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  • L’IA au centre Léon Bérard, une réalité en recherche (Dr Pierre-Étienne Heudel, cancéro)

    Le centre Léon Bérard s’est impliqué très tôt dans le numérique, avec la mise en place d’un système d’information hospitalier (dossier patient) dès 1993, indique le Dr. Pierre-Étienne Heudel, médecin en sénologie–gynécologie-cancérologie médicale au sein du CLCC et vice-président de la commission médicale d’établissement (CME). Le site a de fait actuellement 25 ans d’historique sur le cancer, avec une base de 300 000 dossiers patients, de 400 000 scanners et de millions de tumeurs. Ainsi, par exemple, le site dispose de 50 000 mammographies et d’une grande variété de données d’anapath (lames virtuelles).

    Se pose alors pour l’établissement de santé la question de la valorisation de ces données, sachant que le dossier médical est constitué de données hétérogènes et de qualité variable, explique le médecin, porteur de la coordination des projets de recherche sur l’usage de l’intelligence artificielle (IA) en santé et responsable de la sécurisation de la prise en charge médicamenteuse ainsi du centre de coordination de cancérologie. Le PMSI existant depuis 2007 a permis d’améliorer la qualité de ces données structurées.

    Actuellement, les données les plus exploitables et les plus utilisées sont celles issues de l’imagerie et les données moléculaires. Le travail d’analyse effectué sur ces dernières dans le cadre de l’essai clinique PROFILER* se fait sur des panels de gènes (environ 70), rarement sur le génome total, précise le Dr. Pierre-Étienne Heudel. Cette analyse permet en oncologie la mise en place de thérapies ciblées.

    Conscient de l’importance des volumes de données et des approches collaboratives pour y arriver, le centre Léon Bérard est membre actif du projet Consore (moteur de recherche pour le big data en cancérologie) et s’est emparé de la question de l’information des patients sur la réutilisation des données de santé à des fins de recherche.

    Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, le Dr. Pierre-Étienne Heudel revient en détail sur Consore mais aussi sur les différents projets de l’établissement portés par les données et l’IA, soit Di-a-gnose, visant à établir de nouveaux outils diagnostiques issus de l’IA, et Deepsarc, lauréat de l’appel à projets du Health data hub, qui repose sur le partage de la base Netsarc, composée des données médicales et administratives anonymisées de plus de 50 000 patients atteints de sarcomes.

    Les données : une richesse de l’établissement

    Consore : un moteur de recherche capable de retrouver des informations disséminées dans le texte de centaines de milliers de dossiers de patients

    Le centre Leon Berard s’est rapidement impliqué dans le projet Consore porté par Unicancer, avec en particulier l’Institut Curie et l’Institut Paoli-Calmettes.

    En effet, face au défi du big data en cancérologie, Unicancer a construit Consore, un moteur de recherche puissant capable de retrouver des informations disséminées dans le texte de centaines de milliers de dossiers des patients des centres de lutte contre le cancer (CLCC).

    Les sources de données présentes dans le moteur de recherche sont diverses (dossiers patients, PMSI, fiches de description standardisées de tumeurs, dossier pharmaceutique des chimiothérapies, biologie). Au-delà des données, les centres partagent des ressources (informaticiens, médecins …) pour travailler sur différents aspects comme l’analyse de texte par rapport au contexte, ou la restructuration des données.

    Un des objectifs est la modélisation de l’histoire du cancer, son traitement, les éléments tumoraux : d’où l’extraction de la donnée et sa structuration. Ainsi, des travaux sont menés sur le cancer du sein, utilisant les IRM mammaires, les listes de patientes, et les données des dossiers.

    Actuellement, Consore est installé dans 8 CLCC.

    Les projets portés par les données et l’IA

    La culture scientifique du centre Léon Bérard est « très forte » et sa dynamique de recherche se traduit en particulier par l’importance de sa présence au congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), indique le Dr Pierre-Étienne Heudel. Une vingtaine de médecins chercheurs du Centre Léon Bérard étaient présents lors de la 55e édition du congrès mondial pour présenter les résultats de leurs recherches cliniques et translationnelles. La richesse des données du site permet par exemple de montrer les plus grosses cohortes cancer métastatique.

