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  • Palmarès 2019 hôpitaux et cliniques : les CHU de Bordeaux, Lille et Toulouse en tête (Le Point)

    Dans le secteur public, les CHU de Bordeaux, de Lille et de Toulouse occupent respectivement la première, deuxième et troisième place du palmarès 2019 des hôpitaux et clinique réalisé par Le Point. Côté privé, la nouvelle polyclinique de Reims-Bézannes (fusion des 3 cliniques rémoises) arrive en tête du classement, publié le 22 août. Suivent l’établissement Santé Atlantique de Saint-Herblain, près de Nantes, et le centre hospitalier de Saint-Grégoire, situé dans la banlieue rennaise et qui figurait en première position depuis 9 ans.

    Pour établir ce palmarès, 1 400 hôpitaux et cliniques ont été étudiées à travers 79 disciplines médicales et chirurgicales. Cette année, 12 nouvelles activités ont été prises en compte, dont les troubles du sommeil ainsi que les cancers et hémopathies de l’enfant et de l’adolescent (rein, os, cerveau, leucémies aiguës, lymphomes…), pour un total de 122 classements réalisés.

    Pour figurer au classement, un établissement doit fournir un service médical et chirurgical complet.

    Top 10 des hôpitaux publics

    Le CHU de Bordeaux retrouve sa première place

    • 1. Le CHU de Bordeaux, avec ses 3 sites de soins de court séjour, l’hôpital Haut-Lévêque, l’hôpital Pellegrin et l’hôpital Saint-André, retrouve le top du classement, qu’il avait déjà occupé à 4 reprises depuis 1998 (le premier palmarès du Point date de 1996).

    Arrivent ensuite :

    • 2. le CHU de Lille ;
    • 3. le CHU de Toulouse ;
    • 4. les hôpitaux universitaires de Strasbourg ;
    • 5. le CHU de Montpellier (hausse) ;
    • 6. le CHU de Nantes ;
    • 7. l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière de l’AP-HP Paris (baisse) ;
    • 8. le CHU de Nancy (hausse) ;
    • 9. le CHU de Rennes ;
    • 10. le CHU de Grenoble.

    « Incontestablement, on est bien soignés en France »

    « Incontestablement, on est bien soignés en France, estime Jérôme Vincent, journaliste au Point, qui a établi le palmarès avec son confrère François Malye. La qualité des soins est d’un bon niveau, l’accès aux soins est relativement facile voire très aisé. Le niveau de remboursement, même s’il y a un reste à charge parfois, est extrêmement bon. » Il reconnait cependant qu’ »il y a des inégalités ». « C’est un mythe de penser que tout le monde peut être soigné partout, au même niveau », commente-t-il.

    Un classement établi « sans aucun accord avec le ministère de la Santé ou l’une de ses agences »

    Sur une page entière dédiée à la méthodologie de l’enquête, le magazine insiste sur son indépendance, indiquant n’avoir travaillé « sans aucun accord avec le ministère de la Santé ou l’une de ses agences, ni avec quelque fédération professionnelle, syndicat, académie, société privée ou association du monde de la santé que ce soit  ».

  • Été 2019 : la Mayo Clinic et Boston Scientific s’associent pour déployer une nouvelle techno médicale

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2019. Dans cet article, retour sur les dernières annonces clés relatives à la Mayo Clinic (États-Unis).

    L’établissement américain et Boston Scientific, une entreprise spécialisée dans le matériel médical, allient leurs efforts pour accélérer le développement d’une nouvelle technologie médicale avec des nouveaux traitements peu invasifs pour divers problèmes de santé nuisant à la qualité de vie et à la longévité. Les 2 entreprises ont décidé d’investir des millions de dollars sur 3 ans dans l’optique de développer et de lancer sur le marché de nouvelles solutions afin de répondre à des besoins médicaux non satisfaits, précise la Mayo Clinic dans un communiqué publié le 7 août 2019.
    Dans ce cadre, un accélérateur appelé « Motion Medical » bénéficiera d’un laboratoire de recherche dans le One Discovery Place, le centre des sciences biologiques situé dans le Centre de recherche Discovery Place. Son ouverture est prévue à l’automne.

    • Par ailleurs, une étude* menée par des chercheurs américains de la Mayo Clinic et publiée le 1er août 2019 dans The Lancet révèle qu’un algorithme d’intelligence artificielle (IA) est capable de détecter des anomalies invisibles à l’œil nu sur un électroencéphalogramme (ECG). Le système a permis d’identifier les cas de fibrillation auriculaire avec une précision de 83 %, alors que l’ECG paraissait normal.

    • À noter également que la Mayo Clinic à Rochester a été classée meilleur hôpital des États-Unis par le magazine US News & World Report (classement 2019-2020).

    1. Nouvelle collaboration entre la Mayo Clinic et Boston Scientific

    « [La] Mayo Clinic s’est engagée à accélérer le rythme des découvertes afin d’offrir plus rapidement de nouvelles technologies et de nouveaux traitements aux patients, commente Gianrico Farrugia, M.D., P.-D.G. de l’établissement (communiqué). Cette collaboration, comme d’autres similaires, continuera de renforcer la position de Rochester et du Minnesota en tant que pôle d’innovation biomédicale et moteur économique. »

    La Mayo Clinic apportera au projet des atouts clés de par son expérience clinique et la qualité des soins prodigués à ses patients, Boston Scientific son expertise en ingénierie, en innovation et en commerce.

