Articles

  • Trophées de l’hospitalisation privée (FHP) : 3 solutions de e-santé récompensées

    Remarquée grâce à son application destinée aux enfants pris en charge en chirurgie, la clinique du Val d’Ouest (Rhône) décroche le prix « santé connectée » des Trophées de l’hospitalisation privée. Dans le cadre de cette 10ième édition du concours, la clinique Lille Sud (Nord), du groupe Ramsay Générale de Santé, s’est elle aussi distinguée dans la catégorie « Relations patients » avec son dispositif de géolocalisation qui permet d’informer en temps réel les familles de patients sur l’avancement de la prise en charge de leur proche. Par ailleurs, le prix « Coup de cœur des jurys » a été remis à la Clinalliance de Villiers-sur-Orge (Essonne) pour son dispositif de semelles connectées dédié à l’auto-rééducation.

    En dehors du secteur de la e-santé, 2 autres établissements ont été récompensés lors de la cérémonie de remise des prix, organisée le 19 juin 2019 par la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) :
    • l’hôpital privé Jean-Mermoz (Rhône), également issu du Ramsay Générale de Santé, a remporté le trophée de l’ »Excellence médicale » pour sa technologie d’endomicroscopie confocale laser dans le diagnostic des lésions kystiques pancréatiques.
    • la clinique Clémentville (Oc Santé) a obtenu le prix de la « Clinique socialement responsable pour sa maternité éco-responsable ».

    L’objectif des Trophées de l’hospitalisation privée est de mettre en lumière les établissements innovants et leurs initiatives les plus novatrices.

  • Assurance santé : Vyv lance une plateforme digitale avec téléconsultation destinée aux étudiants

    Le groupe de protection sociale Vyv (MGEN, Harmonie, Smacl) annonce le lancement d’Yvon, une plateforme digitale d’assurance destinée spécifiquement aux étudiants. L’offre Yvon Assur’santé donne accès à la téléconsultation grâce à un partenariat conclu avec la société MesDocteurs, filiale de Vyv depuis 2017, précise la mutuelle dans un communiqué daté du 4 juillet 2019.

    La solution s’adresse à présent aux bacheliers et aux jeunes français en formation (18-29 ans). Vyv indique que les premières offres santé et assurance étudiante seront complétées à partir du mois d’octobre 2019 par une offre santé internationale destinée aux étudiants partant étudier ou réaliser un stage à l’étranger.

    Le groupe souligne que le site Yvon.eu a été conçu et développé en « mobile first », avec un blog de contenus créé spécialement pour les étudiants, et qu’il est présent sur Facebook, Youtube, Twitter et Instagram.

  • « L’accréditation du Cofrac était un moyen d’asseoir notre légitimité » (David Sainati, Medappcare)

    « Malgré l’intervention dans notre activité d’un conseil scientifique composé de personnes reconnues dans le domaine de la santé, les acteurs du marché nous ont rapidement interrogés sur notre indépendance, la pérennité et la crédibilité de Medappcare, explique David Sainati docteur en pharmacie et fondateur-président de l’organisme certificateur, dans le cadre d’une interview publiée dans l’édition du 2ième trimestre 2019 du magazine du Comité français d’accréditation (Cofrac). L’accréditation était un moyen de répondre à ces questions et d’asseoir notre légitimité. »

    Cette certification vient d’être officiellement reconnue par les pouvoirs publics « après plus de 2 ans de travaux et démarches administratives« , commente à Health & Tech Intelligence David Sainati, contacté le 8 juillet 2019.

    Medappcare a décidé de se tourner vers le Cofrac fin 2017. L’association a prononcé la recevabilité du dossier en avril 2018. Elle a ensuite évalué Medappcare en novembre puis accordé l’accréditation le 28 décembre 2018. « Cette nouvelle accréditation illustre le dynamisme du Cofrac en matière de développement de nouveaux schémas d’accréditation, commente le comité (magazine). Avec les attentes du marché en matière d’objets connectés ou de signature électronique par exemple, nul doute que de nouveaux développements dans le domaine du numérique suivront d’ici quelques mois. »

    Medappcare évalue et certifie les applications mobiles et sites web dans les domaines de la santé, du handicap, de la perte d’autonomie et de la santé animale. Il propose aussi des formations aux enjeux de la santé connectée aux professionnels de santé, industriels du médicament et assureurs. David Sainati indique que la priorité de l’organisme est la promotion de sa solution, ajoutant qu’il envisage « dans un futur prochain de développer de nouveaux programmes de certification« .

    La certification d’applis mobiles et sites web de mieux-vivre, une 1ère en Europe

    De nombreuses demandes d’accréditation émanant du secteur du numérique, le Comité français d’accréditation (Cofrac) a récemment ouvert l’accréditation à la certification des prestataires de services d’information en nuage (cloud) et à celle des hébergeurs de données de santé à caractère personnel, explique l’association dans le dernier numéro de son magazine.

