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  • Été 2019 : le Premier ministre charge le DG d’Orange Cyberdefense de réfléchir à un « campus cyber »

    Le Premier ministre Édouard Philippe charge Michel Van Den Berghe, directeur général d’Orange Cyberdefense, d’une mission de préfiguration visant à émettre des propositions sur la création d’un « campus cyber », un haut-lieu français de la cybersécurité regroupant les différents acteurs du secteur.

    « Vos réflexions pourraient notamment permettre d’évaluer l’intérêt d’une plateforme de mutualisation de données sectorielles et de partage de connaissances sur l’état de la menace, est-il indiqué dans la lettre de mission signée par le Premier ministre (source : AFP). Vous pourriez également proposer plus largement les mises en commun de moyens, physiques et numériques [dans le « campus cyber »] ».

    Le CyberSpark, un centre israélien qui rassemble gouvernement, entreprises et universités est présenté comme un « exemple inspirant » dans cette même lettre.

    Michel Van Den Berghe devra présenter les résultats de sa mission avant la fin de l’automne 2019, est-il précisé. Le Premier ministre demande à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) d’apporter « tout le soutien nécessaire » à cette mission.

  • Été 2019 : 11 Espic s’associent et lancent une plateforme afin de faciliter les essais industriels

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2019.

    11 établissements de santé privés d’intérêt collectif (Espic) adhérents à la Fehap se sont unis en une association dédiée à la recherche clinique, baptisée « Respic » (Recherche en Espic). Cette nouvelle organisation, dont la création est soutenue par la fédération, est présidée par Jean-Patrick Lajonchère, directeur général de la Fondation Hôpital Paris Saint-Joseph.

    « La première action de Respic est la création d’une plateforme à destination des industriels« , indique la Fehap dans un communiqué publié le 9 juillet 2019. La solution a pour objectif d’orienter ces derniers à faciliter le déroulement des essais cliniques concernant les médicaments et les dispositifs médicaux. « Le principe est simple : apporter une visibilité sur les ressources et les files actives des membres grâce à une cartographie et à des retours directs des services de l’information médicale en cas de demandes plus spécifiques, précise la Fehap. En parallèle, les industriels pourront continuer à s’adresser en direct aux établissements selon leur souhait. »

    Par ailleurs, l’association va instaurer des pôles ressources afin de renforcer les compétences des membres (vigilance, méthodologie, juridique, valorisation…) tout en améliorant les procédures et l’assurance qualité. Pour l’instant, l’association n’est pas employeur et chaque établissement met à disposition des personnes qu’il emploie lui-même, indique Jean-Patrick Lajonchère (source : APM).

    Une association pour participer au développement de la recherche clinique

    La fédération avait annoncé en juillet 2018 sa volonté de créer une structure pour coordonner et développer la recherche dans ses Espic. La nouvelle association a été créée en avril mais elle a décidé de patienter quelques mois avant d’annoncer officiellement sa création pour avoir des annonces concrètes à relayer (source : APM).

    11 établissements adhérents à la fédération se sont regroupés au sein de Respic, avec le soutien de la fédération :

    • l’Association hôpital Foch à Suresnes (Hauts-de-Seine)
    • le Centre hospitalier Saint-Joseph-Saint-Luc à Lyon
    • la Fondation hôpital Paris-Saint-Joseph
    • la Fondation ophtalmologique Adolphe-de-Rothschild à Paris
    • le Groupement des hôpitaux de l’institut catholique de Lille (GHICL)
    • le Groupe hospitalier Diaconesses-Croix-Saint-Simon à Paris
    • le Groupe hospitalier mutualiste de Grenoble
    • l’Hôpital européen à Marseille
    • l’Hôpital privé Marie-Lannelongue au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine)
    • l’Hôpital Saint-Joseph à Marseille
    • l’Institut mutualiste Montsouris à Paris.

    8 axes de travail

    L’association s’est fixée 8 axes de travail, précise à APM Julie Boissier-Lainé, adjointe à la direction de l’offre de soins et de la coordination des parcours de santé de la Fehap, chargée de la recherche, de la référence et du recours.

