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  • ExclusifFASN Cancérologie : la Fédération Leucémie Espoir dévoile sa plateforme Globulo Quest (2/04/19)

    La Fédération Leucémie Espoir présentera son projet Globulo Quest – Le Chemin vers la guérison, à l’occasion des 36 Heures Chrono de la Cancérologie, le 2 avril 2018. Globulo Quest est une plate-forme ludique innovante, pour informer, accompagner et améliorer la qualité de vie des jeunes enfants atteints de leucémie et leur proches, via des jeux d’éducation thérapeutique. En maturation depuis 2 ans, la plate-forme sera en ligne d’ici l’été.

    La santé numérique représente une opportunité d’amélioration du système de santé. Le projet Globulo Quest montre, qu’à coté des start-ups, les associations de patients sont aujourd’hui capables d’initier des initiatives innovantes. Il sera présenté dans le cadre des Minutes de l’Innovation, lors des 36 heures Chrono. Elles font la promotion de projets innovants avec une dimension numérique ayant un impact sur l’organisation et les soins des établissements spécialisés en cancérologie et valorisent les organisations et acteurs qui font bon usage de la technologie au service d’un système de santé plus efficient.

    Aurélie Scheer-Danton, a une formation de biologiste, en pharmacologie. Elle a eu une carrière dans le secteur privé, dans une PME, à différents postes, dans le domaine de la recherche et de la prestation de services pour les chercheurs. « J’ai eu envie de m’orienter vers la santé digitale pour être plus proche du terrain et des patients. En suivant l’actualité du secteur, j’ai entendu parler de l’Hack A Fond de la fondation B-Braun et j’ai rencontré la Fédération Leucémie Espoir. J’ai tout de suite adhéré au projet qui émergeait tout juste ».Aurélie Scheer-Danton est aujourd’hui coordinatrice du projet. Rencontre.

    Comment est née l’idée de cette plateforme d’information pour les enfants leucémiques ?

    La genèse du projet vient de la rencontre entre Michel Catard, vice-président de la fédération et un pharmacien, Romain Penager qui a fait sa thèse sur les outils pédagogique sur la leucémie. Il s’est rapproché de la fédération. L’objectif de FLE est l’aide aux patients en termes d’informations sur le traitement mais aussi le quotidien, le vécu de la maladie, les soins de supports, les droits sociaux… C’était une démarche assez nouvelle pour la fédération, mais le projet leur à tout de suite plu.

    L’idée a donc été de construire une plateforme d’information, adaptée, évolutive, accessible aux enfants comme aux parents. En octobre 2017, la Fondation B-Braun organisait son premier hackathon, appelé Hack A Fond. L’équipe a planché pendant 24h sur une solution ludique, accessible, ouverte et facile à partager. En effet, la fédération est un réseau d’associations régionales ayant une actions de terrains, localisées. Le pitch de cinq minutes a convaincu le jury d’experts de la santé médicale. Globulo Quest a reçu le deuxième prix. Et surtout, la fédération m’a convaincue de les rejoindre ce jour-là.

    Quelle est l’originalité de cette initiative ?

    Il s’agit d’une plate-forme avec diverses fonctionnalités de calendrier, de notifications et surtout des mini-jeux. La première partie, centrale est en effet un jeu fil rouge, évolutif. Il va accompagner l’enfant dans les longues semaines d’hospitalisation. La communauté proche de l’enfant, sa famille élargie, les copains y ont aussi accès. Ils jouent et échangent avec lui. Un système de badge encourage l’enfant.

    La seconde partie est plus propre à l’enfant et à sa famille, dans une démarche d’éducation thérapeutique. Via le calendrier, les parents saisissent les rendez-vous et les moments importants du parcours de soins et ont accès à une série de ressources documentaires. Nous voulons dispenser de l’information adaptée au public, vulgarisée. L’information est organisée selon les moments-clés du parcours de soins, la chimiothérapie, les moments difficiles, les actes douloureux, le retour à domicile. Il s’agit aussi de dédramatiser.

