Territoires d’innovation grande ambition
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2/3 des médecins qui pratiquent la téléconsultation en sont satisfaits (sondage Medscape)
1 médecin sur 6 déclare utiliser la téléconsultation. C’est ce qu’affirme le site spécialisé Medscape dans la 3e édition de son enquête annuelle sur les revenus et la satisfaction professionnelle des médecins, à laquelle ont répondu 900 praticiens membres du réseau Medscape, interrogés en ligne du 28 janvier au 10 avril 2019. Les résultats de l’étude ont été publiés le 2 juillet 2019.
Les deux tiers des sondés qui pratiquent la téléconsultation s’en déclarent satisfaits (78 % des généralistes) : ils y voient « un gain de temps pour tout le monde » permettant d’éviter « des déplacements intempestifs pour les patients [qui] habitent loin ou ont du mal à se déplacer ». Certains apprécient également de pouvoir demander « de nombreux avis à des collègues ».
Parmi ceux qui ne pratiquent pas la téléconsultation, 16 % déclarent qu’ils vont « certainement » y avoir recours, 44 % qu’ils vont pratiquer cet acte « peut-être un jour » et 40 % « pas du tout ». Ceux qui refusent la téléconsultation invoquent souvent le besoin d’une relation « visuelle face-à-face et physique » avec leur patient, jugeant que la médecine est « avant tout clinique ». Ils citent également « le risque d’erreur médicale » et « le flou juridique » qui demeure en la matière sur la responsabilité du praticien. D’autres estiment qu’ils « manquent de temps » et que cette pratique « chronophage » représenterait pour eux une « une charge supplémentaire » alors qu’ils sont « déjà débordés ». Certains enfin jugent que l’acte n’est « pas assez rémunéré ».
Un quart des médecins interrogés indiquent utiliser des plateformes de rendez-vous en ligne, dont 48 % des libéraux (37 % des généralistes) contre 12 % des hospitaliers. 82 % des utilisateurs de ces plateformes mentionnent le fait qu’elles « n’ont pas permis d’augmenter les revenus comparativement à un secrétariat « classique » ».
1 sondés sur 3 utilise par ailleurs des objets connectés, notamment des montres ou des stéthoscopes connectés. Les réfractaires jugent les traceurs d’activité « peu fiables », refusent une « médicalisation de la vie quotidienne » ou estiment que ces outils sont « incompatibles avec le secret médical ».
Des médecins peu satisfaits de leur rémunération
En dehors de la e-santé, Medscape rapporte par ailleurs dans son enquête qu’avec des revenus annuels moyens s’élevant à 96 000 € pour les généralistes et 98 000 € pour les autres spécialités, les médecins interrogés sont 74 % à estimer que leur rémunération reste insuffisante au vu de leur responsabilité, leur charge de travail et leurs études difficiles, à tel point que 34 % des sondés déclarent qu’en connaissance de cause, ils auraient opté pour une autre voie professionnelle.
Les femmes médecins dénoncent pour leur part des inégalités persistantes en matière de rémunération, avec des revenus inférieurs de 27 % à ceux des hommes pour 51 heures de travail hebdomadaire contre 54 heures pour les hommes.
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CH de Valenciennes : le numérique et l’IA au service d’un territoire (B. Castells, pôle imagerie)
Le Centre hospitalier de Valenciennes (CHV) place au centre de sa stratégie la transformation digitale de l’établissement et du groupement hospitalier de territoire (GHT) du Hainaut-Cambrésis (12 hôpitaux), mais aussi la production et de l’utilisation des données ainsi que l’intelligence artificielle (IA), indique Bernard Castells chef du pôle « imagerie médicale et radiologie » et coordinateur du projet médical partagé (PMP) du GHT. Sa direction prévoit d’investir dans ces domaines 1 % du budget du CH chaque année (chiffres d’affaires annuel : 450 millions d’euros).
Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, Bernard Castells présente les particularités du CHV et les défis auxquels il doit faire face. Il détaille également la stratégie de l’établissement pour gagner en performance et en qualité, avec notamment une meilleure exploitation des solutions de e-santé, numérique et IA en tête.
Selon le chef du pôle « imagerie médicale », l’utilisation de l’IA va notamment changer la pratique des métiers, les organisations, les flux internes des établissements de soins publics et privés et les parcours des patients. La transformation des pratiques va amener les professionnels de santé à projeter leurs activités dans une trajectoire et un suivi : ainsi le radiologue passe du diagnostic image à la production de données qui influent sur le parcours du patient et de son suivi.