    En dehors de la mise en place d’une plateforme à destination des industriels, Respic travaillera sur la qualité, la vigilance, la méthodologie/les bio-statistiques/l’économie de la santé, les bases de données (Health Data Hub), le juridique/la valorisation, le monitoring et les collections.

    Une plateforme d’échange de type guichet unique

    Depuis avril, l’association a travaillé sur le développement d’une plateforme d’échanges type « guichet unique » pour les industriels, les procédures associées, la structuration du site et le recueil des informations des établissements adhérents, l’objectif étant de répondre à un besoin identifié avec le Snitem et avec le Leem (source : APM).

    Afin d’accéder à la plateforme, les industriels doivent répondre à un questionnaire pour recevoir une invitation.

    La plateforme est basée sur l’outil Teams de Microsoft, qui est administré conjointement par le Groupe hospitalier Paris-Saint-Joseph et l’Hôpital privé Marie-Lannelongue, respectivement responsable des demandes concernant les médicaments et responsable des demandes concernant les dispositifs médicaux.

    La plateforme relie des données (investigateurs, coordonnées des services, adresses email, etc.) qui seront utiles pour les autres projets de Respic, indique Jean-Patrick Lajonchère, président de l’association (source : APM).

    Respic en chiffres (données consolidées pour l’année 2017)

    • 11 établissements fondateurs ;
    • 1 739 publications ;
    • 899 médecins ayant publié en 2017 ;
    • 326 essais cliniques interventionnels promus en interne ;
    • participation à 857 essais en promotion externe ;
    • 9 626 inclusions dans des essais interventionnels ;
    • plus de 91 % d’essais industriels clos avec inclusion.
  • Éte 2019 : le CHU de Bordeaux suit son centième patient avec Satelia

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2019.

    Après plusieurs mois de collaboration, la plateforme de télésurveillance Satelia a intégré le centième patient du CHU de Bordeaux. Il s’agit d’une solution co-développée avec le CHU de Bordeaux qui assure le lien patient-soignant dans le cadre du suivi à domicile. Elle a été initialement déployée en chirurgie ambulatoire en mars 2018 au sein de l’établissement bordelais. Satelia est désormais agréé pour la télésurveillance des patients insuffisants cardiaques chroniques (l’insuffisance cardiaque touche 1,1 million de Français). La solution est remboursée à 100 % par la Sécurité sociale. Elle est intégré dans une quinzaine de centre de soins.

    Actuellement, une cinquantaine de CHU, CH, cliniques et cabinets utilise Satelia pour le suivi de leurs patients, indique Nicolas Pagès, interne en anesthésie-réanimation et co-fondateur de la société, dans un communiqué publié le 13 août 2019.

    Objectif : rassurer et améliorer le suivi

    L’idée de Nicolas Pages, en créant la plateforme de télésuivi en chirurgie ambulatoire en novembre 2017, est d’abord de rassurer le patient avant son hospitalisation mais aussi de le suivre après son séjour avec un lien continu entre son domicile et l’hôpital.

    Par le biais de la plateforme Satelia, le patient accède à des informations et consignes pour son hospitalisation future via un lien envoyé par SMS. Une fois chez lui, après l’opération, il répond à des courts questionnaires afin de communiquer son état à l’équipe hospitalière.

    « En insuffisance cardiaque, 90 % des personnes que nous suivons ont entre 65 et 85 ans et notre solution est très appréciée du fait de sa simplicité », explique Nicolas Pages (communiqué). Pour utiliser la plateforme, le patient n’a qu’à remplir un formulaire de 8 questions sans télécharger d’application. Coté professionnel de santé, l’usage de la solution nécessite une formation de moins d’une heure. Via le tableau de bord, le médecin suit l’état de ses patients et les éventuelles complications avec un code couleur (vert, orange ou rouge selon le risque). Satelia est interopérable avec les dossiers des patients.

    Des algos prédictifs pour détecter les symptômes annonciateurs de complications

    Basée sur l’utilisation d’algorithmes prédictifs, Satelia poursuit un triple objectif : mieux informer les patients atteints d’insuffisance cardiaque mais aussi mieux détecter les éventuelles complications et mieux soigner, tout en renforçant le lien patient-soignant. La plateforme a ainsi pour but d’améliorer le suivi, de mieux informer le patient et de diminuer le risque d’hospitalisation. Le système a été conçu pour détecter les symptômes annonciateurs de complications, les analyser puis transmettre l’information recueillie au médecin afin d’éviter une aggravation.

