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  • Microsoft choisit son campus français pour créer un centre mondial de développement dédié à l’IA

    Le Microsoft Engineering Center, créé en 2011 sur le campus de Microsoft France à Issy-les-Moulineaux, a été choisi par le groupe pour accueillir un centre de développement dédié à la conception d’applications basées sur l’intelligence artificielle (IA). Par la mise à disposition de Business Applications* et de Power Platform** de Microsoft, ce centre « propose des solutions et des outils IA facilement accessibles pour ses clients et ses partenaires dans le monde entier », précise l’entreprise dans un communiqué publié le 21 février 2019.

    Le centre de développement regroupe plus de 100 ingénieurs issus de 20 pays différents, experts en génie logiciel, en mathématiques ou en design produits.

    Il vise à accompagner les entreprises du monde entier dans leur transformation numérique et à les aider à gagner en productivité par le biais de l’intelligence artificielle. Elles auront la possibilité d’utiliser des solutions basées sur l’IA répondant à leurs besoins métiers par le biais, entre autres, des plateformes Dynamics 365 et Azure.

    La santé devrait faire partie des domaines ciblés, Microsoft ayant réaffirmé sa stratégie dans le secteur à la mi-février à l’occasion du salon HIMSS 2019, auquel Health & Tech Intelligence était présent. Basée sur le cloud et Microsoft 365, cette dernière est centrée sur 3 axes : permettre des soins personnalisés ; augmenter le pouvoir des équipes de soins et améliorer les résultats.

    « Alors que jusqu’à présent le challenge pour les entreprises était la collecte et le traitement de données, aujourd’hui le principal défi est de permettre aux équipes de nos clients de pouvoir exploiter facilement l’énorme masse de données dont elles disposent, explique Jamel Gafsi, président du Microsoft Engineering Center. L’objectif pour nous est de fournir les produits et des solutions IA qui permettent à nos clients d’automatiser leur process et d’améliorer la performance de leur business. »

  • Impliquer en amont les patients dans la conception des applis et objets connectés (conférence)

    L’enquête sur l’impact des nouvelles technologie sur la santé et la qualité de vie des personnes vivant avec une maladie chronique, réalisée par le collectif d’associations de patients [im]Patients, chroniques & associés (ICA), a montré une sous utilisation des applications et objets connectés. Afin de mettre en perspective ce constat et les autres résultats de l’étude avec les attentes des médecins, des industriels, des institutionnels et surtout des patients, ICA a organisé le 20 février 2019 un débat intitulé « Homo Connectus et Dr Data ».

    Selon le Dr Didier Mennecier, hépato-gastro-entérologue, l’un des intervenants de la conférence, « les réseaux sociaux deviennent le point de contact et d’échange majoritaire des patients chroniques sur internet. » Les praticiens doivent être plus présents, estime-t-il. « Il s’agit d’un enjeu pour maintenir la confiance et l’adhésion thérapeutique ».
    L’une des autres observations qui ressort de la sous utilisation des applications, selon Guillaume Marchand, P.D.G. de DMD Santé, est la faiblesse de l’offre d’outils à valeur ajoutée, utilisables par le professionnel de soins dans le cadre du parcours de soins. « Les patients les utilisent d’ailleurs plus pour identifier des risques ou des effets secondaire que pour monter en compétence », indique-t-il.

    Cette inadéquation est en partie liée au mode de conception de ces outils qui n’intègrent pas, ou trop tard, les représentants de patients. Il s’agit d’une revendication forte exprimée par Frédéric Lert, président d'[im]Patients, chroniques & associés. Les associations pourraient d’ailleurs avoir leur propre lab pour concevoir avec leurs membres des applications et outils connectés, suggère-t-il. Un travail qui se ferait en coconstruction avec les professionnels, parce que, selon Guillaume Marchand, la réticente professionnelle vient aussi du fait que les arbres décisionnels derrière l’application ne correspondent pas toujours à la logique des praticiens.

