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  • Addict’O Quizz : un serious game lauréat du prix Albatros 2019 spécial « addictologue junior »

    Cléo Jouault, étudiante en médecine à l’hôpital Corentin Celton (AP-HP) d’Issy les Moulineaux, a décroché l’un des 3 prix décernés lors du 13ème congrès international d’addictologie de l’Albatros 2019 pour le développement d’un serious game visant à réduire les risques liés à la consommation de cannabis. Baptisée « Addict’O Quizz », la solution, conçue sous forme de jeu de plateau, permet aux patients hospitalisés pour sevrage d’alcool de ne pas transférer cette addiction vers d’autres substances comme le cannabis.

    « En unité de sevrage de court séjour, il est difficile de proposer une éducation thérapeutique efficiente sur la réduction des risques liées à la consommation d’autres substances, précisent dans un communiqué les organisateurs du congrès, qui s’est tenu du 5 au 7 juin 2019. En effet, les patients présentent fréquemment des troubles cognitifs liées à l’usage de l’alcool ce qui les rend peu accessible à une information de groupe classique. » C’est dans ce contexte qu’émergent depuis quelques années des serious games en éducation thérapeutique.

    Les résultats de l’étude pré-expérimentale menée par Cléo Jouault pour valider son « jeu » sur un mois montrent une satisfaction plus élevée chez les patients soumis au serious game, avec un intérêt pour les interactions ludiques avec les autres patients. 

    Dans le cadre de ce concours, organisé sur le thème « Les addictions : un défi pour la société, la science et la politique », l’étudiante en médecine a précisément remporté le prix spécial « addictologue junior », remis en partenariat avec l’AJPJA et l’AFFEP.
    Ce prix spécial de 1 000 euros récompense le travail innovant d’un jeune chercheur, interne, chef de clinique ou en cours de thèse.

    Les 2 autres lauréats des grands prix du congrès sont :

    • Jérôme Jeanblanc, UMR Inserm 1247, Amiens : « Le S(-)-baclofène contrebalance les effets positifs du R(+) baclofène dans l’alcoolodépendance: les origines du mal ? » (prix ANPAA de la »prévention des addictions » : 2 000 €) ;
    • Louise-Adélaïde Jakubiek, université de Bordeaux :« Impact of decision-making capacities on 3-months treatment outcome among patients treated for cannabis use disorder » (prix de la « meilleure démarche de performance en santé publique, avec le soutien institutionnel du laboratoire pharmaceutique américain Gilead : 2 000 €).
  • La bascule vers le data management, « un changement profond au sein du système de santé » (ouvrage)

    « Si nous bloquons trop dans nos pays l’innovation en pilotage par les données de santé, il est à craindre que les professionnels et patients français se tournent rapidement vers des solutions conçues hors du périmètre du RGPD et dont le caractère éthique ne pourra pas être nécessairement garanti a priori. C’est pourquoi, si la révolution du pilotage pour les données est chargée d’enjeux juridiques, sa diffusion doit aussi s’envisager sur le terrain du management. » Cette analyse est l’une des réflexions développées dans l’ouvrage La révolution du pilotage des données de santé. Enjeux juridiques, éthiques et managériaux*, écrit conjointement par les experts Élodie Chapel, David Gruson, Delphine Jaafar, Pierre Loulergue, Judith Mehl, Florent Parmentier et Anaïs Person (LEH Édition, collection « Décideur santé »).

    Dans ce livre, publié en mai 2019, un chapitre est entièrement consacré aux impacts du data management pour la couverture du risque en santé. La bascule vers un mode de pilotage par les données de santé, vers le data management, « constitue un changement profond et durable au sein de notre système de santé », notent les auteurs, ajoutant que cette transformation se déploie dans un cadre juridique nouveau, après la transposition du RGPD et l’identification de nouveau principes juridiques. « Le contexte de la préparation de la révision de la loi bioéthique fait, en outre, émerger le besoin d’une régulation positive des enjeux éthiques associés à ces évolutions« , expliquent-ils.
    L’ouvrage explore les nombreuses dimensions du management en santé, décrit comme un « continent nouveau » en train d’émerger : sécurité sanitaire et régulation du système, gestion prévisionnelle des ressources humaines et des compétences, adaptations des modes de financement vers une reconnaissance des parcours des patients, modalités de valorisation du pilotage par les données, etc. « L’objectif est de donner aux décideurs, professionnels de santé mais aussi à chacun de nos concitoyens, les clés de compréhension de ce mouvement majeur et irréversible« , synthétisent les auteurs de l’ouvrage.

