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  • La start-up Ambler lève 1,5 M€ pour développer sa plateforme de gestion de transport sanitaire

    Ambler, fondé en 2018, recueille 1,5 million d’euros dans le cadre de son premier tour table dans l’optique de s’imposer comme « la référence du transport sanitaire intelligent en France », annonce la start-up dans un communiqué publié le 7 février 2018. La société développe une plateforme de gestion et de réservation de transport sanitaire et médical. Cette levée de fonds a été menée par Idinvest Partners, Partech, Kima Ventures et des business angels.

    L’objectif de la start-up est d’organiser l’offre des sociétés d’ambulances, des véhicules sanitaires légers et des taxis conventionnés pour répondre de manière transparente et optimisée à la demande aussi bien des patients que des établissements de santé qui souhaitent réserver une ambulance ou un taxi agréé, mais également des entreprise de transport cherchant à améliorer la gestion de leur flotte.

    Avec la somme récoltée, Ambler va renforcer son équipe, composée actuellement de 15 collaborateurs, en recrutant des ingénieurs pour développer sa plateforme technologique ainsi qu’une équipe opérationnelle pour développer son réseau sur le terrain.

    « Nous offrons aux établissements une délivrabilité des demandes de transport et une maîtrise totale des coûts »

    « Nous rencontrons en permanence de nouvelles sociétés de transport pour accroître la capacité de notre réseau, générer des économies d’échelle et positionner nos partenaires sur des marchés de plus en plus importants. Nous offrons aux établissements une délivrabilité exceptionnelle des demandes de transport en même temps qu’une maîtrise totale des coûts. Notre approche permet à tous les transporteurs sanitaires, et surtout aux TPE-PME, de tirer leur épingle du jeu dans le contexte actuel de réforme », commente Mehdi Ben Abroug, co-fondateur et P.-D.G. d’Ambler.

    Une offre pour les hôpitaux et les cliniques, les transporteurs sanitaires et les patients

    • Les hôpitaux et les cliniques qui utilisent la plateforme d’Ambler valorisent :
      • le gain de temps pour le personnel soignant ;
      • la fluidité du parcours du patient ;
      • la maîtrise budgétaire.
    • Les transporteurs sanitaires partenaires d’Ambler bénéficient d’un « surplus de chiffre d’affaires grâce à un carnet de commandes boosté, déclare Ambler dans son communiqué. Les algorithmes d’affectation des commandes améliorent par ailleurs le taux d’utilisation des flottes, aujourd’hui de seulement 45 % en moyenne. »
    • Les particuliers peuvent réserver leurs transports sanitaires en quelques clics, sans frais, et de manière sécurisée en ce qui concerne le traitement des données de santé.
  • Innolab Elsan : un simulateur médical numérique pour mieux gérer certains cas critiques (F. Amalric)

    « Perinatsims (simulateur médical numérique à destination des sages-femmes) est en cours d’installation dans les cliniques Elsan. Les tests effectués dans 4 maternités au cours de l’été 2018 ont été concluants : les cadres sages-femmes ont apprécié [l’outil]« , indique Franck Amalric, directeur général du développeur de plateformes d’entraînement Medusims, interviewé en amont du Live d’Innolab, une soirée dédiée au living lab d’Elsan qui s’est tenue le 5 février 2019 et dont H&TI est partenaire.

    L’entrepreneur, ancien diplômé de l’École polytechnique et d’Harvard, présente les spécificités de l’offre proposé par Medusims ainsi que les objectifs de l’entreprise, parmi lesquels un déploiement à échelle européenne puis internationale et le lancement cette année de Hospisims, une plateforme d’entraînement à la prise en charge des soins hospitaliers. Le Dr Franck Amalric aborde aussi le partenariat à la fois commercial et stratégique noué avec le groupe de cliniques Elsan, qui va proposer Perinatsims à l’ensemble de ses établissements courant 2019.

    Perinatsims et Traumasism : 2 simulateurs médicaux numériques

    Medusims crée des simulateurs médicaux numériques dans différents champs thérapeutiques. La première suite logicielle que vous avez développé est Perinatsims, qui permet aux sages-femmes « d’acquérir, de développer, de maintenir mais aussi d’évaluer leurs compétences nécessaires à la prise en charge optimale de situation périnatales à haut risque ».

