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  • L’assureur mutualiste Sham se renomme Relyens

    Sham, groupe mutualiste européen spécialiste des professionnels de santé et des collectivités locales, change de nom pour devenir Relyens. Cette nouvelle identité permettra au groupe de fédérer ses sociétés Sham, Sofaxis et Neeria avec un objectif commun, à savoir « sécuriser et protéger la mise en œuvre des missions d’intérêt général » de ses clients, indique la nouvelle organisation dans un communiqué publié le 20 février 2019.

    Relyens (ex-Sham) emploie 1 000 collaborateurs dans 4 pays (France, Espagne, Italie et Allemagne), délivre des solutions de management des risques à plus de 30 000 clients (hôpitaux, cliniques, médecins, collectivités territoriales) et protège plus 900 000 personnes (agents, élus). Le groupe a collecté 850 millions d’euros de primes pour 463 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018.

  • L’Institut du cerveau et de la moelle épinière lance une appli pour tester les capacités cognitives

    L’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) et le cabinet de conseil Accuracy s’associent pour tester BRAiN’ US, une application mobile pour les directions RH, développée par les équipes de recherche de l’ICM.

    BRAiN’ US recueille les connaissances sur le fonctionnement du cerveau. Par le biais de 8 jeux, les différentes capacités cognitives exécutives comme l’attention ou la mémoire sont testées. Grâce à ces capacités, le cerveau contrôle le traitement de l’information et adapte le comportement de manière continue et flexible selon les objectifs.

    L’objectif est de développer l’utilisation de la soution dans le bien‐être en entreprise, comme un outil de recherche sur le cerveau, utile dans un contexte de ressources humaines. Des modèles mathématiques permettent d’analyser les données de cette expérience scientifique afin d’effectuer une synthèse quantitative des différents mécanismes mentaux qui déterminent la prise de décision. Une étude pilote est menée avec une cinquantaine de consultants d’Accuracy.

    Innover grâce aux neurosciences

    L’application mobile BRAiN’ US a été développée par Jean Daunizeau, codirecteur de l’équipe « motivation, cerveau, comportement » de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière. Elle vise à recueillir des connaissances sur la manière dont le cerveau fonctionne grâce à 8 jeux pour tester différentes capacités cognitives.

    Les neurosciences associées à des modèles mathématiques vont permettre d’identifier les différents mécanismes mentaux qui déterminent la prise de décision. L’ICM a ainsi conclu un partenariat avec le cabinet Accuraxy pour développer l’utilisation de BRAiN’ US sur le segment du bien‐être en entreprise et des ressources humaines.

    Une cinquantaine de consultant dans l’étude

    Dans une étude pilote, la cinquantaine de participants réalisera les 8 jeux composant l’application. L’Institut du cerveau et de la moelle épinière enverra à chaque utilisateurs un bilan personnalisé. Le cabinet recevra un bilan global anonymisé. « La première version de BRAiN’ US est un outil de recherche, ce type d’étude va nous permettre de définir quelles modalités mettre en place par la suite, » explique Jean Daunizeau (communiqué).

    L’apport des équipes d’Accuracy concernera en particulier le renforcement du modèle économique de la future start-up et ses possibles applications dans le monde de l’entreprise. Les premiers résultats devraient être rendus en milieu d’année avant une poursuite à plus grande échelle de ces travaux et la mise au point de la solution digitale.

  • Docavenue (Cegedim) rachète le site de prise de RDV en ligne RDVmédicaux

    Docavenue, filiale du groupe Cegedim, vient d’acquérir le site de prise de rendez-vous médicaux en ligne RDVmédicaux.com, qui appartenait jusqu’alors à Vivendi. Le montant de l’opération n’a pas été révélé.

    Par le biais de ce rachat, Docavenue souhaite « construire un service pleinement intégré pour assister les médecins » avec des services de téléconsultation, de gestion d’agenda et de télésecrétariat, explique dans un communiqué publié le 22 février 2019 Arnault Billy, le directeur de la société.

