérequis et domaines fonctionnels, leur déclinaison pour un GHT et leur évolution par rapport au programme Hôpital numérique sont détaillés dans la première annexe de l’instruction.

    Les critères d’éligibilité des établissements précisés

    L’instruction précise les critères d’éligibilité des établissements en ce qui concerne l’atteinte des prérequis du programme Hôpital numérique, l’absence d’aide dans le cadre du programme ou le choix des éditeurs des applications déployées pour des projets financés qui doivent être engagés dans la démarche de certification « Qualité hôpital numérique ».

    Les établissements parties d’un GHT qui souhaitent être candidats doivent justifier :

    • de la validation du schéma directeur des systèmes d’information (SDSI) du groupement ;
    • de la saisie des indicateurs de convergence dans l’Observatoire des systèmes d’information de santé (Osis) ;
    • d’un dépôt de dossier de financement validé par l’établissement support du groupement ;
    • de l’instauration d’une gouvernance commune par la nomination d’un directeur des systèmes d’information (DSI) de GHT.

    Chaque ARS doit élaborer une feuille de route régionale

    • Chaque agence régionale de santé (ARS) doit constituer sa feuille de route régionale détaillant ses objectifs en ce qui concerne l’informatisation et les modalités de déclinaison du programme Hop’EN sur son territoire.
    • L’ARS doit :
      • gérer l’enveloppe régionale de soutien financier qui lui a été attribuée pour Hop’EN ;
      • sélectionner et instruire les dossiers des établissements ;
      • rendre compte de l’avancement des projets aux instances nationales.
    • Les ARS doivent identifier en interne un correspondant pour le programme Hop’EN et envoyer à la DGOS leur stratégie de déclinaison régionale du financement avant le vendredi 8 mars 2019.
    • Les montants attribués par région sont détaillés en annexe : ils vont de 718 000 euros pour Mayotte à près de 74 millions d’euros pour l’Île-de-France.

    Un AMI pour les établissements de santé et GHT ouvert jusqu’au 30 juin 2019

    • Les établissements de santé et GHT souhaitant soumettre un projet informatique à financer dans le cadre du programme Hop’EN doivent répondre à un appel à manifestation d’intérêt (AMI), ouvert jusqu’au 30 juin 2019.
      • Les ARS sont responsables de la présélection des candidatures et doivent présenter leur programmation pluriannuelle prévisionnelle de financement à la DGOS le vendredi 30 août 2019 au plus tard.
      • Les établissements et GHT seront informés de la sélection ou du rejet de leur candidature le 30 septembre 2019 « dernier délai », indique la DGOS dans son instruction.
    • À partir du second semestre 2019, une seconde étape de dépôt de dossiers présélectionnés par les ARS ouvrant droit à accompagnement financier sera ouverte et permettra la délégation de financements. Sa mise en œuvre sera « précisée ultérieurement dans une instruction dédiée », annonce la DGOS.

    7 leviers d’actions

    L’atteinte des objectifs du programme Hop’EN repose sur 7 leviers d’actions, est-il spécifié dans l’instruction :

  • HealthTech Investor Day : une journée pour encourager les investissements en santé, le 25 juin 2019

    Sous le haut patronage du Président Emmanuel Macron, France Biotech ainsi que l’ensemble de l’écosystème français et européen de l’innovation en matière de santé organisent le premier HealthTech Investor Day le 25 juin 2019, à l’Hôtel Peninsula, à Paris.

    Cette manifestation professionnelle a pour objectif de mettre en relation des investisseurs de premier plan européens, américains et asiatiques, des sociétés pharmaceutiques ainsi que des dirigeants de sociétés innovantes françaises et européennes du secteur de la health tech.

    L’événement est organisée pour les entreprises privées et les sociétés cotées en bourse souhaitant entrer en contact avec des investisseurs réputés et lever des fonds. Il s’adresse plus précisément aux entreprises innovantes européennes de la health tech (biotechnologie, médecine médicale, santé numérique), avec une capitalisation boursière de 20 millions d’euros (sociétés de biotechnologie cotées en bourse) minimum et en cours de phase 2 (entreprise privée).
    En ce qui concerne les entreprises de technologie médicale, la manifestation cible les entreprises dont le produit a obtenu la certification CE ou FDA.

    Pour participer, il faut compléter le formulaire en ligne en lien ici avant le 14 mars 2019. Les organisateurs contacteront en avril les intéressés pour leur indiquer si leur profil a été retenu. Les personnes ne représentant pas une entreprise health tech doivent remplir le formulaire disponible via ce lien.