Il souligne par ailleurs l’importance de la démarche territoriale et régionale : les acteurs impliqués dans les parcours et la prise en charge du patient comprennent immédiatement les enjeux sous-jacents, liés à leur quotidien avec leur patient.
Un territoire touché par la précarité et un taux de mortalité élevé
Le Centre Hospitalier de Valenciennes (CHV) est l’établissement ressource du groupement hospitalier de territoire (GHT) du Hainaut-Cambrésis (12 hôpitaux) pour 800 000 habitants. Parmi les acteurs majeurs du territoire sur les plans sanitaire et économique, il a instauré et entretient une logique entrepreneuriale, avec un management médicalisé décentralisé. Le CHV présente un excédent financier depuis 7 années.
En juin 2017, l’analyse des données médico-économiques pour la rédaction du PMP (projet médical partagé du GHT) met en évidence les spécificités du territoire : le Haut-Cambrésis est un des territoires les plus touchés par la précarité et connaît un des taux de mortalité parmi les plus élevé de France (supérieur de 31 % à la moyenne nationale). Ce point est particulièrement marqué pour les morts prématurées liées aux pathologies cardiovasculaires (50 %) et les cancers (30 %). Les femmes diagnostiquées positives lors des campagnes de dépistage de cancer du sein sont à 50 % à l’état métastatique (très nettement supérieur aux données nationales).
Mise en place d’une collaboration sur la valorisation des données de santé
De ce fait, l’urgence pour ce GHT n’était pas la mise en place de filières, mais plutôt d’apporter une réponse à l’état de la population et aux problèmes de santé publique.
Pour répondre à ce challenge, le travail collaboratif basé sur le partage de données est indispensable, note Bernard Castells. La mise en place d’un dispositif d’orientation, d’information et de gestion des cas complexes dans tous les parcours (dont 350 dossiers par an de cas d’urgences graves, complexes et instables) doit répondre à ce besoin.
Une collaboration en 2 étapes
- La première étape établie il y a 8 ans par le centre hospitalier de Valenciennes, établissement en charge de la restructuration du système d’information (+ de 150 logiciels métiers), porte sur le déploiement un archivage neutre (VNA). La VNA choisie est faite « maison » et a la particularité de traiter toutes les données (images, mais aussi CR, biologie…) ;
- L’étape suivante est de structurer les données pour rendre possible leur usage, ce qui est fait à travers un partenariat noué avec la société Alicante. Actuellement, il existe 10 millions de documents dans la VNA dont les données sont en voie d’être toutes structurées. L’objectif est de s’orienter immédiatement sur l’usage de ces données dans une logique « multiservices » : e-santé, épidémiologie, recherche, médico-économique.
D’autres partenaires interviennent comme Arterys avec un partenariat de 5 ans signé en juin 2018 portant sur l’utilisation d’une solution « plateforme ouverte full cloud », la structuration des informations et le développement d’algorithmes en particulier en imagerie mais avec la possibilité d’y intégrer d’autres algorithmes (pharma, parcours urgences, infectiologie, médico économique…).
L’intelligence artificielle inscrite dans le projet d’établissement
Le directeur de l’établissement, Rodolphe Bourret, porte cette démarche autour de la transformation digitale du CH de Valenciennes et du GHT, de la production et de l’utilisation des données et de l’intelligence artificielle (IA). Il a décidé d’y investir 1 % du budget tous les ans (chiffres d’affaires annuel : 450 millions d’euros).
Actuellement, différents travaux sont en cours :
- en radiologie, en partenariat avec Arterys (détection de fractures osseuses en radiologie standard associant la société Milvue et l’hôpital Foch, prédiction des tumeurs pulmonaires, mammographie et dépistage mais aussi image pulmonaire conventionnelle) ;
- en pharma : travail avec la SATT Languedoc et Quinten sur l’analyse clinique de la prescription médicamenteuse ;
- pour anticiper les flux d’arrivée de patients aux urgences, dans un service accueillant plus de 300 urgences par jour, avec Alicante ;
- pour l’anticipation et la prévention des infections nosocomiales ;
- l’utilisation du codage avec Alicante mais aussi une anticipation des éléments médico-économique des parcours patients intra CH et GHT…
D’autres projets sont envisagés, concernant entre autres la réanimation, la biologie et l’anatomopathologie, indique Bernard Castells.
