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  • Le marché de la blockchain en santé devrait croître de 63 % par an jusqu’en 2026 (rapport)

    Le marché mondial de la blockchain en santé est estimé à 231 millions de dollars (205 millions d’euros) en 2018 et devrait croître à un rythme annuel moyen de 63,9 % jusqu’en 2026. C’est ce qu’affirme le bureau d’études américain Grand View Research dans son rapport « Blockchain technology in healthcare: market size, share & trends analysis »*.

    Selon cette étude, daté de mai 2019, les secteurs du médicament et du dispositif médical ont été les principaux utilisateurs de la technologie blockchain en 2018 dans le domaine de la santé :
    • le secteur du médicament l’a employée pour des applications comme la lutte contre la contrefaçon, la vérification de l’authenticité des produits et le contrôle des chaînes d’approvisionnement ;
    • le secteur du dispositif médical l’a pour sa part exploitée afin de maximiser la transparence et la traçabilité des essais cliniques mais aussi d’optimiser la qualité et la fiabilité des données issues de ces essais.
    Les auteurs du document affirment que la blockchain est appelée à monter en puissance dans le secteur hospitalier car les établissements investissent dans le stockage des données patients et veulent se prémunir contre les attaques informatiques.

    Le marché de la blockchain en santé est porté notamment par les inquiétudes que suscitent les fuites de données et la contrefaçon de médicaments. Il est indiqué dans le rapport que l’augmentation de la prévalence des maladies devrait amener à la génération de très grandes quantités de données, rendant plus pressante encore la nécessité d’une gestion efficace de ces datas. Grand View Research juge plus généralement que la blockchain est capable de transformer le secteur de la santé en abaissant les coûts et en réduisant le risque de corruption des données

    Par ailleurs, les auteurs du document notent que l’Europe représente la plus grande part de marché pour la blockchain dans le domaine de la santé, du fait des initiatives lancées par les gouvernements pour sécuriser les données, et placent l’Amérique du Nord en deuxième position, grâce à la montée de l’exigence de sécurité pour les dossiers médicaux électroniques.

  • IA & cancéro : NEC (Japon) va lancer des essais cliniques aux US et en Europe avec Transgene (France)

    NEC Corporation souhaite étendre l’application de ses technologies basées sur intelligence artificielle (IA), étiquetées sous la marque « NEC the WISE », au développement de médicaments anticancéreux axés sur l’immunothérapie avancée dans le cadre du renforcement de ses activités dans le domaine de la santé.

    Dans un premier temps, des essais cliniques portant sur des vaccins individualisés contre le néoantigène (antigène normalement non exprimé dans l’organisme – antigène induit par des tumeurs) seront initiés avec l’entreprise biopharmaceutique française Transgene, faisant ainsi de NEC la première entreprise japonaise à avoir lancé de tels essais.

    Les sociétés, qui ont signé un protocole d’accord fin octobre 2018, cibleront ainsi les cancers de la tête et du cou ainsi que le cancer de l’ovaire au moyen d’essais cliniques menés aux États-Unis et en Europe, précise NEC dans un communiqué publié le 27 mai 2019.
    En avril, une demande d’admission au programme de recherche sur les nouveaux médicaments (IND) de la FDA (États-Unis) a abouti à l’autorisation de procéder à un essai clinique de phase 1. Les demandes présentées au Royaume-Uni et en France sont en cours d’examen.

    Le médicament expérimental est développé conjointement par NEC et Transgene, indique l’entreprise japonaise.

    l’IA au service de l’analyse génomique

    18,1 millions de nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués dans le monde en 2018, indique une étude Globocan*. Selon les statistiques démographiques du ministère japonais de la Santé, du Travail et du Bien-être social de 2017, le cancer est la principale cause de décès au Japon.

    Il existe de grandes attentes dans le développement de meilleurs traitements contre le cancer, en particulier dans le domaine de l’immunothérapie, présentée par les experts comme la prochaine génération de traitement anticancéreux, qui se base sur le système immunitaire du patient pour lutter contre la maladie.

    Développement de l’immunothérapie individualisée avec l’IA (NEC) :

    Découverte de médicaments via IA : NEC évalue ses activités à 300 Mds¥ d’ici 2025

    NEC travaille depuis plusieurs années avec des établissements universitaires, notamment les universités de Kōchi et de Yamaguchi, dans le cadre de recherches sur la découverte de médicaments anticancéreux.