    Différents projets portés par le site repose sur l’IA :

    • Di-a-gnose, porté conjointement par les équipes du Centre Léon Bérard et Owkin, est un projet de recherche faisant intervenir l’intelligence artificielle et visant à établir de nouveaux outils diagnostiques issus de l’IA :
      • pour améliorer l’exactitude des diagnostics dans les histologies rares et complexes des cancers pour remplacer, améliorer et compléter les outils histologiques, moléculaires et immunologiques existants ;
      • pour prédire la réponse au traitement dans 2 modèles de cancers rares pour lesquels le Centre Leon Berard a une grande expertise : les mésothéliomes et les sarcomes.

    Le projet porte plus particulièrement sur l’étude des mésothéliomes en utilisant des méthodes de deep learning (apprentissage profond) sur des données de lames virtuelles. À ce jour, plus de 35 500 lames et 5 920 dossiers anonymisés comportant les données d’imagerie, de biologie moléculaire et de traitements ont été scannés et traités.

    • Le projet Deepsarc, lauréat de l’appel à projets du Health data hub, repose sur le partage de la base NetSarc, composée des données médicales et administratives anonymisées de plus de 50 000 patients atteints de sarcomes.
      Porté par Jean Yves Blay, à l’origine du réseau Netsarc et directeur du centre Léon Bérard, le projet associe aussi les équipes et les experts de l’Institut Bergonié, CLCC de Bordeaux et de l’université de Rennes. Il permettra de mesurer l’impact des différents traitements (chimiothérapies, thérapies ciblées, chirurgie…) sur les données de vie réelle des patients.

    Données et IA : les défis et les enjeux pour le centre Léon Bérard :

    Enjeu humain :

    Plusieurs challenges sont à adresser :

    • embarquer l’ensemble des professionnels de santé : l’implication du site dans la constitution de bases de données de qualité repose sur la volonté des professionnels à participer à la structuration des données, action qui doit s’inscrire dans les pratiques.
      Pour y arriver, il faut :
      • une volonté de la direction de l’établissement, avec des actions de sensibilisation et le partage de l’importance de la démarche majeure pour l’évolution du site ;
      • un accompagnement des personnes.

    Au sein des professionnels de santé, on retrouve les proportions habituelles face aux innovations, avec 20 % de porteurs et 20 % de récalcitrants. Le Dr Pierre-Étienne Heudel, en tant que vice-président de la commission médicale d’établissement (CME) et porteur de la coordination des projets de recherche sur l’usage de l’intelligence artificielle en santé, porte les messages au sein de la communauté médicale.

    Par exemple : connaître le statut tabagique du patient est fondamental pour la recherche comme pour la pratique. Les discussions ont été assez simples dans la communauté médicale.

    Concernant les comptes rendus et les demandes d’examens, leur structuration doit être utile pour tout le circuit de prise en charge, et pouvoir répondre à des questions comme « Peut-on exploiter la demande ? » ; « Quelle est l’évolution ? » ; « Pour quel cancer ? » ; « Par rapport à quelle localisation ? ».

    • Faire travailler ensemble mathématiciens et professionnels de santé : il faut « apprivoiser » les mathématiciens et trouver un langage commun.

    Challenge : gestion des biais, reproductibilité des données

    L’identification et la compréhension des biais passe par l’humain.

    • Pour connaitre le biais, il faut connaitre les données des bases ;
    • le machine learning (apprentissage automatique) est une éducation de l’algorithme par l’humain. Par exemple, sur une question comme « Comment différentier une récidive loco régionale d’une métastase ? », c’est l’humain qui qualifie la réponse.

    La reproductibilité des résultats n’est pas encore assez robuste : par exemple, une analyse automatique de l’image, excellente sur un site, connait une dégradation quand on change de centre, explique le Dr Pierre-Étienne Heudel.

    Une certitude reste : les médecins vont rester 100 % responsables des actes et décisions prises avec une IA.

  • RCGP

    The Royal College of General Practitioners

  • La mission de l’Asip Santé « renforcée » par la stratégie Ma Santé 2022 (rapport d’activités 2018)

    L’Asip Santé est « plus que jamais au cœur de la transformation numérique du système de santé » : c’est ce qu’affirme l’agence dans son rapport d’activités 2018, mis en ligne le 12 juillet 2019. Elle souligne que sa mission est « renforcée par la mise en œuvre opérationnelle » de la stratégie Ma Santé 2022, qui fera d’elle l’Agence du numérique en santé (ANS). Selon l’organisation, « cette impulsion des pouvoirs publics ouvre de nouvelles opportunités pour continuer à déployer le numérique en santé en France ».

