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  • DATA – Stratégie e-santé des Pays-Bas

    Le gouvernement néerlandais encourage le secteur de la santé à étendre ses services e-santé. Il a ainsi fixé des objectifs par rapport à l’accès aux dossiers médicaux, à la télésurveillance et à la prise de contact en ligne avec des professionnels de santé. 

    Aux Pays-Bas, le Nictiz (Institut informatique national de santé) réalise de la veille et évalue les progrès réalisés dans le domaine de la santé numérique. Tous les ans depuis 2012, l’institut publie un rapport annuel sur le sujet (le eHealth Monitor). Le rapport de 2018 révèle notamment que : 
    • de nombreux professionnels de santé ne connaissent pas la vision ni les objectifs e-santé de leur organisation ;
    • 71 % des personnes souffrant d’une maladie chronique et 63 % des usagers expriment des difficultés à estimer la fiabilité de l’information numérique de santé ;
    • les professionnels de santé considèrent avoir les compétences numériques mais ne connaissent pas toujours les possibilités techniques au sein de leur organisation ; 
    • la moitié des usagers souhaitent avoir un accès en ligne à leur dossier médical ;
    • la possibilité de contacter un médecin en ligne devient de plus en plus courante (option proposée par 88 % des généralistes et 50 % des spécialistes), l’usage reste stable. Les jeunes usagers, éduqués, avec des compétences numériques, sont plus enclins à prendre contact avec un professionnels de santé en ligne ;
    • plus d’un tiers des personnes atteintes de maladies chroniques sont intéressées par les portails patient (Personal Health Environment – PHE) mais seuls 2 % ont déjà utilisé un PHE ;
    • l’utilisation des techniques de télésurveillance dans le cadre de soins pour personnes âgées est en hausse (71 % en 2017, contre 81 % en 2018).

    Dans son rapport 2018, le Nictiz formule les recommandations suivantes pour les décideurs politiques et les groupes d’intérêt : 
    • positionner la e-santé : avoir une vision et une politique claire, et les faire connaître ;
    • faciliter la possibilité pour les professionnels de santé d’offrir et d’utiliser des services e-santé ;
    • faciliter l’accès et l’utilisation des services e-santé pour les usagers ;
    • développer un programme de recherche qui priorise les sujets à adresser.

    Le tableau présentant la stratégie e-santé des Pays-Bas est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • Stratégie e-santé des Pays-Bas

    Le gouvernement néerlandais encourage le secteur de la santé à étendre ses services e-santé. Il a ainsi fixé des objectifs par rapport à l’accès aux dossiers médicaux, à la télésurveillance et à la prise de contact en ligne avec des professionnels de santé. 

    Aux Pays-Bas, le Nictiz (Institut informatique national de santé) réalise de la veille et évalue les progrès réalisés dans le domaine de la santé numérique. Tous les ans depuis 2012, l’institut publie un rapport annuel sur le sujet (le eHealth Monitor). Le rapport de 2018 révèle notamment que : 
    • de nombreux professionnels de santé ne connaissent pas la vision ni les objectifs e-santé de leur organisation ;
    • 71 % des personnes souffrant d’une maladie chronique et 63 % des usagers expriment des difficultés à estimer la fiabilité de l’information numérique de santé ;
    • les professionnels de santé considèrent avoir les compétences numériques mais ne connaissent pas toujours les possibilités techniques au sein de leur organisation ; 
    • la moitié des usagers souhaitent avoir un accès en ligne à leur dossier médical ;
    • la possibilité de contacter un médecin en ligne devient de plus en plus courante (option proposée par 88 % des généralistes et 50 % des spécialistes), l’usage reste stable. Les jeunes usagers, éduqués, avec des compétences numériques, sont plus enclins à prendre contact avec un professionnels de santé en ligne ;
    • plus d’un tiers des personnes atteintes de maladies chroniques sont intéressées par les portails patient (Personal Health Environment – PHE) mais seuls 2 % ont déjà utilisé un PHE ;
    • l’utilisation des techniques de télésurveillance dans le cadre de soins pour personnes âgées est en hausse (71 % en 2017, contre 81 % en 2018).

