Articles

  • Doctochrono suspend son activité de vente de RDV après la saisine du Cnom par le Dr J. Marty (UFML)

    Doctochrono a suspendu son activité et l’accès à son site internet après que le Dr Jérôme Marty, président de l’UFML-S, s’est élevé début avril 2019 sur Twitter contre cette « conciergerie » qui promet à ses clients de leur négocier des rendez-vous médicaux prioritaires. Le médecin dénonce ce « parasite qui se nourrit sur les patients et les soignants », organisant « une sorte de marché noir » . La société explique avoir suspendu son service « dans l’attente de l’étude des allégations sur [son] activité ».

    Fondé en 2018, Doctochrono propose sur son site d’obtenir en 24 heures un examen d’IRM ou de scanner ou rapidement une consultation avec un spécialiste, « sans perdre de temps au téléphone ou à chercher sur les sites de rendez-vous en ligne » pour un tarif de 30 à 40 euros selon la spécialité médicale : « Vous ne payez que si nous trouvons », indique l’entreprise.

    Cette polémique intervient alors que selon une étude de la Drees publiée en octobre 2018, dans certaines spécialités médicales, les délais d’attente moyens avant consultation sont supérieurs à 2 mois :  61 jours en dermatologie ; 80 jours en ophtalmologie et 50 jours chez le cardiologue.

    Selon le Dr Jérôme Marty, Doctochrono « marchandise le soin »

    Le Dr Jérôme Marty estime que Doctochrono « marchandise le soin », rendant « de fait inégalitaire la prise de rendez-vous et l’obtention d’un délai court d’examen ou de consultation » et/ou orientant vers « la création d’un réseau de soin caché ». Il redoute la mise en place d’un engrenage, comme il le précise au Généraliste : « Plus DoctoChrono va acheter des pools de rendez-vous, moins il y en aura de disponibles pour les patients. Ils auront donc plus de difficultés et donc encore plus besoin de cette société ».

    Saisi, le Cnom va réaliser une instruction plus approfondie

    Saisi par le Dr Jérôme Marty, Jacques Lucas, délégué général au numérique du Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom), affirme sur Twitter avoir transmis cette « interrogation » aux services concernés du Cnom « pour une instruction plus approfondie ».

    Doctochrono estime pratiquer des tarifs raisonnables et aider « de nombreuses personnes »

    Doctochrono s’est défendu sur les réseaux sociaux, estimant  « pratiquer des tarifs raisonnables «  pour un service qui « a aidé de nombreuses personnes qui préfèrent payer un coordinateur pour se charger de recherches à leur place », notamment  « des personnes âgées, des patients qui n’ont pas d’entourage pour les aider.

    La start-up communiquait cependant sur Linkedin en direction des « entrepreneurs, cadres, dirigeants » pour qui il est difficile de « prendre soin de soi dans (des) vies chargées », visant également les « Français vivant à l’étranger » pour leur indiquer qu’« un passage en France peut être une bonne opportunité pour consulter un spécialiste, réaliser un examen ou même faire un checkup médical ».

    « Comment Doctochrono peut-il vous obtenir un rendez-vous aussi rapidement ? Rien de magique, mais le résultat de 15 ans de pratique dans le secteur de la santé », explique la société sur son site. Les dirigeants de Doctochrono, son président Stéphane Roy et son directeur général Nicolas Broussard, étaient en effet déjà associés depuis 2003 au sein de la société Simplify, qui propose un service de secrétariat téléphonique médical (aide à la prise de rendez-vous, transcription pour la saisie de comptes rendus, envoi postal des courriers et comptes rendus médicaux).

    La start-up affirme qu’elle « a pu ainsi développer des partenariats privilégiés avec les centres de santé et d’imagerie médicale et les cabinets de spécialistes sur l’ensemble du territoire », ce qui lui permet aujourd’hui d’avoir « accès en temps réel aux créneaux encore libres et aux nouvelles possibilités de rendez-vous dues aux désistements ».  

  • Numérique : Antoine Darodes et Nicolas Vignolles épauleront Cédric O

    Le secrétariat d’État au Numérique a transmis à à HTI le mardi 9 avril 2019 la composition du cabinet de Cédric O.

    Antoine Darodes est nommé directeur de cabinet. Directeur de l’Agence du Numérique depuis depuis juillet 2015, il avait quitté son poste en décembre 2018. Il avait été chargé dès 2012 par le gouvernement de diriger la Mission Très Haut Débit. Il est ancien élève de l’École Normale Supérieure de Cachan.

    Nicolas Vignolles est nommé chef de cabinet et conseiller parlementaire. Directeur Affaires publiques et communication de France Digitale depuis janvier 2019, il occupait le même poste au sein de la plateforme de « civic tech » Make.org, « solution digitale de consultation massive », depuis février 2017.

    Il a également été chef de cabinet adjoint, conseiller parlementaire de Fleur Pellerin quand elle était ministre déléguée chargée de l’Innovation de 2012 à 2014. Il l’a suivie quand elle a été nommée au Commerce extérieur puis à la Culture. Il est diplômé du Celsa et de l’IEP Grenoble.

    Philippe Englebert est nommé « Conseiller entreprises et écosystèmes ». Il était Adjoint Chef de Bureau Financement et Développement des Entreprises au sein de la Direction générale du Trésor, chargé notamment de soutenir les introductions en Bourse en France, « des entreprises technologiques et innovantes ». Il était parallèlement en charge de la relation avec les capital-risqueurs pour la Mission French Tech.

    Conseillère innovation et économie auprès de Mounir Mahjoubi depuis janvier 2009, l’énarque Carole Vachet est nommée conseillère « régulations et transformations numériques ». Directrice de la division Epargne et Marchés financiers au sein de la Direction Générale du Trésor (2017-2018), elle était notamment chargée de la régulation et du conseil autour des sujets fintech et blockchain.

