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  • FASN Cancérologie : les points forts avec le Dr Jean François Moulin (Jim.fr)

    Interview publiée par le Journal international de médecine (Jim.fr), partenaire média de la campagne #FASN (Faire avancer la santé numérique) 2019.

    Les prochaines 36 heures chrono de la campagne « Faire avancer la santé numérique » (FASN) seront consacrées à la cancérologie et se dérouleront le mardi 2 avril 2019 à Paris. Le Dr Jean-François Moulin, oncologue à l’institut Paoli-Calmettes (Marseille), et membre du comité scientifique, revient sur les points forts de cette journée et les avancées de la santé numérique en cancérologie.

    Jim.fr : Quels sont les points forts du programme et à qui cette journée est-elle plus particulièrement destinée ?

    Dr Jean-François Moulin : Nous allons aborder à la fois des sujets généraux comme l’utilisation du numérique en oncologie avec son impact sur les métiers et les organisations, mais aussi des sujets plus « critiques » comme l’éthique des données et des algorithmes, ou encore, les débouchés potentielles de l’intelligence artificielle.

    L’ensemble des professionnels de santé, mais aussi les patients, leurs proches, ou tout simplement les citoyens qui ont envie de réfléchir et de mieux comprendre les évolutions du système de santé, sont concernés et devraient être intéressés par cette journée. Nous espérons un public le plus large possible car les débats et les échanges sont essentiels pour nous.

    Sous quel angle seront abordés les outils numériques ?

    Nous tenterons de décrypter ce que les outils numériques (NTIC pour nouvelles technologies de l’information et la communication) vont changer pour les patients, pour les professionnels de santé, pour les structures hospitalières, mais aussi pour les acteurs de ville qui s’intégreront, nous l’espérons, beaucoup plus facilement dans le parcours de soins, jusque là, très « hospitalo-centré » en oncologie.

    Nous parlerons des outils numériques permettant l’auto surveillance, l’acquisition et le partage de nouvelles connaissances pour les patients, une plus grande autonomie des patients…

    Nous traiterons aussi du recueil et de l’analyse des PROMs [Patient Reported Outcome Measures], de l’apport de l’intelligence artificielle dans la décision ou la médecine personnalisée, ainsi que des questions de responsabilité. Enfin, la gestion des évènements extra-hospitaliers (impact sur le temps de travail notamment) et les nouveaux métiers comme les infirmiers de pratique avancée (IPA) feront également l’objet de présentations spécifiques.

    Comment va évoluer la relation patient/soignant ?

    La relation patient/soignant sera abordée par le prisme de « l’emotional computing », la capacité qu’ont de plus en plus de machines à analyser les émotions à travers la communication verbale et non verbale. Les machines pourraient nous aider dans un domaine qui semble encore pour le moment exclusivement réservé aux humains.

    L’outil numérique en soi devrait aussi modifier nos liens. Les sciences humaines s’intéressent à ces questions pour apporter du progrès sans détruire justement cette relation patient/soignant. Il ne faut pas laisser la porte ouverte à une médecine à deux vitesses, discriminatoire, à l’origine d’une marchandisation non contrôlée des actes médicaux de diagnostic et de prise en charge.

    Le débat sociétal sur l’éthique des données et des algorithmes doit sortir des sphères intellectuelles privilégiées et être expliqué au plus grand nombre. Nous sommes tous, en tant que citoyen, responsable de ces questions, à condition de les comprendre. Nous aborderons donc aussi les questions éthiques de protection des données de santé, de la notion de consentement, de confiance, de transparence des algorithmes ou des robots et de la nécessaire co-évolution homme/machine pour construire le système de santé que NOUS voulons. Enfin, entre mythes et craintes, nous présenterons des exemples d’outils d’intelligence artificielle qui peuvent apporter de réels bénéfices en santé, à condition de respecter les règles éthiques et scientifiques minimales.

    Quels exemples de transformations engendrées par le numérique dans le suivi des patients en cancérologie et les applications à venir ?

    Les applications numériques de suivi des patients à domicile sont en pleine expansion et le plus souvent facile à mettre en œuvre. Ces applications peuvent envoyer aux patients des questionnaires, des informations sur l’examen ou l’intervention à venir, des comptes rendus de son dossier médical, etc. Le patient peut aussi envoyer à son équipe de soins des photos, poser des questions, être impliqué dans son parcours.

