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  • Été 2019 : Doctolib parmi les 38 licornes mondiales en santé au 2e trimestre 2019 (CB Insights)

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2019.

    Évaluée à plus d’1 milliard d’euros après une levée de fonds de 150 millions d’euros réalisée en mars, la société de télémédecine Doctolib figure parmi les 38 licornes (entreprises qui ont une valeur boursière de plus d’un milliard de dollars US) mondiales dans le domaine de la santé, selon le rapport Global Healthcare portant sur le deuxième trimestre de 2019 publié par CB Insights, une entreprise de gestion de données américaine.

    La valeur de ces licornes est estimée à 90,7 milliards de dollars US (81,9 Mds €) au total, indique CB Insights. La majeure partie d’entre elles se situent aux États-Unis (21 licornes) et en Chine (9). 3 sont basées au Royaume-Uni, 2 en Allemagne et 3 respectivement en France (Doctolib), en Suisse et en Israël.

    38 licornes médicales évaluées à 90,7 milliards de dollars US (81,9 Mds €)

    Sociétés de santé mondiales financées par du capital-risque avec une valorisation du marché privé de plus d’un milliard de dollars (26/07/19) :

    Enseignements clés du rapport

    • Un record au niveau des premiers semestres (S1) a été enregistré au S1 2019 en termes de sommes récoltées et de transactions : le montant investi dans les sociétés de soins dans le monde a atteint 26,9 milliards de dollars US (24,26 Mds €) au S1 2019, contre 26,5 milliards USD (23,9 Mds €) au S1 2018. Au cours de la même période, les transactions sont passées de 2 223 à 2 258.
    • Le deuxième trimestre (T2) a été marqué par une baisse des financements en Asie, en Amérique du Nord et en Europe : les financements dans le domaine de la santé dans les entreprises asiatiques ont chuté de 39 % au T2 2019 et les niveaux de financement ont également diminué en Amérique du Nord et en Europe.
    • Le financement de sociétés spécialisées en santé numérique est à la hausse pour le deuxième trimestre (T2) consécutif : le financement total dans ce secteur s’est établi à 3,5 milliards de dollars US (3,16 Mds €), une hausse de 23 % par rapport au T1 2019. Il y a eu 371 transactions dans le domaine de la santé numériques au T2, contre 354 au T1.
    • Le Massachusetts devient l’État n°2 des États-Unis en matière de santé numérique : les sociétés du Massachusetts ont réalisé 29 transactions au deuxième trimestre 2019, prenant la deuxième place à New York (24 transactions) mais restant loin derrière la Californie (85).
    • 38 licornes de santé numériques soutenues par des sociétés de capital-risque et valant au total 90,7 milliards USD (81,9 Mds €) ont été recensées au T2 2019 : la valorisation totale de la cohorte en 2019 continue de croître du fait des importantes levées de fonds réalisées par les licornes existantes, telles que Doctolib et Tempus.
    • Les essais cliniques du deuxième trimestre de 2019 ont été réalisées par des start-ups, accélérant ainsi le recrutement et l’inscription des patients : des marchés de recrutement aux outils pour les prestataires, CB Insights continue de voir augmenter les offres du secteur de la santé pour réorganiser ce domaine, indique la société.
    • Les start-ups spécialisées dans le chanvre / CBD affiche un record de 25 % du financement dans le secteur du cannabis : au T2 2019, 27 (25 %) des 107 transactions réalisés dans le domaine concernaient des start-ups avec une composante commerciale chanvre et / ou CBD. Elles ne représentaient que 11 (15 %) des 73 transactions au T2 2018.
    • Les start-ups spécialisées dans l’intelligence artificielle (IA) des secteur de la santé, de la santé mentale et du bien-être, atteignent un niveau de financement élevé au deuxième trimestre 2019 : les sociétés d’IA du secteur de la santé ont collecté 864 millions de dollars (779 M €) au T2 2019, un résultat porté par la levée de 200 millions USD (180 M €) réalisée par Tempus en mai. Les entreprises de santé mentale et de bien-être ont elles recueilli 321 millions de dollars (289 M €) dans le cadre de 26 accords, dont d’importants tours de table menés par Quartet et Talkspace.
    • L’application des technologies émergentes en génomique est en train de prendre de l’ampleur : les nouvelles plateformes telles que la télégénomique et les réseaux activés par la blockchain gagnent en importance.
    • Les thérapies numériques continuent de fournir de nouvelles pistes de traitement pour la gestion des maladies chroniques : au cours du T2 2019, des start-ups se sont attelées à des problèmes de santé plus spécifiques tels que les douleurs articulaires et les troubles respiratoires.
    • First Round Capital (États-Unis) et Jumpstart Foundry (États-Unis) ont participé au plus important tour de table du secteur de la santé numérique du deuxième trimestre 2019 : les objectifs se chevauchent pour les principaux investisseurs tels que CureFit (Inde) et SigTuple (Inde). Chiratae Ventures (Inde), Civilization Ventures (États-Unis) et Perceptive Advisors (États-Unis) figurent parmi les autres principaux investisseurs dans le secteur de la santé numérique.

