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  • France Silver Eco lance une mission sur l’éthique des gérontechnologies

    « Approfondir les questions éthiques, morales et juridiques que pose le nécessaire développement dans les années à venir des technologies au service des personnes âgées. » C’est l’objectif que s’assigne Luc Broussy, président de l’association France Silver Eco, en confiant la rédaction d’un rapport sur cette question à l’avocate Solenne Brugère, et au philosophe Fabrice Gzil. Les 2 auteurs devront remettre un état des lieux et des propositions à l’horizon de la fin octobre de cette année.

    Dans la lettre de mission, publiée le 16 juillet 2019, France Silver Eco replace cette initiative « dans la poursuite logique » du rapport Aquino-Bourquin sur « les innovations numériques et technologiques en gérontologie », présenté le 20 juin, et dans la perspective de l’adoption d’une loi « grand âge et autonomie ».

    Luc Broussy demande plus particulièrement à Solenne Brugère de se pencher en tant qu’avocate sur les aspects « lié aux droits des personnes quant à leur vie privée, leur liberté, leur intimité » : il cite en exemple « la question de l’existence de caméras cachées dans les chambres d’Ehpad », mise en évidence par une récente affaire de maltraitance dans un établissement d’Arcueil (Val-de-Marne). La lettre propose parallèlement à Fabrice Gzil, chargé des réseaux à l’Espace éthique d’Île-de-France, de partager ses connaissances sur « les sujets liés au respect des droits des personnes, de leur dignité et de leur autonomie, l’égal accès à l’innovation technologique [ou] la prise en compte de la particulière vulnérabilité [des personnes âgées] ».

    Luc Broussy ajoute que les 2 auteurs pourront bénéficier du concours de Gislaine Alajouanine, vice-présidente de Silver Valley (écosystème francilien de la silver économie) et de la Société française des technologies pour l’autonomie et de gérontechnologie (SFTAG), et de celui de Gilles Berrut, président du réseau d’acteurs Gérontopôle autonomie longévité des Pays de la Loire.

  • Neuralink (Elon Musk) élabore un implant connectant le cerveau des personnes paralysées aux machines

    Un implant indolore pour permettre au cerveau de communiquer avec des machines ou des interfaces numériques. Tel est le projet présenté le 16 juillet à San Francisco lors d’une conférence de presse par Neuralink, une société financée à hauteur de 100 millions de dollars par l’homme d’affaires Elon Musk, également P.-D.G de Tesla (constructeur de voitures électriques) et de SpaceX (entreprise spécialisée dans l’astronautique et le vol spatial).

    L’entreprise développe depuis 2016 une interface cerveau-machine afin d’augmenter les capacités cognitives de l’Homme. La solution vise notamment à permettre aux personnes paralysées de contrôler par la pensée leur ordinateur ou leur smartphone. « Au bout du compte, nous parviendrons à une symbiose entre le cerveau et l’intelligence artificielle », a commenté Elon Musk au cours de la conférence, espérant, à terme, que des millions de personnes pourront disposer d’un cerveau augmenté (source : Bloomberg).

    Une première version d’un capteur, plus fin qu’un cheveu humain, a été dévoilée. Il vise à être implanté directement dans le cerveau en réalisant une petite incision. L’objet visible en dehors de l’organisme devrait prendre la forme d’un petit boîtier, connecté sans fil directement au cerveau.

    Les prototypes présentés ont été testés sur des rats mais pas encore sur l’humain. Elon Musk a annoncé que la société espérait pouvoir débuter des tests sur l’Homme d’ici à la fin 2020 et que des tests avaient également été réalisés avec succès sur des singes. Neuralink a cependant indiqué ne pas avoir encore entamé les démarches de certification auprès de la FDA. Le processus pour obtenir un agrément pour ce genre de dispositifs est « long et compliqué », a expliqué l’entreprise.

    Un robot pour réaliser la pose délicate de l’implant

    L’implant développé par Neuralink est basé sur une technologie de câbles polymères souples et très fins, moins invasifs et plus durables que les solutions actuellement utilisées dans le domaine médical.

    Cependant, le dispositif est plus complexe à implanter. C’est pourquoi l’entreprise est en train de concevoir un robot chirurgical capable de réaliser automatiquement et de manière efficace la pose de l’objet, a-t-elle déclaré.