    Yolaine Proult, conseillère « innovation et société » de Mounir Mahjoubi, n’est pas reconduite.

    Antoine Boscher est nommé conseiller communication et presse. Il dirigeait la communication du 13e arrondissement de Paris après avoir dirigé celle de la ville de Palaiseau.

  • Dispositifs médicaux : la DGOS récapitule dans une note les règles de traçabilité

    « La traçabilité sanitaire des DM (dispositifs médicaux) représente un enjeu majeur de santé publique car elle permet de relier rapidement chaque dispositif médical à l’identité du patient qui en a bénéficié ». C’est ce qu’affirme la direction générale de l’offre de soins (DGOS) en introduction d’une note d’information publiée le 28 mars.

    Cette note a pour objet de  rappeler « les obligations réglementaires relatives à la traçabilité des dispositifs médicaux implantables » ainsi que « les responsabilités de chacun des acteurs concernés » et de pointer « les outils d’auto-évaluation dont disposent les établissements pour assurer leurs obligations en matière de traçabilité des dispositifs médicaux ».

    La diffusion de cette note intervient après la publication au mois de janvier 2019 par le ministère des Solidarités et de la Santé, d’un plan d’action visant à renforcer l’évaluation et la traçabilité des DM, réagissant à l’enquête journalistique internationale « Implant Files » qui dénonçait les insuffisances du marquage CE et de la matériovigilance des DMI.

    Une mission d’information de l’Assemblée nationale a également lancé en mars 2019 une série de 36 propositions visant à améliorer la surveillance des DM et leur surveillance ainsi qu’à faire évoluer leur prise en charge. Les députés ont notamment recommandé d’avoir recours au DMP et à un identifiant unique pour chaque dispositif.

    Le règlement européen 2017/745

    Dans la note d’information, la DGOS annonce que la traçabilité des DM sera renforcée par le règlement européen 2017/745, dont l’entrée en vigueur est prévue pour mai 2020 et qui « introduit la notion de système d’identification unique des dispositifs ou ‘système IUD’ ». 

    «Les établissements de santé doivent enregistrer et conserver, l’IUD des dispositifs qu’ils ont fournis ou qu’on leur a fournis notamment des dispositifs les plus à risque » souligne la DGOS, jugeant que « l’informatisation du circuit du DMI est un prérequis essentiel à l’application de la réglementation en matière de traçabilité des DMI » et qu’ « en particulier, l’intégration des systèmes d’information existants et leur interopérabilité sont des conditions nécessaires à la mise en place et à l’utilisation de l’identifiant unique » prévu dans le règlement européen.

    La DGOS rappelle la réactivité dont elle a fait preuve sur le sujet en diffusant dès 2014, « une instruction rappelant la réglementation en vigueur » et en lançant » une enquête nationale » qui a établi que la sécurité des patients n’était pas « compromise en cas de retrait de lot ou d’alerte de matériovigilance ».

    DMI soumis aux règles de traçabilité

    La note indique qu’actuellement, et conformément à l’ arrêté du 26 janvier 2007, trois types de DMI sont soumis aux règles de traçabilité, à savoir :

    – les DM « incorporant une substance qui, si elle est utilisée séparément, est susceptible d’être considérée comme un médicament dérivé du sang »;

    – les valves cardiaques;

    – les autres DMI, y compris les implants dentaires, « à l’exception des ligatures, sutures et dispositifs d’ostéosynthèse ».

    « Cette liste est valable quel que soit le mode d’entrée dans l’établissement des DMI » souligne la note, regrettant que les DMI « échappent encore trop souvent à l’enregistrement dès leur entrée dans l’établissement de santé ».

    Recommandations de la DGOS en 2015

    La DGOS récapitule les recommandations qu’elle a formulées en 2015:

    – Les recommandations « générales » (« assurer la traçabilité sanitaire sur un support informatique », « Saisir les données par lecture optique de codes-barres », « réaliser la traçabilité en temps réel à chaque étape du circuit du DM »)  

    – les recommandations spécifiquement relatives aux systèmes d’information (privilégier les  systèmes d’information hospitaliers (SIH) de production de soins « conçus selon une logique de processus », « utiliser un référentiel des DMI unique et partagé » ;  « Utiliser un référentiel unique d’identité des patients » ; « arrêter l’utilisation de fichiers bureautiques du type Excel »; « Favoriser le recours à des lecteurs de codes à barres »).

    Acteurs de la traçabilité

    La note rappelle ensuite qui sont les différents acteurs impliqués dans la traçabilité  et leurs responsabilités respectives, conformément au code de la santé publique

    Le représentant légal de l’établissement

    Le représentant légal de l’établissement fixe une procédure écrite décrivant les modalités selon lesquelles les données nécessaires à la traçabilité sont recueillies, conservées et rendues accessibles. Les données relatives à la traçabilité des DMI sont conservées pendant 10 ans, et pendant 40 ans pour les DM « incorporant une substance qui, si elle est utilisée séparément est susceptible d’être considérée comme un dérivé du sang ».

    Les données relatives aux DMI devant figurer dans le dossier patient sont :

    – L’identification du DM : dénomination, numéro de série ou de lot et nom du fabricant et son mandataire;

    – La date d’utilisation ;

    – Le nom du médecin ou du chirurgien-dentiste utilisateur.

    Les mêmes informations doivent figurer dans la « lettre de liaison » remise au patient à l’issue des soins, qui est transmise le même jour au médecin traitant, et sera versée dans le dossier médical partagé (DMP) du patient si ce dossier a été créé.

