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  • Plan IA : le CHU de Toulouse et le GCS Sesan remportent l’AMI « Challenges IA-santé » (vague 1)

    Le CHU de Toulouse et le GCS Sesan sont les lauréats de la vague 1 « Challenges IA » dans le domaine de la santé. Ils ont été retenus à l’issue de l’appel à manifestation d’intérêts (AMI) lancé en mars 2019 pour recruter des organisations souhaitant mener des projets sur leurs données en lien avec des start-ups. Piloté par la Direction générale des entreprises (DGE) en lien avec le Secrétariat général pour l’investissement et opéré par Bpifrance, cet AMI visait à sélectionner des entreprises, entités publiques et associations basées en France (appelées « sponsors ») chargées de proposer de nouveaux challenges dans des secteurs identifiés comme prioritaires en matière d’intelligence artificielle (IA) : santé, transport-mobilité, environnement et défense-sécurité (désignés sous le terme « Challenges IA »).
    Les lauréats de l’ensemble des challenges ont été rendus publics le 3 juillet lors de la présentation du volet économique de la stratégie nationale pour l’intelligence artificielle.

    • CHU de Toulouse – Hôtel Dieu Saint-Jacques (acronyme du challenge : AIS) : le challenge a pour objectif de trouver une solution au frein à l’échange de données de santé. Il s’agit de développer un procédé d’anonymisation permettant de partager et de transférer les données de santé dans le respect du cadre règlementaire ;

    • Sesan (acronyme du challenge : Oneself) : ce challenge propose d’appliquer l’intelligence artificielle au domaine de la formation pour l’appropriation et la prise en main des outils numériques régionaux en santé.

    Les Challenges IA sont financés dans le cadre du programme d’investissements d’avenir (PIA) en cohérence avec le plan « Intelligence Artificielle (IA) » annoncé par le président de la République.

    Les premières étapes de l’initiative « Challenges IA » sont les suivantes :

    • La phase 1 (réalisée) a permis la sélection des accompagnateurs par le biais d’un appel d’offres, à l’issue duquel la société Care Insight a été sélectionnée pour accompagner le secteur de la santé.
    • La phase 2 est un appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé en mars 2019 pour les entités souhaitant devenir de futurs sponsors.
    • La phase 3 est la sélection des « lauréats » (dévoilés le 3 juillet) : un challenge conduit à sélectionner une ou plusieurs start-ups lauréates, qui construiront en un délai limité (typiquement de 3 à 12 mois) une preuve de concept (PoC) d’une solution innovante à la problématique posée basée sur l’intelligence artificielle.

    Challenges IA : encourager l’innovation ouverte entre acteurs

    Les challenges ont pour objectif d’encourager l’innovation ouverte entre acteurs aux compétences complémentaires :

    • en permettant à des start-ups de développer leur offre de produits et services : en accédant à des jeux de données et en favorisant les opportunités commerciales ;
    • en favorisant la transformation numérique des entreprises dans une démarche d’open innovation avec de start-up expertes en IA ;
    • et en permettant ainsi l’émergence de solutions radicalement nouvelles pour tous les acteurs.

    Care Insight, accompagnateur du secteur santé :

    Care Insight a été sélectionnée pour accompagner le secteur de la santé. Les autres accompagnateurs labellisés sont : Safe Cluster – SCS, Wavestone et Systematic – Moveo.

