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  • La Fnehad et SFTélémed veulent faire progresser la télémédecine dans l’hospitalisation à domicile

    La Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile (Fnehad) et la Société française de télémédecine (SFTéléméd) ont conclu une convention de partenariat avec l’objectif de faire progresser la télémédecine et l’e-santé dans les HAD (établissements d’hospitalisation à domicile).

    L’accord conclu prévoit de constituer un groupe de travail commun pour « définir précisément les usages et modalités de la télémédecine en HAD ». Les deux parties prenantes entendent également coopérer pour « soutenir l’émergence de projets de télémédecine en HAD ». Sont également prévues des séances de formation sur la télémédecine à destination des établissements adhérents à la Fnehad.

    La SFTéléméd et la Fnehad prévoient de se rencontrer « au moins deux fois par an » pour faire le point sur les travaux, établir un bilan du partenariat en cours et convenir des nouveaux axes de travail à explorer. 

    « Cette coopération doit permettre à nos établissements de passer un nouveau cap dans le numérique en santé », estime Élisabeth Hubert, présidente de la Fnehad. Selon elle, l’HAD,« présente sur l’ensemble du territoire – y compris les régions les plus isolées »,  « structurée comme un établissement de santé mais intervenant au domicile », « constitue un terrain d’application formidable pour la télémédecine et l’e-santé ».

    Nathalie Salles, présidente de la SFTéléméd rappelle le précédent que constitue la création d’un « pôle d’excellence en formation en santé numérique » par FormaticSanté: cette association que préside depuis 2018 Lydie Canipel, la secrétaire générale de SFTélémed, promeut l’enrichissement des pratiques de soins par l’utilisation des nouvelles technologies.

  • Les objets connectés sont peu efficaces pour améliorer le sommeil (étude Fondation Maif)

    «Les objets connectés conçus pour capter nos données de sommeil sont plutôt fiables pour évaluer le temps de sommeil passé » mais « pas très efficaces pour nous aider à bien dormir ». C’est la conclusion d’une étude réalisée pour la Fondation Maif par le Lati (Laboratoire Adaptations Travail Individu) de l’université Paris V Descartes et la société de conseil en ergonomie Ergo-Centre.

    Des résultats modestes, voire négatifs

     « La qualité du sommeil, impression subjective, s’est légèrement détériorée avec tous les dispositifs, pour les testeurs, en moyenne », affirme l’étude, soulignant que les indicateurs produits par les objets connectés « sont rarement interprétés ou expliqués, laissant l’utilisateur dans l’impossibilité de comprendre aisément les résultats de sa nuit ».

     «Durant la période de test, la durée moyenne d’endormissement a augmenté de 10% », ajoutent les chercheurs, précisant que  les dispositifs étudiés « créent une forme d’anxiété appelée ‘orthosomnie’ liée à la quête de l’atteinte d’un sommeil ‘idéal’» qui aboutit à l’inverse du résultat escompté. « Focaliser l’attention de l’utilisateur sur son sommeil est la meilleure façon d’altérer ce dernier » résume la Fondation Maif : « résultats et score sont des notions qui cohabitent mal avec le lâcher prise que suppose l’endormissement ».

    «Très peu de conseils personnalisés et pratiques sont apportés aux utilisateurs pour tenter de résoudre leurs difficultés ». Sur les sept produits étudiés, un seul obtient une note d’utilisabilité (facilité d’usage) supérieure à 80 sur 100, et la moyenne du groupe s’établit à 64 sur 100, ce qui correspond à une utilisabilité « faible à modérée ».

    Les auteurs affirment qui plus est que seuls deux des sept systèmes étudiés s’appuient sur des études de validation scientifique, et conclut que les autres appareils sont « susceptibles de produire des résultats imprécis, voire faux » .

