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  • IA : un algorithme identifie les combinaisons de variations génétiques à l’origine de maladies rares

    Les chercheurs de l’ULB et de la VUB, rassemblés au sein de l’Institut interuniversitaire de bioinformatique de Bruxelles (IB2), ont mis au point un nouvel outil d’IA, nommé VarCoPP (Variant Combinations Pathogenicity Predictor), doté d’un algorithme permettant d’identifier « des combinaisons de variants génétiques potentiellement à l’origine de maladies rares« . Cet algorithme vient de faire l’objet d’une publication dans les Annales de l’Académie nationale (américaine) des Sciences (PNAS).

    VarCoPP a été mis au point grâce à la base de données DiDa (Digenic Diseases Database), créée en 2015 par l’institut: cette base porte sur 54 maladies orphelines pour lesquelles « 258 combinaisons digéniques » ont été identifiées. L’efficacité de prédiction de VarCoPP a été testée sur la base Dida ainsi que sur 23 autres combinaisons pathogènes: à l’issue des tests, sa fiabilité a été évaluée entre 95 et 99%.

    « Notre nouvel outil permet de prédire plus finement la ‘pathogénéicité’ d’une combinaison de variants identifiés dans une paire de gènes » et non seulement « présence d’une mutation dans un gène », affirme le Pr Tom Lenaerts, de l’IB2. « Pour la première fois, notre algorithme permet de prédire l’impact des combinaisons de variations génétiques sur le développement de maladies rares. »

    Maladies rares : le Rare Genomics Institute peut diagnostiquer un patient via un moteur de recherche

  • Le cap des 6 millions de DMP créés a été franchi (Nicolas Revel, Cnam)

    « Entre la fin de la semaine prochaine et le début de la suivante nous aurons franchi la barre des 6 millions » de DMP ouverts : c’est ce qu’a déclaré Nicolas Revel, directeur général de la Cnam, auditionné par la Mecss (Mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale) à l’Assemblée nationale le mercredi 29 mai 2019.  Il a ajouté que « beaucoup de créations » avaient été constatées au cours des semaines précédant l’audition « à la faveur de la campagne de communication » « lancée entre fin avril et début mai ».

    Alors qu’il n’y avait que 500 000 DMP ouverts en 2016 lors du redémarrage du dispositif, dont la moitié étaient « vides », plus de 10.000 médecins libéraux alimentent actuellement les DMP, et 25.000 ont déjà consulté celui des patients qu’ils prennent en charge. « C’est une dynamique qui s’auto-entretient, qui s’auto-alimente », souligne le directeur général.

    Nicolas Revel attribue la montée en puissance des ouvertures de DMP à l’action engagée par ses services pour « diversifier les canaux de création » alors que les dossiers étaient jusqu’ici créés essentiellement par des médecins et dans des établissements de santé. « Un investissement important » a notamment été consenti afin de permettre au patient d’ouvrir lui-même son DMP en ligne. C’est « un long travail qui commence à porter ses fruits, un travail de longue haleine ».

    Il estime qu’« alimenter le DMP deviendra un acte routinier, automatisé » qui fera que « quand on sort d’un hôpital ou d’un laboratoire ou d’un cabinet médical, il y a un compte rendu qui part dans le dossier médical ». A cet égard,  « un système de rémunération ou de sanction financière serait une forme d’échec ». « Le DMP n’est pas fait pour faire plaisir à l’assurance-maladie : il sera développé pour être utile au patient et au professionnel de santé ».

    Coopération avec les établissements de santé

    Le dispositif bénéficie du soutien des établissements de santé, publics et privés. « L’AP-HP s’engage » dès la première semaine du mois de juin « sur un de ses établissements », le CHU Henri-Mondor de Créteil, dans une alimentation « en routine » du DMP « avec le projet d’étendre ce fonctionnement » à tous ses sites.

    Dans le secteur privé, le groupe de cliniques Elsan Ramsay, « mène actuellement des travaux pour mettre en place cette alimentation automatique des DMP ». Nicolas Revel affirme avoir parallèlement lancé un processus « long, mais absolument nécessaire », « pour accompagner les Ehpad dans ce travail de création mais aussi de transmission, dans le DMP, du dossier de liaison d’urgence ».

