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  • Stratégie e-santé du Danemark

    Le Danemark veut faire de son système de santé un réseau cohérent, fiable, numérique et personnalisé, qui met en liaison tous ses acteurs. Pour ce faire, sa stratégie e-santé 2018-2022 se décline en 27 initiatives, regroupées en 5 champ d’actions
    le patient comme partenaire actif ;
    le partage rapide d’information, au bon moment ;
    la prévention ;
    la fiabilité et la qualité de la donnée ;
    le progrès et les briques communes.

    Le Danemark fait partie des pays les plus avancés en Europe en termes de e-santé. Il a notamment mis en place :
    • un portail patient pour prendre rendez-vous en-ligne, compléter son historique, accéder à ses données de santé ;
    • une application qui permet au patient de suivre ses prescriptions (plus de 400 000 téléchargements, décembre 2017) ;
    • de nombreuses bases de données de haute qualité pour les professionnels de santé, chercheurs, institutionnels ;
    • le Copenhagen HealthTech Cluster, qui crée partenariats, opportunités et croissance pour les entreprises du secteur.

    Le système de santé du Danemark peut s’appuyer sur une richesse de données (plurisectorielles et récoltées à différentes périodes) car la data fait historiquement partie du modèle social danois. Cependant, le manque d’intégration freine la dynamique e-santé du pays et constitue donc un enjeu majeur de sa stratégie 2018-2022, tout comme la sécurisation des données sensibles.

  • « Apodis diminue les ruptures d’approvisionnement des pharmacies » (Baudouin Petitpré, DG)

    « Apodis diminue les ruptures d’approvisionnement [des pharmacies] liées à des problèmes dans le réseau de distribution ce qui représente près de 60 % des cas », explique Baudouin Petitpré, directeur général d’Apodis Pharma. La société, fondée en 2016 par deux pharmaciens d’officine, a développé un logiciel qui synchronise en temps réel les données recueillies dans les officines françaises pour fluidifier et améliorer la distribution de médicaments afin de mieux comprendre l’état des stocks en officine. La plateforme permet aux pharmaciens de mettre à la disposition des laboratoires concernées leurs informations de stock, de vente et de commandes de leurs produits pour qu’ils puissent améliorer l’approvisionnement jusqu’au bout de la chaîne.

    Lors d’une interview accordée à Health & Tech Intelligence, Baudouin Petitpré explique les particularités de la plateforme et application mobile, précisant qu’Apodis espère réduire de 20 à 30 % les ruptures d’approvisionnement. Totalement gratuit pour les pharmaciens, le logiciel est actuellement utilisé par environ 1 200 officines, indique-t-il. L’entreprise est en discussion avec des laboratoires pour lui vendre son service.

    Questions à Baudoin Petitpré, directeur général d’Apodis

    Comment est née la plateforme Apodis Pharma ?

    Baudoin Petitpré : La solution digitale Apodis Pharma a été créée par plusieurs pharmaciens titulaires d’officine. Le principe est simple : les pharmaciens disposent de données qui permettent d’améliorer et d’accélérer l’information. L’idée est d’exploiter ces données sécurisées et anonymisées avec l’objectif principal d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients et l’observance des traitements.

    Quand il est question de rupture de médicaments, il y a 2 options : soit il s’agit d’une rupture de stock (problème de production), soit d’une rupture d’approvisionnement. Quel type de rupture aidez-vous à gérer ?

    Le premier sujet traité par notre plateforme concerne les ruptures d’approvisionnement et la pénurie de médicaments, enjeux majeur qui soucie actuellement tous les acteurs de santé jusqu’au ministère de la Santé.

    Apodis Pharma diminue les ruptures d’approvisionnement liées à des problèmes dans le réseau de distribution ce qui représente près de 60 % des cas. Le défi est colossal : les 22 000 pharmacies du territoire doivent commander quotidiennement parmi 200 000 références de plus de 150 laboratoires.

    Pour cela, il existe 200 grossistes répartiteurs répartis dans toute la France qui livrent plusieurs fois par jour les pharmacies. Il arrive parfois que la chaîne de distribution soit rompue sur une région pour quelques médicaments. Apodis Pharma permet de détecter et d’anticiper ces problèmes afin de diminuer leurs fréquences.

    Comment fonctionne précisément votre logiciel ?

    Notre logiciel analyse simultanément et en temps réel les commandes des pharmacies auprès des grossistes répartiteurs, les stocks présents en officine ainsi que les rotations journalières des médicaments.

    Les algorithmes développés par Apodis Pharma permettent de détecter instantanément les pharmacies et les patients qui rencontrent une rupture d’approvisionnement. Les laboratoires et les grossistes répartiteurs disposent d’une plateforme d’interaction qui permet de proposer au pharmacien une solution d’urgence qu’il reçoit directement sur son smartphone via l’application mobile dédiée.