    Ces derniers reviennent par ailleurs au sein de ce livre sur les enjeux internationaux et présentent des illustrations d’outils pratiques et de programmes de pilotage par les données déjà engagés.

    Health & Tech Intelligence, qui a pu consulter l’ouvrage, présente la synthèse des éléments clés mis en avant par les 7 experts, chapitre par chapitre.

    Pilotage par les données de santé : contexte

    « La diffusion du pilotage par les données de santé constitue une transformation absolument majeure suscitant des évolutions très sensibles de notre système de santé et faisant déjà l’objet, en France et dans l’Union européenne, d’un niveau élevé d’encadrement juridique, notamment avec l’entrée en vigueur du Règlement général sur la protection des données (RGPD) qui a permis l’émergence de nouveaux métiers (comme le Data Protection Officer) », contextualisent les auteurs de l’ouvrage.

    Le risque d’une « compétition mondialisée »

    Ils indiquent que le risque principal de cette révolution est « une compétition mondialisée ». Les États-Unis et la Chine sont actuellement « très engagés dans cette révolution », ce qui risquerait, « si l’Union européenne ne rattrape pas son retard, d’imposer des lois et des manières de gérer les données de santé contraires (ou tout au moins en conflit) avec l’éthique européenne et/ou française », observent-ils.

    L’enjeu est important pour la France et plus largement l’Union européenne afin de protéger au mieux les données de santé.

    « Permettre un futur pilotage de données de santé le plus éthique et adapté possible »

    L’ouvrage propose « des pistes pour éviter ce risque et engager l’Union européenne dans cette révolution, non seulement au niveau juridique, mais aussi au niveau managérial ».

    • L’implication et l’intérêt des établissements et des professionnels de santé est « une valeur indispensable pour accompagner cette révolution, en permettant une régulation positive des données de santé », est-il noté.
      • « Les établissements et les professionnels de santé sont sur le terrain, en contact direct avec les problèmes éthiques posés vis-à-vis des patients et seront les principaux utilisateurs de ces données : ils en sont le facteur-clé ».

    Dans ce livre, les 7 auteurs exposent des solutions dans l’optique de « développer l’accompagnement et l’implication de tous les acteurs de la santé et permettre un futur pilotage de données de santé le plus éthique et adapté possible ».

    Chapitre I – La capacité de pilotage par les données : nouveau déterminant de la valeur d’un système de santé ?

    I. Les données de santé : enjeu géostratégique majeur.

    II. Big data, intelligence artificielle et robotisation : définitions et limites

    III. La bascule vers le pilotage par les données de santé : une diversité des approches au niveau international et en France

    IV. Le pilotage par les données : défi pour la régulation du système de santé et enjeu de santé publique et de sécurité sanitaire

    SYNTHÈSE

    • Le pilotage par les données de santé constitue un « enjeu géostratégique majeur ».
    • La compétition entre les systèmes de santé et la course à l’innovation en médecine algorithmique (IA) dépendent « très largement » de la maîtrise de ce nouveau champ du management en santé.
    • La collecte massive de données de santé, la transition vers une responsabilité populationnelle en santé et le développement d’outils d’intelligence artificielle en médecine constituent des réalités « très palpables ».
    • « La bascule vers cette nouvelle réalité des systèmes de santé s’opère, cependant, selon des modalités diverses selon les systèmes de santé, insistent les auteurs de l’ouvrage. Des points d’équilibre différents sont trouvés entre mécanismes de partage des données de santé et reconnaissance de la nécessité de leur protection. »
    • Le déploiement du pilotage par les données de santé constitue un levier « très précieux » pour les régulateurs. Il ouvre de nouvelles perspectives pour les politiques de santé publique et représente un vecteur de renforcement potentiellement significatif de la sécurité sanitaire.