    10 000 praticiens utilisent l’outil de RDVmédicaux.com, de potentiels clients pour la solution de téléconsultation de Docavenue, utilisée par environ 500 médecins et lancée en novembre 2018, quelques semaines après l’entrée dans le droit commun de cette pratique de consultation par visioconférence.

    Avec cette acquisition, Docavenue se rapproche de la stratégie intégrée de Doctolib, leader sur le marché de la prise de rendez-vous en ligne avec 70 000 praticiens abonnés, et qui avait confirmé sa position dans ce secteur en rachetant Mondocteur en juillet 2018 avant de se lancer en janvier 2019 dans la téléconsultation.

  • ExclusifHIMSS19 : le numérique et l’innovation au cœur de la stratégie médicale de la Mayo Clinic (USA)

    La Mayo Clinic a depuis les débuts de l’informatique hospitalière aux États-Unis (années 60) placé le système d’information et le numérique au centre de sa stratégie. Elle fut l’un des premiers établissements à mettre en place un dossier patient électronique pour archiver les informations médicales en 1965.
    Avec l’arrivée de Cris Ross en 2012, la Mayo Clinic a entrepris de faire de ses actions en termes de système d’information et numérique un axe majeur de sa stratégie et un levier essentiel à l’atteinte de son ambition.
    Les quatre dernières années ont été marquées par des projets d’envergure et la transformation de la direction des systèmes d’information afin de répondre à un double enjeu :
    • la révolution numérique et de la maitrise des dépenses technologiques  ;
    • la garantie d’un fonctionnement sûr, au service des professionnels de santé et des patients.

    Health & Tech Intelligence a participé en marge de la conférence Himss19 à Orlando, à une journée d’échanges et de visite avec les équipes SI de la Mayo Clinic et revient sur les points majeurs de leur stratégie.

    « Les besoins du patient passent avant tout », la devise de la Mayo Clinic, classée en 2018 meilleur hôpital des USA, toutes spécialités confondues

    La Mayo Clinic (Mayo Clinic College of Medicine and Science) est une fédération hospitalo-universitaire et de recherche américaine de réputation mondiale. Le siège est situé dans la ville de Rochester. En 2018, elle est classée meilleur hôpital des États-Unis toutes spécialités confondues.

    L’établissement compte plus de 65 000 employés. Les plus anciennes et principales installations se trouvent à Rochester mais d’autres hôpitaux et professionnels de santé dépendant directement de la fondation sont répartis sur deux autres sites aux USA : Jacksonville et Phœnix en Arizona. La Mayo Clinic dirige également plusieurs cliniques et hôpitaux de taille plus modeste dans le Minnesota, l’Iowa et le Wisconsin, l’ensemble étant regroupé sous l’étiquette Mayo Health System.

    La clinique a pour devise « les besoins du patient passent avant tout » et définit sa mission de la manière suivante : « apporter chaque jour à chaque patient les soins optimaux à travers la pratique clinique, l’éducation et la recherche » (extrait de sa charte).

    L’établissement est la deuxième organisation à but non lucratif de l’État du Minnesota après la société d’assurances maladie Blue Cross and Blue Shield of Minnesota.

    Le SI et le numérique, levier stratégique pour la Mayo Clinic

    La Mayo Clinic a depuis les débuts de l’informatique hospitalière aux États-Unis placé le système d’information et le numérique au centre de sa stratégie. Elle fut l’un des premiers établissements à mettre en place un dossier patient électronique pour archiver les informations médicales en 1965. Les quatre dernières années ont été marquées par des projets d’envergure et la transformation de la direction des systèmes d’information afin de répondre à un double enjeu : d’une part la révolution numérique et la maîtrise des dépenses technologiques et d’autre part la garantie d’un fonctionnement sûr, au service des professionnels de santé.

    L’organisation de la direction des systèmes d’information (DSI) de la fédération a été repensée selon une approche service et une vision « client-fournisseur » avec les métiers de l’établissement.

    Une feuille de route a été structurée en 2 phases : l’automatisation/informatisation et la digitalisation.

