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  • Accord cadre e-parcours : le Resah retient les cabinets EY, Bee Consulting, Easis et PwC (lot 2)

    Ernst & Young (EY), Bee Consulting, Easis et PwC sont les 4 cabinets choisis par le Resah pour le lot 2 de l’accord-cadre national « e-parcours », portant sur l’assistance à la mise en œuvre.

    Pour rappel, le programme e-parcours vise à développer sur la période 2018-2022 une offre de service numérique pour la coordination de l’ensemble des professionnels de santé au service du patient. L’accord-cadre, conclu pour une durée de 4 ans à l’issue d’un appel d’offres (AO), permettra aux adhérents du Resah de bénéficier de 3 types de prestation : déploiement des services (lot 1), assistance à la mise en œuvre (lot 2) et animation des usages (lot 3).

    Les lots 1 et 3 n’ont pas encore été attribués. Le Resah indique à H&TI qu’il réalisera une communication globale lorsque cela sera le cas, soit début octobre.

  • Étude – IVG via télémédecine : une prise en charge comparable à une consultation physique (Obs & Gyn)

    Des chercheurs américains ont publié une étude* démontrant que les femmes ayant eu recours à la télémédecine pour prendre en charge leur avortement médicamenteux présentaient des résultats comparables à celles qui avaient recours à un prestataire de soins en personne. Ces résultats publiés en août 2019 dans la revue Obstetrics & Gynecology suggèrent aussi que la télémédecine pourrait faciliter l’accès à l’IVG, notamment aux États-Unis où il est de plus en plus réduit.

    L’IVG de moins en moins accessible aux USA

    L’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) s’est considérablement réduit aux États-Unis. En 2014, 90 % des comtés n’avaient pas de prestataire d’avortement et 27 villes de plus de 100 000 habitants n’ont pas de centre d’avortement à moins de 100 kilomètres. Face à cette pénurie qui menace le droit légal à l’IVG, la télémédecine apparaît comme un moyen de contourner cet obstacle.

    La télémédecine en soutien à l’avortement médicamenteux

    Les centres de planning familial américains ont voulu évaluer l’efficacité de la télémédecine dans la prise en charge des avortements médicamenteux. Les chercheurs ont examiné les données fournies par 26 centres de planification familiale de l’Alaska, de l’Idaho, du Nevada et de Washington sur les avortements médicamenteux pratiquée entre avril 2017 et mars 2018.

    Sur plus de 5 900 patientes ayant subi un IVG médicamenteux, 738 ont « rencontré » des prestataires qui n’étaient pas physiquement à la clinique, via la télémédecine. Les patientes ont bénéficié du protocole de soins classique, avec une échographie sur site, des tests de laboratoire et des conseils ainsi qu’une réunion de consentement en personne ou à distance avant la procédure.

    Les résultats de cette étude ont été publiés en août 2019 dans la revue Obstetrics & Gyncecology

    Résultats : une efficacité comparable

    • Après la prise de la 1ère pilule, 77 % des femmes ayant rencontré physiquement le clinicien ont fait le suivi dans les 45 jours contre 60,3 % en télémédecine ;
    • 0,5 % avaient une grossesse en cours après la procédure dans le groupe ayant eu recours à la télémédecine contre 1,8 % dans le groupe de traitement standard ;
    • Sur les 188 femmes ayant nécessité un avortement par aspiration – soit pour une grossesse en cours, soit pour un avortement incomplet – 6 étaient des patientes soumises à la télémédecine ;
    • Moins de 1 % des femmes ont présenté des effets indésirables sur le plan clinique après la procédure, et ce dans les 2 groupes de patientes.

    Interrompre une grossesse avec des médicaments sous supervision virtuelle d’un clinicien se révèle donc tout aussi efficace et sûr que dans un établissement médical.

