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  • L’éditeur d’Apicrypt présente une nouvelle version de la messagerie instantanée santé MiSS

    L’Apicem, éditeur de la messagerie spécialisée en santé Apicrypt, a réécrit l’application de messagerie instantanée sécurisée MiSS, également destinée aux professionnels de santé. Il présentera cette nouvelle version lors du congrès de la Fédération française des maisons et pôles de santé (FFMPS) organisé les 29 et 30 mars 2019 à Dijon.

    Le service MiSS est aujourd’hui accessible à partir d’une application disponible sous iOS ou Android, sur smartphone et tablette. Il permet aux professionnels de s’envoyer des messages sécurisés de façon instantanée sans avoir besoin de connaître les coordonnées de leur correspondant.

    Le projet MiSS a été lancé par l’URPS Médecins Hauts-de-France avec les URPS infirmiers, kinésithérapeutes et pharmaciens Hauts-de-France, avec le souci de sécuriser les communications, et que des informations confidentielles, car relatives à la santé d’un patient, ne soient plus échangées par courriel, SMS ou sur les services de messagerie instantanée non sécurisés, comme Whatsapp ou Messenger.

    Une fonction de discussion de groupe pour échanger entre soignants

    L’Apicem, qui n’était pas le maître d’œuvre de la première version de la MiSS a « complètement » réécrit le logiciel et ajouté de nouvelles fonctionnalités.

    Les soignants sont désormais en mesure d’échanger au sein d’une équipe de soins grâce à la discussion de groupe. Ils ont accès à une version sur poste de bureau sur Mac. La version Windows est en cours de développement. L’installation de l’outil a été simplifiée et l’interface graphique rendue plus claire et fonctionnelle.

    Hors Apicrypt, l’abonnement coûte 20 euros par an

    Le service MiSS est gratuit pour les utilisateurs disposant d’une adresse personnelle nominative sur la messagerie Apicrypt et hors tarifs spéciaux (sur devis pour les établissements de soins et Ehpads). Hors Apicrypt, l’abonnement coûte 20 euros par an pour les professionnels de santé ou concourants aux soins.

  • Medadom, spécialiste de la prise de rendez-vous à domicile, lance un service de téléconsultation

    La société Medadom, centrée sur la consultation à domicile, se lance à son tour dans la téléconsultation : elle propose une visite à domicile en complément d’un service de télémédecine.

    Medadom a lancé en 2017 une application web et mobile de mise en relation géolocalisée entre médecins et patients souhaitant une visite à domicile. La société souligne sa volonté de répondre à 100 % des patients, notamment dans le cadre de soins non programmés.

    Quand un patient demande la visite d’un médecin à son domicile et que sa zone géographique n’est pas desservie, la société lui propose désormais automatiquement une téléconsultation. Ce service sera bientôt directement accessible au patient depuis la page d’accueil.

    « Proposer aux patients une téléconsultation est une suite logique à la réponse que nous offrons aux soins non programmés, additionnellement aux visites à domicile, estime Nathaniel Bern, directeur technique et cofondateur de Medadom dans un communiqué publié le 27 mars 2019. Nous répondons ainsi à la très grande majorité des demandes de soins, même en désert médical ».

  • Grand Est : l’application Entr’actes déployée dans le Bas-Rhin pour désengorger les urgences

    L’URPS Médecins libéraux Grand Est et l’ARS Grand Est lancent « Un médecin 116 117 », un dispositif expérimental de prise en charge des soins non programmés par la médecine de ville, visant à désengorger les urgences.
    Le service, mis en place en mars 2019, repose sur Entr’actes, une application pour téléphone mobile disponible sur Apple Store ou Play Store dédiée aux professionnels de santé, qui a été développée en 2016 par la société Medi’Call Concept.

    Le patient peut appeler en cas d’urgence – et de non-disponibilité de son médecin traitant – le numéro gratuit 116 117, entre 8h et 20h du lundi au vendredi. Au bout du fil, un médecin régulateur libéral évalue l’urgence et établit un pré-diagnostic.

