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  • Diabète : Air Liquide rachète la start-up espagnole DiaLibre

    Air Liquide annonce l’acquisition de la société espagnole DiaLibre, spécialisée dans l’accompagnement du diabète. Son offre combine « des programmes d’accompagnement thérapeutique personnalisés [et] un suivi médical des patients grâce à des technologies numériques ». La start-up met en relation les professionnels de santé (médecins, infirmiers, nutritionnistes, psychologues) avec les patients pour qu’ils soient mieux accompagnés dans leur quotidien.

    Air Liquide, présent « sur l’ensemble du parcours de soins du patient diabétique, (…) accompagne déjà 1,6 million de patients atteints de maladies chroniques [et notamment] depuis 2016, à travers sa filiale Novalab, les patients souffrant de diabète de types 1 et 2 », précise la société dans un communiqué daté du 17 avril 2019.

    Le programme d’accompagnement est défini dès la première visite par le spécialiste DiaLibre de façon à ce qu’il soit « le plus adapté » au mode de vie du patient. Il construit un « plan d’action personnalisé » incluant l’accès à des formations en ligne et à des tutoriels vidéos ainsi qu’un programme de téléconsultation portant sur des conseils d’ordre nutritionnel et psychologique pour la gestion au quotidien du diabète. Le suivi vise à « améliorer l’adhérence du patient à son traitement dans la durée », explique l’entreprise.

    « Cette acquisition permet d’intégrer de nouveaux modèles de prise en charge et ouvre de nouvelles perspectives de développement pour l’activité santé à domicile en Europe », commente François Jackow, membre du comité exécutif du groupe Air Liquide supervisant les activités santé.

  • Étude : une appli dédiée à la fertilité aussi efficace que la pilule (European Journal contracept°)

    Une application mobile, nommée « Dot » (Dynamic Optimal Timing), a été testée par des chercheurs de l’Institut de santé reproductive du centre médical de l’université de Georgetown (USA). Leur étude*, publiée le 18 mars 2019 dans The European Journal of contraception and Reproductive Health Care, suggère que des algorithmes reposant sur des données de cycles menstruels permettent de prédire le risque de grossesse avec un taux d’efficacité comparable aux méthodes traditionnelles telles que la pilule.

    Des applis mobiles pour une contraception « naturelle »

    Les méthodes de contraception dites « naturelles » reviennent à la mode. Les femmes, échaudées par des scandales sur les pilules et soucieuses de ne pas prendre trop d’hormones, sont à la recherche de méthodes contraceptives plus « douces ». Pour répondre à cette forte demande, de nombreuses sociétés ont développé des applications mobiles dédiées à la fertilité. Elles reposent sur des algorithmes et un apprentissage automatique permettant d’identifier les jours fertiles en se basant sur diverses approches pour synthétiser l’historique du cycle menstruel personnel des femmes et leurs biomarqueurs physiologiques.

    C’est pourquoi des chercheurs américains de l’Institut de santé reproductive du centre médical de l’Université de Georgetown ont souhaité évaluer l’une de ses applications, Dot (Dynamic Optimal Timing).

    De plus en plus de femmes utilisent les applications comme méthode de planification familiale. Aux États-Unis, c’est le cas d’environ 1 million de femmes. « Il est donc essentiel de disposer d’une option reposant sur des preuves solides d’efficacité », a déclaré Victoria Jennings, chercheuse et principale auteur de l’étude. Or, beaucoup de femmes choisissent une application en fonction de sa popularité plutôt que sur la preuve de son efficacité.

    Des algorithmes pour évaluer le risque de grossesse

    Dot est un appli numérique basée sur un algorithme qui fournit des informations de fertilité directes à l’utilisateur pour les femmes qui souhaitent prévenir ou planifier une grossesse. L’algorithme de l’outil, a été développé à partir d’un vaste ensemble de données de 8 118 cycles chez 706 femmes de 5 pays (Nouvelle-Zélande, Inde, Irlande, Philippines et le Salvador), tiré d’enquête de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et d’autres études sur la probabilité de conception. Il s’adapte à la longueur et la variabilité du cycle de chaque femme au fur et à mesure qu’elle continue à entrer des données sur les débuts de son cycle.

