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  • Cédric O chez Doctolib : faire du numérique un « facteur de simplicité et pas d’exclusion »

    Cédric O, le nouveau secrétaire d’État au Numérique, a choisi le siège parisien de la société Doctolib pour sa première visite officielle, le mercredi 3 avril 2019. Il s’est fait expliquer le fonctionnement de la société par le président-fondateur Stanislas Niox-Château et ses collaborateurs, avant d’évoquer sa vision et ses projets en matière de numérique. Health & Tech Intelligence était présent.

    Cédric O a confié avoir été « beaucoup marqué » par sa première entrevue avec Stanislas Niox-Château, quand il a reçu entre 100 et 150 entrepreneurs du secteur de la tech en tant que conseiller de l’Élysée chargé du numérique.
    Le président de Doctolib a de son côté confié espérer « un grand plan » en faveur du numérique en santé : il a fait part de sa volonté de doubler à court terme ses effectifs, qui dépassent déjà les 800 personnes.

    Lors de son intervention, le secrétaire d’État a notamment indiqué qu’il allait « créer le cadre » nécessaire à l’émergence de Google, Facebook, Amazon européens. Soulignant que la notion de « start-up nation » était pour lui importante, il a également insisté sur son intention de faire du numérique un « facteur de simplicité et pas d’exclusion ».

    Faire émerger des leaders européens

    Regrettant l’absence dans le CAC 40 d’au moins une grande entreprise « liée aux dernières révolutions technologiques », Cédric O s’est assigné la tâche de « créer le cadre » nécessaire à l’émergence de Google, Facebook, Amazon européens. « Quand Facebook modifie ses conditions générales d’utilisation, il change la loi pour 2 milliards de personnes », note-t-il, jugeant « impensable [que] ce soient les plateformes qui décident ». « Quand vous êtes leader vous créez la norme, a souligné le secrétaire d’État. J’aimerais que certaines applis soient européennes. »

    Faire du numérique un facteur d’inclusion sociale

    Cédric O a évoqué son échange de la veille avec le député communiste Christian Hutin pour sa première séance de questions au gouvernement : interpellé sur « la brèche numérique sociale », à savoir sur « les oubliés de la start-up nation », ceux qui « ne peuvent absolument pas accéder au numérique », Cédric O a souligné qu’« aux États-Unis, sur les 10 dernières années, jusqu’à la moitié des emplois créés l’ont été directement ou indirectement grâce à la technologie ».

    « Si l’on veut réduire le chômage [mais aussi voir] perdurer [notre] vision de la vie et de la société, sauver notre modèle, conclut-il, la start-up nation c’est important ». Il a cité en tête de ses 3 grands dossiers l’accès aux services publics depuis la ruralité, et l’importance de faire du numérique un « facteur de simplicité et pas d’exclusion », de le penser en termes d’accès.

  • La FNI et le Sniil signent l’avenant n° 6, Convergence Infirmière quitte la table des négociations

    Après plus d’un an et demi de travail entre les partenaires de la convention nationale (35 réunions de négociations), L’Union nationale des caisses d’Assurance maladie (Uncam) et 2 des 3 syndicats représentatifs des infirmiers libéraux, la Fédération nationale des infirmiers (FNI) et le Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux (Sniil), ont signé l’avenant N°6 rénovant le cadre conventionnel actuel. Convergence Infirmière (CI) a de son côté refusé, estimant que les mesures proposées sont inadaptées aux enjeux actuels. 

    L’un des points mis en avant dans la convention concerne la télémédecine. L’implication des infirmiers dans la réalisation d’actes de téléconsultation devrait ainsi être valorisée à partir du 1er janvier 2020. Tout comme l’implication dans l’élaboration du dossier médical partagé (DMP), qui sera revalorisée à hauteur d’1 euro par ouverture de dossier.

    « Les syndicats signataires auront eu à consolider les mesures inscrites jusqu’au bout, puisque les derniers amendements ont été apportés une heure avant la signature », précisent la FNI et le Sniil dans un communiqué commun publié fin mars 2019.