    Fin 2018, la Mayo Clinic réalise la convergence de ses trois DPI et la migration en big bang sur la suite complète d’Epic. Ce changement de partenaire industriel marque également le changement d’architecture au niveau du SI de la Mayo Clinic qui déploie plusieurs plateformes (API Platform, Unified Data Platform, Identity management Platform…) et un bac à sable (sandbox) afin d’adresser les questions d’innovation et faciliter la mise en œuvre de relations partenariales avec les start-ups et les industriels du numérique.

    L’innovation numérique : un incubateur et des  » bacs à sable « 

    Afin de stimuler l’innovation, la Mayo Clinic a créé un incubateur appelé « Clinical Informatics discovery and Innovation
 Ecosystem (CIIE)». Il permet aux informaticiens de découvrir et d’innover dans le domaine de la médecine et la pratique clinique et fournit des capacités de développement, de test, de pilotage et de production rapides en exploitant et en coordonnant les services fournis par la Mayo Clinic.

    Le CIIE suit une méthode DTA (Discovery, Translate, Apply) qui implique les services, les outils et la gouvernance de la Mayo afin de déterminer quels projets doivent être choisis et quels moyens humains, techniques et managériaux peuvent être alloués.

    Il s’appuie sur des bacs à sable (sandbox) qui répondent aux principes suivants :

    • standard d’interfaces FHIR ;
    • agrégation de données depuis :
      • Epic pour les patients actifs ;
      • la Unified Data Platform pour les données archivées.

    L’intelligence artificielle à la Mayo :  Approching Human Intelligence, 130 projets en cours

    En combinant les données, les technologies et les méthodes de IA, l’objectif de la Mayo Clinic est d’approcher l’intelligence humaine pour accompagner et aider les professionnels. Ils utilisent la dénomination de AHI (intelligence artificielle humaine) et non d’intelligence artificielle.
    La Mayo Clinic recense actuellement environ 130 projets en lien avec l’IA. Ils collaborent avec IBM Waston sur des essais cliniques mais également avec Google ou Microsoft.
    La majorité des projets sont du type machine learning. Les domaines de recherche sont : imagerie, radiologie, médecine de précision, traitement du langage naturel et traitement du signal.

    La santé connectée : une offre de services pour les patients

    A travers son offre de santé connectée, la Mayo Clinic a étendu ses services à l’extérieur de l’hôpital selon une approche multicanale avec 3 objectifs :

    • faciliter l’accès des patients aux services de soins cliniques à distance ;
    • fournir des soins de faible complexité de manière plus efficace et plus pratique ;
    • réduire le coût global des soins.

    Les services sont organisés en deux groupes :

    • Les services asynchrones :
      • dossier patient en ligne ;
      • communication avec l’équipe de soins ;
      • questionnaire de pré-admission et prise de rendez-vous ;
      • paiement en ligne ;
      • renouvellement des prescriptions ;
      • informations santé.
    • Les services synchrones :
      • téléconsultation ;
      • télésurveillance.

    À noter la mise à disposition d’un assistant vocal développé avec Amazon Web services : first aid library et un symptom checker avec google.

  • Étude : soulager les symptômes du cancer en prévoyant leur survenue grâce à l’IA (Scientific Reports)

    Pour la première fois, des chercheurs de l’université de Surrey et l’université de Californie ont examiné les relations entre 38 symptômes du cancer. L’utilisation d’une technique d’intelligence artificielle (IA), le « network analysis » a permis de les regrouper en fonction de leur occurrence, de leur gravité et du niveau de détresse qu’ils généraient. L’IA pourrait identifier et prédire la combinaison de symptômes dont risque de souffrir un malade, et ainsi mieux le soulager, révèlent les résultats de cette étude* publiés le 19 février 2019 dans la revue Scientific Reports.

