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  • Nehs s’allie à CPage et PagesJaunes (Solocal) dans le cadre de 2 projets e-santé

    Nehs, acteur du parcours de santé créé par la Mutuelle nationale des hospitaliers (MNH), vient de s’associer à 2 entreprises :

    • CPage, éditeur de logiciels métiers destinés aux établissements publics : l’objectif des 2 partenaires est de combiner leurs savoir-faire en matière de simplification de l’offre des systèmes d’information en santé afin de fournir aux hospitaliers des « solutions globales » allant de la gestion hospitalière à la production de soins multi-établissements sur un territoire ;

    Solocal : ce partenariat stratégique a été conclu pour donner accès à la prise de rendez-vous en ligne KelDoc (Nehs) sur le service PagesJaunes (premier service digital du groupe Solocal).

    Ces deux rapprochements ont été annoncés à l’occasion de la Paris Healthcare Week, qui se tient du 21 au 23 mai 2019 à Paris.

    Nehs et CPage vont développer des solutions globales aux hospitaliers

    Les solutions que souhaitent développer Nehs et CPage vont couvrir toute la chaîne, « de la délivrance d’un logiciel, en passant par une offre de service, jusqu’à la mise en œuvre d’une solution globale santé clé-en-main », précisent les deux partenaires dans un communiqué conjoint.

    Apporter aux PS « une réponse adaptée à leurs enjeux financiers, organisationnels et techniques »

    Le but de cette alliance est d’apporter aux professionnels de santé « une réponse adaptée à leurs enjeux financiers, organisationnels et techniques » en leur offrant la possibilité « de décider, d’échanger, d’organiser, de prendre en charge, d’accompagner et d’innover » tout au long du parcours de soins.

    Nehs et Solocal proposent le service Keldoc aux utilisateurs de PagesJaunes

    Les objectifs de l’accord signé entre Nehs, qui propose le service Keldoc, et Solocal, derrière le service PagesJaunes, sont les suivants :

    • faire profiter aux clients de KelDoc, et notamment aux grands établissements de santé, de l’audience de PagesJaunes (plus de 250 millions de visites en 2018, indique Solocal) sur la recherche locale de professionnels et d’établissements de santé ;
    • permettre aux internautes de PagesJaunes de prendre rendez-vous en ligne avec les médecins et les établissements de santé équipés de la solution KelDoc ;

    « Ce partenariat vise à publier sur PagesJaunes (site & mobile) un parcours de prise de rendez-vous en ligne pour les établissements et professionnels de santé clients de la solution KelDoc », précisent les deux organisations dans un communiqué commun.

  • PS

    professionnels de santé

  • Infirmière coordinatrice de parcours : « la collaboration est la clé du succès » (M-A. Meyer, Paris)

    « La communication et la collaboration sont les clefs du succès. Savoir rester humble. Chaque personne, au regard de ses compétences à sa place et son utilité auprès du patient. Il faut donc savoir s’adapter et valoriser le travail des différents professionnels », estime à propos de son métier Marie-Astrid Meyer, infirmière coordinatrice parcours de soins/recherche au sein du pôle hospitalo-universitaire psychiatrie Paris 15ème du nouveau GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences, dans le service du Pr Raphaël Gaillard.

    En ce contexte de mise en œuvre de parcours innovants, le métier de coordinateur de parcours fait partie de ceux qui émergent et se transforment au sein du secteur de la santé. Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, Marie-Astrid Meyer décrit son poste, innovant, qui est amené à évoluer davantage dans les années à venir et qui met en relief l’importance du travail d’équipe entre les acteurs de soins, patient compris.

    En quoi consiste votre métier de coordinatrice parcours de soins/recherche. Peut-on parler de nouveau métier ?

    Mon poste s’inscrit dans ce que l’on appelle la « pratique avancée ». Il s’agit d’un nouveau mode d’exercice offert aux infirmiers et aux autres paramédicaux. Le décret date du 18 juillet 2018 et propose à ce jour 3 orientations possibles :

    • pathologies chroniques stabilisées ; prévention et polypathologies courantes en soins primaires ;
    • oncologie et hémato-oncologie ;
    • maladie rénale chronique, dialyse, transplantation rénale.

    Une nouvelle mention « psychiatrie et santé mentale » sera prochainement rajoutée. Mon métier s’inscrit ainsi dans ce processus.

    Depuis quand exercez-vous ?

    Je suis infirmière diplômée d’État depuis mai 2004. J’exerce en psychiatrie sur le pôle hospitalo-universitaire Paris 15 depuis 13 ans. J’ai travaillé dans différentes unités notamment « secteur », « hôpital de jour », « consultation » et « addictologie » pour en citer quelques-unes.

    Travaillez-vous pour un service en particulier ou de manière transversale ?

    Depuis 3 ans, je suis en poste sur des missions transversales. Je suis amenée à travailler avec les différentes structures psychiatriques du pôle sur le territoire du 15e arrondissement. Pour vous donner une idée, le 15e représente 293 673 habitants, soit l’équivalent de la ville de Bordeaux. Le pôle est composé de 3 secteurs : d’un institut de psychanalyse, d’un service d’addictologie, d’un foyer et de différentes unités polaires. Il possède 342 équivalents temps plein professionnels non médicaux, 49 professionnels médicaux senior et également une file active de 10 516 patients (suivis en 2018).