    Le pharmacien gérant de la pharmacie à usage intérieure

    Le pharmacien gérant de la pharmacie à usage intérieure enregistre l’ensemble des données suivantes relatives à la délivrance des DMI, et les transmet au service utilisateur lors de la délivrance :

    – L’identification de chaque DMI : dénomination, numéro de série ou de lot et nom du fabricant et son mandataire ;

    – La date de la délivrance au service utilisateur ;

    – L’identification du service utilisateur.

    Le service utilisateur

    Chaque service utilisateur d’un DMI complète les informations enregistrées par le pharmacien gérant de la PUI en enregistrant :

    – La date d’utilisation ;

    – L’identification du patient avec son nom, son prénom, et sa date de naissance ;

    – Le nom du médecin ou chirurgien-dentiste utilisateur.

    Outils de traçabilité des DMI

    La DGOS recommande l’utilisation de trois types d’outils différents pour l’amélioration de la traçabilité des DMI :

     Les outils dits « d’auto-évaluation » 

    L’outil d’auto-évaluation de la performance du circuit des Dispositifs Médicaux Stériles (DMS) développé par l’Anap sous le nom d’« Inter Diag DMS », « avec un focus particulier » sur la traçabilité des DMI dans la version diffusée 2017. Cet outil inclut deux modules distincts : 1) un module « Pharmacie à usage intérieur » 2) un module « Unité de Soins ».  

    – Le guide Traçabilité des DM – Europharmat – mis à jour en octobre 2016, qui « vise à favoriser la mise en oeuvre de la traçabilité en pratique au niveau des établissements » et propose « des indicateurs de suivi et des processus de traçabilité sous forme de logigrammes ».

     La certification des établissements de santé par la HAS

    La traçabilité des DMI est imposée dans le cadre de la certification des établissements de santé. Le manuel de certification des établissements de santé V2014, critères 26a et 26b, prévoit que « la traçabilité des DMI, incluant les vérifications effectuées, soit assurée » et demande que « la réalisation d’audit et le suivi d’indicateurs quantitatifs et qualitatifs » permette « la mise en place d’actions d’amélioration ».

     Les contrats d’amélioration de la qualité et de l’efficience des soins (Caqes).

    Les Caqes, qui lient l’agence régionale de santé, l’assurance maladie et les établissements de santé,  prévoient dans leur « socle obligatoire » pour tous les établissements de santé, une obligation de traçabilité des DMI au sein des établissements, « dans le respect des référentiels de bonnes pratiques existants ». Ce volet promeut le lancement d’un « plan d’actions pluriannuel, devant porter notamment sur l’informatisation et la traçabilité, de la prescription jusqu’à l’implantation ».

  • Etude : surprescriptions d’antibiotiques chez les enfants consultant par télémédecine (Pediatrics)

    Les enfants souffrant d’infections respiratoires aiguës se voient prescrire plus d’antibiotiques lorsqu’ils consultent leur médecine par télémédecine que lors de consultations traditionnelles. En outre, les antibiotiques prescrits lors des visites de télémédecine étaient moins susceptibles d’être conformes aux recommandations. Tels sont les résultats d’une étude* réalisée par des chercheurs de l’University of Pittsburgh Medical Center (UPMC) et publiée le 8 avril dans la revue Pediatrics.

    La télémédecine pédiatrique en plein développement

    Aux Etats-Unis, de plus en plus de régimes d’assurance ont commencé à rembourser les visites de télémédecine via des smartphones ou d’autres appareils. Pas moins de 96% des régimes d’assurance des grandes entreprises offrent désormais une telle couverture. Le recours à la télémédecine est en augmentation chez les enfants. Et dans la majorité des cas, les médecins posent un diagnostic à distance d’infections respiratoires aiguës (IRA). Or, très peu de recherches ont pour le moment été menées sur les soins que les enfants reçoivent lors de ces visites de télémédecine qui mettent en contact directement médecin et patient.

    Des chercheurs américains ont donc souhaité comparer la qualité de la prescription d’antibiotiques pour les IRA chez les enfants dans trois contextes : la télémédecine, les soins d’urgence et le cabinet du médecin traitant. Ils ont donc mené une étude rétrospective en analysant les données 2015-2016 couvrant plus de 4 millions d’enfants aux États-Unis. Dans cette base, ils ont recensé 4 604 visites de télémédecine, 38 408 visites de soins d’urgence et 485 201 consultations de soins primaires.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 8 avril dans la revue Pediatrics. 

    Résultats : trop de prescriptions pas conformes

    • 52% des consultations de télémédecine ont abouti à une prescription d’antibiotiques contre 42% aux urgences et 31% lors d’une consultation chez un médecin de soins primaires
    • 59% des prescriptions d’antibiotiques étaient conformes aux recommandations de bonnes pratiques pour la télémédecine contre 67% aux urgences et 78% au cabinet d’un médecin traitant

    Les auteurs de cette étude précisent que ces différences de prescription d’antibiotiques étaient beaucoup plus grandes que celles trouvées dans des analyses similaires de visites de télémédecine pour adultes. Ils insistent donc sur la nécessité de bien comprendre l’impact des nouvelles méthodes de prestation des soins de santé, non seulement pour les adultes, mais également pour les enfants. D’autant que l’utilisation d’antibiotiques qui ne sont pas nécessaires ou qui sont plus larges que nécessaire peut entraîner des effets secondaires et contribuer à la résistance aux antibiotiques.

    La qualité des soins ne doit pas souffrir d’un meilleur accès 

    « En tant que pédiatre, je souhaite rendre les soins plus faciles et moins onéreux pour les familles. Je pense que de nombreuses innovations technologiques visent à le faire, mais j’estime qu’il est également important de veiller à ce que la qualité des soins que les enfants reçoivent reste élevé », a déclaré Kristin Ray, professeur adjoint de pédiatrie, à la faculté de médecine de l’Université de Pittsburgh.