    Chapitre II – Le cadre juridique du pilotage par les données de santé

    I. Le système national des données de santé et le Sniiram

    II. Le RGPD et ses modalités d’application pratique

    III. Le cadre constitutionnel de la protection des données issu de la décision du Conseil constitutionnel de juin 2018

    IV. Les évolution profondes en 2019 issues du projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé

    V. Pilotage par les données de santé et régulation bioéthique positive

    SYNTHÈSE

    « Le cadre juridique du pilotage par les données de santé a connu des évolutions profondes au cours de la période récente, indiquent les auteurs. La France constitue, au sein de l’Union européenne, l’un des territoires dans lesquels cette protection juridique a atteint les niveaux les plus élevés d’intensité et de sophistication. »

    2 mouvements successifs ont été à l’œuvre pour construire ce cadre juridique :

    • un mouvement d’élaboration de normes juridiques générales et opposables. Cette logique a connu son point culminent en 2018 avec la transposition du RGPD ;
    • un mouvement plus récent visant à identifier » des voies de passage pratique » pour le pilotage par les données de santé « en adaptant les modalités juridiques » dans la nouvelle loi de santé ou « en définissant un cadre de régulation positive souple » sous forme de référentiels de « soft law« .
      • Les travaux préparatoires mis en œuvre dans le cadre de la préparation de la future révision de la loi de bioéthique ont représenté, à cet égard, « un point de bascule ».

    « Trouver cette bonne voie de passage entre nécessité de protection et impératif de soutien à l’innovation en santé, tel est justement l’une des principales finalités du volet managérial de la diffusion du pilotage par les données de santé », relèvent les auteurs.

    Chapitre III – Les enjeux du management territorialisé par les données de santé

    I.  Un nouvel acteur-clé du management par les données : le DPO

    II. Comment intégrer le pilotage par les données dans le nouveau cadre territorialisé du management des établissements de santé

    III. Comment combiner entrepôts territorialisés, projets par spécialités et hub national de données de santé

    IV. Comment conduire des projets de recherche à partir des traitements de données de santé ?

    V. Comment accompagner la transformation des métiers et du champ sanitaire et médico-social liée à l’émergence du management par les données ? Reconnaître une RSE digitale

    VI. Comment valoriser le pilotage par les données de santé ?

    SYNTHÈSE

    La diffusion du pilotage par les données impacte « très profondément » les différents champs du management en santé. « Au-delà des enjeux spécifiques associés au data management lui-même, cette transformation induit une véritable révolution de champs aussi divers que le management RH, la gestion des flux financiers des établissements, la conduite de programmes de recherches et le pilotage des systèmes d’information dans le cadre de la nouvelle territorialité en santé en cours d’émergence », résument les auteurs.

    La soutenabilité de cette transition du système de santé vers le pilotage par les données implique, cependant, de « définir des mécanismes permettant d’en garantir le développement durable » :

    • mise au point de dispositifs éthiquement responsables permettant la constitution d’un « cadrage de référentiels de régulation positive » ;
    • fiabilisation d’une « palette de modalités de valorisation économique du pilotage par les donnés de santé ». Le terrain s’est déjà « largement » saisi de cette question avec des options pratiques d’un grande diversité qui peuvent déjà être relevées. « L’émergence d’un modèle plus global de valorisation d’intérêt général, venant compléter ces initiatives locales, constitue l’un des enjeux majeurs pour l’avenir du système de santé dans un contexte de compétition mondialisée », est-il souligné.

    Chapitre IV – La transformation de la couverture du risque avec le pilotage par les données de santé

    I. Les outils de l’assurance santé, condition de l’évolution de la couverture du risque

    II. Les outils de l’assurance

    III. Le management des données de santé par l’assurance : vers un système de bonus/malus en santé ?

    IV. Les législateurs français et européen, régulateurs de l’utilisation des données de santé par les sociétés d’assurance

    V. Les sociétés d’assurance limitées dans le traitement des données de leurs assurés, au regard des obligations de loyauté et de transparence

    VI. Exigences légales relatives à l’application de l’intelligence artificielle aux données de santé des personnes

    VII. Secret médical et accès aux bases de données

    VIII. Les risques d’atteinte aux droits et libertés des personnes concernées

    IX. Perspectives d’évolution : l’éloignement du principe de mutualisation de l’assurance au bénéfice du profilage

    SYNTHÈSE

    L’émergence du pilotage par les données induit « des transformation tectoniques de la couverture du risque en santé ». Des principes juridiques protecteurs visent, en France, « à préserver les concitoyens de dérives dans l’accès à leurs données et des conséquences pénalisantes qui pourraient en être tirées dans la couverture de leurs risques santé », indiquent les auteurs.