    Une approche qui ouvre la porte à une nouvelle enquête pour ICA : interroger les professionnels de santé en reprenant la classification de la première étude, soit en distinguant les hyperconnectés (utilisateurs réguliers d’internet, d’applications mobiles et d’objets connectés), des biconnectés (utilisateurs fréquents d’applications mobiles et d’internet mais pas d’objets connectés) et des hypoconnectés (utilisateurs très occasionnels d’internet mais pas d’applications ni d’objets connectés).

  • Le service de télémédecine Qare accessible aux adhérents du Syndicat des anesthésistes-réanimateurs

    La plateforme de télémédecine Qare signe un partenariat avec le Syndicat national des anesthésistes-réanimateurs de France (Snarf), qui représente les libéraux. Les adhérents du Snarf ont ainsi désormais accès au service de téléconsultation de la société. La solution est proposée aux anesthésistes-réanimateurs pour qu’ils puissent mener à distance la consultation obligatoire des patients avant une intervention chirurgicale.

    L’acte de téléconsultation sera remboursé de la même manière qu’une consultation physique si une première consultation avec le praticien a été réalisée dans les 12 mois précédent l’opération, indique Qare dans un communiqué publié le 12 février 2019.

    Par le biais de cet accord conclu entre les deux partenaires, les adhérents du syndicat peuvent aussi bénéficier du service de formation Qare Academy, qui vise à accompagner les professionnels de santé dans la pratique de la télémédecine et de les informer de l’évolution des fonctionnalités et de la réglementation en la matière.

    Dans le cadre du développement professionnel continu (DPC), un module de formation à la télémédecine sera par ailleurs proposé par le Snarf, probablement à partir du mois de mars.

  • Opticsvalley devient le hub « optics & photonics » de Systematic Paris-Region, pôle européen deep tech

    Opticsvalley devient le hub « optics & photonics » du pôle de compétitivité mondial deep tech Systematic Paris-Region. Opticsvalley est un cluster créé en 1999 « pour animer les thématiques optique-photonique-électronique en Île-de-France avec le soutien du Département de l’Essonne et de la Région île-de-France », indique Systematic dans un communiqué publié le 20 février 2019.

    Dans le cadre de cette alliance a été fondée une structure unique réunissant les équipes existantes des deux partenaires afin de candidater de manière unifiée aux prochains appels à projets européens H2020-ICT-2018-2020.
    Les équipes ont déjà commencé à se coordonner sur diverses d’actions : projets européens donc, communication, participation conjointe à des ateliers et évènements, etc.

    Par ailleurs, la communauté d’Opticsvalley a été sollicitée pour la structuration du hub « optics & photonics » : le nom du Hub a été fixé et l’élaboration de sa feuille de route, de ses missions et de son articulation avec les autres hubs et enjeux du pôle a été entamée.

    Le hub « optics & photonics » fait partie des 6 hub deep tech formé par Systematic

    Systematic a mis au point une feuille de route stratégique pour 2019-2022 articulée autour de 6 hubs deep tech, dont un est centré sur l’optique-photonique.

    Ce nouveau hub « optics & photonics » :

    • fédère et anime une communauté « d’excellence internationale » de près de 200 membres industriels ;
    • s’organise autour des mêmes missions que les 5 autres hubs du pôle :
      • R&D collaborative ;
      • innovation ;
      • feuilles de route technologiques ;
      • prospective et vision stratégique ;
      • projets européens ;
      • relations internationales ;
      • formation, compétences et emploi ;
      • grands événements dédiés à la photonique ;
      • accès aux financements privés, au business, aux marchés, au parcours de croissance pour les PME ;
      • partenariats et alliances stratégiques, dont Photonics France et l’interpôles photonique réunissant Alpha-RLH, Images & Réseaux-TES, Optitec, Minalogic.