    Par ailleurs, nous ne voulons par reproduire du contenu mais plutôt de centraliser l’existant. Par exemple, nous sommes en lien avec l’association Sparadrap, pionnière dans l’information, avec des outils, des guides adaptés, illustrés, ludiques. Notre espoir est de pouvoir rassembler et valoriser les ressources existantes notamment des autres associations pédiatriques.

    Les soignants sont-ils partie prenante ?

    Ce sont les parents qui administreront la plate-forme pour ne pas surcharger les soignants. Mais, ces derniers peuvent faire partie de la communauté et créer ainsi un autre lien avec l’enfant. Elle complète l’accompagnement des équipes soignants, du psychologue. L’outil est un moyen d’entrer en contact avec l’enfant de manière détournée, de rentrer dans son univers.

    Nous avons aussi imaginé un moyen de sonder son moral pour alerter, relancer si besoin la communauté, des parents, des soignants et les relancer et les inciter à venir sur la plate-forme. Il pourra jouer aussi une fois de retour chez lui.

     Et depuis le « Hack A Fond », comment le projet avance -t- il?

    Depuis un an et demi, nous avançons doucement, au rythme des possibilités des bénévoles, mais sûrement. Entre octobre 2017 et l’été dernier, nous avons peaufiné la présentation, validé le concept auprès des utilisateurs, professionnels de santé, malades, familles. Nous avons activé nos réseaux personnels, professionnels et ceux des associations en lien avec les structures de soins locales. Nous avons eu des retours très positifs. Nous avons monté un groupe de travail notamment avec les hôpitaux parisiens de Trousseau, Robet-Debré et Saint-Louis, avec des assistantes sociales, des psychologues, des infirmières coordinatrices, réseaux. Nous devrions ouvrir une première version, basique, en mai-juin pour tester les premières fonctionnalités.

  • Pilotage du numérique en santé : les stratégies de l’Espagne et de l’Italie (MAJ 2019)

    Health & Tech publie la mise à jour des feuilles de route e-santé de l’Espagne et de l’Italie.

    Pays aux systèmes de santé décentralisés, l’Espagne et l’Italie ont permis à leurs régions de jouer un rôle essentiel dans le développement de la santé numérique. De ce fait, leur degré de maturité dans le secteur varie d’une région à l’autre, tant en Espagne qu’en Italie.

    Axes stratégiques de l’Italie : une volonté de rattrapage et d’harmonisation (1,1 % des dépenses de santé en 2017) sur le numérique santé.
    L’Italie a mis en place une stratégie d’interopérabilité dans le cadre de sa feuille de route numérique 2017-2019 du pays qui impulse un rattrapage sur la santé, et notamment dans le financement des SI hospitaliers.
    L’Italie a pour objectif d’harmoniser la maturité de la santé digitale sur son territoire. L’interopérabilité, la data et l’innovation sont, pour elle, clés de réussite.

    Axes stratégiques de l’Espagne : un dynamisme fort par l’expérimentation et capacité de déploiement territorial
    L’Espagne est un territoire dynamique et favorable au digital en santé, précurseur sur le modèle populationnel. Plusieurs chantiers clés ont été menés par les régions (e-prescription, dossiers régionaux, …), le challenge étant l’harmonisation entre les régions et le rattrapage des régions les plus en retard.
    La santé numérique se caractérise par de nombreux projets portés par l’ensemble des acteurs publics et privés, avec une appétence forte de la population et des professionnels de santé pour des innovations organisations ou technologiques disruptives.

  • La Drees lance la visualisation en ligne des indicateurs de la Stratégie nationale de santé

    La Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), chargée du suivi et de l’évaluation de la Stratégie nationale de santé 2018-2022, annonce que son site permettra désormais à tous de constater l’évolution de cette initiative et de ses résultats, sur la base de 20 indicateurs de résultat et d’impact.