    L’Asip Santé s’assigne dans ce rapport de « 3 grandes missions systémiques et complémentaires »:
    • « réguler la e-santé en posant les cadres et les bonnes pratiques, notamment en termes de sécurité et d’interopérabilité, pour faciliter le partage et les échanges de données de santé en toute confiance » ;
    • « conduire les projets d’intérêt national sous l’égide des pouvoirs publics » ;
    • « accompagner le déploiement national et territorial [des outils et des projets numériques en santé] afin de développer les usages et de favoriser l’innovation ».  

    L’agence affirme que c’est « dans cet élan numérique » qu’elle a mis en ligne son nouveau site internet Esante.gouv.fr, qui propose une déclinaison des grandes orientations du volet numérique de Ma Santé 2022 dans « un espace de partage et de concertation ».

  • États-Unis : GNS Healthcare, spécialiste de l’analyse des big data en santé, lève 23 M$ (20,4 M€)

    GNS Healthcare, une société américaine d’analyse des big data spécialisée en santé, lève 23 millions de dollars (20,4 M€) dans un tour de table de série D menée par Cigna Ventures, la filiale « capital-risque » de la compagnie d’assurance américaine Cigna. Amgen Ventures, Celgene, Echo Health Ventures, Alexandria Venture Investments, ainsi que Gary Loveman, président de l’entreprise d’assurance santé Aetna Division, ont également participé à cette levée de fonds, annoncée début juillet 2019 par le groupe.

    « Cigna, l’une des sociétés de services de santé les plus importantes et les plus avant-gardistes au monde, est le complément idéal de notre vaste ensemble de sociétés bio-pharmaceutiques et de partenaires de plans de santé engagés dans l’amélioration des résultats pour les patients grâce à l’ »IA causale » et à la précision des soins qu’elle permet », commente Colin Hill, chef de la direction et cofondateur de GNS Healthcare.

    L’entreprise fait partie des sociétés pionnières dans le domaine de l’apprentissage automatique (machine learning) et de son application au domaine des soins. La technologie d‘intelligence artificielle causale de GNS transforme les flux de données en modèles in silico, qui associent avec précision les interventions thérapeutiques et les procédures de gestion des soins à des patients afin d’obtenir des soins personnalisés et d’améliorer les résultats de santé.

    GNS et Cigna veulent renforcer leurs capacités d’analyse avancées des données

    « GNS s’aligne sur notre vision et ensemble, nous pouvons renforcer nos capacités d’analyse avancées et fournir des informations encore plus approfondies et prévisibles qui amélioreront davantage l’accès des patients à des traitements et à des soins de la plus haute qualité, au [bon endroit] et au bon moment », déclare Tom Richards, responsable mondial « stratégie et développement des affaires » à Cigna.

    Investissement dans GNS : Cigna rejoint Amgen, Celgene, Pharmaceuticals  et d’autres investisseurs

    Avec cette annonce, l’entreprise d’assurance américaine rejoint d’autres sociétés ayant investi dans GNS, dont Cambia Health Solutions, Echo Health Ventures, Horizon Blue Cross (NJ) et Heritage Provider Network, ainsi que de grandes sociétés bio-pharmaceutiques, comme Amgen Ventures, Celgene Corporation et Zambon Pharmaceuticals et d’autres investisseurs, tels que Mitsui, GHO Capital, Alexandria Venture Investments, Fort Rock Capital et Gary Loveman.

  • Facebook et Youtube engagent la lutte contre la désinformation en matière de santé

    « Pour aider les gens à obtenir des informations précises et les renseignements dont ils ont besoin en matière de santé , il est impératif de minimiser les contenus sensationnels ou trompeurs particulièrement néfastes pour notre communauté ». C’est ce qu’affirme Travis Yeh, Product Manager de Facebook chargé de l’intégrité du fil d’actualités, dans un article publié dans la « Newsroom » du réseau social le 2 juillet 2019.

    Il déclare que Facebook a procédé en juin à 2 mises à jour de son algorithme de classement (« ranking ») afin de réduire la visibilité de 2 catégories de publications :
    • celles qui contiennent des affirmations exagérées ou fallacieuses en matière de santé ;
    • celles qui ont pour objet de vendre des produits ou des services sur la base d’affirmations relatives à la santé, par exemple les posts faisant « la promotion d’un médicament ou d’une pilule prétendant aider à perdre du poids ».

    Le réseau social a traité ce sujet des informations fallacieuses en santé de la même façon que les contenus « de qualité médiocre », comme le « clickbait » (« piège à clics »), soit « en identifiant les expressions couramment utilisées dans ces publications », est-il expliqué dans l’article.