    « Parmi les sujets phares inscrits dans sa feuille de route : l’adaptation de ces technologies à toutes les applications et objets de la vie quotidienne (lidars, caméras, scanners, leds, lasers…) ; ainsi que l’exploitation de leur potentiel en relation avec l’intelligence artificielle dans des domaines comme la réalité augmentée et la simulation, la vision artificielle (par exemple, pour rendre les objets autonomes ou pour capter et analyser les données) ou encore la photonique quantique (pour les télécommunications et la cybersécurité notamment) », détaille Philippe Brégi, président d’Opticsvalley (communiqué).

    Le hub « optics & photonics » de Systematic adressera les marchés industriels identifiés par le pôle, soit :

    • les mobilités du futur ;
    • les territoires intelligents ;
    • la santé numérique ;
    • la transformation industrielle ;
    • la transformation des entreprises et des services ;
    • la gestion intelligente de l’énergie entre autres.

    Parmi les actions prioritaires du hub figurent :

    • le soutien à la croissance des start-ups et PME au travers du programme d’accélération soutenu par Start-up Europe DeepTech4Good ;
    • la multiplication des prototypes et des opérations pilotes en partenariat avec les territoires ;
    • la valorisation de la recherche régionale en suscitant par exemple des conférences internationales comme le LIFI Congress.

    « La photonique est au cœur de la révolution digitale »

    « La photonique est au cœur de la révolution digitale avec la maîtrise du photon et de la lumière, argumente Systematic : capter des données et les analyser, transmettre et crypter des données, créer des « yeux augmentés » pour les objets et les instruments qui permettent de comprendre le monde et d’interagir avec l’environnement, le laser pour modeler la matière et le vivant… »

  • Dispositifs médicaux connectés : la HAS précise les spécificités d’évaluation clinique (guide)

    La « rapidité d’évolution de la solution technologique« , « les interactions avec d’autres dispositifs/objets/plateformes » et « l’existence de systèmes experts qui traitent l’information« , tels que « ceux faisant appel à des algorithmes d’intelligence artificiel », font partie des caractéristiques communes aux dispositifs médicaux connectés (DMC) à prendre en considération dans leur évaluation clinique visant à déterminer s’ils feront l’objet d’un remboursement par l’Assurance maladie, indique la Haute autorité de santé (HAS) dans un rapport publié en ligne le 19 février 2019.
    Ce guide, à visée didactique, est destiné à « aider les entreprises qui fabriquent ou exploitent des DMC à anticiper les exigences cliniques requises par [la Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et technologies de santé (Cnedimts)] pour déterminer l’intérêt d’un DMC en vue de sa prise en charge par la solidarité nationale », explique la HAS.

    Les DMC évaluables par la Cnedimts remplissent les conditions suivantes :
    • ils sont destinés à être utilisés à des fins médicales, leur finalité impliquant qu’ils soient marqués CE ;
    • ils sont à usage individuel (implantés ou utilisés par le patient lui-même) ;
    • ils disposent d’une fonction de télécommunication, éventuellement liée à une intelligence artificielle ;
    • l’industriel a déposé un dossier de demande de prise en charge par la solidarité national.

    Pour répondre au mieux à ces particularités, l’organisation présente 4 axes spécifiques, dont un recueil de données en vie réelle, assortis à l’évaluation des DMC, qui doivent être anticipés par le fabricant ou l’entreprise qui assure l’exploitation du dispositif.

    La conception de ce guide figurait au programme de travail 2018 de la Haute autorité de santé, qui comprenait plusieurs nouveaux chantiers dans le domaine de la e-santé.