    Des utilisateurs diversement satisfaits

    Cette efficacité modeste se reflète dans le ressenti des utilisateurs. Interrogées sur leur sommeil, à peine 22% des personnes utilisant des objets connectés depuis plusieurs mois déclarent mieux dormir, tandis que 42% déclarent l’inverse. Seuls 18% de ces utilisateurs estiment que la qualité de leur réveil s’est améliorée, contre 41% qui pensent que non.

    Parmi les services proposés par ces objets, certains sont en revanche très appréciés des utilisateurs, comme par exemple la possibilité, en fonction de la courbe de sommeil de chacun, d’être réveillé au meilleur moment pour se sentir frais et disponible.

    Conclusions

    L’étude recommande par conséquent d’établir précisément les objectifs visés, dès avant l’acquisition d’un de ces objets : l’acheteur potentiel doit savoir s’il veut traiter un trouble du sommeil ou juste améliorer son bien-être ou en savoir plus sur son sommeil.

    Sur la base de ces résultats, les chercheurs du Lati et d’Ergocentre ont commencé à développer une interface pour smartphone qui utilisera les données collectées par les objets connectés et les traduira sous forme visuelle, leur associant également des recommandations.

  • Livi : plus de 16000 téléconsultations en 6 mois, en majorité issues de déserts médicaux

    L’opérateur de télémédecine suédois Livi affirme que 16 0000 téléconsultations ont été réalisées via son service en 6 mois depuis son lancement en France le 15 septembre 2018, coïncidant avec le début du remboursement de cette modalité de la télémédecine par l’assurance-maladie.

    Livi permet aux patients, où qu’ils soient sur le territoire, d’avoir accès à un médecin généraliste, quelques minutes en moyenne après la demande de rendez-vous, en vidéo, via une application gratuite disponible sur smartphone et tablette (iOs et Android) du lundi au samedi de 7 h à 23 h et le dimanche de 10 h à 20 h.

    Le modèle de prise en charge remboursé par l’Assurance maladie exigeant la même territorialité entre le patient et le médecin demeure en suspens pour des téléconsultations qui seraient prises en charge en dehors de ce cadre.

    65% à 85% des consultations issues de déserts médicaux

    Selon la société, 61 % des consultations réalisées se seraient déroulées en Zone d’Intervention Prioritaire (ZIP), en Zone d’Action Complémentaire (ZAC) ou zone de vigilance, c’est-à-dire dans un désert médical : en Île-de-France, ce chiffre grimpe à 85%. Livi a demandé à ses usagers ce qu’ils auraient fait en l’absence de son service : la majorité (56%) aurait cherché à consulter un médecin libéral, 28% auraient eu recours aux urgences (19%) ou auraient appelé un service d’urgence (9%).

    Le « Top 5 » des motifs de consultation

    Livi a dressé un « Top 5 » des motifs de consultation via son application. Il en ressort que l’activité concerne essentiellement les pathologies saisonnières et des symptomatologies non spécifiques. Le rhume et le syndrome grippal arrivent en tête (12 %) suivis des diarrhées et vomissements (9 %) puis des maux de gorge (8 %), des fièvres (7 %) et des « éruptions cutanées et démangeaisons » (7 %).

    « La capacité de Livi à prendre en charge les patients pour de nombreux symptômes prouve la nécessité d’encourager le développement de solutions alternatives, dont la téléconsultation fait entièrement partie, pour contrer les déserts médicaux ou l’engorgement des urgences  » déclare Maxime Cauterman, Directeur médical de Livi.

  • H&TI Webinar le 10/04/19 : Dispositifs médicaux connectés, quel cadre d’évaluation en France ?

    Chers abonnés,

    Nous avons le plaisir de vous inviter au Webinar consacré à la présentation du guide  sur l’évaluation clinique des dispositifs médicaux connectés réalisé par la Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDiMTS) de la Haute autorité de santé (HAS).