    « De plus en plus de certificateurs prennent également l’initiative de contacter le Cofrac pour se faire accréditer sur la base de leur propre référentiel, constitué de critères pour certains spécifiques à leur secteur d’activité. C’est le cas de Medappcare », explique le Comité, précisant que la certification d’applications mobiles et sites web de mieux-vivre « est une première en Europe ».

    Certilife : une marque développée par Medappcare pour la certification

    Pour son activité de certification, Medappcare a développé la marque Certilife. L’organisme « s’appuie sur un référentiel qu’il a construit autour de 4 thématiques proches des besoins de son marché », indique le Cofrac :

    • contenu et ergonomie, pour l’évaluation de la transparence des sources de financement, la fiabilité du contenu, le graphisme, etc. ;
    • juridique, pour l’évaluation de la protection des données personnelles et le respect de la vie privée des utilisateurs du service ;
    • sécurité numérique, pour l’architecture et l’analyse des menaces, le stockage des données et la confidentialité, etc. ;
    • santé, handicap, perte d’autonomie ou santé animale, une thématique spécifique au contenu du service (expertise des auteurs, sources bibliographiques, etc.).

    La démarche pour obtenir l’accréditation « nous a permis d’acquérir davantage de maîtrise dans notre domaine »

    « L’obtention de l’accréditation a nécessité un gros travail car je voulais que la première évaluation soit la bonne. J’ai mis un point d’honneur à être en règle sur tous les points et ça a fonctionné, commente David Sainati. Cela nous a permis de nous améliorer, d’aller plus loin dans les process et d’acquérir davantage de maîtrise dans notre domaine. »

    « Il y a actuellement beaucoup de start-ups et de fonds d’investissement qui se lancent dans la santé connectée, contextualise le président de Medappcare, un secteur encore immature dans lequel une certification accréditée a donc une grande valeur ajoutée. À l’heure où ces outils se développent en nombre, l’enjeu est de leur proposer une solution qui les fera progresser en qualité. »

    L’organisme nouvellement certifié n’a pas encore signé de nouveau dossier sous accréditation « mais la demande arrive », précise David Sainati. « On observe de plus en plus d’appels d’offres qui requièrent une certification accréditée, et ce sont quasiment trois à quatre demandes de renseignements que nous recevons sur le sujet chaque semaine », note-t-il.

  • Hackathon du Leem sur la prévention : 5 projets de e-santé se démarquent

    Un serious game pour les enfants atteints de diabète, une application pour les jeunes souffrant d’autisme, une chaussette antibactériennes avec capteur pour les personnes diabétiques, une paire de lunettes pour détecter l’amblyopie et une appli destinée aux personnes atteintes de maladies respiratoires ont été récompensées à l’issue du premier hackathon sur la prévention en santé du Leem.

    5 prix ont été décernés le 7 juillet 2019 lors de la clôture de cet événement de 3 jours :

    • prix « leadership » : MD Craft, application pour les enfants atteints de diabète ou de mucoviscidose. Il s’agit d’une version éducative du jeu vidéo Minecraft qui les renseigne sur leur maladie. Le jeu peut également être utilisé par les enfants de leur classe pour mieux comprendre leur camarade malade.

    • prix « impact social » : Buddy, application destinée à certains enfants souffrant d’autisme, qui n’arrivent pas à exprimer leur douleur. L’application fonctionne avec une montre connectée qui surveille la sudation et le rythme cardiaque de l’enfant : en cas d’anomalie, elle demande une capture de la pupille, qui s’effectue en regardant la montre, et envoie un signal sur l’application de l’aidant.

    • prix « entrepreneur » : SVP, chaussette antibactérienne destinée aux personnes atteintes de diabète. Elle est munie d’un capteur qui permet au malade de détecter, au moment où il la retire, la présence d’une plaie qu’il faut soigner immédiatement, évitant des complications sévères.

    • le prix « innovation » : Eyeroes, paire de lunettes capable de détecter l’amblyopie, une différence d’acuité visuelle entre les deux yeux entraînant une perte progressive de la vision. Actuellement, les diagnostics ne sont établis qu’à partir de 6 ans, une détection trop tardive. Eyeroes permet un diagnostic chez les enfants de 3 à 8 ans, et une correction de ce trouble grâce à des jeux vidéos.

    • le prix « Impact local » : O2la, « un Waze médical », soit une application destinée aux personnes atteintes de maladies respiratoires qui les informe de la présence d’agents allergènes à proximité et  qui propose un itinéraire pour les éviter.

