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  • Aide à la décision thérapeutique : Nehs déploie des chatbots basés sur IA avec la start-up BOTdesign

    Nehs et la start-up toulousaine BOTdesign, qui développe des robots conversationnels (chatbots) intelligents en milieu hospitalier, signent un partenariat pour proposer une offre numérique visant à simplifier et à sécuriser les échanges d’informations de santé entre professionnels mais aussi entre professionnels et patients.

    En s’associant à BOTdesign, le groupe mutualiste souhaite étoffer son offre en déployant des chatbots basés sur l’intelligence artificielle (IA) afin de faciliter l’aide à la décision thérapeutique et médicale. L’idée est de proposer une offre de santé plus personnalisée pour accompagner les clients de Nehs « partout où ils se trouvent et leur proposer des solutions au plus près de leurs attentes, explique la société dans un communiqué publié le 2 juillet 2019. Grâce au savoir-faire de BOTdesign, l’[IA] permet de personnaliser la relation-client, d’avoir un contact permanent avec eux [et] d’anticiper leurs besoins afin d’y répondre au mieux et en temps réel. »

    Nehs mise sur le numérique

    Les services digitalisés de Nehs s’articulent en 3 domaines d’activité :

    • imagerie médicale : couvre le workflow complet de l’acquisition des images, avec diverses modalités dont un scanner, à leur traitement par le biais d’un RIS/PACS et leur diffusion avec des solutions d’échange et de partage sécurisée des images médicales ;
    • e-santé et parcours : propose des solutions territoriales de télé-santé, de la télémédecine à la télé-expertise, en passant par la télé-interprétation ;
    • hospitality & services : propose des services aux patients et à leurs aidants, de la chambre en unité de soins jusqu’au domicile.

    MAX : le hub médical sécurisé de BOTdesign

    BOTdesign a déployé en 2 ans des chatbots dans 8 spécialités médicales. La start-up a par ailleurs développé un hub médical sécurisé, baptisé « MAX » (« Medical Assistant Experience »), « le tout-en-un du soignant pour lui permettre d’optimiser sa gestion quotidienne de sa file active », indique Nehs (communiqué).

    MAX est composé :

    • d’une messagerie instantanée avec possibilité de réaliser des visioconférence pour les téléconsultations ;
    • d’un dashboard avec alertes intelligentes fondées sur des algorithmes médicaux validés ;
    • de modules de gestion des rendez-vous médicaux et de contenus thérapeutiques avec les patients ;
    • de chatbots intégrant de la compréhension du langage naturel (NLU).

    Le hub est interopérable et hébergé en HDS (sécurisation du transfert et du stockage de données en santé). 

  • Hôpital du futur : le CHU de Nantes ouvre un entrepôt de données de santé pour une médecine 4P

    Le CHU de Nantes s’est équipé d’un entrepôt de données de santé pour gérer 2,3 millions de dossiers patients, 16 millions de documents et plus de 50 millions de données. Cet investissement s’inscrit dans le cadre d’un projet commun aux Hôpitaux universitaire du Grand Ouest, indique l’établissement dans un communiqué publié le 26 juin 2019. L’objectif est que les chercheurs puissent exploiter les données cliniques afin d’améliorer les soins et les traitements délivrés aux patients.

    Un entrepôt de données de santé permet de regrouper sur une même base les données administratives, sociales et médicales des dossiers informatisés de patients pris en charge au CHU. « Il s’agit donc de données produites et collectées à l’occasion des soins et réutilisées à des fins de recherche, explique l’hôpital nantais. Les recherches réalisées utilisent a posteriori ces données recueillies et ne nécessitent donc aucune participation active du patient. »

    En se dotant d’un tel outil, l’établissement nantais vise à participer à la progression de la médecine actuelle « pour l’amener vers une médecine du futur », qui pourra se baser sur l’usage de technologies comme l’intelligence artificielle (IA), le but étant notamment de parvenir à une médecine 4P (prédictive, préventive, personnalisée et participative).

    En ce qui concerne la sécurité, l’entrepôt de l’hôpital et ses règles d’exploitation ont été officiellement autorisés en juillet 2018 par la Cnil, « reconnaissant que les garanties mises en place par le CHU de Nantes en termes de sécurisation, [de] traçabilité et [de] transparence des données de santé étaient satisfaisantes », note l’établissement. Un service nommé « la clinique des données » est, entre autres, garant d’une utilisation éthique et confidentielle des données. Il est notamment composé de 5 épidémiologistes/data scientists.