L’objectif porté par l’établissement, qui était que l’ensemble du personnel acquière une maturité sur l’IA ainsi que sur la transformation digitale et des organisations du fait de ses outils innovants, est en cours de réalisation, et, selon Bernard Castells, d’ici 12 mois, la prise de conscience et la maturité seront réels. La diversification des thématiques des projets traduit cette dynamique et l’intérêt porté par la communauté médicale à ces innovations.
L’hôpital de Valenciennes n’est pas un CHU mais est réellement précurseur. Dans ce contexte, l’important est de décliner rapidement les travaux réalisés en usages, et pour cela une unité de recherche clinique et innovation (URSI) a été fondée.
Une dynamique de co-construction d’algorithmes existe entre le centre hospitalier, Artérys et d’autres sociétés partenaires. Ces algorithmes pourront à terme être portés par le cloud d’Arterys, plateforme robuste. Les modèles économiques associés sont à construire.
Une démarche territoriale
L’enjeu est la mise en place d’une approche de médecine populationnelle, note Bernard Castells. L’hôpital joue son rôle de promoteur et de partage.
La volonté affichée par l’établissement est la mise en place d’un entrepôt de données de santé territorial multi-sites et multiservices, servant de base à un portail ville-hôpital et qui au-delà des services proposés exploitera l’intelligence artificielle.
Le CHV propose son expérience pour accompagner les autres établissements dans la mise en œuvre de ces environnements complexes. Actuellement, 2 établissements du GHT sont en phase d’installation d’une VNA : le CH de Denain et le CH Fourmies (Nord) avec les mêmes outils et le même classement.
C’est également dans cette dynamique territoriale que s’inscrit la dynamique d’un pré-projet Tiga : « santé pour tous », avec pour thématique « santé et précarité ». L’objectif est de comprendre les impacts de la précarité sur la santé et vice-versa. Sont parties prenantes l’hôpital, des entreprises privées, le conseil régional, les politiques, l’ARS Haut-de-France…
À terme, le CH souhaite inclure les données populationnelles du territoire, celles des autres établissements du groupement hospitalier de territoire (GHT), de la médecine de ville dont les maisons de santé, entre établissements publics, privés et professionnels de santé, des dossiers médicaux personnels (DMP) et pharmaceutiques (DP), de l’Insee, vers la plateforme régionale Predice de services…
Transformation des métiers
Selon Bernard Castells, l’utilisation de l’IA va changer la pratique des métiers, les organisations, les flux internes des établissements de soins publics et privés et les parcours des patients. La transformation des pratiques va amener les professionnels de santé à projeter leurs activités dans une trajectoire et un suivi : ainsi le radiologue passe du diagnostic image à la production de données qui influent sur le parcours du patient et de son suivi.
Il souligne le fait qu’à l’hôpital de Valenciennes, dans le cadre du partenariat avec Arterys, l’intelligence artificielle est déjà utilisée en routine en imagerie pour les examens du cœur par IRM, des poumons par scanner et des nodules hépatiques en IRM.
L’hôpital attend de l’utilisation de l’IA une amélioration de la qualité moyenne des diagnostics (réduction de la variabilité d’analyse entre les praticiens et sur le territoire) ainsi qu’une optimisation de l’utilisation des plateaux d’imagerie et de leurs ressources humaines (attractivité, image de marque…).
Bernard Castells souligne l’importance de la démarche territoriale et régionale : les acteurs impliqués dans les parcours et la prise en charge du patient comprennent immédiatement les enjeux sous-jacents, liés à leur quotidien avec leur patient. Ainsi par exemple, des travaux en cours sur la cancérologie territoriale fédèrent les professionnels et rendent « naturels » les collectes et partages de donnés.
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Note aux abonnés : reprise de la publication le lundi 26 août 2019
Chers abonnés,
L’équipe de Health & Tech Intelligence vous souhaite un bel été et reprendra son rythme quotidien de publication à compter du 26 août 2019. La plateforme reste néanmoins accessible pour que vous puissiez consulter la base de données.
Une synthèse des faits marquants de l’été sera publiée dès la réouverture du service.
