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  • JFR 2019 : l’IA parmi les sujets clés du congrès – du 11 au 14 octobre (inscriptions ouvertes)

    L’intelligence artificielle (IA), notamment utilisée dans le domaine de la santé pour faciliter l’analyse des images médicales, fait partie des sujets centraux de l’édition 2019 des Journées francophones de radiologie diagnostique & interventionnelle (JFR), organisées du 11 au 14 octobre à Paris par la Société française de radiologie (SFR).

    Les inscriptions au congrès sont ouvertes depuis fin juin 2019, avec des tarifs préférentiels applicables jusqu’au 5 septembre 2019. Elles doivent être réalisées sur la plateforme de l’événement, accessible via ce lien.

    L’intégralité de l’avant-programme (actualisation régulière) est disponible via ce lien.

    Avant-programme : les sessions centrées sur l’IA et le numérique

    L’IA pour une Radiologie 2.0, c’est maintenant ! (cours d’intérêt général)

    • Responsable : F. Cornelis
    • Modérateur : F. Cornelis et I. Thomassin-Naggara

    Objectifs : « L’imagerie médicale produit un nombre considérable de données pour l’instant sous exploitées. Les techniques d’intelligence artificielle vont révolutionner la radiologie en permettant cette analyse. Cette évolution permettra de proposer des solutions innovantes diagnostiques mais aussi d’évaluation thérapeutique. Dès à présent des solutions existent. Il apparait donc essentiel que les radiologues s’approprient ces outils pour maitriser les développements futurs. »

    • Les outils disponibles pour une analyse Radiomics : F. Cornelis (Paris) ;
    • les registres : comment bien structurer le recueil de données ? : F. Cornelis (Paris) ;
    • Quelle gestion pour ces grands ensembles de données ? : P. Frey (Paris).

    Séance de communications orales en imagerie intelligence artificielle (séance scientifique)

    • Responsable : M. Zins et G. D’Assignie
    • Modérateur : M. Zins

    Imagerie, biologie et intelligence artificielle (séance pédagogique)

    Responsable : P. Douek

    Du multiparamétrique à l’intelligence artificielle : état de l’art (séance pédagogique)

    • Responsable : F. Bidault et A. Varoquaux
    • Modérateurs : F. Bidault et A. Varoquaux

    Objectifs : « Connaître l’état de l’art des méthodes avancées d’imagerie. Apprécier l’intérerêt des techniques suivantes en ORL : visualisation des trajets nerveux, imagerie DCE, imagerie du Carbone hyperpolarisé, intelligence artificielle. Discuter la possibilité d’implémentation en routine clinique ORL des méthodes avancées d’imagerie. »

    • Visualisation des trajets nerveux ORL : J. Hodel (Créteil) ;
    • imagerie DCE (dynamic contrat enhanced imaging) C. : A. Cuenod (Paris) ;
    • imagerie métabolique au carbone 13 hyperpolarisé: potentiel et faisabilité : A. Comment (Cambridge, Royaume-Uni) ;
    • imagerie et intelligence artificielle: 2020 l’odyssée de l’IA ? : N. Lassau (Paris) ;
    • discussion générale : Implémentation en routine clinique ORL des méthodes avancées d’imagerie : F. Bidault (Villejuif), A. Varoquaux (Marseille).

    Innovation technologique, organisationnelle, numérique et thérapeutique en radiologie en 2019 (séance pédagogique)

    • Responsable : J.-Y. Gauvrit
    • Modérateur : J.-Y. Gauvrit et H. Kovacsik

    Objectifs : « Quelle place de l’intelligence artificielle dans l’activité des radiologues des urgences ? Comment les outils d’intelligence artificielle et de réalité augmentée améliorent la pratique de la radiologie interventionnelle ? Comprendre l’intérêt de l’ULD-CT aux urgences. Quelle innovation organisationnelle en radiologie en 2019 ? »

    • ULD-CT versus radiographie aux urgences ;
    • Et si l’innovation était organisationnelle sans notre métier ? : J.-P. Beregi (Nîmes) ;
    • IA et imagerie des urgences : J.-Y. Gauvrit (Rennes) ;
    • IA et radiologie interventionnelle : H. Kovacsik (Montpellier) ;
    • discussion générale : Innovation technologique, organisationnelle, numérique et thérapeutique en radiologie en 2019 : J.-Y. Gauvrit (Rennes), H. Kovacsik (Montpellier).
  • Incepto va distribuer en UE Veye Chest d’Aidence, un outil d’aide au diagnostic du cancer du poumon