    Une nouvelle application disponible sur son site de datavisualisation (http://dataviz.drees.solidarites-sante.gouv.fr/) rend visible l’évolution sur la période récente (2010-2017) des 20 indicateurs sélectionnés avant le déploiement de la SNS. « Le suivi de cette sélection restreinte d’indicateurs permettra à tous d’apprécier, de manière transparente, les évolutions sur les axes prioritaires des politiques de santé » affirme l’agence.

    Le visiteur peut visualiser par exemple l’évolution de la prévalence du tabagisme quotidien chez les adultes entre 2010 et 2017 (de 30 % à 27 %). L’ambition de la Drees est que la mise à jour de cet indicateur sur la période 2018-2020 permette d’estimer l’efficacité des mesures mises en œuvre en matière de santé publique dans le cadre de la SNS.

  • WeData teste au CHU de Nantes sa solution d’anonymisation des données de santé

    La société nantaise WeData propose une solution logicielle qui ambitionne de concilier exploitation des données et protection des personnes : à partir des données patient nominatives, elle restitue des jeux de données virtuelles ou « avatars » qui contiennent les informations d’origine tout en rendant impossible leur identification, en conformité avec le RGPD, qui impose de détruire les données nominatives. Les données une fois anonymisées sont conservables sans limite de durée, ce qui permet leur monétisation auprès d’acteurs extérieurs.

    Une expérience pilote permet à WeData d’appliquer cette solution à l’entrepôt de données biomédicales du CHU de Nantes, le deuxième agréé par la Cnil après celui de l’AP-HP.

    Un « test grandeur nature » avant la commercialisation de la solution

    Cette expérience pilote offre un « test grandeur nature » déclare Olivier Breillacq, fondateur de WeData, joint par HTI. Le principal objectif est de « mesurer l’impossibilité de réidentification » des personnes « par croisement ». « Anonymiser, ce n’est pas seulement supprimer noms et prénoms, mais aussi tous les indices (âge, poids, nombre d’enfants)» qui permettraient de revenir aux personnes réelles à partir des données.

    La commercialisation de cette solution est prévue pour le second semestre 2019 à l’issue de l’expérience avec le CHU. Elle visera en premier lieu le monde de la santé, hôpitaux, cliniques et industrie pharmaceutique, puis le monde de l’assurance.

    eHop, l’entrepôt de données de santé du CHU de Nantes

    L’entrepôt de données de santé du CHU de Nantes, baptisé « eHop »a été constitué à partir des données des DPI (Dossiers patient informatisés). La Cnil a autorisé  en juillet 2018 l’établissement à « mettre en œuvre un traitement automatisé de données à caractère personnel ayant pour finalité un entrepôt de données de santé ».

    Rattaché au réseau interrégional des centres de données cliniques créé par le GIRCI Grand Ouest, l’entrepôt de données de santé eHop contiendrait des informations appartenant à quelque 2,3 millions de patients, ainsi que 50 millions de données structurées et 12 millions de documents « texte » collectés au cours des vingt ans écoulés.

    WeData, une société issue de l’écosystème scientifique régional

    WeData est issue de la société MethodOmics qui a travaillé 10 ans durant dans le secteur du Big Data et de la Santé. MethodOmics a été fondée par Pierre-Antoine Gourraud, professeur au CHU de Nantes: celui-ci est également responsable du service « Clinique des données » créé au sein du CHU.

    WeData a été accompagnée par la technopole régionale Atlanpole. Elle est membre de Naoedia, «collectif nantais de l’intelligence artificielle pour tous».

  • Téléconsultation : moins de 8 000 actes enregistrés en six mois (Cnam)

    Six mois après le début du remboursement de la téléconsultation, prévue dans l’avenant 6 de la convention médicale, 7.939 actes avaient été pris en charge au 17 mars 2019, annonce l’assurance-maladie dans un « premier bilan » publié le 26 mars. Sur la base des facturations, la Cnam évoque « une montée en charge progressive »  qui « qui tend à s’accélérer » passant de 200 à 700 téléconsultations par semaines depuis la mi-février.  