    Ces dernières années, l’avènement de l’analyse génomique a entraîné une croissance massive des données génomiques, qui ont nécessité le développement d’une intelligence artificielle (IA) adaptée pour pouvoir traiter efficacement et avec précision ces big data.

    NEC prévoit que ses activités de découverte de médicaments axées sur l’IA atteignent une valeur de 300 milliards de yens (2,46 Mds €) d’ici 2025 grâce au développement d’immunothérapies plus efficaces et plus sûres.

  • La faculté de médecine Paris-Sud organise un colloque sur l’IA en santé le 25/11/2019

    Le conseil scientifique de la faculté de médecine de l’université Paris-Sud organise un colloque sur le thème de l’intelligence artificielle (IA) en santé le 25 novembre 2019 au Kremlin-Bicêtre.

    Dans un contexte où l’IA impacte et bouleverse les différents secteurs et modèles de santé, avec la promesse de voir émerger une médecine plus prédictive et plus personnalisée, cette journée a pour objectif de faire le point sur les multiples facettes de l’intelligence artificielle en santé, de ses diverses applications à la formation des étudiants en passant par une réflexion d’ordre éthique.

    Les inscriptions à cet événement, gratuites et obligatoires, seront ouvertes prochainement.

    Programme 

    • 9h15-9h45 : Introduction à l’IA – Céline Hudelot
    • 9h45-10h15 : IA et santé : pourquoi et comment ? L’IA au service des soignants de l’AP-HP
      • Philippe Desbiolles, Philippe Bourhis
    • 10h15-10h45 : IA et diagnostic radiologique
      • Gaspard d’Assignies
    • 11h15-11h45 : IA pour le diagnostic en neurologie et psychiatrie
      • Bertrand Thirion
    • 11h45-12h15 : IA en santé : une nouvelle lubie technophile de plus ?
      • Bruno Falissard
    • 12h15-12h45 : IA, les habits neufs de la statistique ? Modèles prédictifs cliniques en cancérologie
      • Stefan Michiels
    • 14h30-15h00 : IA et chirurgie
      • Eric Vibert
    • 15h30-16h00 : IA et médecine de précision : chances et écueils
      • Anne-Laure Boulesteix
    • 16h30-17h00 : IA, formation des étudiants en médecine et éthique
      • Axel Kahn

    Le programme complet est disponible en téléchargement via ce lien.

  • Côte d’Ivoire : ITN-T Corporation (US) s’unit à Visiomed pour déployer sa station de téléconsultation

    ITN-T Corporation (Internet on Television Corporation), une société américaine spécialisée dans l’inclusion financière, médicale et technologique aux populations des pays émergents, s’est engagé à déployer des services de télémédecine en Côte d’Ivoire dans le cadre d’un contrat que lui a attribué la Fédération nationale des sociétés coopératives de vivriers de Côte d’Ivoire (Fenascovici).

    Pour ce faire, ITN-T Corporation a signé un accord de partenariat avec le groupe français Visiomed, qui va mettre à la disposition de l’entreprise américaine sa station de téléconsultation mobile et connectée, indique un communiqué publié le 29 mai 2019.

    L’objectif est de fournir les membres de la fédération d’un ensemble de services dans le domaine de la télémédecine avec la mise en place de points de service « santé » dotés de stations de téléconsultation sécurisées et d’un plateau médical à distance constitué de près de 160 médecins, afin d’offrir aux membres un suivi médical. L’objectif est d’atteindre les 1 500 points de service santé d’ici 3 ans.

    Le projet est entré dans sa phase de préproduction via un contrat pilote, permettant de valider l’ensemble des éléments techniques nécessaires pour garantir la qualité des services. Le déploiement des équipements de production est prévu pour la seconde moitié de 2019, sur la base d’un contrat qui devrait être finalisé d’ici fin juin.

  • Téléconsultation : Tessan, nouvel acteur sur le marché des cabines médicales connectées

    Co-fondé par Jordan Cohen, Tessan (ex Pharma express) développe depuis le premier trimestre 2019 des cabines médicales connectées permettant aux patients de consulter des professionnels de santé à distance.  

    Respectant la confidentialité du secret médical, ces cabines, notamment présentées au salon VivaTech (16-18 mai 2019), mettent en relation patients et télé-médecins inscrits au Cnom. Les consultations sont remboursables et un service de livraison à domicile de médicaments en moins d’une heure est disponible grâce au couplage avec un système d’envoi d’ordonnance papier ou numérique.