    L’accélérateur Motion Medical, d’une superficie de 1 800 pieds carrés (167m²), sera l’un des principaux locataires du One Discovery Square, développé par l’entreprise de construction Mortenson. « Le bâtiment fait partie du centre de recherche Discovery Place, un quartier de 16 blocs d’immeubles au coût de 5,6 milliards de dollars (5 M€) pour l’initiative de développement économique du centre médical à Rochester », indique la Mayo Clinic.

    10 ans de collaboration, 8 demandes de brevet

    L’établissement américain et Boston Scientific travaillent ensemble depuis près de 10 ans pour le développement de nouveaux dispositifs et technologies dans des domaines variés comme la cardiologie interventionnelle, l’urologie et la neuromodulation (processus par lequel plusieurs classes de neurotransmetteurs du système nerveux régulent plusieurs populations de neurones). Les 2 sociétés ont déposé ensemble 8 demandes de brevet et collaboré à 2 premiers essais cliniques chez l’Homme.

    2. Étude : la Mayo Clinic révèle qu’un ECG basé sur l’IA détecte des fibrillations auriculaires cachées

    Un algorithme d’intelligence artificielle pourrait détecter des anomalies invisibles à l’œil nu sur un électroencéphalogramme (ECG). C’est ce que révèle une étude menée par des chercheurs américains de la Mayo Clinic et publiée le 1er août 2019 dans The Lancet. Selon les résultats de ces travaux, le système a permis d’identifier les cas de fibrillation auriculaire avec une précision de 83 %, alors que l’ECG paraissait normal.

    Notre article présentant en détail les résultats de cette étude est accessible via ce lien.

    3. La Mayo Clinic classée au 1er rang des hôpitaux par US News & World Report

    La Mayo Clinic à Rochester classée meilleur hôpital des États-Unis

    La Mayo Clinic à Rochester a été classée meilleur hôpital des États-Unis au classement « Meilleurs hôpitaux » 2019-2020 du magazine US News & World Report.

    En dehors de ce palmarès général, l’établissement a également décroché la première place « de plus de classements réservés aux domaines de spécialité médicale que n’importe quel autre centre médical américain », précise la fédération hospitalo-universitaire et de recherche dans un communiqué publié le 30 juillet 2019.

    La Mayo Clinic à Rochester fait partie des meilleurs hôpitaux américains depuis que US News & World Report a publié son premier classement annuel « Meilleurs hôpitaux ». La 30e édition du palmarès est publiée sur le site web du magazine U.S. News & World Report, accessible via ce lien.

    La Mayo Clinic est le 1er hôpital d’Arizona et du Minnesota

    • Mayo Clinic en Arizona : 18ième ex aequo sur 20 au « Tableau d’honneur des meilleurs hôpitaux » du pays.
    • Mayo Clinic à Jacksonville (Floride) : 1ère place à Jacksonville et 3e place en Floride.
    • La Mayo Clinic est le 1er hôpital d’Arizona et du Minnesota.

    Le « Tableau d’honneur des meilleurs hôpitaux » du US News & World Report présente les 20 hôpitaux américains ayant obtenu les scores les plus élevés au sein de 16 spécialités médicales et chirurgicales différentes, ainsi que pour 9 procédures et maladies fréquentes.

    Les hôpitaux sont évalués sur la base de facteurs comme la survie, l’expérience, la dotation en personnel infirmier, les services aux patients et la réputation auprès d’autres spécialistes.

    La Mayo Clinic est classée n° 1 dans 5 domaines de spécialisation

    • La Mayo Clinic est classée n° 1 dans les 5 domaines de spécialisation suivants :
      • la diabétologie et endocrinologie ;
      • l’oto-rhino-laryngologie ;
      • la gastro-entérologie et la chirurgie digestive ;
      • la néphrologie ;
      • l’urologie.
    • La Mayo Clinic est classée n° 2 dans les 6 domaines de spécialisation suivants :
      • la cardiologie et la chirurgie cardiaque ;
      • la gériatrie ;
      • la gynécologie ;
      • la neurologie et la neurochirurgie ;
      • l’orthopédie ;
      • la pneumologie et la chirurgie pulmonaire.
    • La Mayo Clinic est classée n° 3 dans le domaine de l’oncologie.

    Pour la réalisation de son classement, le magazine a analysé les données récoltées auprès de presque 5 000 centres médicaux ainsi que les réponses à des sondages effectués auprès de plus de 30 000 médecins.

  • Été 2019 : 2 nouveaux guides Hop’en ajustés à la feuille de route du numérique en santé (DGOS)

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2019.

    Ces publications « ne modifient pas les prérequis et les domaines fonctionnels déjà inscrits dans le programme Hop’en, elles apportent des précisions opérationnelles aux ARS », explique la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) à propos de la publication de 2 nouveaux guides méthodologiques sur Hop’en (téléchargeables ci-contre), adaptés à la feuille de route du numérique en santé présentée par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn en avril 2019 (source : APM). Les documents ont été mis en ligne le 26 juillet.

    Ils ont été coconstruits avec l’ensemble des acteurs de secteur (ARS, Cnam, Asip Santé, fédérations hospitalières, etc.) dans le cadre d’une phase de concertation ouverte au mois de février. Il s’agit d’une mise à jour de la première version publiée.

