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  • E-prescription : L’autorité du commerce US lance une procédure contre Surescripts pour monopole

    La Federal Trade Commission (FTC), l’autorité administrative américaine du commerce, lance une procédure contre la société Surescripts pour pratiques anticoncurrentielles sur le marché de la e-prescription.

    Selon la plainte déposée le 17 avril 2019, l’entreprise a monopolisé deux marchés distincts dans les services de prescription électronique :
    le marché du transfert des ordonnances en ligne, qui permet aux professionnels de santé d’envoyer des ordonnances électroniques directement aux pharmacies;
    le marché de la détermination de l’éligibilité, qui permet aux professionnels de santé de déterminer électroniquement l’admissibilité des patients à la couverture sur ordonnance en ayant accès aux informations concernant la protection sociale du patient, généralement par l’intermédiaire des gestionnaires d’assurance-médicaments (pharmacy benefit managers).

    Selon la FTC, qui a annoncé le 24 avril avoir déposé plainte, c’est une stratégie anticoncurrentielle qui a permis à Surescripts de conserver au moins 95 % de chacun des deux marchés pendant de nombreuses années, en dépit de la croissance explosive des transactions – le marché du transfert est passé de quelque 70 millions de transactions en 2008 à plus de 1,7 milliard en 2017.

    Des accords d’exclusivité illégaux

    La Federal Trade Commission accuse Surescripts d’avoir « eu pour objectif délibéré d’empêcher les clients des deux côtés de chaque marché » de transférer des ordonnances  et d’utiliser des plateformes tierces (une pratique connue sous le nom de « multi-hébergement ») par la conclusion d’« accords d’exclusivité contraires aux règles de la concurrence », voire par des menaces.

    « Les contrats illégaux de Surescripts ont privé les clients et, en définitive, les patients, des avantages de la concurrence – notamment des prix plus bas, une production accrue, une innovation encouragée, une qualité supérieure et un choix plus large pour les clients, dénonce Bruce Hoffman, directeur du bureau de la concurrence de la FTC. Grâce à ce litige, nous espérons éliminer un comportement anticoncurrentiel, ouvrir les marchés en question à la concurrence et réparer le préjudice causé par les agissements de Surescripts. »

    La défense de Surescripts

    Tom Skelton, P.-D.G. de Surescripts, déclare dans un communiqué daté du 24 avril que sa société opère « équitablement (…) depuis 18 ans [sur un marché] innovant et dynamique (…)  afin d’accroître la sécurité des patients, de réduire les coûts et d’assurer des soins de qualité ». Il fait valoir que « depuis 2009, Surescripts a réduit le coût de la prescription électronique de 70 % » et « amélioré de 64 % » depuis 2016  l’exactitude des « plus de 5 millions de prescriptions électroniques » qu’il traite chaque jour.

    Tom Skelton affirme avoir apporté un changement important aux accords commerciaux conclus avec les pharmacies « en supprimant les dispositions relatives à la fidélité », ce qui « répond à l’une des principales préoccupations de la FTC », et que Surescripts « a coopéré avec la FTC tout au long de son enquête ».

  • Feuille de route e-santé : « une logique de collaboration gagnant-gagnant avec le privé »-L. Létourneau

    Avec le concept d’un État-plateforme, « nous sommes dans une logique de collaboration gagnant-gagnant pour que tout le monde bénéficie de cette alliance. Nous souhaitons aussi que l’État gagne en souveraineté, non pas en tant qu’État producteur (…) mais en mettant en place un partenariat public-privé 3.0« , précise Laura Létourneau, qui sera à la tête de la future délégation ministérielle du numérique en santé (DNS) avec Dominique Pon (responsable).