    L’objectif de cette session est plus précisément de vous présenter les spécificités d’évaluation clinique d’un dispositif médical connecté (DMC) en vue de son accès au remboursement, des spécificités détaillées dans un guide publié par la HAS le 19 février 2019, accessible via ce lien.

    Connectez-vous le 10 avril 2019 de 11h à 11h35 et posez vos questions à :

    • Mme Isabelle Adenot, membre du Collège de la HAS et présidente de la CNEDiMTS, « attachée à faciliter l’accès rapide des patients à l’innovation utile » ;
    • Mme Armelle Graciet, directrice des affaires industrielles au Syndicat national de l’industrie des technologies médicales (Snitem).

    Au cours de la séance, vous aurez l’opportunité de poser des questions directement aux intervenantes.

    Les inscriptions doivent être réalisées via ce lien.

  • La société Care Labs, à l’origine des chèques santé, est mise en liquidation

    Alain Foret, qui dirigeait depuis un an de la société Care Labs, a annoncé le 6 mars la « dissolution anticipée » de cette startup installée à Pérols (Hérault) et connue pour avoir inventé les « chèques santé ».

    Cette décision entraîne sa « cessation immédiate d’activité », et une « mise en liquidation amiable »  affirme-t-il dans un communiqué: elle a été prise « après avoir constaté l’absence de chiffre d’affaires depuis la création, des pertes cumulées de 4,7 M€, ainsi que l’absence de modèle économique viable et de perspectives ». Les sept salariés qui restaient en poste seront licenciés. 

    Un concept prometteur

    Care Labs avait inventé les « chèques-santé », premier titre prépayé et dématérialisé de prestation santé destiné à financer tout ou partie des consultations et prestations de santé peu ou pas remboursées par la Sécurité sociale ou la mutuelle: téléconseil médical, ostéopathie, automédication, semelles orthopédiques, dentisterie, audioprothèse, orthodontie.

    La société avait été fondée en 2014 par Vincent Daffourd avec pour objectif de remédier à la renonciation aux soins par manque de moyens, ainsi qu’au problème des dépassements d’honoraires, alors que 300 000 professionnels de santé n’étaient pas remboursables.

    Ce titre était commercialisé auprès des entreprises, des comités d’entreprises, des collectivités, des mutuelles, des associations et des services sociaux. Il se présentait sous la forme d’une carte à puce ou d’un crédit utilisable à partir d’une application mobile.

    Des obstacles réglementaires et commerciaux

    Selon le fondateur la première déconvenue est arrivée en 2015 quand l’Acoss (Agence centrale des organismes de sécurité sociale) a exclu le chèque santé de la liste des prestations éligibles aux réductions de charges sociales. La société a alors décidé de vendre ses prestations aux assureurs santé, puis aux grands groupes afin qu’ils les proposent à leurs propres clients. Nouveau problème, les délais de paiement se sont révélés trop longs.

    Nouveau départ

    Prenant les rênes de la société en mars 2018 après le départ du fondateur, Alain Foret comptait « accélérer le développement de l’entreprise », et « poursuivre la mise en place du tiers payant dématérialisé à destination de toutes les mutuelles pour la partie hors nomenclature » (non remboursés par la Sécurité sociale). Ces espoirs se fondaient notamment sur le fait que la solution Care Pay, nouvelle offre construite autour du parcours du patient, avait réussi à séduire en septembre 2017 Cegedim Insurance Solution, n°1 des logiciels et services dédiés à l’assurance de personnes.

    Fin de partie

    Finalement Care Labs aura réalisé « moins de 20 000 € » de chiffre d’affaires en trois ans d’activité, après avoir levé plus 7 M€ en deux tours, dont un de 5,2 M€ en février 2017. « Le choix de la liquidation amiable a été fait, tant qu’il restait encore dans les caisses de quoi solder le passif » explique Alain Foret à nos confrères du site Maddyness, ajoutant qu’ « au final, les investisseurs auront  quasiment tout perdu ».