Belles vacances,
L’équipe Health&Tech Intelligence
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L’application Moovcare Poumon (Sivan) inscrite au remboursement en octobre 2019
Moovcare Poumon (Sivan), une web-application de télésurveillance du cancer du poumon, devrait être accessible et remboursé d’ici la fin de l’année, ou au plus tard début 2020. Ces précisions ont été apportées fin juin lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à l’Institut Curie, partenaire de Sivan dans le cadre de l’utilisation de cet outil au sein des établissements de soins. En avril, le dispositif médical avait obtenu de la part de la Haute autorité de santé (HAS) un avis favorable pour son remboursement par la Cnedimts. L’outil et l’acte l’accompagnant sont tous les deux concernés.
La Cnedimts s’était prononcée pour une amélioration modérée du service attendu de la web-application par rapport à la prise en charge conventionnelle seule, « à savoir le suivi par imagerie et par consultations médicales face à face, dans les indications et conditions d’utilisation retenues ». Après cette amélioration modérée de niveau III, la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) a six mois pour définir le prix de l’acte associé.
En effet, il n’existe pas d’acte correspondant à ce type de télésurveillance par l’application Moovcare Poumon. Par conséquent, au regard des contraintes organisationnelles des centres pour garantir la bonne gestion des alertes, son déploiement devrait être restreint dans un premier temps. Selon l’Institut Curie, une cinquantaine de patients utilise le dispositif dans une dizaine de centres français. Il devrait ainsi être inscrit au remboursement en octobre 2019.
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ExclusifMessageries sécurisées de santé : état des lieux du marché dans le contexte du RGPD
Si les professionnels de santé libéraux ont pris l’habitude d’échanger des données via des messageries classiques, la confidentialité des données et le respect du secret médical doivent être respectés. Bien que non obligatoire pour un médecin libéral, l’hébergeur de la messagerie doit répondre aux contraintes réglementaires de sécurité des échanges et de stockage de données de santé auxquelles est tenu le médecin.
Il existe plusieurs messageries sécurisées, les principales étant MSSanté et Apicrypt, sachant que certaines ne peuvent communiquer qu’avec des correspondants ayant le même logiciel, ce qui pose des questions en termes d’interopérabilité.Dans un contexte général marqué par l’entrée en vigueur du RGPD en mai 2018 et la mise en place de sanctions à l’encontre des contrevenants par la Cnil, Health & Tech Intelligence fait le point sur les principales messageries sécurisées de santé existant sur le marché français avec :
• un rappel de ce qu’est l’Espace de confiance MSSanté (repères) ;
• un état des lieux du marché et du déploiement ;
• un focus sur les 4 solutions principales du marché : Apicrypt (Apicem), Santenet Box (Inovelan), Medimail (Mipih) et le service Mailiz, opéré par l’Asip Santé pour le compte des Ordres de santé.Repères : L’Espace de confiance MSSanté
En ville ou à l’hôpital, au cabinet ou en déplacement, la messagerie que les professionnels de santé utilisent doit garantir un haut niveau de sécurité et d’interopérabilité. L’objectif est de faciliter la coordination des soins tout en protégeant la vie privée des patients ainsi que la responsabilité professionnelle des praticiens.
Pour apporter une réponse à ces enjeux, l’Asip Santé a créé en 2013, au nom des pouvoirs publics et en concertation avec l’ensemble des Ordres professionnels et des industriels du secteur, l’Espace de confiance MSSanté afin de développer les messageries sécurisées de santé.
MSSanté désigne un ensemble de messageries réservées aux professionnels de santé et du secteur médico-social, développées par différents opérateurs de messagerie et intégrées à un « espace de confiance » promu par l’Asip, au sein duquel les mails peuvent s’échanger en toute sécurité.
Ce système nativement décentralisé organise les échanges entre des opérateurs multiples assurant chacun la responsabilité de leur service. Dès lors qu’il respecte les prérequis de sécurité, d’interopérabilité et de conformité à la loi, tout opérateur de messagerie peut intégrer l’espace de confiance.
Contenu de l’Espace de confiance
Représentation graphique de l’Espace de confiance
Messageries sécurisées de santé : état du marché et du déploiement
Caractéristiques du marché
MSSanté : informations clés
- Plus de 1 974 établissements de santé sont inscrits dans une démarche d’accompagnement pour intégrer l’espace de confiance MSSanté et plus de 1 000 établissements, dont la majorité des grands hôpitaux publics et des principaux groupes privés, sont déjà raccordés à l’espace de confiance.