    Le hackathon était organisé par le Leem du 5 au 7 juillet au parc des expositions de la porte de Versailles à Paris, en partenariat avec la mission nationale Pépite France du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

  • Asie : la start-up chinoise Synyi (medtech & IA) lève 32,4 M€ dans un tour de table mené par Tencent

    Synyi, une société basée à Shanghai qui propose des solutions médicales reposant sur l’intelligence artificielle (IA), lève 36,32 millions de dollars US (32,4 M€) dans le cadre d’un tour de table de série C mené par le géant chinois de l’internet Tencent et Sinopharm Capital, un fonds de capital-investissement centré sur le secteur de la santé.

    L’entreprise, qui a annoncé l’opération le 3 juillet 2019 sur son site web, développe des applications basées sur l’analyse de big data pour la recherche médicale, le domaine des soins et les services aux patients. L’entreprise intègre sa technologie axée sur l’IA aux services hospitaliers. En mars, elle a annoncé sa collaboration avec le géant chinois Huawei afin de fournir aux hôpitaux ses solutions d’analyse de données volumineuses.

    Synyi utilisera la somme nouvellement récoltée pour accélérer le développement de solutions médicales intelligentes et attirer davantage de talents dans les domaines de l’intelligence artificielle et du médical. La société, qui compte actuellement 320 employés, a déjà passé des commandes auprès d’une centaine d’hôpitaux en Chine pour les équiper de sa technologie.

    Créée en 2016, la société a recueilli 55 millions de yuans (7,99 M$ ; 7,1 M€) en avril 2017 dans le cadre d’un tour de table de série A, dirigé par CEC Data Capital et Sequoia Capital China. Elle a ensuite collecté une somme non dévoilée en série B, provenant de Xiang He Capital, basé à Pékin. La clôture de son tour de financement de série C portera la levée de fonds externe totale de la société à environ 80 millions de dollars (71,37 M€).

  • Journées e-santé 360 : accélérer l’usage du numérique en santé sur les territoires, 5-6/11/19, Paris

    Maincare Solutions organise les Journées e-santé 360 les 5 et 6 novembre 2019 à Paris. Centrée sur la thématique « objectif parcours 360 », ces 2 journées porteront sur l’accélération de l’usage du numérique en santé sur les territoires. 400 décideurs, pionniers et acteurs de la transformation numérique dans le secteur sont attendus.

    « Les grands plans nationaux de modernisation de notre système de santé, le volet numérique du plan Ma Santé 2022 en tête, font la part belle à l’ouverture et au décloisonnement des pratiques, commente l’entreprise organisatrice, précisant que l’édition 2019 de l’événement sera « l’occasion de donner la parole à tous les acteurs (Régions, groupements et établissements hospitaliers, professionnels de santé…) qui chaque jour œuvrent pour mettre le numérique au service d’une vision décloisonnée et globale des parcours patients« .

    La journée du 5 novembre sera consacrée à l’échange « avec celles et ceux qui sont mobilisés pour faire avancer l’usage du numérique en santé sur les territoires », indique Maincare, avec une matinée « GHT, région, prévention » au cours de laquelle seront présentés des retours d’expérience et un après-midi qui donnera « carte blanche au patient numérique ».

    La journée « solutions » du 6 novembre s’adresse plus particulièrement aux clients de Maincare.

    Les inscriptions sont à réaliser en remplissant un formulaire en ligne, accessible via ce lien pour la journée du 5 novembre, et via ce lien pour la journée du 6 novembre.

    Pré-programme du 5 novembre 2019

    Objectif : échanger avec celles et ceux qui sont mobilisés pour faire avancer l’usage du numérique en santé sur les territoires.

    • 09h00 : café d’accueil

    Les Jardins de Majorelle

    Matinée GHT, région, prévention : retours d’expérience

    Programme détaillé à venir.

    • 12h30 : cocktail déjeunatoire

    Les Jardins de Majorelle

    Après-midi « Carte blanche au patient numérique »

    Programme détaillé à venir.

    • 17h00 : cocktail de clôture

    Les Jardins de Majorelle

  • Pénuries médicaments : A.Buzyn retient l’idée du déploiement d’une app signalant les indisponibilités

    Dans sa feuille de route 2019-2022 pour « lutter contre les pénuries et améliorer la disponibilité des médicaments en France », le ministère des Solidarités et de la Santé reprend l’idée des représentants des patients de « développer un outil partagé, de type application, qui permettrait de signaler les indisponibilités de médicaments » (action 4). Dans ce plan, présenté par la ministre Agnès Buzyn le 8 juillet 2019 dans les locaux du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Cnop), le numérique se retrouve à la base de plusieurs solutions proposées. 

    Le premier axe de la feuille de route consiste à « promouvoir la transparence et la qualité de l’information » afin de « rétablir la confiance et la fluidité entre tous les acteurs ». Le ministère met en avant dans le document l’outil DP-Ruptures, développé par le Cnop pour permettre aux pharmaciens d’officine de signaler les ruptures d’approvisionnement aux laboratoires, et demande que ce partage soit « élargi à toute la chaîne de distribution, incluant les grossistes-répartiteurs et les dépositaires » (action 1).

