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  • Étude : en e-santé, la communication médecin-patient est plus importante que la technologie (BMJ)

    L’évolution de la relation médecin-patient est l’aspect essentiel de la transformation numérique de la santé. C’est ce qu’affirme une étude* réalisée par le Medical Futurist Institute (MFI) de Budapest (Hongrie) et publiée par le British Medical Journal sous le titre « Opinion leader empowered patients about the era of digital health: a qualitative study ».

    Dans le cadre de ces travaux, publiés fin mars 2019, le MFI a réalisé de nombreux entretiens sur la transformation de la relation de soin du fait de la diffusion des technologies médicales. Pour les aspects concernant le patient, il a ciblé onze personnalités considérées comme des leaders d’opinion en e-santé, observateurs privilégiés de la transformation numérique du secteur et des changements culturels qu’elle entraîne. L’enquête tente d’extrapoler les tendances futures à partir de l’attitude de ces leaders d’opinion.

    Principaux enseignements de l’étude

    L’une des principales conclusions de l’étude est que les e-patients utilisent des outils tels que des moteurs de recherche, Skype ou Fitbit, mais aucune technologie hors de portée du consommateur moyen. Les auteurs des travaux en concluent qu’être agile avec la technologie est utile pour devenir e-patient mais pas essentiel. Parallèlement, les e-patients n’attendent pas non plus de leurs médecins qu’ils utilisent des technologies complexes.

    L’élément primordial est que les e-patients sont demandeurs d’un type de relation médecin-patient différent du modèle asymétrique traditionnel, un partenariat qui suppose que les deux parties s’écoutent, expriment clairement leurs besoins et leurs désirs et partagent un objectif commun.

    Selon un leader d’opinion interrogé, « au lieu que les médecins déconseillent aux patients de rechercher leurs symptômes dans Google parce qu’ils se sentiront plus malade », à l’avenir ils soutiendront réellement leurs patients « en leur apprenant comment utiliser Google et comment évaluer la crédibilité des informations qu’ils y trouvent« .

    Les leaders d’opinion en e-santé imaginent une pratique où la conversation sera au centre de la relation médecin-patient, dans laquelle les médecins encourageront les patients à les questionner, et où la technologie fera partie de la pratique quotidienne du soin, pour la simplifier sans rien remplacer. « À mesure que les technologies e-santé se diffuseront, qu’elles deviendront plus facile d’utilisation et plus efficaces, cela amènera plus de patients à s’engager dans leur propres soins », estiment les auteurs de l’étude.

  • Accompagner la transition numérique : l’un des 3 axes de l’accord cadre sur l’exercice coordonné (JO)

    Les principaux éléments abordés au cours des séances de négociation, tels que l’accompagnement du développement du numérique et les missions des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), se retrouvent dans l’accord conventionnel interprofessionnel (ACI) sur l’exercice coordonné, signé entre l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam) et les représentants des professionnels de santé libéraux, publié au Journal officiel le 7 avril 2019.

    L’objectif central est de participer au développement et à la généralisation de l’exercice coordonné afin de renforcer la prévention, de gagner en qualité et de favoriser l’ambulatoire. L’ACI « doit poursuivre son rôle de cadre structurant permettant d’impulser une dynamique dans chaque convention mono-catégorielle et dans les accords conventionnels interprofessionnels pour favoriser l’exercice coordonné des différents acteurs de santé », est-il expliqué en préambule.

    3 axes centraux ont été établis pour répondre à cet objectif :
    accompagner la transition numérique en santé pour favoriser la coordination des acteurs ;
    accompagner les évolutions de pratiques pour généraliser la prise en charge coordonnée des patients ;
    poursuivre la simplification des conditions d’exercice des professionnels de santé.

    Accompagner la transition numérique en santé pour favoriser la coordination des acteurs

    L’ACI évoque notamment les outils favorisant l’exercice coordonné. Parmi eux, les outils numériques tiennent une place importante.

    • Les parties signataires s’accordent sur la nécessité de continuer le processus de déploiement des différents outils d’appui à la coordination, « notamment en favorisant la prise en compte par les professionnels de santé des dernières versions de logiciels disponibles ».
      • Font donc partie de l’accord :
        • le dossier médical partagé (DMP) ;
        • les messageries sécurisées de santé (MSSanté) ;
        • les équipements permettant de recourir à la télémédecine ;
        • le déploiement de la prescription électronique.

    DMP

    L’objectif est d’atteindre 40 millions de DMP d’ici 5 ans. Pour ce faire, les signataires s’accordent pour mener en partenariat des travaux concernant les évolutions du DMP et des logiciels métiers des professionnels de santé :

    • faciliter l’interconnexion entre les données figurant dans les DMP et les données des logiciels métiers ;
    • téléchargement dans le logiciel métier des professionnels de santé des documents extraits du DMP ;
    • alimentation automatique du DMP par les données saisies dans le logiciel métier ;
    • intégration dans le DMP de la liste des professionnels de santé habituels assurant la prise en charge,etc.