    L’interopérabilité, une nécessité

    Nicolas Revel a souligné qu’«un travail très important » avait été réalisé avec les éditeurs de logiciels en faveur de l’interopérabilité avec le DMP, qui constitue « une sous-couche essentielle » :  il affirme que « 166 logiciels » ont été agréés « sur l’ensemble des professions de santé exerçant en ville » , de sorte que « 85% des généralistes et plus de la moitié des spécialistes ont aujourd’hui un outil logiciel DMP-compatible ».« La qualité ergonomique de ces outils doit encore s’améliorer » ajoute cependant Nicolas Revel, « c’est un travail éditeur par éditeur ».

    « Pour convaincre les éditeurs d’investir » précise-t-il, « il faut qu’ils voient que le nombre de patients ayant un DMP décolle, car si tout le monde attend tout le monde les choses peuvent rester au point mort pendant très  longtemps ».

    Directeur du projet DMP au sein de la Cnam, Yvon Merlière complète ici les propos du directeur général. « Les principaux éditeurs » ont développé l’interopérabilité, déclare-t-il. Il y a des difficultés aujourd’hui « pour que les établissements de santé installent ces logiciels interopérables », car pour eux « cela veut dire changer ses habitudes de travail » et redouter de perdre ses données. Yvon Merlière salue à cet égard le « travail d’accompagnement permanent » réalisé auprès des établissements par les représentants des ARS, notamment en lien avec les DSI pour la mise en place de versions interopérables. Il faut selon lui « entre un an et demi et deux ans » pour qu’un établissement installe et alimente le DMP

    De nouvelles fonctionnalités annoncées

    Le directeur général de la Cnam souligne  les efforts déployés par ses services pour l’enrichissement des fonctionnalités du DMP.  « Nous venons de livrer des travaux très important et attendus sur les directives anticipées et la possibilité de les localiser dans le DMP » affirme-t-il, annonçant pour «début 2020 » « un module sur le carnet de vaccination ».

    « Nous allons commencer à généraliser d’abord en 2020 la prescription électronique d’abord des médicaments puis d’autres éléments de prescription, afin que ces prescriptions alimentent aussi les DMP ».

    «Dès la rentrée 2019 il sera possible de consulter le DMP sans carte CPS (carte de professionnel de santé)» : c’est « un élément très attendu des établissements », « tous les établissements ne fonctionnant pas au quotidien avec la carte CPS ».

    Pour Nicolas Revel, cette dynamique « très clairement » positive  se fonde sur « un consensus qui s’installe » sur la nécessité de cette « brique fondamentale » qu’est le DMP. 

    Gagner la confiance des usagers

    A la question du rapporteur de la Mecss Cyrille Isaac-Sibille (Modem) sur la nécessité de faire en sorte que les usagers fassent confiance au DMP, Nicolas Revel répond que « la loi ne prévoit pas que l’assurance-maladie accède au DMP ». Pour lui, «  c’est un élément qui doit être en permanence rappelé pour répondre aux interrogations et aux craintes » . Il ajoute qu’ « aucune structure administrative, aucun opérateur privé »  n’a le droit de demander à un patient de lui donner accès à son DMP ». « Les digues juridiques sont parfaitement claires » s’agissant de données qui ne sont pas « pseudonymisées » à la différence de celles du Sniiram.

    DMP national et DMP régionaux

    Interrogé par Cyrille Isaac-Sibille sur le risque que les « DMP régionaux » arrivent à « parasiter » le DMP national, Nicolas Revel déclare que ce danger a été identifié, que « ce serait une erreur de rendre ces objets concurrents et de ne pas voir qu’ils doivent se compléter ». Les DMP régionaux sont « nécessaires » affirme-t-il, « car ils doivent développer des fonctionnalités de coordination que le DMP n’a pas vocation à porter » comme des « outils de partage d’agenda, messageries instantanées, modules de suivi de patients lourds et complexes, de prise en charge multidisciplinaires ».