    En quoi améliorez-vous la coordination entre le médecin généraliste et les différents acteurs de soins dans la prise en charge des patients souffrant de troubles mentaux ?

    La collaboration entre médecins généralistes et médecins psychiatres reste à parfaire en psychiatrie mais la politique de notre pôle est dans cette dynamique d’échange et d’amélioration de la qualité des prises en charge en intégrant systématiquement le médecin généraliste du patient.

    J’ai à cette occasion eu la chance de rencontrer une partie des médecins généralistes et libéraux du 15e arrondissement. L’objectif était de faciliter les liens afin d’éviter les ruptures dans le parcours de soins, présenter le pôle et ses missions ainsi que les soins qui y sont proposés dans un souci de mettre en place une véritable collaboration.

    Il y a eu également une intervention du service de soins somatiques qui travaille à ce que chaque patient puisse bénéficier d’un médecin traitant sur le GHU Paris psychiatrie et neuroscience.

    Quel est le profil idéal, les compétences et la formation pour ce métier ?

    Si l’infirmier en pratique avancée en psychiatrie et santé mentale voit le jour, alors sans hésitation je vous conseillerais les compétences d’Ann B. Hamric pProfesseure et doyenne adjointe à la Virginia Commonwealth University’s School of Nursing et auteur de l’ouvrage Advanced Practice Nursing) :

    • pratique clinique directe ;
    • recherche ;
    • consultation ;
    • formation/conseil ;
    • leadership ;
    • collaboration ;
    • dimension éthique.

    En ce qui concerne la formation, un diplôme d’État (DE) sur 2 ans donnant le grade de master est nécessaire. Pour pouvoir exercer en pratique avancée, il faut pouvoir justifier d’au moins 3 ans d’exercice en tant qu’infirmier. 

    Selon vous, le patient joue-t-il réellement un rôle dans son parcours de soins ?

    C’est primordial ! le patient est mis au cœur de sa prise en charge. Il doit être acteur et accompagné si l’on veut éviter les rechutes et les ré-hospitalisations. Nous sommes là pour l’accompagner dans son parcours en tenant compte des différentes étapes qu’il traverse. Il s’agit là d’un accompagnement personnalisé prenant en compte son histoire de vie.

    Quelles sont les perspectives d’évolution de ce métier ?

    On peut devenir infirmier de pratique avancée puis avoir la possibilité de faire un doctorat et de développer la recherche en sciences infirmières.

    Quel conseil donneriez-vous aux futurs coordinateurs de parcours de soins ?

    La communication et la collaboration sont les clefs du succès. Savoir rester humble. Chaque personne, au regard de ses compétences à sa place et son utilité auprès du patient. Il faut donc savoir s’adapter et valoriser le travail des différents professionnels.

    Quelle est la perception de votre métier au sein de l’écosystème ?

    Je dirai que cela dépend des professionnels. Dans l’ensemble, mon poste est identifié et compris. Cependant cela nécessite de la disponibilité et de l’adaptabilité, de ré-expliquer régulièrement les contours du poste – d’autant que je suis sur un poste innovant qui est amené à évoluer en attendant la parution de la mention « psychiatrie et santé mentale » dans le décret d’infirmier en pratique avancée.

    Ce qui fait que ce poste est compris est également lié au fait que je suis accompagnée par ma hiérarchie médicale et paramédicale depuis le début. Le fait de bien préciser que je suis un maillon supplémentaire dans la chaîne du soin, que mon intervention nécessite de la collaboration et du travail d’équipe, suffit à rassurer les différents protagonistes. Il faut rappeler que j’interviens lorsqu’il y a un besoin identifié et pour des patients présentant un parcours complexe.

  • PHW 2019 : le CHU de Bordeaux et Deski démocratisent l’échographie via l’IA

    La start-up bordelaise Deski et le CHU de Bordeaux annoncent un accord-cadre centré sur l’intelligence artificielle (IA) afin de de renforcer et de faciliter la mise en place de projets de recherche dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA).

    La premier enjeu de ce partenariat, présenté le 22 mai à l’occasion de la Paris Healthcare Week, est la démocratisation de l’échographie. Deski a été cofondée par Bertrand Moal, docteur en biomécanique et interne de médecine au CHU de Bordeaux, et est incubé par Unitec depuis plus de 3 ans.

    L’échographie, enjeu de santé publique

    Le besoin en imagerie est en pleine croissance pour le diagnostic et le suivi des patients. Cependant, la formation de médecins est longue et représente un coût significatif pour les systèmes de santé. Dans ce contexte, Deski s’est intéressé à l’échographie pour apporter des solutions à ces enjeux de santé publique. La solution d’imagerie non invasive, multi-organes, se veut abordable comparée à d’autres système d’imagerie, notamment avec la récente miniaturisation des sondes, connectées.

