Instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle
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Tour de France de la e-santé : 17 étapes programmées de septembre 2019 à février 2020 (DNS – Asip)
La première étape du « tour de France de la e-santé » est prévue le 5 septembre 2019 à Lille, indique l’Asip Santé, qui deviendra prochainement l’Agence du numérique santé (ANS). 16 autres étapes ont été planifiées jusqu’au 6 février 2020 dans le cadre de cet événement, piloté par Dominique Pon et Laura Létourneau, respectivement responsable et déléguée ministériels du numérique en santé au sein de la nouvelle délégation ministérielle du numérique en santé (DNS).
Ce tour de France est une initiative annoncée par la ministre Agnès Buzyn lors de la présentation de la feuille de route du numérique en santé en avril. Il vise à présenter la politique nationale en matière de e-santé, à débattre de sa mise en œuvre et à mobiliser les différents acteurs partout en France (professionnels, industriels, start-ups, représentants d’usagers, etc.).
« Les territoires sont en demande, ils souhaitent débattre de la stratégie nationale et analyser comment leurs projets locaux peuvent s’imbriquer avec elle », commente l’Asip (APM). Les discussions avec les agences régionales de santé (ARS) ont commencé en « avril-mai », précise l’agence, ajoutant travailler aussi avec les Grades.
Les matinées des 17 points régionaux seront dédiées à une conférence plénière sur la stratégie nationale. La région où aura lieu l’événement sera ensuite invitée à présenter ses initiatives locales en e-santé.
Par ailleurs, des points presse pour « valoriser les expériences locales » seront proposés au moment du déjeuner et des rencontres entre les représentants ministériels de la stratégie nationale en e-santé et l’écosystème local seront organisées les après-midis.Il sera possible de suivre ce tour de France sur le site internet de l’Asip, esante.gouv.fr, via une rubrique « Ma Santé 2022 » dédiée et sur le compte Facebook de l’agence, où seront diffusées en direct des plénières.
Inviter les régions à débattre sur la doctrine technique du numérique en santé
« Il était indispensable d’organiser ce tour de France pour voir aussi comment les territoires réagissent à cette stratégie nationale et mettre fin aux préjugés qui persistent des deux côtés (national et local), indique l’Asip Santé. L’idée est de se confronter à la réalité du terrain et nous espérons aussi avancer concernant l’informatique dans le médico-social. »
« Proposer une trajectoire à l’ensemble des acteurs de la e-santé »
Dans le cadre de ce tour, les régions pourront également débattre sur la future doctrine technique du numérique en santé, précise l’agence. Lors de la présentation de la feuille de route nationale en avril, Agnès Buzyn avait rappelé l’importance de l’élaboration de la doctrine technique du numérique en santé, accompagnée d’un schéma d’architecture cible « afin de poser un cadre de référence et de proposer une trajectoire à l’ensemble des acteurs de la e-santé en France ». la DNS, l’ANS et le Conseil du numérique en santé (CNS) sont chargés de ce dossier.
Le schéma d’architecture dont il est question doit être soumis à « concertation publique » en septembre et être publié en décembre.
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Étude : le numérique et l’IA sont une opportunité pour seulement 50 % des patients français (Nature)
Des chercheurs français du centre d’épidémiologie clinique de l’Hôtel-Dieu (AP-HP) ont mené l’enquête afin de savoir comment les patients percevaient l’utilisation du numérique et de l’intelligence artificielle (IA) dans la santé. Les résultats de leur étude*, publiée le 14 juin 2019, dans Nature Digital Medicine mettent en évidence des avis mitigés. Seulement 50 % des patients ont estimé que le développement d’outils numériques et de l’IA dans les soins constituait une opportunité importante et 11 % l’ont considéré comme un danger.