    La plateforme est modulable et multisupport. Elle est traduite en 6 langues et ambitionne de s’ouvrir à d’autres maladies chroniques.

  • Influence for Health : le 15 octobre 2019 à Paris

    La deuxième édition de la soirée Influence for Health se tiendra le 15 octobre 2019 à partir de 19 heures à Paris. Dédié aux influenceurs santé, l’événement est coorganisé par Orange Healthcare, RCA Factory et Buzz e-santé, en partenariat avec le Réseau communication santé, le Festival de la communication santé et What’s Up Doc. La soirée constituera « un moment d’échange privilégié » avec ces nouveaux acteurs de la santé digitale, indiquent les organisateurs.

    « En 2019, patients et professionnels de santé s’engagent sur tous les réseaux sociaux pour délivrer des conseils de vie, des messages touchants ou des encouragements pour surmonter la maladie, contextualisent-ils. Les réseaux sociaux et le digital transforment en profondeur l’expression des patients et des prescripteurs qui deviennent de véritables influenceurs ». Au cours de cette soirée, les organisateurs présenteront comment les patients et les professionnels de santé utilisent les réseaux sociaux pour sensibiliser, mobiliser, apporter du soutien et changer le regard sur une pathologie.

    Les inscriptions, gratuites, doivent être réalisées sur le site Eventbrite.fr, accessible via ce lien.

    Pré-programme

    19.00 : Accueil

    19h30 : Introduction par Emmanuelle Pierga, directrice de la communication d’Orange Healthcare

    19h35 : Martin Petit : « Comment Instagram lui a permis de surmonter son handicap ? »

    19h45 : Intervention d’un professionnel de santé influenceur (TBD)

    19h55 : Karine Lévy-Heidmann : « Réseaux sociaux et mobilisation face au cancer »

    20h05 : Vincent Meslet : « Comment les réseaux sociaux l’ont aidé dans son activité de kinésithérapeute ostéopathe ? »

    20h15 : chaîne Diab’Aide : « Parler de son quotidien de diabétique sur YouTube »

    20h25 : Intervention d’un patient influenceur (TBD)

    20h30 : Conclusion par David Réguer, directeur général de RCA Factory et Rémy Teston, fondateur de Buzz e-santé

    À partir de 20h40 : networking et DJ Set

  • DATA : Les start-ups françaises e-santé ont levé 19,8 millions d’euros en juillet-août 2019

    Les start-ups françaises spécialisées dans le secteur de la e-santé ont levé 19,8 millions d’euros en juillet et août 2019. Le plus important tour de table a été réalisé par Ablacare, une start-up medtech d’origine américaine basée à Paris, qui recueille 10 millions d’euros auprès de la société de capital-risque européenne Sofinnova Partners.

    La société va utiliser cette somme pour accélérer le développement clinique de son dispositif d’ablation par radiofréquence visant à restaurer l’ovulation chez les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (PCOS). La technologie a été conçue pour être utilisée comme une alternative au forage ovarien, une chirurgie invasive éprouvée mais lourde. Elle pourrait aussi être exploitée comme une solution plus rapide que les thérapies par injection d’hormones, qui nécessitent plusieurs semaines de traitement. Ablacare souhaite démarrer rapidement des essais cliniques en Europe.

    La deuxième opération la plus conséquente de cette période creuse a été effectuée par Tribvn healthcare, qui a levé 5 millions d’euros dans le cadre d’une levée de fonds menée par LBO France à travers son fonds Digital Health 2. La start-up édite « une suite logicielle complète d’imagerie combinant station de travail, aide au diagnostic et télémédecine« , indique-t-elle dans un communiqué. Ce tour de table va permettre à la société d’enrichir ses solutions des dernières innovations technologiques tirées du cloud et de l’intelligence artificielle (IA) ainsi que d’accélérer son développement commercial international.

