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  • TechDays Santé : l’exploitation intelligente des datas en santé, le 30 avril 2019 à Lyon

    Les TechDays Santé 2019, organisés par I-care Cluster, se tiendront le 30 avril à la Maison internationale des langues et des cultures de Lyon.  Cette année, les conférences et les ateliers porteront sur le thème « opportunités ouvertes par l’exploitation intelligente des datas en santé ». 

    Les inscriptions, payantes, sont à effectuer via ce lien.

    Programme 

    • 8h30-9h15 : Accueil des participants – Allocutions officielles & Introduction par les organisateurs.
      Karine Dognin Sauze, 13ème vice-présidente de la Métropole de Lyon Innovation, Métropole Intelligente, Développement numérique et Mobilité intelligente. 
    • 9h15-10h45 : 3 conférences avec invités.
      Stéphanie Combes, Antoine Denis, Pr Jean-Yves Blay
    • 11h-12h15 : Table ronde.
      « Comment utiliser intelligemment les données massives en santé pour créer des services & des produits innovants ! » 
    • 12h30-14h30 : Déjeuner & rencontres B2B.
      Planification et sollicitation de rendez-vous avec les autres participants. 
    • 14h30-15h45 : Session 1.
      « Les établissements de santé ne peuvent-ils (ou ne veulent-ils) pas permettre l’exploitation des données de santé qu’ils détiennent ? »
    • 16h-17h15 : Session 2.
      « Données patients des établissements de santé : impossible exploitation ou manque d’organisation ? »
    • 17h45-19h : Lancement du HH#4.
      Lancement d’un nouveau format. 

  • Dispositif SI-VIC (Gilets jaunes) : l’AP-HP reconnaît des « utilisations inappropriées »

    « À la suite des investigations conduites pour vérifier certains éléments parus dans la presse (…), il apparaît que les onglets « commentaire » de l’application ont pu être utilisés (…) de façon marginale [pour mentionner] des éléments de nature médicale (…) que les équipes pensaient utiles sur la nature de la blessure ». C’est ce qu’affirme l’AP-HP dans un communiqué publié le 24 avril 2019, intitulé « SI-VIC : identification de cas d’utilisations inappropriées ».

    Ce communiqué fait suite à la publication le même jour par Le Canard enchaîné d’extraits de fiches SI-VIC remplies durant la manifestation des Gilets jaunes du 16 mars 2019, portant des mentions telles que « tir flash-ball : plaies arcades » et « tuméfaction oreilles : plaie oreille ». Le journal affirme qui plus est que ce fichier était accessible aux ministères de l’Intérieur, de la Justice et des Affaires étrangères, conformément au décret du 9 mars 2018 encadrant le dispositif.

    « Chaque groupe hospitalier de l’AP-HP ne visualise que ses propres malades », déclare l’AP-HP dans son communiqué, précisant que « le siège de l’AP-HP a visibilité de tous les établissements de l’AP-HP, l’ARS Ile-de-France sur la région, et le ministère de la Santé sur le pays » et qu’«aucune autre structure n’y a accès ».

    « Des instructions données pour corriger ces éléments » et une inspection mise en place avec l’ARS (AP-HP)

    L’AP-HP invoque le « mémo SI-VIC », qu’elle a élaboré « dans le souci de pouvoir disposer des informations permettant (…) de dimensionner et d’orienter le patient vers les ressources spécialisées disponibles », et selon lequel « l’onglet commentaires permet d’ajouter toutes les informations utiles concernant la pathologie ou le type de blessure, l’intitulé exact du service… ».

    « Cette précision, qui avait été mentionnée dans un souci de bonne prise en charge des patients, n’aurait pas dû apparaître, est-il indiqué dans le communiqué. Au contraire, il aurait dû être rappelé qu’aucune information médicale ne devait être saisie ».

    L’AP-HP conclut en déclarant que « des instructions sont données pour corriger ces éléments » et qu’elle menait avec l’ARS « une inspection pour objectiver de façon transparente l’utilisation qui a été faite de l’application dans ces dernières semaines ». 