    Franck Amalric : Avec Perinatsims, nous proposons deux thématiques. La première concerne l’hémorragie post-partum, première cause de mortalité maternelle en France, et la seconde est centrée sur la réanimation du nouveau-né. Il s’agit de deux situations d’urgence pour lesquelles les sages-femmes sont formées mais pas forcément prêtes car ces cas de figure sont assez rares. Il existe donc un risque de perte de confiance en soi et donc de perte de moyens sous la pression. D’où l’idée de leur proposer un outil, ici un simulateur médical numérique, pour leur permettre de s’exercer dans un environnement virtuel le plus réaliste possible, et ce de manière régulière.

    L’originalité de notre solution est qu’il s’agit d’un croisement entre :

    • l’exercice d’une compétence de manière interactive : l’utilisateur doit prendre des décisions ;
    • la flexibilité d’utilisation : l’utilisateur peut choisir de s’entraîner lorsqu’il le souhaite et régulièrement.

    « Les cadres sages-femmes ont apprécié le simulateur »

    Quel est le premier retour d’expérience de votre solution ?

    Perinatsims est en cours d’installation dans les cliniques Elsan. Les tests effectués dans 4 maternités au cours de l’été 2018 ont été concluants. Les cadres sages-femmes ont apprécié le simulateur et 40 à 50 % des écoles de sages-femmes utilisent le logiciel pour l’une ou les deux thématiques.

    Medusims a également mis au point Traumasims, une suite logicielle de formation centrée sur la prise en charge d’un afflux massif de blessés au sein des établissements de santé.

    Traumasims a été développé à la demande des leaders de la communauté de la médecine d’urgence, en réaction notamment aux récents attentats survenus à Paris. Une commission parlementaire avait recommandé d’améliorer la formation des professionnels des urgences en France sur cette thématique.

    L’idée d’un simulateur s’est avérée intéressante pour entraîner les acteurs concernés à ce type de situations critiques.

    La solution est-elle disponible ?

    La plateforme est disponible depuis un peu moins d’un an. Entre 5 et 10 CHU ont déjà commencé à l’utiliser, notamment celui d’Angers, de Bordeaux et de Dijon. 

    Quel est votre business modèle ?

    Nous vendons des abonnements à nos logiciels, l’idée étant d’investir pour développer un plateforme et de la vendre à un prix qui varie en fonction de la taille des établissements. Notre objectif est de mettre nos solutions à la disposition d’une communauté d’utilisateurs et que l’utilisateur final paie une partie de l’outil.

    Elsan « nous offre un accès direct aux clients potentiels »

    En quoi consiste précisément le partenariat avec l’incubateur Innolab d’Elsan ?

    Elsan va diffuser Perinatsims dans ses cliniques au cours de cette année 2019.

    Il s’agit aussi d’un soutien au développement de notre société, Medusims bénéficiant de l’expérience d’Elsan dans le domaine. Elsan contribue au développement de nos simulateurs en nous offrant un accès direct aux clients potentiels. Nous disposons ainsi d’un accès clinique qui nous permet d’accélérer le processus de développement de notre solution et de réaliser un suivi rapproché de son utilisation afin de peaufiner l’outil.

    Hospisims : une plateforme pour améliorer la prise en charge de la douleur

    Envisagez-vous de développer d’autres simulateurs ?

    Nous allons lancer en 2019 Hospisims, une plateforme d’entraînement à la prise en charge des soins hospitaliers, avec comme première thématique la prise en charge de la douleur qui est développée avec la Société française d’étude et de traitement de la douleur (SFETD) et Pratico Santé, un organisme de formation. Nous allons rentrer en phase de test dans quelques jours. La première version de la solution sera commercialisable fin mars.

    Une refonte des plateformes afin d’avoir un accès facilité à la donnée d’utilisation et à des critères de prise en charge est également prévue. Nous souhaitons aussi enrichir les outils existants avec la mise en place de nouveaux cas cliniques et de nouvelles thématiques sur Perinatsims et Traumasims, qui seront développés au cours de l’année avec les cliniques Elsan et à terme dans des établissements de soins à l’étranger.

    Un développement en Europe puis aux États-Unis envisagé

    Quels marchés précisément visez-vous en dehors de la France ?

    Nous ciblons le marché européen, la Belgique, l’Italie et la Suisse en tête mais aussi l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Espagne. Nous envisageons aussi un développement à l’international en dehors de l’Europe.

    Ce déploiement au niveau mondial est un axe de développement commercial important pour nous. Nous avons de potentiels clients à l’étranger. Nous travaillons déjà avec l’université Columbia à New York, qui veut développer son savoir-faire dans l’adaptation des simulateurs médicaux thérapeutiques.

