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  • L’administration Trump ordonne PatientsLikeMe d’abandonner son investisseur chinois iCarbonX

    L’administration Trump a sommé PatientsLikeMe, une start-up health tech américaine, de trouver un nouvel investisseur en raison de préoccupations concernant la sécurité nationale relatives à son actionnaire principal basé en Chine, l’entreprise de e-santé iCarbonX. Cette décision, révélée en avril 2019 par la chaîne de télévision CNBC, fait figure de signal d’avertissement pour les nombreuses entreprises américaines ayant des investisseurs chinois.

    La nouvelle intervient quelques mois après que le gouvernement Trump a annoncé son intention de contrôler de manière plus rigoureuse certains investissements étrangers dans des sociétés américaines afin de déterminer s’ils mettaient à mal les intérêts américains.
    Les nouvelles règles, motivées notamment par les préoccupations concernant le gouvernement chinois, ont élargi le pouvoir du Comité sur les investissements étrangers des États-Unis (Committee on Foreign Investment in the U.S. – CFIUS), un groupe fédéral d’inter-agences en mesure de bloquer des transactions qui pourraient représenter une menace pour la sécurité nationale, et même de forcer les entreprises à annuler leurs investissements après coup.
    Jusqu’alors, le CFIUS n’avait autorité que sur des transactions donnant aux investisseurs étrangers une participation majoritaire.
    Les entreprises concernées par le traitement des données de patients pourraient être une cible centrale.

    ICarbonX a investi dans PatientsLikeMe en 2017 dans une participation alors qualifiée de minoritaire. La même année, l’entreprise chinoise a pris une participation majoritaire dans la société. Selon le site web de la société, 2 dirigeants d’iCarbonX, le P.-D.G. Jun Wang et la directrice des investissements Cindy Yang, siègent au conseil d’administration de PatientsLikeMe.

    Le contrôle de l’administration Trump freine les investissements chinois

    Les investisseurs chinois démontrent un intérêt grandissant pour le marché de la biotechnologie américain. Selon les données de la société américaine Pitchbook, 43 % des opérations privées menées dans ce secteur au cours des 9 premiers mois de 2018 incluaient au moins un investisseur asiatique, contre 11 % en 2016.

    Une chute importante des investissements chinois dans les sociétés US observée en 2018

    Cependant, les inquiétudes suscitées par le contrôle de l’administration Trump sur les investissements chinois semblent avoir participé au ralentissement de l’investissement global de la Chine dans les sociétés américaines, analyse Statnews.com, faisant remarquer qu’il avait chuté de manière « spectaculaire » en 2018 par rapport à la période de forte augmentation de 2016.

    Jusqu’ici, PatientsLikeMe et iCarbonX ont refusé de commenter la décision du gouvernement américain à la presse.

    PatientsLikeMe : un business modèle basé sur la vente de données

    Fondé en 2006 à Cambridge dans le Massachusetts, PatientsLikeMe est un réseau social sur lequel des personnes atteintes de certaines maladies spécifiques peuvent échanger des informations et des conseils sur leur pathologie, leur traitement et leur expérience.

    Au cours de ses plus de 12 ans d’existence, la société a accumulé une quantité importante d’informations déclarées par le patient. Son business modèle repose sur la vente de données agrégées à des sociétés médicales. Il est cependant précisé que le site ne « loue, ne vend ou ne partage pas d’informations personnellement identifiables à des fins de marketing ou sans consentement explicite ».

  • Keen Eye lève 6 millions d’euros pour l’analyse automatique des images biomédicales via IA

    Après avoir recueilli 1,5 million d’euros en 2016, la start-up Keen Eye Technologie lève 6 millions d’euros dans un nouveau tour de table mené par CM-CIC Innovation et le fonds d’amorçage Quadrivium 1, géré par son partenaire Seventure Partners.
    Fondé en 2013, Keen Eye conçoit, développe et commercialise des solutions de machine learning (apprentissage automatique) pour la recherche et le secteur biomédical.

    Avec cette levée de fond, annoncée le 29 avril 2019, la société souhaite pouvoir commercialiser sa solution d’analyse automatique des images biomédicales en Europe et aux États-Unis afin de  « démontrer pleinement son potentiel dans les laboratoires », explique dans un communiqué Sylvain Berlemont, président-fondateur.

    La solution développée par Keen Eye est un outil d’aide à l’analyse et à l’interprétation des images biomédicales, basée sur l’intelligence artificielle (machine learning). Elle permet de repérer sur une image des détails difficiles à déceler à l’œil nu afin, notamment, de mieux identifier les effets d’une maladie ou d’une thérapie.  
     