    La formation reste un obstacle à cette démocratisation car l’examen d’échographie nécessite de l’expérience pour son acquisition et son analyse. Deski a donc développé des solutions innovantes basée sur l’intelligence artificielle (IA) afin de simplifier l’usage de l’échographie par des médecins non-experts.

    Objectif : démocratiser l’échographie

    Le CHU de Bordeaux et Deski ont signé un accord-cadre pour développer des projets d’IA par des accès rapides, privilégiés et réguliers à la structure de recherche du CHU de Bordeaux. Ils ont ainsi élaboré un serveur de calcul à hautes performances dédié à l’intelligence artificielle qui analyse des données anonymisées. « Ce partenariat est une grande opportunité pour Deski. Avoir accès à une large base de données expertisée et au support de médecins spécialistes reconnus favorisent de manière optimale le développement de nos solutions », commente Bertrand Moal, co-fondateur de Deski.

    Au CHU, plus de 17 000 examens échographiques cardiaques sont réalisées et analysés par les cardiologues chaque année. À partir des données recueillies, Deski entraîne ses algorithmes de deep learning (apprentissage profond) pour reproduire cette analyse d’expert afin de la rendre accessible à une plus large communauté médicale. Le projet a pour objectif, dans un premier temps, de développer des outils d’aide à l’analyse cardiaque avant de se diversifier dans d’autres spécialités comme la gynécologie, la gastro-entérologie et l’urologie.

    L’ère de l’intelligence artificielle

    « Le CHU de Bordeaux est ainsi pleinement engagé dans l’ère de l’intelligence artificielle et du traitement des grandes masses de données », souligne Philippe Vigouroux, directeur général du CHU de Bordeaux. L’analyse des données, réalisée en interne par des professionnels de l’établissement ayant des doubles compétences médicales et du monde des sciences de l’ingénieur, « permet aux patients d’être mieux suivis et aux étudiants ainsi qu’aux professionnels d’être mieux formés, » précise-t-il.

    Cette démocratisation devrait avoir un impact important dans les pays développés comme la France, où l’on connaît le problème des déserts médicaux, mais également dans les pays en voie de développement, où les systèmes de santé et l’imagerie médicale ne sont pas encore établis.

  • Le montant total des produits affectés au FIR s’élève pour 2019 à 3,65 Mds € (circulaire ministère)

    Le montant total des produits affectés au fonds d’intervention régional (FIR) s’élève pour l’exercice 2019 à 3,653 milliards d’euros, contre 3,540 milliards d’euros en 2017. Dans une circulaire adressée le 15 mai 2019 par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, aux directeurs et directrices généraux des agences régionales de santé (ARS), sont précisées les modalités de mise en œuvre du FIR en 2019. Le détail des dotations régionales y est inclus.

    3,552 milliards d’euros sont délégués dans le cadre de cette première circulaire et de son arrêté afférent, dont 97,8 % de l’objectif 2019. « 2 arrêtés complémentaires seront adoptés en cours d’exercice pour l’attribution de crédits complémentaires, est-il ajouté : un premier à l’été, afin de déléguer les crédits qui n’ont pu, compte tenu de leur objet, faire l’objet d’une délégation à ce stade de l’année (fonds d’innovation psychiatrie, crédits e-parcours, crédits médico-sociaux auparavant imputés sur le budget principal, notamment) et un dernier en fin de gestion. »
    En termes de répartition régionale, « le mécanisme de péréquation sur critères populationnel et de santé publique initié en 2015 se poursuit en 2019 », précise la ministre.

    De manière générale, cette circulaire précise :
    • les orientations nationales relatives au FIR pour 2019 autour des priorités de la stratégie nationale de santé, de Ma santé 2022, du programme national pour la sécurité des patients et de la feuille de route « personnes âgées » ;
    • les ressources du FIR ;
    • les règles d’attribution et de gestion des crédits par les ARS ;
    • les modalités de suivi des dépenses ;
    • les principes d’évaluation des missions financées.

    Sur la base des dispositions de l’article L. 1435-9 du code de la santé publique, les ressources du FIR, au plan national, sont constituées en 2019 par :

    • une dotation nette de l’assurance maladie à hauteur de 3 486 millions d’euros correspondant au sous-objectif Ondam voté en LFSS auquel s’ajoutent des opérations de périmètre dont les transferts de crédits entre DAF et FIR opérés en 2018 par les ARS au titre du dispositif prévu à l’article L. 174-1-2 du code de la sécurité sociale, ainsi que les opérations de fongibilité recensées au titre de l’instruction du 21 décembre 2018 2 ;
    • une dotation de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) à hauteur de 135,3 millions d’euros. Cette dotation intègre, outre les crédits dédiés aux GEM et MAIA, les crédits médico-sociaux auparavant imputés sur le budget principal de l’agence ;
    • une dotation de 6,7 millions d’euros en provenance du programme 157« handicap et dépendance » : ces crédits sont basculés en 2019 sur le FIR ;
    • le cas échéant, d’autres produits tels que prévus au 4° de l’article mentionné ci-dessus.