    Comme pour la première version, la DGOS reprend les 4 prérequis établis : « identités, mouvements » (P1); « sécurité » (P2) ; « confidentialité » (P3) et « échange et partage » (P4), le nouveau prérequis inclus dans le cadre du programme Hop’en.

    En dehors de ces 2 guides, la DGOS a aussi publié une matrice d’applicabilité des indicateurs ainsi qu’une liste des référents Hop’en au sein des ARS.

    Les 7 domaines fonctionnels sont inchangés

    Dans ces nouvelles versions des 2 guides, la DGOS n’a pas apporté de modification en ce qui concerne les 7 domaines fonctionnels, qui sont :

    • « partager les résultats d’imagerie, de biologie et d’anatomo-pathologie » (D1) ;
    • « développer le dossier patient informatisé et interopérable et le dossier médical partagé (DMP) » (D2) ;
    • « informatiser la prescription électronique alimentant le plan de soins » (D3) ;
    • « programmer les ressources et partager l’agenda du patient » (D4) ;
    • « piloter ses activités médico-économiques » (D5) ;
    • et les 2 domaines fonctionnels intégrés précédemment dans le cadre de Hop’en : « communiquer et échanger avec les partenaires » (D6) et « mettre à disposition des services en ligne aux usagers et aux patients » (D7).

    Hop’en renforce par ailleurs les exigences sur le déploiement des services nationaux comme le DMP, les messageries sécurisées de santé (MSSanté) et la mise en œuvre de l’identité patient unique intégrant l’identifiant national de santé (INS).

    L’instruction précise aussi les critères d’éligibilité des établissements en matière d’atteinte des prérequis du programme Hôpital numérique, d’absence d’aide au titre de ce programme ou de choix des éditeurs des applications réalisées dans le cadre des projets financés qui doivent être engagés dans la démarche de certification « Qualité hôpital numérique ».

    AMI Hop’en : les lauréats dévoilés en septembre 2019

    Les établissements de santé et GHT avaient la possibilité de soumettre à candidature un projet informatique à financer dans le cadre du programme Hop’en jusqu’au 30 juin 2019 (appel à manifestation d’intérêt).

    « Il y a eu 2 400 candidatures d’établissements », indique la DGOS (source : APM), qui a établi le top 3 des domaines les plus sollicités par les candidats :

    • « développer le dossier patient informatisé et interopérable et le DMP » (D2) ;
    • « communiquer et échanger avec les partenaires » (D6) ;
    • « mettre à disposition des services en ligne aux usagers et aux patients » (D7).

    « Cela démontre l’intérêt des établissements pour les nouveaux domaines fonctionnels intégrés à Hop’en, les domaines D6 et D7 qui, en plus, répondent à la feuille de route du numérique en santé », commente la Direction.

    La prochaine étape est la présélection des candidatures par les ARS, qui doivent également présenter à la DGOS leur programmation pluriannuelle prévisionnelle de financement d’ici à la fin du mois d’août. Les établissements et GHT ayant soumis un dossier seront informés des résultats le 30 septembre.

    Une journée nationale dédiée au programme Hop’en le 13 novembre 2019

    À noter, par ailleurs, qu’une journée nationale dédiée au programme Hop’en est organisée le 13 novembre au ministère des Solidarités et de la Santé. Un bilan complet de l’AMI et un retour sur la feuille de route d’Hop’en seront présentés au cours de l’événement.

  • Été 2019 : Siemens Healthineers obtient le marquage CE pour son logiciel IA-Rad Companion (IA)

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2019.

    Siemens Healthineers décroche le marquage CE pour AI-Rad Companion, un logiciel de radiologie basé sur intelligence artificielle (IA). Cette obtention, annoncée par le groupe le 26 juillet 2019, ouvre la voie à un déploiement dans des établissements de santé en Europe.

    La première application de ce dispositif médical est l’imagerie thoracique avec l’AI-Rad Companion Chest CT. Sur la base de l’IA, l’assistant numérique peut automatiquement analyser les images tomodensitométriques (TDM) du thorax et mesurer des résultats pathologiques anormaux. Le logiciel vise à apporter un soutien aux radiologues en établissant un diagnostic plus rapide et de meilleure qualité.

    « Cette solution dotée d’IA est capable de réaliser une analyse multi-organes, ce qui en fait le premier outil du genre à décrocher un marquage CE », commente Agnès Malgouyres, responsable marketing IA de la filiale du groupe allemand, Healthineers, spécialisée dans les technologies pour l’imagerie médicale (source : APM).

    Siemens Healthineers prévoit d’étendre cette plateforme de manière à ce que de plus en plus d’algorithmes intelligents soient disponibles pour des organes et des modalités supplémentaires, explique le groupe dans un communiqué. Cela permettra à la société d’élargir de manière constante son portefeuille de solutions d’aide à la décision clinique basée sur l’intelligence artificielle.