    La difficulté d’une adaptation n’est pas la langue mais la réalité du pays car il y a des différences plus ou moins importantes dans l’offre de soins proposée par tel ou tel gouvernement.

  • HIMSS 2019 : une réglementation pour sécuriser le partage des données de santé aux USA

    Le département américain de la santé et des services sociaux (HHS) a récemment proposé une nouvelle réglementation* pour permettre un accès, un échange et une utilisation des dossiers médicaux numériques (EHI) de manière transparente et sécurisée.
    Cette dernière vise à accroître l’innovation et la concurrence en donnant aux patients et à leurs prestataires de soins un accès sécurisé à de l’information sanitaire et à de nouveaux outils, offrant ainsi plus de choix aux patients en matière d’offre de soins et de traitements, explique dans un communiqué publié le 11 février 2019 le Bureau du coordonnateur national pour les technologies de l’information sur la santé américain (ONC), qui participe actuellement à la conférence HIMSS 2019, à laquelle H&TI assiste.

    À travers cette mesure, le HHS appelle plus précisément les professionnels de la santé à adopter des interfaces de programmation d’applications (API) standardisées, qui permettront aux utilisateurs d’accéder facilement à l’IEH structuré à l’aide d’applications mobiles. La mesure proposée met l’accent sur la volonté de donner au patient la capacité d’accéder gratuitement à l’ensemble de ses informations de santé.

    Le texte inclus par ailleurs les cas pour lesquels un blocage des informations est accepté, présentés dans la loi 21st Century Cures Act**. 7 exceptions sont néanmoins suggérées à cette règle.

    7 exceptions à la disposition relative au blocage d’informations

    Prévenir les dommages

    Promouvoir la confidentialité du dossier de santé électronique (EHI)

    Promouvoir la sécurité de l’EHI

    Recouvrir les coûts raisonnablement engagés

    Répondre aux demandes infaisables

    Octroyer des licences pour des éléments d’interopérabilité à des conditions raisonnables et non discriminatoires

    Maintenir et améliorer des performances informatiques de santé

  • EHI

    Electronic health informationnull

  • Une première à l’hôpital Tenon (AP-HP) : une électro-chimiothérapie sur une tumeur du foie inopérable

    L’hôpital Tenon de l’AP-HP a annoncé début février 2019 avoir réalisé, pour la première fois en France, une électro-chimiothérapie hépatique percutanée sous guidage radiologique sur un patient traité pour un cancer du rein avec métastases hépatiques évolutives.

    L’intervention a été réalisée en octobre 2018 par l’équipe de radiologie interventionnelle oncologique du Pr François Cornelis. Elle a permis une nécrose totale de la tumeur du foie du patient, qui ne pouvait bénéficier d’aucune autre option thérapeutique.

    Une intervention mini-invasive

    Cette option peu invasive a été choisie en dernier recours en l’absence d’alternatives thérapeutiques et à cause de la localisation de la tumeur.

    Concrètement, sept aiguilles sont introduites dans le foie. Elles ouvrent des brèches dans les membranes des cellules tumorales grâce à un champ électrique appliqué localement entre ces aiguilles.

    Avec cette méthode, une forte dose de chimiothérapie est administré directement à la tumeur. La grande majorité de ce type d’intervention peut se faire en ambulatoire.

    Des résultats encourageants… qui demandent à être évalués

    Selon les examens post-opératoires, réalisés deux mois après l’intervention, le patient est en excellent état général. Il poursuit son traitement dans le cadre du contrôle de sa maladie et surtout la nécrose de la tumeur du foie est total.

    Une technique intéressante pour les patients sans alternative thérapeutique

    Plus largement, cette expérience encourage l’équipe du Pr François Cornelis à aller plus loin car elle montre que l’électro-chimiothérapie peut être exécutée en toute sécurité sous guidage radiologique même lorsque l’accès est difficile.

    Elle est particulièrement intéressante pour les patients sans alternative thérapeutique.

    Cette technique utilise des moyens de guidage complexe. Une évaluation à plus grande échelle viserait à déterminer une attitude thérapeutique de référence pour les médecins en cas d’échec thérapeutique notamment face à l’immunothérapie.

    Le développement de l’oncologie interventionnelle

    Cette première électro-chimiothérapie hépatique percutanée montre également le dynamisme de l’oncologie interventionnelle qui regroupe un ensemble de techniques mini-invasives (passage par les voies naturelles ou à l’aide d’incisions minimes) guidées par l’imagerie (scanner, imagerie par résonance magnétique, échographes de pointe…).