    À noter que le rapport porte sur les levées de fonds destinées aux sociétés de soins soutenues par du capital-risque. Il ne couvre pas les sociétés financées uniquement par des investisseurs providentiels, des sociétés de capital-investissement ou des transactions sur titres de créance, de second rang ou de ligne de crédit. Toutes les données proviennent de CB Insights.

  • DHSC

    The British Department of Health and Social Care (ministère de la Santé et des Affaires sociales britannique)

  • La MGEFI (Groupe Vyv) propose à ses adhérents un service de téléconsultation avec MesDocteurs

    La Mutuelle générale de l’économie et des finances (MGEFI), qui fait partie du Groupe Vyv, propose à ses près de 300 000 adhérents un service de téléconsultation médicale. Depuis le 29 juillet 2019, ces derniers bénéficient d’un accès à la plateforme MesDocteurs, dont Vyv est désormais l’actionnaire majoritaire, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 et en illimité, précise le groupe dans un communiqué publié le 27 août.

    Par ce biais, ils peuvent consulter des médecins généralistes ou spécialistes avec un smartphone, une tablette ou un ordinateur de manière rapide, la durée moyenne d’attente étant inférieure à 2 minutes, indique la mutuelle. L’échange peut être réalisé en visioconférence, en audio ou en chat. À l’issue de la consultation, le médecin a la possibilité d’établir une ordonnance si cela s’avère nécessaire et d’envoyer au patient un compte rendu de la consultation pour qu’il puisse le transmettre à son médecin traitant.

    « La consultation se déroule dans un espace connecté et sécurisé afin de respecter la confidentialité de l’échange ainsi que des données de santé du patient », est-il noté dans le communiqué.

    Le service est inclus dans l’ensemble des contrats santé de la MGEFI.

    La MGEFI est l’une des mutuelles fondatrices du Groupe Vyv

    La MGEFI, qui propose une offre santé, prévoyance et services, est la seule mutuelle référencé par les ministères Économique et Financier pour la protection sociale de leurs agents, indique le Groupe Vyv.

    Elle est présidée par Serge Brichet, qui est aussi président de la Mutualité de la fonction publique (MFP).

    Chiffres et date clés :

    • 2007 : création ;
    • 330 000 adhérents ;
    • 200 collaborateurs ;
    • 2017 : création du Groupe Vyv, dont la MGEFI est l’une des mutuelles fondatrices.
  • Été 2019 : la société américaine Neuronytics crée un jeu de santé préventive contrôlé par le souffle

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2019.