    Interviewée au lendemain de la présentation de la feuille de route du numérique en santé, le 25 avril 2019, l’actuelle déléguée opérationnelle de la task force dédiée au numérique en santé explique par ailleurs à Health & Tech Intelligence que la formation des professionnels, non évoquée lors de l’annonce des 26 actions à mener, fait bien partie des chantiers principaux de Ma Santé 2022 et que les pilotes du dossier sont en train de travailler sur le sujet pour mettre en place des mesures concrètes à ce propos.
    Côté financement, elle indique que les budgets alloués pour chacune des actions seront affinés d’ici la fin de l’année, déclarant que l’idée est dans un premier temps de déterminer le « quoi » en peaufinant les objectifs à atteindre avec les acteurs avant de déterminer le « combien ».

    La formation des professionnels au numérique fait partie des chantiers centraux

    Lors de la présentation de la feuille de route, la question de la formation des professionnel de santé à cette transformation numérique n’a pas été abordée. Quels vont être les moyens instaurés pour assurer cet accompagnement ?

    La formation fait partie des 10 chantiers annoncés dans le plan Ma Santé 2022, aussi bien la formation initiale que continue des médecins. L’idée est de les former à l’utilisation des outils numériques (DMP, messagerie sécurisée de santé…), y compris au niveau régional, ainsi qu’à la coordination de ces outils. Le second volet concerne la sensibilisation des professionnels, au niveau de leur prise de conscience du numérique et de l’évolution de leurs métiers.

    Quelles seront les actions concrètes menées en ce sens ?

    C’est en cours. Les pilotes du chantier « formation » travaillent sur ces questions-là mais nous collaborons aussi avec eux sur ce point. La première action concrète est réglementaire, avec l’introduction du projet « formation » dans la loi.

    Assurer la coordination des initiatives pour garantir un impact

    Au-delà d’un accompagnement des acteurs, il s’agit aussi de mettre en place une politique d’incitation puisque le concept de l’État-plateforme ne fonctionne que s’il existe une dynamique d’initiatives individuelles (publiques et privées), qui serait cadrée par l’État. Comment garantir cette dynamique ?

    S’il n’y a pas d’initiatives, en effet, nous aurons alors une coquille vide. Mais nous sommes convaincus qu’il y en aura et il y en a déjà. Le problème est qu’il y a actuellement un manque de coordination entre ces initiatives et donc une absence d’impact. Si nous parvenons à injecter du carburant dans tout cela, à fluidifier le tout, à faire avancer ces projets dans la même direction, c’est-à-dire dans l’intérêt du service public, alors il y aura un impact.

    « L’idée est de rencontrer sur le terrain les « vraies gens » »

    Quels moyens donner aux médecins libéraux, aux personnels hospitaliers, au DSI des hôpitaux, etc., pour qu’ils soient moteurs de cette trajectoire numérique ?

    Les actions 23 (création d’un lab e-santé) et 24 (création d’un réseau national de structure de santé « 3.0 ») sont dédiées à ce sujet. Elles visent à inciter l’écosystème à agir.

    • Le lab e-santé est un endroit où l’on fera se rencontrer les différents profils, start-ups et industriels en général mais aussi les professionnels de santé et les usagers finaux.
    • L’incitation à agir est encore plus visible à travers la mise en place d’un réseau « 3.0 ». L’idée est de fluidifier les relations entre les offreurs de solutions et le personnel de santé, d’accélérer leur collaboration.

    Dans l’orientation 5 (soutenir l’innovation et favoriser l’engagement des acteurs), les actions 19 (Hop’en), et 20 (plan « ESM numérique »)  sont aussi des mesures concrètes. Il y a aussi l’organisation du tour de France de la e-santé dans toutes les régions (action 25) afin de présenter la politique nationale du numérique en santé, de débattre de sa mise en œuvre concrète et de mobiliser tous les acteurs. L’idée est de rencontrer sur le terrain les « vraies gens », professionnels et patients. Ils nous écrivent fréquemment pour nous demander comment ils peuvent contribuer à cet État-plateforme. Nous allons donc aller au contact de ces personnes pour leur présenter la philosophie générale de notre vision.