    Les médecins généralistes sont sur la première marche du podium avec 40,2% des actes enregistrés, suivi des spécialistes avec 32,2% et des centres de santé avec 19,9%, puis des établissements de santé (7,7%).

    Le budget 2018 tablait sur 500.000 actes de téléconsultation en 2019, puis un million en 2020. Ce nouveau service devrait notamment contribuer à lutter contre les déserts médicaux.Pour expliquer l’infériorité des chiffres enregistrés aux prévisions, le communiqué invoque « la diffusion très récente de solutions techniques permettant de faciliter la programmation des téléconsultations et sécuriser les échanges de données médicales ».

    Selon la Cnam, le déploiement de ce nouveau mode de consultation « devrait s’amplifier dans les prochains mois » avec l’aboutissement des négociations sur le remboursement des téléconsultations dispensées par les infirmiers libéraux et les pharmaciens.

    Le communiqué signale également parmi les éléments encourageants la mise en place progressive de solutions permettant à un patient sans médecin traitant « ou en cas d’ indisponibilité de celui-ci ou encore d’urgence médicale » d’avoir recours à la télémédecine. Les premières organisations territoriales de médecins lancées pour effectuer des actes de télémédecine, en dehors du parcours de soins (maisons et centres de santé, équipes de soins primaires et communautés professionnelles territoriales de santé) sont « en cours de référencement » et « trois sont déjà recensées dans l’Aube, l’Isère et La Manche ».

  • Projet de loi santé : les députés votent la création d’ un « espace numérique de santé »

    Les députés ont adopté le 22 mars 2019 en séance publique l’article 12 du projet de loi santé prévoyant la création d’un « espace numérique de santé » pour chaque usager du système de santé. Ce texte prévoit que tout citoyen pourra ouvrir son propre espace et y retrouver son dossier médical partagé (DMP) ainsi que les données relatives à ses remboursements, du fait que le service Ameli.fr sera intégré au dispositif.
    Le patient titulaire des l’espace numérique de santé aura également la possibilité d’y ajouter les informations sur  ses allergies, le nom de la personne de confiance à prévenir en cas d’accident, ses décisions personnelles en matière de don d’organes, ou encore des données récupérées à partir d’applications mobiles. « Enfin, l’usager trouvera tout au même endroit » résume le rapporteur Thomas Mesnier.

    Ce dispositif qui « existe dans d’autres pays » est « absolument nécessaire à nos concitoyens », et « permettra réellement un meilleur parcours de soins », estime Agnès Buzyn. La ministre de la Santé a souligné en séance sa volonté de promouvoir « ce que l’on appelle un empowerment, c’est-à-dire une autonomisation des usagers, acteurs de leur santé ».

    Le DMP (dossier médical partagé) sera la « pierre angulaire » de cet espace numérique de santé, annonce Thomas Mesnier. La généralisation de ce carnet de santé numérique a été lancée fin 2018, et plus de 4,3 millions de DMP ont été ouverts à ce jour selon les chiffres de l’assurance-maladie.

    Les usagers peuvent ouvrir leur espace jusqu’au 1er janvier 2022. Il sera automatiquement ouvert pour les personnes nées à partir de cette date, sauf en cas d’opposition: l’usager pourra également décider à tout moment de fermer son espace. La mise en place de l’espace numérique de santé devrait coûter 50 millions d’euros pour la période 2019-2022

  • L’hôpital Foch confie à Siemens Healthineers la gestion de son plateau d’imagerie médicale

    L’hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine) annonce le 21 mars 2019 un partenariat avec Siemens Healthineers pour la gestion de son plateau technique d’imagerie médicale. Ce contrat de gestion déléguée sur 12 ans baptisé Optim (Optimisation du plateau technique d’imagerie) porte sur 48 équipements d’imagerie, il inclut des prestations de formation des équipes, de conseil organisationnel ainsi que la mise en place de partenariats scientifiques.

