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  • NHS England : un portail numérique pour réduire la durée des séjours hospitaliers évitables

    Le NHS England et les autorités locales (councils) ont, parmi d’autres mesures, déployé à grande échelle Capacity Tracker, un nouveau portail numérique afin de permettre au personnel des services de santé et sociaux de connaître plus facilement le nombre de lits disponibles dans les foyers de santé locaux, appelés en anglais « care homes« , des établissements de petite taille qui hébergent et soignent des personnes dépendantes, notamment des personnes âgées. La mise en place de ce dispositif a pour but de limiter le temps de séjour hospitalier avant le placement dans ce type de centres.

    Le développement du numérique au sein des établissements de santé et sociaux s’inscrit dans le cadre du plan à long terme du NHS (NHS Long Term Plan) visant à améliorer les services de soins, précise l’organisme du ministère de la Santé britannique dans un communiqué publié le 15 avril 2019.

    L’unité de soutien à la mise en service de Capacity Tracker dans le nord de l’Angleterre, financée par le NHS England, a développé le dispositif de suivi et dirigé le projet pilote. Les care homes, les autorités locales, les Clinical commissioning groups (CCG) et le personnel hospitalier ont participé à la création du système, et les foyers de soins sélectionnés pour tester l’outil sont régulièrement sollicités pour donner leur avis afin d’améliorer et de généraliser son utilisation.

    Angleterre : 1/4 des journées d’hospitalisation sont évitables (NHS)

    En 2018, sur 1 million de jours d’hospitalisation, environ un quart a concerné des personnes suffisamment en forme sur le plan médical pour sortir de l’établissement mais pour lesquelles les services de santé et sociaux n’ont pas immédiatement trouvé un foyer de santé adaptés à leurs besoins (sur le plan psychique par exemple), indique le NHS. 

    Le nombre de lits « perdus » par jour a été réduit de 20 % entre 2017 et 2018

    En collaboration avec les gouvernements locaux (councils), le NHS a réduit le nombre de lits « perdus » chaque jour de 20 % entre 2017 et 2018, assure l’organisme. Le déploiement du nouvel outil Capacity Tracker, désormais plus largement disponible, fait partie des différentes mesures à avoir été prises par les autorités pour réduire la durée des séjours hospitaliers évitables.

    Capacity Tracker : plus de 6 250 care homes équipées

    Le portail est accessible sur n’importe quel appareil. En quelques secondes, les foyers peuvent télécharger les informations concernant leurs lits disponibles, aidant ainsi le personnel des services de santé et des services sociaux à trouver les bons services pour les patients.

    Plus de 6 250 care homes ont déjà adopté le système, mis à l’essai en 2018 dans le Nord du pays, le comté de Devon et celui du Berkshire. Et des milliers de foyers supplémentaires peuvent désormais s’inscrire pour l’utiliser.

    Le déploiement de l’outil contribuera à mener à bien les projets présentés dans le NHS Long Term Plan visant à améliorer le soutien aux services de soins pour réduire les longs séjours hospitaliers évitables, en passant notamment par un meilleur partage des informations entre les care homes et le personnel de l’hôpital.

    Au total, le NHS et les gouvernements locaux collaborent étroitement dans le cadre de 14 projets portant sur des systèmes de soins intégrés et des partenariats pour accélérer la transformation du système de soins, l’idée étant de renforcer le dialogue entre les hôpitaux, les services communautaires, les gouvernements locaux (councils) ainsi que les organisations bénévoles et caritatives.

  • La Société européenne de cardiologie appelle à intégrer aux soins les applications e-santé

    Les systèmes de santé nationaux doivent rembourser les applications e-santé et les intégrer aux soins courants pour faire face aux maladies chroniques. C’est ce qu’affirment les responsables de la European society of cardiology (ESC) dans un article intitulé « Overcoming challenges in digital health implementation in cardiovascular medicine », publié dans la revue European Journal of Preventive Cardiology le 27 mars 2019.