- 64 175 professionnels de santé libéraux ont déjà ouvert une messagerie MSSanté dont 48 494 médecins (42,3 % des médecins en France). Au total, ce sont 102 205 boîtes aux lettres MSSanté qui permettent d’échanger près de 500 000 messages dans l’espace de confiance, chaque mois, entre établissements, professionnels de santé, laboratoires, ville et hôpital…
- L’intégration de MSSanté dans les logiciels de professionnels de santé est l’un des facteurs importants d’appropriation de la messagerie sécurisée par les professionnels de santé libéraux.
- Les éditeurs de la Fédération des éditeurs d’informatique médicale et paramédicale ambulatoire (Feima), soutien du projet MSSanté depuis ses débuts, ont fait évoluer leurs offres pour permettre à leurs utilisateurs de lire et d’envoyer leurs mails MSSanté directement depuis leur logiciel de gestion de cabinet.
- Actuellement, les logiciels intégrant MSSanté couvrent une grande partie du secteur :
- 72 % des médecins généralistes et spécialisés ;
- 73 % des infirmiers ;
- 73 % kinésithérapeutes ;
- 78 % des pharmacies ;
- 40 % des dentistes.
Source : Asip Santé, février 2018
Liste des logiciels de professionnels de santé qui intègrent MSSanté
Liste des solutions disponibles selon les régions
Focus sur les principales solutions du marché
Il existe 3 messageries sécurisées sur le marché qui se distinguent dans le marché français de par le nombre de leurs références et le nombre de leurs utilisateurs :
Apicrypt (Apicem)
- Apicrypt est reconnu comme le plus grand réseau médical de France, en flux comme en nombre d’utilisateurs, avec :
- 77 millions de courriers en un an ;
- plus de 70 000 abonnés représentants ;
- plus de 135 spécialités médicales ou paramédicales, avec un fort positionnement chez les professionnels libéraux.
Santenet Box (Inovelan)
- Spécialisée dans l’échange et le partage sécurisé des données de santé ainsi que la coordination de parcours du patient, Inovelan est aussi le premier éditeur industriel à avoir reçu la certification « Qualité hôpital numérique » (juillet 2016) dans l’espace de confiance de la MSS proposée par l’Asip Santé.
Medimail (Mipih)
- Leader dans le domaine des systèmes d’information hospitaliers (SIH) et 1er hébergeur certifié données de santé, la messagerie sécurisée Medimail est utilisée dans plus de 300 structures françaises.
+ Le service Mailiz opéré par l’Asip Santé pour le compte des Ordres de santé
Mailiz est un service de messagerie gratuit qui, à l’instar des messageries sécurisées régionales ou des solutions intégrées au logiciel de gestion de cabinet, fait partie de l’Espace de confiance MSSanté.
Messageries sécurisées de santé : panorama des principales solutions du marché
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H&T Summit, journée internationale le 18/12/2019 à Paris
Une conférence internationale intitulée « Value For Patients: the Path Forward in Health Care » sera organisée le 18 décembre 2019 à l’Institut Imagine, à Paris, par la société Care Insight.
L’ensemble des prises de parole seront assurées en anglais. Des interprètes seront présents pour réaliser une traduction en direct en français.
Les inscriptions doivent être réalisées sur le site healthandtech.fr, accessible via ce lien.
Pour plus d’informations, envoyer un email à laurent.wippern@care-insight.fr.
Découvrez le programme en ligne (Program).
