Articles

  • PHW 2019 : « protéger, partager et valoriser » les données patients, les 3 axes de la start-up DrData

    Protection, partage et valorisation des données patients sont les 3 axes de la vision portée par la start-up DrData. À l’occasion de la Paris Healthcare Week 2019, Nesrine Benyahia, P.-D.G de la société, a animé le 22 mai une conférence spéciale au cours de laquelle Eric Tanneau, médecin libéral, Hélène Gaillard, pharmacienne, et Gérard Raymond, président de la Fédération française des diabétiques, ont évoqué les spécificités de leurs corps de métier vis-à-vis de ces 3 enjeux importants de l’exploitation des données de santé.

    Protéger les données sensibles « car elles touchent à notre liberté » 

    « Il est nécessaire de récupérer des données de santé fiables via des objets connectés fiables pour avoir des données qui ne seront pas faussées, car elles touchent à notre liberté », déclare Eric Tanneau. Ces données doivent être protégées pour éviter toutes déviances (hacker).

    Le praticien estime qu’une interopérabilité est indispensable afin qu’aucune de ces données ne soit perdue. La nécessité que tous les acteurs du système de santé puissent partager ces données conduiraient à la création d’un système global, ajoute-t-il.

    Patients actifs : informer et accompagner sur l’importance du partage des données

    D’un point de vue juridique, les patients ne sont pas propriétaires de leurs données de santé mais restent les principaux concernés dans le partage de leurs informations personnelles, explique Eric Tanneau. Leur consentement est moteur pour ensuite collecter ces données, qui doivent être véritablement utilisées afin de mener des recherches. Il faut « créer une appartenance pour qu’ils participent à ce système de collecte », suggèrent les intervenants. 

    La valorisation directe des données du patient 

    Les données sont actuellement valorisées via la création de nouveaux produits mais cette valorisation est indirecte pour le patient car le temps écoulé entre la récolte et la création est long. 

    Il faut que « le patient puisse accéder à ses données individuelles pour savoir comment elles ont été utilisées, pour quelle étude et en quoi elles ont été utiles pour l’intérêt commun », explique de son côté Hélène Gaillard. 

    Ce nouveau modèle pourra permettre une valorisation directe pour le patient et l’accès à ses données personnelles l’aidera dans son parcours de soins, précise-t-elle.

    La question de l’Europe dans le domaine du data 

    À l’échelle européenne, la question de la coordination des données est un réel problème, notent les intervenants. D’un pays à l’autre, un patient peut perdre ses données car leur partage reste confiné à échelle nationale. Les patients doivent pouvoir accéder à leurs données partout en Europe, soulignent les speakers. 

    « Il est nécessaire d’aller plus vite pour comprendre cette révolution numérique », estime Gérard Raymond afin de créer ensuite une dynamique pour contrebalancer la Chine ou encore les États-Unis. 

  • Psy : Doctoconsult permet aux libéraux d’orienter leurs patients vers des établissements partenaires

    Lorsqu’un médecin libéral a besoin de faire hospitaliser un patient, le nouveau service Doc to Doc de Doctoconsult permettra de l’orienter vers des établissements partenaires, comme Inicea. Ce groupement de 16 établissements spécialisés en santé mentale vient de choisir Doctoconsult pour proposer à ses praticiens sa plateforme de téléconsultation. Les adhérents de la solution auront ainsi la possibilité de bénéficier de ce partenariat et d’orienter leurs patients dans le besoin vers Inicea par le biais de Doc to Doc. 

    Plus précisément, Inicea propose à ses praticiens de prendre en charge un abonnement au service de la start-up française. Actuellement, une vingtaine en ont déjà fait la demande, soit 15 % des effectifs du groupe.

    De manière générale, la plateforme de télémédecine de Doctoconsult vise à améliorer la prise en charge et le suivi des patients, à lutter contre les délais d’hospitalisation et à faciliter l’accès aux soins des patients éloignés des établissements.

    La téléconsultation « a également vocation à permettre de nombreuses autres applications pour mieux répondre aux besoins des territoires : les consultations pré-chirurgie bariatrique, les évaluations à la demande de services d’urgences généralistes, le suivi de patients résidant en Ehpad« , ajoutent les 2 partenaires dans un communiqué publié le 22 mai 2019.
    De plus, lorsqu’Inicea est présent par le biais de structures dans des territoires sous dotés en spécialistes de la santé mentale (Moselle, Nord des Yvelines, Aulnay-sous-Bois, les Vosges), le service de téléconsultation permettra de renforcer la permanence médicale et ainsi de faciliter l’accès à des experts.