    Lorsqu’une femme entre sa date de début de menstruation dans l’application, celle-ci identifie les jours où elle court un risque « élevé » ou « faible » de grossesse au cours de ce cycle. Pour le premier cycle, Dot identifie 16 jours comme présentant un risque élevé. Lorsque des dates de début de période menstruelle supplémentaires sont entrées, l’algorithme réduit le nombre de jours identifiés comme présentant un risque élevé à 11-13 jours, en fonction de la durée et de la variabilité du cycle de l’utilisatrice. Cette dernière reçoit également des notifications au début et à la fin de sa fenêtre fertile, l’avertit des changements à venir dans son état de fertilité et lui rappelle d’éviter les rapports sexuels ou d’utiliser un préservatif pour éviter une grossesse les jours à risque.

    Pour évaluer l’application, les chercheurs ont constitué une cohorte de 718 femmes souhaitant éviter une grossesse pendant au moins un an, avec des données sur 13 cycles.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 18 mars 2019 dans The European Journal of contraception and Reproductive Health Care.

    Résultats : 1 % d’échec, comme la pilule

    • L’âge moyen des femmes de l’étude Dot était de 29 ans.
    • Près de 75 % des participantes ont déclaré avoir déjà utilisé un moyen de contraception hormonale, avec une majorité de pilules (64,3 %).
    • Le taux de grossesse non désirée était de 1% quand l’appli était correctement utilisée et de 5 % en cas d’erreurs de l’utilisatrice.

    Les chercheurs en ont conclu qu’avec un taux d’échec de 1%, l’application Dot était aussi efficace que les méthodes contraceptives hormonales, telles que la pilule. En outre, ils ont souligné qu’il n’existait aucune association statistique entre les caractéristiques socio-démographiques et la grossesse, suggérant que cette méthode pourrait être utilisée avec succès pour la prévention de la grossesse par des femmes d’âges et d’origines sociales différentes. « Étant donné l’utilisation généralisée de la technologie mobile, une méthode numérique telle que Dot peut potentiellement toucher de nombreuses femmes ayant des besoins non satisfaits en matière de planification familiale », ont déclaré les auteurs de l’étude.

    Une fiabilité remise en question

    En août 2018, la FDA a autorisé pour la première fois une application (Natural Cycles) à se revendiquer comme moyen contraceptif. En Suède et au Royaume-Uni, des enquêtes sont ouvertes suite à des plaintes de femmes ayant eu des grossesses non désirées. Ces applications pourraient en effet ne pas être adaptées aux femmes ayant des cycles peu réguliers.

  • Le site MediEval4i propose aux patients de noter les médecins sur des critères non médicaux

    « Vous avez le droit de savoir qui vous soigne  », affiche le site MediEval4i, lancé le 15 avril 2019 par la société Medicine4i, qui propose aux patients d’évaluer leurs médecins sur 5 critères non-médicaux : accueil, ponctualité, explication, écoute, temps consacré.

    Les patients souhaitant participer à l’évaluation doivent créer leur profil sur la plateforme avec une adresse électronique ou par le biais d’un compte Gmail ou Facebook, une démarche gratuite. Ils peuvent ensuite chercher dans le moteur de recherche la fiche du médecin qu’ils veulent noter, et cocher un à cinq cœurs pour chaque critère, ce qui donne une « note globale » également sur cinq. Sur cette page qui évoque celle d’un hôtel ou d’un restaurant sur Tripadvisor, l’utilisateur doit laisser un avis d’ « au moins 100 caractères » avec un titre. MediEval4i permet aussi de préciser les conditions de la prise de rendez-vous ou la raison pour laquelle elle a été impossible.

    « Au vu de l’utilisation de mes données personnelles sans mon consentement, vous êtes en infraction avec le RGPD, proteste sur Twitter Bertrand Legrand, secrétaire général de la CSMF 59-62. Je vous remercie de me retirer immédiatement de votre base de données. Ma notoriété ne sera pas votre publicité. » Le généraliste propose sur sa page Facebook à l’intention de ses confrères une lettre demandant à MediaEval4i le retrait de leur profil sous « un délai maximal de deux mois ». Le docteur Jérôme Marty (UFML-S) « invite » pour sa part « tous les médecins à rappeler les bases même du RGPD » à Medieval4i et à « demander le retrait de leur fiche personnelle de ce site, exploitée sans leur autorisation ». « Cette ‘société’ ne fera pas son beurre de l’exploitation des données des médecins », commente-t-il.

    Médecins et patients partagés

    « Les difficultés d’accès aux soins génèrent des problèmes relationnels entre médecins et patients mais ce n’est pas la bonne méthode car si c’est le défouloir, cela va envenimer encore les relations », déclare le Dr Luc Duquesnel, président du syndicat Les Généralistes-CSMF (source : Le Quotidien du médecin). « Quand c’est ok, Personne ne note, Mais quand un patient est fâché, il note forcément », fait observer le kinésithérapeute Gildas Ribot. Président de la section éthique et déontologie du Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom), Jean-Marie Faroudja, estime de son côté que ce service risque « d’altérer la relation de confiance entre le médecin et le patient ».

