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  • Anapix et ExactCure parmi les 20 lauréats de la 2ème promotion du Prevent2Care Lab (Ramsay)

    La Fondation Ramsay générale de santé et ses partenaires, le fonds de dotation Pfizer Innovation France ainsi que l’accélérateur de la nouvelle économie Inco, ont dévoilé les 20 start-ups qui vont intégrer la 2ème promotion du Prevent2Care Lab, incubateur de start-ups dédié à la prévention santé. Il s’agit de D’un seul geste, Dynseo, Fizimed, Medoucine, Moona, SunnyCare, PKvitality, MaPUI Labs, ExoStim, iCare Sciences, Mon Emile, Ordopass, Anapix Médical, Someo Solutions, ExactCure, Weydo Music, Elimaje, Origin’ailes, Hajime et Fava.

    Elles seront hébergées à Paris et à Marseille au sein de l’Incoplex et seront accompagnées par les groupes Ramsay Générale de Santé et Pfizer. Le programme d’incubation dure 9 mois, durant lesquels les start-ups pourront réaliser des expérimentations et des initiatives d’open innovation avec des acteurs de la santé en France. Elles seront mises en lien avec le réseau d’Inco de 500 start-ups green et sociales réparties dans 35 pays.

    Le jury a sélectionné les projets pour le caractère innovant de leurs produits ou services, la viabilité de leur business modèle, leur potentiel de développement et leur capacité à répondre à un besoin clairement identifié.

    Une centaine de candidatures ont été reçues suite à l’appel à projets. Elles devaient être orientées sur l’un des 3 types de prévention :
    • primaire : prévenir l’apparition d’un problème de santé en informant sur les comportements à adopter et en incitant au passage à l’acte ;
    • secondaire : diagnostiquer et agir à un stade précoce de l’évolution de la maladie afin de s’opposer à son évolution ou faire disparaître les facteurs de risque ;
    • tertiaire : éviter les potentielles rechutes chez des personnes qui ont déjà été malades.

    Prevent2Care Lab : présentation des 20 lauréats

  • Étude : une appli de méditation personnalisée grâce à un algorithme améliore l’attention (Nature)

    Des scientifiques de l’université de Californie à San Francisco (UCSF) ont mis au point un programme personnalisé de formation à la méditation numérique, l’application MediTrain, qui a considérablement amélioré l’attention et la mémoire chez des jeunes adultes en bonne santé en seulement six semaines. Les résultats de cet essai randomisé en double aveugle ont été publiés le 3 juin 2019 dans Nature Human Behaviour.

    Les écrans, ennemis de notre attention

    Entre les réseaux sociaux, les mails, les SMS, etc. notre capacité d’attention est perturbée. Des études ont confirmé que l’exposition aux écrans était à l’origine de troubles du sommeil et de l’attention chez les enfants mais aussi les adultes. Pierre-Marie Lledo, directeur du département des neurosciences à l’Institut Pasteur, a indiqué lors de la campagne 2018 sur le bon usage des écrans que « le premier danger lié à une surconsommation d’écrans chez l’adulte [était] celui de l’attention multitâche ». Lors des activités sur écrans, « le cerveau peut être attiré par des sources d’information plurielles et volatiles et aura du mal à se focaliser sur une dimension particulière, a-t-il expliqué. À terme, c’est un danger qui menace la santé mentale du sujet surexposé aux écrans, et en particulier un risque non négligeable de connaître des troubles de l’humeur (anxiété, dépression, etc.). Le deuxième danger est celui d’un surdéveloppement d’une attention réactive, avec en contrepartie un défaut dans l’attention introspective. Lorsque nous consommons beaucoup d’écrans, notre cerveau est davantage sollicité par l’environnement et nous sommes moins à l’écoute de nous-même. »

    Pour lutter contre ces troubles de l’attention, plusieurs approches tels que les jeux vidéo d’action et le sport ont montré leur efficacité. « Cependant, les avantages de ces activités ne suffisent pas à eux seuls à relever complètement les défis de notre époque », estiment des chercheurs de l’université de Californie San Francisco (UCSF. Et même si les jeunes adultes manifestent des capacités d’attention supérieures à la moyenne, cette frange de la population est néanmoins confrontée à de nombreux problèmes d’attention dans le monde réel. L’utilisation massive de psychostimulants dans cette tranche d’âge en est la preuve.