    En dehors de l’action 4, 2 autres propositions portent sur le numérique.
    L’action 8 consisterait à « refondre » le site de l’ANSM, qui représente aujourd’hui la « première source d’information publique et actualisée en matière de pénuries des MITM (Médicaments d’intérêt thérapeutique majeur).   
    Dans le cadre de l’action 24, le ministère propose de « mettre en place une information partagée sur les pénuries entre les pays européens [afin de] distinguer les pénuries localisées, qui requièrent des solutions nationales et les pénuries touchant l’ensemble du territoire européen ».

    « Les grandes orientations proposées constituent un point de départ, indique la ministre dans l’éditorial du document. Dès septembre, je mettrai en place une nouvelle instance de gouvernance pour enrichir cette feuille de route avec l’ensemble des acteurs concernés. »

  • Loi complémentaires santé : adopté, le texte impose un accès en temps réel aux droits et garanties

    L’Union nationale des organismes d’assurance maladie complémentaire (Unocam) « assure le suivi de la mise en œuvre effective » par les organismes d’assurance maladie complémentaire, avant le 1er décembre 2020, des services numériques permettant à leurs adhérents, assurés et participants « d’avoir connaissance de leurs droits et garanties en temps réel » et « rendant possible la mise à disposition des professionnels, des établissements et des centres de santé des informations relatives à ces droits et garanties », « notamment aux fins de mise en œuvre du tiers payant sur les produits et prestations qu’ils délivrent ». C’est ce que prévoit dans son article 3 bis 1 la loi « relative au droit de résiliation sans frais de contrats de complémentaires santé ».

    Le Sénat a adopté jeudi 4 juillet 2019 les conclusions de la commission mixte paritaire (CMP) sur la proposition de ladite loi du député LREM Gilles Le Gendre. Le texte est définitivement adopté, du fait que l’Assemblée nationale a adopté les mêmes conclusions le 27 juin 2019.

    La disposition sur l’imposition d’un accès en temps réel aux droits et garanties, absente du texte déposé, a été ajoutée par amendement du groupe LREM lors de l’examen en commission à l’Assemblée nationale. Supprimée par le Sénat, elle a été rétablie en CMP dans une nouvelle version.

  • E-parcours : 150 M€ pour accompagner les ARS dans le déploiement des services numériques (2018 -2022)

    Un financement national de 150 millions d’euros est prévu sur la période 2018 -2022 pour accompagner les agences régionales de santé (ARS) dans le déploiement progressif des services numériques auprès des acteurs sanitaires, médico-sociaux et sociaux participant à la coordination des parcours, sur l’ensemble du territoire régional. C’est ce qu’annonce la DGOS dans une instruction datée du 24 mai 2019 et que H&TI a pu consulter le 8 juillet. Cette instruction vise à « actualiser les modalités de mise en œuvre du programme e-parcours, dont l’accompagnement financier, au regard de la stratégie de transformation du système de santé », est-il indiqué.

    Les crédits seront attribués aux ARS dans le cadre du fonds d’intervention régional (FIR). Le financement accordé est forfaitaire, dans la limite des enveloppes régionales disponibles :
    • pour les collectifs de soins coordonnés : il est de 200 000 euros par bassin de 300 000 habitants ;
    • pour les dispositifs d’appui aux parcours complexes : il est de 800 000 euros par bassin de 300 000 habitants.

    Le programme e-parcours s’appuie sur un mécanisme de financement « à l’usage significatif » des services numériques, est-il indiqué. « Ce type de fonctionnement valorise par construction les projets aboutis et opérationnels, explique la DGOS. Il s’agit ainsi de valoriser l’usage des services numériques et de laisser une marge de manœuvre aux acteurs locaux dans leur priorisation et les moyens qu’ils souhaitent mettre en œuvre, tout en renforçant l’obligation de résultats. »

    Les ARS doivent soumettre les projets des professionnels de santé qu’elles ont retenus à la DGOS (dgos-pf5@sante.gouv.fr) à l’aide du cadre de réponse attendu (voir annexe 4) :
    jusqu’au 31/12/2020 pour les fonctions d’appui aux parcours complexes ;
    jusqu’au 31/12/2021 pour les collectifs de soins.

    Signataires de l’instruction

    • pour la ministre et par délégation : Stéphanie Decoopman, cheffe de service, adjointe à la directrice générale de l’offre de soins (DGOS) ;
    • pour la ministre et par délégation : Sabine Fourcade, secrétaire générale des ministères chargés des affaires sociales ;
    • pour la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam) : Nicolas Revel, directeur général.