    Youtube (groupe Google) a lui aussi déclaré dans un communiqué cité par la presse américaine avoir « pris un certain nombre de mesures » pour remédier à ce même problème, notamment en diffusant « plus de contenus faisant autorité » pour les recherches liées au traitement contre le cancer, « en commençant à réduire le positionnement de certaines vidéos de désinformation médicale » et en affichant des messages contenant des sources permettant à l’utilisateur de vérifier par lui-même les informations.

    Des mesures suivant la publication d’une enquête publiée par le Wall Street Journal

    Ces déclarations interviennent concomitamment à la publication par le Wall Street Journal d’une enquête dénonçant la présence massive sur les 2 plateformes de contenus faisant la promotion de traitements alternatifs contre le cancer, scientifiquement douteux et potentiellement dangereux, qui enregistrent parfois des millions de vues.

  • L’ARS Île-de-France lance avec l’URPS Médecins libéraux une mission sur les soins non programmés

    L’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France et l’URPS Médecins libéraux Île-de-France lancent une mission visant à « identifier, [à] favoriser et [à] promouvoir les initiatives qui permettent de répondre aux demandes de soins non programmés des patients ». Confiée au Dr Georges Siavellis et au Dr Patrick Pelloux, elle avait été annoncée le 26 juin 2019 parmi les initiatives lancées par l’ARS pour améliorer « la qualité des prises en charge et la qualité de vie au travail des professionnels des urgences ».

    Georges Siavellis est médecin généraliste, élu CSMF et trésorier de l’URPS médecins libéraux Île-de-France). Patrick Pelloux (ARS/AP-HP) est président de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf).

    La demande de prise en charge en soins non programmés (SNP), définie comme « une demande de réponse en 24 heures à une urgence ressentie relevant prioritairement de la médecine de ville », est « un enjeu majeur organisationnel du système de santé[,] dans un contexte d’augmentation rapide de la demande de SNP, de saturation des urgences hospitalières et de diminution du nombre de médecins libéraux dans la région », indique l’ARS dans un communiqué.

    Cette mission, lancée le 11 juillet 2019, s’articulera en 3 étapes:
    1. réaliser un état des lieux des SNP : « volume des demandes, types de réponses proposées aux patients côté ville et côté hôpital en termes d’organisation, territoires en carence » ;
    2. « accompagner les expérimentations visant à une meilleure prise en charge des SNP [et] à une meilleure articulation entre la ville et l’hôpital [et] définir les modalités pour améliorer l’accès aux SNP spécialisés » notamment en cardiologie et en ophtalmologie;
    3. « proposer des modèles de valorisation de la participation des médecins libéraux aux SNP [et] concevoir les modalités d’accès régulé téléphonique ou autre » des patients à leur prise en charge.

    État des lieux des SNP auprès des médecins libéraux

    L’URPS Médecins libéraux Île-de-France rappelle dans le communiqué les résultats de son enquête menée en 2015 sur l’état des lieux des soins non programmés auprès des médecins libéraux :

    • 97 % d’entre eux font face à une demande de SNP « concentrée entre 18h00 et 20h00 » ;
    • 75 % d’entre eux reçoivent « entre 0 et 5 demandes de SNP par jour » et « 25 %, principalement des généralistes et des pédiatres, en reçoivent entre 6 et 10 par jour » ;
    • 68 % d’entre eux « prévoient un temps réservé dans la journée » pour répondre aux demandes de SNP.

  • Philips choisit Invivox pour gérer ses programmes de e-formation de professionnels de santé

    Philips annonce un accord de partenariat avec la start-up française Invivox visant à donner « une visibilité accrue » sur les formations proposées par l’IFM (Institut de formation médicale) du groupe néerlandais aux professionnels de santé (médecins, biomédicaux, personnel infirmier, manipulateurs, encadrement). Les formations de l’IFM seront partagées sur la plateforme numérique et déployées auprès de la communauté médicale d’Invivox.

    La plateforme d’Invivox permet à des professionnels de santé de se former les uns chez les autres « en compagnonnage » : elle propose aux acteurs de la formation médicale (experts formateurs, institutions médicales et industriels) « de gérer et d’administrer l’intégralité de leur programme de formations » et d’améliorer leur recrutement grâce à des « campagnes digitales ciblées », indique Philips dans un communiqué daté du 18 juin 2019. L’IFM du groupe, installé à Suresnes (Hauts-de-Seine) depuis 39 ans, forme chaque année plusieurs centaines de professionnels de santé dans plusieurs domaines : « applications cliniques, maintenance des équipements, développement personnel ou encore amélioration continue ».