    Cependant, « des évolutions sont déjà en cours », tendant à « une plus grande individualisation de cette couverture » en s’appuyant sur les ressources nouvelles du data management.

    « Notre capacité collective à réguler ces transformations est mise au défi. Si nous pouvons y parvenir, la voie sera alors ouverte à une plus grande efficacité et une meilleure efficience dans la réponse aux défis de santé. Des possibilités seraient également dégagées pour financer l’innovation en médecin algorithmique sur les territoires français et européen. Mais si nous échouons, les risques seraient alors très grands d’une démutualisation massive de la couverture santé ou d’un relégation définitive de notre système de santé. »

    « Un continent du management en santé [se dessine] sous nos yeux »

    « Un nouveau continent du management en santé est en train de se dessiner rapidement sous nos yeux, concluent les auteurs de l’ouvrage. La maîtrise de ses enjeux constitue un défi majeur pour l’avenir des patients et des professionnels. Une juste régulation positive permettra aussi de conforter la qualité de notre système de santé dans un contexte de compétition mondialisée. Un retard dans l’accompagnement de ces changements risquerait, à brève ou moyenne échéance, de nous conduire à la relégation. »

  • Projet de loi santé : des modifications apportées au sujet de l’ENS et de l’interopérabilité (Sénat)

    L’examen en séance publique du projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé s’est achevé le 7 juin 2019 au Sénat, avec plusieurs modifications portant sur le volet numérique du texte.

    Les sénateurs ont adopté l’article 12 du projet de loi relatif à la création d’un espace numérique de santé (ENS) pour chaque usager. Déjà modifié en commission, il a été encore amendé en séance, notamment pour « inscrire des exceptions pour les contrats relatifs aux services et outils numériques référencés dans l’espace numérique en santé et qui poursuivent une finalité limitée à la prévention, au diagnostic, aux soins et au suivi social et médico-social ». L’amendement n°809 qui prévoit ces modifications a été présenté par la commission des affaires sociales et soutenu par le gouvernement. Il « vise à conserver un haut niveau de protection de la personne tout en permettant l’exploitation de données contenues dans l’espace numérique de santé dans l’unique intérêt du patient ».

    Les sénateurs ont par ailleurs modifié le cadre contraignant adopté en commission en matière dinteropérabilité dans le secteur du numérique en santé, par l’amendement 807 présenté par la commission et adopté avec le soutien du gouvernement. Ce texte prévoit que le respect des référentiels d’interopérabilité soit certifié par une attestation de conformité pour aboutir à « des modalités de certification évolutives et adaptées aux différentes situations[,] en lieu et place d’une procédure de certification lourde qui s’est révélée peu opérationnelle dans le cas des hébergeurs de données de santé ».

    « Définir le champ pertinent de l’applicabilité des référentiels d’interopérabilité »

    Par le même amendement, les conventions d’objectifs et de gestion des branches de la sécurité sociale sont chargés de « définir le champ pertinent de l’applicabilité des référentiels d’interopérabilité ». Selon le texte « ce levier d’incitation semble plus opérant qu’un conditionnement systématique de tout financement public à une mise en conformité aux référentiels d’interopérabilité ».

    Enfin, « un délai de trois ans et demi est consenti pour la mise en œuvre des outils incitatifs », ce qui « devrait permettre à l’ensemble des acteurs du secteur du numérique en santé de se mettre en ordre de marche ».

  • Chine : Ping An Good Doctor lance Private Doctor pour faciliter l’accès aux médecins libéraux

    Ping An Good Doctor, la principale plateforme de santé chinoise, lance le service Private Doctor (médecin privé) sur son application. Cette nouvelle fonctionnalité, dévoilée début juin 2019, permet de rechercher des médecins libéraux spécialisés afin de prendre rendez-vous pour des consultations individuelles. Le système fonctionne 24 heures sur 24.

    Par le biais de Private Doctor, il est possible de créer un profil de santé numérique, de personnaliser les programmes de suivi selon le profil du patient, d’établir des rapports médicaux, de repérer les éventuels problèmes de santé ou encore de contrôler des constantes comme le poids des patients. L’objectif est de surveiller en continu la santé des utilisateurs et de mieux contribuer à la prévention des maladies.