  • Étude : l’IA capable de diagnostiquer le stress post-traumatique avec la voix (Depression & Anxiety)

    Un outil d’intelligence artificielle (IA) s’est révélé capable de détecter les personnes souffrant d’un trouble de stress post-traumatique (TSPT) rien qu’en analysant leur voix. L’étude menée par des chercheurs de l’École de médecine de la New York University (NYU School of Medicine) a prouvé que le logiciel posait un diagnostic avec un taux de 89 % de précision. Les résultats de ces travaux ont été publiés le 22 avril 2019 dans la revue Depression & Anxiety.

    Un test objectif pour dépister le syndrome de stress post-traumatique

    Le diagnostic de trouble de stress post-traumatique (TSPT) repose généralement sur des entretiens cliniques ou des mesures d’auto-évaluation. Qu’elle que soit la technique utilisée, des risques de sous-déclaration et de sur-déclaration des symptômes existent. De plus, les patients ne sont pas toujours d’accord pour passer de longs entretiens.

    Il manque donc un test objectif qui permettrait d’éviter les biais culturels, ethniques, etc. De nombreuses études ont été lancées pour identifier des marqueurs biologiques mais elles sont à ce jour restées globalement infructueuses.

    Analyser la voix grâce à un algorithme

    Les techniques basées sur la parole pour dépister les troubles psychiatriques suscitent un intérêt croissant et les cliniciens savent depuis longtemps que les personnes souffrant de troubles psychiatriques présentent des modifications de la parole.

    Le caractère monotone ou encore métallique d’une voix constitue une information importante pour les médecins dans le diagnostic des troubles de l’humeur. Les altérations de la voix liées au syndrome de stress post-traumatique (SPT) sont en revanche moins bien connues.

    Des chercheurs de l’École de médecine de la New York University (NYU School of Medicine) ont mené une étude afin d’identifier les caractéristiques de la voix qui différencient les victimes de SPT des témoins chez un échantillon de 53 anciens combattants d’Irak et d’Afghanistan, en les comparant à 78 anciens combattants en bonne santé. Grâce à leurs enregistrements vocaux, les chercheurs ont capturé 40 526 caractéristiques vocales que le programme d’intelligence artificielle (IA) de l’équipe a analysées. Un algorithme a ensuite classifié ces données vocales et estimer la probabilité qu’elles soient prédictives d’un état de stress post-traumatique.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 22 avril 2019 dans la revue Depression & Anxiety.

    Résultats : l’IA précise à 89 %

    • 18 caractéristiques vocales ont été retenues. 2 d’entre elles sont particulièrement liées au stress post-traumatique : une parole plus lente/monotone et plus plate.
    • le système d’IA a classifié correctement les personnes souffrant de syndrome de SPT avec 89,1 % de précision.

    « Nos résultats suggèrent que les caractéristiques basées sur la parole pourraient être utilisées pour diagnostiquer cette maladie et, avec un raffinement et une validation supplémentaires, elles pourraient être utilisées en clinique dans un proche avenir », a déclaré Charles R. Marmar, le principal auteur de l’étude, directeur du département de psychiatrie de la l’École de médecine de la New York University.

    Par ailleurs, ces résultats sont cohérents avec d’autres constatations sur le stress post-traumatique. En effet, les événements traumatiques modifieraient les circuits cérébraux qui traitent les émotions et le tonus musculaire, ce qui affecterait la voix d’une personne.

    Vers une appli mobile pour le stress post-traumatique

    À l’avenir, l’équipe de recherche envisage de former l’outil vocal d’IA avec plus de données, de le valider sur un échantillon indépendant et de demander l’approbation du gouvernement pour l’utiliser de manière clinique.

    Ils envisagent de l’utiliser dans le cadre d’un système de diagnostic automatisé, peut-être même via une future application pour smartphone, car « le stress post-traumatique peut être mesuré à moindre coût, à distance et de manière non intrusive », a déclaré Adam Brown, l’un des auteurs de l’étude, professeur au département de psychiatrie de la NYU School of Medicine.