    « Bien que la télémédecine puisse offrir plus de possibilités aux patients de trouver des soins, ce n’est pas toujours le meilleur choix, a déclaré le Dr Albert Wu, interniste et professeur de politique et de gestion de la santé à la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health à l’agence Reuters. Et bien qu’en général, un meilleur accès aux soins de santé soit une bonne chose, je pense que c’est un exemple clair de cas où la télémédecine directe au consommateur a entraîné une dégradation des soins fournis à (certains) de ces enfants », a-t-il ajouté.

    Quand l’examen clinique s’impose…

    « Malheureusement, bien que la télémédecine semble attrayante, le service n’est pas en mesure de fournir une précision de diagnostic semblable à celle d’un fournisseur de soins de santé primaires. » La nécessité de faire un examen clinique peut expliquer cette surprescription d’antibiotiques mais ce n’est pas la seule explication possible. Selon le Dr Albert Wu, le fait que le médecin ne voit son patient qu’une fois comparé au médecin traitant qui le suit sur la durée peut conduire à une forme de déresponsabilisation. En télémédecine, les praticiens ne seraient donc « pas incités à refuser de prescrire les antibiotiques que les parents demandent ».

  • Fabrice Perrin est nommé conseiller d’Agnès Buzyn chargé du médico-social et du grand âge

    Fabrice Perrin est nommé à compter du 1er avril 2019, « conseiller spécial chargé du secteur médico-social et de la réforme du grand âge au cabinet de la ministre des Solidarités et de la Santé ». Cette nomination a été publiée au Journal officiel du 5 avril 2019. Cette décision intervient quelques jours après l’annonce par Agnès Buzyn d’une loi sur la dépendance à l’automne 2019.

    Fabrice Perrin a déjà fait partie du cabinet d’une ministre chargée de la Solidarité, ayant été conseiller budgétaire, conseiller pour l’administration générale et la réforme de l’État de Roselyne Bachelot de 2010 à 2012.

    Fabrice Perrin était depuis septembre 2017 directeur général des services du conseil départemental d’Indre-et-Loire, après avoir été deux ans durant directeur général adjoint chargé de la Solidarité.  

    Il a été de 1999 à 2003 chef de la division des affaires générales et des ressources humaines à la Direction de la Sécurité sociale puis chef du bureau des programmes de santé publique à la Direction générale de la Santé.

    Appelé en 2007 à Bercy comme adjoint au chef du bureau de la solidarité et de l’insertion à la direction du Budget, il a été de 2009 à 2010 chef du bureau du politique de la ville au sein de cette même direction. Il l’a de nouveau rejointe comme chef du bureau Comptes sociaux et santé (2014-2015) après une expérience de conseiller pour les Affaires sociales et la santé au sein d’ambassades de France en Europe du nord.

  • FASN Cancérologie : Le numérique, un outil de l’évolution du parcours de soins

    Réussir le virage numérique en cancérologie est l’un des enjeux clé pour optimiser les parcours de soins. Transformations, nouveaux usages et parcours de soins ville-hôpital sont au cœur des discussions des Rencontres nationales de la santé numérique, qui se sont tenues le 2 avril 2019 à Paris. L’événement est organisé dans le cadre de la campagne #FASN sur le thème de la cancérologie à l’ère du numérique, en partenariat avec Unicancer, afin d’accompagner la transformation numérique et organisationnelle de l’offre de soins.

    L’oncologie a souvent été précurseure dans le développement des innovations en santé, notamment sur ce que peut apporter le numérique dans la prise en charge des patients et l’exercice des professionnels. Nouveaux parcours de soins, changements de pratiques, nouvelles responsabilités, gestion des données, éthique… les enjeux sont nombreux pour les professionnels.

    Cependant, nous sommes face à une grande hétérogénéité en termes de maturation des projets, de motivation des professionnels et d’équipement. Décryptage.

    Ne pas confondre l’outil et le but

    La relativisation de la place de l’outil est le premier axe de réflexion. « Nous sommes extrêmement attentif pour ne pas confondre l’outil et le but », pose d’emblée Norbert Ifrah, président de l’INCa. D’autant que les solutions de santé numérique se perfectionnent en continu. La vérité technologique à un instant T n’est pas tangible mais soumise à une analyse critique dès l’apparition de nouveaux éléments, de nouvelles strates technologiques.

    L’enthousiasme pour ces outils n’exempte pas d’une attention à garder la confiance de la pratique. En France, nous avons la chance d’avoir une assurance maladie unique et universelle, un système national des données de santé, un PMSI afin de permettre de garder l’outil à se place et l’utiliser à bon escient. « La vraie nouveauté est cette capacité à s’extraire du système dans lequel ont été conçu les outils pour rompre l’os et sucer la substantifique moelle ».

    Changer l’organisation plutôt qu’empiler les applications

    Pour Patrice Viens, président d’Unicancer, « la réussite du virage de l’ambulatoire ne consiste pas à empiler les applications » mais en changement plus radical de l’organisation de l’hôpital, adaptée au numérique. « Le numérique est le support. Mais cette transformation est d’abord entraîné par les progrès thérapeutiques,la chirurgie de moins en moins invasive, les traitements per os« .

    De ce fait, le patient ne reste plus à l’hôpital et les temps de rencontre avec les professionnels est réduit. L’outil numérique est alors un « filet de sécurité. C’est ce que l’on appelle pompeusement la relation ville hôpital ».

    Évolution de la relation médecin-patient

    La plupart des professionnels sont convaincus de l’intérêt du numérique dans leurs pratiques quotidienne. « Il n’y a plus aucun interne qui sait ce qu’est un film de radiologie. Ils sont nés avec le PACS et les systèmes identiques », précise Gilles Calais, président de la FHF Cancer, avant de souligner l’hétérogénéité des déploiement dans les établissements.

