Interaction Network infErence from vectoR representATions of words
Articles
-
PaccMann
Prediction of anticancer compound sensitivity with Multi-modal attention-based neural networks
-
Pass numérique : 10 M€ pour accompagner les citoyens aux nouveaux usages et services numériques
10 millions d’euros. C’est la somme mobilisée par le gouvernement et les collectivités territoriales pour accompagner les citoyens aux nouveaux usagers et services numériques dans le cadre de la première vague du « Pass numérique« . Cette première étape du plan national d’inclusion numérique, initiée le 22 juillet 2019, arrive après une phase pilote qui a permis « de sécuriser le dispositif et de démontrer son efficacité », notent dans un communiqué le ministère de l’Économie et des Finances ainsi que le ministère de l’Action et des Comptes publics.
Le Pass numérique se présente sous la forme d’un carnets de plusieurs chèques avec une valeur faciale en euros. Ses détenteurs peuvent accéder, dans des lieux préalablement identifiés et labellisés, à des services d’accompagnement numérique, avec une prise en charge totale ou partielle par un tiers-payeyr. Concrètement, les bénéficiaires reçoivent un pass auprès d’une structure locale (guichet de service public, collectivités, associations, travailleurs sociaux, etc.) et ensuite s’inscrire à un atelier d’accompagnement.
1 million de pass « seront rapidement mis en circulation sur les territoires permettant d’accompagner jusqu’à 200 000 personnes (seniors, jeunes en difficulté, bénéficiaires des minima sociaux…) », indique le gouvernement.
À l’issue d’un appel à projets (AAP) lancé en mars 2019, 48 collectivités et groupements de collectivités ont été retenues pour soutenir l’achat par ces dernières de Pass numériques. Le soutien financier total de l’État accordées aux lauréats s’élève à plus de 6 millions d’euros.
Un AAP auprès des collectivités pour soutenir le déploiement de Pass numériques
Dans le cadre de ce projet de développement des usages numériques, le gouvernement a choisi de construire son action « en lien étroit avec les collectivités territoriales et les tissus d’acteurs locaux (associations, entreprises de l’économie sociale et solidaire, bibliothèques, …) », étant convaincu que « seul un accompagnement de proximité peut permettre de répondre efficacement à l’acculturation de l’ensemble des citoyens aux nouveaux usages et services numériques », explique-t-il.
C’est pourquoi il a lancé un premier appel à projets (AAP) auprès des collectivités territoriales pour soutenir l’achat par ces dernières de Pass numériques.
48 lauréates pour un soutien financier total de l’État de plus de 6 M€
- Dans le cadre de cet AAP, 48 collectivités et groupements de collectivités sont lauréates sur une cinquantaine de dossiers reçus pour un soutien financier total de l’État de plus de 6 millions d’euros. La liste des lauréats est composée :
- de 2 conseils régionaux ;
- de 15 conseils départementaux ;
- de 3 départements et régions d’Outre-mer ;
- de 22 EPCI, dont 4 EPCI en Outre-mer ;
- et de 6 Syndicats mixtes.
En additionnant la part investie par le collectivités territoriales, 10,5 millions d’euros sont mobilisés au total pour l’achat de Pass numériques.
« L’objectif est de créer une grande coalition des parties prenantes de l’inclusion numérique (État, collectivités locales, opérateurs de service public, entreprises privées, acteurs de terrain, etc.) ; chacune devant être en capacité d’intervenir dans le financement et la mise en œuvre d’actions coordonnées et mutualisées », explique le gouvernement sur le site dédié à la mission « société numérique », accessible via ce lien.
Les lauréats de l’AAP et les montants de co-financement :
« On ne réussira pas le défi de la transformation numérique de notre pays si une partie de nos concitoyens en sont exclus, commente Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique (communiqué). Nous devons penser la transformation numérique de notre pays comme une aventure collective dans laquelle chacun doit être embarqué. C’est un élément essentiel de notre cohésion nationale. Le défi est considérable quand on sait qu’aujourd’hui près d’un Français sur 5 n’utilise pas internet ou qu’avec de grandes difficultés. »
- Dans le cadre de cet AAP, 48 collectivités et groupements de collectivités sont lauréates sur une cinquantaine de dossiers reçus pour un soutien financier total de l’État de plus de 6 millions d’euros. La liste des lauréats est composée :
-
Consultation publique sur un projet de recommandations pour la cybersécurité des DM (ANSM)
L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) lance une consultation publique sur un projet de recommandations pour la cybersécurité des dispositifs médicaux (DM) intégrant du logiciel. Elle s’adresse à tous les fabricants de DM. Le formulaire, téléchargeable via ce lien, est à retourner à dmcdiv@ansm.sante.fr au plus tard le 30 septembre 2019.