  • Le Resah veut jouer « un rôle déterminant » dans la transformation numérique (rapport d’activité 2018)

    « Le virage numérique dessiné par la stratégie « Ma santé 2022″ suppose un développement cohérent de la e-santé et de ses outils digitaux », déclare le Resah en introduction de la cinquième partie de son rapport d’activité 2018, intitulée « Donner sa place à l’innovation ». Le Réseau des acheteurs hospitaliers souligne que « la fonction achat, qui sert d’interface entre les besoins en services et produits des acteurs de santé et les industriels du secteur, est appelée à jouer un rôle déterminant dans cette transformation ».

    Le groupement d’intérêt public (GIP) détaille dans ce document le rôle dévolu à son nouveau Centre de l’innovation par les achats. « À la fois showroom permanent, lieu de débats et de conférences, espace de co-création et de design thinking, il permettra de détecter des innovations présentant une véritable valeur d’usage pour améliorer la qualité des soins », annonce Stéphane Pardoux, vice-président du Resah et animateur du comité de pilotage du centre.

    « Les industriels pourront suggérer mieux et plus rapidement aux hospitaliers des outils, en prise directe avec nos réalités quotidiennes, précise-t-il. Les innovations les plus performantes seront consacrées par leur mise à disposition sur étagère par le Resah, afin que les acteurs de la santé puissent les acquérir simplement dans des formats juridiques sécurisés. »

    Le Centre de l’innovation par les achats : un nouveau concept

    Convaincu que « l’acheteur est une interface incontournable entre les besoins en services et produits des professionnels de santé et l’offre des industriels », le Resah s’étend dans son rapport sur le projet de création d’un Centre de l’innovation par les achats, appelé à devenir « une véritable plateforme d’intermédiation entre établissements, utilisateurs et entreprises ».

    « Le Centre s’articulera avec l’ensemble des acteurs de écosystème de l’innovation (clusters, incubateurs, etc.) mais aussi avec les ambassades de pays étrangers avec lesquelles le Resah a commencé à nouer des partenariats », explique Pierre Lebon, directeur « conseil, innovation et international » du Resah.

    « Pour garantir une bonne connaissance des meilleures innovations au niveau mondial », le Centre de l’innovation par les achats organisera également des missions d’étude afin de faire découvrir a ses membres les organisations et les technologies les plus innovantes au monde. Un premier voyage sera organise en juin 2019 à Singapour

    Des partenariats ont été noués avec le Lab Santé et LNA Sante (anciennement le Noble Âge) « afin de tirer parti des compétences de chacun et ainsi de fonder ensemble un écosystème de l’innovation ».

    Les premiers projets du Centre

    Le rapport signale que le site www.resah-innovation.fr a été mis en ligne début 2019 pour soutenir les activités du Centre (communication, gestion du sourcing et des appels a projet). Il annonce que les premiers projets qui seront lances début 2019 couvriront :

    • l’expérimentation de nouveaux usages territorialisés d’une solution informatique de gestion du remplacement du personnel, en partenariat avec WHOOG;
    • la co-création d’exosquelettes pour la diminution du stress physique lié a la manutention des personnes par les personnels de santé, en partenariat avec LNA Sante ;
    • le co-développement d’applications adaptées aux robots humanoïdes ;
    • l’étude de la modalité d’achat en coût complet, appliquée au passage des gants chirurgicaux vers du 100 % synthétique, en partenariat avec les sociétés Ansell et Cardinal Health ;
    • l’étude d’un nouveau modèle de mise a disposition des robots chirurgicaux.

    Un cas pratique: le partenariat avec LNA Santé sur l’exosquelette

    Interrogée, Marie-Laure Lévêque, directrice du Pôle « prospective stratégique et marketing » du groupe LNA Sante salue le  premier projet engagé par son groupe  avec le Resah sur « la création d’un exosquelette, sous la forme d’un gilet, destiné aux soignants, pour leur permettre de soulager les postures pénibles, de faciliter le port de charge et ainsi améliorer leur qualité de vie au travail ».

    « Cette technologie conçue pour le secteur de l’industrie (…) n’est pas encore complètement adaptée [au milieu hospitalier], souligne-t-elle. Nous réfléchissons donc avec le Resah à l’élaboration d’un cahier des charges adapté aux usages des professionnels de santé ».  