    Le société Incepto Medical, qui conçoit et distribue des applications d’aide au diagnostic dans le domaine de l’imagerie médicale, va désormais distribuer en France, en Belgique et en Suisse le produit Veye Chest de l’entreprise néerlandaise Aidence, une solution d’analyse des nodules pulmonaires certifiée CE basée sur l’intelligence artificielle (IA) qui permet d’aider les professionnels à mieux diagnostiquer le cancer du poumon. Elle est actuellement utilisée aux Pays-Bas, en Suède et au Royaume-Uni. Ce partenariat stratégique « offre de nouvelles perspectives pour Aidence et [son produit] Veye Chest sur les marchés francophones », indique Incepto dans un communiqué publié le 10 juillet 2019.

    Issu de la collaboration de développeurs de deep learning (apprentissage profond), de data scientists et de radiologues, Veye Chest est un outil fonctionnant par la biais d’un système de deep learning qui détecte les nodules pulmonaires sur les scanners thoraciques, des lésions à l’origine du cancer du poumon, la forme de cancer la plus mortelle actuellement. Le dispositif mesure et suit de manière automatique le développement des nodules pulmonaires.

    Il s’agit du « premier système cliniquement approuvé et entièrement automatisé permettant de mesurer le diamètre des nodules et leur volume, ainsi que leur vitesse de croissance et leur composition », note Incepto, ajoutant que « cette innovation en radiologie élimine le besoin de détection et de quantification manuelles, qui prennent beaucoup de temps ».

    La performance clinique de Veye Chest a été validée par une étude réalisée par l’université d’Édimbourg et l’hôpital NHS Lothian. L’utilisation de la solution, qui a reçu un marquage CE de classe II a, est approuvée dans la pratique clinique courante à travers l’Europe.

    « Le marché francophone en Europe est très important pour Aidence, compte tenu du haut niveau de soins et de l’intérêt pour le dépistage du cancer du poumon dans la région, commente Mark-Jan Harte, P.-D.G. d’Aidence. Avoir un partenaire ayant un accès et une connaissance du marché local est crucial pour atteindre le succès escompté et améliorer les soins aux patients. C’est en Incepto que nous avons trouvé ce partenaire. »

  • Régulation des plateformes en ligne : le règlement européen « P2B » publié au JO de l’UE

    Le règlement européen 2019/1150 sur les P2B promouvant l’équité et la transparence pour les entreprises utilisatrices de services d’intermédiation en ligne « introduit de nouvelles règles qui offriront aux entreprises un environnement de commerce en ligne plus transparent, plus équitable et plus prévisible ainsi qu’un système efficace de recours », indique le Conseil de l’Union européenne (UE) dans un communiqué.

    Le texte, adopté le 17 avril 2019 par le Parlement européen et le 14 juin par le Conseil de l’UE, a été publié dans le Journal officiel de l’Union européenne (JOUE) le 11 juillet. Il entrera en vigueur le vingtième jour suivant sa publication, soit le 31 juillet, et s’appliquera 12 mois après sa publication, soit le 11 juillet 2020.

    Le secrétaire d’État chargé du Numérique, Cédric O, a salué sur Twitter l’adoption de ce règlement, qu’il présente comme « une première brique européenne utile pour la régulation des plateformes numériques, notamment vis-à-vis [des] PME ». Selon lui cependant, l’Europe « doit aller plus loin pour réguler efficacement l’économie numérique [et] le travail continue ».

    Pour améliorer la transparence, le règlement impose aux plateformes (P2B) :
    • d’utiliser des conditions générales simples et intelligibles pour la fourniture de leurs services d’intermédiation ;
    • de fournir un exposé des motifs « chaque fois qu’[elles] décident de restreindre, de suspendre ou de mettre fin à l’utilisation de leurs services par un utilisateur professionnel » ;
    • de rendre publics les principaux paramètres déterminant le classement des utilisateurs professionnels dans les résultats de recherche ainsi que « tout traitement différencié » qu’elles accordent aux biens et services offerts par elles ou par leur intermédiaire ;
    • de rendre publique la description des principales considérations économiques, commerciales ou juridiques au nom desquelles elles décident de restreindre la capacité des utilisateurs à offrir des conditions différentes aux consommateurs extérieurs à la plateforme.