    Dans son rapport 2018, le Nictiz formule les recommandations suivantes pour les décideurs politiques et les groupes d’intérêt : 
    • positionner la e-santé : avoir une vision et une politique claire, et les faire connaître ;
    • faciliter la possibilité pour les professionnels de santé d’offrir et d’utiliser des services e-santé ;
    • faciliter l’accès et l’utilisation des services e-santé pour les usagers ;
    • développer un programme de recherche qui priorise les sujets à adresser.

  • Europe : un appel à propositions pour l’analyse d’images par IA en cancérologie (Commission)

    La Commission européenne organise un appel à propositions doté de 35 millions d’euros pour soutenir le développement de systèmes d’analyse d’image par IA pour le diagnostic du cancer, ainsi que d’autres outils axés sur la prévention, la prédiction et le traitement des formes les plus courantes de cancer. Les candidats devront « contribuer à constituer un vaste référentiel d’images de santé interopérables », permettant de développer, de tester et de valider de telles solutions.

    Lancé le 9 juillet 2019, cet appel est ouvert jusqu’au 13 novembre 2019. Les candidatures doivent être réalisées sur le site de la commission via ce lien.

    Cet appel à propositions s’inscrit dans le programme Horizon 2020, qui a vu la Commission européenne investir 177 millions d’euros dans les domaines « transformation numérique de la santé et des soins » et « solutions numériques fiables et cybersécurité dans les systèmes de santé et de soins ».

    « mettre en place un cadre qui équilibre les contraintes du système de santé avec les libertés individuelles »

    « Travailler ensemble de manière décloisonnée renforcera notre capacité à aider les patients en partageant et en interprétant les avancées technologiques en matière de prévention, de diagnostic et de prévision du traitement du cancer dans l’Union européenne », résume Vytenis Andriukaitis, le commissaire européen sortant chargé de la Santé.

    « Cet investissement confirme notre soutien résolu aux technologies de pointe qui façonneront l’avenir du secteur de la santé dans l’Union européenne », ajoute Mariya Gabriel, son homologue chargée de la Société numérique, soulignant la nécessité de « mettre en place un cadre qui équilibre les contraintes du système de santé avec les libertés individuelles, tout en libérant l’innovation en matière de santé au profit de tous les Européens ».

    « L’analyse d’images en santé est l’un des domaines d’application les plus prometteurs de l’IA[. Elle] contribue à améliorer les prévisions, le diagnostic et le traitement des maladies », commente la Commission. 

    Une exigence de sécurité et de lisibilité

    Dans le cadre de cet appel à proposition, les candidats doivent préciser les mesures à prendre pour valider les solutions d’imagerie en santé basées sur l’IA. Sont exigées « des preuves scientifiques rigoureuses, corroborées par des pairs, établissant leur innocuité, leur validité, leur reproductibilité, leur utilisabilité, leur fiabilité et leur utilité », afin d’améliorer les résultats pour la santé.

    Il est jugé « essentiel » dans le texte de montrer comment les solutions basées sur l’IA vont traiter « les défaillances, les inexactitudes et les erreurs possibles ». « Des mesures de performance, des critères et des procédures de suivi et d’évaluation adéquats » sont demandées.

    Selon la Commission européenne, « le raisonnement qui sous-tend les conclusions et les recommandations » basées sur l’IA devrait être expliqué pour que les utilisateurs puissent « donner leur consentement ou contester toute ligne de conduite proposée ».