    Pour bénéficier du service, le pharmacien s’inscrit gratuitement en quelques clics sur le site Apodispharma.com.

    Quel est votre business modèle ?

    Apodis Pharma est une solution SaaS accessible pour les industriels par abonnement.

    La plateforme dispose-t-elle d’autres fonctionnalités que la gestion de rupture d’approvisionnement ?

    Nous aidons les officines à gérer les ruptures mais le pharmacien peut aussi, par exemple, analyser ses statistiques, comme son panier moyen ou ses tops laboratoires, sur la plateforme. Nous leur faisons aussi des offres de réassort et d’achat.

    Parmi tous ces services, le pharmacien dispose d’un espace pour gérer ses ruptures. Pour l’instant, ce dernier n’est disponible que sur la version web mais nous sommes en train de le mettre en place sur l’application mobile.

    En résumé, nous nous attaquons à 3 volets. Notre solution contient une partie logistique, une partie réglementaire (création par exemple d’un plan de gestion pénurie pour les MITM, demandé par l’ANSM) et une partie commerciale (formation par exemple du pharmacien à la prescription de médicaments).

    Comment se fait-il que le type de plateforme développé par Apodis n’existe pas encore sur le marché ?

    Il s’agit d’une innovation technologique forte qui a nécessité des investissements très importants. Apodis Pharma est la seule solution qui collecte et traite les données en temps réel, elle est compatible et interopérable avec toutes les pharmacies françaises.

    Fonctionnement d’Apodis

    Déontologie

    • Données sécurisées à partir des derniers standards de cybersécurité ;
    • conformité avec le RGPD ;
    • respect de la propriété intellectuelle et du droit d’interopérabilité.

    Rupture d’approvisionnement : contexte

    Médicaments : une distribution encadrée à affiner

    Les 21 611 officines de pharmacie* achètent les médicaments qu’elles dispensent :

    • soit auprès des 7 grossistes répartiteurs** avec 183 établissements régionaux (au moins 2/3 des référencements) ;
    • soit directement auprès des 260 fabricants du marché français.

    De nombreuses ruptures de stock pourraient être évitables en apportant de la fluidité, de la transparence et de l’information tout au long de la chaîne de distribution. C’est ce que cherche à apporter Apodis par le biais de sa plateforme.

  • Maladies chroniques : le Cese recommande d’accélérer le déploiement du DMP et de la télémédecine

    Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) prône le recours aux outils numériques pour mieux prendre en charge les patients atteints d’affections chroniques. Il s’agit de l’un des enseignements clés qui ressort de l’avis portant sur les maladies chroniques présenté par les conseillers Michel Chassang et Anne Gautier, au nom de la section des Affaires sociales et de la santé, et adopté par le Cese le 11 juin 2019 en séance plénière.

    Dans cet avis, le conseil demande (préconisation n°7) d’« accélérer le déploiement du DMP, dans le cadre du futur espace de santé numérique (ENS) », pour en faire « un instrument de la coordination médicale, médico-sociale et sociale ». Il lance l’idée de proposer systématiquement son ouverture au moment de l’annonce de la maladie chronique au patient, comme « un premier outil d’une relation de transparence, de confiance et d’échanges », qui permettra à la personne souffrant de maladie chronique d’être actrice de son parcours de soins.

    Le conseil suggère parallèlement (préconisation n° 12) d’accélérer le déploiement de la télémédecine en matière de prise en charge des maladies chroniques, et, pour ce faire, de « donner la priorité » aux objectifs « de coordination des interventions, de sécurité des soins, et d’accompagnement personnalisé ». Il juge par ailleurs nécessaire de « veiller à ce que le déploiement de la télémédecine n’ait pas pour conséquence d’aggraver des inégalités de santé (sociales, territoriales) qu’elle est censée atténuer ». 

    Le Cese propose enfin (préconisation n°3) de renforcer l’éducation à la santé dès le plus jeune âge « via notamment des applications numériques ». Il reprend ici l’idée des états généraux de la prévention des cancers, à l’issue desquels il a été suggéré de développer « des applications ludiques, ouvertes et positives, de prévention des comportements à risque ».

  • ANPAA

    Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie

  • L’Israel Innovation Authority et la Mayo Clinic s’allient pour accélérer l’innovation en health tech

    L’Autorité israélienne en charge de l’innovation (Israel Innovation Authority) et la clinique Mayo (États-Unis) s’associent pour innover dans le domaine de la health tech, avec un intérêt particulier porté sur les nouveaux dispositifs médicaux, l’établissement de diagnostics, les solutions logicielles et les thérapies. Dans le cadre de ce protocole d’accord, signé en mai 2019, les entreprises israéliennes vont pouvoir développer, tester et mettre au point des technologies de santé avec l’aide des services et de l’expertise fournis par l’établissement américain.