    Les accompagnateurs de chaque thématique ont plusieurs missions :

    • apporter un appui opérationnel sur l’organisation et l’expertise des dossiers de soumission des challenges et projets proposés lors de l’AMI « sponsors » et de l’AAP « lauréats ».
    • assurer un accompagnement des sponsors suite à leur sélection lors de l’AMI « sponsors » pour aider chaque sponsor à définir sa stratégie de valorisation de ses données par l’IA, contribuer à la définition du challenge et participer à sa mise en place technique.
  • SI-VIC : la mission d’enquête ARS/AP-HP conclut à l’absence de détournement du système

    « L’utilisation de SI-VIC dans le cadre des manifestations liées au mouvement dit « des Gilets jaunes », n’a pas conduit – hors action délibérée – à la transmission de données issues de SI-VIC à d’autres acteurs que ceux placés sous l’autorité du ministère de la Santé ». C’est ce qu’affirme la mission d’enquête diligentée par l’ARS d’Île-de-France et l’AP-HP sur « l’utilisation en Île-de-France du traitement automatisé de données à caractère personnel « SI-VIC » », dans son rapport daté du 19 juin 2019. La mission ajoute que « les utilisations de SI-VIC dont elle a eu connaissance, qui sont a priori exhaustives pour la région Île-de-France, respectent les finalités pour lesquelles l’outil a été développé ».

    L’enquête a été diligentée par l’ARS et l’AP-HP le 25 avril 2019 après les mises en cause du système SI-VIC par des médecins et des médias dans le cadre des manifestations de « Gilets jaunes », selon lesquelles des informations personnelles auraient été saisies sur des manifestants blessés, aboutissant à un « fichage » de ces militants.  

    Il est mis en avant dans le rapport l’« impact sanitaire significatif » de plusieurs manifestations de « Gilets jaunes », « constitutif d’une « situation sanitaire exceptionnelle » avec de nombreuses victimes », ce qui « justifie l’usage de l’outil SI-VIC au regard des dispositions réglementaires qui encadrent son emploi ». « Pour 5 des 7 évènements SI-VIC créés dans le contexte des manifestations liées au mouvement dit « des gilets jaunes », le nombre de victimes est supérieur à 20 ; il est supérieur à 100 pour 3 d’entre eux », est-il précisé dans le document.  

    La mission affirme qu’« il n’y a matériellement pas pu y avoir, hors violation des données et des règles professionnelles, de transmission de données personnelles enregistrées dans SI-VIC à d’autres ministères que celui de la Santé », en l’absence notamment d’appairage avec l’outil Sinus de la préfecture de police. Selon la mission, ce fait « élimine tout risque de « profilage » » au sens RGPD. Elle précise à cet égard que les données nominatives contenues dans SI-VIC « ne peuvent être transmises à Sinus qu’en cas d’activation dans SI-VIC de la ‘fonction CIP’ qui est, au niveau régional, sous l’entière et seule maitrise de l’ARS » et que cette activation n’a jamais été déclenchée « depuis la mise en œuvre de SI-VIC en août 2017 ».

    Présence de données de santé dans le système SI-VIC

    L’ARS et l’AP-HP déclare cependant dans leur rapport que « malgré l’absence a priori de données médicales dans SI-VIC, 4 types de « données de santé au sens du RGPD « y sont bien enregistrées de fait [car] incontournables au regard des finalités du traitement » :  le « statut » (information signifiante si hospitalisation ou décès), le « type de prise en charge » (qui « confirme l’hospitalisation et indique un niveau de gravité clinique en cas d’ »Hospitalisation Réanimatoire » »), l’identification de l’établissement de santé (nom et n°Finess) et le cas échéant le « service » où est assurée la prise en charge en cours.

    Pas d’atteinte au secret médical ou professionnel

    La mission relève que « compte tenu du cadre juridique autorisant son utilisation », le consentement des patients/victimes dont des données personnelles sont saisies dans SI-VIC « n’est pas obligatoire ». Elle exclut par conséquent toute « atteinte au secret professionnel ou médical » , du fait que le système a « un fondement législatif qui autorise une dérogation au secret professionnel et au secret médical » et qu’il a été autorisé par la Cnil « avec une liste d’utilisateurs bien définie qui n’a pas varié depuis la dernière délibération rendue à son sujet ».