    Un partenariat public-privé 3.0

    Les experts s’accordent à dire que les systèmes numériques de santé ne sont pas adaptés à la pratique médicale. Pour répondre à ce besoin, Apple a déployé aux États-Unis ses tablettes sur une centaine d’établissements de soins et Doctolib, en France, prend une position très forte avec le déploiement de sa plateforme sur l’ensemble du territoire. Ces sociétés se positionnent donc comme des acteurs qui collectent la donnée de santé. Comment voyez-vous l’entrée de ce genre de sociétés, notamment des GAFA dans le secteur comme interface des acteurs de santé ? Ne risquent-ils pas, à terme, de dominer le marché ?

    Le risque est déjà là car la politique en la matière est peu lisible. Ce sont donc les grosses entreprises qui s’imposent sur le marché. C’est pourquoi, avec l’action 3, nous allons élaborer et publier un document qui, en un seul lieu, résume ce qu’est notre doctrine technique du numérique en santé, pour qu’il y ait une égalité de base entre tous les acteurs.

    Si on ne fait rien, ce sont effectivement ces géants qui vont dominer. C’est une vraie menace. Le concept de l’État-plateforme vise à faire en sorte de mettre en place une collaboration avec les GAFA.

    Et s’ils refusent ?

    S’ils refusent, on jouera le jeu avec les autres acteurs, qui sont prêts et nombreux. Par ailleurs, il y a une prise de conscience en France sur la question de la gestion des données, en particulier de santé. Notre culture n’est pas la même qu’aux États-Unis. Je ne crois pas que les Français acceptent ce genre de modèle dans lequel de grandes entreprises dirigent le marché de la santé numérique.

    Un rachat de Doctolib par l’État n’est donc pas envisagé ?

    Non. Nous sommes dans une logique de collaboration gagnant-gagnant pour que tout le monde bénéficie de cette alliance. Nous souhaitons aussi que l’État gagne en souveraineté, non pas en tant qu’État producteur comme ce fut le cas à la fin du XXe siècle où tout se passait en interne (exemple : EDF) mais en mettant en place un partenariat public-privé 3.0.

    Le budget attribué à chaque action sera précisé à la fin 2019

    La question du financement des 26 actions annoncées n’a pas été évoquée. Quels montants précis vont être réservés au développement de ces mesures ?

    Certains montants sont déjà connus :

    • enveloppe Hop’En : 450 millions d’euros sur 3 ans jusqu’en 2022 ;
    • enveloppe e-parcours : 150 millions d’euros engagés depuis fin 2018-début 2019
    • enveloppe Health Data Hub : 80 millions d’euros sur 4 ans.

    Le budget à allouer pour chacune des autres actions a encore besoin d’être affiné et le sera d’ici fin 2019. Nous devons tout d’abord déterminer le « quoi » avec les acteurs concernés, c’est-à-dire les objectifs à atteindre, avant de déterminer le « combien ».

  • Reagjir

    Regroupement autonome des généralistes jeunes installés et remplaçants

  • Stratégie nationale IA : lancement de 4 instituts interdisciplinaires d’IA (3IA)

    Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, annonce le lancement de 4 instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle (3IA), dans le cadre de la stratégie nationale de recherche en IA présentée le 28 novembre 2018 à Toulouse.

    Ces 4 établissements ont été présélectionnés par le gouvernement parmi 12 candidats après avoir répondu à l’appel à manifestations d’intérêt lancé le 25 juillet par l’Agence nationale de la recherche (ANR). Il est indiqué dans le communiqué, daté du 24 avril 2019, que le jury international présidé par Aude Billard (École polytechnique fédérale de Lausanne) a recommandé au comité de pilotage du programme 3IA « la labellisation définitive » de ces 4 projets « à l’issue de l’examen du projet détaillé de chacun de ces sites ».

    • À Grenoble,  le « MIAI@Grenoble-Alpes » (Multidisciplinary Institute in Artificial Intelligence) aura pour applications privilégiées la santé, l’environnement et l’énergie. Son directeur scientifique est Éric Gaussier du Laboratoire d’informatique de Grenoble. Selon Inria, partenaire du projet, une place particulière sera 
    donnée au sein de cet I3A aux domaines de la santé personnalisée et des dispositifs médicaux.