    Une application de méditation personnalisée

    Par conséquent, il existe un besoin important et croissant de nouvelles approches accessibles et abordables pour améliorer les capacités chez les jeunes adultes. Les effets positifs de pratiques réelles de méditation avec attention focalisée ont été rapportés dans un grand nombre d’études.

    Cependant, les formes traditionnelles de méditation peuvent être difficiles et coûteuses car elles nécessitent l’accès à des animateurs experts et à des réunions sur plusieurs mois. De plus, ces pratiques n’offrent pas de mesures quantifiables du succès, ni de retour d’information sur la performance au cours des programmes. Quant aux programmes de méditation en ligne, via des applications, ils présentent l’avantage de l’accessibilité et de la simplicité mais « les études réalisées à ce jour n’ont pas réussi à caractériser leurs effets sur la cognition ou ont donné des résultats équivoques », indiquent les scientifiques américains.

    C’est pourquoi ces derniers ont développé une application mobile de méditation différente de celles que l’on trouve dans le grand public : MediTrain. La solution utilise un algorithme en boucle fermée qui adapte la durée des séances de méditation aux capacités des participants pour qu’ils ne soient pas découragés par leurs premières tentatives. Cette approche en boucle fermée permet de personnaliser chaque exercice de méditation et offre un retour d’information régulier sur l’efficacité de la capacité d’un individu à maintenir son attention sur son souffle ainsi que des indicateurs d’amélioration au fil du temps.

    Les chercheurs de l’université de Californie San Francisco ont testé le programme dans le cadre d’un essai randomisé à double insu contrôlé par placebo mené à l’UCSF auprès de 59 participants âgés de 18 à 35 ans. Les résultats de ces travaux ont été publiés le lundi 3 juin 2019 dans Nature Human Behavior.

    Résultats : concentration et mémoire de travail dopées

    • Le 1er jour, les participants pouvaient rester concentrés sur leur souffle pendant 20 secondes en moyenne. Après 30 jours d’entraînement, le temps passait en moyenne à 6 minutes.
    • Le groupe qui a utilisé MediTrain a obtenu de meilleurs résultats que le groupe placebo sur un test de mémoire de travail, mesuré après l’intervention.
    • Le temps de distraction lié à des événements intempestifs pendant une longue tâche de surveillance a été réduit.
    • Un électroencéphalogramme a identifié les parties du cerveau liées à l’altération de l’attention que les participants étaient parvenus à stabiliser grâce à la méditation.

    Pas encore de conclusion sur les effets à long terme

    « Ces résultats apportent des preuves de l’amélioration de l’attention en réponse à un programme de médiation numérique en boucle fermée », estiment les auteurs de cette étude. « Nous pensions que de telles améliorations dans ce groupe jeune et en bonne santé prendraient beaucoup plus de temps », commente David Ziegler, premier auteur de l’article. Cela démontre la puissance de la méthode. »

    Néanmoins, alors que les améliorations observées dans l’assiduité et la mémoire de travail étaient présentes en moyenne une semaine après la fin de la période de formation, aucune conclusion ne peut être faite concernant le long terme.

  • ASCO 2019 : prédire le pronostic pour le cancer chez les patients âgés via IA (hôpital Henri-Mondor)

    Une intelligence artificielle, basée sur des techniques de machine learning (apprentissage automatique), indique s’il est préférable ou non de traiter les patients âgés atteints d’un cancer et, si oui, avec quelle stratégie, en déterminant le ratio bénéfice/risque. Cette solution d’aide à la décision, à destination conçue pour les patients atteints d’un cancer de plus de 70 ans, a été présentée par une équipe de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (AP-HP) le 1er juin au congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), à Chicago.

    Le pronostic est difficile à déterminer pour les cancers chez les patients âgés en raison de l’hétérogénéité de cette population et de l’incapacité des modèles actuels à faire le tri dans les interactions complexes entre les prédicteurs oncologiques et gériatriques. L’objectif de l’équipe française est de développer de nouveaux algorithmes prédictifs basés sur le machine learning afin d’affiner le pronostic individualisé chez ces patients, alors que plus d’un tiers des cancers surviennent après 75 ans.