    La durabilité des câbles utilisés une fois implantés dans le cerveau pose également question.

    Des premiers essais cliniques prévus sur des personnes paralysées

    Les premiers essais cliniques devraient être réalisés sur des personnes paralysées pour leur permettre de contrôler un smartphone par la pensée.

    Le dispositif ciblera dans un premier temps le traitement des maladies neurologiques, comme la maladie de Parkinson, l’épilepsie et la dépression.

    Une extension possible dans d’autres champs

    La technologie pourrait être étendue à d’autres dispositifs dans d’autres champs. Des personnes souhaitant que leur cerveau soit doté d’une puissance de calcul identique à celle d’un ordinateur pourraient par exemple demander à en être équipées.

    À noter qu’Elon Musk est impliqué dans OpenAI, une entreprise à « but lucratif plafonné » regroupant des personnalités reconnues de la Silicon Valley autour de la promotion et du développement d’une intelligence artificielle à visage humain bénéficiant à toute l’humanité.

    L’armée américaine s’intéresse elle aussi aux interfaces cerveau-machines

    Neuralink n’est pas la seule entreprise à miser sur les interfaces cerveau-machines.

    L’armée américaine, par exemple, a investi d’importants moyens dans ces technologies aux diverses applications potentielles, notamment dans le domaine du handicap, note Le Monde.

  • Servier et Lucine, premières sociétés françaises à s’associer dans le domaine des e-thérapies (DTx)

    WeHealth Digital Medicine, la division e-santé du groupe Servier, et Lucine, une société française spécialisée dans les thérapies numériques (DTx – Digital Therapeutics), annoncent la signature d’un partenariat de co-développement ainsi qu’une licence de distribution. « Il s’agit du tout premier partenariat de e-santé entre deux sociétés françaises dans le domaine des DTx« , indique l’entreprise pharmaceutique dans un communiqué publié le 17 juillet 2019.

    L’objectif est de proposer aux patients et aux professionnels de santé des thérapies numériques « s’inscrivant dans les aires thérapeutiques » de Servier, précise ce dernier.

    Dans le cadre de cet accord, WeHealth Digital Medicine contribuera aux coûts de développement, dont les études cliniques, et versera à Lucine des redevances sur les ventes réalisées. Les premières solutions développées devraient être commercialisées au cours de l’année 2021.

    Cette collaboration, engagée pour une durée de 10 ans, a été signée quelques jours après le premier événement DTx Europe-DTx France, qui s’est tenu à Bordeaux.

    Les thérapies numériques, désignées plus couramment « DTx », sont des solutions qui ont un effet thérapeutique démontré à l’aide d’essais cliniques solides. Elles peuvent être utilisées « seules ou en association avec des médicaments dans le but d’améliorer la santé des patients », explique Servier.

    Les DTx : « les innovations les plus prometteuses pour la prise charge personnalisée »

    « Ce partenariat avec WeHealth Digital Medicine, avec qui nous partageons des valeurs humaines et environnementales, va permettre d’accélérer la médecine du futur, commente Maryne Cotty-Eslous, P.-D.G. de Lucine. Les DTx sont les innovations les plus prometteuses pour la prise en charge personnalisée, notamment des patients souffrant de maladies chroniques. Nous parlons ici d’une action tant physiologique que biologique ouvrant de nouvelles perspectives dans la palette de soins des professionnels de santé. »

    « WeHealth Digital Medicine entre dans le monde des DTx »

    « En s’alliant avec Lucine, WeHealth Digital Medicine entre désormais dans le monde des DTx, des solutions qui visent à soigner directement les patients par l’administration de soins digitaux éprouvés, ouvrant de nouveaux espoirs pour des millions de patients », commente de son côté le Dr David Guez, directeur général de WeHealth Digital Medicine.

    WeHealth Digital Medicine cherche à co-développer avec des start-ups des solutions de e-santé

    WeHealth Digital Medicine, lancé en novembre 2016, est la division e-santé du groupe Servier. Elle a pour vocation « d’améliorer le quotidien des patients et des professionnels de santé à l’aide du numérique », indique Servier (communiqué).