    Un entrepôt de données pour une médecine 4P

    Le but est de parvenir, à terme, à une médecine 4P, soit :

    • à une médecine prédictive et préventive : meilleure identification des populations à risque pour cibler le déploiement des programmes de prévention ;
    • à une médecine personnalisée : mutualisation de l’ensemble des données disponibles pour évaluer chaque cas précis et prendre des décisions mieux appropriées au patient ;
    • à une médecine participative : certaines données de santé sont générées par les patients eux-mêmes par le biais d’outils en ligne ou des objets connectés. « L’implication des patients dans le suivi du traitement de leur pathologie est primordiale », note le CHU de Nantes.

    Un entrepôt en conformité avec le RGPD

    En conformité avec le RGPD, l’entrepôt de données de santé de l’établissement nantais a fait l’objet d’une « analyse de risque minutieuse, en lien étroit avec la Cnil », qui a constaté les garanties suivantes :

    • sécurité informatique : l’entrepôt est hébergé sur un serveur sécurisé du CHU de Nantes (aucun accès possible de l’extérieur) ;
    • seule une équipe « réduite et formée », localisée dans un service baptisé « la clinique des données » a accès à l’ensemble de l’entrepôt : « elle est le tiers de confiance entre les données des patients et les utilisateurs, et est garante d’une utilisation éthique et confidentielle des données », précise l’établissement ;
    • les utilisateurs chercheurs n’ont accès qu’aux données « strictement nécessaires » à leur recherche ;
    • les données, si elles ont besoin d’être extraites de l’entrepôt, sont anonymisées.

    Les patients peuvent s’opposer à l’utilisation de leurs données en recherche

    Depuis le mois d’avril 2018, chaque patient est informé de la possible utilisation de ses données à des fins de recherche par l’intermédiaire d’un document qui lui est transmis lors de son admission. Un contact lui permet d’exercer ses droits, notamment d’opposition.

    « Les patients soignés au cours de ces dernières années au CHU de Nantes qui souhaitent s’opposer à l’utilisation de leurs données en recherche doivent exprimer leur refus par mail à l’adresse suivante : vosdonneespersonnelles@chu-nantes.fr ; aucune justification n’est demandée et cela n’affectera en rien la prise en charge médicale ou le lien avec les soignants du CHU de Nantes », indique l’hôpital.

    Il précise que toutes les études effectuées à partir de l’entrepôt vont être publiées sur le site web du CHU de Nantes, dans la section recherche&innovations/entrepôt de données.

    5 épidémiologistes/data scientist dans l’équipe de la clinique des données

    L’équipe de la clinique des données est composée de :

    • 5 épidémiologistes/data scientists et vacations d’épidémiologistes/biostatisticiens du CHU ;
    • 1 informaticien/data manager en cours de recrutement.

    Avec, en soutien par la direction de la recherche :

    • 1 chef de projet informatique et 1 médecin du CIC 1413 en support et par les services numériques territoriaux : une équipe de 4 personnes.
  • Life Medical Control et SameSame rejoignent l’incubateur e-santé de Boehringer Ingelheim

    Life Medical Control et SameSame font partie des 3 sociétés sélectionnées par le laboratoire pharmaceutique Boehringer Ingelheim pour rejoindre la deuxième promotion de start-ups installées au sein de son incubateur de santé digitale Synapse, créé en janvier 2019 à Lyon en collaboration avec le réseau d’incubateurs IKubator.

    2e promotion pour l’incubateur e-santé Synapse de Boehringer Ingelheim: Neurocoach et Gong retenus

    Les 3 lauréats, dévoilés par le groupe le 25 juin 2019, sont :
    • Life Medical Control : société issue du CHU de Saint-Étienne qui a développé la solution « NeuroCoach » pour le dépistage primaire de risque d’AVC ;
    • SameSame : développe Gong, une solution de communication pour personnes aphasiques co-construite par les orthophonistes, les patients et les aidants ;
    • Arioneo : propose des solutions d’analyse de la performance et de la santé des chevaux athlètes.