    À noter par ailleurs à l’international la levée de fonds de série A réalisée par The Carevoice, une start-up insurtech basée à Shanghai (Chine) fondée en 2014 par l’entrepreneur français Sébastien Gaudin (ex Sanofi) avec Jan Velich et Neil Liang. Le montant de l’opération n’a pas été officiellement dévoilé mais la société a cependant révélé à la presse qu’il s’agissait d’un tour de table de l’ordre de 10 millions de dollars US (9 M€). The Carevoice propose aux assureurs des solutions mobiles SaaS pour leur permettre de numériser le parcours de leurs clients dans les domaines de l’assurance et de la santé. Avec la somme récoltée, la start-up envisage d’investir dans la R&D, notamment dans l’optique d’améliorer son système d’exploitation Carevoice OS.

    Le tableau présentant le détail des levées de fonds réalisées par les start-ups françaises en e-santé au mois de juillet et août 2019 est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • Les start-ups françaises e-santé ont levé 19,8 millions d’euros en juillet-août 2019

    Les start-ups françaises spécialisées dans le secteur de la e-santé ont levé 19,8 millions d’euros en juillet et août 2019. Le plus important tour de table a été réalisé par Ablacare, une start-up medtech d’origine américaine basée à Paris, qui recueille 10 millions d’euros auprès de la société de capital-risque européenne Sofinnova Partners.

    La société va utiliser cette somme pour accélérer le développement clinique de son dispositif d’ablation par radiofréquence visant à restaurer l’ovulation chez les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (PCOS). La technologie a été conçue pour être utilisée comme une alternative au forage ovarien, une chirurgie invasive éprouvée mais lourde. Elle pourrait aussi être exploitée comme une solution plus rapide que les thérapies par injection d’hormones, qui nécessitent plusieurs semaines de traitement. Ablacare souhaite démarrer rapidement des essais cliniques en Europe.

    La deuxième opération la plus conséquente de cette période creuse a été effectuée par Tribvn healthcare, qui a levé 5 millions d’euros dans le cadre d’une levée de fonds menée par LBO France à travers son fonds Digital Health 2. La start-up édite « une suite logicielle complète d’imagerie combinant station de travail, aide au diagnostic et télémédecine« , indique-t-elle dans un communiqué. Ce tour de table va permettre à la société d’enrichir ses solutions des dernières innovations technologiques tirées du cloud et de l’intelligence artificielle (IA) ainsi que d’accélérer son développement commercial international.

    À noter par ailleurs à l’international la levée de fonds de série A réalisée par The Carevoice, une start-up insurtech basée à Shanghai (Chine) fondée en 2014 par l’entrepreneur français Sébastien Gaudin (ex Sanofi) avec Jan Velich et Neil Liang. Le montant de l’opération n’a pas été officiellement dévoilé mais la société a cependant révélé à la presse qu’il s’agissait d’un tour de table de l’ordre de 10 millions de dollars US (9 M€). The Carevoice propose aux assureurs des solutions mobiles SaaS pour leur permettre de numériser le parcours de leurs clients dans les domaines de l’assurance et de la santé. Avec la somme récoltée, la start-up envisage d’investir dans la R&D, notamment dans l’optique d’améliorer son système d’exploitation Carevoice OS.

  • Été 2019 : la FDA approuve l’appli de Voluntis, une plateforme de gestion des symptômes en oncologie

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2019.

    Voluntis, société française spécialisée dans les logiciels thérapeutiques, vient de recevoir une autorisation de mise sur le marché par la Food and Drug Administration (FDA) pour son application mobile Oleena, conçue pour fournir aux personnes atteintes d’un cancer des recommandations personnalisées en temps réel afin de leur permettre de gérer au quotidien leurs symptômes. La solution est classée « comme un dispositif médical de classe II, s’inscrivant sous le régime de l’enforcement discretion défini par [l’administration américaine] », précise Voluntis dans un communiqué publié le 31 juillet 2019.

    L’application, qui repose sur des algorithmes cliniques, est un logiciel thérapeutique compagnon, basé sur des technologies web et mobile. Elle est présentée comme le premier logiciel « software-as-a-medical-device » (SaMD) autorisé pour une utilisation pour tous les types de cancer.

    Voluntis avait initialement pour objectif de développer un produit similaire avec Roche Pharma France axé sur le cancer du sein mais la collaboration a officiellement pris fin début 2019.