    Ces nouveaux outils numériques vont transformer en profondeur nos organisations qui doivent se structurer pour répondre aux sollicitations des patients. Les rapports avec les patients changent. En devenant acteurs de leur prise en charge, ils se rapprochent de nous, soignants. Les patients doivent cependant « être connectés » avec un smartphone, une tablette ou un ordinateur. C’est un secteur en plein développement et des objets connectés vont bientôt être disponibles pour évaluer l’activité physique, détecter certaines fragilités, en particulier chez les sujets âgées. Nous devrons être capables de recevoir ces informations, mais aussi de les prendre en charge.

    Nous nous dirigeons vers une médecine plus préventive, au plus près des symptômes réels du patient. Les données recueillies sur les réseaux sociaux, aujourd’hui utilisées par les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) – BATX (géants du Web chinois) pourraient servir utilement la médecine et la santé publique à condition de respecter les règles éthiques nécessaires à la protection de l’individu.

    Quelles avancées du numérique dans le diagnostic et le traitement en oncologie ?

    Les algorithmes décisionnels d’aide à la décision ou d’aide au diagnostic ne sont pas encore « généralistes » et répondent actuellement à des questions spécifiques. Mais nous pouvons imaginer que, très vite, le traitement des images (radiologie, anatomopathologie, génétiques) aidera au diagnostic et à définir des critères pronostiques plus fins.

    À titre d’exemple, nous pouvons citer l’aide au diagnostic des cancers cutanés, des lésions hépatiques en IRM, l’aide à l’évaluation de la réponse tumorale en cas de cancer du poumon, ou encore la corrélation entre l’analyse histologique d’un cancer pulmonaire et la prédiction de mutations ciblées par des médicaments.

    La chirurgie n’est pas en reste avec les images virtuelles pré-opératoires en 3D et la simulation de l’acte chirurgical, la chirurgie guidée par la 3D, les robots de nouvelles générations….

  • Congrès SFD 2019 : le FreeStyle Libre, « une évolution technologique majeure en diabétologie » (conf.)

    « Le FreeStyle Libre (FSL) est une évolution technologique majeure en diabétologie« , commente le Pr Elise Bismuth, médecin au service « endocrinologie et diabétologie pédiatrique » à l’hôpital Robert-Debré (AP-HP), intervenue le 28 mars 2019 lors d’un symposium dédié au dispositif, auquel Health & Tech Intelligence a assisté. La session était organisée dans le cadre du Congrès de la Société francophone du diabète (SFD), qui se tient à Marseille jusqu’au 29 mars.

    Le système de mesure du glucose en continu FSL est un dispositif médical sans piqûre, sans lancette et sans bandelette développé par Abbott. Il a rencontré un engouement immédiat lors de sa mise sur le marché en 2017. Remboursé par l’Assurance maladie depuis le 1er juin 2017 et proposé dans 7 pays d’Europe, il est aujourd’hui de plus en plus sollicité, l’occasion de faire le point.

    Le Pr Elise Bismuth insiste sur l’importance d’une éducation thérapeutique : « Mieux [les familles] connaissent et maîtrisent l’outil, moins d’erreurs elles commettent, meilleurs sont les résultats », indique-t-elle.
    De son côté, le Pr Michael Joubert, endocrinologue et diabétologue au CHU de Caen, est revenu de son côté sur le télésuivi des patients porteurs de FreeStyle Libre dans le cadre du programme Étapes avec le lancement d’une plateforme unique conçue pour faciliter la mise en place de la télésurveillance : le portail LibreView, attendu au cours de l’été 2019.

    L’importance de l’éducation thérapeutique en pédiatrie (Dr Bismuth)

    L’éducation thérapeutique est essentielle pour apprendre à utiliser le FreeStyle Libre, insiste le Dr Elise Bismuth (service pédiatrie, hôpital Robert-Debré), « aussi bien du côté des patients enfants que de leurs parents ».

    D’autant plus que le dispositif dispose d’un nouveau référentiel, étant passé d’un système capillaire (piqûre du doigt) à système interstitiel (mesure en continu du taux de glucose dans le tissu interstitiel). Il y a beaucoup plus d’informations de générer.

    • avantages pour les soignants : « Bye bye le carnet papier ». Ils peuvent annoter et télécharger toutes les données.
    • avantages pour les familles : elles apprécient le confort de la mesure interstitielle parce qu’il n’y plus besoin de piquer le doigt de son enfant. À l’école, c’est aussi plus simple de gérer ses jeunes patients pour les enseignants et les aides scolaires.