    Care Labs avait été distinguée en 2016, par le Prix de l’entrepreneur et de la start-up de l’année en Méditerranée, organisés par EY et « L’Express », dans la catégorie des start-ups à fort potentiel ayant fait preuve d’innovation sur leur marché. La société  avait été présentée en 2018 par le magazine Challenges comme la start-up montpelliéraine présentant la plus forte valorisation de l’écosystème, entre « 50 et 100 M€ ».

  • Etude : une simple appli de réalité virtuelle réduit les symptômes de l’acrophobie (Jama Psychiatry)

    Une thérapie cognitivo-comportementale basée sur une application de réalité virtuelle entièrement autonome et à faible coût, avec des lunettes de réalité virtuelle rudimentaires, peut favoriser une importante réduction des symptômes de l’acrophobie. C’est le résultat d’une étude*, parue le 20 mars dans le Jama Psychiatry. Elle est la première à montrer que l’acrophobie peut être traitée en réalité virtuelle, à domicile sans l’intervention d’un thérapeute.

    La réalité virtuelle pour affronter ses peurs

    Les phobies figurent parmi les troubles de la santé mentale les plus répandus. Et l’acropophobie, la peur des hauteurs, est la plus fréquente des phobies. Ce trouble se traite essentiellement par thérapie cognitivo-comportementale (TCC), en exposant progressivement les individus à la situation qu’ils redoutent. Une forme émergente d’exposition est la thérapie par exposition à la réalité virtuelle (TERV), dans laquelle les environnements virtuels immersifs remplacent les environnements réels. Des méta-analyses ont montré que cette stratégie était aussi efficace que le traitement d’exposition conventionnel. Cependant, la TERV a jusqu’à présent exigé la participation d’un thérapeute et le recours à un équipement de réalité virtuelle (RV) haut de gamme.

    Un dispositif de RV peu coûteux

    Des chercheurs néerlandais de psychologie clinique de l’Université libre d’Amsterdam ont donc mené une étude randomisée afin d’évaluer l’efficacité et la convivialité de ZeroPhobia, une application mobile de réalité virtuelle entièrement autonome visant à traiter les symptômes de l’acrophobie. Pour garantir l’évolutivité, l’application s’appuie sur le smartphone des participants et sur des lunettes de RV de base (10 dollars), et permet que le programme puisse être suivi à domicile. Quelque 193 personnes souffrant d’acrophobie – non traitées – ont été incluses dans l’essai. Les participants ont été randomisés en 2 groupes : intervention ou liste d’attente.

    Les patients étaient invités à réaliser 6 modules animés (en 2D et avec une voix off en guise de thérapeute virtuel) basés sur des techniques de TCC via l’appli, le tout en 3 semaines. Outre les techniques de psychoéducation et de TCC, l’application Zerophobia comprenait un environnement de réalité virtuel immersif gamifié et quatre vidéos à 360 ° couvrant tout le spectre d’exposition. Au cours des trois semaines, les participants ont reçu des courriels de motivation standardisés chaque semaine avec des rappels leur demandant de commencer ou de continuer avec l’application. Les chercheurs ont utilisé un questionnaire d’anxiété et un questionnaire spécifique à l’acrophobie pour évaluer cette thérapie.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 20 mars dans le Jama Psychiatry.

    Résultats : des symptômes maîtrisés

    • 77% des personnes qui ont utilisé l’appli de réalité virtuelle sont allées au bout de l’expérience
    • La réalité virtuelle entraînait une réduction significative des symptômes de l’acrophobie au bout de 3 mois
    • Le niveau d’anxiété avait diminué
    • Les patients éprouvaient un plus grand sens de la maîtrise de leurs émotions
    • Les symptômes dépressifs n’ont pas changé de manière significative entre les deux groupes
    • Plus l’appli de RV était utilisée, plus les symptômes diminuaient
    • 24 patients ont souffert du « mal du simulateur » (nausées, vertuge…)
    • 75% des participants ont jugé l’appli de RV conviviale