    Des indicateurs d’impact précis

    La proposition doit s’accompagner d’indicateurs capables de mesurer son impact spécifique dans les domaines suivants :

    • la création d’un référentiel européen d’images de la santé dédiées aux formes de cancer les plus courantes, permettant l’expérimentation de solutions basées sur l’IA pour améliorer le diagnostic, le traitement et le suivi, et contribuer à une gestion plus précise et personnalisée du cancer ;
    • l’élaboration de normes techniques, organisationnelles et éthiques pour l’IA en imagerie médicale ;
    • la promotion de l’accès à des ensembles de données d’images de santé anonymisées afin de les rendre plus librement réutilisables dans l’UE pour la formation aux applications d’IA ;
    • l’augmentation de la confiance dans les solutions d’IA chez les utilisateurs (professionnels de santé et patients), les investisseurs et les parties prenantes de l’industrie et du monde universitaire.
  • Singapour : Jupiter Chain, une plateforme basée sur la blockchain pour analyser les données de santé

    Jedtrade, une start-up singapourienne spécialisée dans la blockchain, lance Jupiter Chain, une plateforme qui permet d’échanger et d’analyser de données de santé de manière sécurisé et anonymisée grâce à un système de cryptage. Par ailleurs, le consentement des propriétaires de ces données est obligatoire pour que d’autres acteurs puissent accéder aux informations nécessaires à la réalisation de projets d’analyse de big data.

    Les experts ne sont autorisés à analyser les données pertinentes que lorsque les individus ont explicitement donné leur consentement et ils ne peuvent pas accéder aux données brutes. Les propriétaires d’entreprises de santé n’auront plus à être les dépositaires des données des utilisateurs, ce qui leur évitera des problèmes de sécurité lors de la sécurisation des données sensibles.

    L’équipe perçoit, à terme, un système de santé au sein duquel les particuliers pourront obtenir des programmes de soins personnalisés à partir de leurs données médicales agrégées, tout en maintenant la confidentialité et la sécurité de leurs données.

    Dans le cadre du projet Jupiter Chain, Jedtrade a annoncé en juin 2019 un partenariat avec Genecare, une société basée en Malaisie qui permet de mieux comprendre les risques auxquels une personne peut se retrouver confronter en termes de santé grâce au séquençage de génome entier. Les fournisseurs de services pourront uniquement accéder aux résultats des évaluations et n’auront pas la possibilité de voir de données génétiques spécifiques, ce qui garantira la confidentialité des informations des particuliers tout en leur permettant d’accéder à des soins et à des services adaptés à leur profil.

    « La sécurité est l’ADN de notre modèle de blockchain »

    « La confidentialité des données est une priorité de plus en plus importante pour les gouvernements et les entreprises du monde entier, commente le Dr. Ernie Teo, directeur de la technologie (CTO) de Jedtrade. La sécurité est l’ADN de notre modèle de blockchain, ce qui permet de l’appliquer utilement dans tous les secteurs, y compris ceux qui ne font pas partie des technologies de la santé. Nous souhaitons également remercier Enterprise Singapore pour son soutien à nos efforts d’innovation visant à développer Jupiter Chain. »

    Un projet soutenu par le gouvernement singapourien

    « Compte tenu de sa nature décentralisée, immuable et transparente, la chaîne de blockchain peut potentiellement transformer des industries et des modèles économiques variés de nos entreprises locales, indique de son côté Yeo Meow Ling, directeur des nouvelles industries à Enterprise Singapore, l’agence gouvernementale qui soutient le développement des entreprises au sein de la cité-État. Nous sommes heureux de soutenir les entreprises locales telles que Jedtrade dans leurs efforts pour explorer de nouvelles technologies et tirer parti de l’innovation en tant que facteur de différenciation clé. »

  • Neurolief (Israël) obtient le marquage CE pour sa solution numérique anti-migraine Relivion

    La société israélienne Neurolief annonce avoir reçu le marquage CE pour Relivion, une solution numérique non invasive contre la migraine. Dans un communiqué daté du 9 juillet 2019, elle décrit son produit comme « la première technologie de neuromodulation cérébrale multicanal adaptative, non invasive », permettant d’éviter les risques et les coûts associés aux dispositifs implantables et sans les effets secondaires liés aux médicaments.