L’objectif de ce projet est que la cybersécurité soit prise en compte lors du développement des produits afin de « réduire au maximum le risque d’attaque informatique« , explique l’ANSM dans un communiqué publié le 19 juillet 2019.
« C’est la première fois en Europe que des recommandations dans ce domaine sont élaborées, indique l’agence, ajoutant avoir partagé ses travaux avec la Commission européenne pour que la réglementation évolue pour l’intégrer.
Les retours des fabricants seront analysés par l’ANSM. Les recommandations finales seront envoyées à ces derniers en décembre 2019.
Objectif : prévenir toute attaque malveillante à l’encontre des DM
« Cette consultation publique s’inscrit dans la continuité des travaux menés par l’Agence sur la cybersécurité des DM qui ont abouti en 2017 à la création d’un comité d’experts spécialisé dans la cybersécurité », note l’ANSM.
Elle a été élaboré sur la base des constats suivants :
- la culture de la cybersécurité est très hétérogène au sein des fabricants de dispositifs médicaux, bien que la mise sur le marché des DM soit bien encadrée d’un point de vue réglementaire. Cela est dû :
- à une méconnaissance des exigences de cybersécurité ;
- à un défaut de prise en compte de la cybersécurité dans le processus de conception et de développement du dispositif médical ;
- à l’absence de textes réglementaires ou recommandations dédiés spécifiquement à la cybersécurité informatique.
- si les DM intégrant du logiciel sont de plus en plus connectés (wifi, Bluetooth, radiofréquence, etc.), ils vont devoir faire face aux nouvelles menaces liées aux progrès technologiques, dont les malveillances informatiques.
À l’issue des travaux du comité d’experts, « l’ANSM et les experts ont donc rédigé un projet de recommandations à l’attention des fabricants de dispositifs médicaux de manière à ce qu’ils puissent prendre les mesures nécessaires pour prévenir toute attaque malveillante à l’encontre de leurs [dispositifs médicaux] et ainsi empêcher la compromission des données et l’utilisation détournée des DM qu’ils mettent sur le marché », explique l’agence.
- la culture de la cybersécurité est très hétérogène au sein des fabricants de dispositifs médicaux, bien que la mise sur le marché des DM soit bien encadrée d’un point de vue réglementaire. Cela est dû :
-
IA contre le cancer : des chercheurs d’IBM présentent 3 solutions d’apprentissage automatique
PaccMan, INtERAcT et PIMKL : ce sont les 3 solutions d’apprentissage automatique contre le cancer que présentent les chercheurs Matteo Manica (sciences cognitives) et Joris Cadow (data science) dans un article publié le 22 juillet 2019 sur le blog de recherche d’IBM. Ces initiatives seront détaillées lors de la 18e Conférence européenne sur la biologie informatique (ECCB) et de la 27e Conférence sur les systèmes intelligents de biologie moléculaire (ISMB), deux événements qui se tiennent simultanément à Bâle (Suisse) du 21 au 25 juillet 2019. Les chercheurs soulignent qu’elles ont été conçues dans l’objectif de « mieux comprendre les principaux moteurs et mécanismes moléculaires » des cancers ainsi que « les différences de composition tumorale observées » pour les différents types de cancer.
• Avec PaccMann, « l‘apprentissage en profondeur peut aider à prévoir et à expliquer l’efficacité des médicaments », expliquent les 2 experts. La solution, dont l’acronyme signifie « Prévision de la sensibilité des composés anticancéreux par réseaux de neurones multimodaux basés sur l’attention », utilise « des données provenant de sources disparates pour aider à prédire comment les cellules d’un tissu cancéreux réagiront à un médicament donné ». Les chercheurs estiment qu’identifier à un stade précoce les composés qui s’avéreront les plus efficaces permettrait de réduire les coûts liés à la recherche de nouveaux médicaments, alors qu’actuellement « développer et faire approuver un seul médicament anticancéreux peut coûter des centaines de millions de dollars », indiquent-ils.