    « Toutes les études soulignent l’importance de l’éducation thérapeutique »

    Le Pr Elise Bismuth revient sur les résultats d’une étude observationnelle prospective multicentrique (9 centres) menée par l’Association du diabète infantile de la Méditerranée (Adim) sur 347 enfants et adolescents de décembre 2016 à juillet 2017.

    Il en ressort que l’éducation thérapeutique, soit la formation des patients et des familles à l’utilisation du dispositif, est nécessaire pour améliorer le suivi et les résultats.

    La satisfaction des utilisateurs de FSL était d’environ 60 %, sachant que parmi les principales critiques avancées figuraient le coût du dispositif, qui n’était pas encore remboursé alors.

    « Les mêmes résultats ont été observés en Belgique, au Royaume-Uni et en Israël, par exemple, note la pédiatre. Toutes les études soulignent l’importance de l’éducation thérapeutique. Les conditions de remboursement sont un facteur très important. »

    En juin 2017, les autorités émettent ces recommandations pour la MGC :

    • comprendre ce qu’est la mesure interstitielle ;

    • avoir des pistes pour réagir en cas d’alerte ;

    • être capable d’analyser les données recueillies.

    « Face à ces recommandations, nous n’avions quasiment pas d’outils adaptés et en pédiatrie, aucun outil », explique la praticienne.

    Selon elle, une utilisation optimale de l’outil se présente comme suit :

    « L’idée est de passer de l’outil soignant à l’outil patient », commente la spécialiste.

    Il existe 5 domaines pour lesquels les soignants ont besoin d’outils, constate ainsi le Pr Elise Bismuth :

    • poser le diagnostic éducatif : qui réclame l’outil ? Le patient ? La famille ? ;

    • comprendre le fonctionnement du dispositif pour une bonne interprétation des données en temps réel ;

    • réagir de manière adaptée ;

    • analyser les données reçues ;

    • évaluer les modalités d’accompagnement des patients.

    À partir de ce constat et afin de pouvoir suivre les recommandations relatives à la MGC, la praticienne a co-construit en équipe avec ses collègues et les patients les outils suivants :

    • guide d’entretien avant la 1ère pose ;

    • diagnostic éducatif des enfants déjà équipés ;

    • guide de bonnes pratiques ;

    • présentation d’une journée type ;

    • guide du déchargement et d’interprétation des données ;

    • outils pour les population spécifiques : vidéos et applications mobiles à destination des adolescents, vidéo expliquant la pose du dispositif chez le jeune enfant ;

    • mallette de jeux de mise en situation Libre n’Play.

    « Certains outils n’ont finalement pas été retenus parce qu’ils se sont avérés peu adaptés à la pratique quotidienne », précise le Pr Elise Bismuth.

    Ceux qui ont été retenus vont être distribués dans les centres hospitaliers de France. « L’un des enjeux est de gagner la confiance des familles dans le système, analyse la pédiatre. Mieux elles connaissent et maîtrisent l’outil, moins d’erreurs elles commettent, meilleurs sont les résultats. »

    « Je tiens à souligner l’importance de la co-construction dans ce projet, commente la praticienne. Quand on connaît le fonctionnement de l’hôpital public, ce genre de collaboration fait du bien. »

    Conclusions du Pr Elise Bismuth :

    • le FreeStyle Libre est une évolution technologique majeure en diabétologie ;

    • l’accompagnement ETP est indispensable ;

    • référentiel de compétence, messages éducatifs, outils, etc. : « tout est à créer » ;

    • la co-construction entre les soignants et les patients est importante ;

    • l’évaluation des modalités d’accompagnement des patients est essentielle.

    FS LibreView, une plateforme validée dans le cadre du programme Étapes (Pr Joubert)

    Le Pr Michael Joubert, diabétologue au CHU de Caen, est revenu de son côté sur l’utilisation du FSL dans le cadre du programme Étapes, visant à expérimenter la télémédecine au niveau national.

