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  • Parcours innovants : « l’IA est un nouvel outil pour l’innovation organisationnelle » (ARS IDF)

    « L’’intelligence artificielle (IA) transforme de manière rapide le système de santé. C’est un accélérateur, un nouvel outil qui doit être également mobilisé au bénéfice de l’innovation organisationnelle« , estime Yannick Le Guen, directeur de la stratégie à l’agence régionale de santé (ARS) Île-de-France.

    Dans une interview accordée à Health & Tech Intelligence, il revient avec Seak-Hy Lo, coordinatrice senior d’études au sein de l’ARS, sur les 2 projets centraux menés par l’agence dans le domaine de la data et de l’IA pour améliorer les parcours de soins, soit :
    • un système de traitement des données pour améliorer la prise en charge de l’infarctus du myocarde (IDM) aigu  : projet retenu pour le Health Data Hub (HDH) dans le cadre de l’appel à projets (AAP) lancé en janvier ;
    • un outil prédictif des soins non programmés aux urgences.

    Yann Le Guen explique par ailleurs qu’en matière d’éthique, il ne faut pas simplement, selon oui, « être conforme aux règlements en vigueur au niveau juridique sur ce sujet ». Il faut anticiper et « aller au-delà en co-construisant les projets afin de lever les craintes, de montrer aux acteurs que nous sommes transparents sur les finalités des projets », estime-t-il. Il indique également que l’ARS ne cherche pas particulièrement à être pionnière en matière d’exploitation de l’IA dans le domaine de la santé, ajoutant que, de fait, le développement numérique rendait possible une « collaboration en réseau » et que l’agence était ouverte à des coopérations avec d’autres régions.

    Combattre les inégalités d’accès aux soins par l’analyse des données de santé

    Quelles sont les études portées par l’Agence régionale de santé d’Île-de-France reposant sur l’utilisation des données et de l’intelligence artificielle (IA) ?

    Yannick Le Guen : Les études de l’ARS en matière de data sont basées sur les données natives du SNDS et les données régionales issues de divers registres dont la Région dispose. Un de nos sujets est de mobiliser ces données parce qu’elles donnent des éléments de contexte mais aussi des informations précieuses pour mieux analyser les pratiques des franciliens et des professionnels de la santé afin d’améliorer les actions à mener dans notre région. Elles sont enrichies avec le comparateur que représente le SNDS.

    Le projet régional de santé (PRS) de l’ARS est centré sur 4 priorités : la périnatalité, la cancérologie, les maladies neurodégénératives et la santé mentale ainsi que le cardiométabolisme.

    L’analyse des données dans ces 4 champs a pour objectif de combattre les inégalités d’accès aux soins, l’Île-de-France étant la région où elles sont les plus marquées.

    L’ARS se concentre actuellement sur 2 sujets centraux en matière d’intelligence artificielle (IA) et de data :

    • le projet retenu pour le Health Data Hub (HDH) dans le cadre de l’appel à projets (AAP) lancé en janvier, portant sur le traitement des données pour améliorer la prise en charge de l’infarctus du myocarde (IDM) aigu.
      • Le projet est issu d’un partenariat entre l’ARS, le GCS Sesan, les soignants (l’ensemble des Samu, Smur et la BSPP d’Île-de-France) mais aussi deux équipes de l’Inserm. Les travaux devraient commencer de manière concrète au 4ième trimestre 2019, les démarches juridiques, notamment celles pour obtenir une autorisation de la Cnil, prenant plusieurs mois. Les premiers indicateurs de parcours concernant l’infarctus du myocarde devraient être publiés en fin d’année ;
    • l’ARS lance aussi un outil prédictif des soins non programmés aux urgences.
      • o Il y a eu un atelier d’idéation en avril et un datathon interne devrait être organisé au 4ième trimestre 2019. Cela prend du temps parce que nous devons nous assurer d’être conformes au RGPD. L’objectif est dans un premier temps de mettre la solution à la disposition des établissements et de l’ARS. 