    Elle facilite l’administration de traitement chimiothérapique, électrique ou encore de cryothérapie en épargnant les tissus sains environnants.

    L’hôpital Tenon est en train d’acquérir un scanner ultra-performant dédié à l’oncologie interventionnelle pour augmenter la précision de ces procédures.

  • Le GIP CPage décroche son plus gros marché en testant son e-assistant aux Hospices Civils de Lyon

    Le groupement d’intérêt public (GIP) CPage, éditeur de logiciels pour les établissements de santé, a remporté début février 2019 son plus important contrat en signant avec les Hospices civils de Lyon un accord pour mettre en test son assistant numérique à l’accueil de l’hôpital de Semur-en-Auxois, en Côte-d’Or.

    CPage mobilise une équipe technique et d’assistance entière pour ce nouveau client.

    Les logiciels de CPage sont utilisés par environ un tiers des établissements publics de santé français afin de faciliter leurs procédures administratives. Un logiciel a pour fonction de gérer la partie administrative du dossier des patients (facturation, celle destinée à la sécurité sociale et aux caisses complémentaire), un autre les commandes fournisseurs et un dernier ses ressources humaines (planning, barèmes, primes, formations, etc.).

    La société travaille par ailleurs sur le développement d’une approche prédictive du fonctionnement des hôpitaux. Afin d’anticiper les fluctuations d’activité des établissements et, par exemple, de savoir combien de personnes il faut mobiliser en cas de pic de chaleur, elle est en train de mettre au point une solution capable d’agréger les données dont elle dispose puis de les mettre en perspective avec d’autres données, notamment météorologiques, le tout analysé par des algorithmes d’apprentissage profond (deep learning).

    « L’’évolution permanente des réglementations affectent le fonctionnement et les finances des hôpitaux »

    CPage doit constamment ajuster son offre aux réglementations en vigueur, qui évoluent rapidement. La réforme de la tarification à l’activité fait partie de ces changements auxquelles a dû s’adapter l’entreprise.

    « Du fait de notre position, nous sommes des observateurs privilégiés de l’évolution des coûts de la santé, autant que de l’évolution permanente des réglementations, que l’on ne prend pas le temps de bien évaluer. C’est à notre sens vraiment dommageable, celles-ci affectent évidemment le fonctionnement et les finances des hôpitaux », commente David Boussard, le nouveau directeur général de CPage, nommé le 1er janvier 2019 (source : magazine du Grand Est et de Bourgogne-Franche-Comté Tracesecritesnews.fr).

    CPage : chiffres clés

    • 2003 : création.
      CPage est né dans un service informatique du CHU de Dijon. Le logiciel était alors utilisé comme outil interne avant d’être étendu. En 2003, les adhérents utilisateurs du logiciel monte un groupement d’intérêt public (GIP) pour officialiser l’autonomisation de la solution et respecter la nature publique des établissements de santé engagés.
      La structure publique est accompagné d’un fonctionnement interne privé.
    • 300 adhérents : hôpitaux et établissements publics de soins de toute taille.
    • 21,5 millions d’euros en 2019 : chiffre d’affaires revendiqué, soit une croissance de 5 % par rapport à 2018 (20,6 millions d’euros) et de 30 % du chiffres d’affaires, des effectifs et de la clientèle sur les 8 dernières années.
    • 210 agents et collaborateurs : nombre d’employés, dont une douzaine est dédiée à l’autre activité la plus importante du GIP, la gestion directe des fiches de paie des personnels de santé, qui représente 25 % de son chiffre d’affaires. Chaque année, CPage envoie environ 180 000 bulletins de salaires aux salariés de la santé.

    30 millions d’euros pour « nettoyer » toute l’offre logicielle

    David Boussard, qui évolue au sein de Cpage depuis 2005, a été en charge d’une mission importante au sein de l’entreprise, qui était de réécrire l’ensemble de l’offre logicielle pour supprimer les scories et les couches inutiles de code accumulées au fil des évolutions des logiciels.

    « Nous sommes désormais totalement à jour, avec un code neuf, mais ce travail a mobilisé 30 millions d’euros et 55 000 jours-hommes de développement. Un chantier de cette taille, on en réalise au mieux un dans sa carrière », indique-t-il.