    Un coaching personnalisé et des informations sur demande

    L’application mobile Oleena est associée à un système de surveillance à distance des patients (télémédecine) et à un service d’accompagnement assuré par les équipes de soins.

    Concrètement, « une fois la solution prescrite par l’équipe soignant, les patients sont guidés en temps réel par des informations personnalisées, mentionnant ce qu’ils doivent savoir et faire à tout moment », explique Voluntis.

    Ces recommandations comprennent :

    • un coaching personnalisé pour la gestion des symptômes : il vise à aider les patients à éviter les événements douloureux et les plus répandus liés à leur maladie ainsi que les effets secondaires pouvant entraîner des interruptions de traitement telles que la douleur, la diarrhée et les nausées, ainsi que ceux altérant la vie quotidienne et la qualité de vie en général. L’objectif est aussi de réduire les visites évitables aux urgence et les hospitalisations ;
    • des instructions sur demande pour initier et doser les traitements symptomatiques sur la base du plan de soins préalablement défini avec les équipes de soins : « Ces dernières disposent, selon leurs besoins, d’informations contextualisées sur les symptômes du patient, de manière à intervenir où qu’il soit et quels que soient ses besoins », explique Voluntis.

    « La solution Oleena s’appuie sur Theraxium Oncology, la plateforme propriétaire de Voluntis, dédiée au développement de thérapies digitales en oncologie », précise la société.

  • Été 2019 : la start-up française Ubique crée un jeu vidéo pour la rééducation des enfants à domicile

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2019.

    La start-up française Ubique vient de lancer Ubique Kids, un jeu vidéo pour la rééducation des enfants à domicile. Les exercices de rééducation sont rendus plus ludiques et motivants que ce soit chez l’ergothérapeute ou à domicile. L’application Ubique Kids et son tableau de bord donnent accès aux jeux vidéo. Le dispositif est complété par des bracelets dotés de capteurs connectés.

    Ses concepteurs sont partis du constat que la rééducation est toujours un moment délicat pour les parents et les ergothérapeutes. L’activité est perçue comme répétitive et douloureuse par les enfants. Ubique Kids est la première solution de la start-up qui ambitionne aussi d’aider les adultes, notamment les personnes âgées faisant de la rééducation motrice que cela soit après un accident vasculaire cérébral, un accident sportif, etc.

    Paralysie cérébrale : 3 enfants sur 1 000 touchés dès la naissance chaque année

    Près de 3 enfants sur 1 000 naissent chaque année en France avec une paralysie cérébrale, soit 125 000 personnes (communiqué). Ces enfants sont contraints à la rééducation motrice toute leur vie. Les séances de kinésithérapie et d’ergothérapie sont complexes, douloureuses et rébarbatives pour les enfants. Ils sont pris en charge dans les institut d’éducation motrice (IEM) ou dans les services d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD).

    Rendre la rééducation plus ludique

    L’idée d’Ubique Kids est née suite à la visite d’Ali Azadi (co-fondateur d’Ubique), en 2017, à un ami dans un centre de rééducation. Il réalise alors la dimension répétitive et douloureuse de la rééducation, notamment  pour les enfants avec une paralysie cérébrale.

    Avec Hassan Lahlou (co-fondateur d’Ubique), ils réfléchissent à une solution pour les rendre moins contraignantes. « Nous avons discuté avec des ergothérapeutes et des parents d’enfants avec une paralysie cérébrale tout au long du développement d’Ubique Kids, et écouté leurs souhaits », commentent-ils (communiqué).

    Rendre la rééducation plus ludique

    Ubique Kids transforme la rééducation en jeux pour les enfants atteints d’une paralysie cérébrale à l’aide de capteurs de mouvements connectés à une plateforme de jeux vidéo. La solution a été spécialement pensée pour les enfants souffrant de ce type de paralysie ou ayant subi un AVC (hémiparésie, etc.) pour une utilisation à domicile ou dans le milieu médical. À domicile, un mode multijoueur permet de jouer avec la famille.