- Welcome
- 09:10 Introduction : Value in Health Care : Accelerating the Pace of Health System Transformation
Véronique Roger, Founding Director Center for the Science of Health Care Delivery, Mayo Clinic
- 09:25 The Payers’ perspectives
Moderator : Ayden Tajahmady, Deputy Director of Strategy & Statistical studies, CNAMTS
- 10:25 Break
- 10:45 Engaging Healthcare Providers in the Health Care Revolution
Moderator : François Cremieux, Deputy CEO, AP-HP
Martin INGVAR, Professor of Integrative Medicine, Osher Center for Integrative Medicine, Karolinska Institute
Lisa HOLLINS, Director of Innovation Delivery, NHSX
- 11:45 The Patient Perspective in The Value Agenda
Moderator : Peter Pitts, President, Center for Medicine in the Public Interest Former Associate Commissioner, FDA
- 12:45 Lunch
- 13:35 Keynote : Transforming Health Care from the Ground Up
Ran Balicer, Founder and Director, Clalit Research Institute
- 13:50 Satellites Sessions
- 14:45 Workshops
WK1 : Building a Culture of Transparency en Health Care & Interoperability : the Liberation of Patients’ Data
Moderator : Lise Rochaix, Chaired Professor of Health Economics, Chair Hospinomics, Sorbonne University & Paris School of Economics
Shannon SARTIN, Executive Director, Digital Service, Department of Health and Human Services, US administration
WK2 : How AI Can Change The Future of Health Care
Moderators : Jean-François Meder, Président, Société Française de Radiologie & David Gruson, Fellow, Chair of Health Systems, Sciences Po Paris
Ramesh KRISHNAMURTHY, Senior Advisor, Division of Data, Analytics and Delivery, WHO
- 16:00 Coffee break
- 16:15 Speeding Up Deployment : Policy Makers Perspectives
Moderator : Fred Horne, Former Minister of Health (Alberta, Canada) Chair, VBHC Canada
Rafael BENGOA, Co-director of the Institute for Health & Strategy in Bilbao (SI-Health), Former Minister of health (Euskadi)
- 17:45 Conclusion
Véronique Roger, Founding Director Center for the Science of Health Care Delivery, Mayo Clinic
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La télémédecine doit « structurer les pratiques médicales des médecins de soins primaires » (Craps)
« La santé reste l’un des rares marchés à ne pas tirer profit des avancées des technologies de l’information et de la communication ». C’est ce qu’affirme le think tank du Cercle de recherche et d’analyse sur la protection sociale (Craps) dans son rapport « Territoires de santé : de nouvelles frontières », présenté le 26 juin 2019. Selon ce document, « les professionnels de santé sont entrés dans la médecine du XXIe siècle avec les pratiques et les organisations de la médecine du XIXe siècle ».
Le Craps demande de « considérer la télémédecine comme le moyen incontournable de créer un parcours de soins adapté aux patients atteints de maladies chroniques ». Il propose qu’elle « structure les nouvelles pratiques médicales des médecins de soins primaires » ainsi que « le projet médical partagé des GHT afin d’offrir aux patients le meilleur soin au bon endroit et au juste prix ». Le think tank estime que les pratiques professionnelles de télémédecine « doivent être financées dans le droit commun de l’Assurance maladie » et que l’évaluation de leur efficience « pourra se faire au bout de quelques années ».
Le Craps indique par ailleurs que, selon lui, la téléconsultation « peut être une prise en charge médicale de qualité à la condition qu’elle soit alternée avec des consultations en face à face pour ne pas déshumaniser la relation médicale ».
Numérique et système de santé: trois faiblesses
Selon le Craps, la technologie peut répondre à 3 des principales faiblesses du système de santé, à savoir :
- une « insuffisance de gouvernance générale de la politique d’informatisation et de son exécution dans une logique régionale » : le système d’information et de communication « reste encore aujourd’hui l’affaire de chaque établissement, quelle que soit sa taille et indépendamment des contraintes environnementales croissantes », indique le think tank ;
- un « cloisonnement des systèmes d’information et de communication dans l’hôpital lui-même, comme entre les acteurs », avec pour conséquence « les syndromes du « millefeuille » et de la « surenchère » dans les échanges et les référentiels » ;
- une « absence de sensibilisation et de formation des équipes, y compris de direction, aux bénéfices des systèmes d’information et de communication », qui a pour conséquence « un défaut de vision et gestion globales », note le Craps.
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Rapport Aquino-Bourquin : un techno-scepticisme encore très présent dans le secteur de la silver éco
Un certain « techno-scepticisme » est encore très présent chez les acteurs de la prise en charge des personnes âgées dépendantes. C’est ce qui ressort du rapport réalisé par Jean-Pierre Aquino, médecin gériatre et secrétaire général de la SFGG, et Marc Bourquin, conseiller technique à la FHF, présenté le 20 juin 2019 au Conseil national de la silver économie et disponible en ligne depuis fin juillet. Ce dernier avait été commandé en mars par le conseil.
