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  • L’appli de téléconsultation Urgence Docteurs lève 1 M€ pour accélérer son développement en France

    Urgence Docteurs, une start-up française spécialisée dans la consultation à domicile et la téléconsultation, lève 1 million d’euros dans un tour de table mené notamment par Kima Ventures, le fonds de Xavier Niel, ainsi que Fabrice Grinda (FJ Labs), Tony Jamous (Nexmo), David Amsellem (John Paul) et Philippe Oddo, président de la banque Oddo BHF. L’opération a été annoncée début septembre 2019.

    Avec cette levée de fonds, la deuxième depuis un premier tour de 350 000 euros réalisé en juin 2018, Urgence Docteurs souhaite « continuer à se structurer et (…) accélérer son développement à travers les grandes villes françaises« , indique Mike Meimoun, P.-D.G. et fondateur de la start-up (source : Frenchweb.fr).

    Fondée en 2017, La société a mis au point une application permettant aux patients de prendre des rendez-vous pour une consultation médiale à domicile, quels que soient le jour et l’heure. Un service de téléconsultation a été récemment ajouté à la plateforme. La solution précise les délais d’attente et les prix des consultations à l’avance.

    Urgence Docteurs revendique plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires depuis sa fondation, 13 000 patients soignés et 80 médecins actifs.

    Côté téléconsultation, le marché est en plein essor en France depuis le remboursement de l’acte en septembre 2018. À noter notamment la levée de fonds de 150 millions d’euros réalisée en mars 2019 par Doctolib pour développer son service de téléconsultation.

  • H&TI Webinar : la blockchain en santé, quelles avancées ? (19/09/19, 11h)

    Chers abonnés,

    Nous avons le plaisir de vous inviter au prochain H&TI Webinar, consacré à la blockchain en santé.

    L’objectif sera de faire un état des lieux des applications de la blockchain en santé, illustré par des exemples concrets dans plusieurs secteurs de la santé.

    Health & Tech intelligence a publié divers articles sur le sujet, dont 2 analyses centrées sur les cas d’usages et la création de valeur de la technologie : pour le secteur médical (article ici) et pour l’industrie pharmaceutique (article ici).

    Connectez-vous le 19 septembre 2019 de 11h à 11h35 et posez vos questions en direct à :

    Anca Petre, chercheur en digital health & blockchain et co-fondatrice de 23 Consulting, qui reviendra sur les opportunités, freins et leviers de cette technologie ;
    • Issao Ueda, blockchain business analyst à Kaizen Blockchain, structure de conseil et d’accompagnement.

    Le webinar sera modéré par Sandrine Degos, présidente de Care Insight.

    Les inscriptions, gratuites, doivent être réalisées via ce lien.

  • Étude : des mini-appareils photo pour surveiller les insuffisants cardiaques (ESC)

    Équiper des patients souffrant d’insuffisance cardiaque de mini appareils photo permet de recueillir des informations précieuses sur le régime alimentaire, l’exercice physique et l’observance du traitement. C’est ce qu’a révélé une étude* présentée le 31 août 2019 au Congrès européen de cardiologie (ESC), qui s’est tenu à Paris jusqu’au 4 août. Les informations capturées par les appareils photo ont permis au médecin d’identifier les points à améliorer dans la prise en charge. Le système d’apprentissage automatique a cependant eu du mal à classer les images.

    Capturer la vraie vie pour mieux soigner

    Les traqueurs d’activité et autres dispositifs mobiles et portatifs peuvent capturer beaucoup de données mais ils sont parfois considérés comme intrusifs et peu respectueux de la vie privée. Cependant, de nombreuses études ont démontré que les systèmes facilitant l’autonomie et l’autogestion de la maladie étaient associés à une réduction de la mortalité, des hospitalisations et donc des coûts de santé.

    Pour des pathologies comme l’insuffisance cardiaque où les traitements efficaces sont très limités, il est donc essentiel que les malades se prennent en charge et respectent une certaine hygiène de vie. Les professionnels de la santé recueillent traditionnellement des informations sur les activités quotidiennes des patients à partir d’auto-déclarations, qui peuvent ne pas être fiables.

    Prendre des photos toutes les 30 secondes

    C’est pourquoi une équipe de chercheurs infirmiers australiens de Melbourne a mené une étude auprès de 30 personnes présentant une insuffisance cardiaque avancée dans un cabinet de cardiologie à Melbourne.