    Cet accord a été signé à l’occasion de MIXiii-Biomed, une conférence israélienne de trois jours sur les sciences de la vie et la biomédecine.

    La Clinique Mayo a lancé son « Israeli Startup Initiative » en 2016 afin de promouvoir la collaboration entre les startups israéliennes et les employés de l’établissement de soins américain. L’objectif de ce projet est d’accélérer la disponibilité des innovations médicales pour le public, d’introduire les technologies de santé israélienne aux États-Unis et de promouvoir le développement de nouvelles découvertes au profit des patients, rappelle l’Israel Innovation Authority dans un communiqué.

    Les start-ups israéliennes pourront bénéficier d’un financement

    Dans le cadre de cet accord entre Israël et la Mayo Clinic, les start-ups israéliennes sont invitées à solliciter un financement, qu’elles recevront directement de l’autorité israélienne en charge de l’innovation avec des services supplémentaires et un mentorat assuré par la clinique américaine.

    Un appel à propositions se concentrera sur les technologies de santé selon 2 axes :

    • des projets de R&D collaboratifs entre des entreprises israéliennes et la clinique Mayo ;
    • des projets en phase pilote et de validation pour des entreprises israéliennes menés par la clinique Mayo.
  • Bourgogne-Franche-Comté : la plateforme numérique eTicss franchit le cap des 10 000 DP ouverts

    Testée à partir de 2015 sur le territoire du nord Saône-et-Loire, la plateforme eTicss (Territoire innovant coordonné santé social) compte depuis fin 2019 plus de 10 000 dossiers patients (DP) issus de l’ensemble de la région. « Une croissance exponentielle puisqu’en mai 2018, 3 000 dossiers étaient enregistrés (le rythme moyen s’établit autour d’au moins 500 inclusions mensuelles) », précise l’Agence régionale de santé (ARS), qui porte le projet, dans un communiqué publié le 4 juin 2019.

    ETicss est un outil numérique de coordination et de communication à destination des professionnels dans les domaines de la santé (médecins, pharmaciens, infirmiers, biologistes, réseaux de santé, etc.), du social et du médico-social (travailleurs sociaux, aides à domicile, etc.). Par son biais, il est possible d’accéder à différents services numériques permettant aux professionnels de mieux coordonner leurs actions en fonction de chaque patient afin d’améliorer la qualité de la prise en charge. Après le recueil du consentement du patient, l’ensemble des membres de son « cercle de soins » peuvent échanger et mettre à jour ses informations médicales.

    La plateforme a été mise en place dans le cadre du programme national Territoire de soins numérique (doté de 80 millions d’euros), lancé en 2014 dans l’optique de moderniser le système de soins français en expérimentant dans des zones pilotes les services et les technologies les plus innovants dans le domaine de la e-santé. La Bourgogne-Franche-Comté fait partie des 5 régions qui ont été sélectionnées à l’issue d’un appel à projets (avec l’Auvergne Rhône-Alpes, l’Île-de-France, la Nouvelle Aquitaine et l’Océan indien).

    ETicss a vocation à devenir « l’outil naturel » des plateformes territoriales d’appui (PTA) en cours de constitution dans chaque département de Bourgogne-Franche-Comté, indique l’ARS.

    « Une synthèse en temps réel du parcours du patient et de son historique »

    ETicss permet aux professionnels d’accéder à diverses fonctionnalités :

    • consulter ou compléter le volet clinique (antécédents, traitements en cours, constantes…) et le volet social (couverture sociale, aides mises en place…) du dossier patient ;
    • évaluer la situation du patient (grilles d’évaluation) ;
    • élaborer un plan personnalisé de soins validé par le médecin traitant ;
    • mettre en place une prise en charge coordonnée et le suivi patient,

    Par le biais de l’outil, il est également possible de recevoir des notifications et des alertes sur messagerie sécurisée et d’accéder à l’annuaire régional des professionnels.

    65 % des dossiers ouverts concernent des personnes de plus de 75 ans

    ETicss s’adresse à tous les patients dits en situation « complexe », qui nécessitent « un accompagnement personnalisé et renforcé dans leur parcours de vie et de soins », précise l’ARS, comme les personnes en situation de handicap, les personnes atteintes d’une maladie chronique (comme le diabète), les personnes âgées de retour à domicile après une hospitalisation, les personnes ayant subi un accident neuro-vasculaire ou cardiaque, etc.

    Sur les 10 000 dossiers répertoriés, 65 % concernent des personnes de plus de 75 ans, dont les deux tiers sont des femmes.