Face au « battage médiatique » sur l’IA
Les dispositifs de surveillance biométrique portables et l’intelligence artificielle (IA) permettent de mesurer et d’analyser à distance les données des patients en temps réel. Ces technologies ont le potentiel d’améliorer le diagnostic, de prévoir l’efficacité d’un traitement, d’anticiper des rechutes, d’identifier des profils à risques… Les applications sont multiples. Et la pertinence et l’efficacité de ces dispositifs sont en phase d’évaluation.
De nombreuses études sont menées dans ce sens. Par ailleurs, « ces nouvelles technologies ont généré beaucoup de battage médiatique mais leur efficacité dans le monde réel dépendra de l’assimilation des patients », estiment des chercheurs français du centre d’épidémiologie clinique de l’Hôtel-Dieu (AP-HP). Or, les études sur les opinions des patients sur le numérique et l’IA dans la santé sont rares et souvent réalisées dans des contextes spécifiques, empêchant la généralisation des résultats.
Une étude française sur la perception des patients
Les auteurs de l’étude ont inclus 1 183 patients atteints de maladies chroniques (diabète, maladies rhumatologiques, neurologiques, cancer…), issus de la cohorte Compare (Communauté de patients pour la recherche), un projet de science citoyenne.
Premièrement, les patients ont évalué leur perception de l’utilisation de ces nouvelles technologies en répondant à 2 questions structurées : « Pensez-vous que l’utilisation croissante des technologies numériques et de l’IA dans les soins est une opportunité / un danger ? ». Ils étaient invités à donner une note de 0 (aucune opportunité) à 10 (grande opportunité). Ensuite, les patients ont complété leurs évaluations numériques par des commentaires ouverts.
Dans un deuxième temps, les patients ont évalué l’intérêt d’utiliser les nouvelles technologies dans des situations concrètes. Pour chacune des situations, les participants devaient dire « s’il y avait la preuve scientifique » que la nouvelle intervention serait équivalente ou meilleure que le traitement standard actuel et s’ils accepteraient d’y avoir recours pour leurs propres soins.
Les 4 situations évaluées étaient :
- l’utilisation de photographies de la peau des patients et de l’IA pour dépister le cancer de la peau plutôt que les traitements avec un dermatologue ;
- des capteurs portables pour un suivi et une analyse en continu et en temps réel des données collectées par AI pour prédire les poussées de ses affections chroniques plutôt que le suivi habituel ;
- une chemise intelligente et une IA pour guider la thérapie physique plutôt que les visites à un physiothérapeute ;
- un chatbot d’IA pour aider les patients à déterminer l’urgence de leurs problèmes plutôt que d’appeler un numéro de téléphone d’urgence.
Les résultats de leur étude ont été publiés le 14 juin 2019 dans Nature Digital Medicine.
Résultats : la crainte de la déshumanisation
- 50 % ont déclaré utiliser des outils de santé en ligne ou de santé mobile.
- 47 % des participants considéraient les dispositifs de surveillance biométrique et l’IA comme une excellente opportunité.
- 47 avantages potentiels ont été identifiés : améliorer leur suivi et la réactivité des soins (55%), réduire le poids du traitement (23 %) ou faciliter le travail des médecins (par exemple, en automatisant des tâches répétitives) (21 %).
- 11 % considéraient les dispositifs numériques et l’IA comme un grand danger.
- 31 risques potentiels ont été identifiés : remplacer de manière inadéquate l’intelligence humaine dans les soins (28 %), représenter des risques sérieux de piratage informatique (13%) ou conduire à une utilisation abusive des données personnelles des patients par des soignants, des compagnies d’assurance, etc.
- 20 % des participants ont estimé que les avantages potentiels de la technologie l’emportaient largement sur ses dangers potentiels alors que seulement 3% estimaient que les aspects négatifs l’emportaient sur les avantages potentiels.
- 35 % des patients refuseraient d’intégrer au moins une intervention existante ou prochainement disponible.
Non aux soins automatisés
Ces résultats très détaillés montrent que les patients pensent intuitivement que l’IA devrait aider les cliniciens à « prévoir » les résultats mais que les décisions, les actions et les recommandations doivent rester une tâche humaine. La crainte de la déshumanisation des soins est donc très présente.