    L’ensemble des directives présentés dans le texte sont adressées par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn « aux services chargés de leur application, sous réserve, le cas échéant, de l’examen particulier des situations individuelles », précise la DGOS.

    Les objectifs de l’accompagnement financier

    Les financements sont attribués selon les objectifs suivants :

    • assurer l’appropriation et l’usage des services numériques en conditionnant le financement total à l’atteinte d’objectifs d’usage connus et partagés; les financements sont versés en deux étapes :
      • à l’amorçage du projet (60 %) ;
      • lorsque les cibles d’usage sont atteintes, à savoir sous 2 ans et au maximum au 31/12/2022 (40 % restant).
    • contribuer à l’urbanisation des systèmes d’information (SI) de santé en conditionnant le financement au respect de la stratégie e-santé nationale et aux politiques publiques en place et à venir :
      • les projets doivent répondre aux critères organisationnels territoriaux et s’intégrer à la stratégie régionale de e-santé actuelle ;
      • une cohérence devra être assurée avec le cadre d’urbanisation en cours d’élaboration par la Direction nationale de la santé (DNS) et la mise en œuvre du bouquet de services aux professionnels de santé.

    Les modalités de candidatures

    • Les agences régionales de santé sélectionnent les projets qui leur sont présentés par les professionnels de santé en veillant à la cohérence régionale des projets ;
    • les projets régionaux retenus doivent être soumis à la DGOS (dgos-pf5@sante.gouv.fr) à l’aide du cadre de réponse attendu (voir annexe 4) ;
    • les projets finançables peuvent être proposés :
      • jusqu’au 31/12/2020 pour les fonctions d’appui aux parcours complexes ;
      • jusqu’au 31/12/2021 pour les collectifs de soins.
        « Il y a ainsi plusieurs fenêtres de dépôts de candidatures avant les phases de délégation de crédits FIR », commente la DGOs.

    E-parcours : un programme qui s’inscrit dans le cadre du plan Ma Santé 2022

    Le programme e-parcours s’inscrit dans le cadre de la stratégie de transformation du système de santé « Ma santé 2022 » et de son volet numérique. Il a été conçu dans l’optique d’offrir un bouquet de services numériques pour les professionnels de santé, en appui des 3 principaux engagements pris par le ministère des Solidarités et de la Santé, soit :

    • placer le patient au cœur du système et faire de la qualité de sa prise en charge, « la boussole de la réforme », indique la DGOS ;
    • organiser l’articulation entre médecine de ville, secteur médico-social et hôpital pour mieux répondre aux besoins de soins en proximité ;
    • repenser les métiers et la formation des professionnels de santé.

    Sur la période 2018-2022, le programme « e-parcours » a pour objectif d’accompagner la mise en œuvre de services numériques territoriaux de coordination destinés aux professionnels des organisations sanitaires, médico-sociales et sociales coordonnées au travers des nouvelles organisations territoriales de santé ou de fonctions d’appui aux parcours complexes.

    La mise en œuvre de ces services s’inscrit dans le schéma d’architecture cible des systèmes d’information de santé mis en œuvre par la délégation ministérielle du numérique en santé (DNS) en s’appuyant sur le rapport « Accélérer le virage numérique » de Dominique Pon et Annelore Coury.

    Le programme e-parcours constitue l’action n°14 de la feuille de route du numérique en santé présentée par la ministre des Solidarités et de la Santé en avril 2019.

    Le programme e-parcours doit permettre :

    • de contribuer à l’architecture cible des systèmes d’information de santé développée par la DNS ; les services numériques de coordination font en effet partie des services socles identifiés dans la doctrine numérique et seront intégrés au bouquet de services numériques aux professionnels.
    • de développer et simplifier les liens entre les professionnels exerçant dans les secteurs sanitaire, médico-social et social dans une logique de prise en charge décloisonnée, via le déploiement et l’usage de services et référentiels socles4, l’usage de services d’échange et de partage sécurisés, articulés avec l’ouverture des systèmes d’informations hospitaliers (SIH) vers la ville et le médicosocial portée par le programme national Hop’en ;
    • de réussir la transformation numérique du parcours de santé dans les territoires, en lien avec la mise en place de l’espace numérique de santé de l’usager, engagement majeur de «Ma santé 2022.

    « Les utilisateurs cibles du programme e-parcours sont prioritairement les collectifs de soins promus par « Ma Santé 2022″, note la DGOS. Le succès du programme s’articule étroitement autour de la mise en œuvre opérationnelle de ces nouvelles organisations territoriales et du déploiement de la stratégie nationale et régionale e-santé. »

    Des services numériques dédiés aux organisations territoriales coordonnées promues par Ma Santé 2022

    Les services numériques de coordination vise à être utilisés par l’ensemble des acteurs dans le cadre de la coordination usuelle et complexe :

    • dans le secteur sanitaire, les professionnels exerçant en établissement de santé et exerçant en ambulatoire (cabinet individuel et toutes formes d’exercice coordonné) ;
    • dans le secteur médicosocial, les professionnels exerçant en établissements et services médicosociaux ;
    • dans les autres secteurs, les professionnels intervenant dans la mise en œuvre des parcours de santé directement (soins de support, accompagnement personnes handicapées, etc.) ou en appui des professionnels (tout dispositif d’appui aux parcours complexes).