    Les modalités d’Étapes, dont le texte fondateur date de 2010, ont été mises à jour en 2018 :

    Les limites et les freins de la télésurveillance selon le Pr Michael Joubert :

    • la méconnaissance du programme Étapes par plus de 50 % des médecins ;

    • les indications restrictives : toutes les situations, comme le diabète gestationnel, ne sont pas prises en compte dans le programme ;

    • les difficultés de mise en place :

      • réticence des administrations hospitalières : « À Caen, j’ai longtemps été bloqué pour mettre en place la télésurveillance, alors que je m’y étais pris un an avant le lancement du programme Étapes, explique le diabétologue. L’administration a peur qu’il y ait un doublon entre la télésurveillance et le dossier patient informatisé. Il faudrait un moyen d’unifier les systèmes. » ;

      • difficultés organisationnelles (temps dédié, continuité des soins…) : quand une professionnelle présente dans l’auditoire demande si ce suivi n’est pas chronophage (Combien de temps faut-il pour enregistrer un patient ? Combien de temps faut-il pour lui répondre ?), le diabétologue explique qu’il n’est pas encore possible de le savoir puisque personne en France n’utilise pour l’instant la plateforme, qui n’a pas encore été mise en place. « Ce que je vous ai présenté ici est un cabinet virtuel, explique-t-il. Nous verrons à l’usage les avantages et les inconvénients de l’outil. » ;

    • le modèle médico-économique : « L’outil n’est peut-être pas viable dans le système économique actuel », admet le praticien, précisant que dans le public, il faut environ 130 patients télésuivis pour financer 1 infirmière à temps plein ;

    • les solutions techniques inadaptées au glucose interstitiel.

    En ce qui concerne la sécurisation des données, toutes les solutions proposées sont validées par les autorités de santé et acceptées par le ministère, y compris en matière de sécurité des données, indique le Pr Michael Joubert. Le FSL figure dans la liste des dispositifs accrédités par la DGOS, précise-t-il.

    Actuellement, peu de patients partagent les données générées par le FreeStyle Libre avec leur médecin, note le diabétologie :

    LibreView : une plateforme pour mettre en place le télésuivi d’un patient

    Actuellement, le FreeStyle Libre est composé :

    • du FSL Link, une appli permettant de faire remonter les données aux médecins ;

    • du FSL lecteur, un outil utilisé quand les patients téléchargent leurs données.

    Abbott est en train de mettre à jour le portail LibreView, une solution validée dans le cadre du programme Étapes.

    Le portail permet d’envoyer des notifications individualisées, d’échanger entre les professionnels de santé et leurs patients mais aussi entre les professionnels de santé eux-mêmes par le biais d’une messagerie sécurisée. Il permet de centraliser sur un même espace les données de FSL et de FSL Link.

    « La grande nouveauté c’est la fonction de télésurveillance, intégrée dans le cadre d’Étapes, commente le Pr Michael Joubert. Elle permet d’activer et de suivre une télésurveillance pour inclure un ou plusieurs patients dans ce programme Étapes ». Toute la démarche peut être effectuée sur la plateforme, du document permettant de demander le consentement du patient, nécessaire, au contrat de surveillance relatif à la gestion des données.

    Conclusion du Pr Michael Joubert :

    • Le FreeStyle Libre a maintenant sa solution de télésurveillance adaptée au glucose interstitiel dans le cadre du programme Étapes : LibreView ;
    • LibreView permet :
      • d’inclure un patient dans le programme Étapes ;
      • de paramétrer des notifications en rapport avec :
        • l’observance ;
        • les événements d’hypoglycémie et le temps en hypoglycémie ;
        • le temps en hyperglycémie ;
        • le temps dans la cible ;
        • la variabilité (CV) ;
      • d’effectuer le suivi des patients télésurveillés de façon très flexible (suivi individuel, suivi par équipe soignant, rythme des notifications…)

    « Avant, quand un patient venait en consultation tous les 6 mois, je n’étais pas en mesure de lui proposer une réponse, de faire évoluer son traitement, témoigne le Pr Michael Joubert. Avec FSL, j’ai envie de voir mes patients plus souvent pour les aider à mieux gérer leur état parce que je vois plus de choses avec ce suivi en continu, par exemple des hypoglycémies nocturnes que je ne pouvais pas identifier auparavant. »

  • PharmagoraPlus 2019 : présentation des 16 start-ups e-santé en lice pour le Prix de l’innovation

    Découvrir les innovations numériques capables d’aider les pharmaciens dans la gestion de leur officine et l’accompagnement de leurs patients, tel est l’objectif du village e-santé, « carrefour de la santé connectée au service des pharmaciens d’officine », formé en partenariat avec MedappCare au sein du salon PharmagoraPlus, qui se tiendra les 30 et 31 mars 2019 à Paris.