    Les frais s’élèvent à 1 500 € pour les membres de France Biotech et à 1 900 € pour les non-membres.

    Le programme inclut :

    des rencontres en face à face entre des entreprises innovantes de la health tech et des investisseurs issus de hedge funds, de fonds de capital-risque, de banques d’investissement à court et à long terme français, européens, américains et asiatiques ;

    des rencontres en face à face pour des partenariats avec des sociétés pharmaceutiques internationales (pour les entreprises et les investisseurs) ;

    des conférences et des tables rondes thématiques sur des sujets spécifiques supervisées par un expert scientifique international reconnu et lauréat du prix Nobel :

    • attractivité France & Europe :
      • intervenants : représentants de Business France, de Bpifrance et d’EuropaBio ;
    • économie et finances :
      • intervenants : représentants du Nasdaq et d’Euronext ;
    • Importance d’une stratégie de développement des capacités dans le développement d’une société de health tech :
      • intervenants : BDC Lifesciences ;
    • promouvoir les atouts de la France en matière d’innovation dans le secteur de la santé :
      • intervenants : association LIR ;
    • sujet d’actualité en oncologie : après CAR-T et anti-PD1 / anti-PD-L1, quelle est la prochaine étape ?

    Contacts :

    • Sophie Villedieu, business manager & US communications à France Biotech :
      • sophie.villedieu@france-biotech.org ;
      • +33 (0) 6 64 27 32 25
    • Nathalie Donne (organisation) :
      • nathalie.donne@shapenlink.com
  • CPTS – Les outils numériques de coordination proposés par la Cnam dans le cadre des négociations

    Adressage, réseau social, messagerie, ou encore agendas partagés, tels sont les types d’outils numériques dont auront besoin les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) selon l’Assurance maladie. La Cnam a présenté lors du troisième round de négociations conventionnelles, le 14 février 2019, plusieurs outils existants déjà mis en œuvre par des acteurs en région.
    Si le choix des outils n’est pas imposé, le recours à des solutions existantes est obligatoire pour obtenir un financement.

    Les principes : libre choix des outils, DMP et Messagerie sécurisée de santé compatibles.

    • Pas de solution numérique imposée : le choix des solutions numériques sera laissé à l’appréciation des communautés en fonction des missions choisies par la CPTS.
    • D’un point de vue technique, il n’est pas envisagé de processus de labellisation des solutions numériques mais la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) envisage de faire un guide pour faciliter les choix par les professionnels.
    • Financement d’un outil existant, mais pas de financement pour développer un nouvel outil.

    Les outils préconisés mis à disposition dans e-parcours et issus de TSN

    La Cnam a présenté une série de solutions types qui sont déjà utilisées par les professionnels de santé.

    • Les outils e-parcours, référencés à termes dans un cadre national (accord cadre Resah en cours), financés par le ministère via les agences régionales de santé (ARS).
    • Entr’actes, une solution d’adressage pour organiser une prise en charge ambulatoire de proximité
    • Une messagerie instantanée pour partager autour d’un cas patient (exemple : Mon Sisra, en Rhône-Alpes)
    • Un réseau social pour les professionnels de santé développé par E-synaps :

      Un dossier communicant déployé dans une CPTS

    La prochaine échéance des négociations conventionnelles est fixée au 28 février 2019.

  • Appel à candidatures pour l’Urgo Mentorship Program dans le domaine des technologies médicales

    Urgo, groupe international de santé spécialiste du traitement des plaies, lance la 2ème édition de son Mentorship Program pour accompagner les start-ups basées en Europe dans le domaine des technologies médicales.

    Les dossiers d’inscription seront évalués par un jury d’experts issus de l’entreprise, qui présélectionnera 6 candidats. Ces derniers seront invités à pitcher leur projet au siège d’Urgo à Paris fin juin 2019.

    Les candidatures doivent être déposées en ligne avant le 30 avril 2019 sur Urgo-group.com.

    Pour candidater, le projet devra remplir les 4 critères suivants :

    1. proposer un produit ou un service dans l’un des 5 domaines suivants :

    • médecine esthétique ou chirurgie plastique ;
    • cicatrisation ;
    • ingénierie tissulaire et thérapie cellulaire ;
    • compression et thérapie vasculaire ;
    • Santé numérique, objets connectés dans la santé.