    Un accompagnement au développement des services numériques de coordination jusqu’en 2022

    Le programme e-parcours prévoit le développement et le déploiement des services numériques suivants au sein du bouquet de services numériques aux professionnels :

    • le dossier de coordination, qui rassemble les informations nécessaires à la mise en œuvre de la coordination et s’appuie sur le DMP pour la restitution des données médico-cliniques de l’usager et en lien avec l’espace numérique du patient à terme ;
    • la description de l’équipe de prise en charge, qui comprend l’ensemble des professionnels sanitaires, médico-sociaux et sociaux ;
    • le plan personnalisé de santé (PPS), élaboré et mis à jour selon les besoins ;
    • les services de repérage et dépistage des situations de l’usager en vue de son intégration dans un dispositif de coordination ;
    • le carnet de liaison/suivi de l’usager et la gestion d’alertes, qui permet de signaler des évènements imprévus aux professionnels de l’équipe de prise en charge ;
    • le réseau social professionnel, qui permet aux professionnels d’échanger en complément d’un service de messagerie sécurisée de santé ;
    • le partage d’agenda, à 2 titres :
      • la gestion des évènements à venir dans la prise en charge de l’usager ;
      • la fédération d’agendas des professionnels afin de faciliter l’organisation des soins ;
    • la gestion des orientations, en prévision du retour à domicile notamment, en s’appuyant sur le Ror (Répertoire opérationnel des ressources) et les outils existants comme ViaTrajectoire et le Prado (Programme de retour à domicile).

    En accord avec la mise en œuvre progressive des nouvelles organisations et de leurs outils, les délais de candidatures sont prévus en 2 temps :

    • jusqu’au 31/12/2020 pour le financement de mise en œuvre de services numériques pour les dispositifs d’appui aux parcours complexes ;
    • jusqu’au 31/12/2021 pour le financement de mise en œuvre de services numériques destinés à l’outillage des collectifs de soins.

    « Les cibles d’usage doivent être atteintes sous 2 ans par les projets financés, et au maximum au 31/12/2022 », indique la DGOS.

    Les objectifs et la mise en œuvre du programme e-parcours

    Les dispositifs éligibles au programme e-parcours :

    Les projets éligibles doivent présenter :

    • une couverture territoriale suffisante dans l’optique d’assurer un maillage cohérent des parcours et des acteurs tant sur le plan organisationnel (projet territorial articulant les différents dispositifs…) que numérique (usage d’outils numériques interopérables) ;
    • un projet numérique global sur un même bassin territorial, comprenant l’usage des services d’appui aux parcours et des services et référentiels socles (politique de sécurité des SI, référentiel d’interopérabilité etc.).

    Les caractéristiques organisationnelles auxquelles doivent répondre les dispositifs sont précisées à la page 6 de l’instruction, les caractéristiques relatives à l’outillage numérique que le projet doit présenter sont détaillées en page 7.

    Le pilotage du programme

    Le pilotage national

    Le pilotage national du programme est assuré par la DGOS, en lien avec la Direction nationale de la santé , et en coordination avec l’Assurance maladie, la DGCS et les autres programmes nationaux.

    À ce titre, elle assure :

    • un suivi du déploiement dans les régions et un suivi national des cibles d’usage ;
    • le suivi des délégations financières et le calendrier global du programme ;
    • la cohérence avec les autres programmes nationaux de santé déployés dans le cadre de la stratégie Ma santé 2022.

    La mise en œuvre régionale

    « Une déclinaison régionale du pilotage national associant étroitement ARS et représentant de l’Assurance Maladie est à organiser afin d’assurer une mise en œuvre cohérente des projets organisationnels et numériques régionaux, ainsi qu’un travail conjoint sur le déploiement et l’atteinte des cibles d’usage, explique la DGOS. Chaque ARS définit ainsi l’organisation et les processus permettant le pilotage du déploiement du programme e-parcours et des services numériques de coordination dans sa région. »

    « Elle est garante de la cohérence des projets des professionnels exerçant sur son territoire avec son projet régional de santé (PRS) et de la stratégie régionale e-santé avec la stratégie nationale e-santé, précise la DGOS. Ainsi, les ARS sont les interlocutrices privilégiées des professionnels dans l’organisation des parcours et la définition des modalités de mise en œuvre du travail coordonné et dans leurs démarches d’outillage numérique de coordination. »

    Pour faciliter le suivi, chaque ARS doit désigner un interlocuteur régional, qui sera référent sur la thématique e-parcours et en lien avec les acteurs clés sur la mise en œuvre des collectifs de soins coordonnés, les fonctions d’appui à la coordination et la e-santé en région. La région doit transmettre le nom de ce référent à la DGOS (dgos-pf5@sante.gouv.fr) d’ici le 30 juin 2019.