    « De beaux projets sont en train de se développer », et le ministère « a prévu d’investir davantage dans le cadre d’un appel à projet e-parcours pour qu’on avance encore dans ce sens ».  Cependant ces outils « n’ont pas besoin de capter l’information » ils « doivent pouvoir aller la chercher dans le DMP ». Avec Terrisanté, « bel outil de coordination » développé en Île-de-France « on a clairement calé les choses » à savoir que « c’est le DMP qui alimentera Terrisanté ». 

  • Etude : un réseau de neurones pourrait faciliter le diagnostic des maladies rares (Nature)

    Des chercheurs de l’Université de Bonn viennent de montrer que l’utilisation de photos associée à des données génétiques et aux données de patients pouvait établir des diagnostics de maladies rares relativement rapides et fiables en analyse faciale. Le logiciel d’intelligence artificielle PEDIA est un exemple unique de technologies de phénotypage de nouvelle génération. Les résultats de cette étude* ont été publiés le 5 juin dans Genetics in Medicine, une revue du groupe Nature.

    Maladies rares : une longue errance médicale

    Chaque année, environ un demi-million d’enfants naissent avec une maladie héréditaire rare. Obtenir un diagnostic définitif peut être difficile et prendre beaucoup de temps. Le séquençage haut débit d’exome représente aujourd’hui le meilleur outil diagnostique pour les syndromes avec anomalies du développement mais il requiert beaucoup de temps. Rendre l’information phénotypique lisible par ordinateur est la clé pour résoudre ce problème et c’est aussi important pour fournir aux cliniciens un outil indispensable pour le diagnostic des syndromes génétiques.

    À ce jour, les algorithmes de hiérarchisation des exomes les plus avancés combinent des scores de nocivité pour les variants génétiques avec des recherches de similarité sémantique de la description clinique d’un patient. Mais, ce qui est simplement décrit comme « caractéristique » d’une certaine maladie ne convient pas à ces approches informatiques. Et c’est notamment le cas pour les formes de visage. Or, de nombreuses maladies rares ont en commun des anomalies faciales. Ceci est particulièrement caractéristique, par exemple, du syndrome de Kabuki, qui rappelle la composition d’un théâtre japonais traditionnel. Les sourcils sont cambrés, la distance entre les yeux est large et les espaces entre les paupières sont longs.

    Un réseau de neurones combinant photos et données génétiques

    Des scientifiques de l’Université de Bonn et de la Charité ont donc émis l’hypothèse que les réseaux de neurones artificiels pouvaient améliorer le diagnostic des maladies rares, en mesurant les similitudes entre les photos prises par les patients et des centaines d’entités pathogènes. La lenteur du diagnostic actuel « se traduit par une perte de temps précieux, qui est réellement nécessaire pour un traitement précoce afin d’éviter des dommages progressifs », explique le Pr Peter Krawitz, professeur à l’Institut de statistique génomique et de bioinformatique de l’Hôpital universitaire de Bonn (UKB) et principal auteur de l’étude.

    L’équipe de chercheurs a donc utilisé les données de 679 patients atteints de 105 maladies différentes causées par un seul gène. On trouve notamment la mucopolysaccharidose (MPS), qui entraîne une déformation osseuse, des difficultés d’apprentissage et un retard de croissance. Le syndrome de Mabry entraîne également une déficience intellectuelle. Toutes ces maladies ont en commun que les caractéristiques faciales des personnes touchées présentent des anomalies. Le logiciel PEDIA utilisé peut détecter automatiquement ces caractéristiques à partir d’une photo. Les scientifiques ont formé ce programme informatique avec environ 30 000 portraits de personnes atteintes de maladies syndromiques rares. « En combinaison avec l’analyse faciale, il est possible de filtrer les facteurs génétiques décisifs et de hiérarchiser les gènes », a déclaré le Pr Krawitz. Les images faciales ont aussi été analysées avec DeepGestalt, un réseau de neurones à convolution profonde formé sur plus de 17 000 images de patients. Les résultats de cette étude ont été publiés le 5 juin dans Genetics in Medicine.