    2. concerner les dispositifs médicaux avec la réalisation préalable d’un prototype ou d’un produit minimum viable (MVP) ;

    3. avoir un temps de développement produit pour accéder au marché inférieur à 5 ans ;

    4. constituer un produit différenciant.

    Les bénéfices du lauréat

    Un accompagnement personnalisé pour les lauréats

    Le vainqueur de l’appel bénéficiera d’un an de coaching intensif réalisé par des experts d’Urgo afin de guider la jeune pousse lors des étapes précédant son lancement, précise le groupe dans un communiqué publié le 18 février 2019.

    Le lauréat sera guidé sur différents sujets, qui pourront être adaptés en fonction des besoins du projet de la start-up. Ces thématiques sont :

    • la validation du besoin et du client potentiel ;
    • la création du plan marketing ;
    • l’analyse de marchés potentiels ;
    • l’estimation du coût production ;
    • le choix du business model et validation du business plan ;
    • la validation ou ajustement de la technologie ;
    • l’accompagnement sur la conception des essais cliniques, analyses et tests liés aux produits,
    • l’accompagnement sur la stratégie brevets et propriété intellectuelle ;
    • l’accompagnement sur l’accès au marché (enregistrement  et remboursement des produits)
    • autre selon la start-up.

    Un partenariat stratégique possible sur le long terme

    Des partenariats stratégiques sur le long-terme pourront être envisagés avec la start-up lauréate et le groupe, indique Urgo.

  • Usage du numérique dans le secteur médico-social : l’Anap propose 5 pistes d’action principales

    Former et accompagner les professionnels au sein des structures et faciliter le travail des éditeurs en mettant en place des cahiers des charges nationaux font partie des propositions principales émises par l’Agence nationale d’appui à la performance (Anap) dans un rapport portant sur l’usage du numérique dans le secteur médico-social, publié le 13 février 2019.

    Le document présente le 1er état des lieux sur le sujet ainsi que les grands constats issus de l’analyse, les enseignements tirés et les enjeux de développement du numérique dans le secteur.

    L’Anap propose 5 pistes d’action principales :
    • dépasser une approche du système d’information (SI) centrée sur les fonctions de gestion ;
    • former et accompagner les professionnels au sein des structures ;
    • faciliter le travail des éditeurs en proposant des cahiers des charges nationaux ;
    • améliorer la connaissance du SI des structures ;
    • poursuivre l’amélioration des données du tableau de bord.

    La publication s’adresse :

    • en premier lieu aux directeurs de structures médico-sociales sensibilisés à l’intérêt que le numérique peut représenter pour leur activité et souhaitant se situer par rapport aux autres structures de même profil ;
    • aux acteurs du secteur souhaitant renforcer leur connaissance du secteur médico-social sur le champ de l’usage du numérique.

    Grands constats

    Le document étudie les données 2015 du tableau de bord de la performance (TDB) qui concernent 16 181 établissements et services médico-sociaux (ESMS) sur les 22 000 ESMS ciblés, précise l’Agence nationale d’appui à la performance (Anap). « Les constats présentés sont issus de l’observation des données renseignées par les ESMS. Aucun test statistique n’a été réalisé. »

    La géographie du système d’information médico-social est à l’image de la géographie du secteur : complexe et contrastée

    Les données exploitées présentent des situations extrêmement différentes et hétérogènes concernant la maturité numérique des acteurs.

    Cependant, pour cartographier ce paysage, 4 facteurs discriminants peuvent être retenus :

    • le poids du statut juridique : un clivage public/privé et commercial/non commercial ;
    • la capacité d’accueil de de l’ESMS ou de l’organisme gestionnaire (OG) : un élément pivot ;
    • la présence auprès de la structure d’un organisme gestionnaire et la manière dont celui-ci est organisé : élément favorable à la structuration du SI ;
    • le champ d’activité (personnes âgées-PA ou personnes handicapées-PH) : élément déterminant.

    Cette géographie du SI médico-social comporte 4 zones à explorer :

    • la place du système d’information (SI) dans l’accompagnement du parcours des personnes, encore incertaine : l’approche SI demeure essentiellement gestionnaire ;
    • les différences entre les modes d’accompagnement (établissement ou domicile) : un domaine peu investigué ;
    • les solutions des éditeurs de logiciel : une piste à poursuivre ;
    • le non renseignement des données ou le manque de compétences, qui limite les pistes à explorer.