    « L’hospitalisation complète est parfois difficile d’accès et peut constituer un moment de rupture avec l’environnement familial ou professionnel, expliquent les deux partenaires. Inicea s’applique à développer des alternatives et [à] faciliter l’accès précoce aux soins : c’est le sens du développement volontariste de l’hospitalisation de jour à l’échelle nationale et de la promotion de la télémédecine, qui est un outil déterminant de fluidification et d’accès aux soins, de préparation des admissions et de suivi post-hospitalisation. »

    Inicea, composé de 12 cliniques et de 4 centres d’hospitalisation de jour autonomes, représente environ 10 % des lits et places de la psychiatrie privée en France.

  • La commission des affaires sociales du Sénat enrichit le volet « numérique » du projet de loi « santé »

    La commission des affaires sociales du Sénat a « substantiellement enrichi le volet « numérique » » du projet de loi « santé », qu’elle a adopté en le modifiant de 132 amendements, dont 104 présentés par son rapporteur Alain Milon (Les Républicains, Vaucluse)*, sur un total de 384 amendements déposés. Elle a ainsi adopté plusieurs amendements de son rapporteur pour accélérer la généralisation du dossier médical partagé et de l’espace numérique de santé, tout en insistant sur l’interopérabilité des logiciels, services et outils numériques en santé, « enjeu crucial si nous ne voulons pas prendre encore dix ans de retard », estime Alain Milon. « Notre système de santé est à l’aube de transformations sans précédent sous l’effet du numérique, qu’il faut anticiper et accompagner avec volontarisme et sans naïveté », insiste-t-il.

    La commission a examiné le 22 mai 2019 le rapport du sénateur (prochainement disponible, indique le Sénat) et a établi son texte sur le projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé, adopté fin mars en première lecture par l’Assemblée nationale.

    De manière générale, elle regrette que le contenu du texte « forme davantage un cadre général d’orientations qu’une réforme structurante, en renvoyant largement à des ordonnances ou décrets ultérieurs y compris sur des sujets essentiels comme les hôpitaux de proximité », indique le Sénat dans un billet publié sur son site web.
    Selon le rapporteur, « il faut reconnaître, trois ans après la loi « Touraine », le pragmatisme d’un texte cherchant à consolider l’existant, mais, sans un mot sur la gouvernance du système de santé ou son financement, cela ne suffira pas à résoudre la crise d’un modèle décrit à juste titre comme à bout de souffle. »

    Le projet de loi sera examiné en séance publique à compter du 3 juin 2019.

    En dehors de l’enrichissement de la partie numérique du texte, la commission a également :

    • privilégié l’incitation des jeunes médecins à un ancrage rapide auprès d’un territoire au recours inopérant à toute forme de coercition ;
    • soutenu une plus grande souplesse dans les dispositifs de structuration des soins de ville ;
    • défendu, s’agissant des groupements hospitaliers de territoire (GHT), le soutien aux dynamiques locales plutôt que des schémas homogènes imposés à tous ;
    • renforcé la place des élus dans le pilotage territorial de la santé, en confiant la présidence du conseil de surveillance des ARS à un élu local.
  • PHW 2019 : robots humanoïdes – les patients plutôt enthousiastes, les soignants craintifs (Conserto)

    Améliorer l’information des patients et pallier au manque d’effectif en déchargeant le personnel soignant des tâches à faible valeur ajoutée. Tel est l’objectif de Pepper, un robot développé par la société SoftBank Robotics, qui a été expérimenté au service d’anesthésie du CHU d’Angers sur une durée d’un an après avoir été approuvé par le comité d’éthique. L’enquête menée auprès des patients a montré une augmentation du taux de satisfaction de 12 % après l’installation de Pepper dans le service.

    Le robot accueille les patients avant une consultation, leur présente leur parcours de soins ainsi que la consultation à venir, leur montre un trombinoscope contenant l’ensemble de l’équipe soignante du service et les divertit. Au-delà de l’aspect informationnel, son rôle est aussi de détourner l’attention des patients et ainsi de diminuer le côté anxiogène de l’attente.

    À l’occasion de la Paris Healthcare Week, qui s’est tenue du 21 au 23 mai 2019, Nicolas Plougastel, directeur général de la société nantaise Conserto, a présenté les solutions déployées par Robotopi, une cellule de l’entreprise. Cette dernière développe des applications à intégrer dans des robots, avec plusieurs cas d’usage dans le domaine de la santé. Pepper fait partie des solutions équipées.