    Les applications numériques sont de plus en plus utilisées par les patients en cardiologie pour contrôler leur pression artérielle, enregistrer un électrocardiogramme (ECG) et suivre leur activité physique, constatent les auteurs. Ils regrettent que les informations générées par ces appareils soient toujours traitées en complément aux thérapies plutôt que d’y être intégrées.

    Les patients qui utilisent des applications de e-santé « sont mieux informés de leur état et les consultations avec le médecin deviennent plus productives car les symptômes peuvent être corrélés à une lecture physiologique », affirme le Pr Enrico Caiani, coauteur de l’article.

    « L’interopérabilité est nécessaire »

    L’ESC souligne par ailleurs que « l’interopérabilité est nécessaire » pour que les technologies puissent dialoguer avec les systèmes hospitaliers. Elle en appelle à la recherche pour établir l’efficacité des outils de e-santé.

    Selon l’ESC, le non-remboursement des solutions de e-santé freine leur généralisation

    Elle aborde également la question du financement, jugeant que c’est le non-remboursement des appareils e-santé qui empêche leur généralisation.

    Le Pr Enrico Caiani souligne qu’« avec les coupes budgétaires et les pénuries de médecins, les systèmes de santé ont du mal à prendre en charge les patients, en particulier ceux atteints de maladies chroniques » et que « cette situation va empirer » avec l’allongement de la vie. Il estime que ces défis peuvent être relevés grâce aux technologies e-santé, et demande une « stratégie partagée » impliquant « les législateurs nationaux, l’industrie, les hôpitaux, les médecins et les associations de patients ».

  • Aide à la pratique clinique : Ramsay déploie ClinicalKey d’Elsevier auprès de ses 1 000 médecins

    Ramsay Generale de Santé annonce le lancement auprès de ses quelque 1 000 praticiens de ClinicalKey, une solution d’aide à la pratique clinique éditée par Elsevier.

    Le groupe d’hospitalisation privée indique avoir choisi ce service parce qu’il propose un « moteur de recherche intelligent » qu’il donne accès à des contenus pertinents (recommandations de bonnes pratiques HAS, revues, livres, traités EMC) ainsi qu’aux « informations médicales et scientifiques les plus récentes, basées sur des données probantes ».

    Dans un communiqué daté du 15 avril 2019, le Dr Stéphane Locret, directeur de la recherche et de l’enseignement de Ramsay Generale de Santé, estime que cet outil permettra à ses praticiens, qui forment la « 1ère communauté de chercheurs du secteur privé en France », d’« appuyer leurs recherches cliniques et leurs décisions cliniques » et ainsi de « mener des recherches au plus haut niveau [et] de fournir des soins de qualité ».

  • Rapport annuel 2018 de la Cnil : baisse de 30 % des plaintes sur l’accès au DMP

    « Les actions de la Cnil en 2018 se sont concentrées sur la mise en œuvre du RGPD », affirme la commission dans son rapport annuel d’activité pour l’année 2018. En 2019, la Cnil prévoit de concilier « pédagogie et dissuasion », alors que « la pression sur les autorités de protection des données n’a jamais été si forte », émanant « autant de la société civile que des acteurs économiques », précise-t-elle dans le document, publié le 15 avril 2019.

    4,2 % des plaintes concernent le secteur santé-social, indique l’autorité, soulignant que les personnes qui s’adressent à elle « rencontrent des difficultés pour obtenir l’accès à leur dossier personnel » et notamment à leur dossier médical (DMP).

    La commission relève cependant que « depuis la sanction de 10 000 euros prononcée en 2017 à l’encontre d’un professionnel de santé (…), une amélioration des pratiques est perceptible » puisque « le nombre de plaintes relatives au droit d’accès au dossier médical a baissé de près de 30 % par rapport à 2017 ».

    En outre, selon le rapport, « les questions de sécurité, et plus particulièrement de confidentialité, ont été plus importantes en 2018 (+100 %) dans ce secteur », démontrant « une préoccupation nouvelle des plaignants à ce sujet ».