    Résultats : l’IA, un outil d’aide au phénotypage

    La performance d’un outil de priorisation peut être évaluée de 3 manières :

    • la proportion de cas avec un diagnostic
    • la maladie est placée en première position
    • ou parmi les dix premières suggestions (précision 1 et 10).

    Grâce à la combinaison d’informations (génétiques + photos), les taux de diagnostic corrects ont augmenté :

    • la maladie rare est placée dans les 10 premières suggestions dans 99% des cas
    • En ce qui concerne le classement de la maladie rare en 1ère position, le gain de performance est augmenté de 89%
    • Sur la base des seules analyses moléculaires, la maladie rare est placée dans le top 10 dans seulement 45% des cas

    Une meilleure qualité de vie pour les patients

    En conclusion, les auteurs de cette étude estiment que l’interprétation des variantes de l’exome bénéficie de l’analyse d’images assistée par ordinateur de photographies faciales. « La reconnaissance de formes faciales basée sur l’intelligence artificielle à partir des photographies de patients est donc un exemple de technologie de phénotypage de nouvelle génération qui a fait la preuve de sa valeur clinique pour l’interprétation des données de séquençage de nouvelle génération. » De son côté, le Dr Christine Mundlos, directrice générale adjointe de l’alliance des patients atteints de maladies rares chroniques, a souligné que les patients voulant « un diagnostic rapide et précis », le système d’IA  » améliore aussi dans une certaine mesure la qualité de vie des personnes touchées. »

  • Partage de données et nouvelles technologies : les Français de plus en plus confiants (sondage)

    Les Français se révèlent de plus en plus confiants en ce qui concerne leurs données de santé et les nouvelles technologies. C’est du moins ce qui ressort d’un sondage Opinionway réalisé pour le cabinet Deloitte, publié le 5 juin 2019. 86 % seraient prêts à rendre leurs données personnelles accessibles à leur médecin généraliste, 68 % accepteraient de consulter un médecin ayant recours à des outils d’IA d’aide au diagnostic et 43 % des Français seraient prêts à aller dans une cabine de téléconsultation en présence d’un médecin pour obtenir un deuxième avis médical.

    De manière plus générale, ce sondage dévoile que 8 Français sur 10 font confiance au milieu hospitalier et les deux tiers à leur pharmacien. Le public est ouvert aux consultations numériques essentiellement dans 3 domaines : pour le renouvellement d’une ordonnance (80%), pour  l’obtention d’un certificat médical (78%) et dans le cadre d’une orientation dans le parcours de soin (75%).

    Cette enquête a été réalisée du 19 avril au 2 mai 2019 sur un échantillon de 2 003 personnes.

    81 % des Français sont satisfaits de la qualité des soins prodigués

    Le système de santé français 

    • 81 % des Français se disent satisfaits de la qualité des soins qu’ils leur sont prodigués ; 
    • 75 % sont satisfaits de la pédagogie du personnel soignant ;
    • 64 % sont satisfaits des conditions financières d’accès aux soins ;
    • 60 % sont satisfaits de l’accès aux soins.

    Les Français seraient prêts à payer pour :

    Quels services les Français voudraient-ils se voir proposer par leurs complémentaires santé ?

  • Enovacom et Microsoft lancent une plateforme de collaboration entre professionnels de santé

    Enovacom et Microsoft créent une nouvelle plateforme dédiée à la collaboration entre soignants, s’appuyant sur Office 365. 

    En associant l’application Teams du groupe américain, agréée hébergeur de données de santé, et l’entrepôt de données Enovacom Data Repository, cette offre a pour objectif de simplifier les échanges en informatique médicale via l’interopérabilité des systèmes utilisés par les professionnels de santé. 

    La plateforme, dont la création a été annoncée en mai 2019 à l’occasion de la Paris Healthcare Week, permet de rassembler sur un seul espace différents acteurs pour qu’ils puissent collaborer sur une même conversation et partager des documents en ligne.
    Par le biais de l’application, les professionnels de santé peuvent également accéder aux dossiers patients et retrouver plus facilement les derniers documents produits.