    Relivion se présente sous la forme d’un casque ajustable qui envoie des impulsions modulées aux nerfs occipitaux et trijumeaux : il se connecte à une application mobile propriétaire et élabore par apprentissage automatique (machine learning) un traitement personnalisé pour chaque patient.

    Neurolief précise que le marquage CE a été attribué sur la base des données d’un essai clinique randomisé, contrôlé par placebo, qui a démontré « une efficacité et une sécurité très élevées » de la solution dans le traitement de la migraine. « 76% des participants ont vu leurs maux de tête soulagés après un seul traitement, et aucun effet indésirable grave n’a été observé », indique la société. « Les données cliniques démontrent que la neuromodulation multicanal interchangeable en boucle fermée de Relivion donne de meilleurs résultats que la neuromodulation à un seul nerf », déclare le Dr Eran Schenker, responsable de l’innovation médicale de Neurolief.

    « Ce marquage CE est une étape essentielle, complète Shmuel Shany, cofondateur et P.-D.G. de Neurolief. Nous avons conçu le Relivion comme une alternative auto-administrée et sécurisée à des implants chirurgicaux coûteux et risqués, accélérant le soulagement de la migraine de manière non invasive. Nous pensons que Relivion contribuera à fournir aux patients un soulagement plus rapide, une productivité accrue et la possibilité de reprendre le cours de leurs vies. »

  • Le projet de loi santé définitivement adopté : récapitulatif des mesures clés

    Multiplication des possibilités d’exploitation des données de santé, création d’un espace numérique de santé (ENS) pour tous les patients, développement du télésoin, déploiement d’assistants médicaux pour libérer du temps aux médecins généralistes, création de 1 000 CPTS… Après avoir été adopté par l’Assemblée nationale le 10 juillet 2019, le projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé a été validé par le Sénat. Les sénateurs l’ont largement adopté à main levée le 16 juillet. À l’issue de ce vote ultime, la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a félicité la « qualité du texte final » et promet de mettre « une énergie folle à (le) déployer sur les territoires ».

    Le numérique fait partie des sujets centraux du projet de loi, avec plusieurs mesures encourageant son développement dans le secteur. Parmi elles :

    • la multiplication des possibilités d’exploitation des données de santé, notamment pour la recherche ou le développement des méthodes d’intelligence artificielle, le tout en assurant « un haut niveau de protection de la vie privée » : dans ce cadre, une plateforme des données de santé baptisée « Health Data Hub » remplacera l’actuel Institut des données de santé (INDS). L’accès à ces données (1,2 milliard de feuilles de soin par an, 500 millions d’actes médicaux…) sera élargi et leur champ étendu aux données cliniques récoltées par exemple par les médecins libéraux ainsi qu’aux « données à caractère personnel issues d’enquêtes » ;

    • la création de l’espace numérique de santé (ENS) : d’ici au 1er janvier 2022, tous les patients disposeront de leur propre ENS pour accéder notamment à leur dossier médical partagé (DMP), à des applications ou à des informations de santé référencées. Les données de cet espace numérique ne pourront pas être demandées lors de la conclusion d’un contrat de complémentaire santé ;

    • le déploiement du télésoin pour les pharmaciens et les auxiliaires médicaux : l’acte pourra par exemple concerner « l’accompagnement par les infirmiers des effets secondaires de chimiothérapies orales ou encore les séances d’orthophonie et d’orthoptie à distance ».