    L’équipe de ce département propose des solutions digitales et connectées ainsi que des services basés sur la valorisation des données recueillies afin d’améliorer le suivi personnalisé des patients mais aussi de prévenir et de prédire l’évolution des maladies.

    Dans ce cadre, WeHealth Digital Medicine repère les start-ups à fort potentiel dans le secteur de la e-santé, aussi bien en France qu’à l’étranger, pour co-développer avec elle des solutions.

  • « Bien vieillir dans une société numérique » : le programme euro AAL lance une consultation en ligne

    « Prolonger la vie des gens avec des solutions numériques qui améliorent leur qualité de vie » : c’est l’objectif que s’assigne le programme Active Assisted Living Programme (AAL), financé par la Commission européenne, avec le nouveau partenariat qu’il prépare, associant « tous les acteurs impliqués dans le vieillissement actif et en bonne santé ». AAL a lancé le 17 juillet 2019 une consultation en ligne à destination de ces derniers, à partir de son document de synthèse intitulé « Bien vieillir dans une société numérique ».

    Dans le cadre d’AAL, la commission propose « la formation d’un nouveau programme de partenariat » qui réunira les acteurs de diverses initiatives européennes traitant déjà du vieillissement, tels que le programme Entrepreneurship and Innovation Programme (EIP) portant sur levieillissement actif et en bonne santé (Active and Healthy Ageing – AHA). Elle indique que 12 structures de financement issues de 9 pays ont déjà déclaré leur intention de se joindre à cette initiative.

    « L’accent restera mis sur la recherche et l’innovation dans les technologies et les solutions numériques » mais il faudra déployer davantage d’efforts pour veiller à ce que ces solutions soient « mises en œuvre correctement en direction de ceux qui en ont besoin », est-il précisé dans le document. AAL fournira des financements pour tester des solutions au niveau régional mais aussi pour préparer leur transposition dans d’autres contextes locaux, en tenant compte des différences sociales et économiques.

    Le nouveau programme de partenariat « sera axé sur l’idée des écosystèmes », que la Commission européenne définit comme des « collaborations interconnectées par lesquelles les innovations technologiques et sociales peuvent être rapidement partagées, en même temps que l’expérience de leur utilisation et de leur développement ». L’objectif sera de les réunir et de fédérer leurs résultats au niveau européen.

  • Google Cloud certifié hébergeur de données de santé (HDS) en France, après Microsoft et AWS

    Google décroche la certification d’hébergeur de données de santé (HDS) en France, encadrée par la loi et le décret 2018-137 du 26 février 2018, et ce sur l’ensemble des domaines d’application analysés. Cette dernière concerne plus précisément ses offres Cloud Platform et sa suite bureautique et collaborative G Suite. Le géant américain est le troisième GAFAM a obtenir cette certification, après Microsoft en novembre 2018 et Amazon Web Services (AWS) en mars 2019.

    « La certification HDS de Google Cloud concerne 25 sites en Europe, sur le continent américain et en Asie du Sud-Est et porte sur l’ensemble des six domaines d’application audités et validés par l’Asip : la mise à disposition et le maintien de l’infrastructure, des systèmes d’information (SI), leur administration et exploitation, l’hébergement d’applications, la virtualisation et bien sûr la sauvegarde des données de santé », précise le groupe dans un communiqué publié le 18 juillet 2019.

    Microsoft a également obtenu une certification couvrant l’ensemble de ces 6 activités. Celle attribuée à AWS n’en couvre que 5, excluant celle concernant l’administration et l’exploitation du SI contenant les données de santé.

    « la possibilité de diagnostics meilleurs et plus rapides via l’IA »

    « Concrètement, [cette certification] ouvre entre autres la possibilité de diagnostics meilleurs et plus rapides via l’intelligence artificielle, une meilleure collaboration entre médecins pour un suivi plus adapté des patients, ou encore des puissances de calcul bien supérieures pour une recherche plus performante, tout en respectant le caractère privé et nécessairement sécurisé des données de santé », explique Eric Haddad, directeur général de Google Cloud en France.