    En tout état de cause, la connexion avec le patient est modifiée. Ces systèmes permettent au patient de communiquer de façon beaucoup plus simple au quotidien, notamment depuis leur domicile. La spécialité cancérologique est globalement complexe en terme de coordination de soins, d’agenda pour les patients, de séjours ultra-court. « Nous sommes frappés à quel point les patients sont souvent perdu dans la gestion de leur quotidien« . Le dispositif d’annonce, la coordination de soins sont des gardes-fous mais pas suffisants face à cette complexité.

    Fournir une information fiable

    L’enjeu récurent pour les patients est la capacité des professionnels à donner une information de qualité sur son état de santé, ses traitements. « Certaines applications permettent d’anticiper ou de réguler la prise en charge des patients, les toxicités… Mais la qualité de l’outil et de l’information n’est pas toujours garantie » De même, pour les sites Internet.

    Une thèse accompagnée par la FHF, sur l’information donnée sur l’accouchement, a montré que seuls 25 à 30 % des sites donnaient une information fiable à la femme enceinte. Tous les autres contenaient des erreurs, approximations ou éléments fantaisistes. « Nous pouvons imaginer que dans le champ de la cancérologie, le problème est le même. A défaut de leur déconseiller d’aller sur Internet, j’essaie d’orienter les patients vers des sites de référence« .

    Le dernier enjeu soulevé par Gilles Calais est l’investissement en temps passé par les praticiens face aux outils numériques. »Ils sont très demandeurs d’outils facilitant leur quotidien mais ont plus de mal à se projet en amont de la réflexion sur leur développement. » La prise de conscience et l’implication des professionnels, comme des patients, dans la construction de ces solutions est un atout  de ce vers quoi nous voulons aller.

    Optimiser le temps de présence à l’hôpital          

    Les modifications récentes des interactions entre les équipes de soins et les patients à l’occasion de l’arrivée des chimiothérapie orales, et le déplacement des soins en dehors de l’hôpital sont une opportunité « Le terrain est vierge de certains freins de l’organisation hospitalière, explique Emmanuel Briquet, de l’Union hospitalière privée en cancérologie. Nous pouvons alors partir des usages de nos équipes et des patients c’est-à-dire le modèle des réseaux sociaux et leurs facilité d’utilisation ».

    Dans le cadre d’un essai thérapeutique, Emmanuel Briquet teste la gestion de l’information et des échanges transitant par une plateforme, plus que par une application en tant que telle. « Elle est une zone de rencontre avec les différents professionnels qui accompagnent le patient. » Cette adaptation au usage permet la mise en place de programmes d’éducation thérapeutique, notamment en utilisant les serious games. Le temps de présence dans les services, en hospitalisation ou consultation peut ainsi être optimisé.

    L’échange est coordonné par une infirmière clinicienne qui va reprendre l’informations récoltées. L’identification des signaux faibles avec un code couleur participe à cette évaluation. « Vert, pas de problème. Orange, le patient est contacté. Rouge, nous sortons du protocole et le patient doit revenir ».

    Reconnaissance comme dispositif médical ?

    Un certain nombre d’applications de santé aspire à être reconnu comme dispositif médical et passe au crible du CEPS. « Il n’y a pas de raison pour qu’une innovation technique s’affranchisse de fournir la preuve du service rendu. Nous passons de l’auto-proclamation à la démonstration de la preuve. »

    Le développement des start-ups à en effet changé la perspective du virage de l’ambulatoire. Le piège identifié est que l’offre crée le besoin et pas l’inverse. Là encore, notre système de santé français est garant de ce bon usage et du développement cohérent de ces solutions numérique pour qu’elle accompagne les nouveaux parcours de soins en répondant aux besoins des patients et des professionnels de santé.

  • Ehpad : Teranga Software intègre la télémédecine à sa solution NETsoins

    La société Teranga Software, qui édite le logiciel de gestion d’Ehpad NETSoins, annonce l’intégration à cet outil d’une fonctionnalité de télémédecine.

    L’éditeur souligne dans un communiqué publié le 9 avril 2019 que cette téléconsultation intégrée permet aux personnes dépendantes de maintenir un lien avec leur médecin traitant, et qu’elles n’ont plus besoin d’être déplacées vers un centre médical pour bénéficier d’une consultation ou d’un soin spécialisé. Il estime qu’elle permettra une détection précoce des pathologies et « le développement de la bientraitance ».

    NETSoins : un logiciel pour faciliter la gestion quotidienne d’un Ehpad

    NETSoins est une solution visant à faciliter la gestion quotidienne d’un Ehpad : le logiciel permet d’accéder aux dossiers médicaux (DM) et paramédicaux, d’organiser la gestion administrative, le plan de soins ou des plans de tâches.

    La consultation de télémédecine est initiée par le soignant au sein de l’Ehpad, qui planifie le rendez-vous avec un résident après avoir vérifié le consentement de celui-ci. Le médecin rejoint la téléconsultation grâce à un lien d’accès à la visio-conférence via sa messagerie sécurisée.

    Durant la consultation, le praticien peut demander au soignant de réaliser certains actes : prise de constantes, prise de photo, direction de la caméra . Il est également en mesure de consulter pendant la téléconsultation les dernières transmissions du résident ou son dossier médical grâce à la navigation sur NETSoins.

  • Bayer Challenges 2019 : Grant4Apps lance un appel à collaboration avec des start-ups e-santé

    Le groupe pharmaceutique allemand Bayer lance via son accélérateur G4A (Grants4Apps) un appel à partenariats adressé aux sociétés innovantes pour des collaborations de long terme dans une série de spécialités en e-santé.  