    Alain-Michel Ceretti, président de France Assos Santé, qui fédère 85 associations de patients, juge au contraire que « c’est légitime de noter une structure où notre vie est en jeu ». « Quand les médecins savent qu’ils sont évalués, ça peut changer les choses », ajoute-t-il.

    M. Mattalah (Medicine4i), un « serial entrepreneur dans le domaine de la santé »

    MediEval4i est un service de la société Medicine4i, fondée et présidée par Mathias Mattalah. Ce dernier est le fondateur du cabinet de conseil spécialisé en santé Jalma, liquidé en 2018. Il a aussi fondé Smartsanté, éditeur de solutions e-santé spécialiste de l’accompagnement des malades chroniques, qui a développé Cardiosens, une solution de prévention du risque cardiovasculaire destinée aux salariés.

    Mathias Mattalah se présente sur le site de Medicine4i comme « un serial entrepreneur dans le domaine de la santé depuis près de 25 ans » dont les entreprises « ont permis aux consommateurs de santé de réduire le coût de leurs soins les moins bien remboursés par l’assurance (dentaire, optique, chirurgie, etc.) et d’investir de manière ciblée dans l’avenir de leur santé ». Il se fixe aujourd’hui comme objectif d’«accompagner les entrepreneurs et investisseurs de la médecine du futur », de « les aider à franchir les obstacles que les tenants de l’ordre établi vont dresser sur leur chemin » et d’ «anticiper les attentes des consommateurs de santé ».

    « Il est temps de faire évoluer les comportements »

    « Il est temps de faire évoluer les comportements », se défend l’entrepreneur dans Le Parisien : il se fonde sur un sondage qu’il a commandé à Harris Interactive selon lequel « seuls 17 % des sondés ont reçu à chaque fois que nécessaire une information sur les effets secondaires des médicaments prescrits ». Il prévoit de financer son site gratuit par un « comparateur d’offres en optique » rémunéré par les opticiens, et de lancer par la suite « un site de recommandations médicales à partir de sources indiscutables ».

    Les sites de notation des praticiens ont jusqu’ici tous dû fermer en France

    La notation des médecins est banale aux États-Unis, où les sites spécialisés abondent. Un des plus connus est RateMDs.com, qui revendique 2,5 millions d’évaluations et affiche sur sa page d’accueil un classement des meilleurs praticiens (« Best Doctors ») par spécialité. Les sites qui se sont lancés en France sur ce créneau (Note2bib.com, Notetondoc.com et Demica.com) ont tous dû fermer.

  • Stratégie e-santé de la République tchèque (MAJ 2019)

    La République Tchèque a formalisé sa stratégie e-santé 2016-2020, après une période d’absence de stratégie nationale et un système électronique intégré défaillant. Le pays a constaté plusieurs échecs successifs, dont une tentative de mise en place de la e-prescription.

    Cette stratégie vise à améliorer le système de santé en termes d’accessibilité, qualité, sécurité et efficience par le biais des technologies de l’information et de la communication (Tic). Elle s’inscrit dans la volonté d’un e-gouvernement tchèque complètement intégré. 

    Les objectifs premiers de cette stratégie sont : 
    • de renforcer la participation des citoyens dans leur propre santé ;
    • d’améliorer l’efficience du système de santé ;
    • d’améliorer la qualité et l’accessibilité des services de santé ;
    • de développer l’infrastructure nécessaire et d’assurer la gestion de la e-santé.

    La stratégie a donné lieu à la création du Centre national de e-santé, responsable de sa mise en œuvre. De nombreuses briques sont prévues dans la feuille de route 2016-2020, dont la télémédecine, un portail national de santé pour les patients, des standards d’interopérabilité et la e-prescription. Cette dernière est par ailleurs obligatoire depuis janvier 2018.

  • SNDS : délais d’instruction et des instances Cnil

    Délais des instances Cnil

    Délais d’extraction des données :

    * Les 183 dossiers correspondent aux dossiers dans leur complétude ayant reçu un avis de la part du CEREES.

    ** 4 dossiers déposés ont fait l’ibjet d’un classement sans suite par la Cnil.

    *** 2 dossiers autorisés ont eu leur convention annulée par la Cnam.

    Pour les dossiers autorisés, consultez le document téléchargeable ici.