    Par ailleurs, Private Doctor a mis en place le service « Confort x 5 » à destination des personnes âgées qui ont des difficultés à accéder à des services médicaux. Des professionnels les accompagnent pour prendre rendez-vous, régler leurs frais de santé ou encore récupérer leurs médicaments.

    Le service complet permet ainsi un processus rapide de consultation médicale et d’hospitalisation.

  • Recrudescence d’attaques informatiques dans le monde de la santé en 2018 (étude Carbon Black)

    Les attaques informatiques visant le secteur de la santé ont été plus nombreuses et plus perfectionnées en 2018. C’est ce qu’affirme une enquête réalisée par la société de cybersécurité Carbon Black auprès des responsables de la sécurité informatique de 20 organisations du secteur.

    Si 83 % des responsables interrogés ont constaté une augmentation des attaques informatiques en 2018, 66 % évoquent une sophistication accrue des attaques dont leur organisation a été la cible au cours de la même année. 33 % évoquent des attaques par « island hopping » (piratage d’une société tierce en relation avec la cible), et 66 % affirment avoir été victimes d’attaques par rançongiciel (« ransomware« ), est-il indiqué dans ce rapport daté de juin 2019. De plus, 33 % des organisations ont constaté des ripostes des pirates aux interventions de sécurité informatique (« counter incident response »). Carbon Black note parallèlement que nombre de ses clients du secteur de la santé ont été la cible d’attaques « sans fichier » (« fileless« ), permettant de contourner les protections antivirus traditionnelles, le plus souvent au moyen de feuilles Excel dotées de programmes malveillants.

    Interrogés sur leur évaluation du niveau actuel de sécurité informatique de leur organisation, 33 % des responsables lui donnent la note C, 25 % la note B et 16 % la note B-. Leur principal motif d’inquiétude, avant leur budget (22%) est la conformité à la règlementation (« compliance », 33%).

    En conclusion, Carbon Black recommande aux responsables de la sécurité informatique du secteur santé de voir tout élément connecté comme une cible potentielle d’attaque, notamment les dispositifs médicaux.

    Des ventes possibles de documents volés ou falsifiés sur le dark web

    Si 45 % des attaques ont pour but principal la destruction de données, le rapport de Carbon Black souligne qu’il existe également une menace provenant du « dark web » et de la vente de documents volés ou falsifiées sur cet espace non régulé. L’achat de document permettant de se faire passer pour un médecin (« provider data ») permet de demander à Medicare ou aux autres programmes d’assurance santé des remboursements pour des prestations fictives.

    L’achat d’identifiants volés sur le serveur d’une société d’assurance santé permet même de bénéficier de soins médicaux aux dépens de l’assuré. Il est également possible de se procurer sur le dark web de faux certificats de prescription pour des médicaments acquis ou utilisés illégalement. Le rapport ajoute que des données de santé volées peuvent aussi servir à des États comme moyen de chantage ou d’extorsion contre les personnes concernées.

  • MySofie lève 600K€ pour développer son assistant mobile visant à mieux suivre le parcours de soins

    MySofie, du groupe Everest HC, lève 600 000 euros afin de poursuivre le développement de son assistant personnel mobile, conçu pour aider les patients à mieux suivre leur parcours médical. Cette levée de fonds, annoncée début juin 2019, a été menée auprès de Bpifrance, de la Région Nouvelle-Aquitaine, des investisseurs historiques de la start-up et de business angels.

    Lancé en 2018 par Philippe Baranski et Aymeric Mehu, l’application MySofie fonctionne sur la base d’un algorithme conçu pour analyser et regrouper les données de remboursement liées au régime de sécurité sociale, dans le but de proposer un profil de santé clair à l’utilisateur.

    La solution propose plus précisément une analyse des dépenses, un historique des soins, mais aussi des téléconsultations ainsi qu’un accès à des pharmacies en ligne ou encore à des magazines santé.

  • Le CHU et le GHT de Limoges organisent leur 1er colloque de télémédecine le 4 juillet 2019

    Dans le contexte du déploiement progressif de la téléconsulation, entrée dans le droit commun en septembre 2018, et de la télé-expertise (février 2019), le CHU et le GHT de Limoges organisent leur 1er colloque de télémédecine le 4 juillet 2019 au sein des facultés de médecine et de pharmacie limousines.