Selon le rapport, l’absence de reconnaissance et de valorisation des innovations technologiques dans les politiques publiques handicape le passage à l’échelle des solutions technologiques et numériques.
Parmi les recommandations, 2 mesures attirent en particulier l’attention :
• la création d’un « pack technologie » pleinement intégré dans les dotations soins des établissements et services pour personnes âgées ;
• la nécessité de compter désormais dans les effectifs de ces structures un « référent technologie ».Le document fait suite au rapport de Dominique Libault sur la concertation « Grand âge et autonomie », remis en mars à la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn. Il a été adressé à la ministre ainsi qu’aux parlementaires en prévision d’un projet de loi.
La filière Silver Économie relancée
La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a relancé la filière Silver économie le 22 octobre 2018 en en confiant la présidence à Luc Broussy. Sa feuille de route « 2019-2020 » est axée autour de 3 thématiques :
- l’adaptation des villes, de l’urbanisme, des territoires et des mobilités au grand âge ;
- le logement adapté ;
- l’essor des outils technologies et numériques dans les établissements et services pour personnes âgées.
Cette dernière mesure a été la première à être développée en confiant à Jean-Pierre Aquino ce rapport.
Une triple volonté
Selon Luc Broussy, la première volonté affichée de ce rapport est de « tordre le cou à tout techno-scepticisme » (avant-propos). La révolution numérique ne fait que commencer et il est essentiel de comprendre comment cela peut conduire à l’amélioration du progrès humain et social, estime-t-il. Les nouvelles technologies seront adoptées et utilisées si elles présentent une utilité pour améliorer le bien-être des personnes âgées, ajoute-t-il.
La deuxième ambition est de clarifier l’état des lieux pour que tous les acteurs, dans leur grande diversité, avancent ensemble. Cela passe par :
- une meilleure compréhension des besoins des personnes âgées par les industriels et les chercheurs ;
- une meilleure vision des offres qui émergent par les professionnels, notamment soignants, pour en optimiser l’usage ;
- un encouragement du développement des technologies innovantes et utiles par les pouvoirs publics, locaux ou nationaux.
Enfin, les auteurs du rapport expliquent avoir constituer ce document pour qu’il contribue au débat sur la loi « Grand âge et autonomie », en complément du rapport de Dominique Libault. « À nous dès lors, acteurs de la filière silver économie de formuler des propositions ambitieuses », commentent-ils, avec notamment la création d’un « pack technologie » dans les dotations soins des établissements et services pour personnes âgées ou l’identification d’un « référent technologie ».
Ces propositions ont été formulées au Gouvernement puis aux parlementaires en prévision d’une nouvelle loi.
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Asie : Parexel lance Health Advances Asia et étend sa présence mondiale en se basant à Hong Kong
Parexel, une entreprise qui fournit des services de développement biopharmaceutiques novateurs, annonce l’expansion de ses capacités de développement et de commercialisation de médicaments en Asie et plus largement dans la zone Pacifique grâce à une nouvelle présence à Hong Kong établie par sa filiale de conseil en santé, Health Advances.
Cette division « Asie », baptisée « Health Advances Asia« , sera dirigée par Gary Cheng, spécialiste des secteurs de la biopharmacie et de la medtech, qui sera en charge de gérer l’équipe locale, indique Parexel dans un communiqué publié le 23 juillet 2019. Gary Cheng, qui a notamment été employé de Novartis et Aventis, travaillera aux côté de Vivek Mittal, partenaire de longue date de Health Advances, au sein des bureaux hongkongais.
« Pour les entreprises locales d’Asie / Pacifique et les entreprises internationales qui souhaitent s’étendre dans la région, tirer parti de la croissance économique rapide du marché de la santé local nécessite des décisions commerciales réfléchies et stratégiques », commente Paula Ness Speers, cofondatrice et directrice générale de Health Advances.
« Sous la direction de Vivek [Mittal] et de Gary [Cheng], notre équipe locale est bien équipée pour aider les clients du secteur de la santé, notamment dans les domaines biopharmaceutique, médical, de diagnostic, de la health IT et de la santé numérique, ainsi que les investisseurs dans les entreprises de santé à comprendre et à tirer parti des opportunités locales et mondiales. »
Avec Health Advances Asia, Parexel compte désormais 8 bureaux, plus de 1 700 employés au sein de la Grande Chine et plus de 8 000 employés en région Asie / Pacifique.