    L’âge moyen des participants était de 73,6 ans et 60 % étaient des hommes. Ils les ont équipés d’un micro-appareils photos ne mesurant pas plus de 2 cm², clipsés sur leurs vêtements au niveau de la poitrine. Portés du matin au soir, ils prenaient des images fixes toutes les 30 secondes. Des techniques d’apprentissage automatique (machine learning) ont été utilisées pour trier les images en 4 domaines : gestion des médicaments, consommation de nourriture, préparation des repas et activité physique.

    Les résultats de cette étude ont été présentés le 31 août 2019 au Congrès européen de cardiologie (ECS),  qui s’est tenu à Paris jusqu’au 4 août.

    Résultats

    • Au bout de 30 jours, plus de 600 000 photos avaient été prises.
    • Le système d’apprentissage automatique est parvenu à identifier les photos relatives à :
      • l’alimentation dans 49 % des cas ;
      • l’activité physique dans 31 % des cas ;
      • l’observance du traitements dans seulement 6 % des cas.
    • Les images ont révélé que les patients étaient souvent trop sédentaires et ne faisaient pas assez d’exercice.
    • Plusieurs « erreurs » au niveau du comportement alimentaire ont également été observées (consommation excessive de sodas, de bières…).
    • 93 % des patients ont déclaré être heureux de porter cet appareil photo.

    Le difficile tri des images par l’intelligence artificielle

    « Les caméras ont apporté plus d’informations aux professionnels de la santé pour qu’ils comprennent vraiment l’expérience vécue par leurs patients insuffisants cardiaques et leurs défis personnels », commente Susie Cartledge, première auteure de l’étude, infirmière et chercheur à la Deakin University à Melbourne, Australie. « C’est un niveau de détail et un contexte qui nous aideront à adapter leurs soins. Nous nous sommes sentis comme si nous avions été avec le patient pour la journée », ajoute-t-elle.

    Concernant les difficultés de triage des photos, les auteurs ont émis l’hypothèse que cela venait peut être du fait que les ordonnances se présentent sous différentes formes – pilules, flacons, vaporisateurs et aérosols – ce qui les rend difficiles à reconnaître. Le Dr Susie Cartledge a fait appel à des experts en intelligence artificielle de la Dublin City University d’Irlande pour créer une plateforme plus spécifique, « capable de trier les images rapidement et de manière significative pour que les praticiens de la santé puissent l’utiliser ».

    Soigner grâce à Big Brother ?

    Enfin, ce système de surveillance de la vie privée soulève des questions éthiques. Les auteurs tiennent à souligner que la majorité des participants avaient indiqué qu’ils étaient heureux de porter la caméra parce qu’ils avaient l’impression que « quelqu’un les surveillait » et que cela les encourageait à adopter un « bon comportement ».

    Tous les participants avaient par ailleurs la possibilité de supprimer des photos avant que l’équipe de recherche ne les voie.

  • Data scientist : « Notre rôle c’est aussi de vulgariser les nouvelles technologies » (Dr Rochet, Lica)

    « Le métier de data scientist consiste à analyser, exploiter, mettre en valeur des données et à les communiquer. Au départ, l’outil sert à comprendre des données, concevoir des modèles pour résoudre un problème et engendrer des résultats. Avec l’industrialisation croissante des besoins, ce cadre s’est un peu élargi. Le data scientist intervient dans une organisation pour accompagner de façon transversale, en partant du besoin de cette organisation et en essayant de voir si à partir des défis qu’ils ont à relever, on peut résoudre ces questions avec des méthodes algorithmiques, explique le Dr Nicolas Rochet, co-fondateur du Lica, un laboratoire d’intelligence collective et artificielle.

    Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, il revient en détail sur son métier, auquel beaucoup se sont formés sur le tas mais qui est aujourd’hui accessible grâce au développement nombreux cours en lignes.

    Les sciences & technologie actuelles telle que l’intelligence artificielle ont le pouvoir d’impacter positivement notre société afin de construire un monde meilleur. Cette maxime accompagne le Dr Nicolas Rocher au quotidien dans son travail de data scientist. En plus de ses missions au sein du Lica, il fait également partie d’une communauté appelée Data for good qui œuvre en ce sens, avec notamment la création du « serment d’Hippocrate du data scientist » ou encore l’AlgoTransparency, qui vise à développer des outils pour rendre le traitement des données compréhensibles et interprétables. Nicolas Rocher estime d’ailleurs que le rôle des data scientist est aussi « de vulgariser et de démocratiser ces [nouvelles] technologies pour les faire comprendre au grand public ».