    Mesures phares du PJL en dehors de la e-santé :

    Fin du numerus clausus et re-certification régulière des professionnels de santé

    • Suppression à la rentrée 2020 du numerus clausus et du concours limitant le nombre d’étudiants admis en deuxième année de médecine, dentaire, pharmacie et maïeutique.
      • Les effectifs d’étudiants en deuxième ou troisième année seront déterminés par les universités, en accord avec les agences régionales de santé (ARS), selon les capacités et les besoins des territoires.
      • L’objectif est d’augmenter de 20 % environ le nombre de médecins formés, indique Agnès Buzyn, le tout en diversifiant leurs profils via des passerelles entre les cursus et des critères de sélection qui doivent être précisés par décret.
    • Suppression des « épreuves classantes » en fin de sixième année de médecine : elles seront remplacées par de nouveaux examens.
    • Des ordonnances gouvernementales doivent par ailleurs définir les conditions d’une « re-certification » régulière des médecins, des infirmiers et des pharmaciens, visant à s’assurer que leurs compétences sont à jour.

    Labellisation d’entre 500 et 600 « hôpitaux de proximité »

    • Possibilité pour le gouvernement de revoir la carte hospitalière par ordonnances : cette mesure doit permettre de labelliser entre 500 et 600 « hôpitaux de proximité », recentrés sur la médecine générale, la gériatrie et la réadaptation.
      • En fonction des besoins de la population et de l’offre de soins du territoire, ces hôpitaux de proximité auront la possibilité d’exercer d’autres activités, dont la médecine d’urgence, les activités prénatales et postnatales, les soins de suite et de réadaptation ou encore les activités de soins palliatifs.
      • Certains actes chirurgicaux pourront être pratiqués à titre dérogatoire et dans des conditions prévues par décret.

    Lutte contre les déserts médicaux

    • Le texte oblige les facultés et les ARS à trouver des terrains de stages en priorité dans les territoires « en tension » pour les étudiants en dernière année de 3e cycle engagés dans la spécialité de médecine générale.
      • Le stage devra durer au moins 6 mois.
      • Les étudiants seront supervisés par un médecin.
      • Il est prévu que ce parcours soit étendu aux autres spécialités, selon des modalités qui seront précisées par décret.
    • Un statut unique de praticien hospitalier sera créé par ordonnance.

    Déploiement d’assistants médicaux

    • Afin de libérer du temps aux professionnels de santé, une nouvelle profession va être créée : celle de l’assistant médical.
      • Avec un an de formation, l’assistant médical pourra effectuer des tâches simples comme la prise de tension.
    • Dans la même logique, le dispositif de médecin adjoint, qui permet à un interne d’assister un médecin en cas d’afflux saisonnier dans les zones touristiques, sera étendu aux zones « sous dotées ».

    Création de CPTS pour rapprocher les professionnels de santé libéraux

    • 1 000 communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) seront créées d’ici à 2022 : cette mesure a pour objectif de faciliter la collaboration entre les professionnels de santé libéraux et d’assurer la prise en charge des consultations sans rendez-vous afin de désengorger les hôpitaux.
      • Les patients pourront consulter un médecin en urgence de 8 heures à 20 heures.

    Le recrutement de professionnels étrangers facilité

    • Certains médecins, pharmaciens, dentistes et sages-femmes diplômés hors de l’Union européenne (Padhue) auront la possibilité de voir leur situation régularisée d’ici à la fin 2021 après étude de leur dossier.
    • Les modalités de recrutement des Padhue qui exerceront à l’avenir en France seront rénovées, indique le texte.

    La délivrance de certains médicaments normalement sous ordonnances rendue possible pour les pharmaciens

    • Les pharmaciens pourront délivrer dans certaines conditions des médicaments normalement sous ordonnance, pour des pathologies bénignes telles que les cystites, ainsi que certains vaccins, dans certaines conditions.
    • Les infirmiers pourront adapter dans certains cas des traitements en fonction des résultats d’analyses biologiques des patients.
  • Les sociétés de e-santé ont levé 5,1 Mds $ (4,5 M€) en capital-risque au S1 2019 (étude Mercom)

    Les financements en capital-risque accordés aux entreprises de santé numérique au premier semestre (S1) 2019 ont légèrement augmenté par rapport à l’année dernière, avec 5,1 milliards de dollars (4,5 M€) collectés en 318 transactions, contre 4,9 milliards (4,4 Mds €) recueillis en 383 transactions au premier semestre 2018. C’est ce qu’affirme la société d’études Mercom Capital dans son rapport Digital Health Funding and M&A Report, publié le 15 juillet 2019.