    La start-up américaine Neuronytics développe un serious game de santé préventive présenté par la société comme le premier contrôleur de jeu de type « biosenseur » au monde, piloté ici par le souffle (un biosenseur est un récepteur d’origine biologique en contact avec un transducteur électronique ; un contrôleur de jeu est un appareil qui permet de contrôler un ou plusieurs éléments d’un jeu vidéo). La solution s’appuie sur des biomarqueurs numériques pour comparer et partager l’activité du système nerveux autonome (SNA) de l’utilisateur mais aussi prédire, comprendre, prévenir et traiter les maladies non transmissibles (MNT).

    En 3 minutes, le « wedget », comme le surnomme Neuronytics, transforme l’énergie cinétique respiratoire en contrôles de jeu et mesure des biomarqueurs physiologiques pendant la partie, explique la société dans un communiqué publié le 20 août 2019. Le joueur place le pouce sur le capteur et tient le « wedget » devant sa bouche. Ensuite, il inspire et expire pour jouer de façon totalement intuitive.

    Les maladies non transmissibles : 1ère cause de mortalité

    Les maladies non transmissibles (MNT) ou chroniques, s’étalent dans la durée et évoluent très lentement. Selon l’OMS, elles seraient la première cause de mortalité dans le monde et seraient à l’origine de 86 % des décès en Europe, toutes tranches d’âges confondues. Selon le livre Les maladies chroniques, vers la troisième médecine* publié en 2017, 20 millions de Français souffrent d’une MNT, soit le tiers de la population,.

    « Améliorer la prévention et la prise en charge des maladies chroniques c’est donc répondre à une urgence majeure de santé publique », indique sur la bases de ces éléments l’Inserm, sollicité par le ministère des Sports pour réaliser une expertise collective** afin de disposer d’un bilan des connaissances scientifiques et d’analyser, dans le cadre des maladies chroniques, l’impact de l’activité physique et sa place dans le parcours de soin. Cette expertise collective a été publiée en janvier 2019.

    Démocratiser l’accès à des biomarqueurs physiologiques performants

    Neuronytics cherche à démocratiser l’accès à des biomarqueurs physiologiques performants, déjà utilisés en milieu hospitalier mais aussi par la Nasa, l’armée ou des sportifs de hauts niveaux.

    À la fin du jeu, des algorithmes analysent les données recueillies, les présentent sous forme de visuels simples et épurés afin de permettre à l’utilisateur de visualiser ses indicateurs de progression, ses résultats actuels et les tendances associées pour identifier d’éventuels problèmes à un stade précoce et être incités à les traiter.

    Les « joueurs » sont invités à faire progresser les connaissances médicales et neurologiques en partageant leurs données de façon décentralisée, sécurisée et anonyme avec leur médecin pour un suivi personnel mais aussi avec leur employeur pour contribuer à l’amélioration du bien-être au travail et avec un laboratoire lors d’une recherche.

    « Notre solution peut être intégrée à toutes les initiatives préventives de santé globale »

    Neuronytics se positionne comme une opportunité pour l’évaluation des risque des MNT et des programmes de santé et de bien-être. De plus, l’autonomisation du patient favoriserait l’observance du traitement, la maîtrise du stress et une meilleure communication à double sens.

    « Au cours des 15 dernières années, plus de 20 000 publications scientifiques ont notamment démontré l’intérêt des biomarqueurs sur le système nerveux Autonome (SNA), commente Pierre Bonnat, co-fondateur et P.-D.G. de Neuronytics (communiqué). Notre solution, qui combine des tests de SNA et de la neuromodulation pour mieux identifier et soigner les MNT, peut donc être intégrée à toutes les initiatives préventives de santé globale. »

    Les participants récompensés par une rémunération ou un produit ou service gratuit

    Neuronytics se base sur les recherches en matière de santé et de neurosciences, et notamment sur les travaux relatifs au système nerveux autonome (SNA), partie du système nerveux qui régule toutes les fonctions nécessaires au maintien de la vie.