    MSSanté

    L’objectif est que tous les professionnels de santé soient équipés d’une messagerie sécurisée de santé d’ici 3 ans.

    Pour y parvenir, « les partenaires conventionnels s’engagent à réaliser des travaux, en lien avec les éditeurs de logiciels et les fournisseurs de services de messagerie [dans l’optique de] favoriser l’intégration des messageries sécurisées au sein des logiciels métiers utilisés par les professionnels de santé ».

    Les équipements permettant de recourir à la télémédecine

    Les parties signataires estiment « nécessaire » d’accompagner les professionnels de santé qui souhaitent investir dans des équipements permettant le recours à la télémédecine.

    Ainsi, ils s’accordent pour que les accords conventionnels, mono catégoriels ou pluriprofessionnels, puissent comporter des aides aux investissements techniques nécessaires.

    E-prescription

    Les bénéfices attendus de la e-prescription mentionnés dans l’ACI sont les suivants :

    • simplifier et sécuriser le circuit de l’ordonnance, depuis la prescription jusqu’à la délivrance ou la réalisation de l’acte ;
    • fluidifier et fiabiliser les échanges entre les médecins et les professions prescrites grâce à la dématérialisation et à la structuration des données des prescriptions, les prescripteurs ayant par exemple accès aux informations de la délivrance des médicaments qu’ils ont prescrits ;
    • favoriser la coordination des soins grâce au partage des informations de prescription entre les professionnels de santé ;
    • fiabiliser les remboursements et réduire les risques de falsification ou d’indus induits par des prescriptions non conformes à la liste des actes et prestations

    « Au regard de ces enjeux considérables, les parties signataires se fixent pour objectifs la mise en œuvre et le déploiement de la e prescription avec un calendrier progressif mais ambitieux sur une période de quatre ans pour toutes les prescriptions (produits de santé, examens de biologie, d’imagerie, actes infirmiers…) », indiquent-ils.

    La gouvernance, les principes et les règles applicables à la mise en place et au déploiement de la e-prescription, dont les cahiers des charges, « doivent être définis de manière conjointe entre l’Assurance maladie et les représentants des professionnels de santé ».

    Accompagner les évolutions de pratiques pour généraliser la prise en charge coordonnée des patients

    Pour accompagner les évolutions des pratiques dans l’optique de généraliser la prise en charge coordonnée des patients, les parties signataires ont fixé 4 objectifs :

    1. Généraliser l’exercice coordonné

    « Les parties signataires s’accordent sur le fait que le développement d’organisations structurées et coordonnées, capables d’assurer le suivi et l’accompagnement des patients, dont un nombre croissant présente un profil de polypathologies, de pathologies chroniques, voire de dépendance, est un objectif majeur pour notre système de santé », est-il expliqué.

    Le renforcement de la coordination entre les professionnels de santé et leur capacité à s’organiser sont des « conditions essentielles » pour garantir :

    •  une meilleure prise en charge des patients (meilleur suivi des pathologies et des éventuelles complications) ;
    • un moindre recours à l’hôpital et aux services d’urgences ;
    • une meilleure articulation entre la ville, l’hôpital et le médico-social.

    2. Accompagner les démarches en faveur de l’exercice coordonné

    3. Favoriser le recours à la télémédecine

    Le déploiement de la télémédecine est présenté comme un « enjeu clé pour l’efficience de l’organisation et de la prise en charge des patients notamment en zone sous dense en offre de soins ».

    Les parties signataires estiment que les accords conventionnels doivent comporter des mesures incitatives en matière d’équipements pour favoriser le recours aux actes de télémédecine. Ces mesures peuvent s’intégrer dans les forfaits structure inscrits dans les accords conventionnels.

    4. Favoriser l’implication des professionnels de santé dans les actions et programmes de prévention et de promotion de la santé

    Poursuivre la simplification des conditions d’exercice des professionnels de santé

    En ce qui concerne la simplification de l’exercice coordonné, l’Uncam va poursuivre l’accompagnement individualisé des professionnels de santé.

    • Des échanges vont être proposés à toutes les catégories et des rencontres avec les praticiens conseils.
    • L’accompagnement sera davantage personnalisé, avec, entre autres, la mise en place d’échanges confraternels autour de cas-patients afin de comprendre et tenter de surmonter les difficultés rencontrées. « Pour les années à venir, l’objectif est de construire un accompagnement par pathologie, plus orienté vers le parcours de soins des patients, est-il indiqué. Dans ce contexte, l’approche pluri-professionnelle de l’accompagnement va être développée. »
    • La participation de l’Assurance maladie aux cotisations sociales des professionnels est confirmé.
  • FASN Cancérologie : création de nouveaux métiers et transformation des pratiques (2/04/19)

    De nombreux aspects de la cancérologie sont aujourd’hui impactés par la transformation numérique et représentent des opportunités et des défis pour les acteurs de santé. Les évolutions de la prise en charge et de l’organisation des soins induites par les progrès de la recherche et les nouvelles thérapies ouvrent la porte à de nouveaux métiers mais invitent avant tout les professionnels à faire évoluer leurs pratiques et donc les métiers existants.