     « Pour assurer une réparation efficace », le règlement oblige toutes les plateformes (à l’exception des plus petites, définies clairement) à :

    • mettre en place  « un système interne efficace et rapide de traitement des plaintes » et à « rendre compte chaque année de son efficacité » ;
    • à inclure dans leurs conditions générales « deux ou plusieurs médiateurs » pour les cas dans lesquels leur système interne de traitement des réclamations échoue à résoudre un litige entre utilisateurs professionnels.

    Le règlement établit par ailleurs le droit des organisations représentatives, des associations ou des organismes publics d’engager des poursuites judiciaires contre les plateformes qui ne respectent pas ses exigences. Il donne également aux États membres le droit de prononcer des sanctions conformes à leurs systèmes nationaux de justice en cas de violation du règlement.

  • Ambivalence de l’opinion des Français face à la protection de leurs données personnelles (enquêtes)

    Les Français sont inquiets vis-à-vis de la protection de leurs données personnelles. Selon un sondage Opinionway réalisée pour la société Dolmen technologies et intitulé Les Français et les scandales liés aux données personnelles, ils sont une large majorité à estimer qu’elles doivent être mieux protégées (93%), qu’elles sont précieuses (92 %) et qu’elles ont un prix (78 %).

    54 % des sondés indiquent être les plus à même de protéger leurs données, révèle l’enquête, publiée en juillet 2019. Les citoyens interrogés se disent majoritairement insatisfaits des mesures prises par les pouvoirs publics pour protéger leurs informations personnelles sur internet. Au-delà d’amendes réellement dissuasives, l’apparition de nouveaux scandales liés à l’utilisation de données personnelles pourrait être empêchée par de meilleures technologies de protection des données personnelles pensent 34 % des répondants.

    Des résultats à mettre en parallèle avec l’enquête Opinionway publiée en juin, qui relève une confiance croissante des Français en ce qui concerne leurs données de santé et les nouvelles technologies, ainsi qu’avec le sondage de ICA montrant qu’un manque de confiance dans l’exploitation des informations personnelles n’est pas incompatible avec un développement des usages de solutions basée sur la collecte et l’analyse de data, notamment dans le domaine de la santé.

    Des Français inquiets de la protection de leurs données…

    Selon le sondage Opinionway réalisé Dolmen technologies, publié en juillet, les Français se préoccupent de l’utilisation de leurs données personnelles. Ils sont tout de même 29 % à considérer que ces informations ne leur appartiennent pas.

    En parallèle, ils se considèrent eux-mêmes comme les plus capables de protéger leurs données (54 %), loin devant les pouvoirs publics, cités par 32 % des répondants et les fournisseurs d’accès (cités par 25 % des personnes interrogées). Les assureurs arrivent en queue de peloton (7 %) avec les enseignes de la distribution (2 %).

    … insatisfaits face aux pouvoirs publics…

    Plus de la moitié des Français sondés ne sont pas satisfaits des mesures prises par les pouvoirs publics pour protéger les données personnelles sur internet. A cela, s’ajoute les 11 % ayant répondu ne pas avoir entendu parler de telles mesures.

    Face aux récents scandales liés à l’utilisation de données personnelles, les premières réactions envisagées par les sondés sont de sensibiliser leurs proches (65 %) ou de boycotter les applications et les sites concernées (54 %) mais aussi de mieux lire les politiques de confidentialité (50 %).

    … appelant une réponse coercitive et technologique…

    Dans les faits, Les Français interrogés ont surtout perdus confiance dans l’honnêteté des acteurs d’internet. Pour eux, l’apparition de nouveaux scandales liés à l’utilisation de données personnelles pourrait être empêchée d’abord par des amendes réellement dissuasives (mesure citée par 52 %) mais aussi en utilisant de meilleures technologies de protection des données personnelles (34 %) et en réalisant un boycott des applications et des sites concernés (26 %).

    Pour un cinquième des répondants, le RGPD est aussi une réponse (18 %) ainsi que le démantèlement des géants du net (14 %). Enfin, 9 % considèrent que la marchandisation (achat / vente) des données personnelles seraient un atout dans ce cadre.

    …Et pourtant confiants pour leurs données de santé

    Ces données sont à mettre en parallèle avec une autre enquête Opinion Way publié en juin centrée sur les données de santé, qui montre une confiance croissante en ce qui concerne leurs données de santé et les nouvelles technologies. 86 % seraient prêts à rendre leurs données personnelles accessibles à leur médecin généraliste, 68 % accepteraient de consulter un médecin ayant recours à des outils d’aide au diagnostic basée sur l’intelligence artificielle.