    « Les diagnostics basés sur des algorithmes [génèrent] des résultats constants »

    « Les résultats établis par les radiologistes peuvent varier de 10 à 20 %, en fonction des chercheurs, indique le Dr Bram Stieltjes, responsable de la coordination de la recherche en radiologie et en médecine nucléaire à l’Hôpital universitaire de Bâle (communiqué). Les diagnostics basés sur des algorithmes éliminent complètement cette variabilité en générant des résultats constants. Ce seul avantage constitue un énorme avantage pour les plateformes d’intelligence artificielle telles que l’AI-Rad Companion. »

    Le logiciel peut s’appliquer aux organes comme le cœur et les poumons

    En utilisant des images tomodensitométriques du thorax, le logiciel permet de différencier les différentes structures du thorax, de les surligner individuellement mais aussi de marquer et de mesurer automatiquement les anomalies potentielles, explique Siemens Healthineers dans son communiqué. Le processus s’applique également aux organes tels que le cœur et les poumons, l’aorte et les corps vertébraux. Il transforme automatiquement les résultats en un rapport quantitatif, qui peut être consulté via le système de visualisation d’images utilisé par le radiologue en routine clinique.

    Dans certaines circonstances, l’assistant intelligent avertit également les médecins des anomalies potentielles qui auraient autrement été omises parce qu’elles n’étaient pas au centre de l’examen initial, par exemple les découvertes fortuites de dilatations pathologiques de l’aorte (anévrismes).

    Un logiciel conforme au RGPD

    AI-Rad Companion Chest CT est une solution cloud qui utilise une infrastructure « templay » sécurisée et certifiée, conforme à la loi HIPAA des États-Unis et au RGPD de l’Union européenne. Le logiciel est également conforme aux normes DICOM.

    Les images et toutes les informations d’appui peuvent être automatiquement mises à disposition dans le système d’archivage et de communication d’images (PACS) en fonction des besoins spécifiques du radiologue.

  • Été 2019 : le ministère de l’économie lance une task force blockchain pour encourager son adoption

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2019.

    Encourager les filières industrielles à développer des applications de la blockchain (ou chaîne de blocs) à grande échelle. Tel est l’un des objectifs centraux de la task force gouvernementale dédiée à cette nouvelle technologie, composée d’experts nationaux, acteurs du secteur public (administrations, Bpifrance, Caisse des dépôts, Autorité des marchés financiers et Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) et du secteur privé (représentants de filières, associations professionnelles telles que La Chaintech) mais aussi du monde universitaire (Inria, CEA, Institut Mines-Telecom, Paris-Dauphine), de pôles de compétitivité (Cap Digital, Systematic) et de personnalités spécialistes du sujet comme l’économie Joëlle Toledano, qui a dirigé le rapport sur la blockchain pour France Stratégie.

    Le groupe s’est réuni pour la première fois le 25 juillet 2019 au ministère de l’Économie et des Finances, sous l’égide de la Direction générale des entreprises (DGE). Bercy lance cette task force 3 mois après la présentation de la « Stratégie nationale Blockchain », le 15 avril, par le ministre de l’Économie Bruno Le Maire et Cédric O, secrétaire d’État au Numérique.

    Les missions principales de ce groupe d’experts, coordonné par la DGE, sont « le suivi de la stratégie du Gouvernement en matière de blockchain, le partage d’expériences sur les projets blockchain portés par des acteurs publics ou privés et l’appui à la structuration de l’écosystème », précise la DGE (communiqué). Cette dernière avait comptabilisé au printemps environ 200 projets actifs ou en cours dans le domaine de la blockchain en France, y compris dans le secteur de la santé.

    « L’État souhaite aider les applications Blockchain à passer à l’échelle dans les filières industrielles »

    « Cette task force est concentrée sur les applications industrielles de la Blockchain, là où le besoin d’action nous a semblé plus immédiat, explique Romain Bonenfant, sous-directeur des réseaux et des usages numériques à la DGE (source : La Tribune). Il y a eu jusqu’ici beaucoup d’expérimentations et de PoC d’une échelle limitée, mais peu de développements concrets par la suite. Ce n’est pas une spécificité française. L’État souhaite aider les applications Blockchain à passer à l’échelle dans les filières industrielles, notamment dans la construction, l’agro-alimentaire et l’énergie. »

    Une première réunion qui a présenté des exemples d’applications de la blockchain existantes et en cours

    Cette première réunion a été introduite par les députés Laure de la Raudière (UDI) et Jean-Michel Mis (LREM), co-rapporteurs d’un rapport d’information sur la blockchain et ses usages. À cette occasion ont été présentés des cas d’usage, des projets et des retours d’expérience sur le sujet dans diverses filières, notamment dans la construction et l’agro-alimentaire.

    La task force se rassemblera 2 à 3 fois par an

    La task force se réunira 2 à 3 fois par an. Elle organisera en plus des sessions exceptionnelles :

    • une durant l’automne pour présenter les conclusions de l’étude de prospective économique cofinancée par la DGE, l’Agence pour l’informatique financière de l’État (AIFE) et le pôle de compétitivité Systematic ;
    • une autre en fin d’année pour exposer les conclusions de la mission confiée à l’Inria, à la CEA et à l’IMT par les ministres Bruno Le Maire et Frédérique Vidal (Recherche) ainsi que Cédric O dans l’optique de doter la France d’une vision stratégique des défis technologiques associés à la blockchain.
  • Étude : un ECG dopé à l’IA détecte des fibrillations auriculaires cachées (The Lancet)

    Un algorithme d’intelligence artificielle pourrait détecter des anomalies invisibles à l’œil nu sur un électroencéphalogramme (ECG). Selon une étude* menée par des chercheurs américains de la Mayo Clinic et publiée le 1er août 2019 dans The Lancet, ce système a permis d’identifier les cas de fibrillation auriculaire avec une précision de 83 %, alors que l’ECG paraissait normal.