    Le métier de « data scientist » est de plus en plus en plus présent mais en quoi consiste-t-il ?

    C’est un métier qui est assez nouveau car il a émergé à partir des années 2000 aux États-Unis. La plupart des gens se sont un peu formés sur le tas puisqu’il n’y a encore pas très longtemps en France, il n’y avait pas de formation académique sur le sujet, maintenant il y a des masters qui s’ouvrent un peu partout. En général il s’agit de scientifiques qui ont des profils un peu variés, qui peuvent venir soit des mathématiques ou des neurosciences comme moi ou même de la physique.

    Le métier de data scientist consiste à analyser, exploiter, mettre en valeur des données et à les communiquer. Au départ, l’outil sert à comprendre des données, concevoir des modèles pour résoudre un problème et engendrer des résultats. Avec l’industrialisation croissante des besoins, ce cadre s’est un peu élargi. Le data scientist intervient dans une organisation pour accompagner de façon transversale, en partant du besoin de cette organisation et en essayant de voir si à partir des défis qu’ils ont à relever, on peut résoudre ces questions avec des méthodes algorithmiques. Si c’est le cas, on réalise l’audit des données dont l’organisation dispose pour mettre en place des modèles, en tirer des résultats puis les expliquer. En ce qui concerne la santé, il faut connaître son univers qui est un peu particulier afin de savoir interagir avec tous les acteurs : les institutionnels, les hôpitaux, les ARS, les entreprises, les start-ups et tous ceux qui développent des produits autour de la santé.

    Pourquoi l’IA vous intéresse-t-elle autant ?

    J’ai créé une entreprise avec des amis qui s’appelle le Lica, un laboratoire d’intelligence collective et artificielle dans lequel on s’intéresse de façon générale à l’impact technologique de l’IA sur la société. J’ai choisi de m’intéresser à la santé mais on travaille également sur d’autres sujets, notamment sur des missions d’accompagnement à la mise e place de l’intelligence artificielle. Nous identifions leurs besoins et organisant les infrastructures des données.

    J’ai centré mon métier sur le secteur de la santé parce que j’ai étudié les neurosciences cognitives donc j’ai travaillé sur le cerveau humain et autour des questions de santé et de société. Il m’a donc paru logique de poursuivre. Selon moi, c’est un domaine où l’IA peut avoir un impact positif sur la société de façon générale et puis c’est un domaine en plein développement où l’IA et la data science ont un potentiel assez impressionnant en termes d’applications. Il serait surtout avantageux pour un plus grand nombre si ces technologies sont développées de la bonne façon.

    Auriez-vous un exemple de projets impliquant l’IA en santé ?

    Aux États-Unis, il y a déjà des systèmes d’intelligence artificielle pour l’aide au diagnostic qui ont été mis en place notamment pour la reconnaissance de la rétinopathie diabétique. Ces services peuvent être utilisés déjà par les médecins puisqu’ils sont autorisés par l’Agence du médicament à fournir un diagnostic. Il y a des projets auxquels les hôpitaux de Paris ont participé pour essayer de prédire le taux d’occupation aux urgences ou le taux d’occupation des lits afin d’améliorer la logistique des hôpitaux. Il y a tout un tas de projets autour des diagnostics qui aident les médecins et permettent de libérer du temps.

    Il faut bien noter que ces exemples ne sont pas forcément sans revers. Par exemple, une étude a été menée afin de pouvoir détecter les tumeurs de la peau à partir de photos. Cela pourrait aider les dermatologues puisque l’IA atteignait des résultats comparables à ceux des médecins de haut niveau. En revanche cette étude a probablement été réalisée avec des photos d’un panel d’une population blanche. Par conséquent, la population noire est sûrement sous-représentée dans l’échantillon qui a servi à entraîner l’intelligence artificielle. Ce qui peut amener un certain type de biais en défaveur des populations noires. Il y a toujours des potentialités très importantes et des points de vigilance éthique à avoir pour les mettre en place. Il y a une nécessité de réfléchir à l’éthique avec laquelle va être utilisée toutes ces applications. Il y a beaucoup de structures qui se pose ces questions et qui mettent en avant la nécessité forte de mise en place de règles d’éthique autour de l’intelligence artificielle, en particulier en santé.