    Cancer : faire le lien entre les symptômes grâce à l’IA

    Les patients atteints d’un cancer souffrent d’un grand nombre de symptômes qui ne sont pas soulagés. Pour améliorer leur prise en charge, des recherches sont menées sur des groupes de symptômes qui partageraient les mêmes mécanismes sous-jacents et pourraient donc être traités ensemble. Cependant, cette approche n’a pas aboutie pour l’instant car les approches statistiques traditionnelles n’ont pas permis d’identifier ce qui faisait le lien entre les différents symptômes et de repérer les symptômes clés qui exercent une influence sur d’autres symptômes ou groupes de symptômes concomitants qui seraient alors susceptibles de constituer une cible thérapeutique potentielle.

    La technique du network analysis

    Des chercheurs américains ont donc menée une étude dans laquelle ils ont utilisé une technique d’intelligence artificielle (IA) pour examiner les relations entre 38 symptômes communs chez un échantillon de 665 patients en oncologie soumis à une chimiothérapie (cancer du sein, des poumons, colorectal ou gynécologique). La technique, nommée « network analysis« , a surtout été utilisée pour comprendre les associations entre les symptômes psychiatriques et ceux des toxicomanes.

    Dans le cadre de cette étude, il a été demandé aux patients en oncologie d’évaluer non seulement l’occurrence du symptôme mais également la gravité et la détresse associées. En utilisant les données sur la survenue de 18 symptômes chez 665 patients en oncologie, un algorithme dirigé par la force a été utilisé pour visualiser un réseau de symptômes par patient. Ensuite, quatre méthodes quantitatives ont été utilisées pour analyser les modèles d’apparition des symptômes. Les résultats de cette étude ont été publiés le 19 février 2019 dans la revue Scientific Reports.

    Résultats

    • Les patients ont rapporté une moyenne de 13 symptômes entre deux séances de chimiothérapie.
    • Les nausées et le manque d’appétit étaient les symptômes arrivant en tête en termes de fréquence, de sévérité et de détresse associée.
    • 47,48 % des patients ont signalé des nausées avant la prochaine dose de chimiothérapie.
    • Six clusters de symptômes ont été identifiés : psychologiques, hormonaux, respiratoires, nutritionnels, douleur et ceux directement liés à la chimiothérapie.

    Une visualisation des groupes de symptômes

    Les auteurs de cette étude estiment que les symptômes du cancer apparaissent de manière imbriquée. Par exemple, bien que les vomissements soient bien contrôlés, la nausée est un symptôme persistant qui compromet l’état nutritionnel du patient, entraîne une détresse psychologique importante, a un impact négatif sur la qualité de vie et peut entraîner l’arrêt du traitement du cancer. Autrement dit, la gravité et la détresse d’un symptôme sont très variables et dépendent du symptôme originel, qui entraîne les autres en cascade.

    Comprendre pour soulager

    « Notre approche via la « network analysis » représente une avancée majeure dans la recherche sur les groupes de symptômes, estiment les chercheurs. Dans chaque dimension, notre représentation graphique nous permet de visualiser la manière dont les divers groupes de symptômes du réseau sont interconnectés avec d’autres groupes de symptômes du même réseau. » Par ailleurs, les résultats semblent indiquer que la détresse peut être une dimension différente de l’expérience des symptômes du patient.

    Bien que ces résultats méritent d’être confirmés dans un échantillon indépendant, le recours à cette méthode d’IA a le potentiel d’aider les soignants à améliorer leur compréhension de l’expérience des symptômes des patients en oncologie et ainsi de réduire le fardeau pour chaque patient.

  • Le fournisseur mondial de dialyse Fresenius lance en France son dispositif 6oo8 CAREsystem

    Fresenius Medical Care, fournisseur mondial de produits de dialyse et de services pour les personnes atteintes de maladies rénales, lance sur le marché français 6oo8 CAREsystem, un dispositif pour le traitement des patients souffrant d’insuffisance rénale par hémodialyse. La société a présenté sa solution lors du Congrès national des séminaires universitaires de néphrologie (SUN), qui s’est tenu du 6 au 9 février 2019 à Paris.