  • SNDS : exemples de thématique d’étude

    Recherche publique :

    • (CHU) : analyse des parcours de soins en santé mentale des adolescents sur le territoire Ouest Hérault ;
    • (CHU) : développement et évaluation d’algorithmes d’intelligence artificielle pour la détection des organes abdominaux et de leurs principales lésions dans des images d’échographie abdominale ;
    • (CHU) : évaluation du programme d’accompagnement au retour à domicile chez les patients atteints de BPCO (PRADO BPCO).

    Recherche privée :

    • Recherche privée : développement d’un algorithme d’intelligence artificielle pour l’interprétation de mammographie de dépistage ;

    • Recherche privée (Clinique): analyse d’activité PMSI, analyse comparée établissements du même territoire analyse des pratiques de prises en charge et des flux ;

    • Recherche privée (Bureau d’études) : étude des représentations du diabète et de l’éducation thérapeutique chez les patients diabétiques de type 2 : mieux comprendre les conceptions du patient diabétique afin de favoriser l’adhésion aux programmes d’ETP ;

    • Recherche privée (EPST) : expérimentation « Prédiction de profils de patients à risque» avec le développement d’une application informatique permettant de détecter les risques de complication médicale encourus par un patient tout juste admis en hospitalisation en confrontant les données de prescription de médicaments lui étant prescrit le premier jour à des modèles prédictifs calculés en amont ;

    • Recherche privée (Industriel de santé) : création d’un outil d’analyse des données PMSI ;

    • Recherche privée : Medical Deep Learning Analyse des dossiers médicaux anonymisés non-structurés pour en extraire les diagnosticsoBureau d’étude : impact d’un programme de télé-monitoring pour les patients souffrant d’insuffisance cardiaque en Normandie (programme SCAD (Suivi Clinique à Domicile)) sur la mortalité, les ré-hospitalisations et les coûts ;

    • Recherche privée(Bureau d’étude) : développement d’un outil de classification et de prédiction en vue d’établir une tarification au parcours de soins.

  • SNDS : typologie d’acteurs

    La liste des études déposées auprès de l’INDS est à retrouver sur site de l’Indsante.fr. Ce fichier rassemble, par numéro chronologique les demandes d’études déposées à l’INDS depuis le 28 août 2017.

    Health & Tech Intelligence fait le point sur les typologies d’acteurs et les délais d’instruction.

    Au 5 avril 2019, les chiffres fournis par l’INDS étaient les suivants :

    Origine des demandeurs

    Depuis le 28 août 2017, 72 dossiers déposés à l’INDS concernent un industriel santé, 60 ont un CHU en responsable de traitement, 36 concernent un bureau d’études, 21 une association loi 1901, 13 l’Inserm-CNRS, 13 le ministère, 12 une université-école et 5 centres de lutte contre le cancer (CCLC).

    Sources de données mobilisées

    Depuis le 28 août 2017, 350 dossiers déposés à l’INDS concernent les dossiers médicaux, 215 des extractions du SNDS, 44 le PMSI seul, 42 des enquêtes, 34 des cohortes, 19 l’EGB, 16 des registres, 12 le Cépidc seul et 65 des autres cas.

  • Repères : rappel du contexte de création du SNDS et de l’INDS

    La loi de modernisation de notre système de santé de 2016 a fait évoluer l’IDS vers l’Institut national des données de santé (INDS). Le législateur a souhaité renforcer et accroitre le périmètre d’action de l’institut afin qu’il devienne un acteur central dans les relations entre producteurs de données et utilisateurs et a élargi la gouvernance : des acteurs de la santé du secteur privé, les agences sanitaires, des organismes de recherches ont ainsi rejoint le noyau des membres fondateurs de l’Institut.

    En revanche, la Fédération hospitalière de France (FHF), la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP), la Fédération des établissements hospitaliers et d’assistance privés à but non lucratif (FEHAP) et la fédération Unicancer qui faisaient partie de l’IDS ont fait le choix de ne pas rejoindre l’INDS.

    Il a donc été pensé comme un guichet unique pour toutes les demandes d’autorisations d’accès aux données pour les recherches n’impliquant pas la personne humaine (RNIPH).

    Le Health Data Hub :

    L’article 11 de l’avant-projet de loi présenté en conseil des ministres en février prévoit la création d’une plateforme des donnés de santé qui se substitue à l’INDS tout en élargissant ses missions qui seront de réunir, organiser, et mettre à disposition les données du SNDS.

    L’objectif est d’enrichir le SNDS avec les données de l’ensemble des données collectées lors des actes pris en charge par l’assurance maladie.