    De plus, le public est ouvert aux consultations numériques essentiellement dans 3 domaines : pour le renouvellement d’une ordonnance (80 %), pour  l’obtention d’un certificat médical (78 %) et dans le cadre d’une orientation dans le parcours de soin (75 %).

    Des patients chroniques connectés…

    Un manque de confiance n’est cependant pas incompatible avec les usages, notamment dans le domaine de la santé. En effet, une autre enquête parue en février 2019, montrent que plus de 97 % des patients chroniques utilisent des technologies numériques dans le cadre d’une recherche d’information, de la gestion ou du suivi de leur maladie chronique. De plus, internet contribuerait le plus à améliorer la vie des personnes avec une maladie chronique notamment grâce à une meilleure compréhension du traitement pour 65 % des sondés et du parcours de soins pour 6 3 % des personnes interrogées mais aussi à une sortie de l’isolement et à un meilleur vécu de la maladie pour 60 % des répondants ainsi qu’un renforcement du dialogue avec le médecin pour 53,1 %.

    Cette étude montrent également une sous-utilisation des applications mobiles et des objets connectés. Une sous-utilisation qui est davantage liée à une moindre perception des bénéfices espérés qu’à une défiance.

    …et conscients des enjeux de sécurité

    Le collectif [im]Patients, Chroniques & Associés appellent d’ailleurs lui aussi à plus de garantie de sécurité de ces données, à un contrôle de leur circulation pour protéger les personnes et leurs proches mais aussi à une réflexion sur les bénéfices engendrés par le traitement de ces données. « Il est aussi essentiel que les applications et objets connectés soient encadrés et coconstruits avec l’industrie du numérique par une charte encadrant les processus d’élaboration, d’évaluation, de qualité par l’ensemble des acteurs concernés : les personnes, les soignants, les institutionnels et industriels », plaide Frédéric Lert, président de l’organisation (communiqué).

  • Vivalto Santé déploie une appli pour accompagner les patients tout au long de l’hospitalisation

    Vivalto Santé lance une application numérique, baptisée « Vous », pour accompagner les patients de ses établissements tout au long de leur hospitalisation (avant, pendant et après). Les données médicales personnelles de l’utilisateur (carte d’identité, carte Vitale, carte de mutuelle, contact des personnes à prévenir en cas de besoin, correspondants médicaux) sont regroupées sur l’outil.

    L’objectif est de faire gagner du temps aux patients, à l’établissement et au médecin traitant, tous les trois informés via la solution, et de faciliter l’interaction entre les différents acteurs de santé ainsi que l’accès aux différents services, explique le groupe de cliniques privées dans un communiqué.

    Après avoir été testé en 2018 dans 3 établissements pilotes (le CHP Saint-Grégoire à Rennes, la polyclinique de la Baie à Avranches et la clinique de la Côte d’Émeraude à Saint-Malo), l’appli a été officiellement lancée le 9 juillet 2019, l’objectif étant qu’elle soit utilisée dans les 32 établissements du groupe à partir de l’automne 2019, précise Olivier Boixière, directeur des services informatiques (DSI) de Vivalto (source : Tic Santé). Actuellement, plus de 8 400 patients ont créé un profil sur Vous et utilisent les fonctionnalisées proposée, indique le DSI. « Nous comptons près de 300 nouveaux patients par semaine, ajoute-t-il. Cela représente près de 20 % des patients sur [les] trois sites [pilotes] et nous espérons que 50 % des patients du groupe fassent leur pré-admission en ligne après le déploiement »

    En ce qui concerne la sécurisation des données, le groupe note que c’est le patient qui créé et qui dispose de son propre espace personnel, avec un accès sécurisé et un lien digital individuel.

    La plateforme web Vous est accessible à l’adresse Patient.vivalto-sante.com et l’application mobile est disponible gratuitement sur l’AppStore (iOS) et GooglePlay (Android).

    Un accompagnement avant, pendant et après l’hospitalisation

    Fonctionnalités dédiées à la pré-hospitalisation :

    • possibilité de trouver et de contacter rapidement un établissement ou un médecin ;
    • prise de rendez-vous en ligne ;
    • gestion et validation des informations médicales et administratives ;
    • possibilité pour le patient de remplir son dossier de pré-admission administratif en ligne depuis son domicile ;
    • choix des prestations et services lors de l’hospitalisation.