    Soigner les phobies sans thérapeute 

    « À notre connaissance, cet essai clinique randomisé est le premier à évaluer un traitement de l’acrophobie entièrement autogéré, écrivent les chercheurs. Nous avons montré qu’un programme de thérapie cognitivo-comportementale en réalité virtuelle basée sur une application utilisant des lunettes de protection à faible coût était à la fois efficace et convivial. Des réductions importantes des symptômes de l’acrophobie ont été obtenues. » Et les résultats se maintenaient au suivi de trois mois. L’un des principaux atouts de l’étude réside dans « sa validité écologique », car l’intervention a été menée dans l’environnement naturel des participants plutôt que dans un laboratoire de recherche.

    Cependant, cet essai présente quelques limites : un taux d’attrition relativement important pour des raisons d’incompatibilité entre le téléphone et l’appli, des résultats basés uniquement sur de l’auto-déclaration et une période de suivi relativement courte. Ces résultats confortent tout de même l’hypothèse selon laquelle une thérapie par RV à domicile et sans l’intervention d’un thérapeute serait efficace. Une précédente étude, publiée en juillet dans le Lancet Psychiatry, parvenait à des conclusions similaires : 70% des personnes étaient considérées comme ne souffrant plus d’acrophobie.

     

  • Loi de réforme du système de santé : la CSMF agite la menace d’un « conflit frontal et dur »

    Le Dr Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF, a donné le 20 mars 2019 une conférence de presse pour faire  le point sur  trois sujets touchant l’exercice de la médecine libérale :

     ‐ la négociation en vue d’un éventuel avenant conventionnel pour la mise en place des assistants médicaux
     ‐ la négociation d’un accord conventionnel interprofessionnel visant à favoriser l’émergence et le financement des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS)
     ‐ la loi en discussion à l’Assemblée Nationale, portant sur « l’organisation et la transformation du système de santé »

    Assistants médicaux et CPTS

    Pour la mise en place des postes d’assistant médical Jean-Paul Ortiz affirme préférer une « revalorisation significative de l’acte médical » plutôt qu’un « accompagnement forfaitaire ». Selon lui le modèle qui doit s’imposer est celui « d’un assistant médical par médecin » car c’est le modèle en vigueur dans les autres pays européens.

    Il estime que l’appartenance à une CPTS « ne peut pas devenir obligatoire » et refuse que soient baissées certaines parties des honoraires du médecin s’il n’appartient pas à une CPTS. Il affirme que si les missions des CPTS étaient définies par la loi, la CSMF quitterait les négociations conventionnelles, «puisqu’elles deviendraient inutiles ».

    Projet de loi de réforme du système de santé

    Après examen du texte issu de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale portant sur la réforme du système de santé, la CSMF s’inquiète des « dispositions multiples » ajoutées en commission, signes d’une « frénésie réglementaire » qui « met à bas le dialogue conventionnel »,  ainsi que des « nombreux renvois à des ordonnances », estimant qu’ils reviennent à « donner un chèque en blanc au gouvernement ».

    Le syndicat de médecins fait part de ses inquiétudes concernant notamment les « projets territoriaux de santé » qui pourrait faire des praticiens « les supplétifs d’un hôpital public qui va mal ». Il dénonce également le projet d’autoriser les pharmaciens à prescrire des médicaments, jugeant que « le métier de médecin ne peut être démantelé ».

    Jean-Paul Ortiz avertit que si les dispositions qu’il fustige étaient maintenues lors de l’examen du projet de loi en séance plénière, la CSMF « quitterait la table des négociations conventionnelles », et « appellerait les médecins libéraux à rentrer dans un conflit frontal et dur avec le pouvoir politique ».