    Les principales pistes d’action

    Dépasser une approche du système d’information centrée sur les fonctions de gestion

    « Le premier élément marquant de cette analyse est le positionnement du [système d’information] comme facilitateur des fonctions administratives et de gestion », indique l’Anap. Un SI complet apparaît comme un support efficace pour aider le professionnel de santé dans sa pratique ainsi que pour soutenir les changements de l’ensemble du secteur.

    « Ce positionnement peut se révéler un véritable frein à la mise en place des parcours et à la coordination de l’accompagnement de l’usager, note l’agence nationale. En effet, le numérique a été identifié comme un levier pour les orientations nationales sur la e-santé. Cependant, pour ce faire, il doit être porteur d’informations concernant le soin et l’accompagnement pour réellement devenir un élément propice à ce changement. »

    Selon l’Anap, le manque d’informatisation des activités « cœur de métier » est ainsi « préjudiciable » à ces changements.

    Former et accompagner les professionnels au sein des structures

    Le fait qu’il y ait un nombre important de données « peu ou insuffisamment renseignées » dans le tableau de bord démontre, selon l’agence, qu’il y a un manque de maturité des professionnels concernés par l’utilisation du système d’information et par l’usage des indicateurs. Cela entraîne des difficultés de compréhension de certaines questions et d’adéquation des ressources humaines, en nombre ou en compétences.

    Ces 2 faits :

    • participent à « une mauvaise appréciation des stratégies à conduire et des besoins en financement pour disposer d’un SI adapté et performant » ;
    • entraînent, parfois, un usage inapproprié de l’allocation de ressource financière dont les établissements disposent.

    Faciliter le travail des éditeurs en proposant des cahiers des charges nationaux

    Les solutions proposées par les éditeurs actuellement sont développées par métier et présentent des failles en termes de sécurité et d’interopérabilité. Les éditeurs s’adaptent par essai-erreur en raison d’un manque d’expression de besoins structurés.

    L’Anap suggère de réaliser des cahiers des charges nationaux, par exemple, pour travailler à la convergence des besoins.

    Améliorer la connaissance du SI des structures

    L’Anap constate que les fédérations et les organismes gestionnaires ne considèrent pas comme une priorité le déploiement d’un système d’information complet. « Seuls le secteur privé commercial et les plus grands organismes gestionnaires du secteur du handicap semblent avoir la position stratégique du système d’information dans les changements présents et à venir », observe-t-elle.

    L’agence remarque par ailleurs que la majeure partie des directeurs semblent considérer ce sujet comme technique pour la comptabilité et le suivi macroscopique des ressources humaines. Les enjeux stratégiques n’étant pas identifiés de manière suffisante, il y a une sous-évaluation des besoins en ressources d’ingénierie informatique, note-t-elle.

    « Ce décalage de maturité des différentes catégories d’ESMS, des grands [organismes gestionnaires] et des fédérations contribue aux difficultés de compréhension du secteur, analyse l’Anap. Dans certains cas, les données fournies par le tableau de bord présentent une hétérogénéité de catégories beaucoup plus large qu’appréhendée. »

    Poursuivre l’amélioration des données du tableau de bord

    • La mise en place d’un contrôle des informations transmises et d’une validation de ces données par un organisme indépendant est suggéré afin de permettre une analyse objective et quantitative. « L’ensemble des données du tableau de bord, dont l’axe 4 sur les systèmes d’information des structures recueille, des informations qui sont déclaratives, laissées à la libre appréciation de la structure », explique l’agence ;
    • l’évolution du contenu de certains items est à prévoir, recommande-t-elle, le contenu du recueil des données SI n’entraînant pas assez de réflexion sur le rôle stratégique et de pilotage que doit jouer un système d’information adapté ;
    • une réflexion sur les données demandées dans le TDB pourrait être engagée pour proposer des indicateurs d’usage du SI et ses moyens alloués plutôt que de couverture fonctionnelle.

    Des enjeux opérationnels et stratégiques

    Les enjeux opérationnels identifiés sont :

    • préciser des éléments de référence SI communs à l’ensemble des structures du secteur MS : ils permettent d’orienter les professionnels dans les réorganisations qui s’imposent à eux, aussi bien pour la mutualisation entre structures que pour l’ingénierie de l’informatisation (taille critique la plus favorable, bénéfice à la mutualisation, coût/ratio, etc.) ;
    • professionnaliser la fonction numérique : structurer les fonctions numériques et faire monter en compétence les professionnels du numérique ;
    • déployer des formations adaptées aux attentes des professionnels, prenant en compte leur hétérogénéité et leur maturité ;
    • assurer une communication générale auprès de l’ensemble des professionnels du secteur sur les sujets de grandes importances (la sécurité, les risques de piratage, les règles de déploiement d’un SI, les enjeux du RGPD, etc.).