    Le 6oo8 CAREsystem fait partie de la nouvelle génération de système de thérapies. Il s’agit d’une solution d’optimisation des soins « qui permet de franchir une autre étape dans la prise en charge thérapeutique optimisée des patients hémodialysés« , indique le fabricant dans un communiqué publié le 21 février, et plus précisément  :
    • d’élargir l’accès aux progrès thérapeutiques pour tous les patients ;
    • de minimiser les moments à risque pour les patients et le personnel soignant ;
    • de consacrer plus de temps aux soins des patients ;
    • de favoriser une démarche éco-environnementale avancée en dialyse pour une meilleure efficience.

    Le dispositif a été conçu pour que chaque patient puisse bénéficier « d’une individualisation de son traitement avec l’objectif d’un plus haut standard de qualité de soins« , explique Fresenius Medical Care.

    Le 6oo8 CAREsystem est déjà commercialisé dans 19 pays d’Europe. Depuis son lancement en 2016, 1 500 systèmes ont été installés dans 82 établissements et 380 000 traitements ont été réalisés. Le siège social de la filiale française de Fresenius Medical Care est basé à Fresnes, dans le Val-de-Marne.

    Maladies rénales : 3 millions de personnes touchées en France

    Près de 3 millions de personnes sont touchées par une maladie rénale en France. Ces maladies « évoluent généralement silencieusement et sont diagnostiquées tardivement dans plus de 30 % des cas, par défaut de dépistage, alors qu’une prise en charge précoce permet d’en ralentir ou d’en stopper l’évolution », note Fresenius Medical Care.

    Lorsque la fonction rénale devient insuffisante, le recours à la dialyse ou à la greffe rénale est indispensable, ajoute la société.

    84 600 patients insuffisants rénaux chroniques traités en 2016

    En 2016, plus de 84 600 patients insuffisants rénaux chroniques traités, dont 46 872 patients dialysés et 37 811 porteurs d’un greffon rénal fonctionnel, ont été répertoriés dans le registre REIN. Il est par ailleurs estimé qu’environ 7 à 10 % de la population française présente une atteinte rénale.

  • REIN

    Réseau épidémiologique et information en néphrologie

  • Eovi Mcd soutient le projet étudiant Aurasmus de création d’un centre de consultations numériques

    Eovi Mcd, représentant des établissements mutualistes du secteur sanitaire et médico-social, soutient le projet Aurasmus initié par l’Alliance des grandes écoles Rhône-Alpes Auvergne (Agera). Le programme, d’une durée de 4 mois, permettra à une équipe pluridisciplinaire composée d’étudiants de l’EM Lyon Business School, de l’EN3S, de l’École supérieure des arts et du design de Saint-Étienne ainsi que de l’École des mines de Saint-Étienne de « mener un travail d’analyse et de propositions de création de centre de consultations numériques, en utilisant notamment les méthodes de design thinking« , indique Eovi Mcd dans un communiqué publié le 18 février 2019.

    Le groupe se basera sur les travaux effectués par les étudiants pour déployer des solutions de télémédecine dans les zones touchées par une pénurie de médecins afin d’améliorer l’accès aux soins.

  • HIMSS 2019 : la société US Medivis lance une plateforme de RA pour la planification chirurgicale

    Medivis, une start-up américaine qui développe des outils d’intégration et de visualisation de données à destination des chirurgiens, lance SurgicalAR, une plateforme de réalité augmentée (RA) permettant d’améliorer la planification chirurgicale. La société a dévoilé sa technologie, parallèlement à la clôture de son premier tour de table, à l’occasion de la conférence HIMSS, qui s’est tenue du 11 au 15 février 2019 à Orlando et à laquelle Health & Tech Intelligence a assisté.

    Medivis est parvenu à commercialiser sa solution en raison notamment d’un financement de 2,3 millions de dollars US (environ 2 M€), dirigé par Initialized Capital, et des partenariats conclus avec Dell et Microsoft pour la fourniture de matériel, ce dernier lui procurant son casque de RA Hololens.

    Le logiciel SurgicalAR est capable d’accéder aux données des patients et de les représenter visuellement dans un modèle tridimensionnel auquel les médecins peuvent se référer lorsqu’ils planifient une chirurgie. Le modèle est transposé sur le corps du patient par le biais de la réalité augmentée afin de fournir aux chirurgiens un « plan » sur la meilleure façon de procéder à l’opération.