    Integragen, partenaire de Google Cloud, va pouvoir bâtir ses propres modèles d’analyse

    « L’ensemble de solutions performantes et de technologies fiables et innovantes de Google Cloud Platform nous permettaient déjà de proposer des solution intégrées et puissantes d’analyse génomique à grande échelle aux cliniciens et chercheurs. La certification HDS de Google Cloud vient renforcer notre choix, nous permettant d’envisager de nouvelles possibilités de traitements personnalisés, et surtout accessibles à tous, en nous laissant entrevoir de nouveaux champs de recherche, via l’intelligence artificielle qui nous permettra de faire un nouveau saut technologique en bâtissant nos propres modèles d’analyse », complète Bérengère Génin, directrice de la bio-informatique à Integragen, spécialisé dans l’analyse génomique, le développement et la commercialisation de tests de diagnostic moléculaire en oncologie et dans l’autisme. La société collabore avec Google Cloud pour la mise en ligne de ses outils avancés d’analyse génomique, Sirius et Mercury sur la Google Cloud Platform.

    Sanofi, autre partenaire de Google Cloud, va pouvoir développer de nouvelles approches thérapeutiques

    « Cette certification HDS de Google Cloud élargit l’éventail des projets que nous pourrons menerdans le cadre de notre partenariat avec le laboratoire d’innovation, ajoute de son côté Rémi Gas, Chief Technology Officer (CTO) de Sanofi. L’analyse des données de santé, en toute sécurité et en toute confidentialité, va permettre d’étudier et de développer de nouvelles approches thérapeutiques et de mieux prendre en charge les patients. »

    Les autres sociétés ayant obtenu une certification HDS couvrant les 6 activités (en dehors de Microsoft et de Google) :

    • A2com ;
    • ASP Server ;
    • Biotronik;
    • Bretagne Télécom;
    • Cegedim.cloud ;
    • Cheops Technology France ;
    • Cloud & Securité de Pictime Groupe ;
    • Euris Health Cloud (Cloud SAnté) ;
    • Fresenius Netcare ;
    • GIP MiPih ;
    • ICT ;
    • Oceanet Technology ;
    • Orange Healthcare;
    • Prolival ;
    • Proquire LLC-Accenture ;
    • Sigma Informatique, ;
    • St. Jude Medical ;
    • LLC – Abbott ;
    • Thales;
    • Worldline.

    AWS « n’infogère pas les données de santé mais opère de l’infrastructure »

    La certification HDS obtenue par AWS, bien qu’elle ne couvre que 5 activités sur 6, est plus étendue que d’autres, comme celle de l’entreprise de centres de données Equinix par exemple, qui se limite aux mises à disposition et aux maintiens en condition opérationnelle des sites physiques permettant d’héberger l’infrastructure matérielle du SI utilisé pour le traitement des données de santé et à l’infrastructure matérielle du SI utilisé pour le traitement de données de santé.

    « Conformément à son modèle de responsabilité (…), AWS n’infogère pas les données de santé mais opère de l’infrastructure, avait précisé en mars à Lemondeinformatique.fr un porte-parole de la société. Les organisations qui gèrent des systèmes travaillant avec des données de santé en France peuvent déjà utiliser AWS, car elles sont couvertes par toute la gamme de certifications HDS. En d’autres termes, les clients restent responsables de la création, de l’administration et de la gestion de leurs applications pouvant contenir des données de santé sur le cloud, c’est pourquoi cette activité ne s’applique pas à AWS. »

  • Le CHU de Bordeaux et la DGS sélectionnés par le gouvernement pour la mise en place de projets IA

    Le CHU de Bordeaux et la Direction générale de la santé (DGS) vont bénéficier d’un accompagnement « technique et stratégique » pour mettre en place des projets basés sur l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA). Ils ont été sélectionnés à l’issue d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) visant à permettre aux administrations de « tester sur le terrain, par des applications concrètes, le potentiel de l’IA », indiquent les services du Premier ministre et le ministère de l’Action et des Comptes publics dans un communiqué publié le 17 juillet 2019.

    • Le CHU de Bordeaux a retenu l’attention pour un projet centré sur l’élaboration d’un système permettant de réaliser des recherches sémantiques dans le DPI.
    • La DGS a été choisie pour un projet axé sur le développement d’un outil d’optimisation du traitement des signalements d’événements sanitaires indésirables.

    Cet AMI est doté de 3,5 millions d’euros pour l’accompagnement technique et métier et de 500 000 euros pour l’accompagnement scientifique.