    Un cadre d’utilisation à préciser

    La mission recommande en conclusion de « préciser le cadre d’utilisation départemental et régional de l’outil » SI-VIC, notamment « les circonstances devant conduire à la création d’événements, les processus de décision conduisant à l’appairage avec Sinus et d’activation du mode CIP par l’ARS ». Elle juge notamment nécessaire de « poser une définition unifiée de la notion de « situation sanitaire exceptionnelle » ». Il faudrait également, selon la mission, « établir une procédure nationale, validée par le ministère de la Santé », clarifiant « les situations ayant vocation à être appairées » et détaillant « le processus formalisé de demande par le préfet et de décision par le directeur général de l’ARS d’appairage d’un événement SI-VIC avec un événement Sinus ».

  • DATA : les start-ups françaises e-santé ont levé 88,1 millions d’euros en juin 2019

    Les start-ups françaises spécialisées dans le secteur de la e-santé ont levé 88,1 millions d’euros en juin 2019. Le plus important tour de table a été réalisé par Bioserenity, spécialisé dans les technologies médicales de diagnostic et la télé-expertise, qui recueille 65 millions d’euros (Série B), dont 50 millions d’euros en capital auprès de Dassault Systèmes, d’Idinvest Partners, de LBO France et du fonds PSIM géré par Bpifrance dans le cadre du programme d’investissements d’avenir (PIA). En complément, la société a bénéficié du soutien de 3 banques françaises et de l’accompagnement de BNP Paribas CIB Corporate Finance Digital.

    Avec cette opération, Bioserenity souhaite approfondir sa gamme de solutions IoT, via notamment l’intelligence artificielle (IA) et la détection de biomarqueurs numériques, développer de nouvelles solutions sur de nouvelles aires thérapeutiques et étoffer son offre de télémédecine. Elle envisage également d’accélérer sa croissance et son internationalisation en étendant son activité commerciale aux États-Unis.

    La deuxième opération la plus conséquente du mois a été effectuée par Lifen, qui a levé 20 millions d’euros dans le cadre d’une levée de fonds de série B menée par Partech, Idinvest Partners, Majycc eSanté Invest et ses investisseurs historiques, Serena et Daphni. Ce tour de table va permettre à Lifen « d’accélérer le déploiement de sa solution de communication médicale à l’ensemble des établissements publics et privés ainsi qu’aux praticiens libéraux », précise la société dans un communiqué. Cette dernière souhaite aussi doubler ses effectifs, notamment sur les profils développeurs, opérations et ventes. Elle ambitionne également de mettre en place de nouvelles fonctionnalités souhaitées par les acteurs de santé comme la simplification du remplissage du DMP et la traçabilité du parcours de soins entre médecine de ville et hôpitaux.

    Le tableau présentant le détail des levées de fonds réalisées par les start-ups françaises en e-santé au mois de mai 2019 est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • Les start-ups françaises e-santé ont levé 88,1 millions d’euros en juin 2019

    Les start-ups françaises spécialisées dans le secteur de la e-santé ont levé 88,1 millions d’euros en juin 2019. Le plus important tour de table a été réalisé par Bioserenity, spécialisé dans les technologies médicales de diagnostic et la télé-expertise, qui recueille 65 millions d’euros (Série B), dont 50 millions d’euros en capital auprès de Dassault Systèmes, d’Idinvest Partners, de LBO France et du fonds PSIM géré par Bpifrance dans le cadre du programme d’investissements d’avenir (PIA). En complément, la société a bénéficié du soutien de 3 banques françaises et de l’accompagnement de BNP Paribas CIB Corporate Finance Digital.

    Avec cette opération, Bioserenity souhaite approfondir sa gamme de solutions IoT, via notamment l’intelligence artificielle (IA) et la détection de biomarqueurs numériques, développer de nouvelles solutions sur de nouvelles aires thérapeutiques et étoffer son offre de télémédecine. Elle envisage également d’accélérer sa croissance et son internationalisation en étendant son activité commerciale aux États-Unis.