    Malgré le retrait des négociations de CI, Nicolas Revel, directeur de l’Uncam, salue cette avancée. « Nous aboutissons à un avenant complet et ambitieux qui permet de mieux valoriser le rôle et les compétences des infirmiers. Au-delà de revalorisations d’actes, l’objectif de l’Assurance maladie était d’arriver à un accord qui permette d’accompagner l’élargissement de leurs missions », a-t-il commenté.

    Selon la Cnam, le bénéfice financier pour les 93 325 infirmiers libéraux (IDEL) exerçant en France atteint les 365 millions d’euros sur une période de 5 ans (2019-2023), dont 350 millions euros à la charge de l’Assurance maladie.

    Téléconsultation : l’implication des infirmiers revalorisée en 2020

    L’implication des infirmiers dans la réalisation d’actes de téléconsultation sera valorisée dès le 1er janvier 2020 :

    • création d’un acte d’accompagnement de la personne à la téléconsultation ;
    • versement d’une aide financière de 350 euros par an pour s’équiper en matériel de vidéotransmission et en appareils médicaux connectés.

    L’implication dans l’élaboration du DMP sera également revalorisée

    De plus, comme pour les pharmaciens, l’implication des infirmiers dans l’élaboration du dossier médical partagé (DMP) sera revalorisée à compter du 1er janvier 2020 à hauteur d’1 euro par ouverture de dossier.

    Mieux accompagner le suivi à domicile

    L’une des autres mesures clés est la création d’un nouvel acte pour accompagner à domicile la prise de médicament, la prise en charge de soins post-opératoires à domicile à la suite d’une intervention chirurgicale, à partir du 1er janvier 2021, ou encore la mise en place de nouvelles dispositions sur les pansements.

    L’avenant prévoit :

    • une revalorisation de la prise en charge de certains pansements courants à compter du 1er janvier 2020 ;
    • l’évolution de certains actes existants déjà concernant les pansements lourds et complexes à partir du 1er juillet 2020.

    À note également dans le domaine de la revalorisation, la majoration de 3,15 € par séance de soins de la prise en charge d’enfants de moins de 7 ans à partir du 1er janvier 2020.

    Le bilan de soins infirmiers, nouveau support d’évaluation

    Le bilan de soins infirmiers (BSI) est un nouveau support d’évaluation basé sur les référentiels infirmiers existants, qui permet aux professionnels de décrire toutes leurs interventions et de définir un plan de soin adapté à chacun de leurs patients.

    • Le BSI a déjà fait l’objet d’une expérimentation de 6 mois en 2017.
    • L’objectif est désormais de le généraliser pour faire évoluer progressivement les conditions de tarification des soins réalisés auprès des patients dépendants, en prenant mieux en compte la charge de travail de l’infirmier et le niveau de complexité de certaines prises en charge, explique l’Assurance Maladie dans un communiqué.
      • L’avenant prévoit une rémunération non plus à l’acte mais via un forfait quotidien par patient.
      • Il variera en fonction du profil du patient déterminé selon la charge de soin (légère, intermédiaire, lourde) s’échelonnant à 13 euros, 18,20 euros ou 28,70 euros.
    • Le bilan de soins infirmiers et ce nouveau mode de facturation seront progressivement mis en place à partir de janvier 2020 pour une généralisation complète prévue en 2023 :
      • le BSI sera effectif pour les patients âgés de plus de 90 ans en 2020 ;
      • pour ceux de plus de 85 ans en 2021 ;
      • pour ceux de 78 ans et plus en 2022 ;
      • pour l’ensemble des personnes dépendantes en 2023.

    Vers une répartition plus équilibrée

    L’accord vise également à réformer les dispositions démographiques existantes dans l’optique de favoriser une répartition plus équilibrée des infirmiers sur le territoire.