    Les orientations nationales pour 2019

    « Pour 2019, je vous demande de veiller à ce que les moyens alloués dans le cadre du FIR, et particulièrement les mesures nouvelles, contribuent à la Stratégie nationale de sante (SNS) et aux chantiers du Gouvernement qui la mettent en œuvre : il s’agit principalement de « Ma santé 2022 », du Plan national de santé publique (PNSP) et de la feuille de route « personnes âgées » », indique Agnès Buzyn.

    1. Mettre en place une politique de promotion de la santé, incluant la prévention, dans tous les milieux ;

    2. favoriser l’accès aux soins et l’organisation des parcours de santé ;

    3. adapter les métiers et les formations aux enjeux de santé de demain ;

    4. innover pour transformer notre système de santé en réaffirmant la place des usagers ;

    5. accompagner les Ehpad en difficulté ;

    6. inciter à l’efficience dans les établissements de santé.

    Les principes d’utilisation du FIR

    Les principes rappelés dans la circulaire 2018 s’appliquent :

    • le principe général de fongibilité des crédits entre les missions assignées au FIR, à l’exception des crédits soumis à fongibilité asymétrique ;
    • les actions financées par le FIR doivent nécessairement relever d’une des cinq missions du fonds et impérativement bénéficier à votre région ;
    • le FIR permet de couvrir des dépenses d’intervention. Il n’a pas vocation à couvrir des dépenses de personnel (pas d’enveloppe budgétaire de personnel au sein du FIR) ;
    • il peut exceptionnellement couvrir des dépenses de fonctionnement. L’existence de ces dépenses de fonctionnement au sein du budget annexe FIR est justifiée par l’objet de la dépense qui doit obligatoirement relever d’une des cinq missions susmentionnées. Il est impératif de dissocier les dépenses de fonctionnement qui peuvent être comptabilisées sur le budget annexe FIR, des dépenses qui par leur objet et leur nature, relèvent du budget principal de l’agence et ne doivent en aucun cas être imputées sur le budget annexe FIR ;
    • si l’ARS est autorisée au niveau régional à développer des actions de coopération internationale en vue de promouvoir les échanges de bonnes pratiques avec vos partenaires étrangers, dans le respect des engagements internationaux de la France et en accord avec les autorités compétentes de l’Etat, ces actions pourront être financées par des crédits du FIR si, et seulement si, elles entrainent un bénéfice au niveau régional au titre d’au moins une des cinq missions du fonds.

    Les orientations par mission pour 2019

    Mission 1 : promotion de la santé et prévention des maladies, des traumatismes, du handicap et de la perte d’autonomie ;

    mission 2 : organisation et promotion de parcours de santé coordonnés et amélioration de la qualité et de la sécurité de l’offre sanitaire et médico-sociale ;

    mission 3 : permanence des soins et amélioration de la répartition des professionnels et des structures de santé sur le territoire.

    Les détails de ces missions sont précisés en annexe (1).

    Les dotations régionales du FIR 2019

  • IA en santé : un nouvel eldorado pour les start-ups ?

    H&TIntelligence présente chaque jour à l’occasion de la Paris HealthCareWeek, qui se déroule du 21 au 23 mai 2019 à Paris, 3 sessions sur l’IA et publie chaque jour un état des lieux de l’IA en santé. Jour 3 : Les start-ups IA.
    Découvrez la présentation : IA en santé : un nouvel eldorado pour les start-ups ?

    Qui sont les start-ups IA Santé ?

    La définition retenue pour cette analyse a ciblé les start-ups qui réalisent des activités utilisant l’IA. 

    74 start-ups dédiées à l’IA ont été référencées à partir de la base de données Health & Tech Intelligence, celle établie par la BPI, et les informations publiées par la presse spécialisée. 

    Des start-ups jeunes, souvent basées en Ile de France :

    Sur les 74 start-ups référencées, la plupart ont été créées entre 2013 et 2019. A l’image de la recherche et de l’innovation en France, plus de la moitié (55 %) de ces acteurs s’est implantée en Île-de-France (41) contre seulement 5 en Région Sud, 6 en Occitanie et une répartition éparse pour le reste. La répartition hétérogène constatée est notamment corrélée à un réseau de partenaires encore mal réparti à travers l’hexagone (environ 50 % des acteurs de l’innovation, publics et privés, sont situés en Ile de France). 

    Des thématiques porteuses : la recherche, le diagnostic et l’imagerie, l’aide au codage.

    La recherche pharmaceutique et le diagnostic, surtout  par imagerie (la radiologie) sont fortement représentés, avec des solutions portées par l’IA relativement abouties dans ces domaines : mesure de l’efficacité d’une molécule, qualification de « patterns » pour essais clinique, prédiction de résultats pathologiques, interactions médicamenteuses, prédiction d’efficacité d’une molécule dans le cas de la pharmacie ; ou aide au diagnostic, priorisation d’examens, détection de biomarqueurs, aide au placement du patient, adaptation des doses à titre d’exemple en imagerie.

    Les solutions adressent plus spécifiquement certaines spécialités cliniques, avec en particulier la cardiologie, la cancérologie, la biologie, l’ophtalmologie, la diabétologie, les maladies chroniques et l’aide aux handicaps.  