  • Paris capitale européenne de l’innovation en santé : rencontre le 19/06/2019, Paris

    La Ville de Paris organise une rencontre autour des enjeux d’attractivité et de développement de l’écosystème parisien d’innovation en santé avec les acteurs économiques, académiques et institutionnels du domaine santé à l’occasion de l’événement « Paris capitale européenne de l’innovation en santé ». Le rendez-vous aura lieu le 19 juin 2019 à la salle des fêtes de l’hôtel de ville de Paris.

    Les inscriptions, gratuites, sont à effectuer via ce lien.

    Intervenants 

    • Laure Boquet, déléguée générale de l’institut imagine.
    • Alexis Brice, directeur général de l’institut du cerveau et de la moelle
    • Guillaume Canaud, lauréat du grand prix de médecine de la Ville de Paris 2018 « Jean Hamburger »
    • Jean Chambaz, président de Sorbonne université, pour le projet Paris Parc
    • Maryvonne Hiance, présidente de France Biotech
    • Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP, pour le projet de transformation de l’Hotel Dieu
    • Steven Marcus, CEO de Runlabs
    • Serge Picaud, de l’Institut de la vision
    • Mickaël Tanter, directeur de l’unité physique des ondes pour la médecine de l’ESPCI Paris
    • Laurence Tiennot-Herment, présidente de l’AFM-Téléthon, pour le projet de fondation pour la myologie

    Ainsi que les équipes de chercheurs et entrepreneurs :

    • de la plateforme Meary Saint Louis ; 
    • d’Agoranov ;
    • de Paris Biotech Santé ;
    • de Tech Care Paris ;
    • de l’Institut de la psychiatrie et des neurosciences de Paris.
  • AFFEP

    Association française fédérative des étudiants en psychiatrie

  • AJPJA

    Association des jeunes psychiatres et des jeunes addictologues

  • UE : la Cour des comptes estime que la Commission a surestimé le succès probable de l’eHDSI (rapport)

    « La Commission (européenne) a sous-estimé les difficultés inhérentes au déploiement de l’infrastructure de services numériques dans le domaine de la santé en ligne. » C’est ce que déclare la Cour des comptes européenne (UE) dans un rapport portant sur la mise en œuvre de la directive de 2011 relative à l’application des droits des patients en matière de soins transfrontaliers. « Actions de l’UE dans le domaine des soins de santé transfrontaliers : de grandes ambitions, mais une meilleure gestion s’impose », indique la Cour dans le titre du document, qui livre les conclusions d’un audit réalisé en novembre 2018.

    Le rapport, publié le 4 juin 2019, dresse un bilan de la mise en œuvre de l’initiative eHDSI (eHealth Digital Service Infrastructure) lancée en 2015 : la Cour des comptes y affirme que la Commission européenne a « surestimé le succès probable de l’eHDSI [en prévoyant qu’en 2018], 12 États membres de l’UE commenceraient à échanger régulièrement des données relatives aux patients ». Au moment de l’audit, en novembre, « les échanges transfrontaliers de données sur la santé des patients via l’eHDSI n’avaient pas encore commencé », note-t-elle.

    Alors que 22 États membres avaient reçu des subventions du mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) pour faciliter leur adhésion au eHDSI, début 2019, seule la Finlande était prête pour l’envoi d’ordonnances électroniques, et seule l’Estonie pouvait en recevoir. « La Tchéquie et le Luxembourg étaient prêts à recevoir de l’étranger des dossiers de patients informatisés mais aucun État membre ne pouvait encore en envoyer via l’eHDSI », précise la Cour, ajoutant que la Croatie, Malte et le Portugal prévoient de demander la mise en service au cours du premier trimestre de 2019.

    La Cour des comptes européenne accuse la Commission de n’avoir « pas estimé le nombre d’utilisateurs potentiels » des services numériques de santé en ligne transfrontaliers fournis par l’eHDSI (patients, pharmacies et hôpitaux), ni « évalué le rapport coût-efficacité de ces services avant le lancement de l’infrastructure ».

    La Commission européenne répond à la Cour des comptes

    Dans ses réponses aux observations de la Cour, la Commission européenne souligne qu’« il est très difficile d’estimer avec précision la date d’achèvement de projets hautement technologiques et innovants, dans un domaine où la subsidiarité joue un rôle majeur ».

    Elle relève que « près de la moitié de la population de l’UE possède une carte européenne d’assurance maladie » et qu’en 2017 « 17 millions de citoyens de l’UE vivaient dans un État membre autre que celui de leur nationalité », jugeant que « tous sont des utilisateurs potentiels de l’infrastructure de services numériques dans le domaine de la santé en ligne ».

    Elle considère que ses évaluations sont « corroborées par la mise en service réussie de l’eHDSI en janvier 2019 ».