    Au cours de la journée, des professionnels de santé, des enseignants, des administratifs et des informaticiens seront invités à analyser les changements profonds des pratiques de santé que le développement de la télémédecine engendre. Ils auront également l’occasion de faire leur point sur leur expérience et de tester des solutions techniques de télémédecine.

    L’événement sera divisé en sessions plénières à l’occasion desquelles se réuniront tous les acteurs mais aussi en sessions spécifiques et en ateliers, au cours desquels il sera question de formation, de technologie et de questions d’ordre administratif et financier.

    Contacts et informations :
    • scientifique :
    -Pr Jean-Jacques Moreau : moreau@unilim.fr ;
    • administratif : dept.formation@chu-limoges.fr.

  • États-Unis : Lilly et Atomwise s’associent pour utiliser l’IA dans la découverte de médicaments

    Le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly and Company (Lilly) signent un accord pluriannuel avec la start-up Atomwise afin d’accélérer le temps nécessaire pour identifier et développer des traitements viables par le biais de l’intelligence artificielle (IA). Les deux sociétés travailleront sur un maximum de 10 médicaments cibles choisis par Lilly.

    Dans le cadre de cet accord, annoncé début juin 2019, Atomwise pourrait recevoir jusqu’à 1 million de dollars US (884 915 €) par médicament découvert. La société pourrait également percevoir 550 millions de dollars (486,7 M€) si des objectifs spécifiques de développement et de commercialisation sont atteints.

    Les molécules de Lilly sont automatiquement synthétisées au sein de son laboratoire robotique. La technologie d’Atomwise basée sur IA vise à faciliter l’identification des médicaments potentiels parmi ces molécules pour des maladies spécifiques. Atomwise aura la possibilité de développer des composés issus de ce projet commun que Lilly a choisi de ne pas soumettre à des essais cliniques.

    « Lilly a clairement indiqué qu’[il] se concentrait sur le développement de médicaments pour de nouvelles protéines cibles, souvent difficiles à identifier et moins bien étudiées, commente Abraham Heifets, P.-D.G. d’Atomwise (communiqué). Notre expertise et nos outils se sont avérés efficaces pour atteindre ce type de cibles (…) »

    Atomwise soutient des projets de découverte de médicaments dans 19 pays

    Atomwise développe des systèmes d’IA qui exploitent des algorithmes de deep learning (apprentissage profond) et des super-ordinateurs pour la découverte de médicaments. La technologie vise à réduire le temps, les coûts et les risques associés aux essais cliniques mais aussi à fournir de meilleures informations sur la toxicité, les effets secondaires, le mécanisme d’action et l’efficacité d’un médicament.

    En mars 2019, la start-up a collecté 45 millions de dollars US (39,8 M€) pour développer sa technologie. Elle soutient des projets de découverte de médicaments dans plusieurs domaines thérapeutiques dans 19 pays.

  • Ailyan, Lattice Medical et PremedIT, lauréats health tech du premier AAP de l’accélérateur Eurasanté

    3 start-ups health tech, Ailyan, Lattice Medical et Running Care(PremedIT), font partie des 8 lauréats retenus à l’issue du premier appel à projets (AAP) de l’accélérateur Eurasanté, lancé en février 2019.

    Ailyan conçoit des interfaces (logiciels) simplifiées pour favoriser l’accessibilité des personnes âgées ou handicapées aux TIC afin de faciliter leur maintien à domicile dans de bonnes conditions de sécurité, de soins et de services. L’offre logicielle est centrée sur l’autonomie et la stimulation cognitive pour permettre un usage simplifié de la tablette en Ehpad à visée thérapeutique. Ailyan a étendu en 2017 son activité aux tablettes senior à destination du grand public.

    Lattice Medical développe une bioprothèse implantable personnalisée pour la reconstruction mammaire post-mastectomie, alternative aux prothèses siliconées. La solution brevetée porte sur le développement d’une chambre d’ingénierie tissulaire résorbable et imprimée en 3D afin de régénérer les tissus autologues adipeux. « Des applications de cette innovation sont aussi prévues pour réparer la peau du visage des grands brûlés ou pour la chirurgie esthétique du fessier », précise Eurasanté dans un communiqué publié le 7 juin 2019 à propos des résultats de son AAP.