    Les premières formations proposées conjointement par les 2 partenaires permettront à des médecins d’« observer des opérations d’échographie cardiaque » à l’hôpital Haut-Lévêque de Bordeaux ou à la Timone à Marseille, et de « découvrir de manière pratique des techniques cliniques » avec « des formations de médecins à médecins ». Sont également prévues des masterclass « dédiées aux enjeux techniques et éthiques des technologies du numérique appliquées à la santé », telles que l’intelligence artificielle et la cybersécurité.

    L’équipe de Bpifrance Le Hub affirme dans un communiqué daté du 9 juillet 2019 qu’elle est à l’origine de la mise en relation d’Invivox avec la direction « innovation » de Philips France, et qu’elle accompagne la start-up depuis plus d’un an pour l’aider à « devenir un acteur mondial incontournable de la formation médicale ».

  • Royaume-uni : les informations de santé du NHS accessibles via l’assistant vocal Alexa (Amazon)

    Le NHS, le système national de santé britannique, annonce que les informations sur la santé fournies par son site internet seront désormais accessibles par commande vocale via l’assistant virtuel Alexa d’Amazon. Cette technologie pourra aider les patients âgés ou non-voyants à obtenir en quelques secondes des informations vérifiées en matière de santé, et simultanément alléger la charge de travail des professionnels de santé du NHS comme des libéraux, indique l’organisation dans un communiqué daté du 10 juillet 2019.

    Les patients britanniques n’auront qu’à poser des questions comme « Alexa, comment puis-je traiter une migraine ? » et « Quels sont les symptômes de la grippe ? ». 

    « Nous voulons donner à chaque patient le pouvoir de mieux contrôler sa santé », explique le secrétaire d’État à la Santé et aux Affaires sociales, Matt Hancock. Alexa représente selon lui « un excellent exemple de la façon dont les gens peuvent accéder à des conseils fiables et reconnus du NHS dans le confort de leur foyer, réduisant ainsi la pression exercée sur nos médecins généralistes et pharmaciens ».

    Helen Stokes-Lampard, présidente du Collège royal des médecins généralistes (RCGP), a salué l’annonce de ce partenariat, mais demandé de veiller à ne pas créer de »fracture numérique » entre les patients qui peuvent s’offrir des appareils comme Alexa et sont capables de l’utiliser, et ceux qui ne le peuvent pas. Elle a également redouté que les patients « fragiles », ceux dont les besoins de soins sont les plus complexes, ne finissent par se reposer sur ce système comme seule source d’information en la matière, au lieu de faire appel à un professionnel de santé.

  • CePHaS

    Centre for Population Health Sciences de l’université NTU Singapour

  • Trophées de l’hospitalisation privée 2019 (FHP) : ouverture de l’AAP – deadline : 30/09/2019

    La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) lance son appel à projets (AAP) pour la 12ème édition des Trophées de l’hospitalisation privée, qui récompense chaque année les initiatives les plus innovantes mises en place par les 1 030 hôpitaux et cliniques privées de France, qui soignent environ 9 millions de patients par an.

    Les établissements peuvent déposer leur dossier de candidature depuis le 1er juillet 2019 et jusqu’au 30 septembre 2019 à 18h00 sur la plateforme en ligne accessible via ce lien.

    Cette année, les établissements pourront déposer leurs projets dans une seule et unique catégorie, celles des « cliniques innovantes ». Les projets seront départagés par un jury composé de 15 experts indépendants, qui étudiera l’ensemble des candidatures reçues et retiendra 5 initiatives finalistes.
    « Ces trophées sont l’occasion de témoigner du potentiel d’innovation et de créativité de nos établissements de santé », commente Lamine Gharbi, président de la FHP (communiqué).

    Les établissements sélectionnés par le jury monteront sur scène le jour de la cérémonie de remise des prix, le 11 décembre au Carrousel du Louvre, à Paris. 
    Leurs porte-paroles présenteront leur projets devant l’assemblée et 5 membres du jury présents sur scène. Ces derniers voteront en direct pour désigner le lauréat des Trophées FHP 2019. Les autres établissements finalistes recevront un second prix.

    Trophées de l’hospitalisation privée : calendrier

    • 30 septembre 2019 : clôture de l’AAP ;

    • novembre 2019 : délibération du jury ;

    • 11 décembre 2019 : remise des prix.