Il apparaît ainsi, dans le cadre de cette étude, que les patients ne sont pas prêts pour des soins entièrement automatisés. » Pour tirer pleinement parti de ces interventions, les fabricants d’appareils, les cliniciens prescripteurs, les organismes de soins et les autorités de réglementation devront prendre en compte les avantages, ainsi que les risques perçus, déclarés par les patients », concluent les auteurs.
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USA : la Chambre des représentants vote en faveur d’un identifiant patient unique au niveau national
La Chambre des représentants américaine adopte l’amendement bipartisan présenté par Bill Foster (démocrate, Illinois) et Mike Kelly (républicain,Pennsylvanie), qui prévoit d’autoriser un financement fédéral pour un identifiant patient unique au niveau national. Ce vote, qui a eu lieu le 12 juin 2019, a été acquis par 246 voix contre 178 lors de l’examen du projet de loi de financement des ministères de la Santé et du Travail (Labor-HHS Appropriations bill). S’il est confirmé par le Sénat, cet amendement mettra fin à une interdiction établie depuis 20 ans.
Les partisans d’un tel identifiant estiment qu’il permettra de lutter efficacement contre les erreurs d’identification et les erreurs médicales. La loi HIPAA de 1998 qui normalise la gestion des données de santé prévoyait initialement la création de cet identifiant mais le Congrès avait amendé le texte l’année suivante pour l’interdire, invoquant des raisons de confidentialité (Public Law 105-277, Sec. 516).
Le représentant Bill Foster a déclaré lors de son intervention devant la Chambre que « des milliers d’Américains [étaient] morts après que le mauvais médicament [avait] été administré au mauvais patient, ou parce que leur dossier médical était erroné ou incomplet » du fait de l’impossibilité de fusionner les données issues de systèmes différents. Selon lui, « des milliers d’heures de travail ont été perdues à tenter d’établir si tel patient était le même que tel autre au nom orthographié autrement, ou ayant récemment déménagé, ou identifié sous un nom de jeune fille ». Il estime qu’un identifiant unique permettrait également de lutter contre la crise des opiacés que traversent actuellement les États-Unis, en évitant le « shopping médical » des personnes dépendantes à ces substances.
Les erreurs d’identification coûteraient en moyenne 17,4 M$ (15,5 M€) par an à un établissement de soins
Un collectif de 27 organisations mené par l’American Health Information Management Association (AHIMA) a publié le 11 juin une lettre ouverte aux représentants, rapportant que les erreurs d’identification coûtaient 17,4 millions de dollars US (15,5M€) par an en moyenne à un établissement de soins, du fait des pertes de revenus et des demandes de remboursement refusées.
Le texte souligne que l’administration fédérale emploie déjà des identifiants patient uniques pour les personnels militaires, les anciens combattants ainsi que pour les personnes âgées au sein du système Medicare.
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AAC : la Mutualité française lance la 4ème édition de son prix de l’innovation (deadline : 31/07/19)
La Mutualité française lance en partenariat avec la société Care Insight la 4ème édition du prix « innovation mutuelle ». 3 lauréats seront récompensés à l’issue de cet appel à candidatures (AAC). Ils bénéficieront d’une dotation financière et auront l’occasion de gagner en notoriété auprès des acteurs du monde mutualiste, de professionnels et décideurs de la santé mais aussi du grand public.
La remise des prix aura lieu lors des Journées de rentrée de la Mutualité, qui se tiendront les 25 et 26 septembre 2019 à Nancy. Ils seront décernés dans les catégories suivantes :
• innovation technologique en matière de santé ;
• innovation organisationnelle en matière de santé ;
• coup de cœur des Journées de rentrée (catégorie regroupant les 2 précédentes) : le lauréat sera désigné parmi 3 candidats présélectionnés par le jury, à l’issue du vote des mutualistes, par le biais d’une application mobile dédiée.Les candidatures, ouvertes jusqu’au 31 juillet 2019, sont à effectuer par le biais d’un formulaire en ligne disponible via ce lien.