    L’application donne accès aux jeux vidéo. Le tableau de bord permet de suivre la progression du patient à distance et sur le long terme. Les données sont cryptées et enregistrées dans le cloud dédiée à la solution. L’application, compatible iOS et Android, est fournie avec 2 capteurs et 4 bracelets, pour le mode multijoueur. Les capteurs de mouvements se connectent à l’appli via Bluetooth.

    Une solution éprouvée

    Lors de la phase de développement, l’application a été testée par un large panel d’enfants sous le regard et les conseils d’un ergothérapeute en IEM et à l’hôpital dans les établissements suivants : IEM de Richebourg, IEM La Croix Faubin, IEM Les Chemins de Traverse, IEM Château de Bailly, IEM Presles en Brie, IEM Saint Jean de Dieu, IEM La Passerelle, IEM Ellen Poidatz, IEM Neuilly de l’Association Notre Dame, IEM La Gentilhommière, IEM Noisy le Grand, IEM Bures Sur Yvettes l’Ormaille, CEM de Garches, Hôpital de Saint Maurice et Hôpital Henri‐Mondort ainsi qu’au Maroc et en Iran.

    L’IEM Croix Faubin intégrera dès septembre 2019 Ubique Kids au sein de son établissement afin de motiver les enfants dans leur rééducation.

  • Étude : les erreurs médicamenteuses pourraient être réduites par l’apprentissage automatique (JAMIA)

    Des chercheurs israéliens du Centre médical Sheba ont évalué une plateforme d’aide à la décision clinique basée sur l’intelligence artificielle (IA). La solution, baptisée « Medaware », recueille les données liées aux prescriptions médicamenteuses dans les dossiers électroniques et alertent en cas d’erreurs, de contre-indications ou encore de risques de dépendance. Testé pendant 16 mois, le système d’apprentissage automatique s’est révélé pertinent : 80 % des alertes étaient utiles sur le plan clinique et près de la moitié ont été suivis de pratiques correctives. Les résultats de cette étude* ont été publiés le 7 août 2019 dans le Journal of American Medical Informatics Association (JAMIA).

    Le lourd fardeau des erreurs médicamenteuses

    Entre 2013 et 2017, l’Agence nationale de sécurité du médicament a recensé plus de 12000 erreurs médicamenteuses. Parmi elles, 60 % ont été responsables d’effets indésirables, dont la moitié était grave. Aux États-Unis, elles font au moins un mort par jour et causent des lésions chez 1,3 million de personnes chaque année. Enfin, au niveau mondial, l’OMS estime le coût de ces erreurs à 42 milliards de dollars, soit près de 1 % de l’ensemble des dépenses de santé au niveau mondial. Or, potentiellement, toutes ces erreurs sont évitables. D’autant qu’elles surviennent souvent à cause de défaillances de systèmes de santé informatisés.

    De nombreux systèmes ont été mis en place pour prévenir de telles erreurs mais ils génèrent souvent un grand nombre d’alertes pour de « fausses erreurs », ce qui constitue un fardeau pour les équipes soignantes. Ces alertes seraient par conséquent ignorées dans la grande majorité des cas.

    L’IA repère les écarts de prescription

    Afin de resserrer les mailles du filet, des systèmes basés sur l’apprentissage automatique se sont développés. Parmi eux, la plateforme Medaware, qui exploite en continue les données recueillies dans les dossiers de santé électronique grâce à des algorithmes d’apprentissage automatique. L’hypothèse sous-jacente de cette solution est que la plupart des médecins fonctionnent bien la plupart du temps. En conséquence, les schémas de prescription de milliers de médecins traitant des millions de patients peuvent être utilisés pour déterminer le spectre de traitement « normal ». Une ordonnance s’écartant largement de ce spectre risque d’être erronée. Ainsi MedAware peut potentiellement détecter des erreurs de prescription, un risque de dépendance aux opioïdes, des contre-indications, etc.