    Quant au fait que « les taux de procédures de grossesse et d’aspiration en cours étaient plus élevés dans le groupe standard que dans le groupe de télémédecine, ces différences pourraient être dues à une proportion plus faible de patients en télémédecine pour lesquels des données de suivi ont été fournies dans la présente étude », estiment les chercheurs.

    Controverse autour de la télémédecine

    Cependant, la télémédecine pour l’avortement médicamenteux reste un sujet controversé aux États-Unis. En mars 2019, la Chambre des représentants de l’Arkansas a rejeté un projet de loi autorisant les professionnels de santé à prendre contact avec les femmes subissant un IVG médicamenteux seulement par téléphone. Elle a estimé qu’il fallait au minimum un contact audiovisuel. « Dans la mesure où les interdictions en matière de télémédecine pour l’avortement reposent sur des arguments visant à améliorer la sécurité des patientes, les conclusions de cette étude et des précédentes ne soutiennent pas de telles affirmations », écrivent les chercheurs dans l’article. En effet, une étude parue en 2017 dans le BMJ montrait que 95 % des femmes ayant bénéficié d’un avortement médicamenteux via la télémédecine étaient satisfaites.

    En conclusion, Julia Kohn, directrice de l’étude et directrice nationale de la recherche, de l’évaluation et de l’analyse des données à la Planned Parenthood Federation of America, estime que « la télémédecine peut améliorer l’équité en santé en garantissant qu’un plus grand nombre de personnes ont accès aux soins dont elles ont besoin – avortement compris – dans les meilleurs délais ».

  • « Le biologiste augmenté » par Medicus AI : le 08 octobre 2019 à Paris

    Mieux comprendre les défis et les besoins de la communauté des biologistes en France. C’est l’objectif de l’événement « Le Biologiste augmenté », organisé le 8 octobre 2019 à Paris par Medicus AI en partenariat avec les principaux acteurs de l’industrie. L’idée est de faire avancer la réflexion « autour du rôle du biologiste et notamment sa place dans le parcours de soin du patient, sous le prisme de l’innovation et de la technologie« , explique la société. Environ 60 professionnels de la biologie et de la pharmacie (biologistes, laboratoires d’analyses médicales, institutionnels, industriels, assurances et mutuelles de santé…) participeront à l’événement.

    Lors de cette journée, Medicus AI présentera un rapport exclusif, étayé par des entretiens individuels et une enquête, concernant les principaux responsables des laboratoires de biologie médicale en France et leurs réflexions sur les blocages du secteur ainsi que sur le rôle de l’innovation.

    Des syndicats de biologiste, des biologistes, des représentants de laboratoire, des responsables de la mise en place du dossier médical partagé (DMP) en France, des médecins et des industriels dans le domaine du DM « ont déjà exprimé leur souhait de participer à cette réflexion et sont conviés pour partager leurs enjeux et leurs idées », précise la société.

    À l’issue de l’événement, le rapport (en français et en anglais) pourra être téléchargé gratuitement sur le site de Medicus AI. Pour plus d’informations, consulter le site Lebiologisteaugmente.com.

    Les inscriptions à cette journée, gratuites, sont à réaliser sur le site Eventbrite.com, accessible via ce lien.

    « Aujourd’hui en France, certaines professions médicales se retrouvent dans une phase pivot, contextualise Medicus AI. C’est notamment le cas pour les biologistes où le modèle français que l’on connait, plaçant le biologiste comme réel conseiller et expert technique, peut basculer vers un modèle plus centré sur la production en chaîne de résultat. Pour Medicus AI, tout l’enjeu est d’innover pour les aider à revenir au centre du diagnostic tout en retrouvant du temps médical. »