    Fonctionnalités dédiées à l’hospitalisation :

    • validation rapide grâce au check-in numérique ;
    • géolocalisation du service d’hospitalisation ;
    • rappel de l’horaire d’intervention ;
    • commande possible d’une ambulance, d’un taxi conventionné ou d’un véhicule sanitaire léger (VSL) pour le retour à domicile ;
    • proches informés de l’issue de l’intervention ou de l’hospitalisation ;
    • heure de sortie indiquée.

    Fonctionnalités dédiées à la post-hospitalisation :

    • questionnaire de satisfaction ;
    • lien avec le médecin traitant ;
    • questionnaire post-opératoire et suivi des constantes ;
    • évaluation de la douleur ;
    • contact téléphonique avec l’équipe soignante ;
    • rappel de rendez-vous de consultation post-opératoire.

    Une V2 de l’application en cours

    « Vivalto Santé souhaite aller plus loin sur les modalités d’utilisation de Vous. Une réflexion a été engagée au sein de groupes de travail associant des représentants des usagers, des professionnels de santé et l’équipe informatique pour construire avec Vous un véritable compagnon-santé des patients dans le cadre d’un parcours global digitalisé », indique le groupe (communiqué).

    Un module pour informer le patient du temps d’attente estimé aux urgences

    Dans sa deuxième version, l’application disposera d’un module dédié aux temps d’attente aux urgences, disponible à partir de début 2020. Le but est d’informer le patient sur le délai moyen d’attente, calculé à partir des données recueillies sur le temps d’attente durant les 4 heures précédentes, explique Olivier Boixière, directeur des services informatiques (DSI) de Vivalto Santé (source : Tic Santé).

    De plus, à partir de septembre 2019, l’appli déjà disponible sur les bornes des établissements du groupe sera la même que Vous.

    La DSI chargée de l’interopérabilité entre l’appli et les SI des établissements

    Côté technique, « la direction des services informatiques (DSI) du groupe est chargée du volet interopérabilité entre l’application [Vous] et les systèmes d’information (SI) des établissements », indique Olivier Boixière, précisant que « la partie relative au développement de l’outil a été confiée à la société Niji ».

    Une certification HDS espérée pour novembre 2019

    La direction des systèmes d’information de Vivalto Santé travaille également sur d’autres projets, dont la ISO 27001 relative au système de management de la sécurité et une certification d’hébergeur de données de santé à caractère personnel (HDS) espérée pour novembre 2019, note le DSI. Cette dernière concernera l’ensemble des data centers du groupe, implantés physiquement au CHP de Saint-Grégoire à Rennes.

    Les équipes informatiques de Vivalto Santé se concentrent aussi sur d’autres sujets (télémédecine, codage automatisé du PMSI…) et « s’inscrivent volontairement dans les grands programmes nationaux comme Hop’en ou Hôpital numérique qui sont des leviers et permettent de lever des fonds », ajoute le DSI.

    De manière générale, le groupe investit « entre 1 % et 1,2 % de son chiffre d’affaires (CA : 523 M€ déclarés pour l’exercice 2018) » dans les SI, chaque année, note Olivier Boixière.

  • Étude : l’IA à même de prédire les futures découvertes scientifiques via d’anciens documents (Nature)

    Un algorithme d’apprentissage automatique (machine learning) développé par des chercheurs du laboratoire national américain Lawrence Berkeley a passé au crible d’anciennes études scientifiques pour établir des connexions entre elles. Résultat : ce système d’intelligence artificielle a été capable de prédire les futures découvertes sur la base de ces anciens documents. Les auteurs de ces travaux*, publiés le 3 juillet 2019 dans la revue Nature, estiment que cette technique pourrait notamment aider à trouver de nouveaux médicaments.

    La littérature scientifique : une richesse insuffisamment explorée

    La très grande majorité des connaissances scientifiques sont publiées sous forme de texte. Par conséquent, l’analyse globale d’un très grand nombre d’études visant à établir des recoupements entre elles n’est pas aisée. Aucun chercheur n’est capable d’embrasser l’ensemble de la littérature scientifique produite dans un domaine pendant plusieurs années.