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De BP6 à BP7 : modernisation de la charte de bonnes pratiques pour les SI de santé
La charte BP6 de bonnes pratiques des systèmes d’information de santé va devenir la charte BP7 afin d’être plus adaptée au développement du numérique en santé. Cette actualisation du texte a été annoncée fin mai 2019 lors de la Paris Healthcare Week (PHW) par les fédérations d’établissements hospitaliers et médico-sociaux et les institutions représentatives des industriels, précisant que de nouveaux signataires seront intégrés prochainement.
En 2012, 6 fédérations ont signé la charte BP6 : la FHP, la Fehap, la FHF, l’Asinhpa, Lesiss et Syntec Numérique. Elles ont été rejointes en 2016 par le Snitem.
Centrée initialement sur la notion d’interopérabilité, la charte se modernise en 2019 pour intégrer des articles sur le RGPD, la certification « hébergeurs de données de santé » (HDS), le devoir de conseil des fournisseurs vis-à-vis des établissements et les enjeux de la gestion de projet dans une démarche qualité. D’autres fédérations devraient prochainement rejoindre les signataires.BP6 : une charte pour mieux identifier les besoins
L’évolution rapide et d’ampleur des systèmes d’information de santé oblige au renforcement de la relation de confiance entre fournisseurs et utilisateurs. Dans cette idée, en 2012, des fédérations hospitalières et d’éditeurs ont signé la charte BP6 de bonnes pratiques pour les systèmes d’information de santé entre « donneurs d’ordres » et prestataires spécialisés. Les « donneurs d’ordres » sont les établissements de santé, sanitaires ou médico-sociaux, les laboratoires, les centres de radiologie et les autres structures passant des appels d’offres ou lançant des consultations sur leur système d’information de santé.
La charte BP6 visait l’amélioration des relations entre eux, en s’appuyant sur une meilleure définition des besoins, une précision des réponses des prestataires, et un suivi accru des actions menées sur le terrain. De plus, un dispositif, de préférence porté par l’association Interop’Santé ou de l’Asip, permet la recherche de solutions en cas de difficulté de mise en œuvre, notamment pour la résolution des cas d’absence d’interopérabilité.
Encadrer l’interopérabilité
L’interopérabilité était au centre de cette première charte. Les fédérations se sont engagées dans une démarche d’encadrement de la relation commerciale, à commencer par la mise en œuvre de l’interopérabilité, conformémement au cadre d’interopérabilité établi par l’Asip Santé et au « Guide d’interopérabilité des établissements de santé » émis par Interop’Santé.
En 2016, le Snitem rejoint les signataires initiaux et les fédérations hospitalières publient officiellement des recommandations auprès de leurs adhérents pour veiller à ce que les prestataires retenus comme fournisseurs des différentes briques de leur SIHSIH soient signataires de la charte.
De BP6 à BP7 : une évolution avec le déploiement des innovations techno, organisationnelles et réglementaires
Par nature, une telle charte est évolutive avec l’arrivée d’innovations technologiques, organisationnelles, réglementaires. Les nouvelles technologies sont actuellement l’un des enjeux centraux de l’organisation des soins, de l’amélioration du parcours de santé et de la gestion administrative et structurelle des établissements. Les fédérations ont donc annoncé fin mai 2019 une modernisation de la charte, qui devient « BP7 », avec l’intégration prochaine de nouveaux signataires.
Le nombre d’acteurs impliqués dans le numérique en santé croît en continu. Les projets liés aux systèmes d’informations se complexifient. Des données sont engendrées en masse et la règlementation évoluent. La nouvelle charte intègre donc des engagements sur la prise en compte du RGPD, sur la certification hébergeur de données de santé, qui remplace la démarche d’agrément, et sur leurs conséquences dans la relation contractuelle entre les acteurs, les obligations des fournisseurs.