    Exemples de DMC susceptibles de faire l’objet d’un remboursement individualisé par l’Assurance maladie :

    • DM ƒutilisés à des fins de télésurveillance médicale : par exemple, un défibrillateur cardiaque implantable associé à une télésurveillance médicale ;
    • DM générant une action du patient à des fins d’auto-traitement ou d’autosurveillance (par exemple, un neurostimulateur utilisé dans le traitement de la douleur connecté avec une application smartphone qui permet au patient de gérer lui-même son traitement) ;
    • DM générant ou recevant des informations en vue de l’optimisation du traitement : par exemple, une pompe à insuline couplée à un capteur de mesure en continu du glucose interstitiel exploitant le carnet électronique du patient pour optimiser son traitement.

    4 axes spécifiques

    Quel que soit le dispositif médical, connecté ou non, les critères d’évaluation réglementaires en vue de leur remboursement par l’Assurance maladie sont les mêmes, déclare la Haute autorité de santé (HAS).

    « Selon la finalité du DM, ils prennent en compte l’intérêt thérapeutique, diagnostique ou de compensation du handicap du DM, ainsi que son intérêt de santé publique, précise-t-elle. La démonstration de ces intérêts s’appuie sur des essais cliniques. »

    L’instance annonce que les 4 axes spécifiques suivants, assortis à l’évaluation des DMC, doivent être anticipés par le fabricant ou l’entreprise assurant l’exploitation du dispositif :

    1. Le programme de développement clinique optimisé

    • Enjeu premier pour l’entreprise concernée : construire un programme de développement clinique en cohérence avec la finalité recherchée par l’utilisation du DMC.
      • Pour tout DMC à usage individuel, l’évaluation de son impact en termes de bénéfice clinique, d’acceptabilité ou d’amélioration de la qualité de vie pour l’usager est nécessaire ;
      • d’autres impacts peuvent aussi être recherchés, notamment en termes d’accès aux soins, de qualité de prise en charge, et d’organisation des soins.
    • ƒL’évaluation doit porter a priori sur la solution technologique dans son ensemble, c’est-à-dire sur tous les éléments recueillant, traitant et transmettant des informations à distance en prenant en considération l’organisation des soins instaurée.
      • « Dans certains cas, notamment lorsque certains composants sont fonctionnels par eux-mêmes, l’évaluation de l’effet propre du DMC pourra être un enjeu pour le développeur », commente la HAS.

    2. Les prérequis mis en place indépendamment de toute évaluation par la CNEDiMTS pour l’accès au remboursement :

    • le respect des exigences en termes de traitement et d’hébergement des données qui sont couvertes par la réglementation en vigueur, notamment par le RGPD ;
    • l’obtention du marquage CE, dont le but est de garantir le respect des exigences générales relatives à la sécurité et à la performance durant l’ensemble du cycle de vie du dispositif ;ƒ
    • les éléments déployés par l’industriel permettant de garantir la maîtrise de la qualité des résultats tout au long de la mise à disposition du DMC auprès du patient.

    3. En cas de traitement automatique de données, il ne revient pas à la Cnedimts d’évaluer le fonctionnement mathématique du modèle

    Cependant, « des informations seront à fournir à la fois sur la manière dont l’algorithme a été créé (choix et sélection des variables, choix et entraînement des modèles, etc.) et sur le suivi de la pertinence de l’algorithme créé (vérification régulière, absence de biais, etc.), note l’autorité. Ces points doivent être pris en compte dès le « design » du modèle. »

    4. Un recueil de données en vie réelle

    « L’évolutivité de certains DMC pourrait impliquer qu’après inscription sur la liste des produits remboursables, un recueil de données en vie réelle soit mis en place afin de surveiller sa non-régressivité, explique la Haute autorité de santé. L’objectif est d’éviter les conséquences négatives d’une dérive possible des évolutions de la solution technologique. »

    Dans certains cas, la Cnedimts aura la possibilité de demander la mise en place d’études post-inscription. Ces études permettront entre autres une confirmation de l’intérêt du DMC en situation réelle d’utilisation. Elles seront à la charge de l’entreprise qui fabrique ou assure l’exploitation du dispositif.