    Les structures françaises et l’Europe jouent un rôle privilégié étant donné le cadre législatif autour du RGPD. Finalement, on parle de réglementation qui oblige les personnes qui conçoivent des intelligences artificielles ou qui gèrent des données à se conformer à un certain nombre de règles pour s’assurer de protéger les personnes qui vont être concernées par ces applications.

    Quelles sont les compétences requises pour réussir comme data scientist ?

    Un data scientist a besoin de compétences scientifiques. Il doit connaître la méthodologie générale pour mener une recherche. Cela consiste à définir les besoins, identifier un problème, mettre en place des solutions pour y répondre essentiellement. Il faut quelqu’un qui a des connaissances sur la méthodologie scientifique. C’est une personne qui doit se former d’un point de vue théorique aux mathématiques en particulier les statistiques et les probabilités, l’algèbre aussi, l’algèbre binaire.

    Le data scientist doit avoir aussi une grande curiosité pour les recherches en général en mathématiques ou dans d’autres domaines. Je pense qu’on peut citer par exemple la théorie des graphes et la théorie des jeux, qui bien que n’étant pas directement reliées aux compétences de tous les jours d’un data scientist, sont des choses qui viennent de plus en plus alimenter ce domaine de compétence.

    Un data scientist a besoin de maîtriser l’informatique puisque, justement, la deuxième facette du métier c’est de pouvoir adapter les modélisations mathématiques par du code informatique. Il faut maîtriser des notions d’informatique générale, toutes les technologies autour de la donnée. Cela consiste à connaître les infrastructures de gestion de données : le stockage, la manipulation des données, le traitement des données et les langages adaptés.

    On peut citer en particulier Python, qui est assez utilisé dans la communauté des data scientists. Il faut aussi effectuer de la veille technologique sur les différentes solutions qui se développent de plus en plus pour faire de la data science et de l’IA. On peut citer les cadres qui permettent de traiter des données tout simplement. Scikit-learn est par exemple une initiative de l’Inria, qui est bien documentée pour les gens qui débutent. On peut aussi citer les librairies open source les plus connues qui sont poussées par les géants du beb : Tensorflow de Google, Microsoft Azure machine learning, Pytorch de Facebook…

    Quelles formations recommanderiez-vous ?

    En ce qui concerne les formations, il y en a de plus en plus. J’aurais du mal à en conseiller une parce que ça dépend des objectifs de chaque personne. Il y a beaucoup de cours en ligne : des MOOCS qui permettent à des étudiants de se former de façon assez indépendante. On peut citer quelques plateformes comme Coursera, qui est américaine, et OpenClassRoom, qui est française et qui permet de se former en français à des cours sur la data science. Il y aussi Kaggle, une autre plateforme américaine pour apprendre avec une communauté mais surtout travailler sur des projets concrets. Cette plateforme s’organise autour de concours, des data challenges. Les entreprises postent des problèmes et les données qui vont avec. Ce sont de petits concours auxquels n’importe quel data scientist du monde entier peut s’inscrire et qui se déroule sur une période de temps limitée, en général sur quelques mois. Les meilleurs reçoivent un prix. Au delà de l’aspect pécuniaire qui peut intéresser les data scientists, c’est aussi un formidable moyen de prouver ses compétences. Il y a beaucoup d’interactions avec la communauté ce qui permet d’apprendre en pratiquant. Il y a très souvent des sujets liés à la santé sur cette plateforme.

    De manière générale, je peux conseiller les cours en ligne de Stanford, qui sont d’assez bonne qualité. Quant aux masters, le master Data science de Paris Saclay ou les masters de l’Ensae sont de bonnes qualités. Des écoles un peu plus généralistes commencent aussi à proposer des masters de data science, notamment l’école Ynov, qui est un campus de l’informatique autour de tous les métiers de l’informatique et du numérique.

    Quelles sont les perspectives d’évolution d’un data scientist en santé ?

    Les perspectives d’évolution dépendent de chacun mais, entre les années 2015 et 2018, il y a eu une forte demande de data scientists dans les entreprises, dans les start-ups et dans les grands groupes, qui commence un tout petit peu à ralentir.

    On peut citer aussi des perspectives d’évolution dans des structures publiques. Le gouvernement a proposé des missions d’intérêt public dans lesquelles il y avait des postes de data scientists. Également en entrepreneuriat, beaucoup de data scientists créent des entreprises pour proposer des prestations sur la data science. Les structures publiques gagneraient à pouvoir embaucher des data scientists afin d’apporter des nouvelles solutions à leurs organisations.