    Un trouble du rythme cardiaque trop discret

    La fibrillation auriculaire est un trouble du rythme cardiaque qui reste parfois silencieux. L’activité électrique anarchique et rapide du muscle des oreillettes peut certes provoquer des douleurs dans la poitrine et des étourdissements mais dans certains cas, aucun symptôme ne se manifeste. Il est alors particulièrement difficile de la dépister, d’autant que certaines fibrillations auriculaires (FA, appelées aussi atriales) sont dites paroxystiques, survenant donc par épisodes. Si un électrocardiogramme est pratiqué alors que le rythme cardiaque est régulier, les chances de dépistage sont alors quasi nulles.

    Un algorithme pour rendre l’ECG plus performant

    Or, une fibrillation auriculaire, même asymptomatique, n’a rien d’anodin. Elle est associée à un risque d’AVC et d’insuffisance cardiaque. C’est pourquoi lorsque qu’un AVC sans cause identifié se produit, le patient subit un ECG dans le but de détecter une éventuelle FA et de prévenir une récidive d’AVC. Mais l’examen n’est donc pas toujours efficace. C’est pourquoi des chercheurs américains de la Mayo Clinic ont développé un algorithme d’intelligence artificielle. Nourri par les données issues de 450 000 ECG, l’algorithme a appris à détecter les modifications très subtiles enregistrées lors de l’électrocardiogramme. Il a ensuite été validé sur plus de 63 000 ECG issus de 18 000 personnes et a enfin été testé sur 130 000 ECG de 36 000 individus, dont 3 051 avaient une fibrillation auriculaire identifiée.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 1er août 2019 dans la revue The Lancet.

    Résultats : une précision de 83%

    • Un seul ECG associé à l’IA a détecté une FA avec une sensibilité de 79 % et une spécificité de 79,5 %.
    • L’ensemble des ECG associé à l’IA réalisés pour un même patient atteint une sensibilité de 82,3 % et une spécificité de 83,4 %.

    Le Dr Paul Friedman, directeur du département de médecine cardiovasculaire de la clinique Mayo, aux États-Unis, a déclaré que « l’application d’un modèle d’IA à l’ECG permet de détecter la fibrillation auriculaire, même si elle n’était pas présente au moment de son enregistrement. C’est comme si on regardait l’océan maintenant et que l’on pouvait dire qu’il y a eu de grosses vagues hier. »

    Un test peu onéreux et peu invasif

    Les auteurs de cette recherche tiennent malgré tout à relativiser ces résultats car pour le moment, l’IA a été formée à l’aide d’ECG de personnes nécessitant des investigations cliniques mais pas de personnes victimes d’un AVC inexpliqué ni à l’ensemble de la population. « Nous ne sommes donc pas encore sûrs du résultat de ce diagnostic, a déclaré le principal auteur de l’étude. La capacité de tester rapidement et à peu de frais avec un test non invasif et largement disponible pourrait un jour aider à identifier la fibrillation auriculaire non diagnostiquée et ainsi opter pour un traitement important permettant de prévenir les accidents vasculaires cérébraux et d’autres maladies graves. »

    En France, 1 % de la population générale souffre d’une FA ; le taux grimpe à 10 % chez les plus de 80 ans. Et dans 20 à 30 % des cas, les AVC sont provoqués par une fibrillation auriculaire qui souvent n’avait pas été dépistée.

  • Le rapport Ruralités propose de déployer des plateformes de télémédecine dans les territoires ruraux

    « Développer les plateformes de télémédecine dans les territoires ruraux, par exemple dans les maisons France services, les pharmacies d’officine ou les maisons de santé ». C’est l’une des 200 propositions du rapport « Ruralités : une ambition à partager » qui a été remis le 26 juillet 2019 à Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, en visite dans l’Allier. Ses 5 auteurs*, experts missionnés en mars par la ministre, y détaillent 200 mesures d’accompagnement des zones rurales pour améliorer la vie des habitants.

    « Ces propositions viendront nourrir un plan d’actions (qui sera présenté au second semestre 2019) à travers un « Agenda rural » déployé dans la durée , indique le Commissariat général à l’égalité des territoires sur son site web. Une démarche qui fait écho à l’initiative européenne de développer un agenda rural dans l’Union européenne, à l’instar de son agenda urbain. »

    Les différentes mesures portent sur diverses thématiques touchant les territoires ruraux, soit le numérique, la culture, le logement, les services publics mais aussi la santé, notamment pour tenter de résoudre les problèmes d’accès aux soins dans les zones sous-dotées en professionnels de santé.

    « La question de l’accès aux soins est devenue, sans aucun doute, la préoccupation numéro un des habitants des territoires ruraux, tant la situation en matière de démographie médicale s’est dégradée ces dernières années et tant cette dégradation cristallise le sentiment d’abandon qui se développe dans ces espaces », commentent les auteurs du rapport. La mission propose que l’État « négocie sans délai avec les syndicats représentatifs des professionnels de santé, les associations de collectivités et les universités un « accord national de responsabilité collective » traduisant la mobilisation de l’ensemble des acteurs pour répondre à l’enjeu national que représente la résorption des déserts médicaux ».