    Il a été lancé par la Direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication (Dinsic), rattachée aux services du Premier ministre, et par la Direction interministérielle de la transformation publique (DITP), rattachée au ministère de l’Action et des Comptes publics. Il s’inscrit dans le cadre du programme d’investissements d’avenir (PIA).

    48 candidatures issues d’une quarantaine d’administrations ont été reçues. 15 projets ont été sélectionnés, contre 6 pour le premier AMI lancé en 2018 sur la même thématique. L’ensemble des porteurs de projet seront accompagnés pendant un an par des experts en data et en IA à partir de septembre 2019, et ce jusqu’à la conception d’un prototype fonctionnel.

    2 projets centrés sur la santé

    CHU de Bordeaux : un système pour réaliser des recherches sémantiques dans le DPI

    Le CHU de Bordeaux a été retenu pour un projet d’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) qui permet d’effectuer des recherches sémantiques dans le dossier patient information (DPI) afin de « retrouver les bonnes informations au bon moment », explique la Dinsic.

    L’objectif est de faire gagner du temps au personnel soignant dans la recherche d’informations sur le patient.

    DGS : un outil d’optimisation du traitement des signalements d’événements sanitaires indésirables

    La DGS a, elle, été sélectionnée pour un projet d’utilisation de l’IA visant à optimiser le traitement de signalements d’événements sanitaires indésirables émis sur le portail Signalement-sante.gouv.fr.

    Le système classe de manière automatique les signalements, extrait « les concepts métier pertinentes » et repère les anomalies dans ces signalements.

    L’objectif est de faciliter le travail des évaluateurs et de réduire les délais de retour aux structures ayant déposé un signalement.

    Les 13 autres lauréats de l’AMI

    9 projets, en dehors du CHU de Bordeaux et de la DGS, bénéficieront de l’accompagnement technique et métier :

    • Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire : développer un système d’alerte automatique pour l’aide à la surveillance des travailleurs exposés aux rayonnements ionisants ;
    • Direction générale des collectivités locales : développement de l’IA dans le contrôle de légalité dématérialisé ;
    • Direction générale de la gendarmerie nationale : améliorer le système de pré-plainte en ligne ;
    • Direction générale des douanes et des droits indirects : identifier les fausses déclarations en douane grâce au text mining ;
    • Institut national de la statistique et des études économiques : améliorer l’identification de l’établissement employeur dans le recensement de la population ;
    • Chambres des métiers et de l’artisanat de Nouvelle Aquitaine : développer un outil d’aide à l’implantation des entreprises artisanales ;
    • Institut national de l’environnement industriel et des risques : identifier les molécules contaminant l’environnement et profiler les sources de pollutions ;
    • Direction générale des entreprises – Service de l’information stratégique et de la sécurité économiques : développer une solution de veille et d’exploitation d’informations pour améliorer la sécurité économique ;
    • Conseil d’État : identifier automatiquement les séries de contentieux faisant appel à une décision commune.

    4 projets bénéficieront de l’accompagnement scientifique :

    • Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes : détecter les clauses et pratiques abusives dans les contrats, devis et factures ;
    • Institut national de l’information géographique et forestière : faciliter le calcul du positionnement des points de référence terrestre à partir des données satellites ;
    • Cour de cassation : identifier les divergences de jurisprudence ;
    • Service hydrographique et océanographique de la marine : améliorer la cartographie du littoral.

    Le CHU de Toulouse parmi les lauréats du 1er AMI

    Un prototype fonctionnel attendu en octobre 2019

    Les lauréats du premier appel à manifestations d’intérêt ouvert pour accompagner les structures publiques dans le recours à l’IA avaient été révélés en novembre 2018.

    Parmi eux figure le CHU de Toulouse, retenu pour un projet d’utilisation de l’IA ayant pour objectif de faciliter le diagnostic et d’optimiser la préparation des réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) post-opératoires dans le cas du cancer du poumon.

    Un prototype fonctionnel devrait être finalisé en octobre 2019, indiquent la Dinsic et la DITP.

  • FASN Hôpital du futur – 3 octobre 2019 à Paris (programme)

    La prochaine étape de la campagne #FASN (Faire avancer la santé numérique) sera consacrée à l’hôpital du futur. L’événement se tiendra le 3 octobre 2019 à Paris au 103, rue de Grenelle 75007 de 9h à 17h.