    L’occasion de faire un tour d’horizon des robots actuellement utilisés dans les établissements de soins, des compagnons de plus en plus présents auprès des patients, de l’enfance à la fin de vie. Si ces derniers sont plutôt bien acceptés par les patients, Nicolas Plougastel note qu’il y a encore un travail d’acculturation à réaliser du côté du personnel soignant, dont l’une des craintes est d’être petit à petit remplacé par ces solutions humanoïdes.

    Enfants et personnes âgées : un public privilégié

    Si les robots de compagnie sont de plus en plus présents dans les établissements de soins pour divertir et soulager les malades, ils s’adressent en premier lieu à 2 publics très différents : les enfants et les personnes âgées.

    Au-delà des présupposés, Nicolas Plougastel insiste sur le fait que les 2 tranches d’âges sont très réceptives à ces nouveaux compagnons, qui font oublier rapidement aux plus âgés leurs réticences initiales.

    Un test en cours à l’Hôpital Necker-Enfants malades

    Une expérimentation est actuellement en cours à l’Hôpital Necker-Enfants malades à Paris avec un robot de type Nao (le premier robot humanoïde de SoftBank Robotics), capable d’adapter son comportement à l’enfant qu’il a en face de lui.

    Coconstruit à l’aide de coaches ayant permis le développement de profils types d’enfants malades, le robot adapte son interaction et peut proposer des jeux spécialisés aux enfants en fonction de leur pathologie. L’idée est de détourner l’attention des enfants et de les divertir pour rendre plus viable leur séjour à l’hôpital. À cela s’ajoute une fonction éducative puisque Nao est capable d’expliquer à son interlocuteur le médicament qu’il doit prendre en fonction de sa pathologie.

    Une expérimentation dans des Ehpad

    À l’opposé du spectre, la solution Medi’Pep, développée sur un robot Pepper, est mise en place dans des Ehpad. Mis à disposition 24 heures sur 24, le « compagnon » contribue à rassurer les résidents, notamment la nuit.

    Doté d’un système de reconnaissance faciale, il est capable d’accéder au dossier médical du résident qui se présente à lui et de prendre ses constantes grâce à des objets connectés. Les informations sont transmises en temps réel au personnel soignant, qui est alerté en cas d’urgence.

    Une acculturation encore nécessaire côté soignants

    La présentation de Nicolas Plougastel montre ainsi que les robots se développent dans les établissements de soins et permettent à la fois de décharger le personnel soignant, souvent en sous-effectif, et de divertir ainsi que d’informer certains résidents ciblés plus particulièrement, comme les enfants et les personnes âgées.

    La crainte du « remplacement »

    Si les robots sont bien acceptés par ce public, Nicolas Plougastel insiste sur la nécessité d’acculturation du personnel soignant, souvent réticent de prime abord du fait de la peur persistante de la perte d’emploi face à ces nouveaux venus.

  • PHW 2019 : « Le télésuivi des maladies respiratoires ferait économiser 500 M€ » (P. Castet, Aqsitania)

    « Il y a en France à peu près un million de personnes ayant des maladies respiratoires chroniques de type BPCO, asthme sévères et mucoviscidoses. Nous estimons donc que si nous arrivons à équiper toute la population et à prévenir ne serait ce que la moitié de ces crises, nous pourrions faire économiser au moins 500 millions d’euros par an à l’Assurance maladie », indique Patrice Castet, cofondateur et directeur des opérations de la société Aqsitania, interviewé par H&TI le 23 mai 2019 à l’occasion de la Paris Healthcare Week.

    « Mon associé Patrick Hanusse, qui a été directeur de recherche au CNRS, a conçu une nouvelle méthode d’analyse du signal qui permet d’en extraire l’information utile, explique-t-il. Nous appliquons cette technologie aux signaux respiratoires parce que nous nous sommes aperçus qu’il y avait un gros trou dans la raquette des pneumologues, le télésuivi à domicile. Notre principale contribution est un test consistant à 3 minutes de respiration calme à domicile sans assistance, grâce au PRP (profil respiratoire personnel), ce que nous avons appelé la « ventilométrie » ».