    Si une consultation est nécessaire, l’application Entr’actes lui permet d’adresser une notification aux médecins du secteur abonnés au dispositif et qui se sont déclarés disponibles. La consultation a lieu au cabinet du médecin ou au domicile du patient. Le médecin traitant du patient, s’il est abonné, est informé du diagnostic, des prescriptions et des examens demandés par ses confrères.

    Les médecins volontaires bénéficient d’un dispositif incitatif : un intéressement de 13 euros pour chaque acte versé en fin de mois, auquel s’ajoutent 2 euros versés en fin d’année. Le dispositif a été intégralement financé par l’Agence régionale de santé, pour environ 750 000 euros.

    « On a des urgences qui sont en très grande difficulté notamment dans la période hivernale, a déclaré Christophe Lannelongue, directeur général de l’ARS Grand Est à Europe 1 . Or, 40 % des personnes qui vont aux urgences ne devraient pas s’y rendre. La plupart du temps, elles n’ont besoin que d’un conseil. »

  • FASN Cancérologie : La direction Data dirigée par le Dr. Livartowski à l’Institut Curie (2/04/19)

    « Nous suivons des patients sur de très longues périodes. D’où l’idée de la création d’une direction des data, pleinement opérationnelle depuis 18 mois. L’objectif est de valoriser ces données accumulé depuis des années pour la recherche et pour la santé en utilisant notamment les algorithmes de l’intelligence artificielle », explique à Health & Tech Intelligence le Dr Alain Livartowski, oncologue et chargé des programmes de e-santé à la direction des Data de l’Institut Curie, à Paris. Il est membre du comité scientifique des Rencontres Nationales de la Santé Numérique, qui se tiennent le 2 avril 2019, à Paris.

    L’événement est organisé dans le cadre de la campagne #FASN sur le thème de la cancérologie à l’ère du numérique, en partenariat avec Unicancer, afin d’accompagner la transformation numérique et organisationnelle de l’offre de soins. Le programme de ces 36 heures chrono mettra en lumière les retours d’expériences d’acteurs de santé sur les grands programmes et expérimentations déployés au sein des établissements de santé et sur les nouvelles formes de coordination mises en place pour les professionnels impliqués dans la prise en charge des patients atteints d’un cancer.

    En quoi, l’Institut Curie a été pionnier dans le développement de la santé numérique ?

    L’Institut Curie a eu un projet d’hôpital numérique dès la fin des années 90 et nous étions totalement informatisé au début des années 2000. Nous avons, à ce moment-là, décidé d’abandonner complètement les dossiers papiers. Nous avons numérisé tous nos documents en 2007 et arrêté d’utiliser les films radiologiques.

    En 20 ans, nous avons accumulé un nombre considérable de données, comptes rendus, images et autres données. Elles sont constitués pour optimiser les soins. Cependant, nous avons aussi réfléchi à comment pouvoir utiliser ces données pour la recherche clinique, fondamentale et transnationale. Nous suivons des patients sur de très longues périodes. D’où l’idée de la création d’une direction des data, pleinement opérationnelle depuis 18 mois. L’objectif est de valoriser ces données accumulé depuis des années pour la recherche et pour la santé en utilisant notamment les algorithmes de l’intelligence artificielle.

    Il s’agit de la dynamique qui a abouti à la création de MyCurie ?

    En effet. L’intérêt d’être totalement numérique, et de développer des projets de e-santé est de s’ouvrir vers l’extérieur avec la messagerie sécurisée de santé, le DMP. Le partage s’effectue entre professionnels mais aussi avec les patients, qui sont de plus en plus hors les murs. D’où l’idée de l’application MyCurie pour que les patients puissent recevoir l’information complète les concernant.

    Une première partie d’outils pratiques donne accès aux rendez-vous, aux comptes rendus. Les patients sont très demandeurs, pas tant pour les consulter tous les jours, mais d’être sécurisés. L’autre possibilité très appréciée est de pouvoir communiquer avec les médecins. C’est encore assez nouveau et cela entraîne deux implications pratiques : une modification de l’organisation, notamment pour répondre aux patients quand le médecin n’est pas là, et une réflexion sur le modèle économique.