    La technologie permet ainsi au personnel médical de gagner du temps dans sa prise de décision au quotidien (diagnostic, dépistage, évaluation de l’efficacité d’un médicament).

  • Qualité des soins : l’Institut Montaigne propose un système public d’indicateurs

    La mise en œuvre d’indicateurs de qualité et de pertinence des soins « co-construits par les médecins et les patients (…) constitue une réelle attente des acteurs du système de soins », indique l’Institut Montaigne, think tank indépendant sur les politiques publiques, dans un rapport intitulé « Système de santé : soyez consultés ! ».

    Les indicateurs à la disposition du grand public en France (SNDS, DMP, e-Satis, Scope Santé) ne répondent « ni aux besoins, ni aux attentes des patients », estime l’institut dans un communiqué présentant son rapport et daté du 30 avril 2019. Ils « se concentrent uniquement sur l’expérience du patient », sur « le suivi de la qualité de vie des patients » ainsi que sur « leur état clinique », précise-t-il. Le think tank ajoute qu’ils ne sont pas évalués, ce qui se caractérise par une « faible inclusion des associations de patients » dans le processus d’élaboration. En conséquence, ces indicateurs ont une portée limitée auprès des patients, commentent les auteurs du rapport, et souffrent d’ »un manque de transparence dans la publication des résultats », ce qui, selon eux, « dessert la notion d’égalité d’accès aux soins ».

    La comparabilité de la qualité d’une prise en charge entre établissements et professionnels, juge l’Institut, aurait pour conséquences :
    • du côté des patients, « une plus grande implication » dans le parcours de soins » avec « des choix plus éclairés » ;
    • du côté des soignants, « la possibilité pour les équipes médicales d’interroger leurs pratiques » et de « progresser » grâce à « une meilleure émulation » ;
    • du côté du régulateur, « un meilleur ajustement du financement » et « une amélioration générale de la qualité du système de santé ».

    Un rapport effectué en collaboration avec des associations de patients, en concertation avec les médecins

    L’Institut souligne que son rapport a été réalisé en collaboration avec des associations de patients, en concertation avec les médecins et en s’appuyant sur des initiatives existantes, notamment portées par la société civile sur la base d’une analyse des bonnes pratiques recensées en Europe et à l’international.

    Les Français estiment qu’il est difficile d’obtenir des informations sur la qualité des soins dans un établissement

    Selon un sondage commandé à Kantar par l’Institut Montaigne, intitulé « Les Français, le système de santé et les indicateurs de qualité des soins », 66 % des personnes interrogées estiment qu’il est difficile d’obtenir des informations sur la qualité des soins dans un établissement de santé, et 59 % qu’il est difficile de choisir un médecin généraliste ou spécialiste pour une consultation.

    Une feuille de route avec 10 propositions

    Pour mieux répondre à la demande des patients en termes d’indicateurs sur la qualité des soins, l’Institut Montaigne propose une feuille de route articulée en 10 propositions.

    • Créer une task force pluridisciplinaire dédiée à la définition des indicateurs de résultats et au pilotage de la feuille de route, en s’appuyant sur des indicateurs développés au niveau international.
      • Le rapport imagine « un groupe de travail au niveau ministériel réunissant l’ensemble des parties prenantes », à savoir l’Assurance maladie, la Haute autorité de santé, l’association de patients France Assos Santé ainsi que la Fédération des spécialités médicales regroupant les conseils nationaux professionnels (CNP). Elle serait chargée de « définir et [de] valider des sets d’indicateurs de résultats dans neuf prises en charges médicales », avec l’ambition de couvrir « 80 % des soins à l’horizon 2022 ».
    • Systématiser le recueil d’indicateurs de résultats cliniques en ville et à l’hôpital auprès des équipes de soins en s’appuyant sur les systèmes d’informations existants.
      • Le rapport propose de recueillir les indicateur par le biais du SNDS ou par le DMP, et d’activer les « gisements de données existants » au travers du Health Data Hub.
    • Recueillir les indicateurs de résultats auprès de 100 % des patients dans les pathologies cibles.
      • Cette collecte confiée à l’Assurance maladie pourrait être abritée par l’espace numérique de santé (ENS) prévu par le chantier « Accélérer le virage numérique (135) » du plan « Ma Santé 2022 ».
    • Rendre accessibles 100 % des indicateurs de résultats définis par la task force avec un site internet public.
    • Accorder aux établissements de santé une « période transitoire » pour leur permettre d’« ajuster le niveau de transparence de leurs indicateurs ».
      • Le rapport estime que le programme Hop’en, qui vise à accélérer la transition numérique des établissements de santé, constitue une opportunité majeure de mise à niveau sur la production des indicateurs de résultats
    •  Intégrer les indicateurs de résultats dans les régimes d’autorisation des activités de soins des établissements de santé et de certification des praticiens.
    • Construire des programmes d’amélioration de la qualité fondés sur les indicateurs de résultats.
    • Orienter le choix des traitements et des modalités de prise en charge sur la base d’une analyse des données issues des indicateurs de résultat.
    • Intégrer les indicateurs de résultats qui comptent pour les patients, définis dans le cadre de la task force dans les mécanismes de rémunération des établissements de santé et des praticiens.
    • Utiliser les indicateurs de résultats pour instaurer un niveau d’exigence minimal de qualité.
  • CHU de Rouen 2024 : une modernisation centrée sur l’innovation médicale et techno (budget : 500 M€)