    Déserts médicaux : la mission propose que l’État négocie un « accord national de responsabilité collective »

    « Si les mesures annoncées récemment par le Gouvernement et inscrites dans le projet de loi sur la santé, comme la fin du numerus clausus, la création d’assistants médicaux ou la possibilité donnée aux pharmaciens de prescrire certains médicaments sur ordonnance, vont incontestablement dans le bon sens, celles-ci risquent de s’avérer insuffisantes et surtout mettront du temps à porter leurs effets », estiment les auteurs du rapport, pour qui le développement de la télémédecine « est une bonne chose, à l’image de l’installation de cabinets de téléconsultations médicales dans le Loiret avec l’appui de l’ARS27 » mais « ne suffira pas à endiguer le problème de la démographie médicale ».

    « Or, il y a urgence », jugent-ils. Ils appellent le Gouvernement à déclarer « une véritable mobilisation générale et en appeler à la responsabilité de tous : État, collectivités et professionnels de santé ».

    « Ces derniers ne peuvent se contenter de revendiquer le principe de liberté d’installation sans ne prendre aucune part dans la résolution du problème de l’inégale répartition géographique des professionnels de santé ou renvoyer cette résolution à la seule responsabilité des pouvoirs publics, nationaux ou locaux, alors même que la profession médicale s’appuie très largement sur la solidarité nationale que ce soit pour le financement des études de médecine ou la solvabilisation de la patientèle », commentent les auteurs du document. Ils notent que « l’incompréhension de concitoyens sur cet état de fait est de plus en plus grande », citant un sondage paru dans Le Figaro le 3 juin 2019, selon lequel 60 % des Français se déclarent favorables à des mesures plus coercitives pour lutter contre les déserts médicaux.

    La mission appelle le Gouvernement à prendre des mesures « plus fortes, plus rapides, véritablement à la hauteur de la situation »

    « Si la mission entend les réserves de nombreux acteurs sur la faisabilité de mesures consistant en une obligation d’installation dans les secteurs sous dotés, elle en appelle néanmoins le Gouvernement à prendre des mesures plus fortes, plus rapides, véritablement à la hauteur de la situation, est-il annoncé dans le rapport. Elle propose donc que l’État négocie sans délai avec les syndicats représentatifs des professionnels de santé, les associations de collectivités et les Universités un « accord national de responsabilité collective » traduisant la mobilisation de l’ensemble des acteurs pour répondre à l’enjeu national que représente la résorption des déserts médicaux. »

    Cet accord comporterait des engagements quantifiés de la part de :

    • l’État sur la pérennisation et le développement de dispositifs existants comme les communautés professionnelles et territoriales de santé (CPTS), les contrats d’engagement de service public (CESP), les praticiens territoriaux de médecine générale (PTMG), l’aide à l’installation, les exonérations fiscales ou le maintien des structures hospitalières de proximité) ;
    • des collectivités sur l’appui à la création de maisons de santé pluridisciplinaires et la négociation de contrats locaux de santé ;
    • des professionnels de santé ainsi que des facultés de médecine sur l’obligation pour les internes de réaliser des stages en milieu rural et pour les médecins d’être maîtres de stages, pour les universités d’informer les étudiants en médecine des dispositifs d’aide à l’installation existants et des formations à distance.

    Si aucun accord n’est conclu dans les 6 mois ou si ses objectifs se sont pas atteints dans les 2 ans après sa signature, « le Gouvernement annoncerait prendre une mesure de régulation temporaire, visant à interdire tout nouveau conventionnement au régime de sécurité sociale dans les secteurs mieux dotés que la moyenne nationale », complètent les auteurs du rapport. Cette mesure de régulation « prévaudrait le temps nécessaire à un rééquilibrage territorial de l’implantation en professionnels de santé ».

    Garantir l’accès à un médecin généraliste en moins de 20 minutes et à un service d’urgence en moins de 30 minutes

    Cette méthode, « privilégiant le dialogue mais en appelant à la responsabilité de chacun[, fixe] un objectif ambitieux et quantifié de résorption des déserts médicaux sous deux ans, assorti d’une éventuelle mesure de régulation », est-il indiqué.

    Cette méthode doit permettre une garantie d’accès :

    • à un médecin généraliste en moins de 20 minutes ;
    • à un service d’urgence en moins de 30 minutes ;
    • à une maternité à moins de 45 minutes.

    « Cela nous paraît constituer un bon compromis aux débats incessants sur la question de la liberté d’installation des médecins », estiment les auteurs du document.

    Un accord décliné localement sous l’égide des ARS et des conférences territoriales de santé

    La mise en œuvre de cet accord national se déclinerait localement, sous l’égide des agences régionales de santé (ARS) et des conférences territoriales de santé ainsi que dans le cadre des contrats locaux de santé, là où ils existent.