    Les cabines de téléconsultation sont en développement dans le secteur de la télémédecine en France. Parmi les autres acteurs principaux du marché figure H4D, société créée en 2008. Cette dernière propose la cabine de téléconsultation « Consult Station », équipée d’instruments médicaux connectés ainsi que d’une imprimante intégrée permettant l’impression d’ordonnances directement dans la cabine.

    Une borne adaptée aux Ehpad

    Fonctionnalités de la cabine et de la borne :

    • Cabines insonorisées garantissant la confidentialité des propos tenus entre le patient et son médecin avec une capacité d’hébergement de 2 à 3 personnes selon les modèles ;
    • 7 DM connectés intégrés (dermatoscope, otoscope, oxymètre, stéthoscope, thermomètre, tensiomètre et balance), contrôlés à distance par le médecin ;
    • une imprimante pour l’impression d’ordonnances si nécessaire ;
    • frais d’installation : 1 950 euros ; loyer cabine : entre 1 250 et 1 500 euros par mois ;
    • plus utilisées en Ehpad pour leur mobilité, leur format compact et leur accessibilité, les bornes de télémédecine Tessan disposent de 6 DM connectés. Tarif : entre 550 et 695 euros par mois ;
    • Pharma-Express : service de livraison de médicaments et de parapharmacie.

  • Ellcie Healthy lève 2,7M€ et annonce une fonction « prévention des chutes » à ses lunettes connectées

    La start-up française Ellcie Healthy, spécialisée dans la conception de lunettes intelligentes à destination du domaine de la santé, réalise un tour de table de 2,7 millions d’euros. L’opération, réalisée fin mai 2019, a été menée par des investisseurs locaux tels que ACG Management, Région Sud Investissement (géré par Turenne Capital), Sygma, le cabinet EY Ventury Avocats, Bpifrance et des business angels.

    Les lunettes développées par la Ellcie Healthy, baptisées « Prudensee » et commercialisées depuis mars 2019, permettent de prévenir les signes d’endormissement au volant grâce à 15 capteurs intégrés dans la monture. Ces derniers analysent et détectent les signes de fatigue comme le clignement des paupières, les bâillements ainsi que les micro-chutes de tête.

    Avec ce premier apport financier, la start-up niçoise souhaite développer de nouvelles fonctionnalités. Elle souhaite modifier les algorithmes utilisés pour que l’objet puisse détecter (d’ici l’été 2019) et prévenir les chutes chez les personnes âgées et les travailleurs isolés (en partenariat avec la Maif) mais aussi intégrer des mesures d’électrocardiogramme pour mesurer l’activité physique de ses porteurs.
    Pour réaliser ce projet, Ellcie Healthy compte « doubler son équipe de R&D d’ici 2 ans, avec plus d’une dizaine de personnes en IA », explique Céline Corvisier, directrice des opérations de la société dans un communiqué diffusé le 4 juin 2019.

    La start-up souhaite également poursuivre et intensifier son développement à l’international. Possédant déjà des prospects en Australie et en Nouvelle Zélande, la start-up indique rechercher en priorité des distributeurs en Europe, aux États-Unis et au Canada.

  • DATA : les start-ups françaises e-santé ont levé 32,54 millions d’euros en mai 2019

    Les start-ups françaises spécialisées dans le secteur de la e-santé ont levé 32,54 millions d’euros en mai 2019. La plus importante somme a été recueillie par Owkin, qui clôture sa levée de fonds en série A avec un tour de table de plus de 15 millions de dollars US (13,5 millions d’euros), mené par F-Prime Capital, Eight Roads Ventures, GV, Cathay Innovation et NJF Capital.

    Cette opération permet à la société, basée à New York et à Paris, de se consolider afin de poursuivre le développement de ses solutions reposant sur le machine learning (apprentissage automatique), conçues dans l’optique d’analyser des bibliothèques d’imagerie médicale, des données moléculaires ou des ensembles de données cliniques afin de découvrir des modèles de biomarqueurs complexes qui provoquent des maladies.

    La deuxième opération la plus conséquente du mois a été réalisée par Visible Patient, qui a levé 11, 3 millions d’euros auprès de CM-CIC Innovation et Alsace Création. La start-up strasbourgeoise propose une technologie permettant de reproduire en 3D l’organisme humain pour simuler et ainsi mieux préparer les opérations chirurgicales. Plus de 3 000 patients ont bénéficié à ce jour de ce dispositif, présent dans 24 hôpitaux. Visible Patient souhaiterait toucher 80 % des patients d’ici 2020 et envisage par ailleurs un développement à échelle internationale. Le Pr Luc Soler, fondateur de la société, a annoncé cette levée de fonds le 16 mai à l’occasion du salon VivaTech.