    L’objectif des discussions de cette journée de rencontres est de comprendre le rôle du numérique en tant que levier des nouvelles pratiques.

    Le programme a été élaboré par la société Care Insight en s’appuyant sur un comité de programme constitué de représentants d’agences régionales de santé (ARS), de l’AP-HP, de la Fédération hospitalière de France (FHF), de l’Association française de chirurgie (AFC) ainsi que du CHR d’Orléans. 

    Plusieurs parcours et activités emblématiques de l’hôpital seront abordés au cours des ateliers et des tables rondes : l’accueil et l’expérience du patient, les parcours de chirurgie (fast tracket RRAC), les urgences, la transformation des métiers, la relation ville-hôpital et le sujet de l’intelligence artificielle. 

    Les inscriptions, ouvertes, doivent être réalisées en remplissant le formulaire accessible via ce lien.

    Les start-ups porteuses d’un projet qui contribuera à créer l’hôpital de demain sont invitées à s’inscrire avant le 16 septembre 2019 pour tenter de pitcher devant le jury le jour J de l’événement : les dépôts des candidatures pour le challenge sont à réaliser sur le site FASN via ce lien.

    Pré-programme

    Jeudi 3 octobre 2019

    • 9h00 : accueil
    • 9h30-9h35 : introduction par Care Insight
    • 9h35-10h20 : Comment placer le patient au cœur des transformations de l’hôpital de demain ?
    • 10h20-10h45 : Comment construire ou accompagner un hôpital vers le numérique ?
    • 10h45-11h00 : café & network
    • 11h00-12h00 : Les Labs :
      • Lab 1. L’Expérience du patient : quelles sont ses attentes de l’hôpital ?
      • Lab 2. La Chirurgie « fast-track » & la numérisation du parcours de soin
      • Lab 3. La transformation des métiers et l’impact sur la qualité de vie au travail des professionnels de santé
    • 12h00-12h30 : restitution des labs
    • 12h30-13h45 : déjeuner & network
    • 13h45-14h15 : challenge start-ups – pitch des finalistes
    • 14h15-14h55 : urgences, géolocalisation & gestion des flux
    • 14h55-15h10 : challenge start-ups – annonce du lauréat
    • 15h10-15h25 : café et network
    • 15h25-16h05 : Ville-hôpital : L’hôpital comme acteur territorial pour créer une CPTS
    • 16h05-16h35 : Les challenges de l’hôpital : données et IA
    • 16h35-17h00 : cocktail et network
  • Asie : Temasek, un fonds souverain de Singapour, va développer une plateforme health tech en Inde

    Temasek, l’un des fonds souverains de Singapour, cherche à mettre en place et à développer en Inde Sheares Healthcare, une plateforme de technologies de la santé sur laquelle sont ancrées la plupart de ses activités dédiés à la santé en Asie.

    « Nous avons une équipe d’exploitation à Singapour et cherchons à étendre nos opérations en Inde. Le secteur de la santé du pays est différent de celui de la Chine et de Singapour. Une compréhension du marché local ainsi qu’une expertise approfondie en matière d’exploitation sont nécessaires pour [déployer] la plateforme », explique R Venkatesh, directeur général de Temasek India, au magazine spécialisé The Economic Times, dans une interview publiée le 11 juillet 2019.

    En 2018, le fonds a créé la plateforme logistique Sheares avec Singbridge, une joint-venture dans laquelle Temasek prévoit d’investir pour la construction de logements à travers tout le pays.

    L’entreprise n’a pas communiqué sur le montant des investissements consacrés au développement d’une telle plateforme. « Nous ne nous fixons pas de limites en termes de zones géographiques, de secteurs, de classes d’actifs. Il n’existe donc pas de cible spécifique pour les investissements dans le secteur de la santé. Notre investissement dans Sheares Healthcare, détenu à 100 %, n’est pas divulgué mais nous nous engageons à renforcer la plateforme car nous constatons un besoin non satisfait dans ce domaine. »

    Temasek a investi plus de 11 Mds $ en Inde au cours des 15 dernières années

    Temasek a investi plus de 11 milliards de dollars (9,8 Mds €) en Inde au cours des 15 dernières années, principalement en prenant de petites participations minoritaires dans des sociétés à forte croissance, aussi bien publiques que privées. Le fonds, qui a injecté de manière séquentielle un milliard de dollars (891 M €) dans le pays au cours des 5 dernières années, espère trouver de nouvelles opportunités pour augmenter ce niveau d’engagement.