    Programme

    • 9h30 à 10h –  Registration and welcome coffee / Accueil et café de bienvenue
    • 10h à 10h15 – Welcome speech / Discours de bienvenue
    • 10h20 à 10h40 – Our industry’s most pressing challenges / Les défis les plus urgents de notre industrie
    • 10h45 à 11h15 –  Understanding the Augmented Biologist /Comprendre le Biologiste Augmenté
    • 11h15 à 11h45 – Break / Pause Café
    • 11h50 à 12h10 – The lab of the future: what it could be… (new business models) / Le laboratoire du futur : ce qu’il pourrait être… (nouveaux modèles économiques)
    • 12h15 à 12h55 – The data revolution and privacy / La révolution des données et la vie privée
    • 13h00 à 13h30 – The Augmented Biologist report and findings / Le rapport du Biologiste Augmenté et ses conclusions
    • 13h40 à 15h00 – Lunch / Déjeuner

    Conférenciers :

    • François Blanchecotte : président national du Syndicat des biologistes ;
    • Serge Payeur : co-fondateur de Sil-Lab Innovations ;
    • David Gruson : membre du comité de direction de la chaire santé de Sciences Po et fondateur de Ethik-IA ;
    • Dr. Nadine Nehme : directrice scientifique de Medicus AI.

    D’autres spécialistes et intervenants seront dévoilés dans les prochaines semaines.

    Medicus AI : des comptes rendus médicaux plus intelligibles avec l’IA

    Medicus AI propose des comptes rendus améliorés par le biais d’une plateforme basée sur intelligence artificielle (IA), qui interprète automatiquement les résultats du patient « d’une manière compréhensible et intelligible pour tous », explique la société (communiqué).

    Elle offre également des fonctions back-office pour les biologistes, comme des outils d’aide à la validation biologique, des recommandations de test supplémentaire ainsi que la structuration automatique et consolidée des bases de donnée du laboratoire selon les normes européennes, pour qu’elles puissent être interopérables.

  • QuantifiCare recueille 5 millions d’euros auprès de LBO France

    Quantificare, spécialiste des solutions d’imagerie 3D de la peau, annonce avoir levé 5 millions d’euros auprès de LBO France, qui inaugure avec cet investissement son nouveau fonds de capital risque spécialisé en santé numérique, Digital Health 2. L’opération a été dévoilée début septembre 2019. Avec la somme recueillie, Jean-Philippe Thirion, P.-D.G. et fondateur de la société, ambitionne d’accélérer le développement commercial et scientifique de l’entreprise ainsi que son déploiement à l’international (États-Unis, Amérique latine, Moyen-Orient, Asie).  

    Quantificare a été créé en 2001 en tant que spin-off de l’Inria centrée sur les secteurs de la dermatologie, de la chirurgie esthétique et de l’oncologie. Les solutions 3D LifeViz de Quantificare sont actuellement utilisés dans une soixantaine de pays.

  • AZmed lève 1,2 million d’euros pour « devenir un champion français de l’IA »

    AZmed, spécialiste de la détection de fractures par intelligence artificielle (IA), annonce une levée de fonds de 1,2 million d’euros avec l’objectif de doubler de taille et d’accélérer la commercialisation à l’international de son outil Rayvolve, qui a obtenu le marquage CE en juin 2019. Ce tour de table a été mené auprès de radiologues et de business angels, indique la société dans un communiqué publié le 5 septembre 2019.

    AZmed, créé en 2018 par Julien Vidal, Elie Zerbib-Attal et Alexandre Attia avec le soutien de l’accélérateur TechStars, s’est focalisé sur la traumatologie car c’est « le domaine qui comporte le plus d’erreurs diagnostiques », explique la société : le temps passé sur des cas qui ne présentent pas de fracture « aurait pu être consacré à des scanners ou à d’autres dossiers où la vie du patient est en jeu », souligne le directeur médical d’AZmed, Elie Zerbib-Attal, médecin à l’AP-HP. L’entreprise affirme que son logiciel permet aux praticiens d’être jusqu’à 10 fois plus rapides dans le diagnostic des fractures et de réduire de 50 % le risque d’erreurs. Elle souligne la nécessité d’automatiser le travail d’analyse, alors que le nombre d’actes d’imagerie médicale a doublé en Europe, tandis que les effectifs de spécialistes ont stagné.  