    Les informations récoltées en vie réelle par les patients alimentent leur dossier mais aussi la recherche, avec leur accord bien sûr. Le projet d’intelligence artificielle pour identifier des risques prédisposant aux thromboses chez les patients, annoncé en février 2019, est également un exemple de la dynamique volontariste de mettre la santé numérique au service du patient.

    Justement comment la e-santé change-t-elle la prise en charge des patients ?

    Le numérique devient un outil indispensable. Nous ne pouvons plus admettre de gérer la relation avec le patient uniquement par téléphone. Les patients eux-mêmes ne comprennent pas qu’un hôpital ne soit pas 100 % numérique. Ils veulent communiquer par les moyens modernes et numériques.

    Il est encore tôt pour voir un changement radical dans la prise en charge des patients. Nous avons plus de 5000 patients qui utilisent MyCurie. C’est à la fois beaucoup et peu. Souvent, les applications sont utilisées par quelques centaines de patients. Mais, sachant que nous avons entre 200 et 300 nouveaux patients par mois, nous sommes loin de notre objectif de 50 % des patients connectés.

    Les professionnels adhérent-ils à totalement à cette évolution ?

    Je ne conçois pas aujourd’hui un hôpital qui ne devienne pas 100 % numérique malgré la contrainte d’avoir à la fois un dossier papier et un dossier numérique, dans une phase transitoire. La prescription doit être totalement numérique, ainsi que le suivi du circuit des chimiothérapies, des médicaments, des examens, notamment d’imagerie. L’objectif est d’avoir un suivi complet du circuit du patient.

    Actuellement, personne ne reviendrait en arrière. En 2004, au démarrage, il a fallu échanger avec les équipes, les accompagner dans ce changement mais aujourd’hui, ils sont convaincus.

    Au point d’être moteur dans le développement et le déploiement ?

    Au démarrage du développement de l’application par exemple, quand il s’agissait d’information allant de l’hôpital vers le patient, ils n’étaient pas opposés mais ne se mobilisait pas beaucoup. Dans l’autre sens, pour l’information transmise par le patient, à gérer, analyser, intégrer dans les dossiers… les médecins se sentent plus concernés et sont très partie prenante. Ils ont été moteurs dans le changement d’organisation de pratiques pour répondre à cette nouvelle approche de la relation aux patients.

    Les patients sont-ils plus impliqués ?

    Tout à fait. Nous nous sommes beaucoup appuyés sur les patients eux-mêmes pour savoir identifier leurs besoins, leurs souhaits, notamment via des enquêtes. Plus que les associations de patients, je m’appuie sur les patients suivis actuellement, dans mon service, pour être au plus près de leurs problématiques. Nous avons diffusé aussi des enquêtes.

    Pour MyCurie, nous avons d’abord demandé aux médecins de proposer l’application aux patients. Cela a démarré timidement. Puis, quand nous nous sommes débrouillés pour que les patients accèdent directement à l’application, sans passer par les médecins, nous avons eu 5 000 téléchargements en un an.

    Quels sont les freins à lever ?

    L’investissement en informatique coûte cher et pas seulement en matériel. Le volet fonctionnement d’un tel système, avec la mobilisation des médecins, soignants et administratifs n’est pas négligeable. Une organisation est à mettre en place alors que l’acte de télésurveillance n’existe pas. C’est un frein majeur. Quand, après la consultation, j’échange avec un patient par mail, ce n’est pas à côté de lui. Tant que cela arrive de temps en temps, il n’y pas de problème mais cette pratique se multiplie.

    Outre la dimension économique, nous sommes face aux freins habituels de changements des organisations et des pratiques. Certains sont très tournés vers ces nouveautés. Nous avons une grande base de personnes prêtes à changer mais qui ne sont pas forcément moteurs et une partie, de plus en plus restreinte, est plus à la traîne. Nous sommes en train de changer d’organisation hospitalière, de modèle de parcours de soin. Cela va se faire avec le temps.