    La deuxième opération la plus conséquente du mois a été effectuée par Lifen, qui a levé 20 millions d’euros dans le cadre d’une levée de fonds de série B menée par Partech, Idinvest Partners, Majycc eSanté Invest et ses investisseurs historiques, Serena et Daphni. Ce tour de table va permettre à Lifen « d’accélérer le déploiement de sa solution de communication médicale à l’ensemble des établissements publics et privés ainsi qu’aux praticiens libéraux », précise la société dans un communiqué. Cette dernière souhaite aussi doubler ses effectifs, notamment sur les profils développeurs, opérations et ventes. Elle ambitionne également de mettre en place de nouvelles fonctionnalités souhaitées par les acteurs de santé comme la simplification du remplissage du DMP et la traçabilité du parcours de soins entre médecine de ville et hôpitaux.

  • L’ARS Hauts-de-France propose un service de téléconsultation à l’échelle de la région

    L’agence régionale de santé (ARS) Hauts-de-France (HDF) lance un service numérique pour la réalisation d’actes de téléconsultation au sein de la région. La solution, proposée depuis le 28 juin 2019 dans 24 Ehpads (1 780 résidents), s’inscrit dans le cadre de son projet d’accompagnement et de soutien du déploiement de la téléconsultation, mené en partenariat avec l’Assurance maladie et l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) médecins libéraux Hauts-de-France. 56 médecins généralistes se sont déjà portés volontaires pour utiliser le dispositif.
    À partir du second semestre 2019, l’offre sera adressée à d’autres sites demandeurs (Ehpads, hôpitaux de proximité, structures d’exercice coordonné…) ainsi que pour des téléconsultations assurées par des médecins spécialistes, hors médecine générale, annonce l’ARS dans un communiqué.
    Le service a déjà été éprouvé au sein de 2 Ehpads pilotes, avec 66 téléconsultations réalisées pour 32 patients du 15 mars au 25 juin 2019, est-il précisé.

    L’initiative vise à mettre à disposition une solution « simple et sécurisé », pensée et conçue avec l’aide des professionnels de santé et respectueuse « des principes mentionnés dans la convention médicale », note l’ARS. Dans ce cadre, le patient bénéficiera d’un accompagnement de la part du personnel soignant tout au long de sa consultation, avec la garantie que les données transmises sont protégées, permettant « une prise en charge de qualité, dans le respect des recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) », est-il indiqué.

    Une déclinaison du programme Prédice

    Ce service de téléconsultation est l’une des déclinaisons du programme Prédice (ex-Prétdiss : Programme régional de transformation digitale du système de santé), piloté par l’ARS Hauts-de-France avec l’appui du GIP Sant& Numérique, « qui a l’ambition de proposer à l’ensemble des acteurs du système de santé de la région un bouquet de services numériques, explique l’agence régionale de santé. Il s’agit d’un programme collectif porté par l’ensemble des acteurs de la région des Hauts-de-France. »

    Un service de télé-expertise en dermatologie bientôt déployé

    D’autres services, notamment de télé-expertise en dermatologie, sont amenés à se développer « d’ici quelques semaines par le biais du programme Prédice, est-il précisé. Près de 250 médecins libéraux sont concernés par ce déploiement et pourront en bénéficier. »

  • Hôpital du futur : un établissement virtuel va être construit à Saint-Quentin-en Yvelines d’ici 2024

    La communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines (SQY) annonce le lancement d’ici 5 ans d’un « hôpital virtuel » sur le site Rabelais de l’université de Versailles Saint-Quentin (UVSQ) à Guyancourt. Dans un communiqué publié le 27 juin 2019, la collectivité évoque « un bâtiment hospitalier doté des dernières innovations numériques pour la formation des étudiants » et capable de proposer « une nouvelle offre de e-santé aux patients de SQY ».