L’importance de la gestion de projet
« Aujourd’hui, lors du déploiement d’un projet, les licences vont compter pour 20 % des moyens et les services qui accompagnent la gestion de projet pour 80 % mais avec l’essentiel des problématiques (conduite de changement, paramétrage, formation avant le déploiement et après, l’accompagnement), » explique Aissa Khelifa, de Lesiss.
Parmi ces obligations, les signataires insistent sur le devoir de conseil dans le cadre de la gestion de projet, pour mettre la qualité au cœur des relations commerciales et du cadrage des projets déployés pour un établissement. La charte devrait donc améliorer la compréhension, par l’ensemble des acteurs, de cette culture globale face à l’ensemble de ces services.
« Les compétences des chefs de projet s’enrichissent. Le premier enjeu de la relation est donc de définir, en tant que client, ce que l’on attend, pour trouver un accord contractuel équilibré et contractuel, selon et des besoins spécifiques de chaque établissement », conclut Cyrille Politi, délégué à la protection des données à la FHF.
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Le CHRU de Nancy s’équipe d’une solution de surveillance basée sur l’IA en partenariat avec Philips
Le CHRU de Nancy va s’équiper d’Intellivue Guardian, une solution de surveillance basée sur l’intelligence artificielle (IA) développée par Philips, pour permettre la détection précoce des signes de détérioration chez les patients hospitalisés en unités de soins conventionnels.
Ce dispositif est le premier projet du partenariat en IA conclut en novembre 2018 entre le centre hospitalier et l’entreprise néerlandaise. Cette alliance « s’inscrit dans la durée avec de nombreux projets d’innovation à venir », indique David Corcos, président de Philips France, dans un communiqué diffusé le 14 juin 2019 par le CHRU. Un premier déploiement est prévu au mois de juillet 2019 au sein de l’unité de post-urgences polyvalente (39 lits) de l’établissement.
Identifier au bon moment les patients à risques
Avec IntelliVue Guardian, Philips propose un système permettant aux professionnels de santé d’identifier au bon moment les patients à risques pour leurs garantir une intervention rapide.
La solution est composée :
- d’une suite de logiciels avec un algorithme prédictif anticipant les éléments à risques chez le patients ;
- d’objets connectés pour simplifier la surveillance des signes vitaux ;
- de scores d’alertes ;
- d’un système de notification permettant d’avertir les médecins le plus rapidement possible.
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AAP Chaires de recherche et d’enseignement en intelligence artificielle (ANR) – deadline : 01/07/19
L’Agence nationale de la recherche (ANR) est à l’origine d’un appel à projets « Chaires de recherche et d’enseignement en intelligence artificielle », ouvert jusqu’au 1er juillet 2019 à tous les chercheurs français ou étrangers, quelle que soit leur nationalité, accueillis ou susceptibles de l’être par un laboratoire d’organisme de recherche et de diffusion de connaissance français. Cet appel porte sur toutes les thématiques de recherche en IA, dont la santé, et peut inclure des activités allant jusqu’au développement expérimental.
Il est lancé dans le cadre du programme national IA, initié à la suite de la journée de débats « AI for Humanity » qui s’est tenue à Paris le 29 mars 2018. Ce programme vise à ce que les meilleurs talents choisissent de s’établir durablement en France et puissent, à leur tour, former les futures générations de chercheurs et professionnels en intelligence artificielle, dans des métiers qui restent à imaginer.
Les projets doivent être déposés sur le site internet de soumission de l’ANR (lien disponible sur le site de l’ANR dans la page dédiée à l’appel dont l’adresse est indiquée page 1) avant la clôture de l’appel, soit le 1er juillet 2019 à 13 heures, heure de Paris.La santé, domaine applicatif de l’IA identifié comme stratégique
L’appel « Chaires IA » est ouvert à toutes les thématiques de recherche en IA, dont la santé, domaine applicatif de l’IA identifié comme stratégique par la France.
Les chaires mises en place auront pour mission de développer la recherche, la formation et l’innovation en IA.