    Certains patients également sont réfractaires à ce système. Nous devons le respecter en gérant les deux systèmes en parallèle.

    Vous restez optimiste ?

    Je suis optimiste car je suis dans un hôpital tourné vers l’innovation. J’ai été soutenu par ma direction qui m’a donné du temps, une équipe. Je pense que la santé numérique peut améliorer l’organisation, donner plus d’efficience. Pour que cela fonctionne à grande échelle, il faut rapidement lever les freins et trouver le modèle économique efficace.

  • Dentisterie numérique : Biotech Dental rachète l’éditeur de logiciels Nemotec

    La société Biotech Dental, spécialiste de la dentisterie numérique, acquiert 81 % du capital de l’éditeur espagnol de logiciels dentaires Nemotec.

    Miguel Ángel del Moral, fondateur de Nemotec, estime que cette alliance permettra aux 2 sociétés, partenaires depuis 2016, de réaliser « des avancées substantielles en deep learning (apprentissage profond) ou en machine learning (apprentissage automatique) », indique-t-il dans un communiqué publié le 11 mars 2019.
    Biotech Dental salue pour sa part les « importantes avancées en matière d’automatisation des processus » réalisées par Nemotec « en vue d’aider les dentistes à travailler avec des outils de haute technologie ».

    Une véritable « chaîne numérique »

    Biotech Dental, fondée en 1987 et reprise en 1993 par son actuel patron Philippe Véran, a numérisé le processus de fabrication des prothèses dentaires, s’alignant ainsi sur les coûts de production de la Chine, de la Turquie ou de Madagascar.

    Après avoir acquis dès 2004 une imprimante 3D, la société a pu construire une véritable « chaîne numérique, du scanner intra-oral, dans le cabinet dentaire, à l’imprimante 3D, dans son centre de fabrication ».

    Lucy : un logiciel basé sur IA pour modéliser des dispositifs médicaux dentaires

    La dernière innovation de la société est le logiciel Lucy, lancé en 2018, qui emploie l’intelligence artificielle pour modéliser des dispositifs médicaux dentaires, réduisant les délais de conception et de fabrication. Ce « tout sur-mesure » va réduire « considérablement les rendez-vous chez le dentiste », déclare Biotech Dental, et permettre à ce dernier de « se recentrer sur des tâches à valeurs ajoutées ».

    Biotech Dental compte doubler son chiffres d’affaires en 2019 (60 M€ en 2018)

    Biotech Dental a réalisé en 2018 un chiffre d’affaires de 60 millions d’euros et compte le doubler en 2019. Avec l’acquisition de Nemotec, ses équipes comptent désormais 540 collaborateurs.

  • DATA – Pilotage du numérique en santé : les stratégies de l’Espagne et de l’Italie (MAJ 2019)

    Health & Tech publie la mise à jour des feuilles de route e-santé de l’Espagne et de l’Italie.

    Pays aux systèmes de santé décentralisés, l’Espagne et l’Italie ont permis à leurs régions de jouer un rôle essentiel dans le développement de la santé numérique. De ce fait, leur degré de maturité dans le secteur varie d’une région à l’autre, tant en Espagne qu’en Italie.

    Axes stratégiques de l’Italie : une volonté de rattrapage et d’harmonisation (1,1 % des dépenses de santé en 2017) sur le numérique santé.
    L’Italie a mis en place une stratégie d’interopérabilité dans le cadre de sa feuille de route numérique 2017-2019 du pays qui impulse un rattrapage sur la santé, et notamment dans le financement des SI hospitaliers.
    L’Italie a pour objectif d’harmoniser la maturité de la santé digitale sur son territoire. L’interopérabilité, la data et l’innovation sont, pour elle, clés de réussite.