    Neuronytics mesure et teste l’activité de ces systèmes SNA avec comme références :

    • la variabilité de la fréquence cardiaque (VRC) pour anticiper les affections chroniques et établir le degré de bonne santé et des performances en général ;
    • l’arythmie des sinus respiratoires (RSA), mesure précise et en temps réel de l’impact physiologique du stress, avec la fréquence respiratoire comme base ;
    • la fréquence de respiration.

    Les jeux sont variés et à télécharger gratuitement. Les sessions de jeu sont courtes (3 à 5 minutes). Le retour est immédiat avec une mise à jour à la fin du jeu, une vue d’ensemble pertinente.

    Comme le permet la règlementation américaine, les patients utilisateurs sont récompensés par une rémunération ou un produit ou service gratuit. Cette récompense s’effectue via des crypto-devises (si l’utilisateur a choisi de rester totalement anonyme) ou des bonus individualisés. La solution Neuronytics est non-invasive, sans test clinique ni questionnaire et anonyme.

  • Asie : la start-up The Carevoice lève environ 10 M$ (9 M€) pour numériser l’assurance santé en Chine

    The Carevoice, une start-up insurtech basée à Shanghai (Chine), réalise une levée de fonds en série A dont le montant n’a pas été officiellement dévoilé. La société a cependant révélé à la presse qu’il s’agissait d’un tour de table de l’ordre de 10 millions de dollars US (9 M€), mené par le fonds chinois Lun Partners Group ainsi qu’un fonds spécialisé dans les services financiers. DNA Capital (France) et les investisseurs historiques SOSV (États-Unis) et Artesian Capital (Royaume-Uni) ont également participé à l’opération, annoncée par la start-up le 22 août 2019.

    Fondé en 2014 par l’entrepreneur français Sébastien Gaudin (ex Sanofi) avec Jan Velich et Neil Liang, The Carevoice était à l’origine une plateforme sur laquelle il était possible de noter les médecins et les hôpitaux en Chine. Un service prometteur dans un pays où la population manque de confiance dans le système de santé en raison du manque de moyens financiers et de formation dans le secteur. Depuis, la solution a évolué pour se spécialiser dans le secteur de l’assurance santé privée, un marché en pleine croissance en Chine. « Nous estimons que le secteur de l’assurance sera le prochain secteur à forte croissance lié à la digitalisation et l’innovation, et pourvoyeur de nouvelles licornes », commente Pei Li, managing director à Lun Partners Group (source : Frenchweb.fr). 

    The Carevoice propose aux assureurs des solutions mobiles SaaS pour leur permettre de numériser le parcours de leurs clients dans les domaines de l’assurance et de la santé. La société collabore avec une quinzaine de compagnies d’assurance, dont le groupe français Axa et le géant chinois Ping An. Avec la somme récoltée, The Carevoice envisage d’investir dans la R&D, notamment dans l’optique d’améliorer son système d’exploitation Carevoice OS.

    Objectif : « devenir le leader de l’insurtech dans la santé en Asie »

    À noter en dehors de cette levée de fonds que StartupCare, la branche assurance de The Carevoice, a réalisé son spin-off (stratégie de valorisation des actifs d’une entreprise) pour accélérer son déploiement en Chine continentale et à Hong Kong.

    La start-up souhaite accélérer le lancement d’une dizaine de nouveaux produits d’assurance

    Par ailleurs, la start-up prévoit de tripler ses effectifs et d’accélérer le lancement d’une dizaine de nouveaux produits d’assurance en partenariat avec les assureurs.

    « Cette levée de fonds nous permet d’atteindre rapidement notre objectif de devenir le leader de l’insurtech dans la santé en Asie et de généraliser l’accès à une assurance santé digitalisée et centrée sur les besoins de chaque individu, indique Sébastien Gaudin, P.-D.G de The CareVoice. Grâce à notre nouvelle plateforme CareVoice OS, nous allons continuer à faire croître le nombre d’assureurs avec qui nous coopérons, tout en pénétrant de nouveaux marchés. »

  • CHRU de Nancy : « Intelligence artificielle & hôpital, de la fiction à la réalité », le 21/11/2019

    Le CHRU de Nancy organise son deuxième forum consacré à l’intelligence artificielle (IA) en santé sur le thème « intelligence artificielle & hôpital, de la fiction à la réalité ». L’événement aura lieu le 21 novembre 2019 au Centre Prouvé, le centre de congrès de Nancy.