    « Cette nouvelle approche suppose que les [ARS] jouent davantage un rôle d’accompagnement des projets des élus et des professionnels de santé, est-il précisé. Il s’agit également de confier aux [agences régionales de santé un rôle d’appui au recrutement dans les hôpitaux et les territoires sous-dotés. Elle ne dispense pas de la poursuite et même du développement d’autres mesures comme le déploiement de la télémédecine (sous réserve qu’elle demeure complémentaire et ne se substitue pas à la présence physique). »

    Par ailleurs, la mission soutient le « recrutement direct par l’État », par le biais des ARS, de médecins salariés « affectés aux territoires les moins dotés, là où l’aggravation de la pénurie médicale fait courir un risque grave pour la santé des habitants », est-il indiqué. Ces recrutements doivent intervenir, là aussi, « à titre transitoire, le temps que la situation s’améliore », notent les auteurs du document.

    Propositions « pour une santé accessible à tous »

    Les mesures d’urgence à prendre selon le rapport :

    • 1. rendre obligatoire les stages des internes en milieu rural, ce qui représenterait l’équivalent de 3000 médecins immédiatement disponibles ;
    • 2. accélérer le recrutement de 400 médecins salariés par le Gouvernement en zones sous-dotées et porter ce nombre à 600.

    Engager une mobilisation nationale pour la santé (« Duquesne de la santé ») :

    • 1. négociation d’un accord national de responsabilité collective (État-ARS-syndicats-universités) pour s’engager à résorber les déserts médicaux et garantir la mise en œuvre effective de la permanence des soins sur tout le territoire ;
    • 2. déclinaison de cet accord à travers des contrats de responsabilité collective locaux, à l’échelle des contrats locaux de santé lorsqu’ils existent, ou des départements à défaut, pour atteindre cet objectif. Ces contrats sont dotés d’objectifs quantifiés, des engagements de chacune des parties, des incitations financières renforcées ou d’une amélioration des outils existants
    • 3. mise en œuvre de ces contrats par les ARS, via le déploiement des outils existants (communautés professionnelles et territoriales de santé, contrats d’engagement de service 51 public, praticiens territoriaux de médecine générale, maîtres de stages en milieu rural pour accueil d’internes, etc) ;
    • 4. assignation de missions nouvelles aux ARS et renforcement de leurs moyens dans les zones sous-dotées ;
    • 5. engagement des Universités à promouvoir les dispositifs d’engagement existants et de généraliser l’offre d’enseignement à distance ;
    • 6. évaluation de la mise en œuvre et de l’efficacité des contrats de responsabilité collective au bout de deux ans par les comités territoriaux de santé à l’échelon local, et par le Parlement au niveau national ;
    • 7. si au bout de deux ans, il n’y a pas de changement significatif, adoption de mesures coercitives de régulation de l’installation des médecins sur le modèle des pharmaciens tant que dure la pénurie.

    Les mesures d’accompagnement à prendre durant la période de transition :

    • 1. élargir le champ d’intervention des pharmaciens et infirmières en développant de nouvelles pratiques en faveur de l’ambulatoire (délégation d’actes, infirmières en pratique avancée) ;
    • 2. développer les plateformes de télémédecine dans les territoires ruraux, par exemple dans les Maisons France Services, les pharmacies d’officine ou les maisons de santé ;
    • 3. demander aux ARS de participer au recrutement dans les hôpitaux et les territoires sous-dotés ;
    • 4. généraliser à l’échelle départementale des plateformes téléphoniques communes (pompiers, gendarmerie, Samu, urgences, médecin de garde, etc.) pour apprécier le bon niveau de prise en charge et orienter les appels ;
    • 5. encadrer le recours à l’activité intérimaire pour les médecins hospitaliers sauf s’ils interviennent dans plusieurs établissements différents, afin de limiter le coût pour les hôpitaux ;
    • 6. introduire une dotation supplémentaire pour les services d’urgences dans les secteurs sous-dotés afin de mieux tenir compte du surcroît d’activité lié à la faible densité en médecins ;
    • 7. organiser de manière impérative les gardes des médecins généralistes à l’échelle d’un bassin de santé ou d’un département.
  • Investissement d’avenir : AAP sur la mutualisation et le partage de données pour l’IA

    Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, et Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’Investissement, lancent un appel à projets (AAP) visant à financer des initiatives de mutualisation et de partage de données destinées au développement de solutions d’intelligence artificielle (IA) mais aussi à soutenir la mise en place de plateformes numériques dans les filières du Conseil national de l’industrie (CNI). Cet AAP s’inscrit dans le cadre de l’action « Accompagnement et transformation des filières » (ATF) du programme d’investissements d’avenir (PIA), opéré par Bpifrance.

    « Piloté par le Secrétariat général pour l’investissement, le PIA permet à la France de renforcer la compétitivité des filières stratégiques françaises par l’innovation pour garantir la pérennité du tissu industriel et répondre aux besoins du marché tout en favorisant la transition écologique et énergétique, rappelle les initiateurs de l’appel. Le nouvel appel à projets national « Filières » (…) vise à soutenir financièrement des projets en permettant le recours à des moyens de production, ou [à] des infrastructures de tests, d’essais ou de recherche-développement partagés. L’AAP permet ainsi d’accélérer l’investissement dans l’innovation, clé de la nouvelle industrie française. » 

    L’appel est ouvert jusqu’au 29 janvier 2020 à 12 heures (midi). « Il sera procédé à des relevés intermédiaires les 23 janvier 2019, 7 mai 2019 et 2 octobre 2019 à 12 heures (midi) », précisent les organisateurs.

    Dans cette action, et dans le respect des règles européennes, le PIA interviendra « sous la forme de subventions et d’avances récupérables », ajoutent-ils, précisant que l’État « bénéficiera (…) d’un intéressement aux résultats des projets soutenus ».