    Axes stratégiques de l’Espagne : un dynamisme fort par l’expérimentation et capacité de déploiement territorial
    L’Espagne est un territoire dynamique et favorable au digital en santé, précurseur sur le modèle populationnel. Plusieurs chantiers clés ont été menés par les régions (e-prescription, dossiers régionaux, …), le challenge étant l’harmonisation entre les régions et le rattrapage des régions les plus en retard.
    La santé numérique se caractérise par de nombreux projets portés par l’ensemble des acteurs publics et privés, avec une appétence forte de la population et des professionnels de santé pour des innovations organisations ou technologiques disruptives.

    Le tableau présentant les stratégies e-santé de l’Espagne et de l’Italie est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • Diabète : la medtech française Cellnovo en grande difficulté financière

    Cellnovo Group SA, société médicale spécialiste de la gestion du diabète, a sollicité l’ouverture d’une procédure de conciliation auprès du Tribunal de commerce de Paris, après le placement en procédure collective de sa filiale britannique Cellnovo Limited.

    Fondée en 2014, l’entreprise a conçu une micro-pompe à insuline communiquant par Bluetooth avec un smartphone Android, permettant d’éviter au patient diabétique de multiples injections d’insuline quotidiennes.

    Un coût de service plus élevé qu’attendu pour les partenaires distributeurs

    Dans un communiqué publié le le 27 mars 2019, la société explique que « la robustesse encore limitée » de sa solution Système Gen3 « a induit un coût de service plus élevé qu’attendu pour les partenaires distributeurs », qui « freine un déploiement immédiat à grande échelle de la nouvelle solution ».

    Selon la direction, « le temps nécessaire pour finaliser la mise au point de la nouvelle solution implique qu’elle ne pourra pas être déployée à grande échelle avant la fin de l’année », de sorte que « de fortes incertitudes » affectent le financement de Cellnovo à court et moyen terme.

    Euronext Paris : Cellnovo a perdu 60 % de sa valeur boursière en une semaine

    Cellnovo tablait cette année sur un gros volume de ventes, après la hausse de 142 % du chiffre d’affaires enregistrée en 2018. Cotée sur Euronext Paris, la société a perdu 60 % de sa valeur boursière en une semaine.

  • E-HealthWorld Monaco 2019 : Devinnova, prix coup de cœur du challenge start-ups

    Devinnova, une société montpelliéraine qui propose une solution permettant de détecter précocement les pathologies respiratoires, a décroché le coup de cœur du jury à l’occasion du Challenge eHealthWorld 2019, organisé dans le cadre du E-HealthWorld Monaco, un événement dédié à la santé connectée et à la médecine de demain qui se tient du 26 au 27 mars 2019 au sein de la principauté.

    Les 5 gagnants du concours sont :
    Devinnova : détection précoce de pathologies cardio-respiratoires – Coup de cœur du jury ;
    Alzohis : solutions pour le diagnostic des maladies neurodégénératives – Grand prix innovation « diagnostic » et Grand prix coup de cœur Anthony Morel (journaliste high tech BFM Business) ;
    C2Care : logiciels thérapeutiques basés sur la réalité virtuelle – Grand prix innovation « santé mentale » et Prix 42 ;
    Archeon : solutions pour améliorer la médecine d’urgence et les secours – Grand prix innovation « soins d’urgence » ;
    PandaLab : application sécurisée de e-santé – Grand prix innovation « coordination médicale ».

    Les 5 autres finalistes étaient :
    • Cayceo : séances d’hypnose médicale interactives en réalité virtuelle ;
    • Dynseo : plateforme de jeux cognitifs intergénérationnelle ;
    • Ekinnox : dispositif médical d’analyse du mouvement pour la rééducation ;
    • HypnoVR : solutions d’hypnose médicale associée à la réalité virtuelle ;
    • Libhéros : plateforme en ligne pour faciliter l’organisation des soins à domicile.

  • Étude : l’efficacité de la majorité des applis de santé mentale ne repose sur aucune preuve (Nature)

    Une équipe de chercheurs australiens et américains a démontré que 64 % des applications mobiles de santé mentale affirmaient pouvoir poser un diagnostic ou améliorer les symptômes. Or, une petite minorité d’entre elles présentaient des preuves solides de ce qu’elles avançaient. Les auteurs de cette étude*, dont les résultats ont été publiés le 22 mars 2019 dans Nature’s Digital Medicine, soulignent que « le langage scientifique employé par les développeurs de ces applications est clairement fait pour attirer les consommateurs ».