    1. Prise en charge de l’IDM aigu : le projet retenu par le Health Data Hub

    Quel est votre état d’esprit 3 mois après avoir intégré le Health Data Hub en construction ?

    Yannick Le Guen : C’est un honneur. On a été retenu parmi 189 projets. L’appel était très concurrentiel. Cela démontre le niveau de maturité de notre projet et c’est aussi une reconnaissance du point de vue technique. Ce projet va permettre de fédérer les acteurs de santé sur le sujet de la cardiologie mais nous voulons reproduire la solution à d’autres domaines avec encore une fois comme objectif d’améliorer les prises en charge et de réduire les inégalités en santé.

    Le Health data hub va accompagner la mise en place du projet, notamment sur les volets juridique et technique.

    Quels sont les bénéfices attendus pour l’ARS en collaborant avec le HDH ?

    Yannick Le Guen : Ce projet va nous permettre, de gagner en visibilité et en crédibilité vis-à-vis des professionnels et de la population en faisant reconnaître l’agence comme un tiers de confiance en matière de partage de données.

    Quant à la question du coût des infrastructures requises, elle reste marginale dans la mesure où nous disposons déjà d’un socle très important pour d’autres projetsLe vrai sujet est celui des ressources humaines et de compétences. Le soutien que nous apporte le HDH est important parce qu’il est de niveau national. Il nous permettra de travailler avec des data scientists spécialisés, experts sur les données de santé et nous savons comme il peut être difficile d’avoir ce type de ressource en région.

    2. Un outil prédictif des soins non programmés

    Quel sera la finalité du projet ?

    Seak-Hy Lo : Nous sommes en train de créer un prototype. Quand cet outil sera consolidé, il faudra l’améliorer au fur et à mesure et le faire progresser en termes de granularité, de territoire et de maladie. Le plus compliqué, ça va être après, de trouver comment le mettre en place au niveau des ressources humaines.

    Notre objectif est de parvenir à une granularité fine au niveau du bassin de santé. Ce n’est pas un outil de prédiction régional. Il s’adresse aux acteurs de santé pour leur territoire.

    Yannick Le Guen : Le but est d’améliorer l’organisation des acteurs de santé, de leur donner les moyens d’anticiper les flux parce qu’il y a d’autres facteurs à prendre en considération que les épisodes climatiques par exemple.

    D’autres projets sont-ils prévus dans ce domaine pour les mois ou années à venir ?

    Yannick Le Guen : Nous avons ces 2 importants projets, nous souhaitons bien sûr traiter d’autres sujets mais nous devons d’abord faire nos preuves. L’idée est d’aller jusqu’au bout de ces 2 initiatives afin d’exploiter au maximum les données et d’en tirer des enseignements, puis d’élargir le champ d’utilisation.

    Quel est le budget dont dispose l’ARS pour la diffusion des innovations en santé ?

    Yannick Le Guen : Je ne peux pas vous donner le montant d’une enveloppe précise car l’agence intervient sur de multiples champs qui intègrent les innovations organisationnelles. Tous ces projets ont un coût. Ils sont soumis à un arbitrage du directeur général en fonction de leur qualité et de leur intérêt pour la transformation du système de santé.

    Éthique et IA : aller au-delà de la réglementation en « co-construisant »

    Les préoccupations d’ordre éthique des acteurs peuvent représenter un frein au déploiement des solutions visant à personnaliser le parcours de soins. Comment pensez-vous pouvoir rassurer les professionnels et les usagers à ce sujet ? 

    Yannick Le Guen : Nous avons des groupes d’experts en éthique qui donnent leur avis sur les projets mais cela ne suffit pas. Il faut établir une confiance avec les professionnels et les usagers. Cela passe par la transparence, en expliquant pourquoi et comment on utilise telles données et quelles lignes nous ne franchiront pas dans leur exploitation.