    4 axes d’amélioration ont été définis :

    • une méthodologie de zonage rénovée ;
    • de nouveaux contrats incitatifs pour développer l’exercice dans les zones très sous dotées ;
    • une évolution des modalités du dispositif de régulation dans les zones sur-dotées ;
    • la mise en place d’un encadrement de l’activité en zones intermédiaires ou très dotées situées en périphérie des zones sur-dotées.
  • FASN Cancéro : « Hospitalink a été créé pour optimiser la communication patient-soignant » (L Karcenty)

    « Hospitalink a été créé pour optimiser la communication entre le patient hospitalisé et le personnel soignant. Concrètement, ils communiquent via une application installée sur le smartphone du patient et les outils des soignants, avec des pictogrammes simples et des requêtes pré-programmées », explique à Health & Tech Intelligence Louis Karcenty, chargé d’affaires de la société, qui a remporté le start-up challenge des Rencontres nationales de la santé numérique.
    L’événement était organisé le 2 avril 2019 par la société Care Insight dans le cadre de la campagne #FASN (Faire avancer la santé numérique) sur le thème de la cancérologie à l’ère du numérique, en partenariat avec Unicancer, afin d’accompagner la transformation numérique et organisationnelle de l’offre de soins.

    Fondé en 2016, Hospitalink propose une application mobile pour faciliter les échanges entre le patient hospitalisé et le personnel soignant. La solution est actuellement en fin de phase d’expérimentation dans plusieurs centres de soins et ne génère du chiffre d’affaire que depuis 2019. La société a jusqu’à présent bénéficié de subventions publiques pour mener à bien ses expérimentations et son développement R&D.

    Comment est née l’idée de cette application ?

    Louis Karcenty : La genèse de cette solution est l’expérience de Florent (Bossert-Castelli), fondateur d’Hospitalink, diagnostiqué d’une leucémie à l’âge de 18 ans. Il a constaté la difficulté de communiquer avec les soignants avec comme seul outil à disposition, le bip soignant qui ne distingue pas une demande pour un verre d’eau, pour utiliser la télévision ou pour une urgence. En tant que patient, il se sentait en danger. Les données montrent qu’un quart des patients est insatisfait de sa prise en charge en terme d’hospitalisation.

    Il a aussi discuté avec les soignants et s’est rendu compte que le fait de ne pas savoir qu’elle était la demande des patients était générateur de stress pour eux. Les soignants ont des arrêts maladie 60 % plus fréquent que la moyenne nationale. 82 % des patients souhaitent mieux interagir avec les personnes soignant et 81 % des médecins pensent qu’ils peuvent améliorer la qualité des soins.         

    Il existe de nombreuses solutions et applications de suivi mais l’angle du moment de l’hospitalisation est insuffisamment mis en avant. Paradoxalement, nous avons à disposition des solutions techniques extraordinaires mais pas pour faciliter la communication du patient hospitaliser avec le soignant du service.

    Que propose donc Hospitalink ?

    Hospitalink a été créé pour optimiser la communication entre le patient hospitalisé et le personnel soignant. Concrètement, ils communiquent via une application installée sur le smartphone du patient et les outils des soignants, avec des pictogrammes simples et des requêtes pré-programmées. Le patient fait sa demande et peut suivre l’avancement. Les soignants la reçoivent. Elle est hiérarchisée afin de répondre de manière optimisée et personnalisée et d’être proactif.

    Cela aboutit à un gain en termes d’efficience, avec une optimisation des allers-retours dans le service mais aussi de sécurité en réduisant le taux d’erreurs et d’oubli. Dans « Hospitalink », il y a « link » (lien), pour créer du lien mais aussi « ink » (encre), pour écrire une nouvelle page de l’hospitalisation.

    Quelle est le modèle économique ?

    Déjà, l’investissement est très léger car les prérequis matériels sont déjà existants et l’installation est aussi simple qu’une application classique. L’efficience est estimé à 170 000 euros par patients sur 100 lits. Nous travaillons avec des établissements de santé partenaires sur la base du nombre d’identifiants. Nous démarrons par un audit pour installer Hospitalink de manière personnalisée, au plus près des besoins de la structure. Et proposons une mise à jour, la maintenance ainsi que le développement de nouveaux modules.

    Ou en êtes-vous aujourd’hui ?

    La société a été fondée en 2016. Une première version est en test dans 3 centres de soins de l’hôpital Paul-Brousse (AP-HP) ainsi que dans des service de maternité et d’hématologie.

    Les premiers retours montrent que les patients sont satisfaits, notamment de l’ergonomie de l’application. Les soignants y voient également un gain en termes de relation avec le patient.

    L’objectif est de lancé officiellement la solution au quatrième trimestre 2019 avec de nouveaux modules et une intensification de la partie intelligence artificielle et machine learning (apprentissage automatique) pour améliorer encore le reporting.