    Les enjeux stratégiques suivants ont aussi été repérés :

    • profiter de l’impact du RGPD qui impose la mise en conformité et l’inventaire des traitements, s’appuyer sur celui-ci pour les formations aux règles de confidentialité, de sécurité et d’éthique ;
    • identifier un axe SI dans les contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens ;
    • intégrer les indicateurs SI du tableau de bord comme outil de pilotage du numérique national, régional et local.
  • La complémentaire santé numérique Alan lève 40 M€ et prévoit de recruter 110 personnes en 2019

    Alan, une start-up français qui propose une assurance complémentaire santé et prévoyance 100 % numérique aux entreprises, lève 40 millions d’euros dans un nouveau tour de table mené par son investisseurs historique Index Ventures, basée à San Francisco et à Londres, aux côtés des partenaires de DST Global, le fonds d’investissement du milliardaire russe Yury Milner, qui a été l’un des premiers investisseurs de Facebook, Twitter et Airbnb.

    Alan avait déjà recueilli 23 millions d’euros en avril 2018 et 12 millions d’euros en octobre 2016. Au total, la start-up a ainsi levé 75 millions d’euros.

    La société prévoit de recruter 110 personnes en 2019. Elle espère atteindre les 100 000 assurés et dépasser les 100 millions d’euros de primes collectées d’ici la fin 2020, indique-t-elle dans un communiqué publié le 18 février 2019.

    Dans cet optique, l’assureur, dont les services sont principalement déployés chez des start-ups, envisage de signer des contrats avec des entreprises plus traditionnelles, Jean-Charles Samuelian, son P.-D.G., précisant que le but est que « toutes les entreprises de moins de 500 salariés en France soient clientes d’Alan ». Le projet était déjà en cours en 2018 mais l’entreprise a rencontré quelques difficultés pour former une équipe commerciale dédiée et a connu des processus d’adoption plus long qu’espéré auprès de cette nouvelle cible.

    « Nous n’étions pas en recherche de fonds car nous avons encore beaucoup de trésorerie, commente Jean-Charles Samuelian, dirigeant et cofondateur de la startup, avec Charles Gorintin, l’actuel directeur technique (communiqué). Toutefois, nous avons été sollicités par des investisseurs internationaux et cela nous permet d’accélérer nos ambitions. Nous souhaitons devenir le champion européen qui va transformer la santé. »

    110 recrutements prévus en 2019

    L’assureur a déclaré qu’il allait effectuer 110 recrutements au cours de l’année 2019, passant de 64 collaborateurs actuellement à 175. Il souhaite ainsi renforcer son équipe commerciale mais cherche aussi d’autres profils, dont un chef de produit, un ingénieur logiciel, un data scientist et un designer.

    De nouveaux services satellites dédiés à la prévention

    La somme récoltée va aussi permettre à la start-up de concevoir de nouveaux services satellites du parcours de santé, et notamment dédiés à la prévention, centrés sur le « stress au travail » par exemple, la nutrition » ou bien des « rappels de bilan de santé au bon moment », précise la société (source : Latribune.fr).

    Alan souhaite aussi mettre en place un système pour que les patients puissent régler directement leur consultation depuis l’application mobile.

    Un développement à échelle européenne envisagé dans un 2ème temps

    La société indique qu’elle se concentrera sur le marché français cette année mais qu’elle se développera dans un deuxième temps dans d’autres pays européens. Elle déclare que des acquisitions dans le secteur de la santé pourraient être réalisées pour l’aider à se développer mais qu’aucune démarche n’était pour l’instant en cours.