    Des algorithmes « intelligibles et interprétables »

    Parmi les spécificités à prendre en considération dans l’évaluation clinique figure l’existence de systèmes experts qui traitent l’information, « des plus classiques, tels que des algorithmes décisionnels programmés, aux plus innovants, tels que ceux faisant appel à des algorithmes d’intelligence artificielle ».

    • En cas de traitement automatique de données par le dispositif via des algorithmes dits « classiques », c’est-à-dire n’ayant pas la capacité de se modifier par eux-mêmes, la HAS note que ces derniers doivent être « intelligibles et interprétables »pour les décisions proposées et prises « par le modèle ayant des impacts sur la santé des patients ».
      • L’industriel doit décrire les données ayant permis la validation de l’algorithme (complétude, qualité et représentativité) et fournir une estimation de ses performances le cas échéant (par exemple au travers de la valeur prédictive positive ou négative du paramètre évalué).
    • Dans le cas des algorithmes apprenants, et notamment des technologies d’apprentissage automatique (machine learning) non supervisé, « il ne revient pas à la Cnedimts d’évaluer le fonctionnement mathématique du modèle » mais « sa pertinence clinique », précise l’instance.
      • Ainsi, l’industriel doit faire apparaître dans son dossier « toutes les informations permettant d’expliciter à la fois la manière dont l’algorithme a été créé (choix et sélection des variables, choix et entraînement des modèles) et le suivi de la pertinence de l’algorithme créé mis en place (vérification régulière, absence de biais, etc.) », détaille la HAS, précisant que ces points doivent être pris en compte « dès le design du modèle ».

    Les technologies, les connaissances, la législation, les normes, les bonnes pratiques, les chartes, etc. liées au numérique « évoluant très rapidement, notamment en ce qui concerne l’intelligence artificielle », ce guide « évoluera au fil du temps, faisant l’objet de mises à jour autant que de besoin », annonce la HAS.

  • Réforme du financement santé : J-M Aubert défend les paiements forfaitaires devant les sénateurs

    L’intérêt des paiements au forfait et la diversification des modes de rémunération ont été défendus devant les sénateurs par Jean-Marc Aubert, pilote de la task force « réforme du financement du système de santé », qui a remis son rapport fin janvier 2019. Le directeur de la Drees a été entendu le 20 février devant la commission des affaires sociales du Sénat.

    Le financement à l’activité de manière générale « a ses avantages », a commenté Jean-Marc Aubert, « mais il ne garantit pas individuellement la qualité de l’acte, même si collectivement les médecins cherchent à bien soigner leurs patients », expliquant que « cela est lié au manque de coordination entre les soins des professionnels de santé, pour un malade chronique ». Il a précisé que la proposition de la task force est « de pouvoir mixer les modes de financement en ville et à l’hôpital, selon les besoins du patient« .

    Le responsable du dossier a déclaré que les paiements forfaitaires seront « mono-professionnels et non pas pluriprofessionnels », excepté dans le cadre des expérimentations au titre de l’article 51 de la LFSS 2018. Ces nouveaux modes de rémunération visent à soutenir la prévention, notamment auprès des patients les moins favorisés, a-t-il spécifié.

    La mise en place d’un nouveau modèle prendra du temps, reconnaît l’auteur du rapport, admettant qu’il y a « plein de contraintes », et pas seulement financière. « Par exemple, il est normal et respectable qu’un médecin qui a travaillé de la même manière pendant 40 ans ne s’imagine pas changer pendant les cinq dernières années de sa carrière », note-t-il.

    Rémunérations à la qualité ou au forfait : un modèle à co-construire avec les professionnels et l’administration

    Interrogé par plusieurs sénateurs sur le dosage et la répartition de ces rémunérations à la qualité ou au forfait, Jean-Marc Aubert a argumenté en faveur d’un modèle simple.