    Le tableau présentant le détail des levées de fonds réalisées par les start-ups françaises en e-santé au mois de mai 2019 est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • Les start-ups françaises e-santé ont levé 32,54 millions d’euros en mai 2019

    Les start-ups françaises spécialisées dans le secteur de la e-santé ont levé 32,54 millions d’euros en mai 2019. La plus importante somme a été recueillie par Owkin, qui clôture sa levée de fonds en série A avec un tour de table de plus de 15 millions de dollars US (13,5 millions d’euros), mené par F-Prime Capital, Eight Roads Ventures, GV, Cathay Innovation et NJF Capital.

    Cette opération permet à la société basée à New York et à Paris de se consolider afin de poursuivre le développement de ses solutions reposant sur le machine learning (apprentissage automatique), conçues dans l’optique d’analyser des bibliothèques d’imagerie médicale, des données moléculaires ou des ensembles de données cliniques afin de découvrir des modèles de biomarqueurs complexes qui provoquent des maladies.

    La deuxième opération la plus conséquente du mois a été réalisée par Visible Patient, qui a levé 11, 3 millions d’euros auprès de CM-CIC Innovation et Alsace Création. La start-up strasbourgeoise propose une technologie permettant de reproduire en 3D l’organisme humain pour simuler et ainsi mieux préparer les opérations chirurgicales. Plus de 3 000 patients ont bénéficié à ce jour de ce dispositif, présent dans 24 hôpitaux. Visible Patient souhaiterait toucher 80 % des patients d’ici 2020 et envisage par ailleurs un développement à échelle internationale. Le Pr Luc Soler, fondateur de la société, a annoncé cette levée de fonds le 16 mai à l’occasion du salon VivaTech.

  • 11ème colloque Afcros « Données de santé en vie réelle », le 18/06/2019 à Paris

    L’Afcros et le groupe de travail RWD organisent le 11ème colloque « Données de santé en vie réelle » le 18 juin 2019 à la Cité internationale universitaire de Paris.

    La journée sera rythmées par 2 sessions thématiques organisées en table ronde ainsi qu’en communication orale :
    • « Le partage de données de santé sert-il le patient ?  » ;
    • « Exploitation des données du SNDS : Méthodes innovantes et positionnement au niveau international ».

    Les inscriptions, payantes, sont à effectuer via ce lien.

    Session 1 : « Le partage des données de santé sert-il le patient ? »

    9h15-10h45 : Table ronde

    • Quelles données de santé partager avec le patient ? Qu’est ce qu’une donnée de santé pour le grand public ? Comment effectuer ce partage ? Pour répondre à ces interrogations, le groupe de travail RWD a construit un baromètre national Accords représentant le score du ressenti de la population française concernant le partage de sa donnée de santé.
    • Avec notamment David Gruson, Christian Saout et Eudes Ménager.

    10h45-11h10 : Session posters commentés 

    1- Un an d’utilisation de la plateforme Diabèt’Acteur, outil du Diabète LAB pour la participation des patients diabétiques aux projets de recherche épidémiologique ou pharmaco épidémiologique. – Avec notamment Caroline Guillot, Jordan Delisle et Hervé Servy.

    […]

    8- Association entre l’activité anticholinergique des psychotropes et les fonctions cognitives (cohorte de constances) – Avec notamment Abdelkrim Ziad, Claudine Berr et Fabrice Ruiz. 

    11h35-12h50/14h-15h15 : Communications orales

    1- Utilisation des médias sociaux pour l’étude de la qualité de vie des patients atteints de cancer et traités par immunothérapie : une étude infodémiologique. – Avec notamment Stéphane Schuck, François-Emery Cotte et Christophe Tzourio.

    […]

    10- Principales classes médicamenteuses délivrées avant une hospitalisation pour hépatite aiguë. – Avec notamment Adeline Grolleau, Stéphanie Duret et Nicolas. 

    15h15-15h40 : Session ePosters 

    1- Complications et prise en charge en soins courants des sujets présentant une hypertriglycéridémie majeure : appariement d’un observatoire avec la base du SNDS (étude ESTHYM). – Avec notamment Manon Belhassen, Eric Van Ganse et Maeva Nolin.

    […]

    8- Utilisation d’aspirine faible dose et risque de cancer du sein dans une cohorte prospective de femmes ménopausées. – Avec notamment Manon Cairat, Marie Al Rhamoun et Marc Gunter.