    Jusqu’à présent, Medivis a travaillé avec l’université de Pennsylvanie et l’université de New York pour intégrer son prototype dans un contexte chirurgical.

    L’appareil est actuellement vendu avec un moniteur à écran tactile, un écran et un casque Hololens. Il peut se connecter au système d’information de l’hôpital et en extraire les données d’imagerie médicale afin de les afficher sur le serveur de l’établissement en quelques secondes, indique Osamah Choudhry, co-fondateur de la start-up avec Christopher Morley. La société a déjà effectué 15 interventions chirurgicales en consultation avec la technologie SurgicalAR.

    SurgicalAR est doté d’un système de machine learning

    Medivis est en train d’intégrer à SurgicalAR des fonctionnalités d’apprentissage automatique (machine learning) afin d’identifier les informations les plus pertinentes à partir des dossiers médicaux et des diagnostics des patients dans le cadre de la planification du processus chirurgical.

    Une pipeline 3D « vraiment disruptif »

    « Nous travaillons depuis le début sur le développement de ce pipeline 3D vraiment disruptif, commente Christopher Morley. Ce que nous avons remarqué, c’est qu’il existe un manque flagrant de pipelines 3D permettant aux utilisateurs d’ »interfacer » en direct et d’automatiser très rapidement l’ensemble du processus produisant le rendu. »

  • 6e Rencontres de la santé à domicile : numérique et innovations techno au programme (12/03/19, Paris)

    Sous le haut patronage du président de la République, Emmanuel Macron, la Fédération des prestataires de santé à domicile (Psad) organise les 6e Rencontres de la santé à domicile le 12 mars 2019 à l’Institut Pasteur, à partir de 18 heures. Elles seront centrées sur le thème « digitalisation de la santé, innovations organisationnelles et technologiques : la santé à domicile en pleine transformation ? ».

    2 tables rondes rythmeront la soirée. Elles porteront respectivement sur les sujets suivants :
    • innovation en santé, projet de loi santé « Ma Santé 2022 » : quelles évolutions pour la santé à domicile ? ;
    • e-santé, dématérialisation des échanges, digitalisation des métiers de la santé : quels impacts pour les patients et les acteurs ?

    Jean-Marc Aubert, pilote de la task force dédiée à la réforme du financement du système de santé et directeur de la Drees, fera partie des intervenants.

    Les personnes souhaitant participer à l’événement doivent s’inscrire en contactant Mme Élodie Faure par email à elodie@secretariat-general.fr ou par téléphone au 01 44 18 64 60.

    Programme

    18h – Mot d’ouverture par Charles-Henri des VILLETTES, président de la Fédération des Psad

    18h05 – Introduction : Jean-Marc AUBERT, directeur de la Drees et directeur de la task force sur le financement de la santé

    18h15 – Table-ronde n°1 : Innovation en santé, projet de loi santé « Ma Santé 2022 » : Quelles évolutions pour la santé à domicile ?

    • Anne-Marie BROCAS, présidente du Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie ;
    • Natacha LEMAIRE, rapporteur générale du conseil stratégique de l’innovation en santé ;
    • Gérard RAYMOND, président de la Fédération française des diabétiques ;
    • Carmela MARCHAND, vice-présidente de la Fédération des Psad ;
    • Pr Dominique VALEYRE, président de la Fédération française de pneumologie.

    19h – Table ronde n°2 : E-santé, dématérialisation des échanges, digitalisation des métiers de la santé : quels impacts pour les patients et les acteurs ?

    • Philippe DENORMANDIE, directeur des relations santé de NEHS ;
    • Charles-Henri des VILLETTES, président de la Fédération des Psad ;
    • Karl NEUBERGER, partner chez Quantmetry, expert en big data ;
    • Michèle SURROCA, responsable du département des produits de santé de la Caisse nationale de l’assurance maladie ;
    • Jean-David ZEITOUN, médecin, expert de la e-santé ;
    • Alain-Michel CERETTI, président de France Assos Santé.

    19h45 – Cocktail