    Des contrôles réalisés dans le secteur de l’assurance santé

    Dans le chapitre consacré au bilan du programme annuel 2017, la Cnil rapporte qu’une série de contrôles a été menée auprès de grands acteurs du secteur de l’assurance afin de « s’assurer du respect des règles de confidentialité des données de santé et du secret médical » dont il est fait état dans le pack de conformité « Assurance ».

    La commission relève que si les sociétés d’assurance « ont, dans la majorité des cas, porté à la connaissance des prospects et des assurés les mentions d’information prévues par la loi Informatique et Libertés (…), une grande partie d’entre elles ne recueille pas de manière satisfaisante le consentement exprès des personnes pour le traitement de leurs données de santé ». Qui plus est, certaines d’entre elles « conservent des données plus longtemps que nécessaire ou doivent prendre des actions afin d’améliorer la sécurité des données traitées », ajoute l’autorité.

    Par ailleurs, « pour la souscription d’un contrat d’assurance, certains personnels non médicaux sont amenés, dans le cadre de leurs fonctions, à accéder aux données de santé aux fins d’appréciation du risque », note la Cnil. Si ces derniers, »spécifiquement habilités, sont placés sous l’autorité fonctionnelle du médecin-conseil de l’assureur et formés à la confidentialité médicale », des travaux sont en cours avec les représentants du secteur de l’assurance et notamment la Fédération française de l’assurance (FFA) afin de mieux « encadrer les pratiques du secteur sur ce point ».

    Chiffres clés 2018 (Cnil)

  • VTD

    Velcade/bortézomib-thalidomide-dexaméthasone

  • MADRS

    Montgomery-Åsberg Depression Rating Scale (échelle utilisée pour évaluer la sévérité de la dépression chez des patients souffrant de troubles de l’humeur)

  • RGPD : un mémento de la DGOS présente aux établissements de santé les bonnes pratiques à adopter

    La Direction générale de l’offre de soins (DGOS) a conçu un mémento pour « éclairer les décideurs » des établissements de santé publics et privés sur les impacts du règlement général européen sur protection des données personnelles (RGPD), entré en vigueur en mai 2018, et de l’adoption de la loi adaptant la législation française à ce règlement.

    Le document, publié fin mars 2019 en complément du « mémento cybersécurité » réalisé par la DGOS fin 2017, présente :
    • les notions clés du RGPD ;
    • la définition des données personnelles « courantes » ou « sensibles » ainsi que celle des données données santé ;
    • les missions du responsable du traitement des données : la DGOS détaille ainsi les rôles et les missions du délégué à la protection des données personnes (data protection officer, DPO), qui doit être nommé dans les établissements de santé, soulignant l’importance d’une « responsabilisation des acteurs » traitant des données personnelle induites par le RGPD. « Il faudra désormais tenir à jour une documentation interne afin de pouvoir rendre compte à la Cnil en cas de contrôle », est-il indiqué. Dans cette documentation doit figurer, entre autres, les registres de traitements, les analyses d’impact des traitement sur la vie privée, les preuves de consentement et les contrats avec les sous-traitants.
    La DGOS rappelle que cette fonction peut-être mutualisée à l’échelle d’un groupement hospitalier de territoire (GHT).

    Ce mémento va être complété par un guide d’évaluation du risque numérique en établissement de santé, qui devrait être publié prochainement, a indiqué le 2 avril lors du 7e congrès national de la sécurité des SIS Michel Raux, adjoint à la cheffe du bureau des systèmes d’information à la DGOS.