    Running Care (PremedIT) est une start-up spécialisée dans la e-santé pour le sport, alliant les sciences médicales à l’intelligence artificielle et à l’analyse prédictive. La société a mis au point son premier produit, Running Care, une application dédiée à la prévention et à la prédiction des blessures chez les coureurs.

    Les 5 autres lauréats sont HCS Pharma (biotech), Inbrain Pharma (biotech), Paragate Medical (DM implantable), Vaxinano (vaccins prophylactiques et thérapeutiques pour les maladies infectieuses) et X’Prochem (synthèse chimique de protéines de 60 à 400 acides aminés).

    Un programme d’accélération dédiés aux start-ups des Hauts-de-France

    Le programme d’accélération est ouvert aux start-ups implantées dans les Hauts-de-France ou souhaitant s’y implanter, et portant un projet innovant (innovation de rupture, technologique, d’usage, organisationnelle) dans les domaines e-santé, technologies médicales, biotechnologies, pharma et services spécialisés en santé. L’appel s’adressait plus précisément aux sociétés réalisant un chiffre d’affaires significatif ou ayant bouclé une première levée de fonds d’amorçage.

    Le programme, d’une durée de 18 mois, a pour objectif de permettre aux start-ups sélectionnées d’accélérer leur développement vers la levée de fonds de série A. Les entreprises lauréates bénéficieront de l’expertise Eurasanté en financement de l’innovation, business développement, gestion des ressources humaines et accès au marché afin de soutenir leur déploiement.

    Ce programme d’accompagnement a été élaboré pour répondre aux différents besoins identifiés dans les entreprises :

    • lever des fonds pour pérenniser les programmes de R&D entamés et/ou financer une force commerciale efficace ;
    • structurer l’entreprise sur les aspects managériaux et RH (recrutement de talents, renforcement du leadership, organisation interne, fidélisation des employés) ;
    • Anticiper et appréhender les problématiques complexes relatives à l’accès au marché ; (développement clinique et réglementations spécifiques) ;
    • sécuriser l’innovation de l’entreprise pour optimiser son développement ;
    • déployer l’offre de l’entreprise en France et à l’international ;
    • élargir la gamme de produits ou de services.
  • e-commerce : Cdiscount se lance dans la vente de lunettes par Internet

    La société de commerce en ligne Cdiscount lance à partir du 6 juin 2019 Cdiscount Optique, une offre de vente de lunettes « 100% digitale » basée sur des forfaits tout compris, en partenariat avec l’opticien allemand Sym Optic. C’est sa deuxième incursion sur le marché de la santé, après son récent partenariat avec la Matmut sur le marché de l’assurance.

    Cdiscount Optique propose deux forfaits monture+verres à 59 euros TTC (verres unifocaux) et  119 euros TTC (verres progressifs). La marque souligne qu’elle propose pour tous ses modèles les « meilleurs traitements optiques » (anti-reflets, anti-rayures, protection UV 400 et amincis), « généralement proposés en option chez les opticiens traditionnels. »

    De plus les verres « clipsables » et interchangeables permettent « des milliers de possibilités de combinaison ». Le client peut recourir à SimClick, un outil de simulation 3D qui lui permet d’essayer virtuellement les montures.

    L’acheteur passe commande sur le site ou l’application Cdiscount , et reçoit un mail de confirmation comprenant un lien sécurisé par lequel il pourra transmettre son ordonnance à Sym’Optic. Une fois l’ordonnance validée, il reçoit ses lunettes sous 48 h ouvrées (pour les verres unifocaux) ou 15 jours (pour les verres progressifs).

    Selon le Baromètre Bien Vu Gallileo 2018, seuls 3,2% seulement des Français ont déjà acheté leurs lunettes de vue sur Internet: Cdiscount compte sur l’audience de son site Internet pour faire connaître son offre, ainsi que sur les habitudes des jeunes consommateurs.

    « Le lancement de Cdiscount Optique illustre la volonté de Cdiscount de poursuivre sa conquête du marché de la santé et de continuer ainsi à favoriser l’accès aux biens et aux services essentiels pour les Français » déclare Emmanuel Grenier, le PDG de Cdiscount . « Fidèle à notre culture d’innovation, nous proposons une offre de lunettes 100 % digitale et mettons notre expertise technologique au service d’une expérience-client inédite. »