    Déploiement de solutions spécifiques

    Accord avec Doctolib pour la prise de rendez-vous

    Le Resah revient sur l’accord cadre national attribué pour 4 ans à Doctolib pour « une solution logicielle de prise de rendez-vous en ligne », affirmant qu’avec ce contrat, « pour la première fois, une centrale d’achat nationale a ouvert son catalogue a une offre de fourniture et de mise en œuvre de solutions de télémédecine »

    Selon le rapport, le partenariat a permis aux établissements d’optimiser l’activité des secrétariats médicaux grâce a une diminution de 30 % de prises de rendez-vous téléphonique » et de « réduire de 75 % la non-venue des patients grâce a des outils spécifiques : annulation en ligne, e-mails et SMS de rappel ».

    Géraldine Gicquel, directrice des systèmes d’information et des télécommunications du GHT Yvelines Nord, affirme avoir découvert grâce à cette initiative que Doctolib donnait « la possibilité de gérer transversalement des plateaux de rendez-vous sur les différents sites dans le contexte de la territorialisation des spécialités ». Elle rend hommage au Resah pour avoir « apporté la solution contractuelle ad hoc pour traiter avec une jeune société innovante, qui plus est sur du SaaS (logiciel en tant que service), une modalité d’achat dont nos hôpitaux n’ont pas encore une grande expérience ».

    Accord avec Whoog pour le remplacement de personnels

    Le Resah se félicite également d’avoir attribué fin 2018 à la société WHOOG « un marché portant sur une solution logicielle de gestion de remplacement du personnel [pour] fluidifier et rendre plus efficients les rappels internes de personnels, en évitant aux établissements de recourir a l’intérim, onéreux et de qualité inégale ».

    L’application « permet a certains membres de se déclarer volontaires et de recevoir des mails ou des SMS pour leur proposer une mission lorsqu’un membre du personnel annonce son absence a la dernière minute », est-il expliqué. Selon le réseau des acheteurs hospitaliers, elle permet aux établissements de santé « d’optimiser leur budget » et de « ne plus faire perdre de temps aux cadres pour qu’ils puissent mieux se consacrer aux soins ».

    Des projets pour 2019

    Le projet européen EURIPHI

    Le Resah a poursuivi en 2018 sa participation à 2 projets européens digitaux dans le domaine de la santé : inDemand et RELIEF.

    En 2019, le GIP français devient partenaire du projet EURIPHI (Europe-wide Innovative Procurement of HealthInnovation), cofinancé par la Commission européenne dans le cadre du programme Horizon 2020 sous la forme d’une CSA (Coordination and Support Action).

    Porté par MedTech Europe et 25 autres partenaires, le projet a pour objectif de créer un consortium européen d’acheteurs publics afin de continuer les travaux sur le « Value Based Procurement«  (création de valeur par la fonction achats) : développement d’outils, méthodologies et adoption du modèle. 

    Les marchés lancés en 2019

    Le Resah prévoit dans ses « perspectives 2019 » le lancement de plusieurs marchés, portant sur :

    • une solution de commande de transports sanitaires, suite au changement de réglementation en octobre 2018 ;
    • une solution de gestion électronique documentaire, « visant a favoriser l’émergence d’un hôpital « zéro papier » », indique-t-il.
    • des solutions d’interopérabilité, afin de favoriser la convergence des systèmes d’information au sein des GHT sur 2 grands thèmes : le dossier patient informatise et les systèmes de gestion de laboratoire.
  • Étude ComPaRe : 1 600 patients chroniques proposent 147 axes d’amélioration

    Faciliter les interactions entre les patients et les professionnels de santé fait partie des pistes d’amélioration de la prise en charge des maladies chroniques, proposées par la Communauté de patients pour la recherche de l’AP-HP (ComPaRe).

    Dans le cadre de la première étude ComPaRe, dont les résultats ont été publiés le 23 avril 2019 dans le British Medical Journal Quality and Safety (BMJ), 1 636 patients ont proposé 3 613 idées réparties en 147 axes d’amélioration des consultations, de l’organisation des hôpitaux et du système de santé en général.