    Applis de santé mentale : une offre pléthorique

    Google Play et iTunes regorgent d’applications mobiles de santé mentale. Des études récentes ont montré que certaines d’entre elles pouvaient être efficaces pour réduire les symptômes de la dépression et de l’anxiété.

    Toutefois, la qualité est très variable entre les applications basées sur des données de recherche et les applications utilisées par les consommateurs. Or, pour faire le tri dans cette offre, le consommateur n’a guère d’autres ressources que de lire les descriptions qui sont faites de ces applis dans l’App Store. Actuellement, la FDA ne surveille pas leurs revendications ou leurs résultats comme ils le font, par exemple, avec des dispositifs médicaux.

    Des allégations à vérifier

    Des chercheurs de l’université of New South Wales de Sydney (Australie), de la Harvard Medical School ont donc épluché les argumentaires présents sur l’App store et ont voulu savoir si ces affirmations étaient étayées par des preuves scientifiques.

    Ils se sont intéressés à des applis liées à la dépression, à l’automutilation, à la toxicomanie, à l’anxiété et à la schizophrénie et en ont recensé 1 435.

    Les descriptions des applications les plus populaires (73 d’entre elles) ont été codées pour identifier les revendications d’acceptabilité et d’efficacité, ainsi que les formes de déclarations justificatives. Pour les applications qui invoquaient des principes soi-disant scientifiques, une recherche documentaire a été menée pour évaluer leur crédibilité.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 22 mars 2019 dans Nature Digital Medicine.

    Résultats : un manque de preuves scientifiques

    • 64 % des applis affirmaient qu’elles étaient efficaces pour diagnostiquer un problème de santé mentale ou pour améliorer les symptômes.
    • 44 % ont utilisé un langage scientifique pour étayer ces allégations.
    • 14 % ont décrit la conception ou le développement impliquant l’expérience vécue du monde réel
    • 2 applications offraient des « preuves primaires de qualité médiocre » issues d’une étude utilisant l’application réelle et 1 seule application incluait une référence à la littérature publiée.
    • Aucune application n’a indiqué de processus de certification ou d’accréditation.

    Les chercheurs soulignent que, même si de nombreuses revues attestent du succès des applications de santé mobiles grand public en matière d’aide aux particuliers, la plupart ne sont tout simplement pas fondées sur des données factuelles et peuvent, en fait, « contenir du contenu préjudiciable ».

    Le règne du marketing

    Une enquête préliminaire menée par les auteurs de ces travaux avait précédemment révélé que, dans le cas des applications cliniquement pertinentes pour la dépression, 38 % des descriptions faites dans les stores incluaient une formulation mettant en avant la supposée efficacité de la solution, alors que seulement 2,6 % fournissaient des preuves à l’appui de telles affirmations. En clair, « cela suggère que les développeurs utilisent un langage scientifique pour attirer les consommateurs, quelle que soit la précision des revendications », estiment les auteurs de l’étude.

    Pour améliorer la situation, les chercheurs suggèrent que les magasins d’applications incluent des champs de données permettant aux développeurs d’inclure un identifiant PubMed, offrant ainsi aux utilisateurs la possibilité de cliquer sur les articles publiés relatifs à l’application.

  • Rapport 2018 permanence des soins ambulatoires : de nombreux changements organisationnels (Cnom)

    5 des 7 nouvelles régions (Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche Comté, Nouvelle Aquitaine, Normandie, Hauts-de-France) ont revu leur cahier des charges de la permanence des soins (PDS) en 2018 pour parvenir à un document unique, relève entre autres Le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) dans sa 16e enquête annuelle sur la permanence des soins ambulatoires (PDSA), menée auprès des Conseils départementaux de l’Ordre des médecins (CDOM).
    Le Cnom précise que 60 % des départements ont par ailleurs connu des changements dans l’organisation de la PDS. Ces évolutions sont notamment liées à l’harmonisation plus ou moins importante des organisations au sein des nouvelles régions, est-il précisé dans le rapport, publié le 25 mars 2019.