    Selon ces travaux, les principales activités financées par capital-risque au niveau mondial au premier semestre 2019 étaient :
    l’analytique avec 1,1 milliard de dollars (978 M€) ;
    la télémédecine avec 896 M$ (797 M€) ;
    • les applications de santé mobile avec 627 millions de dollars (558 M€) ;
    • le bien-être avec 341 M$ (303 M€) ;
    les services de réservation en santé avec 336 M$ (299 M€) ;
    l’aide à la décision avec 287 M$ (255 M€) ;
    les appareils « wearables » avec 285 M$ (253 M€) ;
    le mobile sans-fil avec 264 M$ (235 M€) ;
    • les technologies relatives aux prestations sociales avec 208 M$ (185 M€). 

    Les plus importantes levées de fonds de capital-risque dans le secteur de la santé numérique au premier semestre 2019 ont été réalisées par Tencent Trusted Doctor (250 M$ ; 222 M€), Collective Health (205 M$ ; 182 M€), Tempus (200 M$ ; 178 M€), Doctolib (170 M$ ; 151 M€) et Health Catalyst (100 M$ ; 89 M€).

    Mercom indique que depuis 2010, les sociétés de santé numérique ont reçu plus de 40 milliards de dollars (36 Mds €)  d’investissements en capital-risque. Parmi elles, les entreprises américaines de santé numérique ont collecté environ 30 milliards (27 Mds €) à ce jour.

    Un semestre de fusions-acquisitions en santé numérique

    Mercom rapporte qu’au premier semestre 2019, il y a eu au total 91 accords de fusion-acquisition dans le secteur de la santé numérique, contre 116 au premier semestre 2018.

    Les plus notables sont :

    • l’acquisition par Dassault Systemes de Medidata pour 5,8 milliards de dollars (5,1 Mds €) ;
    • les 51 % de Ensemble Health Partner acquis par Golden Gate Capital pour 1,2 Mds $ (1,067 Md €);
    • la participation majoritaire dans ArisGlobal acquise par Nordic Capital pour 700 M$ (622 M€) ;
    • le rachat d’InstaMed par JPMorgan Chase pour plus de 500 M$ (445 M€) ;
    • le rachat de Nextech Systems par Thomas H. Lee Partners pour 500 M$ (445 M€);
    • le rachat de Voalte par Hill-Rom Holdings pour 195 M$ (173 M€).
  • L’ARS Bretagne lance un AAC pour soutenir la numérisation du secteur médico-social (deadline : 06/09)

    L’ARS Bretagne lance un appel à candidatures (AAC) pour soutenir les établissements et services médico-sociaux (ESMS) destinés aux personnes en situation de handicap et aux personnes âgées dans leurs « démarches d’équipement en services numériques ». Les projets retenus seront financés par le fonds d’intervention régional (FIR) mobilisant une enveloppe de quelque 500 000 € dans le cadre de mesures non reconductibles.

    Dans un communiqué daté du 5 juillet 2019, l’ARS mentionne 4 objectifs prioritaires :
    • accompagner les structures pour les aider à atteindre un palier minimum en termes de systèmes d’information (SI) ou à étendre leur couverture fonctionnelle
    • encourager le déploiement du DMP dans les établissements et services pour personnes en situation de handicap ; 
    • élever le niveau de sécurité des systèmes d’information des ESMS et accompagner leur mise en conformité avec le RGPD (par des formations ou des prestations de conseil) ; 
    • développer les usages de la télémédecine

    L’ARS indique que cet AAC lui permettra de préparer une feuille de route régionale de développement du numérique dans le secteur médico-social grâce à  « une vision plus précise des besoins et attentes » des ESMS en la matière.