    Alan : 2 000 entreprises clientes et 27 000 personnes assurées

    Chiffres clés :

    • Première société indépendante à obtenir un agrément d’assureur en 30 ans en 2016 auprès de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR, adossée à la Banque de France) ;
    • 2018 : revenus multipliés par 6 ;
    • plus de 2 000 entreprises clientes ;
    • 27 000 personnes assurées ;
    • chiffre d’affaires récurrent (CA du mois de février 2019 multiplié par 12) de 22 millions d’euros.
  • Future of Digital Health Systems (OMS – part 2) : 4 exemples de e-prescription en Europe

    Un des e-services de plus en plus développé par les pays européens est la e-prescription. À l’occasion du congrès Future of Digital Health Systems, organisé par l’OMS début février 2019 et auquel Health & Tech Intelligence a assisté, La Suède, l’Estonie et la Finlande ainsi que la région de la Catalogne sont revenus sur leur projet respectif :

    • Suède : 99 % de e-prescriptions ;
    • Estonie : 100 % de e-prescriptions ;
    • Finlande : e-prescription obligatoire depuis 2017 ;
    • Catalogne : 98 % de e-prescriptions.

    La e-prescription en Suède : 1 400 pharmacies regroupées en 7 systèmes

    • Le système de santé suédois est organisé autour de 21 comtés et 290 municipalité. 
    • Un premier projet de e-prescription est lancé en 2000 avec 900 pharmacies regroupées au sein d’une organisation privée monopolistique. 
    • Aujourd’hui, la démarche est organisée autour de 1 400 pharmacies regroupées en 7 systèmes et pilotée par une agence nationale de e-santé.

    Un projet basé sur 5 briques techniques :

    • base de données médicale ;
    • registre des identifiants nationaux ;
    • référentiels des offreurs de soins ;
    • référentiels des pharmacies ;
    • référentiels des professions de santé.

    Facteurs clés de succès identifiés :

    • coopération avec les parties prenantes ;
    • utilisation de standards et des formats permettant l’interopérabilité entre les différents systèmes ;
    • formation d’un groupe projet dédié ;
    • planification ;
    • implémentation structurée et trajectoire « étape après étape » ;
    • esprit de compétition entre les comtés.

    Les résultats :

    • 99 % de e-prescriptions ;
    • augmentation de la qualité ;
    • sécurité du patient ;
    • augmentation des services pour les patients ;
    • gain de temps ;
    • meilleur connaissance.

    La e-prescription en Estonie : 100 % des prescriptions sont numériques

    • Décidée en 2005 avec l’ensemble de la stratégie nationale e-santé.
    • Lancée en 2010.

    Les résultats :

    • Après 1 an, 73 % des prescriptions sont numériques ;
    • Après 2 ans, 95 % des patients satisfaits ;
    • Après 8 ans, 100 % des prescriptions sont numériques ;
    • L’Estonie et la Finlande démarrent en 2018 le premier service de e-prescription transfrontalier.

    La e-prescription en Finlande : obligatoire depuis 2017

    • Obligatoire depuis 2017.
    • Un projet construit à la fois pour les fournisseurs de soins et les pharmacies.
    • Les prescriptions sont réalisées en utilisant les systèmes d’information (SI) de santé ou des applications indépendantes.
    • Les prescriptions sont complètement structurées en utilisant la base de données pharmaceutiques nationale.
    • Elles sont stockées dans le Centre de prescription du pays.
    • Elles peuvent être récupérées par les pharmacies pour réaliser la dispensation. Les informations relatives à la dispensations sont stockées dans le Centre de Prescription
    • Les informations de prescriptions et de dispensation sont mise à disposition du personnel médical et du patient.
    • L’Estonie et la Finlande démarrent en 2018 le premier service de e-prescription transfrontalier.

    La e-prescription en Catalogne : une feuille de route démarrée en 2001

    Un projet basé sur 6 principes

    • un système de soins intégrés ;
    • une coordination des professionnels ;
    • accessibilité aux services médicaux et pharmaceutiques ;
    • prescription et dispensation électronique ;
    • sécurité de l’usage des médicaments ;
    • carte personnelle de santé et un seul plan de médicament.

    Une feuille de route démarrée en 2001

    Les résultats :

    • 98 % de e-prescriptions ;
    • 100 % de santé primaire ;
    • 96 % hôpitaux publics ;
    • 99 % santé mentale ;
    • 96 % centres sociaux ;
    • 93 % domaine social ;
    • 100 % pharmacies.
  • 97 % des patients chroniques utilisent le numérique, 10 % sont hyperconnectés (étude collectif ICA)

    Plus de 97 % des patients chroniques utilisent des technologies numériques dans le cadre d’une recherche d’information, de la gestion ou du suivi de leur maladie chronique. C’est le premier apprentissage de l’étude du collectif d’associations de patients [im]Patients, chroniques & associés (ICA), réalisé en partenariat avec la Chaire Réseaux sociaux et objets connectés de l’Institut Mines Telecom et dont les résultats ont été publiés en février 2019.