    La journée sera retransmise en direct sur la chaîne Youtube du CHRU de Nancy et animée par Nathalie Milion, journaliste à France Bleu.

    La journée est organisée sous le haut patronage de :
    • Cédric Villani, député de l’Essonne (LREM) chargé de la mission sur l’IA confiée par le Premier ministre Édouard Philippe en septembre 2017 (son rapport de mars 2018 est téléchargeable via ce lien) ;
    • Jean-Yves Le Déaut, professeur d’université, ancien député de Meurthe-et-Moselle (PS) et ancien président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques.

    Les inscriptions, gratuites mais obligatoires, sont à réaliser en envoyant un email à intelligence.artificielle@chru-nancy.fr.

    Pour plus d’information, consulter le site officiel de l’événement Colloqueia.chru-nancy.fr.

    Programme

    Matinée

    Après-midi

  • Été 2019-NHS : des fournisseurs accrédités (DPI) et une e-prévention du diabète (Long Term Plan)

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2019. Dans cet article, retour sur les dernières annonces clés du NHS, le système de santé britannique.

    • Le NHS England et NHSX, une unité du NHS ayant pour objectif de faire avancer la transformation numérique du secteur des soins et des services sociaux, ont établi une liste de fournisseurs accrédités de solutions de dossiers de patient informatique (electronic patient record) afin de donner davantage de confiance aux acteurs de la santé dans leur processus de numérisation. La publication de cette liste a été annoncée le 5 août 2019 par le NHS.
    Les 8 fournisseurs suivants ont été retenus : Allscripts, Cerner, DXC Technology, IMS Maxims, Nervecentre, Meditech, The Phoenix Partnership (TPP) et System C.

    • Dans le cadre du plan à long terme du NHS (NHS Long Term Plan), des milliers de personnes présentant un risque de développer un diabète de type 2 recevront un support numérique pour les aider à éviter de contracter la maladie. Le système de santé britannique présente cette mesure dans un communiqué publié le 12 août sur son site web.

    • Par ailleurs, de nouveaux bilans de santé « intelligents » basés sur l’analyse prédictive, réalisés par le NHS, sont mis en place par le ministère de la Santé et des Affaires sociales (DHSC) britannique.

    Cadre de soutien des systèmes de santé : une nouvelle section développée par le NHS

    Le NHS England et NHSX ont développé une nouvelle section au sein du cadre de soutien des systèmes de santé pour aider les organisations et les systèmes de soins intégrés à optimiser les ressources lors de l’achat de nouveaux services, logiciels et infrastructures numériques.

    8 fournisseurs de DPI accrédités

    8 entreprises, « qui ont été évaluées et sont assurées de fournir les systèmes les plus robustes », figurent sur la liste du lot 1 du cadre et répondent à un large éventail de critères clés, notamment la capacité d’intégration avec d’autres systèmes informatiques, indique le NHS dans un communiqué. Il s’agit de :

    • Allscripts ;
    • Cerner ;
    • DXC Technology ;
    • IMS Maxims ;
    • Nervecentre ;
    • Meditech ;
    • The Phoenix Partnership (TPP) ;
    • System C.

    Le cadre en question a été établi pour fournir des services qui soutiennent la prestation de soins intégrés, y compris la gestion de la santé de la population. La nouvelle section consacrée aux DPI (electronic patient record) donnera un accès aux systèmes de fournisseurs capables de respecter les normes Global Digital Exemplars (GDE). « Cela signifie que les trusts et autres entités du NHS pourront numériser [leurs services] plus rapidement », explique le NHS.