    L’AAC est ouvert du 5 juillet 2019 au 6 septembre 2019 à tous les établissements et services médico-sociaux sous compétence exclusive ou partagée de l’ARS Bretagne. Les dossiers de candidature (1 version papier et 1 version électronique) devront être réceptionnés :

    par courrier, en 2 exemplaires, à l’adresse suivante :
    Agence régionale de santé Bretagne
    « Innovation en santé – appel à candidatures Modernisation numérique ESMS »
    Département Innovation en Santé
    6 Place des Colombes CS 14253 35042 Rennes Cedex ;

    et en version électronique à : ars-bretagne-dis@ars.sante.fr en mentionnant en objet du message « AAC modernisation numérique ESMS ».

    L’attribution des crédits sera formalisée par la conclusion d’une convention entre l’ARS Bretagne et le porteur de projet .

    Palier minimum et couverture fonctionnelle

    Le palier minimum en termes de système d’information (SI) peut concerner :

    • la dématérialisation du dossier de l’usager ;
    • la gestion financière et/ou RH ;
    • ou tout autre champ innovant interne à la structure : objets connectés dans les chambres, services domotiques.

    Les ESMS déjà dotés d’un SI peuvent candidater pour :

    • étendre la couverture fonctionnelle de leurs systèmes d’information ;
    • améliorer l’interopérabilité de leurs SI ;
    • ou améliorer le partage et l’échange d’informations pour fluidifier et optimiser les parcours des usagers. 

    Concernant le dossier de l’usager, « le choix et l’acquisition de la solution devront intégrer l’interopérabilité avec le dossier médical partagé (DMP)[, car les SI des ESMS] doivent être DMP-compatibles sur les volets techniques de création, alimentation et consultation », précise l’ARS.

    Adoption du DMP dans les ESMS : un « cercle vertueux »

    L’ARS souligne que la stratégie de déploiement du DMP confère désormais « une place primordiale » aux ESMS, qui jouent désormais « un rôle pivot entre la création du DMP et son utilisation par les professionnels de santé ». L’alimentation des DMP par les ESMS constitue dès lors « un accélérateur du déploiement en masse au centre d’un cercle vertueux où l’alimentation stimule l’utilisation et la création ». 

    Alors que l’adaptation des logiciels métiers des Ehpad fait déjà l’objet d’un plan d’action de la Cnam, l’ARS Bretagne déclare vouloir aider les établissements pour personnes en situation de handicap à devenir DMP-compatibles, par l’« achat d’un connecteur [ou l’]adaptation du logiciel métier existant ».

    Les bénéfices de la télémédecine pour les ESMS

    L’ARS déplore que les usages de la télémédecine soient « encore peu développés » dans le secteur médico-social et déclare vouloir accompagner les structures demandeuses à s’équiper. Elle souligne que la mise en place de la télémédecine dans les ESMS permettrait :

    • de maintenir, voire d’étendre la couverture médicale d’un territoire en offre de soins généralistes et spécialisés ;
    • d’établir ou d’améliorer les liens entre acteurs de premier recours et spécialistes, tout en limitant l’isolement des professionnels, surtout dans les zones rurales ;
    • de limiter les admissions aux urgences, d’éviter les recours à des consultations et hospitalisations, programmées ou non ;
    • d’éviter ou de limiter pour des personnes fragiles les transports et déplacements pénibles;
    • de faciliter l’accès des personnes âgées aux suites de soins après un épisode d’hospitalisation.

    Le rôle du GCS e-santé

    « Afin de déployer efficacement les projets et services de e-santé », l’ARS indique s’appuyer sur le Groupement de Coopération Sanitaire e-Santé Bretagne, fondé en 2007 et qui « promeut, pilote et coordonne les projets mutualisés permettant les échanges numériques entre tous les professionnels de santé ».