  • Trophées de la e-santé 2019 : derniers jours pour l’envoi des candidatures

    Le dossier de candidature pour participer aux Trophées de la e-santé 2019 doit être envoyé à trophees@universite-esante.com avant le 18 avril 2019 à minuit.
    Organisé dans le cadre de l’Université d’été de la e-santé, qui se tiendra à Castres du 2 au 4 juillet, le concours est ouvert à toutes les parties prenantes de l’écosystème de l’innovation en e-santé (entrepreneurs, chercheurs, professionnels de santé, étudiants, patients) ayant développé il y a moins de 2 ans une solution dans le domaine de la e-santé, soit une solution technologique ou de service, en cours d’étude ou ayant fait l’objet d’une mise sur le marché à partir de janvier 2017. Contrairement aux éditions précédentes, il n’y a pas de catégorie.

    « Les Trophées de la e-santé ont pour objectif de favoriser les usages du numérique dans les systèmes de santé, du soin, de l’autonomie et du bien-être », indiquent les organisateurs sur le site officiel du challenge.

    Calendrier :
    • 18 avril 2019 à minuit : date limite de dépôt des dossiers de candidature ;
    • du 22 avril au 19 mai 2019 : étude des dossiers de candidature et présélection des dossiers ;
    21 mai 2019 : annonce des finalistes sélectionnés ;
    • 2 juillet 2019 : présentation orale des 12 projets finalistes, délibération du jury et sélection des 6 super-finalistes ;
    • 2 et 3 juillet 2019 : présentation orale des 6 super-finalistes, délibération du jury et remise des prix lors d’une cérémonie organisée en fin de journée à Castres à l’école d’ingénieurs ISIS (campus universitaire, rue Firmin Oulès).
    En cas d’absence des gagnants lors de la remise des prix, « le jury se réserve le droit d’attribuer le dit trophée au dossier arrivé en 2ème position », précisent les organisateurs.

    Modalités de candidatures :

    • les dossiers doivent comporter l’intégralité des pièces justificatives demandées ;
    • ils peuvent être rédigés en français ou en anglais ;
    • tout dossier incomplet ou illisible sera rejeté.

    4 axes d’évaluation des projets

    Chaque dossier sera noté sur la base des 4 axes d’évaluation suivants (une note de 0 à 5 sera attribuée pour chacun de ces axes, 5 étant la meilleure note) :

    Axe 1 : identification du besoin et connaissance du marché

    • Préciser la problématique identifiée, son impact et ses conséquences en matière de santé publique ainsi que les acteurs et solutions déjà en place pour y répondre.

    Axe 2 : proposition de valeur et description de l’innovation

    • Préciser les bénéfices que l’innovation apporte par rapport à la concurrence ainsi que la perception de valeur qui en est faite par l’utilisateur, qu’il soit un patient, un professionnel de santé, un aidant, un chercheur, etc. ;
    • réaliser la description précise de la solution innovante afin de faire apparaitre clairement sa différenciation ;
    • indiquer la mention des brevets et des certifications obtenus ou à venir.

    Axe 3 : modèle économique et stratégie

    • Préciser les étapes clés (passées et à venir) pour le développement de la solution innovante ;
    • réaliser une présentation claire du modèle économique pour démontrer la viabilité économique du projet ;
    • faire apparaître les projections « plausibles » pour l’entreprise dans 3 ans en termes de part de marché, chiffre d’affaires et ressources humaines.

    Axe 4 : capacité entrepreneuriale

    • Préciser comment l’équipe portant le projet est composée :
      • mettre en avant les compétences internes, leur complémentarité et la cohérence globale pour mener à bien le projet ;
    • présenter les partenariats externes et leur impact sur la solution et la stratégie.

    Récompenses :

    En plus du Trophée, les lauréats recevront la dotation en numéraires qui lui est associée :

    • un Grand Prix : 6 000 euros ;
    • un 2ème Prix : 3 000 euros ;
    • un 3ème prix : 1 500 euros.

    « Les candidats sélectionnés par le jury bénéficieront également d’une visibilité accrue sur l’ensemble des supports de communication de l’Université d’été de la e-santé 2019, avant, pendant et après l’évènement », ajoutent les organisateurs, soit :

    • 2 pass pour les 2 journées de l’Université d’été de la e-santé 2019 ;
    • une exposition sur le corner des « finalistes » au sein du village start-ups pendant les 2 jours ;
    • une communication sur les réseaux sociaux de l’évènement ;
    • une campagne d’e-mailing ;
    • la mise en place de communiqués de presse ;
    • l’affichage dans le livret programmation ;
    • l’affichage sur le site internet de l’évènement ;
    • une exposition sur une web TV e-santé.