    « Il s’agit de la première étude scientifique, au monde, à impliquer largement les patients dans la génération d’idées pour améliorer leur prise en charge, et ce pour un grand nombre de maladies et contextes différents », commente l’AP-HP dans un communiqué.

    Le développement de solutions numériques, telles que des applications permettant un meilleur échange entre patients et équipes de soins (système de messagerie en ligne, suivi à distance des patients, etc.) ou allégeant les tâches administratives (outils de gestion des rendez-vous médicaux, dématérialisation des documents, etc.), pourrait répondre aux attentes des patients mises en avant dans le cadre de ces travaux.

    1 636 patients ComPaRe proposent 3 613 idées réparties en 147 axes d’amélioration

    Toutes les réponses récoltées ont été analysées et classées par un groupe composé de chercheurs et de patients. Elles ont ensuite été soumises à nouveau aux patients ayant répondu à la question « pour être validées et enrichies, précise l’AP-HP. En réagissant aux idées évoquées par d’autres, certains ont même pu suggérer de nouvelles pistes d’amélioration de leurs soins. »

    Au total, 1 636 patients de ComPaRe ont proposé 3 613 idées, regroupées en 147 axes d’amélioration des consultations, de l’hôpital et du système de santé en général.

    Parmi les 1 701 idées d’amélioration des consultations, la majorité portait :

    • sur la qualité des échanges entre médecins et patients ;
    • sur l’information des patients ;
    • sur la prise en charge des patients ;
    • sur l’adaptation du traitement du patient en fonction de ses préférences et du contexte.

    Les patients ont également proposé 928 idées pour améliorer le fonctionnement de l’hôpital, notamment dans l’optique de faciliter le parcours du patient et mieux coordonner sa prise en charge :

    « Ils soulignent notamment l’importance des interactions entre le patient et les équipes médicales et paramédicales », précise l’AP-HP.

    « Je créerais une sorte de « chef d’orchestre » qui évaluerait les besoins en soins du patient et l’orienterait au mieux, en lui évitant de se débattre dans certaines difficultés, alors que la survenue de sa pathologie l’a déjà rendu vulnérable (le médecin traitant est en pratique souvent dépassé par la complexité de la maladie et de sa prise en charge, et le spécialiste difficilement accessible) », témoigne une patiente suivie pour une sclérose en plaques (communiqué).

    Sur les 984 idées recueillies pour améliorer le système de santé :

    La plupart d’entre elles portaient sur la réduction de la charge administrative des patients. De manière générale, ces derniers préconisent de faciliter les démarches d’accès aux soins, aux traitements et au remboursement.

    ComPaRe : un questionnaire en ligne pour mieux cerner les attentes des patients

    Une équipe du centre d’épidémiologie clinique de l’Hôtel-Dieu AP-HP et de l’université Paris Descartes, dirigée par le Pr Philippe Ravaud, « a fait appel à l’intelligence collective des patients pour améliorer leur prise en charge » entre le mois de mai 2017 et janvier 2018, indique l’AP-HP.

    Les patients ayant rejoint volontairement la Communauté de patients pour la recherche de l’AP-HP, appelée « ComPaRe », ont répondu en ligne et de manière ouverte à la question « Si vous aviez une baguette magique, que changeriez-vous dans votre prise en charge pour la rendre plus facile et/ou acceptable ? ».

    Les résultats de ces travaux, dont l’investigateur coordonnateur est le Dr Viet-Thi Tran, du Centre d’épidémiologie clinique de l’Hôtel-Dieu AP-HP et de l’université de Paris, ont été publiés dans la revue BMJ Quality and Safety le 23 avril 2019.

  • Détection précoce du mélanome par IA : Anapix Médical réunit 352 000 € pour sa 1ère levée de fond

    Anapix Médical, une start-up spécialisée dans l’imagerie de la peau et la détection précoce du mélanome, vient de rassembler 352 000 euros lors de sa première levée de fond. Ce tour de table a été mené auprès d’investisseurs privés, dont le groupe Lavorel Medicare, qui développe des solutions de soins à domicile et en établissement de soins.