    L’analyse d’une radio se fait « en moins d’une seconde », indique Julien Vidal, P.-D.G. d’Azmed, interrogé le 4 septembre sur BFMTV : « la détection de la moindre pathologie suspecte » par Rayvolve fait que le radiologue n’a qu’à « confirmer ou infirmer la prédiction de l’algorithme », complète-t-il. Le gain de temps, précieux notamment pour les non-spécialistes, pourra qui plus est contribuer à « désengorger les urgences », argumente le responsable, ajoutant que cette levée de fonds vise à faire d’AZmed « un champion français de l’IA ».

  • AI for Health : Microsoft et Astrazeneca s’allient et lancent 1 accélérateur européen de start-ups IA

    Microsoft et Astrazeneca lancent l’AI Factory for Health, un accélérateur européen de start-ups spécialisées dans l’intelligence artificielle (IA). Ce projet est la première action relevant de la collaboration entre les 2 entreprises dans le domaine de l’IA appliquée à la santé, annoncée le 5 septembre 2019 par Elena Bonfiglioli, regional leader health and life sciences EMEA de Microsoft, et Iskra Reic, executive vice-president Europe & Canada d’AstraZeneca, à l’occasion de l’événement European AI for Health.

    Dans ce cadre, un appel à candidatures a été ouvert. Les dossiers peuvent être déposés jusqu’au 31 octobre 2019. Ils sont à compléter via un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    L’objectif de l’AI Factory for Health est de soutenir l’innovation dans le secteur de santé et d’accompagner des jeunes entreprises dans la poursuite de leur développement dans l’IA et le cloud computing « pour repousser les limites de la sciences », indique Astrazeneca (communiqué).

    Les start-ups incubées bénéficieront du savoir-faire et de l’expertise d’Astrazeneca en matière de pathologies, de connaissances des besoins des patients et des professionnels de santé ainsi que de ses compétences dans le domaine juridique, de l’accès aux établissements et des données de santé. De son côté, Microsoft apportera son soutien de par son expertise dans le secteur technologique et les services de sa plateforme applicative de cloud computing Azure. Le groupe offrira par ailleurs un accompagnement personnalisé, notamment via son réseau commercial.

    La liste des 6 start-ups sélectionnées sera dévoilée fin novembre 2019.

    Les conditions pour candidater :

    • avoir développé une solution dédiée à la santé fondée sur une technologie d’intelligence artificielle (IA) et destinée aux patients, aux professionnels de santé, aux établissements hospitaliers, aux entreprises et organisations ;
    • avoir déjà réalisé une levée de fonds.

    D’autres acteurs viendront apporter leur expertise

    L’Inria, l’institut de recherche en sciences du numérique, France Digital, l’incubateur iPeps-ICM ainsi que les sociétés de capital risque Pertech et Serena font également partie de l’initiative AI Factory for Health. Ils interviendront lors des différentes phases du programme (sourcing des start-ups, processus de sélection, coaching, etc.) pour apporter leurs expertises.

    AI Factory : 5 secteurs clés identifiés par Microsoft, dont celui de la santé

    Créé en partenariat avec  l’Inria, l’AI Factory vise à contribuer au développement de l’IA. Depuis sa création en 2017, 27 start-ups ont été accompagnées en son sein. Elles ont bénéficié d’un partenariat aussi bien technique que marketing et business.

    Après 2 ans d’activité de l’incubateur, Microsoft et son écosystème ont identifié 5 secteurs clés vers lesquels axé l’AI Factory : la santé donc, l’environnement/énergie, les transports, les services financiers et l’agroalimentaire.