    Lors des 36h chrono de la cancérologie, qui se sont tenues le 2 avril 2019, Christelle Galvez, directrice des soins et des parcours de santé du Centre Léon Bérard à Lyon, a animé le lab sur la transformation des métiers de la cancérologie. « Nous avons surtout échangé sur l’évolution de nos métiers en lien avec le numérique. Pour les nouveaux métiers, nous avons réfléchi sur comment les intégrer, déterminer des cotations et trouver le langage commun », indique-t-elle à Health & Tech Intelligence.

    En effet, si le troisième plan cancer intègre les nombreux atouts de la santé numérique dans la prise en charge et l’organisation des soins, il reste silencieux sur la création de métiers liés directement au numérique. Unicancer va plus loin en appelant à l’accompagnement des nouveaux métiers liés au développement des données de santé (bio-informaticiens et data managers) et à la création d’une filière de formation.

    La santé numérique, pas encore vraiment une priorité

    De nombreux aspects de la cancérologie sont aujourd’hui impactés par la transformation numérique et représentent des opportunités et des défis pour les acteurs de santé. Outre les évolutions de la prise en charge et de l’organisation des soins induites par les progrès de la recherche et les nouvelles thérapies, de nouveaux métiers apparaissent et d’autres évoluent.

    Le troisième plan cancer intègre les nombreux atouts de la santé numérique dans la prise en charge (outils pour garder le lien avec l’école, l’université…) et l’organisation des soins (dossier patient informatisé, dossier communicant de santé…). Il intègre, dans son objectif 4, la reconnaissance de nouveaux métiers en cancérologie, comme l’infirmier clinicien, devenu depuis l’infirmier de pratique avancée, le radiophysicien et le dosimétriste. Pour autant, il n’évoque pas les métiers liés directement au numérique.

    Unicancer, qui appelle à un nouveau plan cancer, avait adressé une série de propositions aux candidats aux élections présidentielles de 2012. Parmi elles, l’accompagnement de l’émergence de nouveaux métiers en cancérologie dont ceux liés au développement des données de santé (bio-informaticiens et data managers). La fédération des centres invite également à la création d’une filière de formation et d’émergence des futurs métiers de la e-santé et du big data concernant le traitement du langage, l’analyse sémantique, etc.

    Le programme Ma Santé 2022, quant à lui, voit surtout dans le numérique, l’opportunité « d’améliorer les organisations, dégager du temps médical et offrir un bouquet de services numériques aux professionnels de santé ». Dans les faits, le développement de ces nouveaux métiers est donc encore au stade des expérimentations, notamment au regard de l’hétérogénéité du niveau de développement du numérique, évoqué par le Pr Gilles Calais, président de la FHF Cancer, dans une interview accordée à H&TI.

    L’évolution des métiers de la recherche

    Le premier axe du lab qui s’est déroulé lors des 36h chrono de la cancérologie a insisté sur la croissance des métiers de la recherche en cancérologie depuis 2004. Dans les CHU, en 2016, ils représentait plus de 5 000 employés équivalant temps plein. Le champs de la recherche regroupe ainsi 9 métiers reconnus depuis 2008, de l’assistant de recherche clinique au coordinateur mais aussi le gestionnaire de données médicales et le bioinformaticien.

    Pour Marie Lang, directrice du comité national de coordination de la recherche « la transformation attendue de la médecine doit faire repenser l’organisation de la recherche alors que la révolution numérique percutent les frontières entre recherche, santé, prévention et le parcours patient ».

    L’arrivée massive du numérique inquiète certains professionnels sur la valorisation de leur plus-value et donc sur la pérennité de leurs postes, qui sont déjà liés à la durée des projets de recherche et essais cliniques. Cette précarisation aboutit a un turnover important ainsi qu’à une difficulté de recrutement pour les métiers d’assistants ou techniciens de recherche clinique et de chefs de projets à compétence cancérologique, une fuite des talents et une démotivation.

    L’évolution de ces métiers à l’ère du numérique doit être accompagné d’une démarche pour les rendre plus attractifs et fidéliser ces professionnels.