    Les 3 start-ups de la première promotion s’apprêtent à quitter l’incubateur. Il s’agit de Lili Smart , qui propose une solution connectée d’assistance aux personnes en perte d’autonomie, de Medeo, qui offre une plateforme interconnectée dédiée aux professionnels de santé, et de Tibot, qui développe un robot pour l’aviculture.

    3 start-ups retenues sur une trentaine de dossiers étudiés

    Retenues après l’étude d’une trentaine de dossiers, les sociétés lauréates de la deuxième promotion répondent toutes les 3 aux critères du comité de sélection : « qualité des équipes, chiffre d’affaires, business plan et business model cohérents, concept en phase avec les activités santé humaine ou santé animale de Boehringer Ingelheim, et surtout perspectives de liens stratégiques ou commerciaux avec le groupe », indique le laboratoire pharmaceutique.

    Une trentaine d’experts chargés d’accompagner les lauréats

    L’incubateur Synapse de 150 m² est installé dans de l’immeuble Boréal, siège de la filiale française de Boehringer Ingelheim, au sein du Biodistrict Lyon-Gerland.

    Le groupe allemand a mis à la disposition des start-ups des moyens structurels (espaces dédiés, postes de travail, salles de réunion…) ainsi qu’une trentaine d’experts chargés d’accompagner les entrepreneurs dans leur stratégie de développement.

  • USA : des Apple Stores commencent à commercialiser les glucomètres connectés One Drop

    Après avoir vendu des glucomètres connectés One Drop par le biais de son site web, Apple commence à commercialiser ces mêmes produits dans certains de ses stores physiques. La nouvelle a été annoncée fin juin 2019 par CNBC. Il s’agit du seul dispositif dédié aux personnes atteintes de diabète vendu dans les magasins en ligne et physiques du géant américain.

    L’appareil One Drop fonctionne avec des applications complémentaires sous iOS (iPhone) et Watch OS (Apple Watch) pour suivre l’évolution de la glycémie. Les informations du glucomètre sont conservées dans une application dédiée ainsi que dans l’appli Health (Apple) du patient.

    Les utilisateurs bénéficient également d’un an de coaching via le programme One Drop, qui comprend des outils numériques pour le suivi de la prise de médicaments, de l’alimentation et de l’activité physique. Le kit One Drop coûte 69,95 dollars US, soit environ 61,70 euros.

    L’utilisateur du dispositif doit se piquer pour récupérer une goutte de sang pour qu’elle soit analysée par l’outil. Le géant américain travaille sur un dispositif invasif, capable de contrôler la glycémie de manière continue. Tim Cook, le P.-D.G. d’Apple, a indiqué que ses équipes étaient en train de tester un tel produit.

    Apple avait précédemment stocké le lecteur de glycémie de Sanofi pour iPhone, autorisé en 2012.

  • USA : la FDA signale une faille de sécurité affectant certaines pompes à insuline de Medtronic

    La société Medtronic procède au rappel de certains anciens modèles de sa pompe à insuline connectée MiniMed, en raison de failles de sécurité. La FDA, qui a révélé cette information dans un communiqué daté du 27 juin 2019, recommande aux patients utilisant ces appareils d’en changer pour un modèle plus récent, même sans avoir établi à ce jour qu’un patient ait pu subir un préjudice concret à cause de ces failles. Medtronic a identifié 4 000 patients susceptibles d’utiliser des pompes à insuline Minimed 508 et Minimed Paradigm, vulnérables à ce problème.

    Les risques potentiels sont liés à la communication sans fil entre les pompes à insuline MiniMed de Medtronic et d’autres dispositifs tels que les glucomètres, les systèmes de surveillance du glucose en continu ainsi que la télécommande et le dispositif USB CareLink utilisés avec ces pompes. L’autorité américaine redoute que les failles de sécurité identifiées dans le dispositif permettent à une personne autre qu’un patient ou un professionnel de santé de se connecter à une pompe MiniMed à proximité et d’en modifier les paramètres. Un pirate informatique pourrait ainsi administrer trop d’insuline à un patient, entraînant une hypoglycémie, ou interrompre l’administration d’insuline, engendrant une hyperglycémie et une acidocétose diabétique (accumulation d’acides dans le sang).