    Citant en exemple les indicateurs de qualité, il a expliqué qu’il fallait selon lui « en limiter le nombre à une dizaine » et qu’ »ils ne pourront pas couvrir toute la qualité », précisant que cela devait être « co-construit avec les professionnels de santé et l’administration ».

    « Le but est de ne pas avoir une réforme qui complexifie les choses »

    « Le but est de ne pas avoir une réforme qui complexifie les choses ; plus il y a d’actes dans la nomenclature, plus il y a de choses à coder », a complété le pilote de la task force centrée sur la réforme du financement du système de santé. En guise d’illustration, il a évoqué l’Australie, où l’on « vit très bien avec 5 000 actes, alors qu’un GHS a plus de 8 500 actes ». Or, interroge-t-il de manière rhétorique, « vaut-il mieux pour le médecin passer 30 minutes à coder un acte ou apporter un indicateur clinique ? »

    Les paiements forfaitaires seront « mono-professionnels et non pas pluriprofessionnels »

    « On peut être libéral et payé au forfait, comme être libéral et payé à l’acte ou à la qualité »

    Selon Jean-Marc Aubert, la diversification des rémunérations ne doit pas être opposée à la médecine libérale. Il a illustré son propos face aux sénateurs avec l’Angleterre, où les généralistes sont libéraux mais sont payés « d’une manière totalement différente ». « On peut être libéral et payé au forfait, comme être libéral et payé à l’acte ou à la qualité », a-t-il noté.

    Le débat portant sur la réforme du financement du système de santé sera ouvert jusqu’en mars. À son issue, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé donnera des orientation.

  • Himss2019 : Le leader mondial du SIH Epic Systems refuse un potentiel rachat par Apple

    Epic Systems Corporation, l’un des principaux développeurs de logiciels de santé des États-Unis, a écarté l’idée d’un possible rachat par Apple courant février 2019. Jim Cramer, présentateur du show « Mad Money » consacré à Wall Street, avait suggéré en janvier au géant de l’internet de réaliser une importante acquisition, citant en exemple Epic.

    Epic Systems vend son logiciel de gestion et d’archivage des dossiers médicaux à de multiples établissements de soins américains. La société est l’une des entreprises d’informatique les plus importantes du secteur de la santé.

    Si Apple venait à la racheter, le groupe pourrait devenir à terme le fournisseur universel de dossiers médicaux numériques mais aussi démontrer à ses clients et à ses investisseurs que la santé occupe une place conséquente dans ses activités.
    « Nous ne ferons pas cela », a cependant déclaré Judy Faulkner, P.-D.G. et fondatrice d’Epic Systems et troisième femme la plus riche des États-Unis, en réaction au commentaire de Jim Cramer (source : Clubic.com). La responsable met clairement de côté la possibilité d’un rachat par le géant du numérique et tout autre GAFAM ainsi qu’une introduction en bourse de sa société. Par ailleurs, elle a aussi refusé la proposition de Google, Amazon et Microsoft, qui souhaitent faire céder Epic à leurs offres sur le cloud.

    Parmi les dernières annonces de la firme de Cupertino dans le domaine de la santé figurent l’annonce du lancement au cours de l’été 2019 d’Attain, une application mobile visant à fixer des objectifs aux utilisateurs pour améliorer leur bien-être et leur santé au quotidien, et la certification de l’Apple Watch Series 4 par la FDA, qui reconnaît l’objet comme dispositif médical.

  • Think tank Économie Santé : « Comment améliorer la pertinence en santé », le 02/04/2019 à Paris

    « Comment améliorer la pertinence en santé » sera la thématique du petit déjeuner proposé le 2 avril 2019 par le think tank Économie Santé et organisé par Les Échos Events .

    « La pertinence en santé est capitale, elle participe au premier plan à la qualité des soins et permet de dégager des moyens pour investir. En dépit d’efforts importants et de nombreuses mesures, la pertinence des soins n’est pas à la hauteur des enjeux en France, analyse dans son communiqué présentant l’événement le groupe de réflexion, qui propose des mesures, « à la fois globales et concrètes », pour « mobiliser tous les acteurs ».