    L’entrepôt de données Enovacom Data Repository permet quant à lui de garantir la sécurité des données. La plateforme garantit ainsi un accès aux données et à tout type de document hébergé dans tous les types de logiciels métiers existants, en s’appuyant sur la norme FHIR, indiquent les deux partenaires.

  • 7ème conférence annuelle e-santé, 19/09/2019, Paris

    Drive innovation insights, en partenariat avec Appian, organise la 7ème conférence annuelle e-santé le 19 septembre 2019 au salon Hoche à Paris. 

    Au programme de cette conférence, la loi santé 2022, l’IA et et les données de santé. 

    Les inscriptions, payantes, doivent être réalisées via un dossier disponible en téléchargement sous le format PDF via ce lien.

    Programme 

    Paris les grands thèmes qui seront abordés :

    • Accélération du numérique en santé et révolution des modèles économiques – Julien Borowczyk, Jean-Yves Fagon, François Nicolas et Nadia Kamal.

    • Deux cas d’usage pionniers : Marc Julien (Diabeloop) et Philippe Bienvenu (Urgo Medical)

    • Les données, épicentre de la révolution e-santé : Caroline Rouchaud et Stéphane Tournadre

    • Le nouveau visage de la prévention en 2019 :​​​​​​​ Raphaël Gusdorf et Cécile Waquet

  • Action contre la faim expérimente l’application « e-santé jeunes » en Côte d’Ivoire

    L’ONG Action contre la faim lance l’application « e-santé jeunes », conçue par une jeune start-up locale. En phase expérimentale depuis août 2018, cette solution est destinée à faciliter l’accès aux soins des jeunes ivoiriens et à leur assurer une meilleure information ainsi qu’une meilleure sensibilisation sur les questions de santé.

    L’application propose des messages de sensibilisation, des astuces santé et un forum d’échanges entre adolescents sur la santé, supervisé par un professionnel.

    Réinstaurer la confiance auprès des jeunes 

    « Estimant être mal accueillis, jugés avec un manque de confidentialité de leurs médecins auprès de leur communauté, les jeunes ont de plus en plus délaissés les centres de santé de premier contact » affirme Ida Togbe, responsable du projet e-Santé jeunes.

    Dans ce contexte, les adolescents parlent très peu de sujets encore tabous à leurs parents comme la sexualité.

    L’objectif de l’application est d’instaurer un climat de confiance dans les consultations médicales en mettant en relation les jeunes patients de façon anonyme aux professionnels de santé via un tchat ouvert avec des réponses en temps réel aux questions anonymes des jeunes par des prestataires de soins du ministère ivoirien de la santé et de l’hygiène publique.

    Un prochain déploiement à l’échelle nationale 

    Testée par une cinquantaine de personnes (une trentaine de jeunes testeurs ainsi qu’une vingtaine de prestataires), l’application montre déjà de son efficacité : elle évite aux jeunes d’avoir recours à l’automédication et à l’achat de médicaments dans les rues afin de rester dans le secret.

    Le projet, financé par les dons issus du Livret d’épargne pour les Autres proposé par le CIC, attend d’être hébergée sur le serveur du gouvernement ainsi que son feu vert pour le déploiement de l’application à l’échelle nationale.

  • Le GCS e-santé Bourgogne opte pour la plateforme de télémédecine de Maincare Solutions

    Le GCS e-santé Bourgogne se dote de la plateforme de télémédecine Covalia de Maincare afin de mener sa politique de déploiement de la télémédecine sur son territoire. « Pour l’instant, ce marché est porté par le GCS[, en collaboration avec l’ARS,] mais dès la création du Grades Bourgone-Franche-Comté, il sera transféré à celui-ci », précise à Health & Tech Intelligence Bruno Perrault, le directeur du groupement.