    L’ARS « incite fortement » les ESMS à adhérer au GCS et précise que dans le cadre de cet AAC, il « pourra orienter et accompagner les porteurs de projets sur l’identification des services numériques à déployer».

  • Télémédecine : l’UFSBD teste la surveillance de la santé bucco-dentaire des résidents d’Ehpad

    L’Union française pour la santé bucco-dentaire (UFSBD) va expérimenter son programme de surveillance par smartphone de la santé bucco-dentaire des résidents d’Ehpad. C’est le sens du décret « relatif à l’expérimentation pour l’accompagnement et la prévention bucco-dentaire des personnes vivant en établissement d’hébergement pour personnes âgées », publié au Journal officiel le 15 juin 2019. Financée grâce à l’article 51 de la LFSS 2018 sur l’innovation en santé, l’expérimentation devrait durer au maximum 4 ans et concerner quelque 48 établissements dans 3 régions (Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et Pays de la Loire).

    Un smartphone sera remis aux établissements pour permettre aux professionnels de santé de réaliser tous les 6 mois grâce à l’application Oralien une vidéo en réalité augmentée de la bouche du résident, téléchargée et transmise aux équipes de l’UFSBD. Une analyse de ce support sera effectuée de sorte qu’un rapport de l’état de santé bucco-dentaire de la personne puisse être transmis à l’établissement, assorti de recommandations individualisées générées par intelligence artificielle. Des « points d’étape » sont prévus entre le professionnel de santé de l’Ehpad et un chirurgien-dentiste de l’UFSBD après les 6 premiers mois de monitoring.

    Ce programme prévoit également une assistance 24h/24 et 7 jours sur 7, permettant en cas d’urgence d’adresser une vidéo du résident en souffrance à la plateforme, qui pourra alors proposer un diagnostic et une marche à suivre.

    L’UFSBD souligne sur son site que ce programme s’inscrit « en complément » d’un suivi annuel en cabinet dentaire afin de « maintenir le lien indispensable entre le patient et son chirurgien-dentiste, garant d’une prise en charge optimale des soins, tout au long de la vie ».

    L’état préoccupant de la santé bucco-dentaire des résidents d’Ehpad

    Il est indiqué dans l’annexe du décret que l’état de santé orale des personnes âgées résidant en Ehpad est « problématique », avec 35 à 50 % de résidents souffrant de pathologies dentaires et orales et 45 % n’ayant « pas eu de consultation dentaire depuis 5 ans ».

    La question de la prise en charge de la santé bucco-dentaire se pose alors « uniquement pour répondre à l’urgence, dans un contexte douloureux, infectieux, rendant la prise en charge au cabinet dentaire plus compliquée », est-il expliqué. Il est estimé dans l’annexe que la prise en charge de l’hygiène bucco-dentaire entraînerait « mécaniquement une diminution du besoin en soins intrusifs » et permettrait donc de réduire les dépenses de santé.

    Une expérimentation financée via l’article 51

    Selon la revue hebdomadaire spécialisée L’Information dentaire, cette application et son protocole d’utilisation existent déjà « depuis presque deux ans » mais « ne pouvaient être mis en place que si un établissement décidait de le financer ». Le décret permet de financer le programme par le Fonds pour l’innovation du système de santé (Fiss), issu de l’article 51 de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2018, qui « promeut l’innovation en santé en autorisant des expérimentations visant à faire émerger des projets permettant l’amélioration du parcours des personnes ou l’efficience du système de santé ».

    L’UFSBD précise dans son communiqué que « le versement à l’Ehpad d’un forfait annuel par résident est prévu à titre dérogatoire par l’Assurance maladie » et que « l’objectif de l’expérimentation est à terme de faire entrer ce forfait dans le droit commun ».

  • ULD-CT

    Ultra-Low Dose chest CT (scanner thoracique ultra-basse dose)