    Autre point majeur mis en avant par le conseil d’un point de vue organisationnel : le nombre de secteurs de PDS a continué de diminuer pour toutes les plages horaires, passant de 1 579 à 1 442 en soirées, de 1 644 à 1 485 en weekends et jours fériés, et de 423 à 387 en nuits profondes. Cela correspond parfois aux besoins observés, 6 % seulement des actes de PDSA étant réalisés en nuit profonde, indique la Cnam.
    Certains CDOM :
    • dénoncent une réduction jugée injustifiée du nombre de territoires, déconnectée des besoins réels constatés, notamment dans les départements des Alpes-Maritimes, des Bouches du Rhône, du Pas-de-Calais et de la Charente-Maritime. « Il est possible de penser que lorsque la re-sectorisation ne résulte pas d’une baisse de l’activité constatée, elle relève d’une recherche d’efficience financière souhaitée par certaines ARS grâce à la suppression de lignes de gardes », note le Cnom.
    craignent une réduction du volontariat et l’apparition de « zones blanches », territoires sans médecins de garde où les demandes de soins non-programmés sont adressées par défaut au Samu ou au service des urgences. Cette crainte est liée à la fusion des territoires, qui « entraîne une hausse des distances à parcourir pour les médecins et/ou les patients et davantage de demandes de soins non-programmés à prendre en charge pour le médecin qui assure la garde », explique le Conseil national de l’Ordre des médecins.

    Le taux de participation des MG à la PDSA est variable d’un département à l’autre

    • Les médecins participant à la permanence des soins ambulatoires (PDSA) comme effecteurs ont réalisé en moyenne 31 gardes sur l’ensemble de l’année 2018.
    • la PDSA est assurée en majorité par des médecins généralistes libéraux exerçant en cabinet :
      • au cours de l’année 2018, ils représentaient 93 % des médecins participant à la PDSA ;
      • les médecins remplaçants exclusifs participant à la PDSA représentaient une part de 5 % ;
      • les médecins salariés une part de 1 %.
    • le taux de participation des médecins généralistes en 2018 variait de manière importante d’un département à l’autre, allant de moins de 10 % pour certains à 100 % pour d’autres :
      • entre 2017 et 2018, 19 % des départements, dont la Corrèze, l’Indre et le Jura, ont connu une hausse de leur taux de participation ;
      • pour les autres départements, il est resté majoritairement stable (36 %) ou a diminué (32 %).
    • La baisse du taux de participation peut être due à des facteurs conjoncturels liés à la démographie médicale et à des facteurs structurels tenant à l’organisation de la PDSA. La tendance à la réduction du nombre de territoires de garde peut entraîner une baisse du nombre de médecins y participant, comme cela a été observé en Indre-et-Loire.
    • Dans certains secteurs de garde, la démographie est assez fragile :
      • 36 % des secteurs de garde sont actuellement couverts par moins de 10 médecins volontaires ;
      • 18 % le sont par moins de 5 médecins volontaires.

    CDOM : leur perception et leurs propositions pour améliorer la situation

    62 % des CDOM considèrent que la PDS fonctionne bien

    En 2018 :

    • 62 % des CDOM considèrent que la PDS fonctionne bien dans leur département ;
    • 16% estiment que la qualité du fonctionnement est mitigée et fragile.

    Principaux problèmes mis en avant par les CDOM pour justifier cette fragilité :

    • la démographie médicale ;
    • l’existence de « zones blanches » au sein du département en raison d’un manque de médecins ;
    • les difficultés liées à l’organisation, dont la réduction « injustifiée » du nombre de territoires, entraînant la mise en place de secteurs de gardes qui mettent à mal les médecins volontaires et rendent plus difficile l’accès aux soins.