    • À Nice, le « 3IA Côte d’Azur » aura pour applications privilégiées la santé et le développement des territoires. Son directeur scientifique est Nicholas Ayache du Centre de recherche Inria Sophia Antipolis – Méditerranée.

    • À Paris, le « PRAIRIE » aura pour applications la santé, les transports et l’environnement. Son directeur scientifique est Jean Ponce du département d’informatique de l’ENS.

    • À Toulouse, le « ANITI » aura pour applications privilégiées le transport, l’environnement et la santé. 
    Son directeur scientifique est Nicholas Asher de l’Institut de recherche en informatique de Toulouse. Interrogé par La Tribune, le président de l’université fédérale de Toulouse, Philippe Raimbaukt, prévoit de créer « une centaine de start-ups dans le domaine de l’intelligence artificielle ».

    Les financements dont bénéficieront les 3IA atteindront « a minima » 225 M€

    Ces 4 instituts 3IA seront labellisés pour une période initiale de 4 ans, avec « un financement minimal au titre du programme prioritaire de recherche du PIA3 qui mobilisera 75 millions d’euros ». En tenant compte des co-financements par les partenaires publics et par les partenaires privés, les financements dont bénéficieront les 3IA atteindront « a minima » 225 millions d’euros.

    Le ministère annonce qu’une évaluation sera conduite par le jury dans deux ans et que le financement sera susceptible d’être ajusté à l’issue de celle-ci.

    2 appels à projets en IA

    Le ministère annonce que 2 appels à projets (AAP) seront lancés très prochainement par l’ANR pour chacun un financement d’environ 20 millions d’euros, « afin de compléter le volet du programme national de recherche en IA portant sur l’attraction et le développement des talents, en complément de l’action des 3IA ».

    • Le premier AAP portera sur des chaires individuelles en IA.
    • Le second appel portera sur des programmes doctoraux.

    Ces appels à projets seront ouverts à l’ensemble de la communauté scientifique nationale en IA en dehors des 3IA.

    Des acteurs publics motivés

    « C’est seulement sur la base d’une recherche forte que nous pourrons faire valoir au plan international les valeurs éthiques que nous défendons tout en soutenant nos entreprises, déclare Frédérique Vidal, la ministre chargée de la Recherche. J’attends des 3IA qu’ils fonctionnent rapidement en réseau au plan national avec l’appui de l’Inria, qui coordonne le programme national de recherche, avec leurs homologues allemands et plus largement avec les meilleures institutions de recherche mondiale en IA. »

    « Avec la labellisation 3IA des 4 projets de Toulouse, de Grenoble, de la Côte d’Azur et de PRAIRIE, au centre de Paris, le 3e programme d’investissements d’avenir (PIA) intervient dans la durée et en concentrant ses financements », commente de son côté Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’Investissement. Ces sites « que le jury international a identifié comme étant les plus avancés, les plus visibles et porteurs des stratégies les plus abouties » auront vocation à « structurer, à partir des territoires, l’ensemble du paysage français de recherche, de formation et d’innovation en intelligence artificielle. »

    Cédric O, le secrétaire d’État chargé du Numérique, estime pour sa part que « la stratégie d’excellence impulsée par le président de la République en mars [2019] franchit aujourd’hui une étape importante avec le lancement des 3IA. »

  • Psychiatrie : le CH de Thuir agréé hébergeur des données de santé à caractère personnel

    Le centre hospitalier Léon-Jean Grégory de Thuir a obtenu l’agrément pour devenir hébergeur des données de santé à caractère personnel, collectées via le dossier patient informatisé (DPI) et le logiciel Copilote, développé par MainCare Solutions.

    Cette décision du ministère des Solidarités et de la Santé prévoit cette agrégation de l’établissement pour une durée de 3 ans. Selon Fabienne Guichard, directrice du centre, le CH de Thuir va ainsi « pouvoir envisagé un dossier partagé ». 

    Le logiciel Copilote est utilisé notamment par le groupement de coopération sanitaire (GCR) Pharmacoopé, lui-même composé de 11 établissements sanitaires et médico-sociaux des Pyrénées-Orientales. Le but de cette coopération est de sécuriser le circuits des médicaments ainsi que de mutualiser les ressources des 3 pharmacies à usage intérieur (PUI) que possède le GCR.