    Nous nous appuyons sur une charte d’utilisation des données au niveau régional. C’est essentiel parce que cette préoccupation en matière d’éthique ne va que croître.

    Il ne faut pas simplement être conforme aux règlements en vigueur au niveau juridique sur ce sujet. Il faut anticiper et aller au-delà en co-construisant les projets afin de lever les craintes, de montrer aux acteurs que nous sommes transparents sur les finalités des projets. Si nous expliquons bien cela, le sujet de l’IA sera accepté plus facilement.

    « Nous sommes ouvertes à des coopérations avec d’autres régions »

    Pensez-vous que la Région Île-de-France puisse être pionnière dans le domaine de l’IA médicale ?

    Yannick Le Guen : Je n’aurais pas cette prétention. Nous avons de fait un réseau riche en Île-de-France, avec une concentration importante d’instituts de recherche académique, de pôles de compétitivité et d’autres organisations de santé. Nous ne cherchons pas particulièrement à être les pionniers. De fait, le développement numérique rend possible une collaboration en réseau. Nous sommes bien entendu ouverts à des coopérations avec d’autres régions.

    La France pourrait-elle selon vous faire partie des leaders dans le secteur de l’exploitation des données de santé ?

    Yannick Le Guen : Le potentiel des données est aujourd’hui insuffisamment exploité.. Étendre cette exploitation va être l’un des enjeux des 5 prochaines années, c’est précisément l’enjeu du Health data Hub.

    L’intelligence artificielle transforme de manière rapide le système de santé. C’est un accélérateur, un nouvel outil qui doit être également mobilisé au bénéfice de l’innovation organisationnelle. L’IA peut avoir un vrai impact en santé, en particulier sur le domaine de la personnalisation des parcours de soins.

  • DATA – Stratégie e-santé du Portugal

    Au Portugal, les services partagés du ministère de la Santé (SPMS) portent la stratégie nationale de l’écosystème d’information de santé pour 2020, dénommée « ENESIS 2020 ». Cette dernière a été élaborée avec l’objectif :
    • d’être une orientation pour satisfaire les besoins des différentes parties prenantes ;
    • d’être transfrontalière par définition – mise en œuvre des lignes directrices de l’UE en matière de santé en ligne ;
    • de développer la e-santé dans toutes les politiques ;
    • d’être centrée sur les données ouvertes – économie du savoir basée sur la connaissance ;
    • de placer le citoyen en son centre – convivialité et architecture orientées vers les événements de vie et les voies cliniques ;
    • d’être mobile par définition – portabilité des données de santé ;
    • de mettre en place une interopérabilité juridique, organisationnelle, sémantique et technique ;
    • d’adopter un modèle de gouvernance global ;
    • d’adopter des cadres de bonnes pratiques et des normes internationales.

    Pour mener cette stratégie, 3 champs d’action sont identifiés dans le cadre d’ENESIS 2020 : technologie,  ressources humaines et processus.

    Selon Henrique Martins, directeur des SPMS, la télésanté, la mobilité, l’expertise du personnel technique, les outils, les infrastructures robustes, les réseaux rapides et le renforcement de l’action d’agents du changement sont fondamentaux à la révolution numérique.

    Le tableau présentant la stratégie e-santé du Portugal est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • Stratégie e-santé du Portugal

    Au Portugal, les services partagés du ministère de la Santé (SPMS) portent la stratégie nationale de l’écosystème d’information de santé pour 2020, dénommée « ENESIS 2020 ». Cette dernière a été élaborée avec l’objectif :
    • d’être une orientation pour satisfaire les besoins des différentes parties prenantes ;
    • d’être transfrontalière par définition – mise en œuvre des lignes directrices de l’UE en matière de santé en ligne ;
    • de développer la e-santé dans toutes les politiques ;
    • d’être centrée sur les données ouvertes – économie du savoir basée sur la connaissance ;
    • de placer le citoyen en son centre – convivialité et architecture orientées vers les événements de vie et les voies cliniques ;
    • d’être mobile par définition – portabilité des données de santé ;
    • de mettre en place une interopérabilité juridique, organisationnelle, sémantique et technique ;
    • d’adopter un modèle de gouvernance global ;
    • d’adopter des cadres de bonnes pratiques et des normes internationales.