    Quatre grandes catégories d’objectifs sont portées par ces solutions :

    • L’amélioration de l’expérience patient : 36 % des solutions
    • L’amélioration de l’efficience thérapeutique : 34 %
    • Des solutions d’aide à la recherche : 16 %
    • Des solutions d’aide à la performance hospitalière : 13%. Dans cette catégorie se trouvent les outils d’aide au codage, une des applications les plus déployées tant en établissement public que privé, pour d’une part alléger la charge de codage des professionnels de santé, et d’autre part optimiser les ressources hospitalières. Les résultats obtenus sont actuellement mitigés.

    Le financement : des acteurs publics et privés

    Le financement représente un facteur clé et une préoccupation majeure pour la réussite de ces jeunes entreprises. Un réseau de partenaires économiques s’est constitué pour répondre à cette attente. La BPI propose des solutions de l’amorçage du projet, aux différents tours de table. 42 millions d’€ ont été dédiés par la banque publique à la thématique. Différents outils de financement ont été mis en place dans le cadre de la stratégie « AI for humanity » dont les challenges IA que Care Insight accompagne pour le domaine de la santé.   

    Un écosystème de fonds privés spécialisés dans les innovations numériques de la santé (Kurma Partners, iBionext Grouth Fund, Kima Ventures…) a investi plus de 142 M€ (chiffres concernant les 74 acteurs étudiés).

    Arnaud Rosier, CEO d’Implicity, créateur d’une solution capable d’analyser les informations issues de prothèses cardiaques connectées, explique que « de grands financeurs sont prêts à prendre des risques dès lors qu’ils croient en la solution, sans chercher à entrer dans le détail des projets. «  Pour les business angels privés, la thématique en est encore à ses débuts. Armelle Graciet, associée et membre du conseil d’administration d’Angels Santé précise que « la difficulté à comprendre le positionnement futur de ces solutions dans les prises en charge des patients, ainsi que la fréquente absence de modèles de financement a pour conséquence une réserve au niveau du financement » de la part de ces investisseurs privés.

    Marquage CE et financements

    L’obtention du marquage CE en Europe (ou « FDA approval » aux US) est un enjeu majeur pour ces start-ups. Le process est complexe et pas toujours bien défini pour l’IA. L’obtention de ces marquages rassure certains investisseurs et libère les investissements : à titre d’exemple Diabeloop, Cardiologs et BioSerenity ont chacune effectué des augmentations de capital de 13,5 M€, 5,3 M€ et 15 M€ suite à ces certifications essentielles à leur accès au marché.

    L’« IA est devenue un outil transversal, qui s’intègre dans une multitude de thématiques et de technologies. C’est un levier de financement pour les start-ups, il est donc souvent revendiqué » précise Livia Aouizerate, responsable de projet R&D au sein du pôle santé numérique de Medicen. « Il faut donc être attentif à l’effet buzz word ». Certains domaines comme l’imagerie voient arriver de nombreuses solutions parfois concurrentes, d’autres thématiques (biologie, biothérapie) restent encore peu abordées. L’accompagnement de ces jeunes entreprises est essentiel, et assuré par différents types d’acteurs :  incubateurs, clusters, pôles de compétitivité, collectivités territoriales,… Les industriels ou certains acteurs de santé proposent des actions d’accompagnement,  ceux-ci étant motivés par les potentielles applications de l’innovation en question.

    Un certain nombre de challenges restent à adresser : les difficultés d’accès en France à des données structurées, la validation d’un « business model » pertinent pour les solutions proposées. Le contexte réglementaire avec la réalisation d’un marquage CE (ou FDA).

    Les 74 start-ups IA santé identifiées

  • PHW 2019 : retour d’expérience sur le déploiement de Gwalenn, solution e-parcours en Bretagne

    Un an après son lancement, en mars 2018, l’usage de la solution numérique de coordination des soins et de e-parcours en Bretagne, baptisée « Gwalenn », a évolué de façon exponentielle (chiffres au 21 mai 2019) :
    • en moyenne, 168 utilisateurs actifs par mois ;
    • 38 dispositifs d’appui et de coordination (Maia, PTA, réseaux, Clic) ;
    • 10 017 dossiers ;
    • 170 043 fiches de suivi.

    Initialement déployé sur 5 territoires pilotes, Gwalenn s’est ensuite étendu à la totalité des Maia et sur 9 des 10 PTA de la région. La co-construction se poursuit avec le Club d’utilisateurs (12 représentants), qui remonte les demandes d’évolution.

    À l’occasion de la Paris Healthcare Week 2019, qui se tient du 21 au 23 mai 2019, le GCS e-santé Bretagne (avec Renaud Lefevre, directeur, et Gwenaëlle Le Garrec, cheffe de projet) et son fournisseur Médialis (Erwann Gravot, directeur associé), partenaire Gfi Informatique, présente un retour d’expérience sur le déploiement de l’outil régional. Ils insistent notamment sur la forte implication des acteurs du terrain pour répondre aux besoins métiers et expliquent que l’un des objectifs est de déployer l’outil sur la dernière PTA de la région d’ici septembre 2019. Ils indiquent par ailleurs qu’un appel à manifestation d’intérêt a été diffusé en mars pour intégrer les Clic, réseaux spécifiques et PCPE à Gwalenn.