    Combler un manque de données médicales

    Un pronostic précis est essentiel pour la prise de décision en oncologie. Pourtant, il est complexe à établir chez les patients âgés de plus de 70 ans en raison de l’hétérogénéité de cette population et de la difficulté à différencier ce qui relève de la pathologie cancéreuse et d’autres prédicteurs gériatriques. De plus, comme ces patients participent peu aux essais cliniques, les données médicales pour mesurer leurs réactions face aux traitements ne sont pas satisfaisantes. Les médecins décident donc souvent de la stratégie thérapeutique à adopter en se basant sur leur intuition, en fonction de certains critères physiologiques.

    La solution basée sur intelligence artificielle (IA) présentée par l’équipe de l’hôpital Henri-Mondor devrait fournir un outil plus précis et standardisé, intégrant une trentaine de paramètres qui définissent l’état clinique du patient : « Est-ce que le patient a des déficits nutritionnels ? Des déficits cognitifs ?… [Nous allons] mettre tout ça dans la balance pour ensuite que notre algorithme de machine learning nous prédise la probabilité de survie », explique le Dr Etienne Audureau, épidémiologiste à l’origine du projet au sein de l’Hôpital Henri-Mondor.

    Déterminer un pronostic personnalisé

    Pour aboutir à cet outil, des données ont été recueillies auprès de 3 409 patients âgés de 70 ans, déjà traités pour un cancer, issus de différentes cohortes française.

    L’algorithme sera accessible aux praticiens sur une interface web interactive pour faciliter la décision collégiale du traitement. La solution permet de déterminer si un traitement chimiothérapique pourra être supporté et apporter un bénéfice de survie ou s’il va dégrader sa qualité de vie sans bénéfice de survie.

  • WatchOS 6, applications mobiles : la conférence des développeurs d’Apple met l’accent sur la santé

    Apple se concentre de plus en plus sur le secteur de la santé, en lançant notamment de nouvelles fonctionnalités intégrées à sa dernière montre connectée pour prévenir la perte d’audition ou gérer sa fertilité mais aussi en améliorant certaines de ses applications mobiles dédiées au suivi de l’activité physique. C’est ce qui ressort des annonces faites le 3 juin 2019, au premier jour de la  Worldwide Developer Conference (WWC), la conférence annuelle des développeurs du groupe américain, organisée jusqu’au 7 juin à San José (Californie).

    Les principales annonces ont notamment porté sur la dernière version de l’Apple Watch, WatchOS 6 :

    • La prochaine mise à jour du système d’exploitation de la montre protègera les tympans de l’utilisateur, avec un microphone intégré qui l’avertira quand le volume sonore qui l’entoure est trop élevé. Ce compteur de décibels, baptisé « Hearing Health », pourra s’afficher sur le cadran de la montre. « Comme la perte d’audition est souvent très progressive, il est important de savoir quand le bruit environnement est susceptible d’atteindre vos tympans, lorsque vous êtes au milieu d’une zone de construction par exemple », commente Sumbul Desai, la vice-présidente d’Apple chargée de la santé, soulignant que cette application n’enregistrera et ne sauvegardera pas les séquences sonores.

    • L’Apple Watch pourra également aider ses utilisatrices à gérer leur cycle menstruel et leur fertilité, une fonctionnalité déjà présente sur l’iPhone depuis 2015. Cette application « Cycle tracking » permet à une femme de prévoir quand commence sa fenêtre de fertilité.

    Applications mobiles : des améliorations pour mieux suivre l’état de santé des utilisateurs

    • L’application Activity pourra également désormais comparer l’activité physique de l’utilisateur sur les 90 derniers jours par rapport aux 365 jours écoulés, afin de déterminer une tendance au relâchement et d’émettre des conseils personnalisés pour encourager la personne à reprendre un meilleur rythme. « Activity vous donnera une image plus précise de ce que vous pouvez faire pour rester actif, et plus important encore, la motivation nécessaire pour vous maintenir en activité sur le long terme », explique Sumbul Desai.
       