    Pour mener cette stratégie, 3 champs d’action sont identifiés dans le cadre d’ENESIS 2020 : technologie,  ressources humaines et processus.

    Selon Henrique Martins, directeur des SPMS, la télésanté, la mobilité, l’expertise du personnel technique, les outils, les infrastructures robustes, les réseaux rapides et le renforcement de l’action d’agents du changement sont fondamentaux à la révolution numérique.

  • Chronolife obtient le marquage CE pour son t-shirt connecté Nexkin

    Chronolife obtient le marquage CE pour son t-shirt multiparamétrique Nexkin. La société française a annoncé la nouvelle sur Twitter le 10 juillet 2019.

    Nexkin est un t-shirt qui « collecte en permanence des données sur six paramètres physiologiques » (électrocardiogramme, respiration abdominale, respiration thoracique, impédance pulmonaire, activité physique et température corporelle), indique Chronolife. La société précise dans un communiqué daté de janvier 2019 que « tous les capteurs et composants électroniques sont entièrement intégrés au tissu » du t-shirt, qui peut être lavé sans extraire les composants électroniques. Les données biométriques collectées sont transmises via le protocole BlueTooth Low Energy (BTLE). Elles peuvent être analysées via les serveurs de la société en fonction des applications et des cas d’usage.

  • USA : UnitedHealth rachète PatientsLikeMe, sommé d’abandonner son investisseur chinois iCarbonX

    UnitedHealth rachète la start-up health tech américaine PatientsLikeMe, qui a été sommée en avril 2019 par l’administration Trump de trouver un nouvel investisseur en raison de préoccupations concernant la sécurité nationale relatives à son actionnaire principal basé en Chine, l’entreprise de e-santé iCarbonX. Cette décision avait été prise à la suite d’un examen effectué par la Commision des investissements étrangers aux États-Unis (Committee on Foreign Investment in the United States – CFIUS).

    Dans ce cadre, PatientsLikeMe rejoint la division « recherche et développement » de UnitedHealth, indique la société dans un email envoyé à ses clients en juin (source : CNBC), ajoutant que les données personnelles des utilisateurs ne seraient pas transférées si leur partage n’a pas fait l’objet du consentement initial du patient. « Comme toujours, nous nous engageons à utiliser vos données [dans une bonne intention], à [les] protéger (…) et à améliorer notre compréhension des maladies grâce à votre partenariat, est-il précisé dans l’email. Le nom PatientsLikeMe et votre abonnement PatientsLikeMe ne sont pas modifiés. Notre communauté et notre site restent un endroit où vous pouvez vous connecter, suivre et partager avec d’autres comme vous l’avez toujours fait. » Jamie Heywood, le fondateur de PatientsLikeMe, a confirmé à CNBC le contenu de l’email envoyé, déclarant que les patients avaient été les premiers à être informés de ce rachat.

    Cette annonce survient alors que le gouvernement américain examine de plus en plus près les investissements chinois dans les entreprises technologiques, dans un contexte de tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine. Selon le cabinet d’études Rhodium Group, les investissements directs des entreprises chinoises aux États-Unis ont chuté de 90 % en 2 ans, passant de 46 milliards de dollars US (41,2 Mds €) en 2016 à 4,8 milliards de dollars (4,1 Mds €) en 2018. Une nouvelle chute de l’ordre de 20 milliards de dollars (17,9 Mds €) est attendue, indique le cabinet.