    Le dossier de candidature, téléchargeable via ce lien, doit être déposé sur le site Extranet.bpifrance.fr, accessible ici.

    Objectifs de l’appel à projets

    Cet appel à projets fait suite à un appel à manifestation d’intérêt organisé par la Direction générale des entreprises (DGE). Il vise à soutenir la création et/ou l’enrichissement et/ou l’exploitation de très grandes bases de données mutualisées, centralisées ou distribuées, sectorielles ou cross-sectorielles, permettant l’élaboration d’applications industrielles de l’intelligence artificielle.

    Détails des objectifs :

    • les projets soutenus doivent démontrer un apport concret et déterminant à une filière industrielle et à sa structuration, en bénéficiant notamment à plusieurs petites et moyennes entreprises (PME) ou entreprises de taille intermédiaire (ETI) issues de cette filière ;
    • les plateformes numériques de filière ont vocation à mutualiser au sein des filières des outils numériques contribuant à la compétitivité des acteurs de la filière et à la performance des échanges entre ces acteurs ;
    • les initiatives de mutualisation et de partage des données destinées au développement de solutions d’intelligence artificielle pourront viser la constitution, la mise à disposition et l’exploitation de nouvelles bases de données mutualisées.

    Projets attendus

    Le projet doit :

    • être créateur de valeur pour une ou plusieurs filières, ou à défaut un ensemble d’entreprises représentatives d’une filière. Les outils ainsi créés doivent être ouverts aux tiers, dans le cadre de conditions d’accès transparentes, non discriminatoires et clairement établies.
    • présenter une phase d’amorçage de 5 ans maximum ainsi qu’un plan d’affaires démontrant une autonomie financière vis-à-vis du soutien public à l’issue de cette phase ;
    • être porté de manière individuelle par une l’entité qui réalisera l’ensemble des dépenses présentées, assurera la gestion des outils créés à travers le projet et sera l’unique bénéficiaire de l’aide publique.

    Critères d’éligibilité et de sélection

    • présenter un dossier complet ;
    • correspondre à la nature des projets attendus et attester d’un impact en termes d’intérêt stratégique, de création et de répartition de valeur pour la ou les filières industrielles visées ;
    • présenter un coût de la phase d’amorçage supérieur à 2 000 000 euros pour un projet à vocation nationale ou multirégionale ou une aide publique totale sur la phase d’amorçage supérieure à 2 000 000 euros pour un projet à vocation régionale ;
    • être porté par une seule entité, unique bénéficiaire de l’aide publique ;
    • capacité du porteur à mener à bien le projet ;
    • autonomie financière vis-à-vis du soutien public à l’issue de la phase d’amorçage ;
    • degré d’ouverture et d’interopérabilité des outils mutualisés ;
    • prévoir une gouvernance intégrant les représentants de la filière détenant au moins la moitié des droits de vote ;
    • impacts et contribution à la transition écologique et énergétique.

    L’instruction des dossiers est conduite par Bpifrance, sous la coordination du Secrétariat général pour l’investissement (SGPI).

    Contact :

    • adminfilieres@bpifrance.fr 
    • Julie Baudet : 01 53 89 78 83
    • Julien Simon : 01 53 89 87 25
  • Rencontres et Trophées FHP : 11, 12 et 13 décembre 2019 (inscriptions ouvertes)

    « Le numérique peut-il transformer la géographie sanitaire de notre pays ? » est l’une des questions auxquelles les participants des prochaines Rencontres de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) seront invités à répondre. L’événement ainsi que les Trophées de la FHP 2019 se tiendront les 11, 12 et 13 décembre au Carrousel du Louvre à Paris. La nouvelle édition de l’événement sera centrée sur la thématique « #MonTerritoireMaSanté : entre réforme nationale et attentes de proximité, quelle place pour les hôpitaux et cliniques privés ? ».

    La cérémonie de remise des Trophées de l’hospitalisation privée aura lieu la veille des Rencontres, soit le mercredi 11 décembre au soir. Les jurys éliront en direct le lauréat 2019.

    L’objectif de ces journées est d’échanger entre acteurs du monde de la santé pour tenter de répondre aux interrogations qui marquent actuellement le secteur des soins :

    • « La crise sociale majeure que connaît notre pays depuis près de six mois a mis en lumière les inquiétudes des territoires délaissés et une forte attente de proximité en santé, contextualise la fédération dans son invitation. Comment pouvons-nous collectivement y répondre ? » ;

    • « Autorisations, hôpitaux de proximité, financement : l’ancrage de nos établissements dans les territoires est amené à évoluer et à se transformer avec les différentes réformes en cours. À quoi ressemblera le paysage sanitaire dans les prochaines années ? Comment garantir une offre de santé plurielle et de qualité dans les territoires ? Le numérique peut-il transformer la géographie sanitaire de notre pays ?« 

    Personnalités politiques, économiques et sanitaires de tous horizons participeront aux différentes sessions organisées. « À quelques mois des élections municipales, nous interrogerons [aussi] des maires sur leurs attentes et sur la place que doit occuper la santé dans les villes », ajoute la FHP.

    Le préprogramme détaillé du congrès sera dévoilé à la rentrée.

  • Tiga

    Territoires d’innovation grande ambition