    L’ancien GCS Bourgogne utilisait à l’origine une plateforme Inovelan et celui de Franche-Comté une solution Maincare depuis plusieurs année déjà. La région Bourgogne Franche-Comté n’avait pas encore de service de télémédecine jusqu’alors.
    Le GCS e-santé Bourgogne s’est appuyé sur le marché Resah pour acquérir sa première plateforme nommée « Telmi », proposant un accès à différentes spécialités, telles que la cardiologie ou la neurologie. Avec son système intégré de facturation des actes, cet outil propose des usages et workflows métiers adaptés à la solution, indique Maincare dans un communiqué diffusé le 3 juin 2019.

    Ce projet a pour objectif de contribuer à réaliser l’objectif fixé par la région de 11 000 actes de télémédecine en 2019.
    Le GCS e-santé Bourgogne s’est engagé dès sa création, il y a 10 ans, dans une politique volontariste en faveur du développement de la télémédecine. À son compteur il affiche plus de 200 projets en production, 1 000 utilisateurs et 6 200 actes de télémédecine réalisés en 2018, « soit deux fois plus qu’en 2017 », est-il précisé dans le communiqué.

  • SFTélémed lance un appel à candidatures pour son prix de l’innovation (deadline : 15/07/2019)

    Dans le cadre du Congrès de la télémédecine 2019, qui se tiendra les 3 et 4 décembre 2019 à Paris, la Société française de télémédecine (SFTélémed) lance un appel à candidature pour son prix de l’innovation.

    Le concours, organisé en partenariat avec le Snitem et Medicen, s’adresse aux porteurs de projet ou chefs d’entreprise qui développent une innovation en télémédecine : éducation thérapeutique, pathologies chroniques, données/intelligence artificielle, pilotage/évaluation, innovation organisationnelle/parcours, dispositif médical connecté, formation….

    La date limite pour déposer son dossier de candidature, accessible via ce lien, est le 15 juillet 2019. Le dossier (avec extrait Kbis), accompagné du PPT de présentation, est à envoyé à secretariat@sf-telemed.org.

    Modalités de l’appel à candidature

    L’appel s’adresse aux porteurs de projet ou chefs d’entreprise qui remplissent les conditions suivantes :

    • être une jeune entreprise ​(3 ans maximum)​ et présenter un prototype ;
    • avoir développé une solution innovante en télémédecine/santé numérique (prototype ou solution sur le marché depuis moins d’un an, pilote expérimentation) ;
    • être domicilié sur le territoire français.

    Seront analysés : 

    • le respect des conditions de candidature ;
    • la présentation du projet/de l’entreprise sous format PPT ;
    • le dossier de candidature​.

    À l’issue de cette étape, 5 candidats seront pré-sélectionnés. Ils seront auditionnés devant un jury lors du congrès de la SFTélémed. L’annonce des résultats se fera lors de la session de remise de prix en fin de congrès.

    Le prix de l’innovation 

    Le prix accordé au gagnant sera :

    • de la part de la SFTélémédv : 
      • visibilité sur le site de la SFTélémed en qualité de partenaire ;
      • un an d’adhésion gratuite ;
      • une participation à un programme de formation ;
      • un accompagnement par nos experts à un projet médical ;
      • un stand au sein de l’exposition du congrès de l’année suivante​ ;
      • participation à une séance scientifique 2020 afin de présenter leur innovation récompensée lors du prix innovation ;
    •  de la part de Medicen :
      • avantages d’une adhésion à Medicen Paris Region (accès aux événements, aux outils de veille économique…) ;
      • participation orale lors des réunions du DAS santé numérique de Medicen Paris Region, permettant de présenter l’innovation à un panel de représentants industriels (grands groupes, ETI, PME…) et académiques/cliniques- Visibilité sur un événement co-organisé par Medicen Paris Region ;
      • accompagnement PME​ ;
    • de la part du Snitem :
      • Accès aux service du Snitem pendant un an, sous réserve que votre solution soit un DM : 
        • possibilité d’interroger nos experts ;
        • réglementaire (marquage CE), accès au marché, juridique (RGPD, Cnil…)​.
  • La qualité des soins est en danger selon les médecins et les infirmiers (baromètre 360 medics-Egora)