    L’administration Trump renforce le pouvoir du Comité sur les investissements étrangers des États-Unis

    Le rachat de PatientsLikeMe par UnitedHealth intervient quelques mois après que le gouvernement Trump a annoncé son intention de contrôler de manière plus rigoureuse certains investissements étrangers dans des sociétés américaines afin de déterminer s’ils mettaient à mal les intérêts américains.

    Les nouvelles règles, motivées notamment par les préoccupations concernant le gouvernement chinois, ont élargi le pouvoir du Comité sur les investissements étrangers des États-Unis (CFIUS), un groupe fédéral d’inter-agences en mesure de bloquer des transactions qui pourraient représenter une menace pour la sécurité nationale, et même de forcer les entreprises à annuler leurs investissements après coup. Jusqu’alors, le CFIUS n’avait autorité que sur des transactions donnant aux investisseurs étrangers une participation majoritaire.

    La participation majoritaire de iCarbonX dans PatientsLikeMe a attiré l’attention du CFIUS

    L’entreprise chinoise iCarbonX a investi dans PatientsLikeMe en 2017 dans une participation alors qualifiée de minoritaire. La même année, l’entreprise chinoise a pris une participation majoritaire dans la société.

    Cette opération a attiré l’attention du CFIUS, qui a ordonné le désinvestissement d’iCarbonX, contraignant PatientsLikeMe a trouvé un acheteur. La start-up a commencé à recevoir des notifications du CFIUS fin 2018.

    PatientsLikeMe : un business modèle fondé sur la vente de données

    Fondé en 2006 à Cambridge dans le Massachusetts, PatientsLikeMe est un réseau social sur lequel des personnes atteintes de certaines maladies spécifiques peuvent échanger des informations et des conseils sur leur pathologie, leur traitement et leur expérience.

    Au cours de ses plus de 12 ans d’existence, la société a accumulé une quantité importante d’informations déclarées par le patient. Son business modèle repose sur la vente de données agrégées à des sociétés médicales. Il est cependant précisé que le site ne « loue, ne vend ou ne partage pas d’informations personnellement identifiables à des fins de marketing ou sans consentement explicite ».

  • Europe : un hôpital de La Haye (Pays-Bas) écope d’une amende de 460 000 € pour non-respect du RGPD

    La première sanction financière prononcée aux Pays-Bas pour non-respect du RGPD a visé un établissement de soins, l’hôpital Haga de la capitale La Haye. L’autorité néerlandaise de protection des données (Autoriteit Persoonsgegegevens, AP) a condamné le 16 juillet 2019 l’établissement à 460 000 € d’amende pour n’avoir pas mis en œuvre les moyens techniques et organisationnels à même de protéger les données à caractère personnel de ses patients, comme l’y oblige l’article 32 du règlement RGPD.

    Selon la presse néerlandaise, c’est quand la vedette de télé-réalité Samantha de Jong a été admise à l’hôpital Haga au début de l’année 2018 après une overdose, que l’établissement a pu constater que le dossier médical de cette patiente avait été consulté par plusieurs dizaines de personnels de l’hôpital non impliqués dans son traitement.

    L’AP met en demeure l’hôpital Haga d’améliorer la sécurité de son système avant le 2 octobre 2019, faute de quoi il devra s’acquitter de 100 000 euros d’amende supplémentaires toutes les 2 semaines, dans la limite de 300 000 euros.

    L’agence estime que « l’hôpital doit vérifier régulièrement qui consulte quel dossier », afin de pouvoir « signaler à temps [quand] une personne non autorisée » y accède et de prendre des mesures à son encontre. Elle exige de plus une authentification à « deux niveaux au moins », soit un code ou un mot de passe en plus d’un pass personnel. « La relation entre un professionnel de santé et un patient doit être totalement confidentielle peu importe qui est le patient, souligne Aleid Wolfsen, le président de l’AP, dans le communiqué publié par l’agence.