    • L’application iPhone Health fera l’objet d’une mise à jour importante, annonce Kevin Lynch, vice-président de la technologie au sein d’Apple. La nouvelle application affichera un résumé des notifications relatives à la santé, des favoris et des faits saillants générés automatiquement pour permettre aux utilisateurs de surveiller leur santé sur le long terme. Elle utilisera l’apprentissage automatique pour souligner ce qui importe le plus pour chaque utilisateur. « Comme il n’y a rien de plus privé que vos informations de santé, vous contrôlerez vos données, précise Kevin Lynch. Vous décidez si vous voulez partager vos données de santé avec les applications que vous sélectionnez, seulement si vous acceptez de les partager. »
  • Genopole lance un AAC pour intégrer les dispositifs Shaker et Booster (deadline : 15/07/2019)

    Genopole, biocluster français dédié à la recherche en génétique et aux biotechnologies appliquées à la santé et à l’environnement, lance un nouvel appel à candidatures (AAC) du 4 juin au 15 juillet 2019 afin d’intégrer sa 5ème promotion « Shaker/Booster ».

    Les dispositifs Shaker et Booster ont été créés fin 2017 :

    Shaker s’adresse aux étudiants/doctorants/post-doctorants porteurs d’une idée innovante en biotechnologie : il a pour objectif de les aider à consolider leur preuve de concept et de les sensibiliser à l’entrepreneuriat.
    – Les dossiers d’inscriptions pour intégrer ce dispositif sont disponibles via ce lien : ils doivent être retournés avec le règlement signé par e-mail à shaker@genopole.fr avant le 15 juillet minuit.

    Booster s’adresse aux dirigeants de jeunes entreprises innovantes de moins de 3 ans : il vise à les aider à fortifier leur société et à réussir leur levée de fonds.
    – Les dossiers d’inscriptions pour intégrer ce dispositif sont disponibles via ce lien : ils doivent être retournés avec le règlement signé par e-mail à booster@genopole.fr avant le 15 juillet minuit.

    Les 2 dispositifs ont déjà accompagné 9 projets ainsi que 22 start-ups ayant levé plus de 900 000 euros de financements privés et créé 40 emplois.

    Genopole accueille les innovations biotech qui ouvre la voie à un nouveau traitement ou diagnostic médical, offrant une solution en faveur de la transition écologique ou de l’industrie du futur (agritech, foodtech, greentech, cosmétiques…).

    Contacts

    • shaker@genopole.fr et booster@genopole.fr;
    • 01 60 87 83 03
  • Conférence « Qualité des soins et résultats patients : la valeur en santé », le 25/06/19, Montpellier

    Le Cercle Valeur Santé organise une conférence sur le thème « qualité des soins et résultats patients : la valeur en santé » le 25 juin 2019, de 18h30 à 20h, à Montpellier (le lieu exact n’a pas encore été indiqué).

    Depuis 2016, le Cercle « réfléchit et promeut une prise en compte de la qualité et des résultats qui importent aux patients, au meilleur coût, rappelle le groupe de réflexion (communiqué). Aujourd’hui, il souhaite mettre en exergue des projets de terrain qui concrétisent cette démarche et engage un tour des régions de France à la rencontre des acteurs. »
    Dans la région Occitanie, « les parcours de soins personnalisés proposés aux patientes atteintes du cancer du sein par les praticiens du Montpellier Institut du Sein (MIS) et, aujourd’hui, partout en France, par les membres de la Fédération nationale des instituts du sein, en sont un exemple », contextualise-t-il.

    Dans le cadre de cette conférence, le Cercle invite les acteurs du secteur à découvrir cette démarche et à échanger sur la manière dont la valeur en santé peut contribuer à la transformation du système de santé français.

    Pour s’inscrire, envoyer un email à cerclevaleursante@gmail.com avant le 14 juin 2019.