    La création d’une direction des data

    Il y a environ 2 ans, une direction des data a été ouverte à l’Institut Curie, sous la direction du Pr Alain Livartowski pour « valoriser ces données accumulé depuis des années pour la recherche et pour la santé en utilisant notamment les algorithmes de l’intelligence artificielle », a indiqué à H&TI le professeur. Au sein de cette direction, plusieurs métiers sont représentés pour accompagner la transformation numérique.

    Selon Julien Guérin, directeur des données à l’Institut Curie, la transformation numérique est à la fois une modernisation des parcours de prise en charge clinique, avec notamment le développement de moyens de communication vers les patients et le développement d’outils innovants pour l’accompagnement diagnostique et théranostique (contraction de thérapie et diagnostic) ou des projets de recherche (entrepôts de données, IA). L’accompagnement au changement est une clé du succès pour tirer partie de toutes les énergies. « Il faut partir des idées reçues et montrer le bénéfice notamment de remettre l’humain comme valeur essentielle, commente Julien Guérin. L’outil n’est pas là pour contrôler mais pour aider. » Le numérique fait évoluer les métiers mais ne les remplace pas dans un contexte d’activité toujours plus tendu et à effectif constant.

    Les actions à faible plus-value (impression papier, transmission de documents, etc.) seront remplacées par de nouvelles actions à meilleure plus-value (contrôle qualité, temps pour la recherche, amélioration continue des processus). Par exemple, les assistantes médicales, dont l’activité était jusque là concentrée sur la saisie pourraient être inquiètes du développement des outils qui l’automatise. L’accompagnement au changement consiste à à leur redonner une valeur ajoutée et les faire évoluer dans leur métier. « Il s’agit d’ailleurs plus de l’évolution d’une équipe que des métiers », observe Julien Guérin.         

    Personnaliser la prise en charge avec le numérique

    L’apprentissage principal de ce lab est donc bien que la santé numérique, avant la création de nouveaux métiers, fait évoluer les métiers actuelles. La recherche menée par Julien Edeline, oncologue médical au Centre Eugène Marquis à Rennes, en est un bon exemple. Il réaliste actuellement une étude sur 5 centres pour recueillir les symptômes des patients, en s’appuyant sur les infirmières pour mieux organiser l’hôpital de jour (HDJ). Cette personnalisation anticipée de la prise en charge en HDJ est basée sur un recueil des données via un outil numérique et une évaluation clinique réalisée par une infirmière de pratiques avancées (IPA).

    Le tout nouveau métier d’IPA, dont le décret est paru en juillet 2018, croise ainsi le développement de la santé numérique. L’algorithme permet d’anticiper et authentifier les actions à mettre en place lors de la venue des patients selon le recueil. L’IPA est ainsi intégrée pleinement et a sa place dans l’organisation. Grâce à l’outil numérique, elle participe à rendre plus efficace le temps passé en hôpital de jour.

  • Télésanté : l’enquête ACT@Scale de Philips souligne l’importance de l’empowerment

    Philips a présenté les résultats du programme ACT@Scale (Advancing Care Coordination & Telehealth Deployment at Scale) qu’elle a cordonné, lors de la 19eme conférence internationale sur la santé intégrée (International Conference on Integrated Care) organisée à San Sebastian en Espagne du 1er au 3 avril 2019.

    Cette enquête s’est penchée 3 ans durant dans 6 régions européennes (Écosse, Pays basque, Catalogne, Sud du Danemark, Nord des Pays-Bas et Allemagne du Sud) sur les facteurs de réussite des projets de coordination des soins et de télésanté.

    Les conclusions de l’enquête soulignent notamment l’importante de l’engagement du patient et de son autonomisation (empowerment). Elle recommande à ce propos d’intégrer à tout projet un protocole de recueil des retours d’expérience de la part du patient, et de s’assurer que ces données soient également transmises aux praticiens.

    Inciter les stakeholders à prendre part aux dispositifs via le recours aux réseaux professionnels

    Le document insiste également sur l’importance de motiver les professionnels de santé (stakeholders) et de les inciter à prendre part aux dispositifs : il recommande pour ce faire d’avoir recours aux réseaux professionnels formels et informels. Les décideurs sont encouragés à introduire diverses méthodes de communication interne pour diffuser les résultats des projets et convaincre de leur impact positif.

    Exemple de projet : la plateforme My Diabetes My Way

    L’enquête donne notamment en exemple le projet My Diabetes My Way, une plateforme développée par l’université de Dundee en Écosse pour aider les patients diabétiques à gérer eux-mêmes cette maladie chronique. Cette initiative a été une réussite, notamment grâce à l’importance accordée à la communication avec les patients et les professionnels.