    Les sociétés candidates ont été évaluées par des experts du NHS England, de NHS Improvement*, de NHSX, de NHS Digital, du ministère de la Santé et des Affaires sociales (DHSC), des organisations de prestataires de soins locales, des équipes régionales et des organismes nationaux. Parmi eux figurent des parties prenantes du secteur tels que les responsables de l’information, les responsables de l’information clinique, les responsables de l’information infirmière, les agents de sécurité clinique et le personnel clinique de première ligne.

    Les sociétés passées au crible ont été testées par rapport à un certain nombre d’exigences fonctionnelles portant sur les solutions déployés existantes. Ce haut niveau de qualité a été défini pour garantir que seules les entreprises les plus prometteuses se démarquent. Les fournisseurs ont été autorisés à proposer cette fonctionnalité dans le cadre d’une solution unique ou de plusieurs solutions intégrées au sein d’un partenariat de chaîne d’approvisionnement (supply chain).

    Les 8 sociétés retenues ont été invités à démontrer :

    • comment elles proposeraient des solutions à l’échelle de l’entreprise mais aussi comment elles pourraient fournir des déploiements plus réduits qui fourniraient une base pour des solutions modulaires (avec ou sans PME et autres partenaires) ;
    • comment elles soutiendraient la vision exposée dans le programme « The Future of healthcare: our vision for digital, data and technology in health and care » (« L’avenir des soins de santé: notre vision du numérique, des données et de la technologie dans les domaines de la santé et des soins ») ;
    • comment elles pourraient interagir avec d’autres systèmes pour s’assurer que les cliniciens disposent des données au moment opportun mais aussi soutenir la création de registres de santé et de soins locaux intégrés.

    NHS Long Term Plan : déploiement d’un programme numérique de prévention du diabète de type 2

    Dans les programmes pilotes, offrir un accès pratique, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, à des conseils en ligne a considérablement augmenté le nombre de participants au programme phare de prévention du diabète (Diabetes Prevention Programme, DPP) déployé dans le cadre du NHS Long Term Plan, indique le NHS (communiqué).

    Un meilleur suivi du programme de prévention par voie numérique qu’en face à face

    • Près de 7 personnes sur 10, soit 68 % des personnes interrogées ayant eu recours à un soutien numérique, ont participé au programme, contre environ la moitié de celles s’étant vues offrir un soutien en face à face.
    • Jusqu’à un cinquième des places dans le programme phare de prévention du diabète du NHS England, soit environ 40 000 par an, sera diffusé sous forme numérique.

    Les personnes qui risquent de développer un diabète de type 2 mais qui ne peuvent pas participer à des sessions de prévention en face à face seront les premières à bénéficier de cette extension, qui a débuté au cours du mois d’août 2019.

    Ces dernières recevront dans ce cadre :

    • une technologie wearable qui surveille les niveaux des exercices réalisés ;
    • des applications mobiles qui permettent aux utilisateurs d’accéder à des coachs de santé et à du contenu éducatif ;
    • un accès à des groupes d’entraide en ligne ;
    • la possibilité de définir et de surveiller leurs objectifs de manière numérique.

    Le diabète : l’un des plus importants problèmes de santé publique au Royaume-Uni

    Le diabète est l’un des plus importants problèmes de santé publique auxquels sont confrontés le NHS et l’Angleterre en général, indique le NHS England, précisant que près de 4 millions de personnes sont atteintes d’un diabète de type 2 au sein du pays.

    1 lit d’hôpital sur 6 en Angleterre est occupé par une personne atteinte de diabète de type 2, ce qui entraîne plus de 9 000 amputations chaque année. Le NHS dépense plus de 6 milliards de livres sterling (6,6 Mds €) par an pour soigner la maladie et ses complications, précise l’institution.