    Le secteur du monde connecté « se porte très bien en Inde »

    « Nous examinons les secteurs qui se positionnent assez bien dans le pays, que ce soit autour de l’économie de partage [et] de la numérisation de l’économie. [Le domaine du] monde connecté se porte également très bien en Inde, analyse Ravi Lambah, responsable « Inde » et responsable mondial des télécommunications, des médias et de la technologie à Temasek (source : The Economic Times). Nous déploierons un milliard de dollars par an [en Inde]. Si nous pouvons [parvenir] à [une somme] plus élevée, nous serons heureux de le faire. »

    L’Inde représente 5 % des investissements singapouriens dans le monde

    Actuellement, l’Inde représente environ 5 % des investissements totaux (qui atteignent 313 milliards de dollars singapouriens, soit environ 205 milliards d’euros) dans le monde.

    Un ralentissement de l’investissement global a été observé lors des derniers mois. Ce ralentissement est lié à plusieurs facteurs, comme les incertitudes liées au Brexit et l’intensification des tensions d’ordres politique et commerciale entre les États-Unis et la Chine. Temasek a ainsi décidé de ralentir le rythme de ses investissements au cours de l’année 2018.

    L’Inde, un marché attractif dans un environnement de faible croissance

    « Nous nous dirigeons vers un environnement de faible croissance et nous devons donc réfléchir à la manière dont nous pouvons différencier notre investissement, [à la manière de] trouver des opportunités pouvant nous fournir cet alpha plus élevé pour un retour sur investissement. Cela vous amène à regarder les économies qui croissent le plus rapidement », telle que l’Inde, commente Ravi Lambah.

    Avec un gouvernement favorable aux entreprises qui a remporté un second mandat, les investisseurs mondiaux sont de plus en plus enclins à investir en Inde.

  • Commission européenne : IA, big data et plateformes numériques à l’agenda de la nouvelle présidente

    « Les données et l’intelligence artificielle sont les ingrédients de l’innovation qui peuvent nous aider à trouver des solutions aux enjeux sociétaux actuels[, notamment] dans le domaine de la santé. »  C’est ce qu’affirme la nouvelle présidente élue de la Commission européenne, l’Allemande Ursula von der Leyen (CDU), dans son document de synthèse Une union plus ambitieuse, mon programme pour l’Europe, mis en ligne le 16 juillet 2019. Selon elle, les pays membres doivent « trouver [leur] propre voie européenne, en équilibrant le flux et la large utilisation des données, tout en préservant un haut degré de protection de la vie privée, de sécurité, de sûreté et d’éthique ».

    Ursula von der Leyen annonce pour ce faire la présentation au cours des 100 premiers jours de son mandat d’« une proposition législative en vue d’une approche européenne coordonnée relative aux implications humaines et éthiques de l’intelligence artificielle ». Ce projet « devrait également examiner les moyens d’utiliser les mégadonnées pour favoriser des innovations qui créent de la richesse pour nos sociétés et nos entreprises », explique-t-elle. « Je veillerai à ce que nous accordions la priorité aux investissements dans l’intelligence artificielle, déclare-t-elle, par l’intermédiaire du cadre financier pluriannuel [et] par un recours accru aux partenariats public-privé.

    Une nouvelle législation sur les services numériques renforcera les règles en matière de responsabilité et de sécurité pour les plateformes, les services et les produits numériques, indique par ailleurs Ursula von der Leyen, pour qui ce cadre complètera le marché unique numérique. « Je veillerai à ce que la fiscalité des grandes entreprises de haute technologie soit une priorité », ajoute-t-elle. Alors que des discussions sont en cours pour trouver une solution internationale , elle prévient que, faute d’accord en faveur d’un impôt numérique équitable à l’échelle mondiale d’ici la fin 2020, « il conviendra que l’UE agisse seule ».