    Bayer a publié au début du mois d’avril 2019 le détail des projets auxquels il propose aux start-ups de collaborer, dans 10 domaines allant de la cardiologie à la radiologie. Les dossiers de candidatures peuvent être envoyés jusqu’au 31 mai 2019 via le site en lien ici.

    Les candidats présélectionnés seront recontactés au mois d’août pour des prises de contact avec les équipes de Bayer. Les accords définitifs seront signés à Berlin au début du mois d’octobre.

    G4A Partnerships : combinaison des programmes Accelerator, Dealmaker et Generator

    Bayer « franchit une nouvelle étape », souligne le communiqué daté du 21 mars 2019 : « au lieu de programmes de démarrage uniques », le groupe « se concentre désormais sur des domaines spécifiques », comme les e-thérapies numériques, l’IA appliquée à la découverte de médicaments et les plateformes d’engagement des patients.

    Pour ce faire, les 3 programmes existants de Bayer (Accelerator, Dealmaker et Generator) ont été combinés pour former G4A Partnerships, une initiative conjointe destinée aux jeunes entreprises du secteur de la santé, quel que soit leur stade de développement.

    Des challenges métier spécifiques ont été définis avec mission pour les start-ups de proposer leurs solutions, et les projets sélectionnés seront développés dans des équipes constituées en commun avec le groupe Bayer.

    Un financement initial unique de 50 000 à 100 000 euros

    Les start-ups recevront un financement initial unique (de 50 000 à 100 000 euros), ainsi que des financements supplémentaires lorsque des objectifs définis conjointement seront atteints.

    « L’écosystème e-santé a mûri au fil des ans et il existe des jeunes entreprises très bien développées à différents stades. Nous voulions simplifier leurs possibilités de coopération avec Bayer et mettre en œuvre ensemble des solutions innovantes plus rapidement », commente Eugène Borukhovich, responsable mondial de la santé numérique à Bayer.

    « Il s’agit avant tout de développer de nouvelles solutions à même de changer la façon dont la santé est vécue, ajoute le Dr Zsuzsanna Varga, responsable des partenariats en santé. Nous sommes convaincus que des collaborations à long terme avec des sociétés d’e-santé partageant la même passion et la même vision sont le meilleur moyen d’y parvenir.

  • One Drop noue un partenariat avec Amazon pour le suivi numérique des affections chroniques

    La société One Drop, spécialiste des solutions numériques pour le diabète et les maladies chroniques, signe un accord de partenariat avec Amazon via Choice, la marque santé du géant du numérique.

    Les appareils Choice donneront désormais accès aux fonctionnalités One Drop pour la gestion du diabète, le contrôle de la tension artérielle et du poids, y compris à l’aide à la décision par intelligence artificielle, précise l’entreprise, qui a annoncé cette alliance en mars 2019. Ces dispositifs s’intégreront aussi directement avec l’application mobile One Drop, et les clients Choice pourront s’inscrire aux programmes de coaching personnel One Drop.

    One Drop : une appli qui définit des objectifs quotidiens pour les patients

    L’application mobile One Drop, disponible sur les plateformes Apple iOS et Google Android est capable de suivre et d’analyser la glycémie, la prise de médicaments, le régime alimentaire et les activités du patient. Elle lui permet de définir des objectifs quotidiens, de visualiser ses progrès et de s’intégrer à une communauté mondiale de diabétiques. Les services de coaching durent de 7 semaines à 6 mois et leur prix varie en fonction de la durée du programme. 

    « Sur les 30 millions d’Américains vivant avec le diabète, 20 millions vivent également avec une pression artérielle élevée », souligne Jeff Dachis, P.-D.G. de One Drop, précisant que le partenariat avec Amazon offre aux clients de Choice « l’accès à un éventail de services complet et hyper-personnalisé ».

    « Cette collaboration représente une occasion pour nous de proposer une offre accessible et abordable dans le secteur des dispositifs médicaux grand public », a déclaré Bob Guest, P.-D.G. du groupe Arcadia, qui a développé Amazon Choice.

  • 17 recommandations pour une politique industrielle en matière de DM (rapport R. Picard)

    « Structurer et collecter les données de dispositifs médicaux en vue de faciliter leur partage, leur contextualisation et leur exploitation » est l’une des 17 recommandations présentées dans le rapport « Réflexions stratégiques sur la politique industrielle en matière de dispositif médicaux », remis par Robert Picard, ingénieur général des Mines, à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, qui avait adressé en octobre 2018 une lettre de mission portant sur le sujet. Health & Tech Intelligence a pu consulter le document, daté du 27 mars 2019.

    À partir des différentes recommandations émises, 4 actions structurantes issues de 5 recommandations ont été travaillées et partagées avec divers acteurs publics et privés.

    Les 4 actions structurantes :
    • action 1 : référentiel process innovation DM ;
    • action 2 : plateformes numériques ;
    • action 3 : data DM dans le Health Data Hub ;
    • action 4 : 3 plateformes préfiguration industrielle.

    Les 5 recommandations :
    • créer une fonction de « guichet unique » déconcentrée dans les territoires, destinée aux startups et entreprises innovantes ;
    • mettre en place les outils numériques nécessaires à l’écosystème d’accompagnement de l’innovation DM ;
    • promouvoir les plateformes de préfiguration/pré-industrialisation des DM/SM innovants ;
    • mettre en place un référentiel partagé des bonnes pratiques d’innovation DM ;
    • structurer et collecter (ou vice-versa) les données de DMs (au sens général du terme) en vue de faciliter leur partage, leur contextualisation et leur exploitation.

    DM : « le secteur le plus dynamique parmi les industries de santé »

    Le secteur du dispositif médical (28 milliards d’euros, +4 % par an) est « le secteur le plus dynamique parmi les industries de santé », est-il indiqué dans le rapport.