  • Owkin remporte le AI for Health challenge et se voit attribuer 1,5 M€ par la Région Île-de-France

    Owkin, une start-up française spécialisée dans le machine learning (apprentissage automatique) appliqué à la recherche médicale, remporte le AI for Health challenge. La Région Île-de-France lui attribue dans ce cadre 1,5 million d’euros afin de financer ses travaux de R&D, en collaboration avec les chercheurs et médecins de l’Institut Gustave Roussy (pendant 18 mois). « Cette recherche vise à développer des outils d’intelligence artificielle (IA) performants, qui permettront de faire progresser la lutte contre le cancer« , précise la Région (communiqué), qui a remis le prix à la société le 5 septembre 2019 à Paris, à l’occasion de l’événement European AI for Health.

    « Lors du concours (…), nous avons pu soumettre [à Gustave Roussy] notre vision de l’application de l’IA pour la recherche clinique anti-cancer. Notre technologie a su séduire un panel de chercheurs reconnus autour de deux thématiques spécifiques : la prédiction du risque de rechute dans le cancer du sein ainsi que la recherche de biomarqueurs radiologiques prédictifs de la réponse au traitement. In fine, nous allons pouvoir fusionner notre savoir-faire avec leurs connaissances médicales afin de réaliser de grandes avancées scientifiques », commente Thomas Clozel, P.-D.G d’Owkin.

    Ce concours tire son origine du plan IA2021, lancé en octobre 2018 et dans le cadre duquel la Région a établi un partenariat avec des experts de l’IA appliquée. 3 challenges « intelligence artificielle » dotés chacun d’1,5 millions d’euros ont alors été mis en œuvre : AI for Health, AI for Industry et AI for Society.

    3 challenges IA pour « lever des verrous scientifiques et technologiques »

    « En s’appuyant sur une mise à disposition de données et sur la mobilisation d’experts scientifiques et industriels internationaux, [les 3 challenges IA] visent à lever des verrous scientifiques et technologiques correspondant à des domaines prioritaires pour la Région Île-de-France : industrie, santé et enjeux sociétaux, au premier rang desquels le retour à l’emploi », indique la Région (communiqué).

    AI for Health : un concours organisé en collaboration avec Gustave Roussy

    Le challenge AI for Health s’adressait aux start-ups et PME français et européennes, associées entre elles ou avec des laboratoires de recherche, déjà implantées ou ayant un projet d’implantation à court terme en Île-de-France.

    Ses modalités ont été définies par la Région et l’Institut Gustave Roussy, qui a mis à la disposition des candidats ses données cliniques ainsi qu’une plateforme de calcul et d’analyse de données.

    Le concours AI for Health vise à produire, à terme, des algorithmes pour répondre à 2 objectifs scientifiques :

    • mettre en évidence un biomarqueur pronostique à partir de clichés d’imagerie scanner et ultrasons afin de sélectionner le traitement le plus adapté pour chaque patient : projet porté par le Pr Nathalie Lassau ;
    • Prédire le risque de rechute de cancer du sein à partir de données histologiques et radiologiques : projet porté par le Pr Jean-Yves Scoazec et le Pr Fabrice André.
  • Elsan utilise à son tour la plateforme Medgo pour optimiser la gestion des remplacements

    Elsan s’allie à la start-up Medgo afin d’optimiser la gestion des remplacements. Actuellement, la plateforme numérique est « déjà déployée dans une quarantaine d’établissements du groupe« , indiquent les deux partenaires dans un communiqué publié le 3 septembre 2019. Par son biais, les cadres de santé peuvent contacter de manière instantanée des soignants. Elle « inclut également des fonctionnalités de suivi et de pilotage des remplacements, à destination des managers et dirigeants », précisent les 2 sociétés.

    Avec cette solution, Elsan entend diviser par 4 le temps dédié à la gestion des remplacements et par 2 le recours à des agences d’intérim ainsi que les coûts associés, notent le groupe de cliniques et la start-up.

    « Pour aller plus loin », Elsan et medGo envisagent de mobiliser ensemble « des experts métiers et des établissements volontaires pour développer et tester les nouvelles fonctionnalités à venir« .