    « Le programme ACT@Scale fournit une méthodologie claire pour l’amélioration de la qualité de service en matière de coordination des soins et de la télésanté, déclare Carla Kriwet, chef de projet Connected Care à Philips. Il livre la preuve de notre engagement à aider les professionnels de santé à mettre en œuvre des modèles innovants pour aider des milliers de personnes âgées ou atteintes de maladies chroniques dans différents contextes locaux. »

  • La Withings Move, tracker d’activité et de sommeil, lancée sur le marché

    La Withings Move, une montre connectée analogique et numérique personnalisable, est désormais disponible à l’achat sur le site de son fabricant pour 75,95 euros. Présenté en janvier 2019 à l’occasion du CES de Las Vegas, ce tracker permet de mesurer l’activité physique en suivant notamment la fréquence cardiaque en temps réel. Il n’y a pas d’écran : les informations s’affichent sur le sous-cadran par le biais d’une aiguille dédiée.

    Résistante à l’eau et à la poussière, étanche jusqu’à 50 mètres de profondeur et possédant une autonomie pouvant aller jusqu’à 18 mois, le système peut s’adapter à des dizaines de disciplines (marche, course, natation, etc). La montre est aussi capable d’analyser la qualité du sommeil.

    L’utilisateur peut retracer ses sessions avec le GPS connecté via smartphone. La montre se synchronise avec l’application Health Mate, gratuite, pour qu’il puisse observer l’évolution de son activité ou de son sommeil.

    La Withings Move est personnalisable. 4 modèles de base sont proposés par la marque mais jusqu’à 5 850 combinaisons sont possibles. L’utilisateur peut ainsi choisir le cadran, le boîtier, l’aiguille du tracker et le bracelet. Chaque produit est assemblé dans un atelier dédié nommé « La Manufacture ». Withings vise une production de 100 000 unités. Actuellement, la capacité de production est limitée à 200 montres par semaine mais, selon l’évolution des commandes, d’autres sites d’assemblage pourraient être ouverts, indique la société, vendue à Nokia en 2016 et finalement racheté en 2018 par son co-fonddateur Eric Carreel.

  • L’APF France Handicap lance APFLab-LeHub pour connecter numérique et inclusion

    APF France Handicap lance APFLab-Le Hub. Cette structure se fixe l’objectif d’ »évaluer le potentiel des technologies émergentes, des nouveaux produits et services susceptibles de compenser un handicap ou un déficit sensoriel [et de] faire connaître ces mêmes technologies au plus grand nombre, en informant et formant les aidants et les bénéficiaires ». Elle remplace le Centre d’expertise et de ressources nouvelles technologies et communication (C-RNT).

    Le lancement a été célébré le 5 avril 2019 à l’imaginarium Plaine Images de Tourcoing (Nord) en présence de Sophie Cluzel, la secrétaire d’État en charge des Personnes handicapées, de Gérald Darmanin, du ministre de l’Action et des Comptes publics etex-maire de Tourcoing (2014-2017), et de Marie-Anne Montchamp, présidente de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

    Le C-RNT était installé depuis sa création en 1996 à l’Institut d’éducation motrice (IEM) Christian Dabbadie, à Villeneuve-d’Ascq. Il a rejoint en juin 2018 la Plaine images, écosystème de 125 entreprises dédié aux industries créatives (animation, audiovisuel, jeux vidéo, marketing digital) afin de promouvoir l’innovation dans son domaine.

    800 fiches pratiques à disposition

    APFLab-LeHub se veut « l’interlocuteur privilégié de toute personne physique ou morale à la recherche de solutions innovantes d’accessibilité [ou qui] cherche à approfondir sa connaissance des usages numériques des personnes en situation de handicap », précise APF France Handicap. Il publie sur son site internet quelque 800 fiches pratiques dans 7 domaines : contacteurs, ordinateurs, logiciels et appli, jeux et loisirs, aide à la communication, mobilité et domotique.

    Une collaboration avec des chercheurs et des industriels

    Parallèlement à cette mission d’information, le Hub ambitionne de collaborer avec des chercheurs et des industriels pour « s’assurer que les besoins des personnes en situation de handicap sont intégrés dès les phases de conception ».

    La Plaine image : un hébergeur de start-ups

    Saluant de son côté les entrepreneurs qui « font bouger les lignes en proposant des solutions adaptées », La Plaine image donne l’exemple d’une start-up qu’elle héberge, Wivy, connue grâce à son application professionnelle d’animation en Ehpad.

  • Novo Nordisk et l’appli myDiabby déploient un service de télésurveillance du diabète en Algérie

    L’entreprise pharmaceutique Novo Nordisk et la plateforme pour le suivi du diabète myDiabby, développée par la société française Be4Life, signent un contrat de partenariat pour mettre en place une solution de télésurveillance du diabète en Algérie, qui permettra aux patients d’être connectés à leur médecin traitant 24h sur 24 et aux professionnels de santé de travailler en réseau pour améliorer la prise en charge. Une opération pilote sera lancée prochainement dans plus d’une dizaine d’établissements hospitaliers publics et privés à l’échelle nationale.