    Modalités de suivi d’avancement du projet

    Chaque ARS retenue rendra notamment compte de l’avancement de ses différents projets par :

    • la transmission trimestrielle d’un « rapport flash » synthétique (voir annexe 4) ;
    • la transmission semestrielle des indicateurs d’usage des services numériques d’appui à la coordination tels que listés dans l’annexe 2.

    Les modalités de remontée des « rapports flash » et des indicateurs d’usage seront précisées ultérieurement, est-il indiqué.

  • Grand Est : la santé parmi les filières prioritaires du plan régional en faveur de l’IA

    La santé, avec l’industrie du futur et la bioéconomie, fait partie des 3 filières prioritaires du Schéma régional de développement économique d’innovation et d’internationalisation (SRDEII), dans lequel s’inscrit le projet de « smart region » et de structuration de la filière numérique de la Région Grand Est, duquel découle le plan régional en faveur de l’intelligence artificielle (IA). Présenté fin juin 2019 à Strasbourg par Jean Rottner, président de la Région, lors de l’événement « 360 possibles – innovons ensemble dans le Grand Est », cette stratégie IA est élaborée en lien avec l’Agence d’innovation du Grand Est Grand E-nov ainsi que l’ensemble des acteurs de l’écosystème, privés, institutionnels, académiques, etc.

    L’objectif est de mobiliser 350 millions d’euros sur 5 ans.

    Le plan IA, adopté en séance plénière le 20 juin 2019, est structuré autour de 5 axes :
    accélérer la compétitivité des entreprises par l’intelligence artificielle ;
    soutenir l’excellence scientifique en intelligence artificielle et assurer son rayonnement et sa valorisation ;
    dynamiser les start-ups depuis la formulation d’une idée jusqu’à la levée du premier million d’euros, en fédérant tous les acteurs de l’entrepreneuriat ;
    développer les compétences en IA afin de répondre aux besoins croissants des entreprises en s’appuyant sur des formations en ligne ainsi que des nouveaux cursus et écoles dédiés ;
    garantir une intelligence artificielle éthique, transparente et inclusive.

    Dans le cadre de ce plan, un institut régional, le « Grand Est 4 IA », va être créé pour fédérer la communauté IA de la Région en réunissant des chercheurs des universités de Haute-Alsace, de Strasbourg, de Lorraine, de Reims Champagne-Ardenne et de Troyes ainsi que les entreprises (ETI, PME ou start-ups) travaillant avec elles. Cet institut vise également à être utilisé comme espace de rencontres favorisant la valorisation et la co-innovation mais aussi à promouvoir le territoire régional pour le rendre attractif au niveau européen et à l’international.

    Un plan IA articulé autour de 5 axes

    1. Accélérer la compétitivité des entreprises par l’intelligence artificielle

    Actions :

    • créer un pack IA pour accélérer la transformation de 35 entreprises « primo-utilisatrices » d’intelligence artificielle par an, à travers un soutien financier pour des missions courtes de formation ou d’accompagnement à la transformation par l’IA de leur activité ;
    • accompagner une quinzaine de projets collaboratifs IA par an, entre acteurs divers, tels que des laboratoires, des entreprises et des start-ups ;
    • lancer des challenges pour le développement de nouvelles solutions IA pour les secteurs de la santé, de l’industrie et de la bioéconomie dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt « Économie numérique » ;
    • aider à la création de chaires industrielles, à hauteur de l’investissement en numéraire des industriels ;
    • fédérer les grands offreurs de solutions en IA au sein d’un « Club IA » afin de les rendre visibles, et de les rapprocher des marchés ;
    • valoriser les initiatives des entreprises du Grand Est dans le domaine de l’intelligence artificielle par le biais notamment de l’organisation d’évènements et de la création d’un site internet dédié au partage d’informations.

    2. Soutenir l’excellence scientifique en intelligence artificielle et assurer son rayonnement et sa valorisation :

    Actions :

    • initier des projets collaboratifs entre laboratoires ;
    • développer des chaires de recherche fortement connectées au monde économique. « Le soutien de la Région va également se focaliser sur les thèses IA afin d’en développer à terme une quinzaine », note la Région ;
    • accompagner les réponses aux appels à projets nationaux et européens en IA, notamment en soutenant financièrement tous les dossiers du Grand Est retenus ;
    • attirer 10 chercheurs de renom en IA par an ;
    • organiser à minima 2 colloques de recherche pour valoriser les travaux scientifiques.