  • Journées franco-internationales d’oncologie (IFODS) : le futur de l’oncologie, 11-13/06/2019, Paris

    La deuxième édition des Journées franco-internationales d’oncologie (IFODS) 2019 se tiendront du 11 au 13 juin à la Maison internationale de la Cité universitaire de Paris. Cette année, avec le soutien de scientifiques, de l’AERIO ainsi que du soutien institutionnel de l’AACR et de l’EACR, une session sur « le futur de l’oncologie » sera organisée le 11 juin. 

    Il est possible de déposer une candidature, à télécharger via ce lien, pour les prix de la thèse d’oncologie médicale.
    Les inscriptions, gratuites, pour assister aux conférences, doivent être réalisées en écrivant à l’adresse suivante : aerio.oncologie@gmail.com.

    Programme :

    Mardi 11 juin 2019 :

    • Espace Adenauer :

    14h-14h30 : Séance d’ouverture, présentée par Jean-Philippe Spano. 

    14h30-16h30 : Le futur de l’oncologie, présidé par Manuel Rodrigues. 

    17h-18h : Remise des prix.

    • Espace Gulbenkian :

    14h30-16h30 : Session des pharmaciens, le nouveau décor thérapeutique: combinaison de l’ancien et du contemporain. 

    • Espace David-Weill :

    14h30-17h : Session des infirmières, guidelines et bonnes pratiques dans la prise en charge infirmière des effets secondaires dans différentes formes de traitement. 

    Mercredi 12 juin 2019 :

    • Espace Adenauer :

    9h-15h : Conférence : cancer du sein, accélération ou ralentissement de l’innovation ?

    15h-16h30 : Conférence : cancer de l’ovaire, les nouvelles approches thérapeutiques à connaître. 

    17h-18h30 : Biosimilaires, le point de vue des patients.

    • Espace Gulbenkian :

    9h-12h30 : Conférence : les tumeurs gastro-intestinales. 

    14h-15h30 : Conférence: la dermatologie. 

    15h30-16h30 : Session spécifique bio-marqueurs : « gène de fusion NTRK ». 

    • Espace David-Weill :

    9h-12h30 : Conférence : l’urologie. 

    14h-16h30 : Conférence: la radiothérapie. 

    17h-18h30 : Les approches thérapeutiques émergentes et actuelle dans le cancer de la tête et du cou (HPV+ et HPV-).

    Jeudi 13 juin 2019 :

    • Espace Adenauer :

    9h-12h30 : Conférence : le cancer des poumons. 

    14h-16h30 : Sport & cancer. 

    • Espace Gulbenkian :

    9h-10h30 : Les oncologues privés 

    11h-12h30 : Université patient : les annonces en can cancérologie selon une perspective patient. 

    14h-16h30 :  Session soins de support & socio- esthétique.

    17h-18h : Session immunothérapie: une approche transversale en oncologie. 

    • Espace David-Weill :

    9h-10h30 : Essais cliniques précoces : comment, qui, où les patients peuvent-ils avoir accès ?  

    11h-12h30 : Conférence: les sarcomes. 

    14h-15h30 : Conférence : le cancer du poumon.

    15h30-16h30 : Web conférences interactives/ réunions multidisciplinaires sur la prise en charge des métastases osseuses. 

  • Réalité virtuelle : immersion visuelle et sonore au bloc opératoire de la Polyclinique de l’Ormeau

    Les casques de réalité virtuelle (VR) sont désormais présents dans la Polyclinique de l’Ormeau à Tarbes. L’initiative a pour but de permettre aux patients en chirurgie une immersion sonore et visuelle à 360° le temps de leur intervention et ainsi d’éviter le stress.

    Les patients en attente d’une intervention chirurgicale ont la possibilité de porter avant et pendant leur opération cette technologie développée par Elsan, groupe auquel appartient l’établissement. En visionnant des vidéos à 360° et 2D accompagnées d’une musique relaxante et de sons de la nature, ils peuvent ainsi oublier le milieu hospitalier et détourner leur esprit du contexte de l’intervention.