  • Étude : les applis de fitness ont peu d’impact sur le niveau d’activité physique (JMIR)

    Les applications mobiles de fitness n’entraînent qu’une augmentation très modérée de l’activité physique. C’est ce que révèle une méta-analyse* réalisée par des chercheurs australiens et qui a été publiée le 19 mars 2019 dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR). En outre, les maigres effets positifs ne seraient perceptibles que pendant trois mois.

    Le manque d’activité physique, un enjeu de santé publique mondial

    La sédentarité est le quatrième risque le plus important en termes de mortalité et de morbidité. C’est pourquoi il est recommandé de pratiquer au moins 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée ou 75 minutes d’activité physique d’intensité intense par semaine. Cependant, actuellement, 1 adulte sur 4 dans le monde ne respecte pas ces recommandations.

    Pour inciter la population à bouger, les applications mobiles semblent être des outils prometteurs. Et plusieurs initiatives ayant recours à ces solutions se sont développées dans le monde entier. Les médecins, autorisés depuis peu à prescrire de l’activité physique, peuvent aussi parfois recommander des applis de fitness. Reste à savoir si les applis ont réellement le pouvoir de changer les comportements.

    Un manque d’études rigoureuses sur les applis de fitness 

    En 2015, une revue systématique et une méta-analyse de 12 études utilisant des applications pour promouvoir la perte de poids et augmenter l’activité physique ont révélé une différence non significative d’activité physique entre le groupe témoin et le groupe d’intervention sur smartphone. Cependant, ces études reposaient sur des données auto-déclarées, susceptibles d’être biaisées, et l’appli n’était pas le seul outil utilisé. Ainsi, il n’était pas aisé de déterminer si les effets de l’intervention étaient vraiment dus à l’application elle-même ou aux autres éléments de l’intervention.

    Des chercheurs australiens ont donc mené à bien une méta-analyse. Sur 6 170 études identifiées, ils en ont retenu seulement 7 où les interventions sur smartphone étaient la composante principale et les résultats en terme d’activité physique étaient mesurés objectivement.

    Les résultats de cette méta-analyse ont été publiés le 19 mars dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR). 

    Résultats : un impact non significatif sur le nombre de pas

    • les applications pour smartphone ont entraîné une augmentation non significative du nombre moyen de pas par jour (différence moyenne de 476,75 pas par jour) ;
    • les applications utilisant des programmes d’activité de moins de trois mois étaient plus efficaces que celles sur une période plus longue (+2074 pas/jour) ;
    • les applications qui traitent uniquement de l’activité physique obtiennent de meilleurs résultats que celles qui traitent de l’activité physique et de l’alimentation.

    Un essoufflement au bout de 3 mois

    Cette méta-analyse suggère donc que les interventions d’activité physique basées sur des applications ont une influence positive non significative sur l’activité physique mesurée de manière objective. En outre, ces résultats semblent indiquer que les effets de l’intervention ont atteint leur maximum dans les deux premiers mois suivant le début de l’intervention et qu’ils diminuent avec le temps. »Le déclin de l’engagement est particulièrement important dans les interventions basées sur les smartphones car leur conception exclut le soutien humain et la responsabilité solidaire, » ont expliqué les auteurs de cette méta-analyse.

    Cependant, les chercheurs soulignent que seul un petit nombre d’études répondant à des critères d’inclusion stricts ont été identifiés et, parmi celles-ci, la plupart avaient des échantillons de petite taille et des durées d’intervention courtes.

    Afin de maintenir l’implication des utilisateurs, la clé du succès, ils préconisent que de futures études soient menées « avec des périodes de suivi plus longues et avec les résultats pris à des moments plus réguliers et plus fréquents. » En outre, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre s’il est préférable de cibler l’activité physique en tant que comportement unique ou de concert avec d’autres comportements liés à la santé. D’autant que les utilisateurs plébiscitent les applis qui ont plusieurs objectifs connexes.