    Contact

    Pour toute information complémentaire, contacter Yann Peter, responsable « innovation » à Castres-Mazamet Technopole, au 05 63 73 51 09.

  • AAP du Health Data Hub : 10 projets retenus sur 189, la création du hub annoncée à l’automne 2019

    10 projets, dont 4 portés par le secteur privé, sur 189 candidatures reçues ont été sélectionnés à l’issue du premier appel à projets (AAP) du Health Data Hub (HDH), lancé fin janvier 2019. « Nous espérions recevoir une cinquantaine de projets, nous en avons étudié près de 200, a déclaré Jean-Marc Aubert, le pilote du chantier HDH, lors de l’annonce des résultats le 16 avril 2019, en présence d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé. Nous en avons retenu une dizaine parce que nous n’avons pas les moyens d’aller au-delà mais nous allons essayer de soutenir davantage de projets dans les prochains mois. »

    À l’issue de 2 jours d’audition, le jury, présidé par le Pr Bernard Nordlinger, membre de l’Académie nationale de médecine, a retenu les projets suivants, « qui, au-delà de leur qualité scientifique ou leurs retombées en termes d’amélioration du système de santé, vont permettre d’alimenter la première version du catalogue de données partagées par le Health Data Hub » (communiqué) :
    Deepsarc (CLCC Léon Bérard): identifier les meilleurs schémas thérapeutiques pour le traitement du sarcome ;
    Parcours infarctus du myocarde (IDM) en Île-de-France (ARS IDF): évaluer et améliorer les parcours de soin après un infarctus du myocarde ;
    Pimpon (Vidal) : remonter aux prescripteurs des alertes pour les interactions médicamenteuses dangereuses ;
    Hydro (Implicity) : prédire les crises d’insuffisance cardiaque pour les patients porteurs de pacemaker ;
    NS-Park (Pitié Salpêtrière – AP-HP): prédire les trajectoires individuelles des patients parkinsoniens ;
    Arac (Malakoff Médéric Humanis): mesurer et comprendre les restes à charge réels de patients ;
    Ordei (ANSM): quantifier la proportion de patients touchés par un effet indésirable ;
    Oscour (Agence nationale de la santé publique): mobiliser les données d’urgences pour améliorer la surveillance sanitaire ;
    Deep.Piste (Epiconcept): évaluer l’apport de l’intelligence artificielle (IA) dans le dépistage organisé du cancer du sein ;
    Rexetris (CHU de Limoges): mesurer l’impact à long terme de l’exposition aux médicaments immunosuppresseurs des patients greffés du rein.

    Initialement souhaitée d’ici juin 2019 par la ministre, la création du Health Data Hub devrait avoir lieu à l’automne, a précisé Jean-Marc Aubert, et la présentation des premiers résultats des projets retenus avant la fin de l’année 2019.

    Le pilote du chantier a par ailleurs annoncé la nomination d’Emmanuel Bacry, professeur en mathématiques appliqués et responsable de l’initiative sur la science des données au sein du Centre de mathématiques appliquées, en tant que directeur scientifique du Health Data Hub. Une vingtaine de recrutements seront réalisés d’ici la fin de l’année pour renforcer les équipes actuelles. Auxquels viendront s’ajouter le recrutement d’experts, tels que des data scientists, pour accompagner au mieux les équipes porteuses des projets lauréats, indique Stéphanie Combes, rapporteuse du rapport sur la mission de préfiguration du HDH et cheffe de la mission d’administration des données de santé à la Drees.

    Annonces clés :

    • 10 projets retenus, dont 4 portés par des acteurs privés, sur 189 candidatures reçues :
      • l’un des critères principaux était d’accepter clairement le partage de ses données ;
    • automne 2019 : création du Health Data Hub – Agnès Buzyn souhaite une création avant le 31 octobre 2019 ;
    • avant la fin 2019 : présentation des premiers résultats des projets ;
    • d’autres appels à projets sont prévus : « L’idée initiale était d’en lancer un tous les 6 mois environ », précise Stéphanie Combes, ajoutant qu’à terme, les projets qui intégreront le HDH ne passeront pas par des appels. Ces premiers AAP visent à structurer les fondements de la plateforme pour mieux cerner les besoins et les usages des acteurs ;
    • recrutement d’une vingtaine de personnes pour renforcer l’équipe centrale du Health Data Hub : nomination d’Emmanuel Bacry en tant que directeur scientifique ;
    • enveloppe dédiée au Health Data Hub : 80 millions d’euros sur 4 ans. « Le budget est respecté », indique Jean-Marc Aubert.
      • « L’accompagnement des projets se veut avant tout humain », explique Stéphanie Combes, mais elle annonce que des financements pourront être attribués au cas par cas selon les besoins des projets. Des sommes qui seront limitées. « Nous n’allons par exemple pas versé 1 million d’euros pour la réalisation d’un seul projet », ajoute-t-elle.
    • confirmation du statut public du hub : Stéphanie Combes confirme qu’il y a eu débat à la suite de la proposition de députés de la majorité d’attribuer un statut privée au HDH mais affirme que la structure visait à conserver son statut de GIP.