    Co-construction et démarche agile

    Gwalenn est né de la volonté et des besoins du terrain. La stratégie de déploiement s’est inscrite dans cette lignée, afin de multiplier les usages et de consolider l’adhésion au projet. Le GCS et Médialis révèle des facteurs clés de succès :

    • une forte implication des acteurs du terrain pour répondre aux besoins métiers (des groupes de travail pluridisciplinaires, notamment pour la définition des besoins dans le cahier des charges et la co-construction des process, l’approche agile Scrum, itérative et collaborative, des territoires pilotes et un cahier de tests, la gestion du backlog) ;
    • une démarche de « Quick Win » pour répondre aux demandes prioritaires ;
    • une solution intuitive et attractive pour un outil au service des professionnels et une prise en main facile (aujourd’hui, de nouveaux utilisateurs sont formés en interne, sans faire appel au GCS) ;
    • la présence sur le terrain des équipes du GCS e-santé Bretagne et de Médialis, pour être au plus près des professionnels et faciliter leur engagement ;
    • une évolution dynamique de l’outil (une nouvelle version tous les mois) ;
    • le transfert de compétences (les premières formations étaient gérées par Médialis mais 90 % d’entre elles sont désormais gérées par le GCS e-santé Bretagne).

    Initialement déployé sur 5 territoires pilotes, Gwalenn s’est ensuite étendu à la totalité des Maia et sur 9 des 10 PTA de la région. La co-construction se poursuit avec le Club d’utilisateurs (12 représentants), qui remonte les demandes d’évolution.

    1 des objectifs : déployer l’outil sur la dernière PTA de la région d’ici septembre

    Un des objectifs est de déployer l’outil sur la dernière PTA de la région d’ici septembre 2019. De nouvelles fonctionnalités seront prochainement intégrées à Gwalenn, telles que le guichet d’orientation (un outil de signalement, repérage et orientation), InterRai (l’outil d’évaluation multidimensionnelle des Maia) et le portail des partenaires (un outil dédié aux libéraux). La volonté est en effet d’ouvrir les usages à de nouveaux acteurs du cercle de soins au sens large.

    En mars 2019, un appel à manifestation d’intérêt a été diffusé pour intégrer les Clic, réseaux spécifiques et PCPE à Gwalenn.

  • SI-VIC : l’AP-HP affirme avoir obtenu de la DGS des « garanties » sur l’utilisation du dispositif

    Le système SI-VIC, accusé de servir à un « fichage » des manifestant « Gilets jaunes »,  ne sera « pas déclenché préventivement [et] ne sera renseigné que par des administratifs n’ayant pas accès aux données médicales ». C’est ce que Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP, déclare avoir « obtenu » de la Direction générale de la santé lors d’une réunion tenue le 29 avril 2019.

    La Commission médicale d’établissement (CME) de l’AP-HP a reçu de sa part une note en ce sens datée du 7 mai 2019, qu’elle a publiée sur son site.  Martin Hirsch y affirme avoir « sollicité » cette réunion sur proposition du Pr Dominique Pateron, président de la collégiale des urgences, afin de « relayer » les « suggestions » de ce dernier sur « les bonnes conditions d’utilisation de SI-VIC ».

    Le directeur général déclare avoir obtenu des autorités de tutelle les garanties suivantes :

    • SI-VIC ne sera « désormais pas déclenché préventivement », mais seulement « s’il était avéré qu’il y avait des victimes à prendre en charge, soit à l’initiative des autorités sanitaires en liaison étroite avec le Samu, soit par le Samu lui-même face à une situation le justifiant » ;
    • si SI-VIC devait être déclenché dans un tel contexte, « il ne sera renseigné que par des administratifs n’ayant pas accès aux données médicales » ; 
    • « le document d’information des patients, qui a été adressé par la direction générale aux différents hôpitaux après avoir été validé par la direction générale de la santé, devra servir de base à l’information des patients » ; 
    • « si cela est souhaité par un responsable de Samu, il sera possible d’inscrire dans SI-VIC l’ensemble des patients se présentant aux urgences et non pas seulement ceux pour lesquels il est estimé que leur recours aux urgences a un lien avec l’événement qui a justifié l’ouverture de SI-VIC ».

    Selon la note, la direction générale de la santé a rappelé le 29 avril que l’application « n’avait pas été accessible à d’autres autorités que les autorités sanitaires, et notamment pas au ministère de l’Intérieur ».

    L’autorité gestionnaire des accès sommée de revoir l’ensemble des accès à SI-VIC pour les limiter aux personnes qui seront habilitées

    La note affirme que le dispositif « pourrait être rediscuté pour s’assurer que cette dérogation pour des événements particuliers n’ait pas d’effet perturbant sur l’organisation des prises en charge » . Martin Hirsch ajoute avoir « demandé à l’autorité gestionnaire des accès de revoir l’ensemble des accès à SI-VIC pour les limiter aux personnes qui seront habilitées dans ces nouvelles conditions, notamment pour qu’aucune personne ayant accès au dossier médical ne puisse renseigner SI-VIC ». Il a également partagé ces informations avec les directions des hôpitaux et, via le président de la collégiale, avec l’ensemble des chefs de service des urgences.