    Pour améliorer la situation, les CDOM proposent plusieurs pistes d’amélioration :

    • mise en place de mesures financières incitatives, comme l’élargissement de la défiscalisation à tous les territoires ;
    • renforcement de la participation des étudiants, thésards et médecins salariés à la PDSA ;
    • développement des points fixes de consultation avec mise à disposition de transports dédiés pour que les patients non-mobilisables puissent s’y rendre ;
    • restructuration des secteurs de garde pour une organisation centrée sur une mise en cohérence de la PDSA et des besoins constatés ;
    • actions de communication auprès du grand public pour une meilleures utilisation du système ;
    • mis en œuvre d’une communication institutionnelle à visée incitatives auprès des médecins libéraux.

    68 % des médecins généralistes estiment que la PDSA fonctionnent bien

    Afin de compléter son enquête réalisée auprès des CDOM, le Conseil national de l’Ordre des médecins a questionné les médecins généralistes, en partenariat avec l’institut Elabe, sur les motivations et les freins à la participation à la permanence des soins.

    4 973 médecins généralistes en activité régulière, retraités actifs ou remplaçants ont été interrogés.

    • 68 % des médecins généralistes sondés estiment que la PDSA fonctionnent bien ;
    • 36 % déclarent cependant que la situation se détériore selon eux ;
    • tandis que 21 % indiquent que la situation dans leur département ne change pas ;
    • et 14 % qu’elle s’améliore.

    Les facteurs encourageant et freinant la participation

    Facteurs encourageant la participation :

    • le sens du devoir (76 %) ;
    • la solidarité avec les autres médecins de leur secteur (75 %) ;
    • les motivations financières (53 %) : plus importants pour les médecins de moins de 40 ans et les remplaçants, chez qui ce facteur atteint quasiment le même niveau que le sens du devoir et la solidarité avec les autres médecins.

    Facteurs freinant la participation :

    • emploi du temps professionnel déjà chargé (81 %) ;
    • fatigue liée aux gardes (68 %) ;
    • difficulté de concilier garde et vie de famille, une raison davantage citée (84 %) par les moins de 40 ans, les remplaçants et les femmes.

    En outre, 68 % des médecins assurant des gardes estiment être bien informés sur la PDS mais cette proportion est plus faible du côté des jeunes médecins : 55 % des moins de 30 ans et 46 % des 30-40 ans indiquent être mal informés sur le fonctionnement de la PDS.

    De plus, seuls 53 % des médecins sondés déclarent avoir entendu parler de la PDS pour la première fois au cours de leur formation. Or, le taux de participation à la PDS est supérieur à 10 points chez les médecins informés dès les années de formation.

    Le vécu des médecins insuffisamment pris en compte dans l’organisation de la PDS

    • 56% des médecins assurant des gardes estiment que l’opinion et le vécu des médecins sont insuffisamment pris en compte dans l’organisation de la permanence des soins dans leur département.
    • La proximité décisionnelle est plébiscitée : 60% des médecins interrogés estiment que les modalités d’organisation de la permanence des soins doivent être décidées au niveau du secteur de garde, contre :
      • 21 % pour le niveau départemental ;
      • et 2% pour le niveau régional.

    Les propositions de l’Ordre des médecins bien perçues

    Plusieurs propositions de l’Ordre des médecins pour améliorer le fonctionnement de la PDS explorées dans l’étude sont accueillies très favorablement :

    • 75 % des répondants estiment efficaces le fait de défiscaliser les revenus issus des gardes pour l’ensemble des secteurs de la PDS ainsi que le fait de mener une campagne de communication envers les patients sur l’existence et le fonctionnement des gardes ;
    • 74 % des sondés jugent de même pour la suggestion de placer des maisons médicales de garde à proximité des urgences pour gérer le flux des patients ;
    • 65 % des médecins estiment également que créer davantage de points fixes de permanence de soins (type maison médicale de garde) assortis d’un un système de transport dédié pour l’accès aux lieux fixes de consultation quand cela est nécessaire pour le patient seraient efficaces ;
    • 56 % des médecins déclarent qu’améliorer la sensibilisation des médecins à la permanence des soins lors de la formation le serait également.