    Un partenariat multiforme

    Le contrat signé entre l’hôpital Foch et la société Siemens Healthineers prévoit :

    – La fourniture de 48 équipements d’imagerie médicale, dont 3 IRM renouvelés 2 fois, 1 scanner renouvelé 2 fois et 1 scanner renouvelé 1 fois, 1 gamma caméra renouvelée 2 fois et 1 gamma caméra couplée à un scanner renouvelée 1 fois, un parc d’échographie, un parc de mobiles de radiographie et de radioscopie ainsi que 3 salles de radiologie conventionnelle.

    – L’installation de la technologie BioMatrix pour ses IRM: Foch deviendra ainsi dès 2019 le premier site en France totalement équipé de cette technologie.

    – La mise en œuvre d’un plan de formation personnalisé pour les médecins et les manipulateurs.

    – La mise en œuvre de projets de recherche et d’innovation incluant un partenariat spécifique sur l’intelligence artificielle.

    Une équipe Siemens Healthineers dédiée comprenant support technique et direction de projet sera présente au sein de l’hôpital Foch, aux côtés des professionnels de santé, pour faciliter la coopération entre les deux partenaires.

    « Avec la mise en place de la stratégie ‘Ma Santé 2022’, la transformation du parcours de soins est une des priorités du gouvernement, c’est aussi l’un des objectifs clés de Siemens Healthineers », explique Hassan Safer-Tebbi, président de Siemens Healthineers France. « L’entreprise sort de son rôle d’industriel pur et devient un véritable partenaire de l’établissement de santé ».

    Deux partenaires en pointe dans leur domaine

    L’hôpital Foch de Suresnes, établissement privé à but non lucratif créé par la Fondation franco-américaine Foch, compte 2.000 collaborateurs dont 300 médecins, 600 lits installés, il réalise 260.000 consultations hors maternité et urgences, et plus de 37.000 hospitalisations par an.

    Siemens Healthineers est la filiale du groupe allemand Siemens AG spécialiste des technologies médicales, notamment de l’imagerie diagnostique et thérapeutique, mais aussi du diagnostic de laboratoire et de la biologie moléculaire.

  • RDV en ligne : 18 plateformes scrutées par l’URPS Médecins d’IDF, un label qualité proposé

    L’urps médecins d’Ile de France vient de rendre publique son étude publiée en février 2019  sur les plateformes de RDV en ligne, initialement publiée en 2017. Alors que le premier service émerge en 2006, l’étude concerne 18 plateformes et s’attache à comparer les services, les modèles économiques et les tarifs des éditeurs rencontrés. L’étude comporte ainsi 18 fiches détaillant les informations pour chacune des solutions :
    – les principales fonctionnalités proposées
    – les nouvelles fonctionnalités : téléconsultation, téléexpertise, télésecrétariat.
    – les services complémentaires : formation, hotline…
    – les tarifs
    – la sécurité et le RGPD 

    L’analyse des outils de prise de rendez-vous en ligne a reposé sur :
    – des entretiens avec les éditeurs,
    – des démonstrations et tests des solutions,
    – des entretiens avec des médecins utilisateurs,
    – une analyse des contrats proposés aux médecins.

    L’étude montre une forte concurrence, avec l’entrée de nouveaux acteurs en lien avec la téléconsultation et avec les éditeurs de logiciels métier. Celle-ci pousse les acteurs à investir pour se différencier. La RGPD a également impacté les éditeurs qui ont du y consacrer une forte part de leurs ressources.

    Un marché en fort développement qui pousse les acteurs à se différencier

    Les plateformes s’homogénéisent en suivant les bonnes pratiques ou services à succès des leaders du marché. Ainsi, les fonctionnalités d’agenda, de choix de créneau, de rappel par sms du Rdv se généralisent. Des fonctionnalités nouvelles sont ajoutées telles que la proposition d’une messagerie patient-médecin, le stockage de documents ou encore le lien avec le LGC du médecin.