    La recommandation annuelle du think tank sera présentée au cours de cette matinée, en présence d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé. Un débat sera ensuite engagé avec les membres du groupe de réflexion et sera suivi d’échanges avec l’auditoire.

    Les personnes qui souhaitent participer à l’événement doivent s’inscrire par le biais du formulaire en ligne accessible sur le site Lesechos-events.fr.

    Think tank Économie Santé : une recommandation publiée chaque année

    Le think tank Économie Santé a été créé en 2011 par Les Echos Events, du groupe Les Échos-Le Parisien, en collaboration avec Philippe Leduc, journaliste expert en santé.

    « Dédié à l’économie de la santé, ce think tank souhaite apporter une contribution concrète et pragmatique au système de soins français en se focalisant sur le rôle et la responsabilité de chacun de ses acteurs et opérateurs », explique Les Echos Events sur son site officiel. Amélioration de la qualité et de l’accès aux soins, optimisation des dépenses sont parmi les thèmes phare des recommandations publiées annuellement. »

    Programme

    08h00-08h30 Accueil des participants

    08h30-09h00 Mot d’introduction d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé

    09h00-09h15 Présentation des travaux du think Tank, par Philippe Leduc

    09h15-10h15 Intervention des membres du think Tank

    10h15-11h00 Échanges avec la salle

    11h00-11h30 Café networking

    Service clients :

    • Nicolas Guerard, directeur du service marketing et logistique des Echos Events :
      • nguerard@lesechos.fr ;
      • 01 87 39 76 44.
  • H&TI Webinar le 26/02/2019 : Innovations&tendances de marché – HIMSS 2019, inscriptions ouvertes !

    Cher abonné,
    Nous avons le plaisir de vous inviter au Webinar sur le thème « HIMSS2019 : innovations et tendances du marché », l’occasion de revenir sur les temps forts de l’événement international dédié au numérique santé à Orlando ( USA) , qui vient de fermer ses portes.
    Prenez 30n mn pour comprendre comment se dessine la santé numérique et connectez vous le 26 février 2019 à de 11h à 11h35. 
    Jean-François Goglin, Conseiller national système d’information santé à la FEHAP
    et Sandrine Degos,
     Directrice de publication de H&TIntelligence  présenteront leur analyse du marché et des tendances des solutions innovantes et vous livreront  leur vision sur ce qui va impacter nos systèmes de santé.
    Enfin vous aurez l’occasion de poser des questions directement aux intervenants au cours de la session.

    Ne manquez pas ce rendez-vous interactif en vous inscrivant dès maintenant sur le lien suivant:https://careinsight.clickmeeting.com/webinar-himss/register

    L’équipe Health&Tech Intelligence

    Inscrivez-vous en cliquant ICI

  • Journée française de l’interopérabilité : rôles, enjeux et perspectives du cadre (10/04/2019, Rennes)

    L’Asip Santé et Interop’Santé organisent la Journée française de l’interopérabilité le 10 avril 2019 à Rennes. L’événement est présenté comme le « French Day » du Connectathon européen de Integrating the Healthcare Enterprise (IHE), une initiative des professionnels de santé visant à améliorer la manière dont les logiciels du domaine échangent leurs informations.

    Cette journée sera l’occasion de présenter les axes d’évolution des standards sur le thème de la mobilité et de l’interopérabilité ainsi que de rappeler les rôles, les enjeux ainsi que les perspectives du cadre d’interopérabilité, qui fête cette année ses 10 ans.