    Le samedi 30 mars après-midi, les start-ups invitées présenteront leurs activités devant de « grands témoins » issus du secteur de la santé.
    À l’issue de cette conférence, le Prix de l’innovation 2019 sera remis à la start-up jugée la plus innovante.

    Voici la liste des 16 sociétés qui concourent pour cette récompense:

    Avis2santé : plateforme de télémédecine globale
    Brightmed : borne interactive support de l’automédication en officine
    ClubOfficine : plateforme d’emploi des métiers de la pharmacie
    eVeDrug : My eReport, application collaborative de pharmacovigilance
    ExactCure : Jumeau Digital, plateforme de santé personnalisée qui aide à lutter contre les médications inappropriées
    i-MEDS Healthcare : i-Donea, solution connectée et sécurisée de distribution de médicaments
    Medadom : visites médicales à domicile
    Medcycle : plateforme sécurisée d’échanges de produits entre pharmaciens
    Meditect : solution de traçabilité des médicaments
    Mesoigner : logiciel de conduite automatise du bilan partagé de médication
    Meyko : dispositif de rappel de traitement des enfants asthmatiques
    Ordoclik : ordonnances digitales dématérialisée
    Pharmanity : solutions digitales de visibilité et de fidélisation pour les pharmacies
    Pharmacienadomicile.com : plateforme de mise en relation patient-pharmacien
    Scambio : pharmacylounge, plateforme d’échanges des professionnels de la pharmacie
    Starlink Pharma : solution complète de services digitaux consacrés à la croissance des revenus de la pharmacie

  • MGC

    Mesure du glucose en continu

  • Le secrétaire d’État au Numérique Mounir Mahjoubi démissionne

    Le secrétaire d’État chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi, annonce qu’il quitte son poste afin de préparer sa candidature à l’investiture LREM pour les élections municipales à Paris.

    Merci à chaque personne qui s’est mobilisée pour faire du Numérique une chance pour tous », a-t-il twitté le 27 mars 2019. Heureux d’avoir pu servir le pays pendant deux ans auprès du Président et du Premier Ministre. En route pour un nouvel horizon. Paris doit donner sa chance à tous. #Paris2020. »

    Le nom de son successeur n’est pas encore connu.

  • IA : Medicus AI lève 2,75 millions d’euros pour financer son expansion internationale

    La société Medicus AI annonce la clôture de la première tranche de sa levée de fonds à 2,75 millions d’euros. La deuxième tranche, de 2,25 millions d’euros, doit être clôturée dans les prochains mois.

    Medicus AI, basé à Vienne en Autriche, est l’éditeur d’une plateforme d’intelligence artificielle (IA) qui automatise la conversion des données de santé sous forme visuelle et interactive, en en déduisant des conseils santé personnalisés pour le patient. Ce produit est utilisé notamment par les laboratoires d’analyse médicale pour fournir aux patients des comptes rendus d’analyses plus lisibles.

    « Nous aidons les laboratoires à mettre en place une offre de services attrayante et complète », explique Francisco Vega, président de Medicus AI France, dans un communiqué publié le 27 mars 2019, soulignant que ce marché « est aux prises avec une concurrence accrue, une réduction des marges et un durcissement de la réglementation ».

    La direction annonce que cette levée de fonds financera l’expansion internationale de l’entreprise ainsi que le développement de ses produits sur ses marchés principaux et dans de nouvelles langues. Le produit est actuellement disponible en français, en allemand, en anglais et en arabe. L’adaptation pour les langues italienne, chinoise, portugaise et espagnole est en projet pour 2019.

  • FASN Cancérologie : « le numérique fluidifiera la relation ville-hôpital », Pr Viens-Unicancer (2/04)

    « Avec l’arrivée du numérique en cancérologie, le patient ne s’organise plus en fonction du médecin, mais l’ensemble des acteurs du système de soins s’organise autour des besoins du patient. À l’heure où la prise en charge se fait de plus en plus hors les murs des établissements de santé, les centres de lutte contre le cancer doivent devenir de véritables plateformes de diagnostic et de coordination des soins et de recherche en cancérologie dans chaque région où ils sont implantés », explique à Health & Tech Intelligence le Pr Patrice Viens, président d’Unicancer.