    Ainsi, l’étude fait apparaitre 4 drivers forts de différenciation :

    • Se différencier par la vision : plateformes orientées médecins ou patients.
    • Se différencier par la politique tarifaire et le modèles économique :
    • Se différencier par la cible :
      Certaines plateformes diversifient leur cible de clients et s’adressent aux établissements, comme Keldoc, ou attaquent le marché européen voire international comme Doctolib, déjà présent en Allemagne.
    • Se différencier par l’offre de services :
      Les plateformes développent de nouvelles fonctionnalités : paiement en ligne, téléconsultation, stockage de documents mais aussi adressage à un confrère, mais aussi agenda partagé et rdv direct dans l’agenda d’un confrère etc ….

    L’étude soulève la question de la création d’un label dédié aux logiciels de RDV en ligne. Les éditeurs questionnés se montrant plutôt favorables à cette initiative en soumettant des propositions :

    – une reconnaissance du label par l’ensemble des acteurs publics du secteur
    – un label co-construit avec les éditeurs
    – vigilance à ne pas limiter les évolutions fonctionnelles
    – une labellisation qui ne pénalise pas financièrement les petits éditeurs

    Les 18 plateformes étudiées sont :

  • RDV en ligne en Ile de France : 62 % patients utilisent une plateforme, 66 % des médecins inscrits

    En Île-de-France, 62% des patients et 66% des médecins utilisent les plateformes de rendez-vous médicaux en ligne, tels sont les principaux résultats de l’enquête réalisée par l’URPS médecins d’Ile de France et l’IFOP.
    L’URPS médecins libéraux Ile-de-France publie également une étude de marché des outils de prise de RDV pour les médecins libéraux. Celle-ci montre que seuls 6% des médecins utilisent exclusivement une plateforme, la majorité ayant encore recours à une secrétaire médicale.
    Elle rend également publique une charte e-RDV médicaux de l’urps Idf  à destination des éditeurs de plateforme.

    Les pratiques et usages des plateformes de rdv en ligne se répandent, Doctolib en pole position.

    L’étude réalisée par l’Urps Médecins d’Idf démontre un taux de pénétration des usages des RDV en ligne en forte augmentation chez les patients, 62 % des patients déclarant utiliser ce moyen de prise de rdv, contre 33% en 2016.

    Les pratiques des patients :

    • Parmi les patients franciliens, 62% d’entre eux ont recours aux plateformes de prise de rendez-vous.
    • 96% des patients utilisateurs déclarent que celles-ci facilitent la prise de rendez-vous.
    • 82% des patients franciliens choisissent en priorité un médecin généraliste connu et
    • 68% choisissent un médecin spécialiste connu

    Le point de vue des médecins franciliens : un service qui améliore la prise ne charge et limite l’absentéisme

    • 66% ont déjà recours aux plateformes de prise de rendez-vous,
    • 21% des non-utilisateurs sont susceptibles d’y recourir dans un avenir proche.
    • 87% des médecins utilisateurs déclarent que le recours aux plateformes améliore la prise en charge des patients;
    • 80% des médecins utilisateurs déclarent que la prise de rendez-vous sur internet a sensiblement fait baisser les appels téléphoniques;
    • 40% des médecins utilisateurs ont constaté une diminution de l’absentéisme (33% ne constatent pas de changement en matière de taux de présence).

    Les médecins sont en attente de fonctionnalités complémentaires : intégration logiciel métier, téléconsultation etc …

    Au-delà de la simple prise de rendez-vous, les médecins souhaitent voir intégrer de nouvelles fonctionnalités:

    • Plus de 50% souhaitent l’intégration et la synchronisation avec les logiciels métier
    • Le télésecrétariat est demandé par 52% des médecins utilisateurs de plateformes. Cette fonctionnalité est déjà accessible par 9 plateformes de RDV en ligne. Ce service répondrait au besoin des 62% de patients non-utilisateurs qui préfèrent utiliser le téléphone pour prendre rendez-vous.
    • La téléconsultation n’intéresse que 17% des médecins utilisateurs de plateformes à ce jour. 4 plateformes la proposent déjà.
    • La téléexpertise attire 11% des médecins utilisateurs de plateforme. Une seule plateforme propose déjà ce service

    La concentration des plateformes de RDV en ligne inquiète médecins et patients, les éditeurs favorables à un label.