    « D’ici 2024, le CHU de Rouen aura changé de visage, dynamisé par l’innovation médicale et technologique », annonce Véronique Desjardins, la directrice générale du centre de soins. Au total, 500 millions d’euros seront investis entre 2014 et 2024, dont 52 millions d’euros dédiés au futur bâtiment Robec. Ce pavillon, dont l’ouverture est prévue au printemps 2020, abritera 3 blocs opératoires comprenant 26 salles d’intervention et 48 places d’hospitalisation de jour ambulatoire ainsi que des consultations d’anesthésie.

    L’ensemble du projet de modernisation, présenté dans un communiqué publié le 25 avril 2019, a pour vocation de proposer aux Normands un hôpital muni des dernières technologies, comme le robot chirurgical Da Vinci X, avec un meilleur accueil des patients, un lieu de soins confortable ainsi qu’un cadre de travail plus agréable pour les professionnels.

    Nouveau pavillon Robec : une gestion des blocs centralisée

    Conçu pour regrouper les blocs opératoires et la chirurgie ambulatoire, le nouveau pavillon Robec sera composé de salles de chirurgie mutualisées et centralisera la gestion des blocs afin d’optimiser les ressources ainsi que les équipements.

    La collaboration entre les équipes sera amélioré par :

    • le rapprochement des services de cardiologie, chirurgie cardiaque et thoracique ;
    • la création d’une fédération de chirurgie entre ces 3 spécialités autour d’un projet médical commun.

    Par ailleurs, « pour renforcer l’autonomie du patient et sa réhabilitation post opératoire, le futur opéré pourra se rendre au bloc en marchant, quand son état de santé le permettra, précise le CHU de Rouen dans son communiqué. L’objectif est d’améliorer l’autonomie, de préserver la dignité, de réduire l’anxiété préopératoire pour également améliorer la réhabilitation post opératoire. »

    Les nouvelles technologies au cœur du projet

    Une retransmission en direct des opérations chirurgicales pour les formations

    Le pavillon Robec sera relié au MTC Rouen Normandie France, par fibre optique, afin de retransmettre les opérations chirurgicales en direct avec une qualité d’image optimale lors des sessions de formations.

    « Logisticien d’étage » : un nouveau métier accompagné d’un nouveau système d’information

    Des « logisticiens d’étage » seront embauchés afin de recentrer les infirmiers et aides soignants sur leurs fonctions premières. Ils seront en chargé des tâches qui éloignent ces derniers de leur unités de soins, telles que la réception et le rangement des livraisons, la gestion des stocks de produits du service, la préparation des repas, la gestion du linge et le transport des examens de biologie, des médicaments ou autres.

    La création de ce nouveau métier sera accompagnée par la mise en place d’un nouveau système d’information pour permettre une meilleure traçabilité des produits et faciliter les commandes. Ce logiciel augmentera la qualité de gestion des stocks et apportera une plus grande ergonomie de travail. 

    Un accueil des patients amélioré

    Les 4 000 patients de l’établissement pourront se promener dans un nouveau parvis végétalisé afin de réduire le stress et l’angoisse pouvant être ressentis lors d’un séjour hospitalier.

    Dans le nouvel hôpital de jour uro-digestif et oncologie, des « alcôves protectrices » seront créer pour dispenser les chimiothérapies. Ces structures semi-ouvertes visent à préserver l’intimité des patients, sans pour autant les isoler.

    Un groupe Facebook « patient-citoyen »

    La création d’un groupe Facebook « patient-citoyen » ouvrira début mai 2019 pour dialoguer sur les projets en cours au CHU, et en particulier sur la pavillon Robec. Au sein de cet espace, les patients pourront témoigner de leur expérience et partager leurs souhaits.

  • Journées de l’architecture en santé : du 28 au 30 octobre 2019, Menton

    Les Journées de l’architecture en santé se dérouleront du 28 au 30 octobre 2019 à Menton. Plus de 400 participants sont attendus pour assister à cet événement portant sur l’évolution architecturale des institutions de santé publiques et privée.