    Les 10 projets lauréats (ordre aléatoire) :

    Deepsarc : identifier les meilleurs schémas thérapeutiques pour le traitement du sarcome

    Porté par le Pr Jean-Yves Blay, directeur général du Centre Léon Bérard et directeur du réseau NetSArc, aux côtés de ses équipes et d’experts du CLCC de Bordeaux et de l’université de Rennes.

    • Vise à étudier l’impact des différents traitements sur les données de vie réelle afin de déterminer le schéma thérapeutique le plus pertinent.

    • Mobilisera les données cliniques de la base NetSArc, base de référence sur le sarcome quasi exhaustive en France avec plus de 50 000 patients. Ces données, enrichies par les données médico-administratives (SNDS), permettront de suivre les patients dans le temps.

    Parcours IDM en Île-de-France : évaluer et améliorer les parcours de soin après un infarctus du myocarde

    Porté par le Dr Axelle Menu-Branthomme, responsable de département à l’ARS Île-de-France, avec le soutien du Samu 78 et du GCS Sesan.

    • Prévoit de qualifier les parcours de soins des patients ayant eu un infarctus du myocarde aigu en Île-de-France.
    • L’enrichissement du registre e-Must, qui recense « finement » l’événement aigu lors de sa survenue, par des données médico-administratives du SNDS, permettra d’évaluer différents types de parcours de soins du point de vue de la qualité, de la sécurité et de la pertinence.

    Pimpon : remonter aux prescripteurs des alertes pour les interactions médicamenteuses dangereuses

    Porté par Jean-François Forget, directeur médical de la société Vidal.

    • Vise à mobiliser les données du SNDS pour estimer la prévalence réelle des complications liées aux interactions médicamenteuses afin d’identifier des alertes nécessitant une mise en valeur particulière du fait de leur impact.
    • L’attention des médecins pourra être restaurée vers les alertes les plus pertinentes, ce qui devrait aboutir à la réduction de l’incidence des complications graves, fréquentes et prévisibles.

    Hydro : prédire les crises d’insuffisance cardiaque pour les patients porteurs de pacemaker

    Porté par le Dr Arnaud Rosier, président de la start-up Implicity.

    • Vise à développer une solution permettant de prévenir les crises d’insuffisance cardiaque pour les patients porteurs de pacemakers ou défibrillateurs grâce à l’analyse des données de télésuivi par IA.
    • Le HDH permettra le croisement des données des dispositifs de plus de 8 000 patients en soins courants avec celles du SNDS afin d’entraîner des modèles prédictifs sans avoir à labelliser manuellement les épisodes d’intérêt.

    NS-Park : prédire les trajectoires individuelles des patients parkinsoniens

    Porté par Jean-Christophe Corvol, professeur de neurologie à la Pitié Salpêtrière (AP-HP), soutenu par l’ICM, l’Inserm et F-Crin.

    • L’objectif principal est de fournir aux neurologues un outil prédictif des trajectoires individuelles des patients parkinsoniens afin de mettre en œuvre les mesures préventives appropriées.
    • Les données de cette cohorte de 20 000 individus suivis dans les centres experts Parkinson seront chaînées à celles du SNDS pour pouvoir appréhender la prise en charge globale des patients.
    • Des approches computationnelles et d’IA seront mises en œuvre pour modéliser la progression de la pathologie.

    Arac : mesurer et comprendre les restes à charge réels de patients

    Porté par Laurent Borella, directeur santé à Malakoff Médéric Humanis, mutuelle à but non lucratif.

    • Va permettre :
      • ,en complétant les données de l’Assurance maladie (SNDS) avec les données de remboursements complémentaires, de calculer les restes à charge finaux réels des patients dans le modèle de protection sociale français.
      • d’interroger les modes de financement des dépenses de santé, d’éclairer les questions de pouvoir d’achat et de solvabilité du recours aux soins, etc.