    Un guide des bonnes pratiques de contrôle et de sécurité des données

    La DGOS propose aux directions plusieurs bonnes pratiques de contrôle et de sécurité des données à adopter

    Les Réflexes jugés essentiels par la DGOS :

    • mises à jour des antivirus et logiciels ;
    • changement régulier et utilisation de mots de passe complexes ;
    • chiffrement des données dans certaines situations

    Les bonnes questions à se poser pour évaluer rapidement le niveau de sécurité de son établissement :

    • Les accès aux locaux sont-ils sécurisés ? ;
    • Des profils distincts sont-ils créés selon les besoins des utilisateurs pour accéder aux données ? ;
    • Une procédure de sauvegarde et de récupération de données régulièrement testée en cas d’incident a-t-elle été mise en place ?
    • Les règles de sécurité fixées par la politique générale de sécurité des systèmes d’information de santé (PGSSI-S) sont-elles respectées ?

    Les actions à adopter en cas d’incidents :

    • « En cas de violation de données (des données personnelles ont été, de manière accidentelle ou illicite, détruites, perdues, altérées, divulguées, etc.) vous devez le signaler à la [Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (Cnil)], et à la personne concernée, dans les meilleurs délais (au maximum sous 72h) si cette violation est susceptible de représenter un risque pour les droits et libertés des personnes concernées », indique la DGOS : https://notifications.cnil.fr/notifications/index
    • Par ailleurs, elle ajoute que le signalement de tout incident de sécurité informatique est obligatoire et doit être déclaré sur : https://signalement.social-sante.gouv.fr/psig_ihm_utilisateurs/index.html#/accue

    Mémo-quiz RGPD : la DGOS identifie 5 étapes à suivre

    À la fin du document, un « mémo-quiz RGPD » présente plusieurs actions à engager dans l’optique de « faciliter la mise en œuvre de la conformité » en respectant les 5 étapes suivantes : 

    • désigner un pilote ;
    • cartographier des traitements ;
    • gérer les risques des traitements de données à caractère personnel susceptibles ;
    • organiser les processus internes;
    • documenter la conformité.

    Mémo-quiz RGPD :

    Un renforcement du contrôle par les usagers de leurs données

    Le RGPD « renforce le contrôle par les usagers de leurs données personnelles », indique la DGOS, avec la « réaffirmation » du droit à l’information et du droit d’accès aux données.

  • La Cnedimts (HAS) valide l’inscription de Moovcare Poumon sur la liste des produits remboursables

    « Compte tenu de la fréquence et du caractère de gravité du cancer du poumon », la Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (Cnedimts) considère que la web-application Moovcare Poumon (Sivan) a un « intérêt de santé publique« . Elle estime ainsi que le service attendu par la solution est suffisant pour l’inscription sur la liste des produits et prestations remboursables, prévue à l’article L.165-1 du code de la sécurité sociale.

    En conséquence, la commission de la Haute autorité de santé (HAS) recommande une inscription sous nom de marque et retient l’indication suivante : « Télésurveillance médicale en vue d’une détection précoce des récidives ou complications pour les patients de plus de 16 ans atteints d’un cancer du poumon et non progressif après l’évaluation de leur dernier traitement médical indépendamment du type histologique de la tumeur, en complément d’une surveillance conventionnelle », précisant que Moovcare Poumon pouvait être utilisé « avec un traitement de maintenance par chimiothérapie, une thérapie ciblée et/ou une immunothérapie. »

    Dans son avis, daté du 9 avril 2018, la Cnedimts s’est par ailleurs prononcée pour une amélioration modérée du service attendu de la web-application par rapport à la prise en charge conventionnelle seule, « à savoir le suivi par imagerie et par consultations médicales face à face, dans les indications et conditions d’utilisation retenues ».

    Au total, la population cible des patients atteints d’un cancer du poumon non progressif qui seraient susceptibles d’utiliser la solution de Sivan est estimée au maximum à 35 000 patients par an, indique la commission de la HAS.

    Modalités d’utilisation et de prescription

    Moovcare ne convient pas aux patients très symptomatiques au début de leur surveillance pour leur cancer du poumon. Une série de 5 questions doit être posée aux patients pour vérifier cette condition d’éligibilité, indique la Cnedimts.