    Des chercheurs du laboratoire national américain Lawrence Berkeley ont donc voulu tester l’utilité du deep learning (apprentissage profond) pour extraire des pépites dans cette masse de données. « Dans chaque domaine de recherche, il existe 100 ans de littérature de recherche, et chaque semaine, des dizaines d’études supplémentaires sont publiées, déclare Anubhav Jain, l’un des auteurs de l’étude. Un chercheur ne peut accéder qu’à une fraction de cela. Nous avons pensé que nous pourrions tirer des enseignements de cette connaissance collective de manière non supervisée – sans avoir besoin d’être guidés par les ressources humaines. »

    3,3 millions de résumés d’articles épluchés

    Concrètement, l’équipe de chercheurs a recueilli 3,3 millions de résumés d’articles centrés sur la science des matériaux publiés et les a intégrés dans un algorithme appelé Word2vec. Ainsi doté d’un vocabulaire d’environ 500 000 mots, il les a codés puis il a analysé les relations entre eux, en représentant chacun d’entre eux par un vecteur.

    « En formant un réseau de neurones sur un mot, vous obtenez des représentations de mots pouvant réellement transmettre des connaissances, commente Anubhav Jain. [Et] notre algorithme peut lire n’importe quel article sur la science des matériaux, ce qui lui permet d’établir des liens qu’aucun scientifique ne pouvait établir. Parfois il réalise simplement le travail qu’un chercheur ferait, d’autres fois, il établit ces associations interdisciplinaires, qui nous permettent d’explorer de nouvelles pistes scientifiques. »

    Les auteurs de l’étude ont testé leur algorithme Word2vec pour savoir s’il était capable de prédire les nouveaux matériaux thermoélectriques, autrement dit ceux capables de convertir la chaleur en électricité, alors même que le concept n’existait pas dans les publications.

    Les résultats de ces travaux ont été publiés le 3 juillet 2019 dans la revue Nature

    Résultats : l’avenir se lit dans des études passées

    Les 10 matériaux sélectionnés par l’algorithme avaient tous un potentiel estimé au-dessus de la moyenne des matériaux thermoélectriques connus. « Cela suggère que les connaissances latentes sur les découvertes futures sont en grande partie intégrées dans les publications antérieures », écrivent les auteurs.

    Ensuite, ces derniers ont testé si l’algorithme pouvait réaliser des expériences « dans le passé » en retirant tous les articles récents. Ils sont parvenus à prédire la découverte d’un des meilleurs matériaux thermoélectriques modernes, 4 ans avant sa première publication en 2012.

    L’exploration textuelle au profit de la recherche médicale

    « Honnêtement, je ne m’attendais pas à ce que l’algorithme soit aussi prédictif des résultats futurs, indique Anubhav Jain. Je pensais que l’algorithme pourrait peut-être décrire ce que les gens avaient fait auparavant mais pas créer ces différentes connexions. J’ai été assez surpris de voir non seulement les prédictions mais également le raisonnement derrière celles-ci. »

    À noter que l’utilisation du deep learning pour plonger dans la littérature scientifique et réaliser une exploration textuelle approfondie n’est pas réservée à la science des matériaux. Cet algorithme n’est pas supervisé et il établit ses propres connexions. « Vous pouvez donc l’utiliser pour des travaux tels que la recherche médicale ou la découverte de médicaments, précisent les auteurs. L’information est là-bas. Nous n’avons tout simplement pas encore établi ces liens car vous ne pouvez pas lire tous les articles. »

  • H&TI Webinar : l’IA au sein de l’hôpital et ses enjeux pour les industries de santé

    Dans la continuité de la Paris Healthcare Week (PHW), Cyrille Politi, responsable « transition numérique » à la FHF, et Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique de Care Insight, sont intervenus autour de l’intelligence artificielle (IA) dans le cadre d’un H&TI webinar. 

    L’IA a été l’une des thématiques phares de la PHW 2019. Les établissements hospitaliers se lancent dans le domaine, en particulier en imagerie et pour accompagner le diagnostic, au service de l’efficience thérapeutique, de la performance hospitalière, de l’expérience patients et de la recherche clinique. La data et l’intelligence artificielle sont déjà au cœur des sujets de l’industrie, des dispositifs médicaux et pharmaceutique, et ce sur les différentes facettes de leur métier (R&D, production, marketing/ventes et évaluation). 

    Vous retrouverez dans ce webinar (vidéo ci-dessous) les travaux menés à ce sujet. 

    Cette session a été l’occasion de présenter la « mission IA » de la FHF mise en place en collaboration avec le Syntec Numérique et le secteur de la recherche. L’objectif est de concevoir et de proposer aux établissements une matrice permettant d’évaluer leur niveau de maturité en analyse des données et en intelligence artificielle, et, à terme, de réaliser un observatoire « data et IA » des établissements.

    La présentation PDF du webinar est téléchargeable via ce lien.

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