    Une stratégie spécifique pour les PME

    « Je veux faire en sorte que nos petites entreprises puissent devenir plus facilement de grands innovateurs », note Ursula von der Leyen. Elle déclare qu’elle présentera une stratégie spécifique pour les PME prévoyant notamment un fonds public-privé spécialisé dans les introductions en bourse de PME.

    Un plan européen de lutte contre le cancer : les programmes de détection et de dépistage précoces encouragés

    « En tant que médecin, je crois fermement en l’importance de la santé », déclare la nouvelle présidente de la Commission européenne, qui annonce un plan européen de lutte contre le cancer, en soulignant que si « les taux de survie sont de plus en plus élevés[, c’est] en particulier grâce à des programmes de détection et de dépistage précoces ».

  • Healthcare Data Institute : 2ième AMI centré sur l’IA et l’exploitation des données de santé

    Le Healthcare Data Institute (HDI), think tank français et européen dédié au big data en santé, lance lance la deuxième édition de son programme d’accélération de l’innovation, appelé « Data Innovation Program », à travers un appel à manifestation d’intérêt (AMI) dédié aux projets dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) et de l’exploitation des données de santé.

    L’AMI, lancé le 20 juin 2019, est ouvert jusqu’au 15 septembre 2019 sur la thématique « Free data – IA health theme ».

    Un comité d’innovation, composé d’une dizaine d’experts complémentaires (spécialistes data, IA, juridiques, innovation, industrie pharmaceutique, mutuelles/assurances, acteurs du numérique, des dispositifs médicaux, des CRO) et présidé par Armelle Graciet, chargée du business developpement et de la stratégie clients au Snitem, se réunira 2 fois par an pour « évaluer les projets » et pour « apporter un accompagnement stratégique auprès des innovateurs », indique l’institut.

    Le Data Innovation Program s’adresse principalement aux projets :
    • au stade encore conceptuel voulant valider leur idée ;
    • en phase préliminaire souhaitant intégrer un incubateur (préparation d’un pitch, renforcement conceptuel ou business model, etc…) ;
    • portés par des laboratoires publics/privés en recherche de partenaires pour financements collaboratifs (FHU, RHU, ANR, H2020, etc.) ;
    • en phase de commercialisation cherchant à développer leurs chiffres d’affaires.

    Les candidatures doivent être réalisées par le biais du formulaire accessible via ce lien. Les résultats seront annoncés à la fin du mois d’octobre à la suite d’une séance de pitchs réalisée auprès du jury. Les lauréats seront contactés individuellement par email.

    « Le programme doit permettre aux porteurs d’idées, aux startups innovantes, aux chercheurs publics et aux industriels des industries de santé ou du numérique de mettre en lumière leurs projets, déclare le Healthcare Data Institute. Ainsi ils trouveront l’expertise et les partenaires publics ou privés nécessaires pour les accompagner. Grâce à l’expertise des membres du comité d’innovation et du réseau du HDI, nous souhaitons que ce programme puisse jouer le rôle de catalyseur de projets data IA en santé en France. »

    Critères d’évaluation

    4 critères seront évalués par le comité d’experts :

    • le caractère innovant ;
    • la « disruptivité » ;
    • la faisabilité ;
    • la maturité (pour les projets déjà lancés).

    Accompagnement

    Lors du dépôt de sa candidature, le candidat peut choisir une ou plusieurs des modalités d’accompagnement suivantes :

    • un accompagnement/mentoring adapté à votre besoin (faisabilité, technique, réseau, modèle économique, juridique, identification de partenaires business, etc.) ;
    • une mise en visibilité et des opportunités de networking dans le réseau HDI ;
    • l’organisation d’une demi-journée de brainstorming avec des membres sélectionnés pour répondre à votre besoin ;
    • la possibilité de pitcher au HDI day (événement public du HDI regroupant 250 décideurs du secteur de la santé) ;
    • un accès simplifié à des programmes do-tank comme Epidemium ou autres hackathons.

    Calendrier 2019

    • Appel à manifestation d’intérêt : 20 juin – 15 septembre 2019 ;
    • délibérations et choix des finalistes : 15 septembre – 22 octobre 2019 ;
    • audition des finalistes : 22 octobre 2019 ;
    • Ppitch lors du HDI Day 2019 : 14 novembre 2019.