    L’hôpital Haga renforce la sécurité interne des dossiers patients

    L’hôpital Haga affirme dans un communiqué publié le 16 juillet 2019, le même jour au cours duquel a été rendue la décision de l’AP, qu’il « renforce la sécurité interne des dossiers patients » à la suite de sa condamnation.

    Une enquête menée à la suite du signalement de l’établissement lui-même

    L’établissement souligne que c’est sur son signalement que l’enquête de l’AP a été diligentée et que le rapport final lui donne un satisfecit sur 4 points sur 6 (autorisation et contrôle d’accès, enregistrement des accès, sensibilisation du personnel, signalement des violations).

    La procédure d’authentification modifiée

    L’hôpital annonce sa décision de modifier sa procédure d’authentification de façon à rendre indispensable l’entrée du code personnel à chaque connexion, et de rendre impossible la connexion sans passe d’identification personnel. Il s’engage également à augmenter la fréquence des inspections pour détecter les accès non autorisés, si possible au moyen d’un « logiciel intelligent ».

    Carla van de Wiel, présidente du conseil d’administration de l’hôpital Haga, souligne que les 460 000 euros de l’amende est une somme qui ne pourra de fait pas être affectés aux soins aux patients, et juge d’autant plus nécessaire la mise en conformité de l’établissement avec les exigences de l’AP.

  • Withings lance sur le marché ses tensiomètres connectés BPM Core et BPM Connect

    Le BPM Core et le BPM Connect, 2 dispositifs de santé connectés destinés au grand public, sont désormais disponibles sur le marché. Leur lancement officiel a été annoncé le 17 juillet 2019 par Withings, leur fabricant.

    Équipé d’un électrocardiogramme (ECG) et d’un stéthoscope électronique, le BPM Core est un tensiomètre connecté conçu pour faciliter la détection des signes d’hypertension et de fibrillation auriculaire mais aussi les valvulopathies. L’utilisateur peut enregistrer les 3 suivis en une seule fois ou choisir de programmer une seule des mesures.
    Après une charge par micro USB, la batterie du dispositif peut tenir jusqu’à 6 mois à raison d’un enregistrement par jour. Le BPM Core peut fonctionner en wifi et Bluetooth avec l’application Health Mate, disponible sur iOS et Android.
    La solution a décroché un CES 2019 « Innovation Award » et dispose d’une certification médicale CE.
    Elle est proposée à la vente pour 249,95 euros en Apple stores dès le 17 juillet 2019 et sera disponible sur Amazon, à la Fnac, Darty et Boulanger au cours du mois de septembre.

    Le BPM Connect est un tensiomètre connecté qui permet aux particuliers de prendre leur tension artérielle à domicile de manière simple. Il est doté d’un écran LED pour lire instantanément le résultat de la mesure. Les informations sont envoyées par wifi ou Bluetooth sur l’appli Health Mate, sur laquelle s’affiche un historique des mesures afin d’assurer un meilleur suivi de la tension de l’utilisateur.
    La batterie du dispositif tient elle aussi jusqu’à 6 mois entre 2 charges. La solution dispose des certifications médicales CE et FDA.
    Elle est proposée à la vente pour 99,95 euros sur withings.com, sur Amazon.fr mais aussi en Apple stores, à la Fnac, Darty et Boulanger.

  • La DMP-compatibilité est en bonne voie selon les éditeurs (audition des industriels par la Mecss)

    « Les professionnels de santé n’adhèrent à l’usage des outils proposés que dès lors qu’ils s’intègrent dans leur environnement de travail quotidien. » C’est ce que déclare Francis Mambrini, président de la Fédération des éditeurs d’informatique médicale et paramédicale ambulatoire (Feima), interrogé avec d’autres représentants des industriels par la Mecss au sujet du DMP, le 9 juillet 2019 à l’Assemblée nationale. Ce constat est selon lui l’une des raisons pour lesquelles « la question de l’interopérabilité est absolument fondamentale » : « un DMP non interopérable c’est zéro usage pour un professionnel de santé, c’est une évidence première », commente-t-il.