    Programme

    • Présentation du Cercle valeur santé et de la démarche Valeur en santé :
      • Basile Gorin, président du Cercle Valeur Santé, et Martine Aoustin, ancienne directrice de l’Agence régionale de santé Languedoc-Roussillon.
    • Focus sur les parcours personnalisés mis en place par le Montpellier institut du Sein et la Fédération nationale des instituts du sein ainsi que les outils nécessaires à la coordination et la fluidification des parcours :
      • Sylvie Boichot, présidente de Move in med.
    • Vision européenne : « Quelle place pour la qualité des soins en Europe ? » :
      • Paul Garassus, président de l’Union européenne de l’hospitalisation privée.

  • Case-mix

    Anglicisme désignant l’éventail des cas médicaux et chirurgicaux traités par un établissement de santé

  • Merri

    missions d’enseignement, de recherche, de référence et d’innovation

  • Les CHRU ont investi au total 1,58 Md€ en 2018, un « faible niveau » lié aux « pressions financières »

    En 2018, « les CHRU ont amélioré leur résultat consolidé d’ensemble quasiment à l’équilibre à 99.7 % (pour un budget consolidé des CHRU de 31,8 Mds €), alors que la contrainte financière externe s’est maintenue avec le plan d’économies sur l’Ondam hospitalier », indique la Conférence des directeurs généraux de CHU, ajoutant que « cette amélioration de la situation financière des CHU a contribué à réduire le déficit public hospitalier« .

    Dans un communiqué publié le 3 juin 2019, la Conférence a présenté les résultats financiers 2018 des CHRU de France. De manière générale, elle souligne que les établissements :

    • « ont largement contribué » au respect de l’Ondam hospitalier : stabilisation à +0,4 % de leurs produits d’activité, sachant que :
    les tarifs des séjours ont baissé en moyenne de 0,7 % dans les CHU en raison de leur case-mix spécifique (hors coefficient prudentiel intégralement dégelé) ;
    – la baisse tendancielle des dotations Merri allouées aux CHU pour le financement de leurs missions distinctives s’est poursuivie en 2018 ;

    ont maîtrisé l’évolution de leur masse salariale à +0,7 % « compte tenu de l’impact des mesures réglementaires et catégorielles qui leur sont imposées malgré une stabilité globale des effectifs ».

    Par ailleurs, les CHRU ont investi au total 1,575 milliard d’euros en 2018. « La conséquence directe des pressions financières (…), c’est la poursuite d’un faible niveau d’investissement, note la Conférence. [Malgré] un léger ressaut en 2017, les investissements sont revenus au niveau de 2016 et restent inférieurs de 18 % par rapport au niveau atteint en 2013. » Elle précise que les CHU doivent cependant développer les innovations médicales, techniques, numériques et territoriales « qui ont vocation à être diffusées sur l’ensemble des établissements de santé ultérieurement ».

    Les principaux indicateurs (tous CHRU) :

    L’investissement des CHU

    Les CHU doivent « développer les innovations médicales, techniques, numériques et territoriales »

    • « Les CHU doivent (…) faire face à des réorganisations internes en fonction des nouvelles modalités de prise en charge (virage ambulatoire, RAAC), à des obligations de maintenance et de mises aux normes et développer les innovations médicales, techniques, numériques, territoriales qui ont vocation à être diffusées sur l’ensemble des établissements de santé ultérieurement ».
    • Effort d’investissement des CHRU : 4,9 %, alors qu’il devrait atteindre au moins 8 % selon les référentiels de l’Igas et de l’IGF.
    • Malgré une amélioration de la capacité d’autofinancement (CAF) de + 124 M€ par rapport à 2017 (+ 11%), la CAF s’établit à 3,9 % en 2018 alors qu’elle s’élevait à 5,2 % en 2013.
      • CAF « nette » (après remboursement de la dette) : 385 M€ (soit 1,2 %) et ne contribue qu’à un quart du financement des investissements réalisés par les CHU.

    Un endettement financier resté stable en valeur relative

    • L’endettement financier des CHRU, malgré une augmentation du capital restant dû de +318 M€ par rapport à 2017, est resté stable en valeur relative : il représente 36,9 % du total des produits (36,1 % en 2017).