    « Actuellement, les tests de pneumologie sont réalisés en milieu hospitalier ou médicalisé avec l’assistance de professionnels de santé, rappelle Patrice Castet : le test de spirométrie, utilisé habituellement, qui consiste à souffler très fort et à respirer très fort, ne peut pas être effectué par des patients très malades parce que cela peut déclencher chez eux des crises d’exacerbation respiratoire. Notre test est si simple d’utilisation qu’il peut être réalisé en autonomie par ces patients, ainsi que par des personnes âgées, handicapées ou par des enfants. »

    « Ce test a une grande valeur prédictive, insiste-t-il. Au bout de cinq années d’existence, Aqsitania peut affirmer qu’il est possible dans certains cas d’anticiper la crise au moins une semaine avant qu’elle ne survienne. Cette année, il y aura des publications co-signées par les médecins pneumologues qui mènent nos essais cliniques dans de grands CHU afin de démontrer la pertinence de notre approche. »

    Quelle est la particularité de votre dispositif ?

    Patrick Hanusse : Différents essais ont été réalisés par différentes structures sur la possibilité de faire un spiromètre à domicile mais tous ont été invalidés par la HAS : la mesure était trop difficile à réaliser en autonomie et de toute façon on n’arrive pas à détecter les crises.

    Avec notre technologie, tout ce que nous demandons aux patients c’est de respirer trois minutes dans un débitmètre, associé avec un objet connecté, qui va poster le signal respiratoire sur une plateforme d’analyse. Celle-ci va calculer des marqueurs de la forme du signe respiratoire, des biomarqueurs qui qualifient l’état respiratoire de la personne à l’instant « T ». Nous avons aussi une application mobile qui permet de faire le même genre de suivi.

    C’est un modèle qui apprend l’état de la personne au fur et a mesure et détermine la plage de fluctuation habituelle de chaque patient. Lorsqu’il en sort une fois, on considère que c’est un accident, quand c’est deux fois il y a une chance sur 100 donc nous commençons à alerter, si c’est trois fois c’est une chance sur 1 000 donc ça va générer nécessairement une alerte parce que nous savons que la personne sort vraiment de son état respiratoire habituel.

    Où avez-vous mené vos essais cliniques ?

    En cinq ans d’existence, nous avons réalisé des essais cliniques avec de grands CHU, ceux de Bordeaux, Grenoble, Lyon, Rouen et la Pitié-Salpêtrière à Paris. Les médecins participants disposent d’un tableau de bord avec l’état de leurs dizaines ou centaines de patients à un instant « T ». Cela leur permet de ne s’intéresser qu’à ceux qui dérivent. Le but de ce suivi est de leur éviter des crises, l’exacerbation respiratoire, qui peut les conduire aux urgences en détresse respiratoire avec des conséquences pouvant être graves, le handicap ou la mort.

    Avez-vous pu prouver que les résultats du PRP (profil respiratoire personnel) étaient plus précis que ceux obtenus avec la technique habituelle ?

    Le PRP est entièrement nouveau. C’est la raison pour laquelle il faut que nous bâtissions avec les médecins un référentiel, de la même façon qu’il y a 40 ans au moment de l’apparition de l’échographie, quand nous avons commencé à avoir des images, nous nous sommes demandés comment les interpréter. Il a fallu que les professionnels de santé se forment à l’analyse et, petit à petit, nous avons su que telle ou telle configuration avait telle ou telle signification. De même aujourd’hui, il faut établir des signatures d’événements cliniques pour pouvoir dire que lorsqu’un profil respiratoire se comporte de telle manière ou de telle autre, nous pouvons établir tel ou tel diagnostic.

    C’est le principe de l’essai clinique que nous venons de terminer au CHU de Bordeaux avec 120 patients asthmatiques sévères : nous avons pu comparer les résultats du PRP avec ceux qu’obtiennent les médecins selon leur technique habituelle. Nous allons être en mesure de démontrer que nous voyons les crises arriver progressivement une à deux semaines à l’avance en fonction des personnes chez les asthmatiques sévères. C’est vraiment unique au monde.

  • PHW 2019 : Phillips lance Illumeo, une solution pour le diagnostic en routine clinique basée sur IA

    Philips annonce le lancement de la solution Illumeo pour faciliter le diagnostic en routine clinique, en partenariat avec le CHRU de Lille. Lors d’une conférence sur l’intelligence artificielle (IA) en imagerie organisée le 23 mai 2019 à l’occasion de la Paris Healthcare Week, le groupe indique que cette technologie basée sur l’IA va permettre d’optimiser les compétences des cliniciens et de redéfinir leur façon actuelle d’interagir avec les images.