    « Nous pourrons faire remonter toute difficulté dans l’application du dispositif et des garanties indiquées ci-dessus pour, le cas échéant, opérer les ajustements conformes aux meilleures qualités de prise en charge », est-il indiqué dans le texte.

    « Je pense que ces précisions sont de nature à lever les ambiguïtés et les inquiétudes » (Martin Hirsch)

    « Je pense que ces précisions sont de nature à lever les ambiguïtés et les inquiétudes » déclare Martin Hirsch. Le directeur général conclut en s’engageant  à « veiller, (…) si SI-VIC devait à nouveau être déclenché, [à] son utilisation strictement conforme à ces principes ».

    Il indique dans sa note avoir été contacté par Dominique Pateron, président de la collégiale des urgences, le 23 avril, soit trois jours après la publication du communiqué commun « sur un prétendu fichage de patients » dans lequel l’AP-HP et l’ARS Île-de-France affirmaient que le système SI-VIC avait « joué son rôle [d’] outil de régulation et d’information sanitaires».

    Le lendemain, le 24 avril, l’AP-HP reconnaissait des « utilisations inappropriées » de la plateforme. Le 29 avril, jour de la réunion du directeur général avec la Direction générale de la santé (DGS), l’AP-HP et l’ARS Île-de-France déclaraient dans un nouveau communiqué commun que c’était « dans le cadre d’une formation [que] les éléments d’un exercice conduit dans un des hôpitaux de l’AP-HP » avaient été entrés par erreur dans la base SI-VIC.

    Note adressée par Le DG de l’AP-HP au CME au sujet de la gestion du système SI-VIC

  • Rencontres du groupe des data managers académiques (Ac@DM) : les 13 et 14 juin 2019, Normandie

    Les prochaines rencontres du groupe des data managers académiques se tiendront les 13 et 14 juin 2019 en Normandie, dans la baie du Mont Saint-Michel. Ils célébreront les 10 ans d’existence d’Ac@DM, un groupe francophone de data managers issus de Centres hospitaliers universitaires, de centres de lutte contre le cancer, de groupes coopérateurs en oncologie, de sociétés savantes et d’agences gouvernementales. L’objectif est de se réunir pour réfléchir ensemble aux pratiques et ainsi améliorer le data management.

    Les inscriptions pour les conférences sont gratuites et désormais ouvertes mais il est impératif d’adhérer à ce groupe et d’exercer un métier lié aux activités de gestion de données dans le cadre de la recherche clinique académique.

    Les organisateurs peuvent être contactés par email : contact@acadm.fr.

    Programme

    Jeudi 13 juin

    • 9h30 Accueil des participants
    • 10h30 introduction
    • 11h00 Création d’un Health Data Warehouse au CHU de Rouen : principes et enjeux de la donnée jusqu’aux aspects éthiques :
      • Julien GROSJEAN, CHU de Rouen
    • 11h45 dossier communiquant  en cancérologie (DCC) en Normandie, intérêt, sécurisation et gestion des données :
      • Xavier BLAIZOT et Olivier SEREE, Réseau régional de cancérologie Onco Normandie
    • 12h30 Déjeuner
    • Session thématique : les défis des nouvelles réglementations applicables aux recherches (RGPD, méthodologies de référence de la CNIL…)
      • Modérateur : Franck MORIN, Intergroupe Francophone de Cancérologie Thoracique
    • 14h00 Partie 1 : les principes fondamentaux du traitement de données à caractère personnel (DCP) :
      • Marguerite BRAC DE LA PERRIERE, Avocat, Lexing Alain Bensoussan Avocats
    • 14h20 PARTIE 2 : Retour d’expérience de lamise en place d’action pour la sécurité des données dans un centre de lutte contre le cancer :
      • Anne-Cécile LE VAILLANT, juriste, Centre François Baclesse ;
      • Laurent ROUSSEL, directeur SI, Centre François Baclesse ;
      • Sandrine TISON, DPO, Centre Henri Becquerel et Centre François Baclesse
    • 14h45 Questions et débats
    • 15h45 Pause
    • 16h00 PARTIE 3 : Les analyses de risques et analyses d’impact
      • Laurence PICARD, directeur qualité gestion des risques, Centre François Baclesse
    • 16h30 Questions et débats
    • 17h00 Clôture de la journée
    • 18h30 Soirée culturelle au Mont Saint-Michel