    Cette rencontre, organisée par l’Union des architectes francophones pour la santé (UAFS), s’articulera autour de conférences, d’expositions ainsi que de 2 « Hospital Tour ».

    Inscriptions :
    • pour assister à l’événement : remplir le formulaire d’inscription via ce lien.
    • pour être exposant : remplir le formulaire de demande via ce lien. 
    • pour tenir une conférence : remplir le formulaire de demande via ce lien. 
    • pour sponsoriser l’événement : remplir le formulaire d’inscription via ce lien.

    Thématiques abordées 

    • Qualité architecturale et accessibilité
    • Architecture et urbanisme – territoire et santé
    • Nouvelles tendances de la conception en santé 
    • Bonnes pratiques pour la conception en santé
    • Architecture, enseignement et formation
    • Ingénierie hospitalière 
    • International, modèles et systèmes de santé : Maroc, Danemark, Brésil
    • L’hôpital numérique et connecté 
    • Signalétique, design & architecture d’intérieur 
    • Architecture et process des fonctions support 
    • Médico-social : quels modèles pour demain…

    Hospital Tour 

    2 Hospital Tour sont organisés simultanément le mercredi 30 octobre de 8h à 11h. Le nombre de places est limité à 30 participants,et une participation aux frais de 60 euros est requise.

    Pour s’inscrire, il faut remplir le formulaire d’inscription accessible ici et l’envoyer par mail à ja-sante@orange.fr

    Tour 1 : Centre hospitalier Princesse Grace de Monaco

    • Présentation du projet nouvel hôpital Princesse Grace de Monaco
    • Enjeux organisationnels d’un hôpital en site occupé 
    • Présentation technique du chantier : direction des travaux de la Principauté, direction générale du CHPG et architectes. 

    Tour 2 : Centre hospitalier universitaire de Nice

    • Présentation des projets du CHU de Nice
    • Visite sur la thématique « Parcours d’un patient couché » 
    • Visite du trauma center et des blocs opératoires par groupe de 5 personnes 
  • MDR

    Regulation on medical devices (réglementation européenne relative aux dispositifs médicaux)

  • IDS

    Institut droit et santé de l’Université Paris Descartes

  • Cedag

    Centre de droit des affaires et de gestion de l’Université Paris Descartes

  • Fichier SI-VIC : l’ARS IDF et l’AP-HP évoquent une erreur lors d’un exercice de simulation

    L’ARS Ile-de-France et l’AP-HP affirment avoir diligenté le 25 avril 2019 une mission d’enquête avec pour objectif d’« objectiver de façon transparente l’utilisation faite de l’application SI-VIC ces dernières semaines ».

    « Le travail préalable de recueil d’informations » mené ces derniers jours « a déjà permis de préciser plusieurs éléments (…) transmis à la mission d’enquête », indiquent les deux organisations dans un communiqué commun daté du 29 avril 2019. C’est « dans le cadre d’une formation » que « les éléments d’un exercice conduit dans un des hôpitaux de l’AP-HP » auraient été entrés dans la base SI-VIC.

    Ils pointent du doigt « un stagiaire », qui a créé des avatars « avec des identités fictives », et affirment que « les données fictives de l’exercice ont été par erreur intégrées dans la base réelle ». Lors de cet exercice, « 10 « patients fictifs » ont été affublés de caractéristiques fantaisistes dans l’idée de simuler l’arrivée de victimes non identifiées »,  des commentaires, « totalement inappropriés », tels que « chaussettes vertes à petits pois », « homme black lunettes rouges », « homme blanc mal rasé cicatrices vertes ». « Même dans le cadre d’un exercice sur des profils créés à cette occasion, il n’est pas approprié d’inscrire de tels commentaires », jugent l’ARS et l’AP-HP.

    « Sans attendre la fin de l’enquête, des actions correctrices ont déjà été faites et des rappels à l’application stricte du cadre tel qu’autorisé par la Cnil ont été réalisés », est-il annoncé dans le communiqué, l’ARS et l’AP-HP ajoutant que « d’autres actions correctrices pourront être entreprises et de nouvelles consignes pourront être données, en fonction des constats réalisés ».

    France Assos Santé s’inquiète « des risques d’instrumentalisation »

    L’association de patients France Assos Santé a publié le 25 avril un communiqué faisant part de sa « profonde inquiétude » en sa qualité de « défenseur des droits des usagers, du secret médical et de la protection des données » concernant « des risques d’instrumentalisation des services hospitaliers à des fins de fichage politique ».

    « Les contradictions multiples de la parole publique dans cette affaire ne nous rassurent pas », ajoute la fédération.

  • Eneas

    Échantillon national d’études sur l’autonomie et l’hébergement des seniors