    Prescripteur et modalités de prescription :

    • Le prescripteur est le médecin référent en charge du suivi du patient (oncologue,pneumologue ou chirurgien) ;
    • la prescription initiale est effectuée pour une durée de 6 mois après analyse de l’éligibilité du patient ;
    • le renouvellement est assuré par le médecin référent lors de la visite de suivi, après échange avec le patient, nouvelle analyse de l’éligibilité et analyse de son adhésion à cette modalité de suivi complémentaire.

    Aspects organisationnels :

    Chaque centre souhaitant proposer une télésurveillance par Moovcare Poumon en complément du suivi conventionnel doit mettre en place une organisation des soins pour garantir la bonne gestion des alertes de télésurveillance et la formation des utilisateurs, note la commission de la Haute autorité de santé.

    Coordination avec le médecin traitant :

    • La prescription de Moovcare Poumon doit être accompagnée d’un courrier adressé au médecin traitant du patient ;
    • les coordonnées du référent à contacter en cas de difficultés doivent être mises à disposition du patient et du médecin traitant.

    Conditions d’utilisation :

    • Moovcare Poumon n’est pas destiné à se substituer au suivi conventionnel, c’est un outil complémentaire.
    • Moovcare Poumon est une web-application ne nécessitant pas d’installation ni aucun paramétrage avant son utilisation :
      • il n’est pas nécessaire de télécharger d’application sur les plateformes de téléchargement ;
      • cependant, il est nécessaire de disposer d’une connexion internet et d’une messagerie électronique pour l’utiliser.
    • Les patients ne peuvent pas utiliser le dispositif Moovcare Poumon s’ils n’ont pas été inscrits préalablement par leur médecin référent.
    • Le médecin référent est le seul utilisateur qui peut prescrire Moovcare Poumon à un patient et réaliser entièrement le processus d’inscription en face à face avec le patient.(Cf.03.4.1 Acte associé).
    • Quand le médecin a fini de remplir le questionnaire d’inscription, le patient accède à une interface sur laquelle il va devoir donner son consentement au traitement de ses données,accepter les conditions générales d’utilisation et s’authentifier à l’aide d’un code unique reçu par SMS. La notice d’information complète est accessible par le biais de cette interface.

    Conditions de clôture d’un compte patient :

    Un compte patient peut être clôturé par le médecin référent à la demande du patient (si celui-ci souhaite retirer son consentement), en cas de décès du patient ou lorsque le médecin référent juge l’adhésion du patient insuffisante pour maintenir cette modalité de surveillance.

    Les données de santé liées à Moovacare Poumon sont stockées chez un HADS

    Hébergement des données de santé :

    L’ensemble des données de santé liées à la solution Moovcare Poumon est stocké chez un Hébergeur agréé de données de santé (HADS).

    Traitement des données à caractère personnel :

    Le demandeur déclare être en conformité avec les exigences du Règlement général sur la protection des données (RGPD).

    Maintenance de l’application :

    Moovcare Poumon étant une web-application, aucune action de mise à jour par les utilisateurs n’est nécessaire. Les mises à jour par le fabricant ne peuvent être que des révisions mineures.

  • Allemagne : le ministre de la Santé lance un hub pour accélérer la numérisation du système

    Jens Spahn, ministre de la Santé allemand, a inauguré à Berlin le Health Innovation Hub (HIH), un « réservoir d’idées »  qui rassemble 12 experts du secteur pour innover en e-santé. Mis en place pour 3 ans, le HIH est installé dans un espace de coworking situé dans la grande rue Torstraße, à la fois au milieu de l’écosystème innovant de la capitale fédérale et à proximité du ministère de la Santé.  

    « Nous accélérons la numérisation [et pour cela] nous voulons être en mesure de reconnaître et d’évaluer les technologies disruptives plus rapidement », a déclaré le ministre lors de l’inauguration le 11 avril 2019. Selon lui, cependant, « la numérisation n’est pas une fin en soi », l’important étant qu’elle « améliore la prise en charge des patients ».