• L’outil INtERAcT (pour « Inférence de réseaux d’interaction à partir de représentations vectorielles de mots ») est capable d’automatiser l’extraction de connaissances à partir de publications scientifiques. « Une énorme quantité de connaissances sur les interactions protéiques est enfouie sous forme de textes non structurés, d’images et de graphiques » dans les quelque 17 000 articles publiés annuellement sur le cancer, un chiffre très supérieur aux capacités de lecture de tout scientifique, expliquent les 2 spécialistes. INtERAcT permet de quantifier les interactions entre protéines à partir d’un grand nombre de publications biomédicales sans qu’aucune édition ou annotation manuelle de ces textes ne soit nécessaire.
• Le programme PIMKL (pour « Apprentissage multi-noyau induit par trajectoire ») vise pour sa part à prévoir la progression du cancer à partir de données moléculaires extraites d’échantillons de tissus malades et à classifier les patients en conséquence afin d’améliorer la personnalisation des thérapies. IBM a déployé PIMKL sur son cloud, de sorte que les chercheurs peuvent accéder au service web ou utiliser le code source, et exploiter leurs propres données pour mener des expériences.
-
Rapport P. Tibi : de plus nombreux fonds late stage et global tech suggérés, pour un total de 20 Mds€
« Une seule recommandation stratégique : transformer l’investissement dans le secteur technologique grâce à de plus nombreux fonds late stage et « global tech », pour un total de 20 milliards d’euros. » C’est la proposition centrale du rapport intitulé « Financer la quatrième révolution industrielle – Lever le verrou du financement des entreprises technologiques », établi par Philippe Tibi, président de Pergamon Campus (école d’économie pour dirigeants et futurs dirigeants), professeur d’économie à l’École polytechnique mais aussi ancien président de l’Association française des marchés financiers (Amafi) et d’UBS Investment Bank en France. Ce dernier a remis le document le 19 juillet 2019 à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, et à Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique, à l’issue de sa mission sur le financement des entreprises technologiques françaises.
Dans son rapport, Philippe Tibi indique constater une « forte dynamique » des start-ups en France mais aussi leurs difficultés à trouver des financements au niveau du late stage (levée de fonds supérieure à 50 millions d’euros) et de la cotation en raison du « manque d’investisseurs spécialisés sur ces segments » au sein du pays.
Il propose « de mobiliser les investisseurs institutionnels français pour les inviter à consacrer une part plus importante de leurs allocations, en finançant des fonds français de capital-innovation ayant vocation à gérer plus d’un milliard d’euros en faveur d’entreprises non cotées en phase avancée de croissance (late stage) et, pour la partie cotée, en développant des fonds « global tech » qui permettront la structuration dans notre pays d’une expertise de pointe sur le financement des entreprises technologiques », synthétise le ministère de l’Économie et des Finances dans un communiqué.
« Mieux financer et accompagner les start-ups, c’est favoriser l’emploi, encourager l’innovation et défendre notre modèle de société »
« L’Union européenne, c’est près d’un quart du PIB mondial mais seulement 10 % de la technologie mondiale émergente. Faire naître des leaders technologiques de niveau mondial est essentiel pour la souveraineté de la France et de l’Europe, commente Bruno Le Maire (communiqué). L’enjeu est plus que jamais de mobiliser notre épargne pour mieux financer les entreprises et les technologies de demain. »
« Mieux financer et accompagner les start-ups, c’est favoriser l’emploi, encourager l’innovation et défendre notre modèle de société, ajoute de son côté Cédric O. Aux États-Unis, entre un tiers et la moitié des emplois le sont directement et indirectement par le secteur technologique. L’enjeu est majeur, les levées d’aujourd’hui sont les emplois de demain et concernent l’ensemble de l’appareil productif. »
Constats principaux du rapport
Investir massivement dans les technologies de rupture, un impérieux sujet de souveraineté et la condition de notre prospérité future
- Dans la quatrième révolution industrielle, L’Europe est loin derrière les États-Unis et la Chine :
- les levées de fonds des start-ups européennes n’ont représenté que 10 % du financement mondial en 2018, contre 53 % pour les États-Unis et 27 % pour la Chine (contre 10 % en 2013) ;
- parmi les 372 licornes recensé&s dans le monde à mi-juillet 2019, 182 sont américaines, 94 sont chinoises et 45 sont européennes ;
- en ce qui concerne les firmes bien établies sur leur marché, la liste des 100 plus grandes entreprises numériques cotées établie par Forbes en 2018 comporte 49 sociétés américaines, 14 chinoises et 12 européennes, dont une seule française (Dassault Systèmes).