    3. Dynamiser les start-ups depuis la formulation d’une idée jusqu’à la levée du premier million d’euros, en fédérant tous les acteurs de l’entrepreneuriat

    Actions :

    • fédérer tous les acteurs de l’entrepreneuriat (entrepreneuriat étudiant, établissements d’enseignement supérieur, incubateurs d’excellence, les SATT, programme d’accélération Scal’E-nov, French Tech, Bpifrance et la Région) afin d’accompagner au minimum 20 start-ups par an (dont la moitié provenant de l’extérieur du Grand Est) ;
    • mettre en place un nouveau programme « start-ups IA » animé par le réseau des incubateurs du Grand Est afin d’en faire des champions à visibilité internationale.

    4. Développer les compétences en IA afin de répondre aux besoins croissants des entreprises en s’appuyant sur des formations en ligne ainsi que des nouveaux cursus et écoles dédiés

    Actions :

    • créer 3 écoles IA Microsoft/Simplon, pour former des développeurs spécialisés sur la gestion et l’exploitation de la data et de l’IA ;
    • développer de nouveaux cursus IA dans les établissements d’enseignement supérieur, à l’instar de Télécom Physique Strasbourg avec le cursus d’ingénieur en « Science des données et IA » ;
    • développer un MOOC (cours en ligne) de sensibilisation à l’IA pour les demandeurs d’emploi ;
    • Créer un MOOC IA certifiant, destiné à développer des compétences IA sur des secteurs divers.

    5. Garantir une intelligence artificielle éthique, transparente et inclusive

    Actions :

    • sensibiliser le plus grand nombre en vulgarisant des principes scientifiques et des cas d’usage de l’IA par la création notamment d’un MOOC ;
    • mener une réflexion avec les acteurs du monde économiques et les scientifiques afin d’anticiper les transformations des métiers de demain ;
    • valoriser et favoriser la mixité dans les métiers de l’IA, à travers la création d’un annuaire des « femmes de l’IA dans le Grand Est » et également en soutenant sur le long terme des événements dédiés.

    350 millions d’euros sur 5 ans

    Le plan IA s’inscrit dans le cadre du plan numérique régional global qui comprend d’autres sujets tels que la donnée, la cybersécurité, le cloud de confiance, la blockchain et les objets connectés.

    Jusqu’à 70 millions d’euros par an pourront être mobilisés

    Dans ce cadre, l’objectif est de mobiliser 350 millions d’euros sur 5 ans, est-il indiqué dans le dossier de présentation du plan. « Pour cela, la Région jouera un rôle moteur et agira comme un catalyseur, qui fera que chaque euro investi pourra en générer jusqu’à 6 autres (côté fonds nationaux, européens, ressources industrielles et académiques), est-il précisé. Jusqu’à 70 millions d’euros par an pourront donc être mobilisés pour la réalisation de cette feuille de route, ce qui correspond à un triplement des efforts par rapport aux investissements actuels. »

    Création de l’institut régional « Grand Est 4IA »

    Objectifs :

    • promouvoir le territoire régional afin de le rendre visible et attractif auprès des investisseurs ;
    • rationaliser les efforts de lobbying et de recherche de fonds ;
    • initier un réseau rassemblant universitaires et industriels, qui mènera des actions de communication et de veilles scientifique et économique, à destination de la « communauté IA », formée d’acteurs publics et privés ;
    • mettre à disposition des acteurs de la recherche et des acteurs privés un espace de rencontres, favorisant le transfert, la valorisation et la co-innovation, et disposant d’un outil de gouvernance stratégique partagé.

    IA dans le Grand Est : chiffres clés

    • 250 chercheurs mobilisés sur l’IA répartis au sein de 15 équipes de recherche ;
    • près de 150 entreprises placent l’IA au cœur de leur développement dans des domaines tels que la maintenance prédictive, la télémédecine, la modélisation 3D d’images médicales, les assistants virtuels et la reconnaissance du langage naturel et le profilage intelligent pour la santé publique :
      • Parmi ces entreprises figure Ksilink, née de la collaboration de plusieurs pays : la société, spécialisée dans le développement des modèles cellulaires de pathologies à partir de cellules souches de patients, utilise une technologie agnostique de criblage haut débit et d’identification de cibles basées sur l’imagerie et l’analyse d’images ;
    • environ 70 start-ups présentent une forte maturité en matière d’IA.

    Exemple d’initiatives structurantes : le centre de calcul régional Romeo

    Le centre de calcul régional Romeo, issu de la Faculté des sciences de Reims, « offre une puissance de calcul de 1 pétaflops conçu pour l’IA, et permet de réaliser des simulations dans des domaines variés, comme la santé, l’agriculture [et] le climat », est-il indiqué dans le document de présentation du plan IA.