    Elsan compte 120 établissements, emploie environ  25 000 personnes et travaille avec 6 500 médecins libéraux. De son côté, Medgo a développé sa plateforme dans plus de 1 000 hôpitaux, cliniques et Ehpad depuis sa création fin 2016, indique la société. Sa solution est utilisée par les Hospices civils de Lyon (HCL), Ramsay  Générale de Santé, Vivalto, Korian et plus de 20 groupements hospitaliers de territoire (GHT).

    Faciliter le recrutement et la fidélisation du personnel

    Une communication instantanée par SMS et une gestion complète des contrats de vacations

    La solution Medgo vise à faciliter le recrutement et la fidélisation du personnel grâce :

    • à une communication instantanée par SMS ou notification mobile pour proposer des vacations ;
    • à une gestion complète des contrats de vacations : de la génération automatique du document à la signature numérique.

    Une mutualisation des réseaux de soignants entre différents établissements

    La plateforme permet par ailleurs à l’ensemble des collaborateurs d’Elsan volontaires de bénéficier d’une mobilité sur d’autres structures du groupe par le biais d’une « mutualisation des réseaux de soignants entre différents établissements ».

  • Babylon Health (UK) clôture un tour de table de 550M$ (498 M€) pour se développer en Asie et aux USA

    La société de télémédecine britannique Babylon Health clôture une levée de fonds de 550 millions de dollars (498 millions d’euros) avec l’ambition de s’implanter aux États-Unis et en Asie mais aussi de renforcer sa recherche sur le traitement des maladies chroniques par l’intelligence artificielle (IA). L’annonce intervenue le 2 aout 2019 précise que le fonds souverain saoudien PIF figure parmi les investisseurs ainsi que le fonds Ergo du réassureur Munich Re, en plus des partenaires historiques de Babylon, Kinnevik AB et Vostok News Ventures.

    Babylon Health, fondé en 2013 par l’entrepreneur irano-britannique Ali Parsa, est notamment connu pour avoir lancé en 2017 un service de téléconsultation remboursée par smartphone en partenariat avec le NHS, le système de santé du Royaume-Uni. La particularité de son service est d’exploiter les possibilités de l’IA pour l’analyse des symptômes avant de juger de l’opportunité d’une consultation. Babylon Health promet à l’utilisateur d’avoir accès à un médecin « en l’espace de quelques minutes » 24h/24 et 7j/7 et revendique 4 000 consultations par jour.

  • Tour de France e-santé/Lille : une convention partenariale pour structurer le numérique en région

    Structurer et déployer en région le numérique dans le champ médico-social. Tel est l’objectif de la convention partenariale signée par l’ARS Hauts-de-France et le collectif SI Médico-social Hauts-de-France, qui réunit 7 fédérations et organisations représentatives du secteur médico-social. L’accord a été officialisé le 5 septembre 2019 à Lille, à l’occasion de la première étape du Tour de France de la e-santé, pilotée par l’Asip Santé (rebaptisée « l’Agence du numérique en santé »). Cette convention officialise l’engagement collectif des acteurs sur la structuration et le déploiement du numérique dans la région.

    Le collectif SI Médico-social Hauts-de-France traite collectivement les enjeux liés au numérique et aux SI et interpelle les pouvoirs publics.

    L’accord s’articule autour de 3 priorités :
    • permettre les contributions du secteur médico-social dans le cadre de la mise en place de Prédice (plateforme regroupant des services numériques pour améliorer la prise en charge) et son usage ;
    • accompagner le déploiement de la télémédecine dans les ESMS ciblés ;
    • accompagner la structuration et la montée en charge des fonctions SI dans les organisations médico-sociales.

    Le soutien de l’ARS est de 200 000 euros pour une mise œuvre de 18 mois, du 1er juillet 2019 au 31 décembre 2020.

    En dehors de cette annonce, diverses initiatives mises en place dans le domaine de la e-santé ont été présentées tout au long de la journée par les acteurs locaux. Health & Tech Intelligence revient sur les moments clés de l’événement.