- La puissance industrielle, une condition du leadership politique :
- l’âge moyen des entreprises du CAC 40 dépasse les 100 ans. « Cela rend compte de la qualité, de l’investissement technologique et de la résilience de nos grandes entreprises, note Philippe Tibi. Mais cela révèle aussi qu’une seule « jeune » entreprise technologique, Dassault Systèmes, a rejoint l’élite du capitalisme français. À l’inverse, le secteur technologique représente environ 30 % de la capitalisation boursière de l’indice américain S&P 500 grâce à Google, Apple, Facebook, Amazon ou encore Microsoft. Des entreprises nées il y a moins de quarante ans. »
- L’innovation, une condition de la prospérité du peuple français :
- « Pour un État, développer et financer sur son territoire les entreprises les plus efficaces à cet égard apporte un triple bénéfice, parfaitement illustrés par le débat tenu autour de la « taxe GAFA » », est-il indiqué dans le rapport :
- augmenter les assiettes fiscales et sociales ;
- conserver sur son sol la rente technologique, payée par les consommateurs au profit des actionnaires de ces firmes ;
- développer un haut niveau d’emploi. Aux États-Unis, les jeunes entreprises en forte croissance créent près de 50 % des nouveaux emplois.
- « Pour un État, développer et financer sur son territoire les entreprises les plus efficaces à cet égard apporte un triple bénéfice, parfaitement illustrés par le débat tenu autour de la « taxe GAFA » », est-il indiqué dans le rapport :
- La France concentre divers atouts :
- une recherche amont de haut niveau: la France se place au 7èmerang mondial par le nombre de ses publications scientifiques (3,2 % du total sur la période 2014-2016) ;
- un investissement total en R&D d’environ 60 milliards de dollars (53,5 Mds €), au sixième rang mondial (3,5 % du total en 2016) ;
- des nombreux ingénieurs et scientifiques de qualité: près de 50000 ingénieurs et docteurs sont diplômés chaque année16d’écoles et universités reconnues mondialement ;
- un fort esprit entrepreneurial : 60 % des 18-29 ans souhaitent créer leur entreprise18et près de 1 400 start-ups ont levé une série A ces cinq dernières années ;
- une très grande tradition industrielle et de nombreuses grandes entreprises d’élite ayant réussi à devenir des leaders mondiaux ou européens de leur secteur ;
- une épargne financière abondante : plus de 5 000 milliards d’euros pour les ménages ;
- « l’appartenance à l’Union européenne (UE), qui procure à nos firmes l’accès au marché unique dans la première région économique du monde, à la libre circulation des talents, au libre établissement au sein de l’UE, à la participation aux grands projets technologiques et scientifiques, à l’accès à un financement peu coûteux grâce à une monnaie stable et respectée, note Philippe Tibi. La France peut nourrir l’ambition d’être le premier hub technologique en Europe. »
« Pourtant, les résultats de la France des jeunes entreprises technologiques ne reflètent pas cette position favorable, commente le spécialiste. Notre opinion est que la difficulté du financement est un facteur limitant essentiel. Elle résulte selon nous d’une double défaillance de marché. »
Une double défaillance de marché, faute de capital et des compétences qui permettent de le déployer efficacement
- Une insuffisante offre de titres :
- vivier prometteur d’entreprises technologiques mais leur croissance est ralentie par le manque de financement en late stage (levée supérieure à 30-40 M€) ;
- les plus grands fonds français de capital-innovation gèrent pour leur fonds en cours entre 200 M€ et 300 M€. Du fait des règles de diversification des investissements, les fonds français sont ainsi rarement capables de financer des tickets supérieurs à 30 M€. Or, la dernière levée permettant d’atteindre le statut de licorne dépasse généralement les 100 M€ ;
- conséquence : au stade critique de leur développement international, les firmes ont à choisir entre 3 options : la croissance, grâce à des fonds de capital-innovation étrangers, la vente avant l’atteinte de la maturité et l’introduction en bourse.
- L’introduction en bourse est peu fréquente en France. Et lorsqu’elle a lieu, elle ne lève pas en général des montants susceptibles de transformer la société émettrice.