    La manifestation s’adresse aux acteurs locaux et nationaux, aux éditeurs de solutions numériques, aux professionnels ou structures de santé, aux représentants, aux agences publiques en santé ainsi qu’aux membres d’une administration. La cible est large parce que les organisateurs estiment que, « devant la multiplication des systèmes proposés tant aux patients qu’aux professionnels de santé, il est plus que jamais nécessaire d’adopter un langage commun et de renforcer les règles informatiques qui favorisent la coopération entre les acteurs ».

    Les inscriptions, gratuites, doivent être réalisées sur le site Eventbrite.fr :
    • inscription à la journée entière via ce lien ;
    • inscription à la matinée via ce lien ;
    • inscription à l’après-midi via ce lien.

    « L’interopérabilité optimise et sécurise le partage et l’échange des données de santé »

    « Qu’elle soit technique ou sémantique, [l’interopérabilité] optimise et sécurise le partage et l’échange des données de santé, commentent les organisateurs. Co-construit avec les parties prenantes des domaines sanitaire, médico-administratif, médico-social et social, le champ d’application de l’interopérabilité évolue pour tenir compte de ce nouveau paysage de l’informatique de santé.

    Chaque jour, ce sont des nouveaux cas d’usages qui sont exprimés par les acteurs de terrain pour lesquels nos organisations doivent être en capacité de proposer les règles d’interopérabilité à mettre en œuvre. »

    Programme

    • 9h30 : ouverture du French Day

    Matinée : 3 tables rondes organisées par Interop’Santé autour du thème « mobilité et interopérabilité »

    Quelle vision les institutions portent-elles sur l’interopérabilité ?

    Le récent rapport invitant à une accélération du virage numérique est sans appel, l’offre en informatique de santé est extrêmement riche mais est morcelée et très peu interopérable. Quelles sont les attentes mais aussi les axes d’amélioration proposés par les pouvoirs publics ?

    Cette première table ronde sera l’occasion d’y répondre en présence entre autres des représentants de l’Asip santé, la CNAMTS, la DGOS et l’Ordre des pharmaciens.

    Le point de vue des industriels

    Les offres des industriels sont de plus en plus sophistiquées et nombreuses.

    Comment les fédérations souhaitent-elles accompagner leurs adhérents dans cette révolution numérique en permettant à chacun de trouver son marché ? Et quel est le rôle attendu de l’interopérabilité ? Ce sera le thème de cette seconde table ronde en présence de plusieurs représentants des fédérations des industriels.

    Interopérabilité et retours d’expériences

    Qu’ils soient à destination des entreprises ou des unités de recherche, les standards d’interopérabilité ont une finalité : leur déploiement pour toujours plus d’efficience, de partage et de sécurité.

    Cette dernière table ronde permettra d’en illustrer toute la puissance à travers quelques retours d’expériences.

    • VIP Tour : au cœur de ceux qui font l’interopérabilité. Visite exclusive du Connectathon
    • Cocktail
    • 14h00 : café d’accueil

    Après-midi : 3 tables rondes organisées par l’Asip Santé

    L’interopérabilité au service de #MaSanté2022 (30 min) :

    • Quel rôle de l’État pour développer l’interopérabilité- Le bouquet de services aux professionnels de santé- L’espace numérique pour les patients

    Quel chemin parcouru depuis 10 ans sur le Cadre d’Interopérabilité des systèmes d’information en santé (1h30) ?

    • Les couches techniques et les volets de contenus- L’interopérabilité technique vue à travers le DMP et le cahier de liaison- Le modèle de contenu : l’exemple de la 2ème lecture mammographie et du compte-rendu structuré de biologie- Utilisateurs du cadre d’interopérabilité, ils témoignent !

    Et l’interopérabilité dans 10 ans (1h00) ?

    • Pourquoi se doter d’un serveur national de terminologie – L’interopérabilité demain : comment s’organise-t-on, quelle gouvernance et qu’en attendez-vous ?
    • Se former sur l’interopérabilité : une nécessité
    • Temps d’échanges autour d’un verre
    • 17h30 : fin du French Day