    Cette croissance s’inscrit dans le contexte de la numérisation générale de la société et de la diffusion des objets connectés, contexte qui s’applique aussi au secteur de la santé. « Mais la poursuite de cette croissance n’est pas acquise d’avance, prévient Robert Picard, alors même que la France dispose pourtant d’atouts considérables : la qualité de sa recherche médicale, la compétitivité de grands acteurs nationaux de l’ingénierie et des systèmes attirés par le secteur de la santé. »

    4 actions structurantes pour sauver 10 000 emplois et créer 20 000 nouveaux emplois à 5 ans

    Les 4 actions structurantes issues de 5 des 17 recommandations (en italique ci-dessous) émises ont été travaillées et partagées avec divers acteurs du secteur. « Elles font l’objet d’un large consensus », est-il précisé.

    Ainsi, elle permettent, pour un total maximum de 5 millions euros annuels, de sauver 10 000 emplois dans des PME menacées à court terme « par une rigueur réglementaire accrue », et la création de 20 000 nouveaux emplois à 5 ans, tout en accélérant l’accès au marché pour les projets innovants.

    Le chiffres d’affaires ainsi généré et/ou sauvegardé s’élèvent à plusieurs milliards d’euros/an.

    Contexte :

    « Le présent rapport s’attache à lever les verrous du processus de développement de l’innovation dans le DM mais il ne peut occulter que le cadre tarifaire actuel ne lui est pas très favorable, est-il expliqué. Ceci affecte notamment l’innovation incrémentale (Cf. Enquête en ligne), laquelle peut déboucher sur des innovations de rupture. Lorsque l’accès au marché remboursable est peu prévisible, ou qu’il l’est mais avec un retour sur investissement faible, les financements « amont » des projets restent très difficiles à trouver. »

    Actions structurantes :

    17 recommandations

    L’ordre dans lequel sont affichées les recommandations du rapport « ne correspond pas à une hiérarchisation de leur importance mais simplement à leur ordre d’apparition au fil des constats et analyses du rapport ».

    Les recommandations en italique entrent dans les « actions structurantes » présentées dans le schéma ci-dessus. Elles sont développées et justifiées en annexe n° 4 du rapport (en lien ci-contre).

    Recommandation n°1 : approfondir et promouvoir des méthodologies d’investigations cliniques des DM innovants

    • engager un travail de recherche, associant les diverses compétences publiques et privées, pour traiter les enjeux et relever les défis de l’évaluation en vie réelle et fonder scientifiquement de nouvelles approches méthodologiques nécessaires aux DM innovants et à l’exploitation des données disponibles.

    ANR.

    Recommandation n°2 : approfondir les problématiques juridiques des nouveaux DM et des investigations cliniques qu’ils requièrent

    • engager une analyse spécifique des problématiques juridiques des nouveaux DM, en anticipation des questions issues des essais en vie réelle (recommandation n°1) et des nouvelles approches système et big data, en évitant l’empilement des exigences juridiques ;
    • mettre en place un travail sur la définition précise de la donnée de santé et de la donnée médicale (champ, articulation RGPD code de la santé publique, responsabilités des industriels du DM et des intégrateurs notamment…)

    ANR, Ministère de la Santé.

    Recommandation n°3 : élaborer et publier un programme prévisionnel de nouvelles dispositions pour répondre aux difficultés observées dans l’accès au marché des DM innovants

    • L’introduction expérimentale de nouveaux modes d’accès pourrait être anticipée « beaucoup plus tôt » et mobiliser des dispositions de type « droit souple » (guides de bonne pratique) pour disposer de l’agilité nécessaire.

    Cf. également la recommandation 14 – ministère de la Santé.

    Recommandation n°4 : développer les formations initiales et continues sur les DM

    • concevoir et mettre en place des plans de formation des professionnels de santé, des structures d’accompagnement et des industriels aux besoins réels qui sont à la fois d’ordre scientifique et technologique mais également organisationnels et expérienciels.
    • Le champ des sciences humaines et sociales devrait également être mis à contribution.

    En lien avec la recommandation n°10 – ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

    Recommandation n°5 : renforcer l’accompagnement réglementaire des sociétés du dispositif médical

    • Débloquer les emplois nécessaires au désengorgement des différentes structures de contrôle (ANSM, LNE/GMED, CPP) pour maintenir l’activité des petites sociétés du dispositif médical (plusieurs dizaines de milliers d’emplois menacés)

    Recommandation complémentaire de la recommandation n° 6.

    Recommandation n°6 : créer une fonction de « guichet unique » déconcentrée dans les territoires, destinée aux start-ups et entreprises innovantes

    Cette fonction pourrait être placée sous l’autorité de la Délégation à l’innovation en santé.

    • Créer un réseau innovation en s’appuyant sur les ressources existantes éventuellement renforcées et un référent interinstitutionnel public, sous l’égide d’un comité ad hoc, adossé à la DIeS, qui serait doté d’un référent dédié, pour gérer ce référentiel, promouvoir cette convergence et assurer la conformité réglementaire des activités d’innovation.
    • Doter les structures d’accompagnement territoriales des moyens nécessaires à cette nouvelle approche.

    Recommandation complémentaire de la recommandation n°5 – ministère de la Santé, DGE.

    Recommandation n°7 : mettre en place les outils numériques nécessaires à l’écosystème d’accompagnement de l’innovation DM

    Cette infrastructure pourrait être placée sous la responsabilité de maîtrise d’ouvrage de la Délégation à l’innovation en santé.

    Elle serait mise à disposition des structures d’accompagnement, publiques et de leurs réseaux (SATT, Pôles, CIC-IT/ F-CRIN).