- La très faible demande qualifiée de titres de sociétés technologiques cotées :
- en ce qui concerne la demande de titres, la France est le premier marché d’Europe continentale pour la gestion d’actifs avec un encours de près de 4 000 Mds € ;
- l’analyse du top 30, par actifs gérés, des fonds ouverts « global tech » démontre en revanche le rôle mineur des fonds européens et l’absence de fonds françai ;
- par ailleurs, la France ne dispose pas non plus de fonds « crossover » ou « pré-IPO », généralement gérés par des gestionnaires d’actifs, qui entrent au capital des start-ups lors de la levée de fonds précédant l’introduction en bourse.
« Cette situation est la conséquence de la sous-exposition au secteur technologique des investisseurs institutionnels français, allocataires significatifs de mandats au profit des gestionnaires d’actifs français », commente Philippe Tibi.
Propositions clés du rapport
Une seule recommandation stratégique : transformer l’investissement dans le secteur technologique grâce à de plus nombreux fonds late stage et « global tech », pour un total de 20 Mds €
- Combler simultanément les deux défaillances de marché :
- la mission souhaite que Paris devienne le pôle de cotation européen des valeurs technologiques.
- Pour augmenter le nombre de firmes technologiques éligibles à une introduction en bourse en France, constituer un ensemble compétitif de fonds late stage dotés de plus d’un milliard d’euros et de grands fonds « global tech » d’actions cotées :
- la mission recommande de renforcer à la fois l’offre et la demande :
- en invitant les investisseurs institutionnels à soutenir les levées de fonds de capital-innovation français focalisés sur le segment du late stage pour que ceux-ci puissent atteindre la taille critique nécessaire pour financer de très importantes levées de start-ups. La taille critique minimale est ici de l’ordre de 800 M € à 1 Md € ;
- en incitant à l’émergence de fonds d’actions cotées « global tech » dont les équipes de gestion seront majoritairement basées en France.
- la mission recommande de renforcer à la fois l’offre et la demande :
- Pour constituer les fonds « global tech », de l’argent et des compétences :
- « Pour créer des fonds « global tech », il faut trouver de l’argent et des compétences, est-il noté dans le rapport. Plus précisément, d’ici 3 ans,de l’ordre de 10milliards d’euros et 50 gérants de portefeuille. Pour faire partie du top 30 mondial des fonds «global tech», il faut en effet gérer au moins un milliard d’euros. »
- Une collecte pour les fonds « global tech » auprès des investisseurs institutionnels et des particuliers :
- les 10 milliards d’euros que la mission recommande de collecter pour les fonds « global tech » pourraient l’être sous 2 formes :
- mandats institutionnels des allocataires d’actifs, privés et publics, confiés à des gestionnaires d’actifs de la place ;
- distribution aux particuliers36de fonds répliquant la stratégie des mandats institutionnels, via des supports en unités de compte (UC) et l’épargne salariale, en répliquant des modèles originaux bénéficiant déjà d’une forte collecte.
La mission estime que la collecte auprès des particuliers pourrait être de l’ordre de 2 Mds €, celle auprès des investisseurs institutionnels devant alors atteindre 8 Mds €.
- les 10 milliards d’euros que la mission recommande de collecter pour les fonds « global tech » pourraient l’être sous 2 formes :
- Des compétences disponibles sur le marché :
- « Les compétences existent en France, dans des grandes et petites institutions de gestion. Elles sont aussi très présentes à Londres, souvent déployées par des professionnels français, constate Philippe Tibi. Le recours à des appels d’offres (conditionnés à une obligation de résidence) offrant une visibilité de long terme permettra de rassembler les compétences requises. »
Bâtir un récit idéologique et culturel autour de l’investissement dans le secteur technologique comme « ardente obligation », pour gagner la bataille des idées
- « Nous recommandons d’exprimer et d’illustrer une forte volonté politique pour faire du développement et du financement des entreprises technologiques françaises une « ardente obligation » », indique Philippe Tibi.
- Dans la quatrième révolution industrielle, L’Europe est loin derrière les États-Unis et la Chine :
-
Ablacare lève 10 M€ pour accélérer le développement de son dispositif d’ablation par radiofréquence
Ablacare, une start-up medtech d’origine américaine basée à Paris, lève 10 millions d’euros dans un tour de table mené par la société de capital-risque européenne Sofinnova Partners. La société va utiliser cette somme pour accélérer le développement clinique de son dispositif d’ablation par radiofréquence visant à restaurer l’ovulation chez les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (PCOS).