    Vendredi 14 juin

    • 8h30 Accueil des participants
    • 9h00 Mise en place d’une étude populationnelle sur les accidents vasculaires cérébraux : la cohorte Caen Normandie « Normandy Stroke » :
      • Audrey BARBEDETTE, Observatoire normand des AVC, Inserm-UNICAEN-EFS UMR-S 1237
    • 9h45 Qualité de vie et patients connectés :
      • Sophie PAGET-BAILLY & Oumelkheir DJOUMAKH : Methodology and Quality of Life Unit in Oncology (Inserm UMR1098) Plateforme Qualité de Vie et Cancer 
    • 10h30 Pause
    • 10h45 Gestion et valorisation des données du centre de ressources biologiques (CRB) Ovaressources :
      • Mélanie BRIAND, CRB « OvaRessources », UMR Inserm U1086 « Anticipe »
    • 11h30 La cohorte E3N-E4N, la plus grande étude française sur la santé au sein de la famille : un défi pour le data manager :
      • Roselyn GOMES, Anita KOWAL, Noële MAITRE, Noëlle ROBERT, Emmanuelle CORREIA-DE OLIVEIRA LOPES & Lyan HOANGCESP – Equipe Générations et Santé, Inserm UMR-S 1018, Institut Gustave Roussy
    • 12h15 Déjeuner
    • 13h45 Ateliers session 1
    • Événements indésirbales : Quand l’impossible devient possible
      • Quân TRAN, Intergroupe Francophone de Cancérologie Thoracique
    • Systèmes d’information géographique dans l’étude des inégalités sociales en santé : l’apport du géocodage
      • Ludivine LAUNAY, Unité Inserm ANTICIPE, Cancers et prévention, Caen
    • 14h45 Pause
    • 15h00 Ateliers session 2
    • Le challenge du CDISC dans l’académique… 10 ans après :
      • Sylvain BOUDON, Institut du Cancer de Montpellier
    • Méthodes d’évaluation de l’exhaustivité, mesure a posteriori de la complétude et de l’exactitude des entités du système multi-sources :
      • Delphine DEGRE, Registre des Cancers de la Manche ;
      • Joséphine GARDY, Registres Général et Digestif des Tumeurs du Calvados
    • 16h00 Bilan et clôture des journées
    • 16h30 Fin de la journée
  • IA et prescription médicamenteuse (PHW) : Synapse testé par le CHU de Bordeaux et bientôt la Cnam

    3 études cliniques sont actuellement en cours dans 3 services différents du CHU de Bordeaux dans le cadre d’un accord-cadre signé en janvier 2019 avec Synapse Medicine, une société qui a développé une plateforme basée sur intelligence artificielle (IA) fonctionnant comme un assistant virtuel des professionnels de santé pour les aider dans la prescription médicamenteuse.

    Interviewé le 21 mai 2019 dans le cadre de la Paris Healthcare Week, le Dr. Clément Goehrs, co-fondateur et P.-D.G de la start-up Synapse, présente les projets en cours de la start-up. Il indique que cette évaluation au sein de l’établissement bordelais servira à appuyer le dossier de demande du marquage CE, déjà initié par la start-up et qui devrait se concrétiser d’ici avril 2020. Il révèle par ailleurs qu’un partenariat, qui sera annoncé prochainement, a été signé avec l’Assurance maladie pour tester la solution auprès des patients.

    Disposant d’une double compétence en médecine et bio-informatique acquise au CHU de Bordeaux puis à Stanford, le Dr. Clément Goehrs est à l’origine de la création de cette plateforme.

    Un accord-cadre avec le CHU de Bordeaux pour tester Synapse Medicine auprès des professionnels de santé

    La start-up et le CHU de Bordeaux ont signé le 16 janvier 2019 un accord-cadre pour que les équipes de recherche du centre de soins puissent exploiter la solution développée par Synapse. Ce partenariat est avant tout symbolique pour Clément Goehrs : il a lui-même été étudiant en médecine au CHU de Bordeaux et Synapse en est issue (l’équipe ayant par la suite eu recours à un transfert de technologie via des SATT). Mettre sa solution au service des équipes du CHU en premier lieu lui a donc semblé naturel : « c’est une manière de boucler la boucle », commente-t-il.

    3 études cliniques sont actuellement en cours dans le cadre de cet accord, dans 3 services différents de l’hôpital. Les molécules médicamenteuses utilisées dans chaque service peuvent en effet varier, ce qui justifie donc d’y tester la solution développée par Synapse. Cette évaluation servira à appuyer le dossier de demande du marquage CE, déjà initié par la start-up et qui devrait se concrétiser d’ici avril 2020.

    Un partenariat à venir avec l’Assurance maladie pour un test auprès des patients

    Si la start-up se veut en premier lieu un assistant virtuel des professionnels de santé, Clément Goehrs explique ne pas vouloir négliger les patients. Il souhaite mettre à leur service la fonctionnalité de l’application, qui consiste en l’analyse d’ordonnances. Dans ce but, un partenariat avec l’Assurance Maladie a été conclu et sera annoncé prochainement.

    Cette utilisation de l’application par un autre public pose de nouvelles questions, notamment éthiques. En effet, quel niveau d’information est souhaitable et éthique pour le patient, notamment si l’application repère des anormalités dans la prescription médicamenteuse ? Il est en effet possible que l’ordonnance contienne une erreur, auquel cas il faut l’alerter ; mais il est aussi possible que la prescription soit adaptée au patient et prenne en compte des circonstances particulières, inconnues de l’application.

    Clément Goehrs insiste sur le fait qu’il faut absolument trouver un équilibre subtil et ne pas prendre le risque que des patients arrêtent de suivre leur traitement. La solution sera donc peaufinée au cours de l’expérimentation à venir avec l’Assurance Maladie.