  • Téléradiologie : la centrale d’achats Resah choisit la plateforme Acetiam pour les centres de santé

    La centrale d’achat hospitalière Resah (Réseau des acheteurs hospitaliers) a sélectionné la plateforme de téléradiologie Acetiam dans le cadre de l’appel d’offre intitulé « Plateforme de téléradiologie et réalisation de prestations intellectuelles », selon un communiqué publié le 18 mars 2019.

    Le recours à la téléradiologie répond à la pénurie de radiologues (40% de postes vacants): pour pallier ce manque de professionnels, les autorités médicales recommandent d’engager une mutualisation des ressources entre plusieurs établissements.

    Resah choisit Acetiam (Groupe NEHS) après que plus de 500 de ses clients hospitaliers ont choisi cette plateforme pour leur processus de télémédecine.

    « Le choix du Resah s’est principalement fondé sur la qualité technique de sa plateforme qui peut facilement s’intégrer à l’environnement métier existant » affirme Coffi Gnanguenon, directeur de projet au Resah : il évoque également « l’autonomie de l’éditeur » qui lui permettra de « faire évoluer la solution afin de réponde au mieux aux besoins des établissements ».

    Acetiam développe une plateforme de télémédecine capable de réaliser notamment des actes de téléradiologie, et propose également une offre d’interprétation avec son partenaire médical TMF (TéléMédecins de France), société médicale comptant plus de 100 radiologues. 

    Le groupement d’intérêt public Resah s’attache à soutenir la performance des acteurs du secteur sanitaire, médico-social et social (plus de 400 structures) grâce à la mutualisation des achats et de la logistique.Sa centrale d’achats affiche un volume d’achats annuel de près d’1 milliard d’euros. Elle s’articule à un centre de ressources et d’expertise qui s’attache à faire de la fonction achat un levier de performance.

  • L’EHESP organise un séminaire sur l’IA et les établissements de santé le 5 avril 2019

    La Chaire de Management et des Technologies de Santé de l’EHESP organise le samedi 5 avril 2019 un séminaire sur le thème:

    « L’intelligence artificielle (IA) et ses impacts sur l’organisation des Établissements de Santé ».

    8.30
    Introduction par François LANGEVIN, Chaire de Management des Technologies de Santé de l’EHESP:
    « État des lieux et transformations prévisibles des hôpitaux. »

    1ere partie: « Points de repères scientifiques ».

    Introduction et modération : Rodolphe BOURRET, Directeur du Centre hospitalier de Valenciennes

    9.00-11.00
    Zyed ZALILA, Professeur à l’Université de Technologie de Compiègne (Sorbonne Universités), PDG et fondateur de Intellitech:
    « Familles d’algorithmes, mesure des performances. Vers une approche de l’IA Floue Augmentée : découvrir des systèmes prédictifs robustes et explicables »

    11.00-12.30
    Philippe BOURHIS, Directeur du système d’information patient de l’APHP:
    « Retour d’expérience en matière d’intelligence artificielle à l’APHP »

    12.30-13.30
    Pause déjeuner

    2e partie: « Paysage des start-up avec des applications à l’hôpital »

    Présentation, puis table ronde.
    État des lieux et modération: Jean Patrick LAJONCHERE, Directeur du Groupe Hospitalier St Joseph à Paris

    13.30-15.00
    Exemples de Start Up d’IA en santé. Groupe de réflexion et de mise en oeuvre au sein du groupe St Joseph.

    13.30-15.00
    Débat : enjeux pour l’avenir des d’hôpitaux.

    16.00
    Fin du séminaire

    Le séminaire aura lieu au Groupe Hospitalier St Joseph, Salle de conférence Galerie St Jean, Porte 10, niveau -1.

    Il est organisé dans le cadre de la Chaire de Management des Technologies de Santé, soutenue par les partenariats de l’EHESP avec ARKEA Banque E&I, Sham et Medasys.

    Cette séance est publique, elle est ouverte à toutes les personnes, personnels hospitaliers, étudiants, médecins, ingénieurs, directeurs, chercheurs, etc… qui désirent y assister.