    Réussir le virage numérique en cancérologie est ainsi l’un des enjeux clé pour faire avancer la santé numérique. Transformations, nouveaux usages et parcours de soins ville-hôpital seront au cœur des discussions des Rencontres nationales de la santé numérique, qui se tiendront le 2 avril 2019 à Paris. L’événement est organisé dans le cadre de la campagne #FASN sur le thème de la cancérologie à l’ère du numérique, en partenariat avec Unicancer, afin d’accompagner la transformation numérique et organisationnelle de l’offre de soins.

    Le programme de ces 36 heures chrono mettra en lumière les retours d’expériences d’acteurs de santé sur les grands programmes et expérimentations déployés au sein des établissements de santé et sur les nouvelles formes de coordination mises en place pour les professionnels impliqués dans la prise en charge des patients atteints d’un cancer.

    Comment Unicancer accompagne ce mouvement de la santé numérique ?

    Réunis au sein du seul réseau exclusivement dédié à la lutte contre le cancer, les 18 centres de lutte contre le cancer (CLCC) du réseau Unicancer œuvrent pour accélérer le virage numérique en cancérologie. Du big data aux objets connectés, en passant par l’intelligence artificielle (IA), ils utilisent ces nouvelles technologies dans de nombreux projets pour améliorer la prise en charge des patients, mieux comprendre les cancers et faire avancer la recherche.

    Le réseau va continuer d’œuvrer pour répondre aux défis à venir dans les prises en charge oncologiques : mieux prendre en compte les attentes et les retours des patients et continuer de garder une longueur d’avance dans la lutte contre cancer, en coordination avec l’ensemble des acteurs de santé dans les territoires. Le plan Unicancer 2019-2022 en cours de finalisation intègre dès à présent ces enjeux et place le numérique au cœur de ses orientations stratégiques avec notamment un volet consacré à l’utilisation avancée des nouvelles technologies et de l’IA.

    Comment la prise en charge des patients se transforme ?

    Les CLCC prônent l’accès à l’innovation rapide, avec des processus de diagnostic des cancers clairs, accessibles et disponibles facilement pour tous. Ils partagent les meilleures pratiques et développent la recherche, au service du patient. Notre dernière enquête montre que le citoyen a changé : il est plus exigeant, plus connecté et aussi extrêmement concerné par le cancer.

    La cancérologie française doit évoluer pour intégrer ces nouvelles attentes des patients mais aussi les progrès de la recherche, la e-santé, l’ambulatoire. L’expertise des centres de lutte contre le cancer dans ces domaines peut bénéficier à tous. Ils animent et irriguent leurs territoires respectifs, en partenariat notamment avec les CHU et les centres hospitaliers. Il est aussi de notre devoir de promouvoir l’intervention des patients à tous les niveaux de l’organisation de la prise en charge. Ils nous aideront à nous structurer et à organiser le parcours patient.

    Quels sont les impacts sur l’organisation des soins, le quotidien des professionnels de santé et celui des malades ?

    Avec l’arrivée du numérique en cancérologie, le patient ne s’organise plus en fonction du médecin, mais l’ensemble des acteurs du système de soins s’organise autour des besoins du patient. À l’heure où la prise en charge se fait de plus en plus hors les murs des établissements de santé, les CLCC doivent devenir de véritables plateformes de diagnostic et de coordination des soins et de recherche en cancérologie dans chaque région où ils sont implantés. Pour gérer cette nouvelle donne et optimiser les parcours de soin en ville, nous avons besoin d’outils innovants et de moyens financiers.

    Quels sont les freins à lever ?

    Nous sommes convaincus que le numérique fluidifiera la relation ville-hôpital et le parcours de soins, et facilitera le virage ambulatoire. Le patient est déjà ultra connecté. L’ensemble des acteurs de santé dans les territoires doit embarquer dans ce mouvement. Le gouvernement doit par ailleurs continuer ses efforts et nous donner les moyens pour accompagner la transformation du système de santé.

  • États-Unis : des milliers de dossiers médicaux restés accessibles en raison d’une faille de sécurité

    Des milliers de dossiers médicaux sont restés librement accessibles du fait d’une faille de sécurité sur le serveur d’une société américaine. Nul ne sait à l’heure actuelle si un tiers a effectivement eu accès au serveur exposé ni pendant combien de temps les données ont été laissées sans protection.