Moyens attribués
L’établissement d’accueil de la chaire doit être un laboratoire d’organisme de recherche et de diffusion de connaissance en mesure de recevoir le financement de l’Agence nationale de la recherche (ANR) au titre de l’appel à projets. Le laboratoire d’accueil de la chaire ne peut pas appartenir à un institut 3IA.
La durée de la chaire est de 4 ans. Le financement de chaque chaire sera construit sur la base suivante :
- au moins 50 % des moyens venant de l’établissement d’accueil ou d’un co-financeur en apport en numéraire, salaire des personnels titulaires, mises à disposition de plateforme ou équipement ou co-financements acquis ;
- au maximum 50 % en soutien apporté par le programme national IA (financement ANR via cet appel à projets).
Les postulants sont invités à présenter des projets qui justifient une subvention de l’ANR pour des montants compris entre 400 000 et 600 000 euros en fonction de l’ambition du projet, du profil du candidat ou de la candidate et de son pourcentage d’implication (échelonné sur 4 années).
Dossier de soumission et évaluation des propositions
Une proposition est soumise par un coordinateur scientifique (futur titulaire de la chaire).
Le dossier de candidature est composé des éléments suivants :
- un formulaire à compléter en ligne ;
- un document descriptif à déposer sur le site de soumission ;
- le curriculum vitae du futur titulaire de la Chaire saisi en ligne ;
- une annexe réunissant les lettres d’engagement des co-financeurs.
L’Agence nationale de la recherche organise le processus de sélection en impliquant un comité d’évaluation scientifique qui a pour mission d’évaluer les propositions et de les classer les unes par rapport aux autres. Il est composé de membres français ou étrangers des communautés concernées, issus de la sphère publique ou privée.
Les critères d’évaluation sont les suivants :
- qualité du candidat ou de la candidate (réalisations au-delà de l’état de l’art,capacité à proposer et à mener des recherches novatrices, pensée critique, créatrice et autonome, sens des responsabilités, contribution à des activités d’enseignement) ;
- excellence scientifique, originalité et perspectives du projet ;
- méthodologie et qualité de la construction du projet ;
- adéquation projet – moyens / Faisabilité du projet ;
- intérêt du projet pour la stratégie de recherche de la structure d’accueil (laboratoire,organisme de recherche et de diffusion des connaissances et/ou établissement) ;
- pertinence de la proposition au regard du Programme national de recherche en IA ;
- impact global du projet, opportunités socio-économiques fournies par la proposition de projet (potentiel de valorisation, renforcement de la compétitivité,etc.).
Contacts
- Chargé de projet scientifique :
- Vincent Rapp vincent.rapp(at)anr.fr ;
- +33 1 73 54 81 59
- Responsable scientifique :
- Frédéric Precioso frederic.precioso(at)anr.fr ;
- +33 1 73 54 82 01
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IVDR
In vitro diagnostic medical device regulation (règlement européen relatif aux dispositifs médicaux de diagnostic in vitro)
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Zava lève 32M$ (28M€) pour déployer sa plateforme de télémédecine en Europe, et notamment en France
La start-up britannique Zava, qui développe une plateforme de télémédecine, réalise un tour de table de 32 millions de dollars US (28,4M€) mené par HPE Growth, société de capital investissement.
Grâce à ce financement, annoncé le 14 juin, Zava souhaite dans un premier temps déployer sa plateforme à l’échelle européenne en commençant par la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, pour, dans un second temps, élargir son champ d’action dans des pays en dehors de l’Europe.
La start-up propose des consultations sous forme d’interactions écrites : le patient répond à un questionnaire en ligne portant sur ses symptômes, qui va permettre, en fonction des réponses données, d’établir une liste de traitements. Cette méthode vise à faire gagner du temps aussi bien au médecin qu’au patient lui même.
La société revendique à son actif plus de 3 millions de téléconsultations réalisées, dont 100 000 patients mensuels issus du Royaume-Uni, de France, de l’Allemagne, de l’Autriche, de la Suisse et de l’Irlande.