    Plus précisément, la solution vise à améliorer le flux de travail des radiologues et à les guider dans la pose du diagnostic, depuis un espace de travail unique.
    Elle repose sur une technologie de rupture conçue pour simplifier la tâche des utilisateurs à travers une pertinence contextuelle, une intelligence adaptative, une variabilité réduite et des protocoles personnalisés.

    Philips précise avoir signé un partenariat d’évaluation clinique de Illumeo d’une durée de 2 ans avec le CHRU lillois afin :
    • de mesurer les bénéfices de la solution ;
    • de valider de nouveaux développements ;
    • d’influencer la feuille de route produit.

    Illumeo : une intelligence adaptée au contexte patient, diagnostique et utilisateur

    Transformation du flux clinique

    Une solution portée par le hub IA créé par Philips à Paris

    Philips rappelle par ailleurs le contexte dans lequel s’inscrit le déploiement d’Illumeo :

    • création en avril 2018 par Philips d’un centre d’expertise en intelligence artificielle (IA) dédiée à l’imagerie médicale, à la génomique et à l’écosystème des start-ups en IA avec :
      • 50 chercheurs et ingénieurs ;
      • un focus clinique en cardiologie, en oncologie et en maladies rares ;
      • plus de 100 brevets ;
      • un écosystème de partenaires cliniques académiques et industriels ;
    • création d’un fond d’investissements dédiée aux start-ups françaises aux côtés de Bpifrance ;
    • 2 « grands défis » sociétaux relatifs à l’intelligence artificielle.
  • Harmonie Mutuelle rejoint le fonds CapDecisif 4

    Harmonie Mutuelle rejoint le fonds CapDecisif 4 aux côtés de Philips, L’Occitane et Vivalto, partenaires stratégiques de ce fonds focalisé sur la santé digitale, créé en juillet 2018.

    Harmonie Mutuelle réalisera des « proof of concept« , c’est-à-dire des démonstrations de faisabilité, a travers ses adhérents/patients et les établissements VYV Care afin de tester et de choisir de nouvelles solutions avec le Fonds CapDecisif 4, précisent les 2 partenaires dans un communiqué publié le 20 mai 2019. 

    Dans ce cadre, le Groupe VYV poursuivra le déploiement de solutions améliorant le parcours de soins des patients en réduisant les coûts de santé à travers VYV Invest.

    Harmonie Mutuelle et CapDecisif Management vont développer sur le long terme un partenariat et des synergies opérationnelles entre les équipes et les sociétés de portefeuille.

  • Open Mind Innovation, la start-up qui décrypte les variations des activités cérébrales

    Comprendre les variations de l’activité cérébrale en fonction des situations auxquelles elle est soumise, tel est l’objectif de la start-up de neurosciences française Open Mind Innovation, créée en 2019 par Guillaume Victor-Thomas dans l’optique d’adapter le cerveau humain aux aléas du quotidien.

    La société est constituée d’une équipe de 19 collaborateurs, dont 9 chercheurs, spécialisés dans les neurosciences cognitives, la data science, la psychologie, le game design et la réalité virtuelle (RV). 

    Elle a créé à Paris un « Performance Lab », au sein duquel des « patients » passent un bilan cognitif, comportemental et émotionnel d’une valeur de 900 euros. Une expérience de RV est réalisée au cours de l’évaluation afin d’analyser leur gestion du stress, leurs émotions et les réactions de leurs capacités cognitives. 

    D’ici fin 2019, la start-up espère boucler un tour de table afin de financer ses recherches et ainsi de développer de nouveaux services dans le domaine des neurosciences.

  • PaaS

    Platform as a Service

  • PHW 2019 : Comarch lance ses e-solutions healthcare en France (Julien Leblond, ingénieur commercial)

    Comarch, entreprise polonaise spécialisée dans l’édition de solution IT dans les domaines du retail, négoce & industrie et de la santé, annonce le lancement de solutions « healthcare » en France à l’occasion de la Paris Heathcare Week (PHW), qui se tient du 21 au 23 mai 2019 à Paris. « En réalité, la fondation de l’entité date de la création de mon poste, en septembre 2018, mais le vrai lancement c’est maintenant parce que la PHW nous donne une importante visibilité », précise Julien Leblond, ingénieur commercial à Comarch Healthcare, interviewé par H&TI lors du salon.

    Plusieurs projets sont à l’étude avec des établissements parisiens, des éditeurs et des intégrateurs « mais je ne peux pas encore révéler lesquels », indique Julien Leblond, ajoutant que des rapprochements sont en cours avec d’autres établissements, en dehors de Paris. « Nous nous tournons vers une stratégie de partenariats pour gagner du temps », explique-t-il.