    « La FDA appelle les fabricants du monde entier à rester vigilants au sujet de leurs dispositifs médicaux, à surveiller et à évaluer les failles de sécurité potentielles, et à être proactifs en matière de communication sur ces vulnérabilités et les mesures correctives, déclare le Dr Suzanne Schwartz, responsable de l’Office des partenariats stratégiques et de l’innovation technologique de la FDA. Tout dispositif médical connecté à un réseau de communication, wifi, internet public ou personnel, peut présenter des risques de sécurité exploitables par des utilisateurs non autorisés », rappelle-t-elle, soulignant cependant que « l’utilisation accrue de la technologie sans fil et des logiciels dans les dispositifs médicaux permet également de proposer des soins plus sûrs, plus pratiques et plus rapides ».

  • Un patient « digne et détendu » via la chirurgie « J0 » et « debout » (Claire Daviron, Hospi Grand Ouest)

    « Nous parlons de « patient 3D », [c’est-à-dire d’un] « patient digne, debout et détendu » », explique à propos de la « chirurgie J0 » et de la « chirurgie patient debout » Claire Daviron, directrice des opérations et de l’innovation d’Hospi Grand Ouest, groupe hospitalier mutualiste implanté dans les Pays de la Loire et en Bretagne. Ces organisations sont plébiscitées par les patients et rendues possibles grâce à l’utilisation de solutions numériques, note la responsable.

    Interrogée par Health & Tech Intelligence, Claire Daviron décrit en détail ce projet d’Hospi Grand Ouest, qui réorganise le parcours des patients bénéficiant d’une prise en charge chirurgicale. Elle explique que cette initiative a été lancée après des visites organisées dans des hôpitaux du Danemark, où l’interopérabilité de tous les systèmes numériques de santé installés tant en ville que dans les établissements ont permis la mise en place d’organisations innovantes. En particulier, l’accueil du patient dans l’établissement le jour même de son intervention (« chirurgie J0 ») ainsi que son arrivée debout au bloc (« chirurgie patient debout ») se sont avérées des pratiques courantes dans ces établissements.

    Au retour de ces visites, la décision a été prise de mettre en place certaines des pratiques observées, notamment la chirurgie J0, dans un premier temps sur un site pilote (la clinique de la Sagesse à Rennes) puis au sein du groupe, indique Claire Daviron.
    Le projet a été financé par l’agence régionale de santé (ARS) de Bretagne, sélectionnée dans le cadre d’un appel à projet lancé en 2017 pour recenser des initiatives innovantes du point de vue de l’organisation des soins.

    L’arrivée debout au bloc : les patients enthousiastes mais une organisation à revoir

    Plus répandue et plus simple à organiser que la « chirurgie J0 » (accueil du patient le jour de son opération), l’arrivée debout du patient au bloc opératoire oblige toutefois à penser autrement. Si les patients sont unanimes pour valider cette pratique, les impacts sont multiples au niveau des professionnels des blocs, commente Claire Daviron.

    Introduire un regard extérieur dans un univers auparavant protégé implique de revoir les circulations des patients arrivant en marchant auprès du brancardier : éviter les vues sur les blocs ou de croiser les patients sortant de bloc. Le brancardier, debout auprès du patient, discute avec lui pendant son parcours depuis sa chambre ou son lieu d’arrivée. Le chirurgien et l’anesthésiste accueillent ainsi un patient autonome et éveillé.

    Cette organisation préserve la dignité du patient, note la directrice des opérations et de l’innovation d’Hospi Grand Ouest : une attention est portée à son habillage, il garde avec lui dentier, prothèses auditives, perruque… qu’il enlèvera au dernier moment.

    Le système d’information et les solutions de traçabilité sont les clés de la réussite de ce projet

    La réussite d’un tel projet repose donc sur la réorganisation et un suivi rigoureux des parcours et des flux : le système d’information et les solutions de traçabilité sont les clés, indique Claire Daviron. La réussite de cette organisation repose également sur l’aménagement des lieux, comme par exemple un petit espace dédié à l’entrée du bloc, sas ou salon, ou un lieu de stockage pour les solutions de transport des patients après la chirurgie.