    « Le Tour de France de la e-santé se construit auprès des gens, on veut être dans le débat et la co-construction, a commenté Dominique Pon en introduction de la journée. Pour le citoyen, on va créer divers formats d’ateliers pour tester et critiquer ce qui est fait. »

    TOUR DE FRANCE DE LA E-SANTÉ/LILLE : LES MOMENTS FORTS

    Télésurveillances au CHU de Lille : chiffres clés

    Près de 4 000 alertes de télésurveillance reçues au cours de juin à août 2019

    Le CHU a été le premier centre en France dans la télésurveillance des défibrillateurs

    Exemple de téléconsultation en Ehpad

    La télémédecine est instaurée depuis plusieurs années dans les Hauts-de-France. Exemple avec une démonstration de téléconsultation de médecine générale en Ehpad, présentée par le Dr Philippe Tréhou de la MSP de Guise (Aisne) :

    E-santé : exemple d’initiatives clés développées dans la région

    Include : entrepôt de données de santé pour améliorer l’inclusion des patients dans des essais cliniques

    Promu par le CHU de Lille et ses partenaires, le projet Include vise à mettre à la disposition des professionnels de santé les technologies les plus novatrices en termes de traitements de données clinique afin d’améliorer la prise en charge des patients et la recherche clinique.

    Il contribuera « à inscrire de plein pieds le CHU de Lille dans la médecine 4P et à amorcer pleinement le virage de la révolution numérique médicale », est-il indiqué sur le site officiel du projet.

    Include repose dans un premier temps sur :

    • un entrepôt de données de santé : en cours d’acquisition ;
    • un serveur de calcul intensif appuyé par des algorithme d’apprentissage de type machine learning et deep learning (apprentissage automatique et apprentissage profond)

    Objectifs :

    • regrouper l’ensemble des informations médicales au sein d’un unique entrepôt de données ;
    • exploiter les données à partir d’outils de recherche sémantique, d’historisation de la donnée, de croisements ;
    • réaliser des modèles prédictifs en se basant sur des algorithmes de machine learning et de deep learning ;
    • enrichir les modèles exisants avec de nouvelles données extra-hospitalières Objets connectés, données environnementales, etc.

    Activités :

    • appui à la recherche clinique : améliorer le potentiel d’inclusion de patients dans des études cliniques ;
    • appui à l’analyse médico-économique : aide à l’amélioration et à l’optimisation du codage des actes médicaux ;
    • appui aux études épidémiologiques : faciliter les études épidémiologiques par la sélection de données multi-factorielles au sein de datamarts.

    L’équipe pluridisciplinaire du projet est composée de médecins, d’ingénieurs hospitaliers et de spécialistes en traitement et analyse de données.

    Calendrier :

    Pour suivre l’évolution du projet, consulter le site officiel Include-project.fr.

    Prédice : des services numérique pour améliorer la prise en charge des patients

    Au cours de la journée, Sylvie Delplanque, DSI du GHT Côte d’Opale, a illustré l’utilité de « Prédice, ma santé Hauts-de-France », une plateforme regroupant des services numériques mis en œuvre pour améliorer la prise en charge.

    « On a soutenu fortement « Prédice », c’est une plateforme publique et une garantie du respect des valeurs. Mais nous restons vigilants par rapport aux données de santé et à leur propriété », a commenté Pierre Marie Lebrun, de France Assos Santé des Hauts-de-France.

    « Prédice, c’est une maison posée sur les fondations de la stratégie nationale e-santé pour garantir un continuum numérique en santé et ne pas créer un village numérique de Gaulois en région », a complété Christian Huart, directeur du GIP Sant& Numérique Hauts-de-France.

    « Bouge avec moi » : une campagne numérique pour promouvoir l’activité physique

    « Bouge avec moi »une campagne digitale créée pour la promouvoir l’activité physique. Impulsée par l’ARS HDF, elle aide les citoyens à se « bouger » par le biais d’astuces et de conseils accessibles en ligne.