    Il s’agira du premier service de télémédecine de référence pour le traitement du diabète à être déployé en Algérie, commente Jean-Paul Digy, directeur général Algérie-Afrique du Nord de Novo Nordisk, cité par le quotidien algérien El Watan dans un article publié le 7 avril 2019. L’application sera accessible en arabe, en français et en anglais.

    L’opération va être confiée à des médecins ayant suivi une formation en éducation thérapeutique, aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé, précise de son côté Maria Rim Benmoussa, chef du projet digital à Novo Nordisk en Algérie. « Grâce à cette application, le patient a la possibilité, dans le cas d’une hyperglycémie par exemple, surtout chez la femme enceinte, de contacter et [de] communiquer avec son médecin traitant au temps T afin d’adapter le traitement », explique-t-elle au journal algérien.

    Le patient peut également disposer d’une prescription médicale automatisée sur son terminal par le biais d’un logiciel à installer. Il doit simplement rentrer ses mesures glycémiques pour ensuite obtenir des indications afin d’ajuster la dose d’insuline à injecter.

    MyDiabby, leader français dans le suivi du diabète gestationnel

    Créé en 2015 en France par la start-up Be4Life, avec le soutien du laboratoire Lilly, myDiabby est présentée comme la première plateforme française de suivi du diabète gestationnel, avec pour objectif d’atteindre un meilleur équilibre glycémique et moins de complications.

    Il s’agit du plus important programme de télémédecine en France, avec plus de 10 000 actes de télésurveillance réalisés chaque mois pour 10 000 patientes atteintes de diabète gestationnel, indique la société.

    Actuellement utilisé dans 70 CHUs, myDiabby se décline en 2 solutions :

    • l’application mobile pour les patients ;
    • le portail web professionnel de santé.

    Le service est adapté en fonction des retours des utilisateurs et 2 mises à jour sont effectuées chaque semaine.

    En ce qui concerne la sécurisation des données recueillies, une traçabilité sur tous les échanges est prévue, que ce soit sur l’activité ou le nombre de patients suivis, explique Pierre Camille Altman, co-fondateur de myDiabby (source : El Watan).

    Plus de 50 000 patients

    Depuis le lancement de la plateforme en France en 2015, plus de 50 000 patients ont été suivis et 250 remboursements au profit des équipes médicales pour la solution technologique ont été effectués par le biais de la solution, indique Pierre Camille Altman.

    Un élargissement de l’appli au diabète de type 1 et 2 et à la pédiatrie

    En raison de la bonne adhésion de ses utilisateurs, professionnels de santé et patients, myDiabby a élargi en 2018 ses applications au suivi des patients atteints d’un diabète de types 1 ou 2 et aux enfants diabétiques. « Des ajustements nécessaires ont été faits pour permettre à cette frange de population d’être suivie », précise le co-fondateur.

  • Alpes-Maritimes : AAP soutien aux équipes médicales et scientifiques pour des innovations techniques

    Le Conseil départemental des Alpes-Maritimes lance son 11ème appel à projets (AAP) « Soutien aux équipes médicales et scientifiques du département pour des innovations techniques dans le domaine de la santé ». Plus précisément, cet AAP porte sur les équipements dédiés à la recherche médicale et aux améliorations dans les domaines du dépistage, du diagnostic et du traitement.

    Les dossiers de candidature, téléchargeables ici, doivent être adressés au plus tard le 4 juillet 2019 à minuit (date de réception) à aapsante2019@departement06.fr.

    Les projets seront examinés et évalués par « un comité scientifique composé de spécialistes et de personnalités éminentes de la santé », précise le Département. La sélection définitive sera effectuée par la commission permanente du Conseil départemental. Les résultats seront communiqués par écrit à tous les candidats.

    Objectifs :

    L’objectif principal de cet appel à projet (AAP) est de favoriser ou d’accompagner des projets innovants, développés par des équipes travaillant sur le territoire départemental dans l’optique d’améliorer la santé, la prévention, le dépistage, le diagnostic ou la prise en charge des pathologies.

    Il vise, par une aide à l’investissement, de soutenir les équipes médicales dans des projets novateurs directement liés aux domaines de compétence attribués au Département des Alpes-Maritimes par la loi.

    « Ces projets ne pourront pas être des compléments de projets déjà dotés lors des précédents appels à projets santé, indique le Département. Cependant, s’agissant d’un projet d’équipement complémentaire permettant d’aboutir à un nouveau projet, celui-ci dit « variante » pourra être examiné.

    Organismes éligibles :

    L’AAP doit impliquer des acteurs implantés sur le territoire des Alpes-Maritimes.

    Les porteurs de projet peuvent être :

    • des établissements de soins publics ou privés (à l’exception de ceux gérés par une société à but commercial : SARL, SA, SELARL… ) ;
    • des instituts de recherche et des centres universitaires ;
    • des associations déjà constituées, identifiées et enregistrées.