    « Nous travaillons depuis 2 ans avec l’équipe DMP sur la dématérialisation de la carte CPS (Carte de professionnel de santé) indique à ce sujet Mariane Cimino, déléguée générale du Lessis (Les Entreprises des systèmes d’information sanitaires et sociaux) qui représente les éditeurs centrés sur les établissements hospitaliers. Nous avons proposé cela parce qu’on sent bien que c’est un blocage : à l’hôpital on n’a jamais la CPS au moment où on doit signer un compte rendu. À chaque déploiement des services DMP nous étions freinés pas les limites que portaient les systèmes carte« , confirme Francis Mambrini.  

    Les éditeurs tombent d’accord pour estimer que la DMP-compatibilité est en bonne voie. Côté libéraux, la Feima représente selon son président « sur le segment ambulatoire à peu près 70 % des professionnels de santé libéraux toutes spécialités confondues », soit 240 000 professionnels dont « 90 % ont la possibilité d’avoir un logiciel DMP-compatible ». Le Lessis rassemble selon sa déléguée générale « une trentaine d’éditeurs sur 100 », parmi lesquels « les trois éditeurs majeurs qui ont 70 % des établissements en France », à savoir Agfa, Maincare et Medasys, devenu Dedalus France. « Ceux-la sont DMP-compatibles et je pense que les autres le sont aussi », indique Mariane Cimino. « Ce n’est pas parce qu’on a les tuyaux pour envoyer que les services, eux, savent le faire », note-t-elle cependant.

    Proposition du Snitem : intégrer des formulaires dans le DMP dans le cas des pathologies chroniques

    « La filière du DM n’a droit de cité dans le numérique que très récemment, regrette pour sa part William Rolland, responsable e-santé au Snitem. On espère avoir rapidement des champs dédiés [dans le DMP] pour des éléments structurés, notamment l’identifiant unique du DM pour pouvoir le transporter d’une solution à l’autre » et assurer sa traçabilité.

    William Rolland lance l’idée d’intégrer des formulaires dans le DMP dans le cas des pathologies chroniques pour qu’un patient puisse être suivi par tous les acteurs de santé, en ville comme à l’hôpital. « Les fabricants de DM ont dépensé des sommes assez conséquentes dans la mise en œuvre de plateformes d’intermédiation, qui mettent en lien un patient un professionnel de santé et l’industriel concepteur du DM, rapporte-t-il. Les données restent aujourd’hui dans cette plateforme, l’intérêt est de l’ouvrir. Nous œuvrons au Snitem pour que les industriels comprennent l’intérêt qu’ils ont a faire sortir ces données et a être compatibles avec le DMP. »

    DMP et hôpital : « il faut rendre compatibles les différentes solutions »

    Mariane Cimino décrit devant les députés la complexité de l’introduction d’un dossier médical dans un centre hospitalier. « Des centaines de logiciels font le SI de l’hôpital, dans un gros CHU il y a 400 logiciels différents », note-t-elle. Un dossier médical « est tentaculaire dans un hôpital, il doit s’interfacer avec beaucoup de spécialités [car] on ne fonctionne pas pareil en ophtalmologie qu’en cancérologie, explique-t-elle. [Par conséquent,] pour installer un dossier patient informatisé dans un hôpital, il faut entre cinq et six ans parce qu’il faut révolutionner toute l’organisation de l’hôpital. [Qui plus est,] on ne doit pas imaginer que tout le monde va changer pour utiliser le même logiciel au sein d’un GHT, il faut rendre compatibles les différentes solutions ».