  • Hillo, le nouveau nom de la start-up Healsy (IA et diabète)

    « Trouver un nom court à consonance « positive », transposable à l’international pour s’adapter aux principaux marchés que nous visons (Europe et US) », tel est l’objectif affiché par la start-up Healsy, spécialisée dans l’amélioration du quotidien des patients diabétiques via l’intelligence artificielle (IA), qui a décidé de changer de nom pour désormais s’appeler Hillo (à prononcer comme « îlot », aussi bien en français qu’en anglais).

    « Nous cherchons à améliorer le quotidien des patients atteints de diabète, notre principal objectif étant de les aider à réguler plus efficacement leur taux de sucre sanguin, un rôle assumé normalement en grande partie par les îlots de Langerhans. Toute l’équipe s’est mis à chercher comment écrire ou prononcer « îlot » dans différentes langues, explique Stéphane Bidet, P.-D.G et co-fondateur de Healsy, dans un communiqué publié le 2 avril 2019. Notre ADN est de proposer des solutions, basées sur une véritable intelligence artificielle, qui permettent d’éviter ces événements pour le patient. L’orthographe nous a paru évidente : high | low pour donner finalement « hillo ». »

  • Dispo.fr, nouveau site de prise de RDV en ligne pluriprofessionnel, cible les zones sous dotées

    118 218, acteur historique des renseignements par téléphone, arrive mardi 2 avril 2019 sur le marché de la prise de rendez-vous médicaux en ligne avec le site Dispo.fr.

    La société a pu constater que 20 % des demandes que recevait son service de renseignements étaient des recherches de praticiens. C’est là l’origine de cette diversification dans un secteur déjà mature. Elle vise à concurrencer directement Doctolib par une stratégie commerciale de prix bas et une base de professionnels de santé élargie (médecins et paramédicaux).

    Une stratégie commerciale agressive

    Le lancement du site intervient presque un an après l’annonce de cette diversification en mai 2018 car la société voulait se laisser le temps de constituer une communauté de praticiens. Ce « parc de professionnels » compterait aujourd’hui une centaine de médecins toutes spécialités confondues, ainsi que des auxiliaires de santé, sages-femmes ou masseurs-kinésithérapeutes. Dispo.fr espère séduire 2 000 praticiens d’ici à la fin de l’année 2019 : « Nous souhaitons devenir la plateforme où les patients trouveront le plus de professionnels de santé », affirme l’équipe.

    Pour s’imposer sur un marché dominé par Doctolib, « 118 218 Dispo » mise sur une marque déjà connue et une communication décalée mais aussi sur une tarification attractive, espérant attirer des professionnels rebutés par des services trop chers. Le service est gratuit pendant 3 mois pour les médecins, avant le passage à un abonnement à 29,90 euros par mois (au lieu des 39 euros prévus au départ).  Le service sera gratuit pour le patient, comme sur les autres plateformes.

    Une offre en direction des déserts médicaux

    Le site offre par ailleurs la gratuité pendant un an, sans engagement, aux praticiens qui voudront le rejoindre, dès lors qu’ils exercent dans un désert médical.  Pour identifier ces partenaires potentiels, le site s’est fondé sur les chiffres de l’Ordre des médecins, et a ciblé les 33 départements français où la densité médicale est inférieure de 40 % à la moyenne nationale.

    Pour la télétransmission, le site s’appuie sur les technologies de la société Sephira. Il a déjà noué des partenariats avec Callmed, service de télésecrétariat médical externalisé, ainsi qu’avec la société de téléconsultation Medaviz.

  • La santé à l’ère de l’IA : défis juridiques et 1ères applications de terrain (18/04/2019, Paris)

    La santé à l’ère de l’intelligence artificielle (IA) sera le thème du petit-déjeuner conférence organisé par De Gaulle Fleurance & Associés le 18 avril 2019 à Paris. Il s’agit de la troisième session du cycle de conférences de la société d’avocats dédié aux enjeux soulevés par l’intégration de solutions d’IA dans la transformation numérique des entreprises. 

    Cette session, qui portera plus précisément sur les défis juridiques et les premières applications de terrain,  sera rythmée par des retours d’expériences et un partage de connaissances sur la dimension santé de ce sujet. Elle « sera aussi l’occasion pour les intervenants et l’ensemble des participants d’aborder ce sujet en tentant de le démystifier », précisent les organisateurs.