  • La Mutalité propose de plafonner le prix des Ephad et un mode de financement privé de la dépendance

    Plafonner le prix des Ehpads et les facturer selon les revenus des résidents mais aussi mettre en place un mode de financement privé de la dépendance, telles sont les propositions clés de la Mutualité française pour ce début d’année, des recommandations émises par son président, Thierry Beaudet, dans le cadre d’une interview accordée au Parisien – Aujourd’hui en France et publiée le 11 février 2019.

    Thierry Beaudet indique par ailleurs que les organismes de complémentaires santé vont présenter le 14 février un accord sur la lisibilité des contrats afin de permettre aux usagers de comparer plus facilement les offres.

    Propositions clés de la Mutualité française

    Favoriser le maintien à domicile

    « Les mutuelles réfléchissent à une assurance dépendance généralisée et obligatoire, qui s’ajouterait au socle du financement public », explique Thierry Beaudet. Par exemple, à partir de 40 ans, une cotisation supplémentaire dédiée à la dépendance, de 10 à 15 euros par mois, pourrait être intégrée aux contrats d’assurance « responsables », qui représentent 96 % des contrats.

    Selon le président de la Mutualité française, cette cotisation permettrait d’apporter 500 euros par mois d’aide aux résidents en GIR 1 et GIR 2, soit les catégories de personnes les plus dépendantes.

    Réguler le reste à charge, de 2 000 euros en Ehpad en moyenne en France, contre 180 euros en Suède :

    • en faisant payer chacun en fonction de ses revenus, « comme pour les crèches ». Thierry Beaudet précise qu’il faudra pour cela bénéficier d’ »aides publiques pérennes » pour garantir l’équilibre financier des établissements ;
    • en fixant des tarifs plafond pour chaque service proposé par l’établissement. « Chaque résident conserverait bien sûr la liberté de choix », souligne le président.

    Comparaison des offres entre elles

    Le 14 février 2019, les organismes de complémentaires santé vont présenter un accord sur la lisibilité des contrats, dont la Mutualité française espère qu’il sera validé par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé.

    Pour permettre aux usagers de comparer les offres :

    • le texte dévoilera un tableau des garanties selon un rubriquage commun à toutes les complémentaires : soins de ville, dentaires, etc ;
    • en parallèle sera présenté en euros le montant pris en charge pour une quinzaine d’exemples significatifs : lunettes, prothèses, etc.

    Réduire le coûts des assurance en facilitant la résiliation : « une trappe à pauvreté »

    Thierry Beaudet émet par ailleurs quelques critiques quant à la volonté du gouvernement de réduire le coût des assurances santé en facilitant la résiliation des contrats. « Cela risque de créer des mutuelles à deux vitesses, estime-t-il. Celles, plus compétitives, dont bénéficieront les gens les plus mobiles, et celles de ceux qui ne savent pas faire, souvent les plus modestes, qui continueront eux à payer le prix fort. Ce projet est une trappe à pauvreté. »

    Les hausses des cotisations « suivent l’évolution de la consommation de soins »

    « Si on ne veut plus de hausses, qu’on cesse de nous transférer des charges »

    Interrogé par le Parisien – Aujourd’hui en France sur une éventuelle « flambée des tarifs » des cotisations, Thierry Beaudet note que pour 2019, la hausse des cotisations « n’est que de 1,8 % » en moyenne selon une étude menée par la Mutualité sur un échantillon représentatif de 14 millions d’adhérents aux mutuelles.

    « À quelques exceptions près qui concernent des contrats déficitaires, les hausses suivent l’évolution de la consommation de soins, qui augmente depuis trente ans, et pas seulement du fait du vieillissement, détaille-t-il. Entre 2006 et 2017, alors que nos remboursements ont progressé de 38 %, les cotisations ont augmenté de 40 %, soit 3 % par an. Sans compter le passage des taxes de 2,5 % à 13,27 %. La santé est plus taxée que le hamburger ! Si on ne veut plus de hausses, qu’on cesse de nous transférer des charges. »

    « Si aucune charge nouvelle n’est votée d’ici là, nous devrions pouvoir absorber son surcoût »

    « En 2020 entrera pleinement en application la réforme 100 % santé, qui laissera zéro reste à charge sur certains soins d’optique, dentaire et audioprothèse. C’est une bonne réforme, commente Thierry Beaudet. Si aucune charge nouvelle n’est votée d’ici là, nous devrions pouvoir absorber son surcoût (environ 250 millions d’euros par an). Mais si de nouvelles dépenses nous sont imposées, nous les répercuterons. Et nous n’éviterons pas la hausse « mécanique » habituelle de 2,5 à 3 %, puisque les dépenses de l’Assurance maladie, dont nous dépendons, vont encore progresser. »

  • Vers un format d’échange du dossier de santé numérique européen pour une intéropérabilité sécurisée

    La Commission européenne a adopté le 6 février 2019 une recommandation portant sur un format d’échange du dossier de santé numérique européen dans l’optique de permettre « de manière sûre, interopérable et transfrontalière » un accès aux données électroniques de santé et l’échange de celles-ci au sein de l’Union européenne (UE).