    Chirurgie J0 : un SI interfacé avec la ville et les outils du patient pour une gestion en temps réel

    Le pas suivant est l’arrivée du patient dans l’établissement le jour même de son intervention (« chirurgie J0 »). Cette organisation nécessite la mise en place d’une Udac et d’un système d’information interfacé avec la ville et les outils du patient pour une traçabilité et une gestion optimale de ces flux temps réel, explique Claire Daviron.

    L’organisation de chirurgie J0 se fait au moment de la décision de l’intervention. Le patient reste décisionnaire du mode de sa prise en charge. Les critères d’exclusion ne sont pas fréquents : « Moins de 10 % des patients ne sont pas éligibles », précise la responsable.

    Parcours des patients : un jour de moins à l’hôpital

    Les patients réalisent leur consultation d’anesthésie ainsi qu’une consultation infirmière au sein de l’Udac une quinzaine de jours avant l’intervention. Cette consultation permet d’assurer l’amont de l’intervention (préparation, recommandations, suivi si nécessaire, questionnaires en ligne) ainsi que l’aval (en particulier l’organisation du suivi kinésithérapie et infirmier) et de familiariser le patient avec les lieux.

    Le matin de l’intervention, les patients arrivent à l’unité d’accueil chirurgical dans une salle d’attente dédiée à leur accueil. Ils y voient l’IDE et trouvent le vestiaire avec une tenue dédiée ainsi qu’une petite valise pour leurs effets personnels qui les suivra le long de leur parcours.

    L’attente se fait ensuite dans un petit salon puis ils partent à pieds au bloc. Une zone d’attente à l’entrée du bloc permet la gestion optimale de ce flux tendu. Après l’intervention, les patients récupèrent leurs effets personnels et peuvent soit rentrer chez eux, soit être hospitalisés dans un service qu’ils découvriront alors.

    Les patients restent un jour de moins à l’hôpital et sont moins stressés avant l’intervention, commente Claire Daviron.

    Pour mettre en place cette organisation, 2 axes majeurs sont à adresser :

    • la gestion des flux avec une optimisation nécessaire de l’utilisation des espaces ;
    • la gestion du parcours patient, avec la nécessité d’outils numériques de suivi du patient, en ville comme à l’hôpital.

    La gestion des flux doit être rigoureuse, pour que la prise en charge soit fluide d’un bout à l’autre, et que les interventions se déroulent sans accroc, note Claire Daviron. De plus, l’information donnée au patient et éventuellement aux accompagnants se doit d’être fiable (heure d’arrivée, déroulement).

    Un des challenges majeurs reste l’interopérabilité des systèmes d’information qui sont clés dans ces organisations, indique la responsable.

    Le service de coordination doit prendre en compte :

    • la régulation du bloc ;
    • la programmation centralisée des places au bloc et des lits dans l’établissement ;
    • les liens avec les parcours amont et aval, ce qui pose la question des interfaces entre DPI, DMP ou autres solutions utilisées par les patients ;
    • la traçabilité des patients pour un flux optimisé et temps réel.

    Premiers retours, un pilote en place

    La clinique de la Sagesse à Rennes est le site pilote en charge du POC (preuve du concept) : l’Udac existe, le projet est en phase de modélisation, avec un dimensionnement organisationnel en cours sur la gestion des flux et des parcours. L’évaluation est prévue pour la fin de l’été, annonce Claire Daviron.

    Si, pour les professionnels, ces organisations impliquent des changements culturels importants, les premiers retours des patients traduisent leur satisfaction.

    « Ainsi, nous attendons le retour de l’évaluation avec impatience, l’objectif étant un déploiement de cette organisation au niveau du groupe pour que tout patient puisse bénéficier de ces prises en charges », conclut la directrice des opérations et de l’innovation d’Hospi Grand Ouest.

  • Udac

    Unité d’accueil chirurgical

  • Innovation clinique : les HCL et Lyonbiopôle lancent un 3e AAP (deadline : 11/10/2019)

    Les Hospices civils de Lyon (HCL) et Lyonbiopôle donnent le coup d’envoi de leur troisième appel à projets (AAP) pour encourager la collaboration entre le monde hospitalier et les industriels. Lancé lors de la Journée « innovation clinique » organisé par le pôle de compétitivité le 27 juin 2019, cet AAP a pour objectif de rendre compétitifs et de soutenir financièrement (à hauteur de 100 000 euros) un ou deux projets hospitalo-industriels de développement d’une technologie de santé.
    Le dossier de candidature, téléchargeable via ce lien, est à remettre au plus tard le 11 octobre 2019.