    Le service offert, actuellement en phase d’expérimentation, présente des résultats encourageants : les premiers patients à l’avoir testé s’en disent « ravis ». Selon ces derniers, anxiété, stress et douleur sont réduits de manière notable grâce à l’utilisation du dispositif. « Cette technologie s’inscrit véritablement dans le parcours de soins pour le bien-être du patient », commente Véronique Bawedin, directrice opérationnelle en charge des soins de la polyclinique, dans un communiqué publié le 23 avril 2019.

    Le recours à la réalité virtuelle peut aussi contribuer à diminuer la médication et les effets secondaires post opératoire, indique l’établissement.

  • Grand débat : 3 propositions d’E. Macron face aux contributions des acteurs de santé (infographie)

    Favoriser le développement de la télémédecine, investir davantage dans le secteur de la e-santé (numérique, big data…) pour rattraper le retard français, lutter contre les déserts médicaux, favoriser les initiatives locales ou encore diversifier les modes de rémunération des praticiens… Telles sont, dans les grandes lignes, les contributions des organisations et professionnels de santé au Grand débat national, ouvert en janvier 2019 et clôturé en avril.

    Lors de la conférence de presse organisée à l’issue de ce débat, le 25 avril, le Président Emmanuel Macron a brièvement évoqué le secteur de la santé, tenant compte de certaines des attentes émises à l’occasion de cette consultation :
    • « Nous devons (…) assurer l’accès aux services publics à moins de 30 minutes avec un accompagnement personnalisé pour les démarches de la vie quotidienne », a-t-il déclaré ;
    • « assurer l’accès aux soins pour tous en luttant contre les déserts médicaux, ce qui est au cœur du projet de santé qui est en cours de discussion au Parlement » ;
    • « ne plus avoir d’ici à la fin du quinquennat de nouvelles fermetures, ni d’hôpitaux (comme promis par la ministre Agnès Buzyn) ni d’écoles, sans l’accord du maire. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de réorganisation. On le sait très bien. Elles sont parfois indispensables. Cela veut dire qu’il n’y aura plus de disparition comme on l’a aussi trop vécu. »

    Dans ce contexte, Health & Tech Intelligence fait le point en présentant une infographie synthétisant les principales contributions apportées par les organisations de santé à ce Grand débat national. Y figurent les idées principales émises par la FHP, la FHF, l’AP-HP, le Cnom, l’Académie de médecine, Reagjir, le Leem et la Fédération de l’aide à domicile. Au total, plus de 10 000 personnes, professionnels et patients, ont participé aux consultations proposées par ces organisations, qui ont par la suite émis leurs propositions officielles.

    La santé parmi les préoccupations centrales des Français

    La santé a été l’une des invité surprise de ce grand débat. Parmi le quart des Français participants qui ont estimé ne pas bénéficier d’un accès suffisant aux services publics, 30,4 % citent la santé comme principal problème. La santé arrive également en haut de la liste des services publics dont les Français souhaitent le plus qu’ils évoluent. De plus, la santé et le handicap sont la première politique publique pour laquelle ils se disent prêts à payer plus d’impôts (16,8 %), devant l’éducation, la formation et la recherche (14,8 %).

    Contributions des organisations de santé au Grand débat

    3 tendances identifiées : e-santé, territoire et coûts/finances

  • Feuille de route du numérique en santé

    La feuille de route de route du numérique s’articule autour de 5 grandes orientations, avec au total 26 actions à mener :
    • 1. renforcer la gouvernance du numérique en santé (3 actions) ;
    • 2. intensifier la sécurité et l’interopérabilité des systèmes d’information en santé (7 actions) ;
    • 3. accélérer le déploiement des services numériques socles (4 actions) ;
    • 4. déployer au niveau national des plateformes numériques de santé (3 actions) ;
    • 5. stimuler l’innovation et favoriser l’engagement des acteurs (9 actions).