    Le petit-déjeuner sera animé par :
    François Lescure, président, Médecin Direct ;
    Stéphanie Combes, Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), ministère des Solidarités et de la Santé, chef de projet du Health Data Hub ;
    Guillaume Santiago, fondateur, Onlynnov ;
    Cécile Théard-Jallu, avocat-associé, De Gaulle Fleurance & Associés ;
    Nina Gosse, avocat, De Gaulle Fleurance & Associés.

    Les inscriptions, obligatoires, doivent être réalisées avant le 11 avril 2019 via ce lien (nombre de places limité).

    Au programme :

    Évoquer la mise en œuvre concrète des défis juridiques autour de projets d’IA à l’heure de la médecine 4P (personnalisée, préventive, prédictive et participative) :

    • Quels schémas de partenariat autour de projets d’IA (éditeurs, fournisseurs de data, utilisateurs ..) ?
    • Comment l’IA transforme t-elle déjà la relation entre patient et médecin ? Quelle implication des professionnels de santé ?
    • Quels rôles pour les plateformes d’IA ?
    • Quel rôle pour le Health Data Hub ? Quel sera son modèle économique, notamment pour les services rendus aux industriels et les contributions vers le hub ? Quel accès aux données par les professionnels de santé, les patients, les entreprises …? Quelles interactions techniques avec d’autres bases / l’IoT ?
    • Comment protéger et utiliser les données de santé dans un projet d’IA à l’ère du RGPD ?
    • Quelle protection et valorisation juridique des actifs immatériels liés à l’IA ?
    • Quel impact de l’IA sur les processus réglementaires de market access, en particulier de marquage CE pour les dispositifs médicaux ?
    • Quels enjeux de responsabilité / quelles premières solutions d’assurabilité ?

    Accueil et petit-déjeuner à partir de 8h30

  • Medasys, éditeur de logiciels santé, devient Dedalus France

    La société Medasys, éditeur de logiciels spécialiste de l’échange et du partage de données en santé, se nomme désormais Dedalus France.

    Cette modification de dénomination a été validée lors de l’Assemblée générale mixte du 8 mars 2019. Medasys a été rachetée en juillet 2016 par le groupe Dedalus, basé à Florence en Italie.   

    « Il est temps pour Medasys et Dedalus de passer à une nouvelle étape du processus de consolidation en parlant d’une seule et même voix pour mieux relever le défi de la transformation des systèmes de santé », a déclaré dans un communiqué Giorgio Moretti, président de Dedalus.

  • Think tank Économie santé : la transparence des données pour améliorer la pertinence (Reco 2019)

    Les avancées dans le domaine des technologies de l’information et de l’intelligence augmentée font partie des 5 points qui « apportent un nouvel espoir que la pertinence en santé progresse significativement », note le think tank Économie santé des Échos dans sa recommandation 2019, présentée publiquement le 2 avril 2019 à Paris.

    Plus précisément, le groupe de réflexion estime que les avancées pour une meilleure pertinence des soins passeront par une mobilisation et une implication de tous les acteurs « mais surtout par la prise en compte des tendances fortes et nouvelles du moment qui sont de vraies opportunités » :
    • le recueil et la transparence des données ;
    • la définition d’indicateurs de pertinence simples et peu nombreux ;
    • le retour d’informations aux professionnels ;
    • le rôle accru des patients ;
    • et donc les progrès des technologies de l’information et de l’intelligence augmentée.

    De manière générale, le think tank admet que des progrès ont été observés depuis 25 ans en matière de pertinence des soins mais estime qu’ils « ne sont en rien à la hauteur des enjeux ». « Bien que les évaluations manquent cruellement, ajoute-t-il, le sentiment général est que la pertinence des soins marque le pas. »
    Dans ce contexte, il présente 8 préconisations pour améliorer la pertinence en santé, dont la nécessité d’assurer une transparence totale, publique et simple des données de santé en veillant à limiter les effets pervers.