    SkinApp : un logiciel basé sur un nouvel algorithme
    Anapix a développé un algorithme d’intelligence artificielle (IA) basée sur le machine learning, technique permettant d’effectuer des prédictions à partir de données statistiques grâce à l’exploration de données, la reconnaissance de patterns (échantillon) et des analyses prédictives. À partir de la photo d’une lésion cutanée, le logiciel SkinApp permet de déterminer aussitôt s’il s’agit d’un mélanome. Une aide en plus qui permet aux praticiens de mieux cibler les lésions à risque mais également de penser leurs interventions chirurgicales de manière plus pertinente.

    SkinShot : une application mobile pour le grand public
    Selon le ministère des Solidarités et de la Santé, le cancer de la peau est le cancer le plus fréquent, avec 80 000 nouveaux cas chaque année en France. 1 700 décès liés aux cas de mélanomes cutanées ont été recensés en 2017.
    Une application mobile destinée au grand public, SkinShot, est en train d’être développée pour permettre aux particuliers de pouvoir eux-mêmes détecter prématurément les lésions d’un mélanome. Actuellement en phase de test, elle sera commercialisée début 2020.

  • DATA – Stratégie e-santé de l’Estonie (MAJ 2019)

    L’Estonie joue la carte du numérique, notamment dans le domaine de la santé. Le pays est lancé depuis 2001 sur sa « X-Road » pour un e-gouvernement complètement intégré. Le Système national d’information de santé fait partie de cette feuille de route nationale. De nombreux services e-santé sont déjà disponibles pour professionnels et patients, dont :
    • la e-prescription : 99 % des prescriptions en Estonie sont numériques depuis 2017 ;
    • l’adressage numérique : il représente 50 % des adressages par médecins (chiffres 2017);
    • le Portail patient national, qui engage le patient dans son parcours de santé.

    En 2015, l’Estonie a formalisé sa vision e-santé pour 2025. Dans sa ligne de mire, un réseau coordonné de solutions numériques, qui repose sur les piliers suivants :
    • la data : de très haute qualité, transparente, contrôlée, exploitable et activement utilisée ;
    • les services : centrés sur l’humain, accessibles à tous, interconnectés, personnalisés, mesurables, avec une évaluation constante et une bonne visibilité sur toute la durée du parcours de soins ;
    • le système de santé : axé sur la prévention et l’engagement des patients dans leur propre santé, facilitant l’accès exhaustif aux sources d’information pour le développement de politiques de santé, venant en soutien aux spécialistes avec la e-santé et la data, innovant de façon constante et à tout niveau.

    C’est dans la lignée de cette vision e-santé 2025 et de son Plan de développement de santé publique, que l’Estonie a établi sa stratégie e-santé 2020. Sous l’autorité du ministère des Affaires Sociales, le conseil stratégique de la e-santé est responsable de sa mise en œuvre. 5 axes stratégiques majeurs ont été définis : 
    • la très haute qualité des données de santé et de leur infrastructure ;
    • l’humain et la médecine personnalisée ;
    • la gestion complète des cas et la coopération entre organisations ;
    • l’efficacité des services de santé et la capacité d’analyse ;
    • le développement des services à distance.

    La stratégie du pays porte par ailleurs un intérêt pour le développement de la e-santé à l’international. En coopération avec la Finlande, l’Estonie est notamment pionnière de la e-prescription transfrontalière depuis le 21 janvier 2019.

    Le tableau présentant la stratégie e-santé de l’Estonie est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • Stratégie e-santé de l’Estonie (MAJ 2019)

    L’Estonie joue la carte du numérique, notamment dans le domaine de la santé. Le pays est lancé depuis 2001 sur sa « X-Road » pour un e-gouvernement complètement intégré. Le Système national d’information de santé fait partie de cette feuille de route nationale. De nombreux services e-santé sont déjà disponibles pour professionnels et patients, dont :
    • la e-prescription : 99 % des prescriptions en Estonie sont numériques depuis 2017 ;
    • l’adressage numérique : il représente 50 % des adressages par médecins (chiffres 2017);
    • le Portail patient national, qui engage le patient dans son parcours de santé.