    Thèmes :

    Dans le cadre des innovations techniques, technologiques ou d’usage dans le domaine de la santé, les thèmes retenus pour cet appel sont les suivants :

    • 1. le dépistage et traitement du cancer, incluant les cancers de l’enfant ;
    • 2. le traitement des maladies neuro-dégénératives et du handicap (la perte d’autonomie, les maladies rares ou orphelines, la maladie d’Alzheimer) ;
    • 3. la e-santé et les nouvelles technologies comme moyen de mieux traiter, d’améliorer la permanence des soins et d’améliorer la diffusion des progrès cliniques ;
    • 4. la connaissance de l’impact de l’environnement sur la santé et les moyens pour limiter la vulnérabilité (déterminants de la santé, développement durable, sensibilité et inégalité) ;
    • 5. l’intelligence artificielle comme moyen de mieux assister les cliniciens et les chercheurs dans les domaines de la cancérologie, de la perte d’autonomie, et également dans d’autres domaines des traitements des maladies chroniques ; sont visés également les traitements personnalisés grâce au traitement des données médicales (data base).

    Les projets proposés doivent se dérouler sur le territoire des Alpes-Maritimes.

    Les porteurs de projet peuvent déposer un ou plusieurs dossiers sur la ou les thématiques qu’ils auront retenues.

    Cet AAP finance partiellement les dépenses d’investissement des dossiers qui seront retenus.

    Critères de sélection :

    Les critères de sélection tiennent compte de la qualité scientifique, de l’adéquation à l’appel à projets mais également de l’originalité du sujet, du choix des méthodes, de la compétence des équipes et de la pertinence du budget.

    Sont recevables les projets répondant aux indications figurant dans les points 1 à 5 ci-dessus et comprenant toutes les informations et documents sollicités.

    Seuls les meilleurs projets bénéficieront d’une subvention d’investissement du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, dans la limite des crédits disponibles, en fonction des critères suivant :

    • réalisme technique, économique et social du projet, existence d’un partenariat ;
    • caractère innovant ;
    • qualité des conditions prévues pour la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation (méthodologie, remise régulière de rapports d’avancement technique) ;
    • pertinence de l’offre par rapport aux besoins spécifiques en matière de santé dans les Alpes-Maritimes ;
    • principe translationnel structurant le projet.

    Modalités de financement :

    La participation maximale du Département des Alpes-Maritimes est fixée à 50 % du montant des dépenses d’investissement. « La modulation de cette participation relève de la compétence exclusive de la commission permanente du Conseil départemental des Alpes-Maritimes », est-il précisé.

    « Les projets retenus feront l’objet d’une convention relative au financement d’une subvention d’investissement avec un engagement de réalisation du projet dans un délai de 3 ans », ajoute le Département.

    Le versement s’effectuera en 3 fois :

    • Subvention inférieure à 100 000 € :
      • 25 % après notification de la convention ;
      • 50 % à réception des factures dûment acquittées ;
      • solde à réception du rapport final sur la réalisation de l’action menée.
    • Subvention supérieure à 100 000 € :
      • 50 % après notification de la convention ;
      • 25 % à réception des factures dûment acquittées ;
      • solde à réception du rapport final sur la réalisation de l’action menée.
  • Alexa, l’assistant vocal d’Amazon, propose désormais des fonctionnalités conformes à la norme HIPAA

    Amazon a annoncé le 4 avril 2019 sur le blog dédié aux développeurs d’Alexa que son assistant virtuel prenait pied pour de bon dans le monde de la santé grâce à sa conformité à la norme HIPAA, ce texte de 1996 qui réglemente l’échange électronique de données de santé.

    Via son Alexa Skills Kit, le groupe de Jeff Bezos permet désormais aux développeurs qu’il sélectionne de programmer pour Alexa des fonctionnalités conformes à la norme HIPAA : ces « skills » sont l’équivalent des applications pour smartphones. Chaque société peut lancer la sienne pour être accessible à ses clients via Alexa.

    Amazon est aujourd’hui en mesure de proposer ces programmes parce qu’il est habilité à passer des accords avec des professionnels de santé soumis à la norme HIPAA. 6 nouvelles « skills » ont été publiées.

    Les six nouvelles Skills conformes à la norme Hipaa

    Les nouveaux programmes disponibles pour Alexa et habilités à gérer des données de santé émanent de diverses sociétés actives dans le domaine sanitaire, notamment d’établissements hospitaliers ou d’industriels.

    Express Scripts permet désormais à ses membres de vérifier via sa Skill Alexa l’état d’une commande de médicaments à domicile et demander des notifications lorsqu’elles sont expédiées.