    Ordei : quantifier la proportion de patients touchés par un effet indésirable

    Porté par Patrick Maison, conseiller scientifique à l’ANSM.

    • Vise à développer un outil permettant d’automatiser le calcul du taux de déclaration, soit du nombre d’effets indésirables déclarés rapporté au nombre de patients exposés.
    • S’appuiera à cette fin sur la base nationale de pharmacovigilance de l’ANSM, les données de prescriptions remboursées en médecin de ville et en milieu hospitalier (SNDS) et les caractéristiques des produits dans Codex (référentiel des AMM).

    Oscour : mobiliser les données d’urgences pour améliorer la surveillance sanitaire

    Porté par Yann Le Strat, directeur de la Direction appui, traitements et analyses des données de l’Agence nationale de santé publique, avec le concours de la Fedory, des équipes du registre AVC de Brest et de l’équipe Reperes de l’université de Rennes.

    • Vise à créer une base chaînant l’ensemble des données issues du réseau de surveillance Oscours avec les données médico-administratives du SNDS.
    • Les données de la base Oscour compilent les résumés de passages aux urgences depuis presque 15 ans, recensant plus de 130 millions de passages aux urgences.
    • Une telle cohorte permettra d’instruire quantité de questions en vue d’améliorer la surveillance sanitaire en France.
    • Une première expérimentation sera menée sur les AVC, première cause de mortalité chez les femmes et troisième chez les hommes.

    Deep.Piste : évaluer l’apporte de l’intelligence artificielle (IA) dans le dépistage organisé du cancer du sein

    Porté par Francisco Orchard, responsable unité data science au sein de la société Epiconcept, appuyé par son équipe, le Centre régional de coordination des dépistages des cancers en Occitanie et l’Institut Curie.

    • Propose d’évaluer l’impact d’une intégration de l’IA dans le dispositif de dépistage organisé du cancer du sein.
    • S’appuiera pour cela sur la base de données e-SIS de dépistage de cancer du sein des départements du Gard et de la Lozère, comportant plus de 250 000 images annotées, enrichies par les données médico-administratives dans le but de réduire le nombre de faux négatifs.
    • Cette base devrait permettre d’entraîner des modèles performants de réseaux de neurones convolutionnels sur des données jamais utilisées à ce jour dans cette optique.

    Rexetris : mesurer l’impact à long terme de l’exposition aux médicaments immunosuppresseurs des patients greffés du rein

    Porté par Le Dr Pierre Marquet, du CHU de Limoges, avec l’appui de l’Inserm et de la société Optim’Care.

    • Étudiera les relations entre l’exposition aux médicaments immunosuppresseurs et le devenir à long terme du patient greffé rénal et du greffon.
    • Ces travaux mobiliseront les données de la base Cristal de l’Agence de la biomédecine et de la base Abis du CHU de Limoges.

    Un accompagnement pendant un an

    Piloté par Jean-Marc Aubert, le HDH a lancé fin janvier un AAP dans l’optique de sélectionner les premières initiatives innovantes dans le domaine de l’exploitation des données de santé qui présentent un intérêt public. Il s’adressait en particulier aux porteurs de projets « dont la phase de conception est avancée mais dont la réalisation requiert expressément l’aide du Hub pour accéder aux données de santé ou procéder à leur traitement », indiquait alors le ministère des Solidarités et de la Santé et la Drees.

    Les projets qui contribueront à la constitution du catalogue de données et dont les acteurs accepteront de partager les outils et connaissances développés avec la communauté « seront privilégiés », avaient-ils précisé.

    À la suite de la remise du rapport établi par Cédric Villani (député LREM de la 5ème circonscription de l’Essonne) en mars 2018, le président de la République Emmanuel Macron avant annoncé la création d’un Health Data Hub comme l’un des points clés de la stratégie « intelligence artificielle » française. Une mesure confirmée en juin par Agnès Buzyn.

    • Les lauréats vont bénéficier d’un accompagnement d’une durée d’un an à compter du second semestre 2019.
    • Des ressources humaines et technologiques mutualisées seront mis à la disposition des porteurs de projets sélectionnés pour les aider à concevoir et à déployer leurs solutions.

    Le Health Data Hub reposera « sur le partage et la capitalisation des travaux entrepris »

    La construction et le fonctionnement du Health Data Hub « reposeront sur le partage et la capitalisation des travaux entrepris, était-il précisé lors du lancement de l’appel à projets. Il sera un outil de promotion de l’innovation pour faire de la France un leader des données de santé. »