    Le produit phare de Comarch Healthcare est une application web qui permet d’analyser les données en provenance de dispositifs médicaux (DM). « Elle a la capacité de se connectés à tout type de DM par le biais d’un système Bluetooth, qui envoie en 3G les informations sur une seule et unique plateforme en ligne, décrit l’ingénieur commercial. Ces données sont accessibles aux médecins et infirmières autorisés à les consulter en fonction de leur degré d’implication dans le parcours de soins du patient. » Il ajoute que la société travaille au développement d’une multitude d’autres produits, allant du DPI à la facturation électronique. « L’objectif est de proposer un maximum de solutions, et, de manière plus générale, de bien faire en apportant, en tant que concepteur de hautes technologies, notre pierre à l’édifice pour améliorer de manière globale l’offre de soins », synthétise-t-il.
    Il insiste par ailleurs sur l’expertise en IoT de l’entreprise, qui conçoit ses propres objets connectés, « développés en fonction des besoins ».

    Un Data center en cours de certification HDS

    Comarch Healthcare est par ailleurs en train de développer des services « Comarch Data Center », sécurisés, en cours de certification HDS et connectés, « qui permettent une prise en charge et une exécution optimale des solutions d’hébergement de santé », indique le groupe dans un communiqué diffusé à l’occasion de la Paris Healthcare Week.

    Ces services de Data Center permettent d’héberger les applications Comarch (SaaS, PaaS ou IaaS), conformément aux normes établies dans le secteur de la santé, auxquelles s’ajoutent les certifications et attestations relatives au RGPD.

    Comarch fournit « un service IT intégral (hébergement, gestion et analyse des données de santé), adapté aux besoins respectifs des établissements de santé et des entreprises du secteur », complète le groupe.

    La France parmi les marchés cibles de Comarch Healthcare

    Comarch Healthcare déploit également des projets en dehors de la France, notamment en Allemagne et en Italie, mais Julien Leblond indique que les marchés cibles pour l’instant sont les États-Unis, l’Italie et la France.

    La France intéresse tout particulièrement la société pour 2 raisons principales, explique l’ingénieur commercial :

    • une présence « forte » du groupe sur le territoire : implanté en France depuis 2006, Comarch est présent à Lille, à Lyon et à Grenoble ;
    • une « demande intéressante », notamment en matière de télémédecine : « La France est pour nous une des meilleurs vitrines au monde », déclare-t-il.

    Par ailleurs, la société a annoncé qu’elle envisageait d’acheter un éditeur dans la santé en France. Julien Leblond confirme que cette initiative fait partie de la stratégie d’accélération de l’entreprise. « Nous avons mandaté un cabinet pour s’en occuper mais nous sommes à l’écoute de toute proposition », précise-t-il.

    Les solutions de la société sont testées en amont dans une clinique polonaise

    IMed24 Medical Center, une clinique privée de 100 médecins basée à Cracovie, où est basé le groupe, est intégrée au campus Comarch pour développer les futures solutions Healthcare.

    En ce qui concerne le business modèle de la société, Julien Leblond explique qu’il dépend de la solution. « La logique ne sera pas la même si elle est incluse via un partenaire ou directement par nous, explicite-t-il. Le modèle est défini en interne en fonction du projet. »

    Comarch Healthcare accompagne la transformation digitale des acteurs de la santé

    L’objectif de Comarch Healthcare est d’accompagner des acteurs majeurs du secteur de la santé dans leur transformation digitale et leur développement en leur proposant des solutions IT adaptées aux établissements de santé et aux patients.

    Les solutions développées par la société concernent des domaines variés, tels que :

    • la télémédecine ;
    • la téléassistance ;
    • l’archivage de dossiers médicaux ;
    • la gestion des établissements de santé.

    Informations clés :

    • 500 personnes, dont une majorité de techniciens, sont employés dans la division « healthcare » du groupe, sur un total de 6 000 collaborateurs ;
    • plus de 280 établissements de santé européens utilisent  les systèmes Comarch Healthcare et plus de 6 000 patients bénéficient du téléservice médical ;
    • 12 % des revenus R&D du groupe son reversés dans Comarch Healthcare.

    Comarch Healthcare est une filiale de Comarch, un éditeur de logiciels fondé en 1993 à Cracovie, en Pologne. Le groupe est spécialisé dans la conception, la mise en œuvre, l’intégration de services et l’hébergement de solutions IT pour tous les secteurs d’activités.