    La société en cause est l’entreprise californienne Meditab, qui se présente comme l’un des principaux éditeurs de logiciels de dossiers médicaux électroniques pour les hôpitaux, les cabinets médicaux et les pharmacies. Elle traite notamment les transmissions par fax pour les professionnels de santé, ce moyen de communication restant très utilisé dans ce secteur outre-Atlantique.

    Selon les informations livrées par la société de cybersécurité SpiderSilk et recoupées par le site d’information spécialisé TechCrunch, Meditab avait omis de protéger par mot de passe un serveur exploitant une base de données contenant plus de 6 millions d’entrées. Tout le monde pouvait par conséquent lire les fax transmis en temps réel, alors qu’ils contenaient une foule de données personnelles, notamment des dossiers médicaux, des certificats médicaux, les médicaments prescrits et les quantités prescrites, ainsi que des informations relatives aux pathologies, comme des résultats de tests sanguins, tout cela accompagné des noms, des adresses et dates de naissance des patients, des données de paiement, parfois de leurs numéros de sécurité sociale, ainsi que d’informations relatives à leur couverture santé.

    Le serveur était hébergé par MedPharm Services, une filiale de Meditab basée à Porto Rico, créée sur ce territoire dépendant des États-Unis pour tirer parti des avantages fiscaux afférents.

    Meditab et MedPharm affirment tous deux se conformer à la loi HIPAA

    Meditab et MedPharm affirment tous deux se conformer à la loi HIPAA, qui régit la manière dont les prestataires de soins gèrent la sécurité des données des patients.

    Les entreprises qui enfreignent cette réglementation encourent de lourdes amendes aux États-Unis : le centre Anderson contre le cancer, dépendant de l’université du Texas a dû payer l’an dernier 4,3 millions de dollars US (environ 3,8 M€) pour n’avoir pas crypté les données de santé qu’il stockait.

  • Rapport Libault : une loi « grand âge et autonomie » à l’automne 2019, les outils numériques renforcés

    Le conseiller d’État Dominique Libault président du haut conseil du financement de la protection sociale (HCFi-PS), remettait ce jeudi 28 mars 2019 à la ministre de la Santé et des Solidarités les conclusions de la concertation « grand âge et autonomie » menée depuis le mois d’octobre.

    Agnès Buzyn a annoncé qu’une loi serait présentée en Conseil des ministres « à l’automne 2019 » sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes.
    Parmi les recommandations, plusieurs concernent l’utilisation des outils numériques ou services digitaux, notamment pour renforcer la coordination des professionnels de santé ou le partage d’informations autour de la personne âgée. H&Tintelligence fait une une synthèse de ces axes.

    Les projets d’Agnès Buzyn

    « L’heure est venue pour une grande prise de conscience » en faveur des personnes âgées, estime Agnès Buzyn: « nous ne pouvons plus fermer les yeux, le mur est trop proche ». La ministre prévoit de « prendre à bras-le-corps » « trois leviers de changement majeurs » à savoir :

    • L’amélioration de « la prise en charge en établissement » avec l’augmentation de la présence humaine en Ehpad ;
    • La baisse du reste à charge en établissement ;
    • La revalorisation des métiers du grand âge, le renforcement de l’attractivité du secteur : la ministre annonce la nomination prochaine d’une personne chargée de proposer « un grand plan en faveur de ces métiers », afin de rendre « espoir » « fierté » « souffle » à des personnels trop souvent « découragés ».

    La ministre prévoit également un « rendez-vous prévention » dédié aux « jeunes retraités » de 60-65 ans afin d’identifier et de réduire les facteurs de risque de perte d’autonomie.  Elle évoque le « nouveau plan de développement » pour les soins palliatifs annoncé en début de semaine pour « mieux accompagner » les prises en charge en Ehpad et à domicile.

    DMP et téléconsultation

    Le rapport Libault veut « généraliser » et « rendre obligatoire la mise en oeuvre et l’usage des services numériques de coordination » « entre les informations médico-sociales, sanitaires ou sociales » « en se basant sur les outils nationaux et locaux ayant fait leurs preuves »  comme le DMP ou les « messageries sécurisées de santé » (Proposition 138): il prévoit pour ce faire « un plan de soutien financier des gestionnaires du secteur social et médico-social non encore équipés en systèmes d’information ».