    Le soutien apporté dans le cadre de cet appel vise à optimiser l’accès du produit à la commande publique ainsi que sa mise à disposition aux patients.

    Contact :
    • Hugo Veysseyre, chargé d’affaires PME et innovation clinique : hugo.veysseyre@lyonbiopole.com

    Objectifs

    • Rendre compétitifs et soutenir financièrement un ou deux projets hospitalo-industriels de développement d’une technologie de santé. « Ce soutien permettra d’optimiser l’accès du produit à la commande publique ainsi que sa mise à disposition aux patients », précise Lyonbiopôle sur son site web.

    En fonction des besoins du projet, évalués conjointement avec les porteurs, les HCL pourront mettre à disposition un soutien matériel et organisationnel :

    • conseil et accompagnement par le DRCI pour le montage d’études de recherche clinique ou médico économique ;
    • conseil et accompagnement de la direction des achats pour la commercialisation et l’étude de marché,
    • soutien financier des Hospices civils de Lyon (HCL) à hauteur de 100 000 euros au total pour l’ensemble de cet appel qui, en fonction de la contractualisation, pourrait notamment porter sur l’aide au financement des développements, à la réalisation des prototypes, à la réalisation d’une étude de recherche clinique ou médico-économique,
    • référencement national via le catalogue d’UniHA si la technologie est éprouvée, sous réserve d’une procédure de mise en concurrence ou de la possibilité, sur le fondement de dispositions spécifiques, pour UniHA de l’inscrire à son catalogue sans procédure de publicité et de mise en concurrence.

    Périmètre et éligibilité

    Typologie de projets ciblés et éligibles :

    • dispositif médical, incluant : biomatériaux, textile, dispositif médical implantable, diagnostic in vitro et objets connectés ;
    • à terme, le produit développé dans le cadre de ce projet doit viser le marquage CE médical ainsi qu’une commercialisation auprès des hôpitaux ;
    • les projets portant sur un médicament, un système d’information, un logiciel (incluant imagerie) ne seront pas éligibles à cet appel à projets.

    Consortium éligible

    • Une PME adhérente de Lyonbiopôle et un professionnel de santé des HCL (praticien ou paramédical) doivent a minima être les porteurs principaux du projet.

    Calendrier

    À l’issue de la date limite de dépôt des candidatures, une pré-sélection de dossiers sera effectuée. Seuls les candidats ayant été présélectionnés seront invités à présenter leur dossier lors d’une audition.

    • Date limite de dépôt des candidatures : 11/10/2019 ;
    • pré-sélection des candidatures par le comité : 12/11/2019 ;
    • audition des pré-sélectionnés par le comité de sélection : 03/12/2019.
  • Pharmacies d’officine : expérimentation de la télédéclaration du chiffre d’affaires aux ARS (décret)

    9 départements vont expérimenter cette année la télédéclaration du chiffre d’affaires des pharmacies aux agences régionales de santé (ARS). C’est l’objet du décret n° 2019-671 du 27 juin 2019 publié au Journal officiel du 29 juin, « relatif à l’expérimentation par les pharmacies d’officine d’un dispositif de télédéclaration de leur chiffre d’affaires global et détaillé auprès des agences régionales de santé ».  

    L’expérimentation aura lieu dans les départements de l’Yonne, de l’Eure-et-Loir, de Haute-Corse et de Corse-du-Sud, de l’Aisne, du Val-d’Oise, du Tarn, de la Mayenne, des Alpes-de-Haute-Provence. Sont concernées les pharmacies d’officines, hormis les pharmacies « mutualistes et de secours minières ».

    Il est prévu dans le décret que le pharmacien participant à l’expérimentation, sur information de l’ARS, s’identifie sur la plateforme de télédéclaration dédiée « au moyen de sa carte de professionnel de santé, et à défaut par des données permettant son identification ainsi que celle de sa pharmacie ». À charge pour les ARS de mettre en œuvre « un dispositif d’appui et d’accompagnement » pour les officines. Pour les pharmacies concernées, la date limite de déclaration du chiffre d’affaires est reportée du 30 juin au 30 août 2019.