    « Aux yeux des médecins et des infirmiers, la qualité des soins, moyenne, continue de baisser en France pour atteindre un score en dessous de la moyenne », révèlent 360 medics (service de 360 Medical*) et Egora dans la deuxième édition de leur baromètre sur la perception de la qualité des soins par ces deux métiers**. Un constat observable à échelle nationale et au sein des régions, précisent-t-il. Médecins et infirmiers attribuent ainsi respectivement la note moyenne de 5,80/10 et de 4,81/10 à la qualité des soins au sein du pays, des scores en dessous de ceux de 2018 (6,31 et 5,11).

    D’une manière générale, plus de 92 % des médecins en exercice et 99 % des infirmiers en exercice estiment que la qualité des soins est « en danger » au sein de l’Hexagone, indiquent les auteurs du baromètre dans un communiqué publié le 5 juin 2019, ajoutant que ces nouveaux résultats « témoignent d’un véritable cri d’alarme des professionnels de santé« .

    Le facteur négatif le plus impactant cité est la surcharge de travail. Dans l’optique d’améliorer les soins, les médecins et infirmiers en exercice déclarent utiliser des outils pour les aider au quotidien, les bases de données médicamenteuses (qui concernent 42 % d’entre eux) et les messageries sécurisées de santé (38 %) faisant partie des technologies les plus plébiscités.
    Au-delà du recours à ces solutions pour optimiser leur pratique au quotidien et d’un suivi de l’actualité médical « en quasi temps réel », les médecins et infirmiers continuent de s’engager dans divers domaines pour maintenir la qualité de soins mais le baromètre fait ressortir un essoufflement général de cet engagement.

    Qualité des soins : 89 % des répondants remarquent une dégradation continue

    89 % des répondants remarquent une dégradation continue

     De manière générale, 89 % des répondants remarquent une dégradation continue de la qualité des soins, contre 88 % en 2018 :

    • 88 % des médecins interrogés considèrent que la situation s’est dégradée, contre 77 % en 2018 ;
    • 94 % des infirmiers en exercice sondés sont 94 % à déclarer la même chose, soit 2 points de plus qu’en 2018 ;
    • en région, « le constat se confirme particulièrement en Auvergne-Rhône-Alpes avec 90 % des soignants interrogés à constater une dégradation de la situation », contre 74 % en 2018, notent les auteurs du baromètre.

    La qualité des soins est « en danger » selon les médecins et les infirmiers

    La surcharge de travail : principal facteur impactant la qualité des soins cité

    « Le principal facteur impactant la qualité des soins est systémique et traduit une réalité forte : la surcharge de travail », indiquent 360 medis et Egora.

    Le résultat, identique à celui du premier baromètre, est commun à l’ensemble des médecins et des infirmiers, quels que soient leur mode d’exercice (à l’hôpital ou en ville) et leur région. Le constat est cependant plus marqué pour les infirmiers non hospitaliers, qui lui attribuent un score de 5,31/6 (plus le score est grand, plus l’impact est important), alors que la moyenne des infirmiers en exercice est de 5,15/6.

    Le manque de moyens financiers arrive en deuxième position, « mais relativement loin après le surcharge de travail », notent les auteurs de l’enquête.

    Le bien-être et le moral de l’équipe de soignants est le troisième facteur le plus cité par les sondés.

    E-santé : les PS utilisent des outils pour les aider aux quotidiens

    Un essoufflement de l’engagement

    « Au-delà de l’usage d’outils pour optimiser leur pratique au quotidien et d’un suivi en quasi temps réel de l’actualité médicale, les médecins et infirmiers en exercice continuent de s’engager à différents niveaux et dans divers domaines pour maintenir la qualité des soins. Toutefois, cet engagement commence à s’essouffler et marque un léger recul par rapport à l’an dernier, synthétisent 360 medics et Egora. Pourtant, qu’ils s’agisse des médecins ou des infirmiers en exercice, les professionnels de santé se sentent investis dans leur activité et ont le sentiment qu’on leur demande plus d’investissement personnel. »