La technologie a été conçue pour être utilisée comme une alternative au forage ovarien, une chirurgie invasive éprouvée mais lourde. Elle pourrait aussi être exploitée comme une solution plus rapide que les thérapies par injection d’hormones, qui nécessitent plusieurs semaines de traitement.
Ablacare souhaite démarrer rapidement des essais cliniques en Europe. « Ce sera très probablement d’abord en Angleterre en raison de la présence là-bas d’un très grand spécialiste, leader d’opinion dans ce domaine, précise Antoine Papiernik, managing partner à Sofinnova, lors de l’annonce de la levée de fonds début juillet 2019 (source : L’Usine nouvelle). Nous pourrions potentiellement mener des essais cliniques en France, et le plus rapidement possible aux États-Unis puis en Chine. »
La solution pourrait être commercialisée dans les 2 prochaines années.
Élaboré il y a quelques années en Californie, dans la Silicon Valley, le projet avait attiré l’attention de Sofinnova Partners, qui avait alors proposé d’héberger Ablacare. La start-up compte actuellement une dizaine de collaborateurs au sein de son incubateur MD Start à Paris.
Un dispositif minimalement invasif
Le dispositif d’Ablacare est transvaginal mais présenté comme minimalement invasif. Il permet de pratiquer une ablation par radiofréquence de la surface ovarienne en une fois, sous anesthésie locale, sans intervention en bloc opératoire.
Le but est de limiter l’excès de tissus produisant des androgènes sur les ovaires, ces derniers pouvant empêcher le développement et la libération des ovules matures.
Un taux de réussite de 75 % dans les 6 mois suivant l’intervention
Selon les premiers résultats des tests réalisés, la solution affiche un taux de réussite de 75 % dans les 6 mois suivant l’intervention. Après son utilisation, une grossesse naturelle a pu être menée pour 55 % des femmes traitées.
15 % des femmes dans le monde souffrent de PCOS et 50 % d’entre elles sont sujettes à l’infertilité en raison de cette pathologie, indique Sofinnova.
-
Colloque Institut Mines-Télécom : Healthcare 4.0, le 15 octobre 2019 à Saint-Étienne
L’Institut Mines-Télécom (IMT) organise un colloque « Healthcare 4.0 » sur la thématique « Nouvelles avancées en ingénierie pour la santé » le 15 octobre 2019 à l’école des Mines de Saint-Étienne.
Au programme :
• 4 sessions :
– données et connaissances en ingénierie pour la santé ;
– dispositifs médicaux ;
– parcours de soins, autonomie et ingénierie des systèmes hospitaliers ;
– sociologie des usages ;
• une table ronde sur le thème « double numérique en santé : défis et enjeux » ;
• une session « posters scientifiques » ;
• des rencontres start-ups.Les inscriptions sont à réaliser par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.
Programme
Matinée
Après-midi
-
Étude : les niveaux d’activité physique de la population évalués grâce à Twitter et à l’IA (BMJ)
Une équipe de chercheurs de la Faculté de médecine de l’Université de Boston a utilisé le machine learning (apprentissage automatique) pour analyser les données issues de Twitter portant sur l’activité physique. Ils ont constaté que les réseaux sociaux pouvaient fournir une vision précise du niveau d’activité physique au sein d’une population mais aussi des types d’exercices privilégiés et des niveaux d’intensité. Les résultats de cette étude* publiée le 14 juillet 2019 dans le BMJ Open Sport & Exercise Medicine suggère que la surveillance de l’activité physique à l’aide des réseaux sociaux pourrait être utile afin d’analyser les tendances spatiales et temporelles ainsi que pour compléter les méthodes traditionnelles de surveillance de l’activité physique.
Surveiller les niveaux d’activité physique pour lutter contre la sédentarité
Lutter contre la sédentarité est un des objectifs majeurs de santé publique dans bon nombre de pays industrialisés. Les États membres de l’OMS ont convenu d’élaborer et de mettre en œuvre des politiques visant à réduire les taux d’inactivité physique de 10 % d’ici 2025. L’engagement a donc été pris puisque la sédentarité est un facteur de risque modifiable. Cependant, pour atteindre cet objectif, il faut surveiller la prévalence de l’activité physique dans les populations. C’est une étape cruciale pour pouvoir ensuite cibler les interventions sur les groupes à risque et les régions à prévalence élevée.