    Conclusion du think tank Économie santé ayant guidé sa recommandation 2019 :

    • pas de pertinence des soins sans pertinence du système de soins et des politiques de santé. Les pouvoirs publics doivent montrer l’exemple ;
    • pas de pertinence des soins sans implication des professionnels, auxquels il faut donner les outils nécessaires ;
    • pas de pertinence des soins sans données de santé de qualité et transparence, même si cette dernière n’est pas aisée compte tenu de la subtilité des analyses ;
    • pas de pertinence des soins sans s’appuyer sur la parole des patients, sans leur responsabilisation accrue ;
    • pas de pertinence des soins sans une formation initiale et continue qui prenne à bras-le-corps cette problématique et l’intègre dans les mécanismes de recertification des professionnels de santé en cours de développement. Sans attendre que ce dispositif soit opérationnel tous les six ans pour les diplômés à partir de 2021.

    « Avec la pertinence des soins, on gagne sur les tableaux cliniques et financiers »

    « La pertinence des soins revêt un caractère majeur, car elle a pour objectif d’améliorer la qualité des soins en supprimant le gaspillage et aussi la sous-utilisation du système de soins,qui peuvent être délétères pour la santé de chacun, analyse le think tank Économie santé. Elle doit permettre également de dégager des marges de manœuvre financières pour investir là où les besoins sont criants soit en termes d’innovation, en particulier numérique, thérapeutique,préventive, soit en termes d’organisation. En fait, avec la pertinence des soins, on gagne sur les deux tableaux, cliniques et financiers. Mais, car il y a un mais de taille : on n’y arrive pas ou de manière parcellaire et fragmentée, et ce, au prix d’efforts importants. »

    Les 8 préconisations du think tank pour améliorer la pertinence en santé

    1. Rendre pertinente l’organisation et le financement du système de santé pour faciliter la pertinence des soins

    2. Mobiliser les professionnels en leur donnant les moyens d’analyser leurs pratiques, de partager les informations et en investissant résolument sur les données de santé

    Constat : « Tout un arsenal d’évaluation, de contrôle et de sanctions a été mis en place au fil des années pour traquer les cas les plus caricaturaux. Utile sûrement (et qu’il faut maintenir en l’adaptant), mais ceci n’est pas suffisant pour toucher l’ensemble des professionnels non plus dans un esprit de coercition, mais de co-construction. »

    Proposition :

    • garantir un retour d’information sur la pratique du professionnel de santé pour mieux le mobiliser ;
    • manier avec précaution les indicateurs, « chronophages à saisir et difficiles d’interprétation ou déconnectés de la pratique », commente le think tank.
    • inclure à côté des incitations financière la reconnaissance professionnelle, des investissements sur l’organisation, une logique d’équipe et respecter les cultures et responsabilités locales.
    • anticiper un impact négatif pour le professionnel de santé d’une innovation en termes d’organisation ou de rémunération, « une technique devenue obsolète peut toujours être rémunératrice. Il convient donc de proposer au professionnel des solutions pour accélérer le cas échéant l’abandon de la technique devenue obsolète,sans préjudice pour lui. »

    3. Sommer les CNP (Conseils nationaux professionnels) de produire chaque année au moins 5 recommandations « pertinentes » de pertinence des soins et de veiller à leur appropriation par les professionnels de santé

    4. Imposer aux fabricants de logiciels métier d’inclure des rappels simples et opérationnels des Reco « Pertinence des soins » en fonction du contexte clinique

    • Faciliter l’accès aux recommandations dans les logiciels métier en les simplifiant et en adjoignant une version patient :
      • intégrer dans ces logiciels des alertes anti-iatrogénie et les mettre régulièrement à jour.
    • L’interopérabilité doit être « résolument renforcée », en particulier pour rendre accessibles tous les services qui vont se développer et qui visent une meilleure pertinence.

    5. Inclure de manière explicite la pertinence dans la formation initiale et tout au long de la vie

    6. Assurer une transparence totale, publique et simple des données de santé en veillant à limiter les effets pervers

    Constat : « Aujourd’hui, les informations dont disposent les autorités, que cela soit les pouvoirs publics, la HAS ou l’Assurance maladie, ne sont pas toutes publiques ou faciles d’accès, ce qui revient au même, constate les auteurs du rapport. Ces données concernent par exemple pour un service donné le taux de complications, les infections nosocomiales, les taux de césariennes, l’activité de chirurgie pour cancer du sein, les résultats obtenus, le nombre de transplantations par an (certains services n’en réalisent qu’une seule par an), etc. La raison souvent avancée de cette opacité est que ces données doivent être interprétées et que leur publication risque d’avoir des effets pervers, comme par exemple entraîner une sélection des patients.