    Le concept d’un « État-plateforme » (uberisation de l’État) est au centre du projet.

    Cette feuille de route été présentée le 25 avril 2019 par Dominique Pon et Laura Létourneau, pilotes du chantier numérique en santé, en présence notamment d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, et de Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique. Health & Tech Intelligence était présent.

  • Dreem lance une nouvelle version de son bandeau contre les troubles du sommeil

    La société française Dreem, ex-Rythm, annonce le lancement de son bandeau Dreem 2, une solution non-invasive contre les troubles du sommeil, en particulier l’insomnie, qui associe sciences du sommeil et sciences comportementales aux neurotechnologies. Selon Dreem, l’usage du bandeau permettrait de retrouver « une structure de sommeil satisfaisante » au bout de quelques semaines.

    « Seuls 18 % des problèmes de sommeil sont traités et diagnostiqués. Il n’y a tout simplement pas assez de centres de sommeil ou d’experts du sommeil disponibles en France pour couvrir les besoins de la population », indique Hugo Mercier, président et cofondateur de Dreem. « Les somnifères sont invasifs, nocifs pour la santé et ne traitent pas les causes de l’insomnie », estime-t-il, pas plus que les « trackers de sommeil ». Il déclare vouloir rendre « accessible à tous » la thérapie cognitive et comportementale pour l’insomnie (TCC-i), « le traitement de référence pour l’insomnie, commente-t-il, méconnu du grand public [bien que] reconnu par l’Organisation mondiale de la santé ».

    Dreem présente son bandeau Dreem 2 comme une amélioration par rapport à sa première version, grâce aux retours de ses utilisateurs : il serait « plus confortable, plus précis », et délivrerait « une expérience sonore de meilleure qualité ».

    Un accompagnement fondé sur des données recueillies pendant la nuit

    Le bandeau Dreem 2 est associé à une application qui déduit les principaux paramètres du sommeil de l’utilisateur (temps effectif de sommeil, réveils nocturnes, temps d’endormissement, stades de sommeil…) à partir des données collectées pendant la nuit (activité cérébrale, fréquence cardiaque, fréquence respiratoire et mouvements). La mesure de ces données physiologiques serait d’une précision équivalente à celle d’une polysomnographie (PSG), examen médical couramment proposé en centre de sommeil.

    En journée, l’application apporte aux utilisateurs un accompagnement personnalisé via des programmes correspondant à leurs propres troubles du sommeil, comportant recommandations et exercices élaborés avec des spécialistes et inspiré notamment de la thérapie cognitive comportementale (TCC).

    4 programmes distincts selon les caractéristiques de l’utilisateur

    Le bandeau Dreem 2 propose 4 programmes aux objectifs, durées et intensités différentes  en fonction des besoins de l’utilisateur :

    •  Thérapie cognitive et comportementale (TCC) : si l’utilisateur a un temps d’endormissement trop important, des réveils nocturnes, une durée de sommeil trop court, et qu’il ressent des effets en journée, le programme TCC s’attache à améliorer son « efficacité de sommeil », c’est-à-dire le ratio entre le temps passé à dormir et le temps passé au lit.  
    • Regain de sommeil : si l’utilisateur dort plutôt facilement, sans se réveiller, mais qu’il accorde trop peu de temps à son sommeil, le programme « Regain de sommeil » lui permet de dormir plus et mieux, ce qui augmentera les effets réparateurs de son sommeil sur son organisme.
    • Rituels de coucher : si l’utilisateur passe suffisamment de temps au lit, mais qu’il met parfois du temps à trouver le sommeil ou ne se sent pas toujours tout à fait reposé au réveil, le programme « Rituels de coucher » l’aide à identifier les comportements ou attitudes qui nuisent à son sommeil, puis à acquérir des habitudes plus saines afin d’augmenter la qualité de son sommeil.
    • Bases du sommeil : ce programme s’adresse à l’utilisateur « curieux ». Il aborde les différents mécanismes influant sur le sommeil et les bonnes pratiques associées pour « retrouver des nuits de meilleure qualité ».