    Le HIH est dirigé par le Pr Jörg Debatin, ex-vice-président du groupe GE Healthcare chargé de la technologie. Directeur de l’hôpital universitaire de Hambourg-Eppendorf de 2003 à 2011, il y a introduit le dossier médical électronique, aboutissant à une numérisation totale des opérations dès 2009. Henrik Matthies, le directeur général du HIH, a quant à lui cofondé et dirigé la start-up allemande Mimi Hearing Technologies, spécialiste des tests d’audition numériques.

    Conjuguer « la solidarité et l’empathie avec le plus haut niveau d’innovation organisationnelle et technologique »

    Sur la page d’accueil du site web du Health Innovation Hub, l’importance de « la mise en réseau des acteurs » ainsi que de « l’acceptation sociale » est soulignée. L’établissement se propose de conjuguer « la solidarité et l’empathie avec le plus haut niveau d’innovation organisationnelle et technologique ».

    Le ministère allemand prend le contrôle du Gematik, en charge du développement de l’infrastructure informatique en santé

    Invité le 9 avril à prononcer le discours d’ouverture de la DMEA, la plus grande conférence e-santé d’Allemagne, Jens Spahn a par ailleurs défendu sa décision d’accorder à son ministère la majorité des voix au sein du Gematik, l’organisation qui développe l’infrastructure informatique de santé, jusqu’ici contrôlée par les associations de professionnels du secteur. « Les instances autonomes ont essayé pendant 15 ans de construire l’infrastructure télématique. Maintenant, donnons au ministre la chance de l’essayer également », a-t-il déclaré.

  • Datathon Janssen : 5 lauréats repérés pour leurs solutions plaçant le patient au cœur de la recherche

    Embleema, Focus Patient, Andaman7, Ad Scientiam et Bioserenity sont les 5 vainqueurs du Datathon Janssen, organisé en partenariat avec le Fonds « Patient autonome » de Bpifrance et les pôles d’experts de la data Dataiku, le groupe Estia et Reeport. 5 challenges ont été organisés pour identifier des solutions innovantes visant à placer le patient au cœur du processus de recherche.

    Le datathon a réuni les 3 et 4 avril 2019 les acteurs de la santé de demain autour de l’exploitation des données dans le parcours de soins, qu’ils soient étudiants, patients, start-ups, data scientists, ingénieurs, scientifiques ou experts. Il s’est concentré sur les enjeux de la collecte et l’analyse de données santé pour intégrer l’expérience et la qualité de vie des patients dans les études en vie réelle.

    L’objectif de ce datathon est d’accélérer la transformation de la RWE (RealWorld Evidence). Les 5 lauréats sont ainsi invités à développer des prototypes de leurs solutions et identifier les meilleurs partenaires pour développer les futurs projets pilotes fondés sur des données de vie réelle. Le laboratoire Janssen apportera son soutien en ouvrant un de leurs sites d’innovation courant 2019.

    Dans le détails, les 5 gagnants et leur solution sont :

    • Embleema en oncologie, pour sa solution de blockchain qui permet de connecter des cohortes de patients en temps réel ;
    Focus Patient en immunologie, pour son projet qui vient augmenter le design de l’étude Cassiopée en intégrant une expérience patient renforcée basée sur 4 axes : son profil, le conjoint, le niveau de connaissance de la pathologie et la montre connectée ;
    Andaman7 en hématologie, pour sa solution de dossier patient partagé et son module intelligent permettant une collecte de données plus interactive et un meilleur accompagnement du patient dans le suivi de sa maladie ;
    Ad Scientiam en virologie, pour Grizzou, une application « thermomètre » en temps réel de suivi/mesure/évaluation du fardeau pesant sur les parents dont l’enfant est hospitalisé pour une bronchiolite sévère ;
    Bioserenity en psychiatrie, pour son application MyMood qui permet la collecte de données subjectives et objectives (physiologiques) basées sur les 10 items de l’échelle de dépression de la MADRS et renforcée par des données collectées par l’aidant.