    Le plan à long terme du NHS met de nouveau l’accent sur la prévention des problèmes de santé ainsi que sur l’extension et la prolongation du traitement. Le programme de prévention du diabète (DPP), qui a déjà aidé des milliers de personnes à perdre au total 132 000 livres (59 874 kg) réunies, sera doublé pour que 200 000 personnes puissent y accéder chaque année. Le NHS mettra également à l’essai des régimes hypocaloriques pouvant inverser le diabète type 2.

    Les essais du PDP numérique, impliquant plus de 5 000 personnes, ont révélé :

    • que plus des deux tiers (68 %) des utilisateurs du support numérique avaient moins de 65 ans : l’âge moyen des participants numériques était de 58 ans, soit 6 ans de moins que celui des personnes suivant des interventions en face à face (64 ans) ;
    • que 16 % des inscriptions pour le programme numérique étaient réalisées par des personnes âgés de 18 à 44 ans, contre 7 % du même groupe d’âge qui s’était inscrit pour une assistance en face à face.

    Lancé en 2016, le programme de prévention du diabète du NHS est financé par le NHS England et soutenu par un partenariat entre le NHS England, Public Health England (PHE, une agence exécutive du ministère de la Santé et des Affaires sociales du Royaume-Uni) et Diabetes UK, une organisation caritative de recherche pour les patients, les professionnels de la santé et la recherche basée au Royaume-Uni.

    Il aide les personnes présentant un risque élevé de développer un diabète de type 2, par le biais de conseils sur le type d’alimentation à adopter, l’exercice physique et la gestion du poids, qui, ensemble, réduisent le risque de développer la maladie. Les personnes qui ont achevé le programme ont perdu en moyenne 7 livres et demi (3,4 kilogrammes), soit plus de 2 livres (0,9 kilogramme) de plus que prévu initialement.

    Des bilans de santé basés sur l’analyse prédictive

    Le ministère de la Santé et des Affaires sociales (DHSC) britannique a annoncé courant août un changement radical dans la réalisation des bilans de santé du NHS. Il lance un examen visant à explorer la manière dont les technologies analytiques et basées sur les données peuvent fournir des conseils de santé personnalisés aux patients.

    Ces nouveaux bilans « intelligents » ont pour objectif d’améliorer la prévention et le traitement des maladies en cherchant à déterminer si des programmes sur mesure tenant compte de l’âge, de la génétique et de facteurs socio-économiques du patient peuvent s’avérer pertinent dans cette optique.

    Ce changement s’inscrit dans le cadre d’un passage plus large des « approches globales » vers la santé publique, au profit d’un système modernisé et pérenne qui prend en compte les risques ou les choix personnels, en exploitant les dernières technologies.

    Utiliser les données pour mieux prévenir les maladies pouvant causer une mort prématurée

    S’appuyant sur les innovations récemment développées en matière de traitement du cancer – le domaine le plus avancé de la médecine personnalisée en termes de détection et de traitement – le DHSC explorera comment les données pourraient également être utilisées afin d’aider à réduire le risque de développer d’autres maladies pouvant causer une mort prématurée, telles que l’hypertension artérielle, le diabète de type 2, l’accident vasculaire cérébral, les maladies rénales et les maladies cardiaques.

    Ces bilans de santé personnalisés et intelligents seront proposés aux groupes de patients en fonction des facteurs de risque spécifiques qu’ils présentent. Par exemple, les personnes âgées de 40 à 49 pourraient être ciblées pour des conseils relatifs à la consommation d’alcool, la consommation d’alcool étant plus courante dans ce groupe d’âge, tandis que les 70 à 74 ans pourraient être ciblés pour des conseils sur la manière de réduire leur tension artérielle.

    Cibler les personnes les plus à risque

    Un examen du programme de bilan de santé du NHS explorera les moyens de maximiser son utilisation pour que davantage de personnes puissent bénéficier de ces nouveaux bilans plus intelligents, en ciblant les personnes les plus à risque.