    Les représentants de l’industrie louent la gouvernance actuelle du projet DMP

    Les représentants de l’industrie s’accordent pour louer la gouvernance actuelle du projet DMP. « Ce que je trouve positif depuis que la Cnam a repris le dossier en 2016, c’est qu’ils ont cette idée de « masse critique » [selon laquelle] c’est [seulement s’il y a] suffisamment de patients en France qui ont un DMP, que la situation pourra basculer », commente Mariane Cimino.

    « Les professionnels se sentent impliqués et perçoivent une valeur ajoutée »

    La maîtrise d’ouvrage « porte avec force et conviction le dossier », abonde Francis Mambrini. « Un réel engagement existe sur ce sujet, ajoute-t-il. Les professionnels se sentent impliqués et perçoivent une valeur ajoutée. On les écoute davantage dans les ateliers sur les évolutions du DMP, on s’est placé dans une logique de coconstruction ». Il rappelle le précédent atelier, qui portait sur le dossier pharmaceutique, « a bien marché parce qu’il était porté par la profession », et aussi parce que la question du rôle de éditeurs de logiciels « a été posée dès les tous premiers instants ».

  • Asie : Ping An Good Doctor développe un modèle d’hôpital numérique avec 50 établissements en Chine

    Ping An Good Doctor, la principale plateforme de santé numérique chinoise, projette de développer un modèle d’hôpital numérique en partenariat avec des établissements de soins situés en Chine. L’objectif est d’aider les centres de santé à résoudre certains problèmes tels que les absences pour les rendez-vous ambulatoires mais aussi l’éloignement géographique de certains patients, et ainsi à étendre la portée de leurs services.

    Dans ce cadre, l’entreprise a conclu une coopération stratégique avec près de 50 hôpitaux, dont l’hôpital général de l’aviation de l’université médicale de Chine, le deuxième hôpital de médecine traditionnelle chinoise du Sichuan et le quatrième hôpital affilié de l’université de Nanchang, a-t-elle annoncé courant juillet 2019.

    Un hôpital numérique 3 en 1

    Concrètement, le système « Hospital Cloud » de Ping An Good Doctor sera connecté au système HIS des établissements de soins partenaires pour former une plateforme de gestion hospitalière numérique trois en un. Elle comprendra une plateforme de diagnostic en ligne, une plateforme de partage des prescriptions et une plateforme de gestion de la santé.

    Les « hôpitaux numériques » serviront par ailleurs de plateforme d’intégration et de partage de données pour faciliter l’échange d’informations en temps réel entre les entités, formant un système complet en boucle fermée combinant services médicaux en ligne et hors ligne.

    Chine : des mesures politiques en faveur du développement de la e-santé

    Depuis 2018, le Conseil d’État chinois (the Chinese State Council) et la Commission nationale de la santé (the National Health Commission) ont mis en place des politiques telles que les avis sur la promotion du développement d’ »internet + soins » (Opinions on promoting the development of « Internet + Healthcare ») et des mesures portant sur l’administration des hôpitaux numériques pour la mise en œuvre d’essais (measures for the administration of internet hospitals (for trial implementation)).

    Ces politiques autorisent :

    • le développement d’hôpitaux numériques en s’appuyant sur des institutions médicales :
    • l’utilisation de la technologie internet pour la délivrance de services médicaux sûrs et appropriés ;
    • la consultation de suivi en ligne ainsi que la e-prescription pour certaines maladies courantes et chroniques.

    À ce titre, une réglementation et des directives claires ont été établies pour encadrer le déploiement d’hôpitaux numériques.

    Les honoraires des services médicaux en ligne bientôt précisés

    En juin 2019, le Conseil d’État de Chine a publié la liste des principales tâches 2019 à réaliser en ce qui concerne le renforcement de la réforme du système de santé. Il y est indiqué que l’administration nationale de la sécurité des soins doit achever fin septembre 2019 la rédaction d’un document sur les politiques concernant les honoraires et les frais de diagnostic et de traitement sur internet ainsi que le paiement de l’assurance maladie.

  • PIMKL

    Pathway-Induced Multiple Kernel Learning