    Le nouveau bâtiment, d’environ 5 000 m2, proposera 3 plateformes :
    • une première plateforme de 2 500 m2 dédiée à la télémédecine et à la e-santé pour développer l’offre de soins sur le territoire : par le biais de la télémédecine, les patients saint-quentinois auront la possibilité de consulter des praticiens en ophtalmologie, en pédiatrie, en cardiologie et en psychiatrie, « des spécialités qui manquent aujourd’hui de praticiens », précise la collectivité ;
    • une deuxième plateforme consacrée à l’enseignement, notamment par « simulation haute-fidélité et procédurale » ;
    • une troisième plateforme dédiée au « living lab », un laboratoire pour faciliter les rencontres entre professionnels de santé, industriels et entrepreneurs afin de « créer des projets autour de [la] e-santé et de la santé », est-il expliqué.

    « L’ambition de cet hôpital est de préfigurer le CHU de demain. Un CHU plus proche des territoires, commente Djillali Annane, doyen de l’UFR Simone Veil-Santé de SQY (communiqué).

    Un hôpital numérique pour gagner du temps et améliorer l’accès aux soins

    Le futur établissement numérique de SQY « devrait préfigurer les hôpitaux virtuels qui seront développés au niveau national »

    Le futur hôpital numérique de Saint-Quentin-en-Yvelines (SQY) va « permettre aux usagers d’accéder aussi bien à de la prévention [et] à de l’éducation thérapeutique (…) qu’à des soins, à proximité de chez eux, indique Djilali Annane (communiqué). Ils n’auront plus besoin d’une heure et demie de voiture ou de transport en commun pour rejoindre un hôpital et ne devront plus attendre plusieurs semaines un rendez-vous de consultation spécialisée. Les professionnels de santé auront, quant à eux, accès à un CHU, à proximité de leur lieu d’exercice. »

    Cet établissement numérique sera « une première en France », note la collectivité, ajoutant qu’il « devrait préfigurer les hôpitaux virtuels qui seront développés au niveau national ».

    Un hôpital numérique prévu par un « contrat local de santé 2018-2024 » signé en 2018

    Le développement d’un hôpital numérique au sein de la communauté d’agglomération était prévu par le « contrat local de santé 2018-2024 » signé le 6 juin 2018 par l’agence régionale de santé d’Île-de-France, la communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, la préfecture des Yvelines,  la CPAM des Yvelines, le conseil départemental des Yvelines, la MGEN, l’Hôpital privé de l’ouest parisien, le centre hospitalier de Versailles et l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

  • Asie : Singapour crée un consortium national sur les technologies de santé (HealthTEC)

    La National Research Foundation (NRF) de Singapour, un département relevant du cabinet du Premier ministre, crée un consortium national sur les technologie de santé (HealthTEC) afin d’aider les entreprises à transformer leurs résultats de recherche en produits et services à même d’améliorer la santé et le bien-être des citoyens.
    HealthTEC se concentrera sur les 2 domaines suivants pour développer des solutions :
    le suivi et la collecte des données de santé (Health sensing technologies) ;
    l’analyse des données de santé et l’intelligence artificielle (IA).

    Ce consortium sera dirigé par l’Institute for Health Innovation & Technology (iHealthtech) de l’université nationale de Singapour (NUS), indique la NRF dans un communiqué publié le 1er juillet 2019, ajoutant qu’elle réservera un financement de 1,5 million de dollar singapourien (environ 980 000 €) sur 3 ans pour soutenir les activités du consortium.

    HealthTEC associera à cet effort des entreprises de toutes tailles implantées à Singapour (start-ups, PME, grandes entreprises locales et multinationales). Les entreprises qui ont rejoint le consortium en tant que membres fondateurs de l’industrie comprennent Roceso Technologies, Tip Biosystems, ST Engineering et Ferrero Asia Pacific.
    HealthEC apportera du laboratoire au marché les résultats de R&D en mettant en commun l’expertise scientifique des chercheurs et les connaissances de l’industrie des entreprises.

    La NRF définit l’orientation nationale de la recherche, de l’innovation et des entreprises à Singapour.