    L’originalité de cette enquête est d’avoir divisé les patients en 3 catégories :
    • les hyperconnectés : utilisateurs réguliers d’internet, d’applications mobiles et d’objets connectés, connectés de manière multimodale et intensive ;
    • les biconnectés : utilisateurs fréquents d’applications mobiles et d’internet mais pas d’objets connectés ;
    • les hypoconnectés : utilisateurs très occasionnels d’internet mais pas d’applications ni d’objets connectés.

    L’étude révèle que moins de 10 % des malades chroniques sont hyperconnectés et moins de 20 % sont biconnectés malgré le développement croissant de ces technologies. Pourtant, selon Frédéric Lert, président d’ICA, « internet est un vrai enjeu, les informations qu’on y trouve peuvent impacter voire modifier les décisions des personnes malades chroniques et leurs proches ».

    Avec cette étude, le collectif [im]Patients, chroniques & associés (ICA) veut mieux comprendre comment les personnes atteintes de maladies chroniques utilisent les nouvelles technologies et comment elles influencent leur qualité de vie et leurs comportements de santé.

    Impact des nouvelles technologies sur la qualité de vie

    Selon l’enquête, internet contribuerait le plus à améliorer la vie des personnes avec une maladie chronique notamment grâce à une meilleure compréhension du traitement pour 65 % des sondés, et du parcours de soins pour 63 % mais aussi à une sortie de l’isolement et à un meilleur vécu de la maladie pour 60 % ainsi qu’un renforcement du dialogue avec le médecin pour 53,1 %.

    L’étude montre également une sous-utilisation des applications mobiles et objets connectés et une moindre perception des bénéfices espérés. Elle fait apparaître que les personnes les plus connectées sont celles chez qui l’empowerment est le plus développé et sont les plus engagés dans la relation avec leur médecin.

    Les sondés s’accordent sur le fait de se sentir en meilleure santé ou de moins ressentir leur maladie au quotidien tout en ayant conscience des limites : difficultés à choisir les informations fiables pour 75,8 % d’entre eux, risques d’erreurs d’auto-diagnostic…

    Enjeux pour les technologies numériques en santé

    La vision d’ICA est que les technologies numériques peuvent incarner un allié, plutôt qu’une menace, pour le suivi et la prise en charge de ces patients. Internet est alors une des ressources essentielles dont les malades chroniques se sont déjà saisis pour s’adapter à leur maladie et améliorer leur qualité de vie liée à la santé et la qualité de leur suivi.

    Ainsi, l’un des enjeux actuels autour des technologies numériques est la capacité des institutions et des professionnels de santé à s’adapter à cette transformation des malades chroniques et à intégrer les technologies numériques aux pratiques de soins. Pour cela, les personnes concernées et les associations de patients devraient intégrer le processus global de conception de ces outils numériques.

    « Il est aussi essentiel que ceux-ci soient encadrés et coconstruits avec l’industrie du numérique par une charte encadrant les processus d’élaboration, d’évaluation, de qualité par l’ensemble des acteurs concernés : les personnes, les soignants, les institutionnels et industriels », plaide Frédéric Lert (communiqué). Le collectif appelle à une garantie de la sécurité de ces données, à un contrôle de leur circulation pour protéger les personnes et leurs proches mais aussi à une réflexion sur les bénéfices engendrés par le traitement de ces données.

    États généraux permanents

    Avec cette étude, [im]Patients, chroniques & associés veut enrichir sa réflexion, menée dans le cadre d’états généraux permanents, sur l’impact des technologies digitales dans l’empowerment. Elle sera mise en discussion le mercredi 20 février 2019, à la Cité des sciences et de l’industrie, lors de la conférence « Homo Connectus & Dr Data », sur les usages et impacts des technologies digitales.

  • Étude : la réalité virtuelle pourrait aider au traitement des phobies chez les personnes autistes

    La réalité virtuelle (RV) semble un outil prometteur pour aider les personnes autistes à surmonter leurs phobies sociales. Des chercheurs de l’université de Newcastle, en Angleterre, ont utilisé une chambre d’immersion à 360° pour plonger des personnes atteintes d’autisme dans un environnement virtuel et les confronter à des situations de la vie courante qui déclenchent des phobies. L’étude*, publiée le 15 février 2019 dans le Journal of Autism and Developmental Disorders, montre que près de la moitié des personnes autistes parvenaient à maîtriser leurs peurs 6 mois après le traitement.