    Inscription et contact : francois.langevin@utc.fr

  • 9 ARS lancent une consultation commune d’accompagnement des porteurs de dispositifs Article 51

    Un accord cadre est lancé pour accompagner les porteurs de projets dans le cadre du dispositif d’innovation en santé dit « Article 51 ». Le marché est porté par l’ARS Rhônes Alpes Auvergne pour le compte de 9 ARS

    Dans le cadre de ce dispositif, la consultation a pour objet de référencer des prestataires en capacité d’appuyer les porteurs dans l’élaboration de leur projet : appui au cadrage en amont notamment dans l’élaboration du cahier des charges, alignement stratégique, proposition de méthodologie de mise en œuvre.

    Cet accord cadre qui est non alloti et multi-attributaire avec conclusion de marchés subséquents, ne concerne pas l’accompagnement à la mise en oeuvre du projet et à son suivi.

    Le nombre de candidats retenu sera de cinq, l’accord cadre est conclu sans minimum et sans maximum.

    La date limite de dépôt des candidatures est le 23 avril 2019 à midi.

    Un groupement d’ARS, émetteur de l’accord cadre

    Un groupement de plusieurs Agences Régionales de Santé (ARS) lance une consultation concernant l’accompagnement des porteurs de projets dans le cadre du dispositif d’innovation en santé dit « Article 51 ».

    Le groupement de commande pour la mise en place de cet accord cadre est constitué des 9 ARS suivantes :

    • L’ARS Auvergne-Rhône-Alpes (coordonnatrice du groupement de commande)
    • L’ARS Bretagne
    • L’ARS Centre-Val-de-Loire
    • L’ARS Ile-de-France
    • L’ARS Normandie
    • L’ARS Occitanie
    • L’ARS Pays-de-Loire
    • L’ARS PACA
    • L’ARS Grand-Est

     Les compétences recherchées sont :

    • La connaissance de l’environnement législatif, réglementaire et conventionnel dans le champ de la santé ;
    • La connaissance des secteurs médico-social, sanitaire et social ;
    • Le savoir-faire en matière de conception de modèles médico-économiques et tarifaires ;
    • Une capacité à produire des modèles d’évaluation ;
    • Des compétences en statistiques et analyse de données de santé ;
    • Une capacité à prendre en compte les dimensions numériques et d’e-santé ;
    • L’accompagnement de projets innovants en santé ;
    • La maitrise de la gestion de projet et des techniques d’animation ;
    • L’accompagnement probant de projets complexes.

    Un accompagnement des projets selon 3 types de prestations 

    Modules A : Aide à la formalisation complète du projet à l’exception du modèle médico-économique

    Il s’agit d’une aide à la formalisation du cahier des charges comprenant tous les éléments de présentation et d’évaluation nécessaires pour sa transmission au comité technique national.

    Module B: Aide relative à l’élaboration des principes du modèle économique cible et de l’équilibre du schéma de financement

    Prestation qui peut s’ajouter au module A ou prestation spécifique indépendante, il est attendu qu’un expert propose un modèle médico-économique et un plan de financement à partir des éléments fournis dans le cahier des charges et par le porteur.

    Module C- Formalisation d’une méthodologie de mise en oeuvre de projet

    Il s’agit de pouvoir anticiper, dès la conception du projet, les modalités de sa mise en oeuvre.

    Sont notamment attendus :

    • Des recommandations techniques, juridiques, ou méthodologiques ;
    • La proposition de tableau de bord de pilotage projet,
    • Un planning prévisionnel de mise en oeuvre,
    • Un projet de plan de communication

    Informations et Contact

    Pour obtenir tous les renseignements complémentaires nécessaires et dépôt du dossier de candidature:

    https://www.marches-publics.gouv.fr.

    Date limite de dépôt : 23 avril 2019