« L’AP-HP poursuit sa reconfiguration pour que les décisions soient plus proches des équipes et des services. » C’est ce que déclare l’établissement dans un communiqué publié le 8 juillet 2019, annonçant avoir mis en place une nouvelle organisation fédérative le 3 juillet. L’objectif de ce projet est notamment de permettre aux 6 groupes hospitalo-universitaires (GHU) nouvellement créés « de renforcer leurs liens avec les universités, leurs territoires et leurs partenaires et ainsi de renforcer la qualité des soins et de la recherche pour tous les patients », est-il indiqué.
• 4 GHU sont le résultat de regroupements avec, pour chacun, une direction, une commission médicale d’établissement, un comité technique d’établissement et de nouvelles appellations, « marquant leur ancrage universitaire », commente l’AP-HP. « Ils disposeront de plus d’autonomie, pour mieux adapter les organisations de soins, de recherche et d’enseignement aux besoins de leur territoire », ajoute l’établissement. Ces 4 GHU sont :
– « AP-HP. Centre – université de Paris » ;
– « AP-HP. Sorbonne Université » ;
– « AP-HP. Nord – université de Paris » ;
– « AP-HP. Université Paris Saclay ».
• 2 GHU conservent pour l’instant leur périmètre actuel mais sont déjà associés à 2 des nouveaux GHU :
– « AP-HP. Hôpitaux universitaires Henri Mondor » (Henri-Mondor, Albert-Chenevier, Emile-Roux, Dupuytren, Georges-Clemenceau) est associé à « AP-HP. Université Paris Saclay ». Ce GHU est dirigé par Edith Benmansour ;
– « AP-HP. Hôpitaux universitaires » Paris Seine-Saint-Denis (Avicenne, Jean-Verdier, René-Muret) est associé à « AP-HP. Nord – université de Paris ». Ce GHU est dirigé par Pascal De Wilde.
Par ailleurs, les hôpitaux Marin de Hendaye, San Salvadour à Hyères, Paul-Doumer à Liancourt et l’hospitalisation à domicile « demeurent tels qu’ils sont aujourd’hui », note l’AP-HP.
Transformer les pôles en départements médico-universitaires
En juillet 2018, l’AP-HP se donnait un an pour constituer les nouveaux groupes hospitaliers dans l’optique de transformer les pôles en départements médico-universitaires (DMU) afin de « se doter des outils pour mieux soutenir les équipes et les projets », explique l’établissement.
« Les échéances ont été respectées et cette période a permis de consulter les instances locales et centrales qui devaient l’être ; d’organiser de nombreuses réunions de travail, séances d’information, au niveau des groupes hospitaliers ; de faire participer de nombreux acteurs à cette nouvelle organisation ; de modifier nos règles internes avec de nouvelles dispositions dans le règlement intérieur », ajoute-t-il.
Faire converger les stratégies hospitalière et universitaire
Les périmètres des DMU ont été définis par des arrêtés du 5 juillet 2019. « La définition [de ces] périmètres et de leur équipe de direction a fait l’objet d’un processus de plusieurs mois qui a veillé à associer au maximum l’ensemble des personnels concernés », note l’AP-HP.
L’objectif de la création des départements médico-universitaires est de proposer aux patients des parcours de prise en charge mieux coordonnés sur les territoires. Les départements regroupent plusieurs services et unités fonctionnelles dans une logique de filières de soins mais aussi dans une logique de coordination de la recherche, de l’innovation en santé et de l’enseignement.
Ils ont aussi pour but de redonner une place importante aux hôpitaux et aux services dans l’animation de proximité des équipes et les relations avec les patients, l’amélioration de la qualité de vie étant l’une des priorités de ce projet de création de DMU.
Les 4 nouveaux GHU en détail :
- « AP-HP. Centre – université de Paris » : rassemble les groupes hospitaliers Paris Centre (Cochin, Hôtel-Dieu, Broca, La Collégiale), Necker-Enfants malades et Paris Ouest (HEGP – Hôpital Européen Georges-Pompidou, Vaugirard – Gabriel-Pallez, Corentin-Celton).
- Ce GHU est dirigé par Serge Morel ;
- « AP-HP. Sorbonne Université » : rassemble les groupes hospitaliers La Pitié-Salpêtrière-Charles-Foix et Hôpitaux Universitaires Est Parisien (Tenon, Trousseau, Rothschild, Saint-Antoine, La Roche Guyon).
- Ce GHU est dirigé par Christine Welty ;
- « AP-HP. Nord – université de Paris » : est formé par les groupes hospitaliers Paris Nord Val de Seine (Bichat, Beaujon, Bretonneau, Louis-Mourier, Adélaïde-Hautval), Saint-Louis-Lariboisière-Fernand-Widal et Robert-Debré.
- Ce GHU est dirigé par Vincent-Nicolas Delpech ;
- « AP-HP. Université Paris Saclay » : réunit les groupes hospitaliers Paris Sud (Bicêtre, Antoine-Béclère, Paul-Brousse) et Paris Ile-de-France Ouest (Raymond-Poincaré, Ambroise-Paré, Sainte-Périne, Berck).
- Ce GHU est dirigé Christophe Kassel.
2 GHU associés à 2 des nouveaux groupes : l’AP-HP comprendra à terme 4 GHU
Les 2 groupes hospitalo-universitaires associés à deux des nouveaux GHU (« AP-HP. Hôpitaux universitaires Henri Mondor » avec « AP-HP. Université Paris Saclay » et « AP-HP. Hôpitaux universitaires » avec « AP-HP. Nord – université de Paris »).
« Le but est de poursuivre cette reconfiguration en intégrant ces deux (GHU) dans les nouveaux groupes hospitalo-universitaires, explique l’AP-HP. Les discussions avec les équipes et les universités se poursuivront pour franchir cette deuxième étape, sans que le calendrier précis n’ait été arrêté pour l’instant. Ainsi, l’AP-HP comprendra à terme quatre GHU. »
Un nouveau siège en 2021 pour faciliter les collaborations
Le nouveau siège de l’AP-HP sera établi au sein de l’hôpital Saint-Antoine. Le projet a été retenu le 26 juin 2019 par un jury présidé par le directeur général de l’AP-HP. Ce siège sera livré à la fin de l’année 2021 pour un déménagement prévu début 2022. « Sa conception sera plus moderne et facilitera le travail transversal et en équipe », commente l’AP-HP.
Les principes d’organisation du nouveau siège seront précisés dans les prochains mois. L’objectif est de « porter une vision stratégique et médicalisée mise au service des professionnels de l’ensemble de l’AP-HP et in fine de la qualité des soins et de la recherche pour tous les patients », indique l’établissement.
Fonds de transformation : 30 millions d’euros
Afin de soutenir les projets lancés par les soignants sur le terrain, le projet « Hôtel Dieu » permet de doter de 30 millions d’euros un fonds de transformation dédié à l’amélioration des conditions de travail des personnels et des conditions de prise en charge des patients dans la nouvelle AP-HP.
Ce fonds sera opérationnel avant la fin de l’année 2019.
La « nouvelle AP-HP »