    « Réunir les chercheurs et les entreprises afin de traduire la R&D en innovations susceptibles d’améliorer la santé des personnes »

    « Partout dans le monde, les technologies de santé de pointe changent notre façon de prévenir, de diagnostiquer et de surveiller les maladies, commente Lim Tuang Liang, directeur exécutif du bureau de la recherche, de l’innovation et des entreprises de NRF (communiqué). Le nouveau consortium pour les technologies de la santé s’appuie sur cette évolution pour réunir les chercheurs et les entreprises afin de traduire la R&D en innovations susceptibles d’améliorer la santé et le bien-être des personnes. Nous encourageons davantage d’entreprises à rejoindre le consortium pour tirer parti des dernières technologies et innovations afin de les aider à soutenir la concurrence dans ce secteur passionnant. »

    HealthTEC se concentrera sur la collecte et l’analyse des données

    Le développement de solutions de santé et de bien-être au sein du consortium sera centré sur 2 domaines :

    1. les « health sensing technologies », soit les innovations qui permettent de suivre et de collecter des données de santé

    Parmi ces technologies peuvent figurer :

    • des capteurs tactiles pour détecter la pression lorsque le patient est debout, en train de marcher ou en position assise ;
    • des technologies d’imagerie pour détecter la fatigue ;
    • des diagnostics moléculaires pour recueillir les signes vitaux des patients tels que la glycémie.

    2. l’analyse des données de santé et l’intelligence artificielle (IA)

    Le consortium envisage d’utiliser des technologies de modélisation prédictive et d’apprentissage automatique afin de donner du sens aux données collectées dans l’optique de suggérer des actions aux personnes pour qu’ils puissent améliorer leur état de santé et de bien-être.

    Il pourrait s’agir ,par exemple, de développer une application mobile fournissant aux utilisateurs des informations personnalisées sur la manière dont leur organisme (signes vitaux) change quand ils sont assis au travail ou quand ils pratiquent une activité physique et leur proposant des suggestions pour améliorer leur santé.

    Les chercheurs pourraient également utiliser un système d’analyse de données pour identifier les tendances en matière de santé et de bien-être au sein d’une population précise.

  • NLU

    Natural Language Understanding

  • Une offre de télémédecine pour la majorité des unités de soins aux détenus (gouvernement)

    « Dans des conditions de détention, le recours à la télémédecine est indispensable (…) tant pour améliorer l’accès à certaines spécialités médicales (dermatologie, ophtalmologie, consultations de pré anesthésie) [que] pour éviter des transports souvent difficiles ». C’est ce qu’affirme le gouvernement dans le dossier de presse de présentation de sa feuille de route relative à la santé des personnes placées sous main de justice, publié le 2 juillet 2019.

    L’exécutif estime que « dans le prolongement de la généralisation de la télémédecine depuis 2018 », cette possibilité « doit également être offerte aux personnes détenues ».  Il prévoit pour ce faire de « doter d’une offre de télémédecine la majorité des unités de soins en milieu pénitentiaire (USMP) ». Il est précisé dans le dossier de présentation que « certains actes médicaux ne peuvent être effectués par les USMP [car] les conditions de réalisation de ces actes ne sont pas toujours réunies en milieu pénitentiaire » :  « spécialité non représentée au sein de l’unité », « infrastructure non adaptée ».

    « Si les mesures privatives de libertés ont pour objet de protéger la société et de sanctionner les personnes condamnées, elles ne doivent pas entraver le projet de reconstruction pour se préparer à la sortie, pour se réinsérer [et la santé est] un facteur indispensable de ce cheminement », affirment dans l’éditorial la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn, son homologue chargée de la Justice Nicole Belloubet et  sa secrétaire d’État Christelle Dubos. Cette feuille de route « vise à ce que les personnes placées sous main de justice bénéficient, au même titre que l’ensemble de la population, des avancées de nos politiques dans la prévention comme dans le soin », est-il indiqué.

  • RIS

    Radiology Information System (système d’information radiologique)