L’estimation de la prévalence de l’inactivité physique grâce à des enquêtes traditionnelles est coûteuse, ne fournit pas des informations actualisées, et peut être sujette à des biais de remémoration. Les smartphones, bracelets d’activité physique et autres applis de fitness fournissent des informations plus précises sur le mouvement mais les réseaux sociaux permettent d’aller plus loin. Les informations textuelles descriptives donnent accès à des informations sur les activités favorites, l’intensité de l’exercice, le tout sur un très grand nombre d’individus.
Plus d’un million de tweets analysés grâce à l’IA
Des chercheurs de la faculté de médecine de l’Université de Boston ont donc mené une étude en utilisant les données de Twitter. Leur but était d’évaluer les différences entre les types d’activités déclarées par les utilisateurs et l’intensité de ces activités, mesurée en calories dépensées en 30 minutes d’activité. Deuxièmement, ils ont comparé ces données avec les estimations de l’inactivité physique provenant des centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).
Ils ont obtenu des données de Twitter d’avril 2015 à mars 2016. Elles comprenaient 1 382 284 tweets d’activité physique géolocalisés de 481 146 utilisateurs (55,7 % d’hommes et 44,3 % de femmes) dans plus de 2 900 comtés des États-Unis. Ils ont ensuite appliqué l’apprentissage automatique et la modélisation statistique pour faire ressortir les différences selon le sexe et la région dans les exercices préférés. Un algorithme de correspondance des mots-clés a été utilisé pour identifier les tweets avec un contenu pertinent. Pour les sports d’équipe, par exemple, seuls les tweets contenant les mots ‘jouer’ et ‘joué’ en conjonction avec l’activité ont été conservés. L’intensité de l’exercice a été calculée en fonction du nombre de calories brûlées pendant 30 minutes d’une activité physique donnée par un adulte américain de poids moyen.
Les résultats de cette étude ont été publiés le 14 juillet 2019 dans le BMJ Open Sport & Exercise Medicine.
Résultats : des disparités régionales à prendre en compte
- La marche était l’activité physique la plus populaire mais les autres activités variaient selon le sexe et la région.
- Les femmes de l’Ouest ont pratiqué des exercices plus intensifs que dans toute autre région.
- Les hommes et les femmes ayant participé à l’étude ont mentionné avoir exercé des activités physiques approximativement équivalentes.
- Le crossfit était l’activité n°1 chez les hommes et c’était le yoga chez les femmes.
- Les hommes ont fait des exercices légèrement plus intensifs que les femmes mais la différence en termes de calories dépensées était faible.
Cette toute première étude visant à évaluer l’efficacité de l’utilisation de Twitter pour surveiller l’activité physique des hommes et des femmes met en lumière des différences entre le sexe et les régions.
Par ailleurs, les états qui signalent des niveaux d’activité physique plus élevés sur Twitter ont tendance à avoir une prévalence d’inactivité physique plus faible selon les estimations de l’enquête des CDC.
Les chercheurs ont tenu à souligner qu’ils avaient noté « une forte relation négative entre le volume de tweets et l’inactivité, et une forte association positive entre les recherches Google pour la perte de poids et l’inactivité ».
Twitter, un outil pour les décideurs politiques
En outre, les écarts entre les sexes et les régions indiquent que les interventions en matière d’activité physique basées sur les réseaux sociaux ne devraient pas être appliquées uniformément à travers les États-Unis. Surveiller la prévalence de l’activité physique à l’aide des réseaux sociaux et d’autres sources numériques permet de faire des estimations rapides et détaillées, et donc d’intervenir de manière précoce.
Cependant, « les données de Twitter doivent être combinés avec d’autres sources numériques, car les utilisateurs de Twitter sont plus susceptibles de signaler des activités physiques impliquant une interaction sociale », estiment les auteurs de l’étude. « Dans la plupart des cas, les communautés à faible revenu ont tendance à ne pas avoir accès à des ressources qui favorisent un mode de vie sain, a déclaré Elaine O. Nsoesie, auteure principale de l’étude. En comprenant les différences dans la manière dont les gens exercent leurs activités dans différentes communautés, nous pouvons concevoir des interventions qui ciblent les besoins spécifiques de ces communautés. »