    En 2015, l’Estonie a formalisé sa vision e-santé pour 2025. Dans sa ligne de mire, un réseau coordonné de solutions numériques, qui repose sur les piliers suivants :  
    • la data : de très haute qualité, transparente, contrôlée, exploitable et activement utilisée ; 
    • les services : centrés sur l’humain, accessibles à tous, interconnectés, personnalisés, mesurables, avec une évaluation constante et une bonne visibilité sur toute la durée du parcours de soins ;
    • le système de santé : axé sur la prévention et l’engagement des patients dans leur propre santé, facilitant l’accès exhaustif aux sources d’information pour le développement de politiques de santé, venant en soutien aux spécialistes avec la e-santé et la data, innovant de façon constante et à tout niveau.

    C’est dans la lignée de cette vision e-santé 2025 et de son Plan de développement de santé publique, que l’Estonie a établi sa stratégie e-santé 2020. Sous l’autorité du ministère des Affaires Sociales, le conseil stratégique de la e-santé est responsable de sa mise en œuvre. 5 axes stratégiques majeurs ont été définis : 
    • la très haute qualité des données de santé et de leur infrastructure ;
    • l’humain et la médecine personnalisée ;
    • la gestion complète des cas et la coopération entre organisations ;
    • l’efficacité des services de santé et la capacité d’analyse ;
    • le développement des services à distance.

    La stratégie du pays porte par ailleurs un intérêt pour le développement de la e-santé à l’international. En coopération avec la Finlande, l’Estonie est notamment pionnière de la e-prescription transfrontalière depuis le 21 janvier 2019.

  • ExclusifBlockchain en santé : cas d’usages et création de valeur pour l’industrie pharmaceutique

    Health & Tech Intelligence lance une série de notes et entretiens dédiés à la blockchain afin de présenter des cas d’usage de cette technologie en santé et de permettre aux acteurs d’en tirer avantage. Les publications et rendez-vous,  réalisés en partenariat avec Isao Ueda, expert blockchain,  auront lieu tout au long de l’année 2019. La première analyse est dédiée aux entreprises du médicament.

    En 2018, la technologie blockchain est entrée en phase de maturation ; des offres d’entreprises se lancent : l’offre d’audit de validation de PwC mais aussi celle d’Ernst & Young en France, et plus récemment l’annonce d’IBM qui s’allie avec des assureurs santé aux États-Unis. En 2019, les premières applications concrètes de cette technologie se mettent en place.

    La santé fait partie des secteurs qui ont le plus à gagner grâce à cette technologie et l’ensemble de ce secteur est concerné : la recherche, les médecins, les laboratoires pharmaceutiques et pharmacies, chacun pour des raisons différentes.

    La blockchain est une solution proposant de multiples atouts, chaque secteur de la santé pouvant y trouver son compte grâce à l’amélioration de la transparence, de la traçabilité, l’horodatage ou encore l’uniformisation du traitement de l’information.

    Le secteur de la pharmacie peut ainsi lutter de façon plus efficace contre la contrefaçon, améliorer sa chaine d’approvisionnement mais également la relation entre les pharmacies et leurs clients. Il existe déjà des start-ups et entreprises (Blockpharma, Hyperledger, Corda, PassCare…) se positionnant sur ces pistes, posant les premiers jalons de l’usage de la blockchain en santé.

    1 – Qu’est-ce que la blockchain ?

    La blockchain est une solution technologique de stockage d’information, la version électronique d’un registre qui liste une série de transactions de façon transparente et immuable. Chaque « bloc » est une page de ce registre. Ces blocs sont sécurisés et liés les uns aux autres via des principes de cryptographie, de sorte à ce qu’il ne soit pas possible d’en changer le contenu.

    Distribuée à travers une série de serveurs, cette solution dispose d’une très forte résilience et garantit à ses utilisateurs un traitement uniforme et vérifiable de la donnée : toute information enregistrée dans la blockchain ou validée par la blockchain ne peut pas être altérée.

    2 – Quels sont ses atouts pour le secteur des entreprises du médicament ?