    Une chambre d’immersion virtuelle pour traiter les phobies

    Environ un quart des enfants atteints d’autisme souffriraient de phobies. Ces peurs violentes bouleversent leur quotidien et celui de leur famille, qui tente d’éviter les situations déclenchant ces crises d’angoisse. Or, les options thérapeutiques pour traiter ces phobies sont rares.

    Des chercheurs de l’université de Newcastle ont voulu tester la réalité virtuelle (RV) pour la prise en charge de ce type de phobies. Ils ont donc mis au point avec la société Third Eye Neuro Tech la « Blue Room », une chambre d’immersion à 360 degrés. Grâce à ces quatre grands écrans bleus, la Blue Room permet de projeter des scènes et de proposer des activités interactives. Dans cet environnement virtuel, qui ne nécessite pas de lunettes de RV, l’enfant peut facilement explorer et naviguer dans différents scénarios avec un thérapeute, à l’aide de commandes iPad, tout en gardant le contrôle total de la situation.

    Des scénarios pour traiter progressivement la phobie

    Afin d’évaluer l’efficacité d’une telle stratégie thérapeutique, les chercheurs ont mené une étude randomisée et contrôlée incluant 32 enfants souffrant de troubles autistiques, âgés de 8 à 14 ans. La moitié d’entre eux a immédiatement été pris en charge dans la « Blue room » et l’autre moitié a constitué le groupe témoin, recevant un traitement 6 mois plus tard.

    Accompagnés d’un psychologue, ils ont suivi 4 séances par semaine sur un scénario personnel dans la Blue room. Il s’attaquait à des phobies très diverses, notamment celles des guêpes, des ascenseurs, de l’obscurité, des poupées, des ballons, des transports en commun, de l’école…

    La réalité virtuelle permettait de procéder par paliers : pour la phobie du chien, par exemple, il était possible de jouer sur la taille de l’animal, sur la laisse, sur la proximité avec l’enfant, sur le fait d’aboyer… Cette gradation permet au participant d’expérimenter des niveaux de maîtrise dans la gestion de son anxiété et de pratiquer de manière répétée un niveau de défi avant de passer au niveau suivant. À tout moment, des psychologues pouvaient intervenir pour proposer des techniques de relaxation et de gestion de l’anxiété.

    Après avoir reçu le traitement et avec le soutien de leurs parents, les enfants ont ensuite été initiés au scénario dans le monde réel.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 15 février 2019 dans le Journal of Autism and Developmental Disorders.

    Résultats

    • 2 semaines après le traitement, 25 % des patients étaient capables de faire face à une phobie spécifique.
    • 6 mois après l’expérience de réalité virtuelle, 45,8 % des enfants étaient classés comme répondeurs au traitement.
    • 1 enfant a vu ses symptômes s’aggraver.

    La réalité virtuelle efficace chez les adultes atteints d’autisme

    Pour la première fois, le traitement Blue room a aussi été proposé à des adultes atteints d’autisme.

    Dans une publication distincte publiée par la même équipe dans Autism in Adulthood, il a été démontré que la RV était efficace chez 5 adultes autistes sur 8.

    De 18 à 57 ans, les adultes ayant participé à ces travaux ont suivi 4 séances de 20 minutes avec une scène personnalisée générée par ordinateur. 6 mois après les sessions, 5 des 8 participants bénéficiaient encore d’améliorations quotidiennes en ce qui concerne leur phobie.

    « Incroyablement encourageant »

    « Les personnes souffrant de troubles autistiques peuvent avoir des difficultés à imaginer une scène. C’est la raison pour laquelle la Blue room a été si bien acceptée », ont déclaré les auteurs de cette étude.

    « Nous fournissons la situation de manière contrôlée à travers la réalité virtuelle et nous sommes assis à leurs côtés pour les aider à apprendre à gérer leurs peurs », précise le Dr Morag Maskey, chercheur à l’Institute of Neuroscience de l’Université de Newcastle et l’un des auteurs des travaux. C’est incroyablement encourageant de voir l’effet que cela a eu chez certains d’entre eux, qui ont été capables de surmonter une situation qui aurait été si pénible il y a une semaine à peine. »

    Cette recherche soutenue par le NHS ne portait que sur un petit nombre d’enfants mais l’université de Newcastle a annoncé son intention de poursuivre l’évaluation de la réalité virtuelle dans le traitement des phobies chez les autistes.

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