    Autres résultats clés relevés par la Conférence :

    • amélioration globale du résultat des CHU « avec des dynamiques différentes selon les établissements » :
      • sur le budget principal, 56 % des CHU sont en déficit (soit 18 CHU) pour un total cumulé de -261 M€ ;
      • 44 % des CHU sont en équilibre ou en excédent (soit 14 CHU) pour un total cumulé de 97 M€ ;
      • le déficit global du budget principal s’élève à -164 M€ en 2018 contre -306 M€ en 2017, « soit une division par deux traduisant la poursuite des plans de retour à l’équilibre dans les établissements déficitaires ».
    • L’activité des CHU est restée soutenue en volume à + 1 % de séjours pour une valorisation financière en T2A de + 0,4 % en 2018 :
      • l’activité ambulatoire s’est fortement développée en 2018 avec + 1,9 % de séjours sans nuitée et séances qui représente 57 % du case-mix en volume ;
      • l’activité d’hospitalisation complète a diminué (- 0. 9%) pour une valorisation qui représente 85 % du total des recettes T2A d’hospitalisation des CHU.
    • La marge brute des CHU est restée stable à 5,7% (aides financières comprises).
  • Ping An teste un système de dépistage de la maladie rétinienne via IA avec l’université de Hong Kong

    Ping An International Smart City Technology (PAISCT), filiale du géant chinois Ping An Insurance, conclut un accord de recherche avec le Medical Artificial Intelligence Lab Program (MAIL) du département de radiologie diagnostique de l’université de Hong Kong (HKU) afin de faire évaluer cliniquement son système de dépistage de la maladie rétinienne via tomographie par cohérence optique, basé sur intelligence artificielle (AI OCT). 

    Plus précisément, la solution fonctionne par le biais d’un logiciel d’analyse, qui apprend de lui-même au fil des données fournies par des experts cliniques (machine learning), d’une technologie d’imagerie multimodale par tomographie par cohérence optique (OCT) et d’une photographie couleur du fond d’œil.

    Selon l’accord, dont la signature a été annoncée le 30 mai 2019 par communiqué, le projet de recherche s’étendra de mai 2019 à avril 2020. Ce dernier implique le recrutement initial de 500 patients, avec par la suite un recrutement en continu de patients volontaires.

    Dans ce cadre sera collecté l’ensemble des données générées par les outils développés par PAISCT, qui fournit des modèles d’IA pour réaliser des dépistages et générer des rapports. Le MAIL sera quant à lui responsable de la conception, de la mise en œuvre et de l’analyse des études cliniques, qui seront dirigées par le Pr Michael D. Kuo, directeur du programme (MAIL).

    Un nouveau projet marquant l’intérêt de Ping An pour la e-santé

    Le groupe Ping An investit de plus en plus dans le secteur de la santé numérique, et notamment de l’IA médicale.

    Parmi ces dernières actions sur le marché figurent :

    • la signature en novembre 2018 d’un partenariat stratégique entre Ping An Healthcare and Technology (ou Ping An Good Doctor), première plateforme numérique chinoise de l’écosystème de la santé, et la Chinese Nutrition Society (Société chinoise de nutrition) :
      • l’entreprise participera à l’élaboration de la première norme nationale sur les substituts de repas élaborée par la société chinoise, qui vise à promouvoir le développement normalisé du marché ;
    • la conclusion d’un protocole d’accord entre Ping An Good Doctor et le Bangkok Dusit Medical Services (BDMS), le plus grand réseau de soins en Thaïlande :
      • les deux géants des services médicaux intégreront et échangeront leurs ressources médicales en ligne et hors ligne et fourniront des services de soins uniques à des millions de patients chinois, indique un communiqué publié en novembre 2018.

    Ping An Good Doctor améliore la capacité de son supercalculateur

    Plus récemment, en février 2019, Ping An Good Doctor a annoncé avoir amélioré la capacité de son supercalculateur.

    Le système dispose d’un processeur parallèle capable de traiter d’énormes quantités de données en peu de temps, améliorant ainsi l’efficacité de sa R&D en intelligence artificielle (AI) et accélérant la vitesse des applications basées sur l’IA.

    À l’avenir, le groupe utilisera l’outil pour développer davantage d’applications de technologie médicale basées sur l’intelligence artificielle et maintenir ses capacités d’innovation.