    Le rapport  imagine parallèlement de « mobiliser le dossier médical partagé pour améliorer le suivi médical des proches aidants » (Proposition 32 ) : le DMP de la personne aidée devrait contenir « le nom et les coordonnées » de son aidant » afin de faciliter le suivi médical de celui-ci par le médecin traitant », et le DMP du proche aidant « mentionnerait la situation de proche aidant de l’intéressé ».

    Le rapport propose « que l’accès à la téléconsultation soit permis pour toute situation de fragilité repérée à domicile » et non plus seulement « à l’initiative du médecin traitant sauf situations d’urgence » (Proposition 48). Il voudrait que « le professionnel qui intervient à domicile » soit autorisé à déclencher une demande de téléconsultation avec « l’établissement de proximité disposant d’une expertise en gériatrie ».

    Renforcer le rôle du portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr

    Le rapport Libault relève un « manque d’information disponible » pour la personne âgée et ses proches : il estime (proposition 16) que le portail de la CNSA pour-les-personnes-agees.gouv.fr et le site pourbienvieillir.fr, « les deux points d’information de référence », « devraient être réagencés afin d’organiser des renvois systématiques », et « héberger un service d’identification et de localisation des solutions de proximité pour les personnes âgées en perte d’autonomie et les proches aidants », « intégrant les dimensions de mobilité et de logement ».

    Le document relève les progrès enregistrés avec l’enrichissement du portail www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr « d’un comparateur de prix et reste à charge en Ehpad, ainsi que d’un annuaire des Ssiad et des Spasad », mais déplore l’absence en France d’ «un service d’information sur la qualité de la prestation (taux d’encadrement, état de santé des résidents, etc.), analogue à la démarche RAI (resident assessment instrument) systématisée aux États-Unis ».

    Le rapport propose également d’ « améliorer la visibilité de l’offre en résidences services » par un référencement sur le portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr (proposition 45). Il demande de publier sur ce même site « les évaluations externes et les indicateurs clés » (proposition 60), « sur le modèle des informations disponibles sur ‘Nursing home compare’ de Medicare aux États-Unis ».

    Centraliser, unifier, croiser

    Le rapport Libault imagine la création d’un « formulaire national unique de demande de prestation » pour l’ensemble du territoire (proposition 118) : « la demande d’ouverture des droits pourrait être déposée en ligne, et la personne âgée pourrait consulter, sur un espace sécurisé, le degré d’avancement de sa demande ainsi que simuler facilement ses droits à la nouvelle prestation en fonction de sa situation ».

    Prévoyant de rassembler « au sein d’un guichet unique » « une offre de service d’information, d’orientation, d’aide aux démarches administratives » (proposition 22) le rapport demander d’y relier notamment « un site internet d’information territorialisé », et « un dispositif d’inscription en ligne pour des actions d’accompagnement ».

    Le rapport Libault demande de « développer le croisement de données nominatives entre les organismes de sécurité sociale » « branches maladie, retraite voire famille » pour en faire un être « un outil de repérage des fragilités » (Proposition 86): il imagine que « le programme des startups d’État pourrait être mobilisé pour construire des outils» en ce sens.  

    La proposition 153 voudrait plus précisément « intégrer systématiquement les identifiants nationaux des personnes et des structures dans les systèmes d’information pour faciliter les échanges et les études d’appariement » : « en particulier » « faire remonter le NIR » dans Galaad, le logiciel de saisie des évaluations Pathos et Aggir, afin de permettre leur appariement avec d’autres données comme le panel Eneas (Échantillon National d’Études sur l’Autonomie et l’hébergement des Seniors).  La création d’«un fichier national des bénéficiaires de l’Apa » (Proposition 154)  « faciliterait les appariements avec le Sniiram ».

  • La carte Vitale bientôt disponible sur smartphone via une application

    Mise en place il y a 20 ans, la carte Vitale va bientôt être disponible en version numérique par le biais d’une application mobile. La date précise de lancement n’a pas encore été dévoilée.

    Le dispositif va permettre « le développement de nouveaux services et le déploiement de la télémédecine« , commente Bruno Noury, en charge du développement de l’application carte Vitale à la Cnam, dans une vidéo de présentation postée le 26 mars 2019 sur Twitter par l’Assurance maladie.

    En 20 ans, la carte Vitale a supplanté les feuilles de soins papier. Ces dernières ne représentent plus que 6 % des 1,33 milliards de dossiers traités par l’Assurance maladie, indique le responsable.