    Chaque fois qu’un médecin entre une nouvelle ordonnance par le biais du système informatisé de saisie des commandes, le logiciel Medaware effectue une évaluation en temps réel du médicament prescrit par rapport au profil du patient spécifique et à jour. Lorsqu’il identifie un écart par rapport au spectre de traitement normal de patients similaires, il envoie une alerte au médecin, soulignant l’erreur potentiellement dangereuse. Le médecin peut répondre en acceptant ou en rejetant l’alerte. Le système garde également une trace de tous les médicaments actifs et fournit des alertes supplémentaires si de nouvelles données entrantes (telles que des analyses de sang, des procédures, des diagnostics, etc.) rendent l’un des médicaments actifs dangereux. Le système est évidemment auto-apprenant : une alerte rejetée de manière répétée n’est plus répétée, évitant ainsi la fatigue pour les soignants.

    80 % des alertes sont utiles

    Le Centre médical Sheba, qui est le plus grand hôpital d’Israël, a évalué la précision, la validité et l’utilité clinique des alertes d’erreur de médication générées par ce nouveau système. Le système surveillait toutes les ordonnances de médicaments rédigées pendant 16 mois. Le personnel du département a ensuite évalué toutes les alertes quant à leur exactitude, leur validité clinique et leur utilité. Le Centre médical Sheba est partenaire de la société Medaware.

    Les résultats de ces travaux ont été publiés le 7 août 2019 dans le Journal of American Medical Informatics Association (JAMIA).

    Résultats

    • 0,4 % des prescriptions ont fait l’objet d’une alerte.
    • 60 % des alertes ont été déclenchées après la délivrance d’un médicament suite à des changements dans l’état du patient.
    • 85 % des alertes ont été jugées exactes.
    • 80 % des alertes ont été considérés comme utiles cliniquement.
    • Dans 43 % des cas, des mesures correctrices ont été apportées.

    Les auteurs de l’étude estiment que ce système d’aide à la décision clinique utilisant une approche probabiliste d’apprentissage automatique « présentait une grande précision, une charge d’alerte faible et un taux de faux positifs faible, ce qui a entraîné des modifications dans les commandes ultérieures. »

    Évaluation positive d’Harvard

    Dans une étude antérieure publiée en 2017 dans le JAMIA, le système Medaware avait été évalué par des chercheurs de la Harvard Medical School. Les données de 800 000 patients avaient été analysées. Les trois quarts des alertes examinées dans les dossiers générées par le système de dépistage avaient été jugées valables et avaient permis d’identifier des erreurs potentielles de médication. Parmi ces alertes valides, la majorité (75,0 %) s’était avérée cliniquement utile.

  • Colloque sur la sécurité des SI dans les établissements de soins : le 03/10/19, ministère de la Santé

    « Comment aujourd’hui relever le défi du numérique et garantir la sécurité ? ». C’est la question centrale à laquelle vont tenter de répondre les intervenants au 5ème colloque sur la sécurité des systèmes d’information de santé dans les établissements sanitaires et médico-sociaux. L’événement aura lieu le 3 octobre 2019 au sein du ministère des Solidarités et de la Santé.

    Il est organisé par le service du haut fonctionnaire de défense et de sécurité (SHFDS) des ministères chargés des affaires sociales, la Délégation numérique de santé (DNS), la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) et l’agence française de la santé numérique (Asip Santé).

    Ce colloque s’adresse aux chefs d’établissement, aux présidents de CME ainsi qu’à leurs adjoints en charge des systèmes d’information (DSI et RSSI).

    Les inscriptions sont à réaliser sur Eventbrite.fr, accessible via ce lien.

    Le programme détaillé sera prochainement mis en ligne.

    « Comme dans les autres secteurs, les acteurs des milieux sanitaires et du médico-social sont de plus en plus dépendants à leurs systèmes numériques. Certains s’en aperçoivent dans la douleur, dès qu’un dysfonctionnement survient. Les attaques informatiques continuent à faire des ravages, et paralysent parfois pendant plusieurs jours les organismes victimes », contextualisent les organisateurs du colloque.

    L’objectif de cette session est d’apporter des réponses concrètes aux acteurs du secteur :

    • Comment le ministère accompagne les organismes du secteur, notamment dans le cadre de la feuille de route « accélérer le virage numérique » dans le cadre de la stratégie « ma santé 2022 » ?
    • Quelle est la réglementation en la matière ?
    • Que faire si un rançongiciel vise le système lui-même et les données patients ?
    • Comment mettre en place des solutions organisationnelles, juridiques ou techniques pour parer aux attaques malveillantes ?