    • Ces moyens numériques (plateformes territoriales interconnectées sécurisées, connecteurs logiciels, référentiel de maturité et suivi des projets) visent à fluidifier et sécuriser les collaborations, la diffusion des bonnes pratiques, la mobilisation des financements en phase amont, et la visibilité des compétences et de l’avancement des projets
    • Cette infrastructure, dont les composantes seront pour l’essentiel portées par des entités régionales en lien avec les structures d’appui dans les territoires, sera harmonisée et coordonnée techniquement par un opérateur national, sous l’égide du Health Data Hub et sous le contrôle des instances réglementaires.

    Ministère de la Santé, DGE, Pôles.

    Recommandation n°8 : promouvoir les plateformes de préfiguration/pré-industrialisation des DM/SM innovants.

    • Recenser les besoins génériques aux projets d’industrialisation des dispositifs médicaux innovants, depuis la mise à disposition de nouveaux composants jusqu’aux essais cliniques des DM/SM, incluant notamment des facilités de conception, de préfiguration de production et de tests cliniques.
    • Mobiliser (ou rédiger sur cette base) un appel à projets du Plan d’nvestissements d’avenir (PIA) 3 pour sélectionner et soutenir les initiatives associant les acteurs-clés, publics et privés (recherche technologique, environnements cliniques, entreprises du DM), afin de sécuriser et d’accélérer la mise sur le marché de nouvelles solutions de santé.

    CSF Santé, DGE, Snitem.

    Recommandation n°9 : développer une approche intersectorielle de l’innovation DM

    • mettre en place une animation inter pôles dépassant les seuls pôles santé pour valoriser ces initiatives et compétences.
    • Dans la même logique, le CSF santé devrait établir des liens avec les autres CSF pour développer une vision globale des opportunités du secteur de la santé, au-delà du seul médicament et des entreprises spécialisées de ce secteur.

    DGE, CNI.

    Recommandation n°10 : développer les connaissances, méthodes et outils de l’évaluation organisationnelle et des usages

    • Favoriser le développement de recherches et de publications issues de compétences médicales et non médicales (sociologie, sciences de gestion, économie) afin de permettre une prise en compte rigoureuse des impacts organisationnels lors de l’introduction de DM innovants.

    En lien avec les recommandations n° 4 et n°16 – ANR.

    Recommandation n°11 : mettre en place un référentiel partagé des bonnes pratiques d’innovation DM

    Ce référentiel pourrait être placé sous l’autorité de la Délégation à l’innovation en santé.

    • expliciter et partager, à partir des meilleures pratiques, un référentiel des étapes amont d’innovation des DM ainsi que les activités/compétences requises pour ces étapes. « Ce langage commun permettra de fluidifier le processus d’accompagnement des projets innovants et la lisibilité pour l’ensemble des acteurs et de cibler les aides sur des projets qualifiés. »

    Recommandation n°12 : structurer et collecter (ou vice-versa) les données de DMs (au sens général du terme) en vue de faciliter leur partage, leur contextualisation et leur exploitation

    • Consolider les initiatives locales visant à une collecte pérenne de données issues de DM.
    • Promouvoir la structuration (standards), la qualité et l’harmonisation de ces données en vue de faciliter leur appariement, leur partage et leur exploitation dans un environnement dédié en conformité avec le cadre réglementaire en vigueur.
    • Émettre des directives visant à faciliter, à terme, le partage et l’exploitation de ces données en réponse à de premiers cas d’usage cibles génériques, suite à l’analyse de différents cas d’usage représentatifs du domaine.
    • Identifier un écosystème d’acteurs du domaine qui aura la responsabilité d’opérateur national en charge de cette action dans le cadre d’étroites interactions avec le Health Data Hub (HDH).
    • Évaluer les résultats de cette action destinée, idéalement, à être pérennisée.

    Drees.

    Recommandation n°13 : créer un comité interministériel et une délégation pluridisciplinaire permanente de l’innovation en santé

    • Conforter le CSIS dans son rôle de Comité interministériel en établissant un lien formel avec le Conseil stratégique installé par le PLFSS 2018, dont le rôle devrait être étendu, autour d’un délégué à l’innovation en santé.

    CSIS.

    Recommandation n°14 : approfondir les problématiques juridiques des nouveaux DM connectés formant système, et des investigations cliniques qu’ils requièrent, en anticipant leur accès au marché

    • engager une recherche spécifique sur les problématiques juridiques des nouveaux DM, en anticipation des questions issues des essais en vie réelle et des nouvelles approches système, permettant le moment venu de soutenir la croissance du secteur et l’attractivité de la France pour ces solutions.

    ANR.

    Recommandation n°15 : développer une approche de recherche transverse prospective en soutien de la politique industrielle des technologies pour la santé.

    • développer un volet prospectif de la politique industrielle des DM, permettant de se préparer au futur des systèmes médicaux, en tirant parti des résultats récents de la recherche, y compris de la recherche en ingénierie, en sciences de gestion, en droit, sur l’innovation de rupture.

    ANR.

    Recommandation n°16 : reconnaître et favoriser les tiers lieux d’innovation – co-conception et évaluation formative des usages – des technologies pour la santé.

    • Procéder à l’identification et à la diffusion de bonnes pratiques des nouveaux lieux de création participative, de formation expérientielle et interdisciplinaire, ainsi qu’au soutien et à la labellisation de ces lieux.

    Cf. Recommandation n°6 – DGRI.

    Recommandation n°17 : transversalité de la stratégie industrielle en santé.

    • Inscription dans le programme des comités stratégiques en santé (recommandation n°13) de travaux sur l’impact de l’évolution des connaissances, des métiers, des nouvelles formes d’interactions entre recherche et industrie (CNI, CSIS, CSF Santé) en lien avec les recommandations 9 et 15.