    Certains États membres, comme l’Estonie et la Finlande, ont commencé à rendre interopérables certains éléments de leurs dossiers de santé, comme les ordonnances en ligne et les résumés des patients. Dans sa recommandation, la commission propose d’étendre ces échanges aux analyses de laboratoires ainsi qu’aux rapports de sortie d’hôpital et à ceux portant sur les examens d’imagerie médicale.

    Le calendrier de déploiement du projet n’a pas encore été dévoilé.

    Andrus Ansip, vice-précisent de la Commission européenne en charge de la stratégie pour le marché unique numérique européen, a indiqué dans un communiqué vouloir « accélérer et développer l’échange sécurisé de dossiers de santé électroniques dans l’UE pour améliorer la vie des citoyens et aider les innovateurs à trouver la prochaine génération des solutions numériques et des traitements médicaux ».

    Les recommandations de la Commission

    La commission invite les États membres :

    • à « recourir aux outils et aux modules fournis par l’infrastructure de services numériques dans le domaine de la santé en ligne en Europe »
    • et à requalifier l’actuel cadre d’interopérabilité européen dans le domaine de la santé en ligne (Refined eHealth European Interoperability Framework) en « cadre commun pour la gestion de l’interopérabilité dans le domaine de la santé en ligne ».

    « Le processus de coordination conjointe devrait s’appuyer sur les initiatives existantes du réseau « santé en ligne », telles que la Common Semantic Strategy task force (task force pour une stratégie sémantique commune), et en intégrer les résultats », est-il spécifié.

    Mettre en place un cadre clair et un processus de gouvernance

    Le texte précise également quelles fonctionnalités techniques seraient à utiliser de manière systématique pour l’échange des dossiers de santé et feraient office de référence au format européen d’échange des dossiers de santé numériques.

    L’idée est d’établir :

    • un cadre clair pour la poursuite des travaux en définissant des principes applicables à l’échange d’informations en matière de santé dans l’ensemble de l’Union européenne ;
    • un processus de gouvernance réunissant la Commission, les États membres et les parties prenantes.

    Les citoyens au centre du projet

    Les citoyens seront placés au centre du projet. « Il conviendrait de prendre en compte les besoins des citoyens et des patients lors de la conception des systèmes d’information sur la santé, y compris en rendant ces systèmes plus accessibles aux usagers », explique la commission.

    Pour l’instant, l’accès des citoyens européens à leurs dossiers médicaux numériques varie d’un État à un autre. Dans certains pays, ils disposent d’un accès numérique limité au-delà de certaines frontières et dans d’autres, ils ne bénéficient d’aucun outil en particulier.

  • ECLAC

    Economic Commission for Latin America and the Caribbeannull

  • Grenoble : une Chaire e-santé et big data pour un soin intégré des maladies chroniques et du sommeil

    La Fondation Université Grenoble Alpes inaugure le 11 février 2019 la Chaire de recherche « e-santé et données massives pour un soin intégré des maladies chroniques et du sommeil », portée par le professeur Jean-Louis Pépin, directeur du laboratoire HP2 (université Grenoble Alpes/Inserm).

    Cette Chaire d’une durée de 4 ans vise, par une approche pluridisciplinaire et l’exploitation de données massives (big data), à analyser les trajectoires de santé de patients atteints de plusieurs maladies chroniques afin d’en identifier les déterminants, et notamment d’évaluer l’impact de facteurs cruciaux comme la situation socio-économique, l’environnement ou encore l’accès aux soins.
    Les travaux de la Chaire permettront de mieux connaître les trajectoires de santé de ces patients atteints d’au moins deux pathologies chroniques (multimorbidité), comme le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). 
    La transdisciplinarité des acteurs de la Chaire permettra d’apporter des informations essentielles pour mettre en place des actions préventives et thérapeutiques plus personnalisées et ainsi améliorer les parcours de soins.

    La chaire a obtenu un soutien financier de la MGEN et de Resmed.