    Depuis 2017, le marché des plateformes de rendez-vous en ligne s’est concentré avec la fusion de deux leaders du marché, Doctolib et MonDocteur en juillet 2018 puis plus récemment de Docavenue et RDV médicaux en février 2019.  79% des patients et 76% des médecins utilisateurs ont recours aujourd’hui à Doctolib.

    La confidentialité des données, connexe à la concentration du marché, est la préoccupation des patients et des médecins quant à l’utilisation de leurs données. Ils sont 51% des patients et 44% des médecins utilisateurs à percevoir des risques liés à la confidentialité des données médicales ou à leur exploitation à des fins commerciales. Interrogés dans le cadre de l’étude de marché, les éditeurs de plateforme se sont globalement déclarés favorables à la création d’un label e-RDV attestant et contrôlant l’usage strictement confidentiel des données des patients et des médecins.

    Pour mémoire, l’URPS médecins libéraux IDF avait été la première en 2018 à proposer une charte de confiance (Charte E-RDV). Cette charte a été signée à ce jour par 15 plateformes s’engageant à respecter la confidentialité des données des patients et des médecins, et à ne pas les utiliser à des fins commerciales.

  • Les défibrillateurs implantables de Medtronic déclarés vulnérables au piratage

    Le Département américain de la Sécurité intérieure a émis le 21 mars 2019 un avertissement concernant une série de failles critiques de sécurité détectées dans les défibrillateurs Medtronic, estimant qu’elles exposent ces dispositifs à un risque de piratage. Plus de 20 modèles sont concernés, ce qui représenterait quelque 750 000 appareils.

    Les défibrillateurs Medtronic  sont implantés dans la poitrine d’un patient, et émettent de petites décharges électriques afin de prévenir les irrégularités de rythme cardiaque, potentiellement mortelles. Le système est géré par les consoles radio Carelink: les médecins utilisent Carelink Programmer à l’hôpital, tandis que les patients se servent chez eux de Carelink Monitor.

    La société de cybersécurité Clever Security, à l’origine de l’alerte, accuse le protocole de communication Conexus propre à Medtronic, qui transmet les informations sans les crypter, et ne dispose d’aucun moyen d’authentification permettant aux appareils légitimes de prouver qu’ils sont autorisés à prendre le contrôle des défibrillateurs.

    A cause de ces failles, les chercheurs de Clever Security ont pu prendre le contrôle des défibrillateurs implantés,  et jugent qu’ avec un accès physique à Carelink Programmer, des hackers seraient capables d’ apporter des modifications potentiellement fatales aux décharges programmées. «Il est possible avec ce type d’attaque de mettre en danger un patient, soit en effaçant le micrologiciel qui donne le traitement nécessaire à son coeur, soit en déclenchant directement des décharges», explique Peter Morgan, le patron de la société.

    Medtronic souligne en réponse, qu’à sa connaissance aucun de ses patients n’a subi une attaque, et annonce qu’il développe des mises à jour visant à corriger les vulnérabilités, sans toutefois préciser à quel moment ces correctifs seront opérationnels. Le fabricant recommande aux patients d’utiliser uniquement des appareils obtenus auprès d’un médecin ou directement auprès d’elle, afin de pouvoir recevoir des mises à jour logicielles.

    Ce n’est pas la première fois que Medtronic est amenée à réagir aux failles de sécurité de ses dispositifs médicaux. En octobre, la société avait dû mettre à jour 34 000 appareils cardiaques.