    Il est annoncé qu’à l’issue de l’expérimentation, le 31 décembre 2019, « une évaluation sera restituée » par les agences régionales de santé concernées, portant notamment sur :

    le nombre de pharmacies ayant télédéclaré leur chiffre d’affaires, par département ;
    les modalités d’authentification à la plateforme des pharmaciens déclarants ;
    les demandes d’accompagnement formulées par les professionnels auprès du dispositif d’appui et de fonctionnement;
    les éventuelles difficultés techniques survenues ;
    le gain, pour les ARS, de temps de gestion des déclarations.

  • Étude : la mesure de la fréquence cardiaque par smartphone aussi précise qu’avec un ECG (Nature)

    Une large étude montre pour la première fois qu’un smartphone équipé d’un capteur de photopléthysmographie est capable de mesurer le rythme cardiaque avec le même degré de précision qu’un ECG traditionnel. Plus 65 000 personnes ont fourni plus de 3 millions de données sur une période de 3 ans. Les résultats de ces travaux, baptisés Health eHeart* et menés par des chercheurs de l’université de Californie, ont été publiés le 25 juin 2019 dans Nature Digital Medicine.

    L’enregistrement du rythme cardiaque, un outil précieux

    La fréquence cardiaque (FC) est un signe vital facilement disponible qui contient des informations pronostiques importantes. Cependant, sa mesure dans un contexte de soins, au cabinet ou à l’hôpital, n’est pas toujours très fiable. C’est ce que l’on appelle le fameux effet « blouse blanche ». Afin d’enregistrer une mesure la plus proche possible de la vraie vie, des appareils d’auto-mesure se sont développés. D’autant que la fréquence cardiaque prise en ambulatoire s’est avérée être un facteur de prédiction plus fort de la mortalité toutes causes confondues que la fréquence cardiaque au repos en clinique.

    Une très large étude sur 70 000 personnes

    Récemment, une technologie permettant de mesurer le rythme cardiaque sans le moindre contact s’est développée et des capteurs sont actuellement équipés de capteurs de photopléthysmographie. Et les patients veulent que les médecins les aident à interpréter les données de fréquence cardiaque recueillies par leurs appareils.

    Des chercheurs de l’université de Californie ont mis sur pied l’étude Health eHeart, une cohorte en ligne de type Framingham, pour comparer les mesures de la FC par smartphone via la photopléthysmographie à l’électrocardiogramme. Ils ont tout d’abord testé la technologie de photopléthysmographie sur smartphone auprès de 50 participants. Puis ils ont analysé 3 144 332 lectures de données d’un smartphone provenant de près de 70 000 personnes et ils les ont combinées avec des données de santé et démographiques sur ces patients. La moitié d’entre eux étaient en bonne santé mais ils souffraient surtout d’hypertension, d’hypercholestérolmie et d’artyhmie.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 25 juin 2019 dans Nature Digital Medicine.

    Résultats : le smartphone concurrence l’ECG

    • Les valeurs enregistrées via smartphone et grâce à une ECG avaient une très bonne concordance (0,9), avec une différence médiane de 2,7 battements par minute ;
    • La fréquence cardiaque variait beaucoup au cours de la journée (pics entre 5h et 17h), au cours de la semaine (moins élevée le week-end) et au cours de l’année (valeurs plus élevées en hiver) ;
    • Le fait d’être une femme, ou encore d’être origine hispanique ou d’avoir un IMC élevé était associé à une pression artérielle élevée.

    Des données en vie réelle pour la recherche

    Ces travaux démontrent que la fréquence cardiaque mesurée par smartphone grâce à la photopléthysmographie est fortement corrélé à celui de l’ECG de référence.

    « Cette étude fournit la première et la plus grande description de valeurs du rythme cardiaques réelles issues d’un smartphone », notent ses auteurs. En outre, « nous décrivons comment des facteurs démographiques et médicaux affectent ces normes, notamment l’âge, le sexe, la race/ethnie, les caractéristiques anthropométriques, l’activité physique et l’état de la maladie, ajoutent-ils. Ces données fournissent des données de référence en vie réelle pour les patients et les médecins et jettent les bases de la recherche future ».