    Le groupe Cigna permet aux bénéficiaires d’un de ses programmes de gérer leurs objectifs d’amélioration de leur santé via la Skill Cigna Health Today.

    Avec la Skill Eras (Enhanced Recovery after Surgery), l’hôpital pour enfants de Boston (Boston Children’s hospital) permet aux parents de leurs jeunes patients de tenir les soignants informés de l’évolution de leur état de santé après leur sortie de l’hôpital, et de recevoir des notifications relatives au suivi post-opératoire.

    Les groupements d’hôpitaux américains Providence St Joseph Health et Atrium Health  permettent via leurs  » skills » respectives de localiser un service d’urgence à proximité et de prendre rendez-vous pour le jour même.

    Livongo permet aux utilisateurs de son outil de contrôle glycémique de demander leurs analyses et de recevoir des conseils personnalisés via Alexa.

    « Les développeurs de ces nouvelles Skills dans le domaine de la santé sont ravis de permettre à leurs clients d’accéder à leurs services dans le confort de leur foyer en demandant simplement à Alexa « , affirme Rachel Jiang, chef de projet Alexa Health and Wellness chez Amazon.

  • Étude : une molécule cruciale dans le traitement du cancer décryptée et modélisée en 3D (Nature)

    Des scientifiques de la Columbia University, en collaboration avec des chercheurs de Nimbus Therapeutics, ont déterminé pour la première fois la structure 3D d’une enzyme métabolique qui pourrait constituer la prochaine cible moléculaire majeure dans le traitement du cancer. Les résultats de leur étude*, publiés le 3 avril 2019 dans Nature, représentent le premier pas vers une meilleure compréhension de l’enzyme afin de créer des thérapies moléculaires efficaces pour les patients.

    Une technique d’imagerie révolutionnaire

    La thérapie ciblée est un domaine actif de la recherche sur le cancer qui consiste à identifier des molécules spécifiques dans les cellules cancéreuses afin de les aider à croître, à se diviser, à se propager et à interférer avec la progression des cellules cancéreuses. Pour mettre au point de telles stratégies thérapeutiques, une étape essentielle du processus de découverte de médicaments consiste à comprendre le fonctionnement des composés au niveau moléculaire.

    Des chercheurs de l’Université Columbia ont mis au point une technique d’imagerie appelée microscopie électronique cryogénique (cryo-EM) afin de résoudre la structure complexe d’une enzyme qui joue un rôle clé dans la prolifération des cellules cancéreuses. La cryo-EM permet l’imagerie haute résolution d’échantillons biologiques congelés au microscope électronique. Une série d’images bidimensionnelles est ensuite reconstruite par calcul en modèles 3D précis et détaillés de structures biologiques complexes telles que les protéines, les virus et les cellules.

    La structure d’une molécule modélisée en 3D

    En collaboration avec le Nimbus Therapeutics, une société de biotechnologie américaine pionnière dans l’application de technologies informatiques très avancées à la conception et au développement de nouveaux traitements, ces chercheurs ont utilisé cette technique d’imagerie pour modéliser en 3D la structure de l’ACLY, « une enzyme métabolique qui contrôle de nombreux processus cellulaires, y compris la synthèse des acides gras dans les cellules cancéreuses », explique Liang Tong, principal auteur de l’étude. Dans le cancer du sein et du poumon, on observe une activité accrue d’ACLY. « En outre, des inhibiteurs de cette enzyme pourraient être utiles pour contrôler les niveaux de cholestérol », ajoute Lian Tong.

    Jusqu’à maintenant, seuls des fragments de cette enzyme avaient pu être décryptés. Mais la cible semblait déjà très prometteuse. Un essai clinique a déjà démontré qu’un inhibiteur d’ACLY pouvait réduire de 30 % le cholestérol (LDL) lorsqu’il était pris seul et de 20 % supplémentaire en association avec des statines. Et il a été constaté que ACLY était surexprimé dans plusieurs types de cancers. Des expériences ont montré que le fait de l’inhiber empêchait les cellules cancéreuses de croître et se diviser.

    Une nouvelle cible thérapeutique dans le cancer ?

    La microscopie électronique cryogénique et la mise à jour de la structure en 3D d’ACLY ont révélé un mécanisme inattendu d’inhibition. L’équipe a découvert qu’un changement significatif de la structure de l’enzyme était nécessaire pour que l’inhibition soit efficace. Ce nouveau mécanisme d’inhibition d’ACLY pourrait constituer une meilleure approche pour la mise au point de médicaments destinés à traiter le cancer et les troubles métaboliques.

    « Cette étude est un excellent exemple de la façon dont notre travail chez Nimbus combine une technologie de pointe, des approches informatiques et une découverte approfondie de médicaments afin de générer de nouvelles connaissances scientifiques », a déclaré Jeb Keiper, P.-D.G. de Nimbus.