    Le ministère examinera les cas où une numérisation est la plus appropriée. Il envisage d’élargir l’éventail des conseils, avec par exemple la mise en place d’une action précoce en cas de perte auditive. Il explorera également la possibilité d’un bilan spécifique pour ceux qui approchent de l’âge de la retraite afin d’éviter ou de retarder les besoins futurs en matière de soins.

  • Été 2019 : Dedalus France rachète Web100T pour 26 millions d’euros

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2019.

    La société Dedalus France, anciennement Medasys, poursuit sa stratégie de développement et de renforcement de son offre en faisant l’acquisition de la société Web100T. Elle renforce ainsi sa présence auprès des établissements de santé privés tels que le groupe Vivalto ou Clinifutur. Web100T déploie ses solutions progicielles auprès de 400 établissements publics et privés, parmi lesquelles la solution Websuite PMSI.

    Dedalus France a acquis l’intégralité des actions de Web100T, via sa holding Partners100T, sur la base d’une valeur d’entreprise de 26 000 000 euros.

    « Nous sommes très heureux d’accueillir les équipes de Web100T au sein du groupe Dedalus, déclare Giorgio Moretti, P.-D.G. de Dedalus Group dans un communiqué commun. Notre nouvelle offre, représentée par la plateforme D4, bénéficiera grandement de l’expertise et des produits de Web100T. Au cours des quatre dernières années, Dedalus a réalisé de très importants investissements en R&D et des montants similaires ont étés prévus pour les années à venir afin de garantir à nos clients l’état de l’art, tant sur le plan technique que fonctionnel pour opérer une profonde transformation des solutions de santé. Nous préparons une révolution des logiciels cliniques. »

  • SaMD

    Software-as-a-medical-device (logiciel en tant que dispositif médical)

  • Meet My Investor 4 : Malakoff Mederic Humanis et Deuxième Avis (29/08/19, Paris)

    Pour leur 4e session, les Meet My Investor s’installent dans le Lab de Malakoff Médéric Humanis le 29 août 2019 à Paris.

    • Elsa le Floc’h, directrice de programme start-up health tech à Malakoff Médéric, présentera MM Innov’, un fonds d’investissement doté de 150 millions d’euros dont l’un des axes est celui de la santé. « Avec déjà plus de 10 entreprises à son palmarès, ce jeune fonds offre de belles opportunités aux jeunes pousses de la health tech, commente Medicen Paris Région, organisateur de l’événement. Malakoff Médéric Humanis ne souhaite pas limiter la relation avec les start-ups à un accompagnement financier mais l’étendre à la conclusion de partenariats stratégiques ou commerciaux. »

    • À  ses côtés, Pauline d’Orgeval, co-fondatrice et présidente de la plateforme Deuxiemeavis.fr (Carians), reviendra sur le partenariat conclut avec Malakoff Médéric Humanis pour proposer le service Second avis médical.

    Les inscriptions, gratuites pour les adhérents Medicen (89,67 € sinon), doivent être réalisées sur le site Eventbrite.fr, accessible via ce lien.

    Principe de Meet My Investor : un investisseur invité à pitcher devant des P.-D.G.

    « Toutes les entreprises appréhendent le pitch devant un board d’investisseur. Medicen inverse ce format et invite chaque mois un investisseur à pitcher devant des [P.-D.G.] pour présenter la stratégie d’investissement d’un fonds et partager ses conseils pour optimiser [les] chances de lever des fonds, explique l’organisateur. À ses côtés, le [P.-D.G.] d’une entreprise financée par le fonds livre son retour d’expérience sur une levée de fonds réussie. »

    Programme de Meet My Investor 4 :

    • 8h30-9h : accueil café
    • 9h-9h20 : présentation du fonds MM Innov’
    • 9h20-9h40 : retour d’expérience de Carians (Deuxième Avis)
    • 9h40-10h : Q&A avec la salle
    • 10h-10h30 : networking

    Pour accéder au Lab de Malakoff Médéric, se munir d’une pièce d’identité.