    Session 2 : « Exploitation des données du SNDS : Méthodes innovantes et positionnement au niveau international »

    16h05-17h35 : Table ronde 

    • Utilisation des données du SNDS et positionnement de la France à l’international : retour d’expériences de deux industriels – Fleur Levrat (Abbott) et Emmanuelle Menke (Novartis)

    Le programme complet est disponible via ce lien.  

    Contact :

    colloqueDSVR@afcros.com

  • Le DP est devenu « incontournable » et bénéficie à plus de 37,7M de patients (CNOP, rapport 2018)

    L’Ordre national des pharmaciens (ONP) estime qu’avec le dossier pharmaceutique (DP), généralisé il y a un peu plus de 10 ans, la profession a été « précurseur dans une utilisation sûre et concrète des données de santé pour renforcer le suivi des patients », notamment concernant la prévention des interactions et de la iatrogénie médicamenteuse.

    Dans son rapport d’activités 2018, mis en ligne le 29 mai 2019, l’institution estime que le DP est devenu « incontournable », précisant qu’il bénéficie désormais à plus de 37,7 millions de patients, que 99,9 % des officines du territoire y sont raccordées, que 457 pharmacies à usage intérieur y sont abonnées et que 430 millions de données ont été partagées entre les pharmaciens en un an par ce biais. L’Ordre des pharmaciens suggère que le DP soit ouvert à la vaccination et, plus largement, aux nouvelles missions du pharmacien, aux pharmaciens biologistes, et qu’il soit interconnecté au dossier médical partagé (DMP) ainsi qu’à la prescription électronique.  

    Par ailleurs, l’organisation salue la mise en production en novembre 2018 de la fonctionnalité « Rappels et blocage »  du dossier pharmaceutique, qu’elle décrit comme une « avancée majeure pour la sécurité de la chaîne du médicament » puisqu’elle permet de « bloquer au comptoir des officines la dispensation d’une boîte de médicaments issue d’un lot rappelé [et de] faciliter l’intégration automatique des numéros de lots pour les industriels ».  

    L’Ordre ajoute que l’outil « Ruptures » du DP poursuit son déploiement, indiquant qu’il est désormais utilisé en mode intégré par plus de 14 500 officines, qui déclarent grâce à lui automatiquement leurs ruptures d’approvisionnement auprès des laboratoires abonnés au dispositif, soit plus de 80 % du marché. Cette montée en puissance est confirmée par le fait que « trois des principaux logiciels métier de l’officine » ont pris en charge le module, est-il noté. L’organisation indique que les sections B (pharmaciens industriels) et C (grossistes) de la profession sont « très impliquées » dans les groupes de travail sur le DP-Ruptures, avec pour objectif à terme de « pouvoir identifier à un instant T où se situe la cause d’une rupture », production, incident dans la chaîne d’approvisionnement dans l’acheminement local de produits.

    L’Ordre des pharmaciens signale que 21 alertes sanitaires ont été relayées en 2018 par le biais de DP-Alertes et que 3 études statistiques ont été « transmises pour accompagner les autorités, tant nationales que régionales, dans l’accomplissement de leurs missions ».

    Le portail BiO2

    Carine Wolf-Thal, présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, salue dans son éditorial du rapport « le portail de télédéclaration développé par la section des pharmaciens adjoints d’officine et autres exercices, destiné aux pharmaciens responsables ou adjoints d’un site dispensateur d’oxygène », qui représente selon elle « une véritable avancée ».

    Le rapport précise que ce portail BiO2, « fruit d’une collaboration entre le ministère, l’Ordre national des pharmaciens et l’ASIP Santé », a été mis en ligne « pour simplifier les déclarations annuelles d’activité aux ARS par les pharmaciens responsables ou adjoints d’un site dispensateur d’oxygène, (…) conformément aux bonnes pratiques de dispensation d’oxygène à usage médical au domicile des patients (BPDO) ». Ces pharmaciens BPDO « déclarent leur temps pharmaceutique et leur nombre de patients (…) à l’aide de leur carte de professionnel de santé (CPS) ».

    Un Ordre technophile

    Le rapport rappelle que dès son élection à la tête du Conseil national à l’été 2017, Carine Wolf-Thal a lancé trois groupes de travail sur la pharmacie et les nouvelles technologies qui ont présenté leurs rapports lors de la Journée de l’Ordre le 26 novembre 2018, avec « des propositions concrètes ». L’ONP a annoncé le même jour le lancement d’un Observatoire annuel de la transformation numérique de la pharmacie.