    La blockchain permet de répondre à plusieurs sujets en amélioration continue sur le secteur pharmaceutique :

    • La lutte contre la contrefaçon. Cette solution permettrait de simplifier le mécanisme de sérialisation introduit par la directive européenne 2011/62/UE visant à lutter contre l’introduction de médicaments falsifiés dans le circuit légal. En effet, la vérification de l’authenticité d’un médicament ainsi que sa vente peuvent être suivis, enregistrés et validés grâce à la blockchain, à travers un réseau de pharmacies ou un consortium de laboratoires.
    • La gestion circuits d’approvisionnement : la Blockchain permet de mettre à disposition un registre auquel tous les acteurs de la chaîne de production peuvent avoir accès. Ainsi, il devient possible de suivre de façon automatique et sans besoin d’intervention humaine l’ensemble du circuit de production de médicament.
    • La gestion de la relation pharmacie/utilisateur. Une relation de qualité répond aux critères suivants : le client acquiert, prend et renouvelle ses médicaments prescrits. Il est donc au cœur de cette relation. Un moyen idéal de s’assurer de cette « centricité » client est un service sur mesure, ce que la blockchain peut permettre grâce à la mise en place de dossiers personnels de santé, garantissant un partage des informations médicales avec les professionnels de santé médicaux et paramédicaux choisis par l’utilisateur. À terme, cela permet un accompagnement préventif en plus d’un renforcement de la relation utilisateur/pharmacie.

    3 – Quels sont les acteurs ?

    Ces usages font déjà l’objet de projets : en France, le service Blockpharma de la société Crystalchain permet de renforcer la traçabilité des médicaments pour lutter contre la contrefaçon. Le projet PassCare de la start-up Innovhealth, quant à lui, propose la mise à disposition d’une carte d’identité médicale pour chaque utilisateur, afin de remettre ses utilisateurs au centre du système de santé.

    Il existe également des initiatives à l’international qui répondent à ces sujets, notamment Farmatrust en UK, la Fondation HIT en Suisse ou encore la société Embleema aux États-Unis qui vient de s’importer en France cette année.

    En Allemagne, les sociétés Accenture et DHL ont annoncé le lancement d’un prototype de Blockchain pour suivre les produits pharmaceutiques tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

    Citons également le projet Hyperledger Grid, une solution de déploiement de gestion de circuits d’approvisionnement porté par la fondation Linux qui envisage d’implémenter plusieurs modèles, dont le standard d’identification des produits pharmaceutiques (IDMP – Identification of Medicinal Products).

    Chacun de ces projets profite des forces techniques apportées par la blockchain (transparence, immutabilité, partage facilité et automatisation des processus). Chacune de ces forces peut être apportée par d’autres solutions technologiques existantes mais l’avantage majeur de la blockchain dans ces cas d’usage est le fait que cette solution regroupe l’ensemble de ses forces à travers l’implémentation d’une seule technologie.

  • Diabeloop & Vicentra s’accordent pour lancer en Europe DBLG1, e-solution pour le contrôle glycémique

    La société grenobloise Diabeloop et Vicentra (Pays-Bas), fabricant de la pompe à insuline Kaleido, signent des accords de distribution pour certains pays européens, « amenant officiellement leur partenariat vers la commercialisation du DBLG1 System » (communiqué), la solution numérique de Diabeloop visant à améliorer le contrôle glycémique.

    ​DBLG1 System est un dispositif intégré qui repose sur un algorithme centré sur le machine learning (apprentissage automatique), hébergé dans un terminal dédié associé à un système de mesure continue du glucose et à une pompe à insuline. « Cette innovation technologique de rupture automatise presque totalement le traitement du diabète de type 1 en reproduisant les fonctions du pancréas détruites par la pathologie », indique Diabeloop dans un communiqué publié début avril 2019.

    Concrètement, le DBLG1, associé au Dexcom G6 (mesure de glycémie en continu), calcule la quantité d’insuline nécessaire et ajuste de manière automatique l’administration d’insuline délivrée par la micro pompe Kaleido de Vicentra.

    Le DBLG1 de Diabeloop a obtenu le marquage CE en novembre 2018 à la suite d’essais clinique utilisant la pompe Kaleido. Grâce à ces accords de distribution, le système DBLG1 va pouvoir être commercialisé dans certains pays européens.