    Pour avoir de bons résultats, il suffit de ne prendre en charge que les patients « en bonne santé » et non pas les plus âgés ou polypathologiques. C’est exact, mais aujourd’hui l’absence de transparence nourrit bien des erreurs et des incompréhensions. La transparence vis-à-vis des patients est un élément clé de la pertinence des soins. Non pas tant semble-t-il par une modification du comportement des patients, mais du fait d’une prise en compte par les professionnels de la publication de ces données de pratique. »

    • Le think tank estime qu’il revient aux pouvoirs publics, et en particulier à la HAS, d’assurer cette transparence « quitte à l’accompagner et à avancer par étape », estimant que le site Scope Santé de la HAS, « qui fut un progrès en son temps, est aujourd’hui, en dépit des efforts de fonctionnalité, notoirement insuffisant ».
    • Unicancer va, pour certains de ses établissements, afficher dès 2019 des données de morbi-mortalité, en particulier les « courbes de survie » par pathologie et les informations recueillies auprès des patients en termes de résultats qui leur importent et d’expérience patient, et qui seront inclus dans le dossier patient.

    7. Fournir aux patients les moyens de s’impliquer réellement

    8. Associer les industriels à la pertinence des soins

    Constat : « Les industriels de la santé souhaitent être associés à la pertinence des soins et assurent qu’ils s’y consacrent déjà. Ils se considèrent comme des partenaires de santé avec les autorités, les sociétés savantes, les associations de patients, et surtout leurs clients, les établissements et les professionnels de santé. L’enjeu est tel qu’il est tentant de les prendre au mot. Reste à trouver les modalités pour éviter les dérives du passé, notamment au sein de l’industrie pharmaceutique. »

    • Les industriels dont les produits sont de plus en plus efficaces ont intérêt à ce que leurs médicaments ou appareils soient correctement utilisés. « D’autant plus que la vague d’innovations actuelle pourrait être mise à profit pour faire de la pertinence des soins une priorité, comme le préconisait la recommandation 2018 du think tank Économie santé pour la réduction des inégalités en santé, commentent les auteurs du rapport. L’innovation est une réelle opportunité pour trouver des solutions là où le système de soins fait défaut ».
    • La notion de pertinence pourrait ainsi être introduite explicitement dans l’accord-cadre, qui doit prochainement être négocié entre le Comité économique des produits de santé (CEPS) et les industriels, avec une valorisation sous couvert d’une évaluation en vie réelle.
      • L’accord-cadre actuel conclu jusqu’au 31 décembre2018 consacre un chapitre à la « Régulation des prix et bon usage » et un article à l’« Information des prescripteurs, [la]promotion et [la] publicité », mais la pertinence des soins n’est pas mentionnée, précise le think thank.
  • USA : BMS s’unit à Concerto HealthAI pour l’exploitation des données de vie réelle par IA (oncologie)

    Le laboratoire pharmaceutique américain Bristol-Myers Squibb (BMS) conclut un partenariat pluriannuel avec la société Concerto HealthAI (Boston), qui applique l’intelligence artificielle (IA) et l’apprentissage automatique à la génération de données « de vie réelle » pour les tests de nouveaux médicaments.

    BMS utilisera la plateforme technologique EurekaHealth de Concerto HealthAI pour exploiter les données de vie réelle dans le domaine pharmaceutique et pour l’application des solutions d’IA dans le domaine clinique.

    Les données de vie réelle de Concerto HealthAI proviennent notamment de la plateforme CancerLinQ, développée par une filiale à but non lucratif de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO).

    Cette décision, annoncée fin mars 2019, intervient après que la FDA a recommandé en décembre 2018 dans un programme dédié l’exploitation des données de vie réelle dans les essais cliniques et les études post-homologation.

    « Notre accord avec Bristol-Myers Squibb démontre que nous sommes arrivés à un tournant s’agissant des données de vie réelle », a déclaré Jeff Elton, le patron de Concerto HealthAI. Elles ne sont plus seulement un moyen de générer des informations mais un domaine à part entière, porteur d’amélioration des traitement et d’innovations thérapeutiques ».