    Vous avez indiqué être le co-fondateur du Lica, laboratoire d’intelligence collective et artificielle. Pouvez-nous en dire plus sur cette structure ?

    Le Lica est à la fois une association et une entreprise. Ce profil ambivalent nous permet d’accompagner des entreprises pour la création de nouveaux services et l’implémentation de l’intelligence artificielle.

    On s’intéresse aussi aux questions de l’éthique autour de l’IA et des technologies numériques, de l’appropriation des citoyens de ces technologies. Qu’est-ce qu’ils peuvent en dire ? Quelles réponses peuvent-ils apporter lors de la consultation citoyenne ? On est vraiment très attaché au fait de ne pas laisser ces questions uniquement aux entreprises ou aux organisations publiques mais de donner la parole aux citoyens. J’aimerais pousser des actions à travers des ateliers, des événements et des conférences. Le rôle d’un data scientist c’est aussi de vulgariser et de démocratiser ces technologies pour les faire comprendre au grand public.

    Vous faites également partie de la communauté Data for good.

    Je participe en effet au projet collectif Data for good. La mission qu’ils se sont donnée est d’apporter le droit d’appliquer la data science à des projets d’impact positif et en particulier de s’adresser aux organisations qui n’ont pas les moyens, par exemple, de recruter une équipe en data science. Cela concerne souvent des associations ou des infrastructures publiques. Cette organisation met en relation les gens qui ont des compétences autour de la donnée. Elle existe dans le monde entier et, en particulier en France, le mouvement est assez fort. Les activités sont principalement concentrées autour de Paris. Je suis en train d’organiser avec d’autres personnes sa délocalisation à Marseille. A Lyon, une antenne va se créer avec l’idée de servir d’interface entre les associations et les institutions publiques qui ont des besoins et les gens qui ont des compétences et du temps à donner pour y répondre.

    Le projet est très intéressant puisqu’il fédère de plus en plus de monde et commence à avoir un écho important. Ils ont des projets qui concernent la santé notamment, un projet lié à l’éthique et l’intelligence artificielle dont on a un peu parlé dans la presse :

    • il s’agit d’AlgoTransparency, qui vise à développer des outils pour rendre le traitement des données compréhensibles et interprétables. Un enjeu non négligeable pour la santé : l’algorithme est capable de proposer des diagnostics. On a envie de comprendre a minima comment on peut prendre une décision.
    • Un autre projet, qui s’appelle « le serment d’Hippocrate du data scientist », vise à proposer une charte de fonctionnement de ce métier en s’inspirant du serment d’Hippocrate des médecins.

    Ces initiatives sont portées par la communauté Data for good. 

  • Data scientist : « Nous devons encourager une synergie humains+machines » (Dr Nazha, Cleveland Clinic)

    « Lorsque nous avons créé le centre, nous nous sommes rendu compte du potentiel que représentait l’intelligence artificielle (IA). Nous avons en effet beaucoup de données à la Cleveland Clinic, commente le Dr Aziz Nazha, directeur du Centre médical d’IA de l’établissement américain. Nous avons des experts et ils ont des idées géniales. Nous nous sommes donc poser la question suivante : Peut-on permettre à ces individus de traduire ces idées en des outils utiles qu’ils utiliseraient pour le soin des patients et le résultat ? »

    Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, l’expert international présente son métier de médecin data scientist, qui l’a amené à manier l’intelligence artificielle au quotidien dans ses recherches. Grâce à cette double compétence médicale et informatique, il crée des modèles de données utiles dans le traitement de ses patients. Son travail au sein de la Cleveland Clinic lui permet de révéler le potentiel de ces nouvelles technologies pour améliorer la santé. Il illustre notamment cette idée en prenant l’exemple de son système développé à destination des patients atteints du syndrome myélodysplasique pour prédire leur résistance à la chimiothérapie.

    L’enthousiasme au sein du secteur est croissant, constate-t-il, mais se montre encore parfois lent à embrasser ces nouvelles méthodes. L’oncologue encourage à dépasser la dichotomie « humains contre machines » pour accueillir la pensée synergique « humains + machines ». Il a d’ailleurs déjà commencé à forger la prochaine génération de médecins data scientists.

    Qu’est-ce qui vous a amené à vous concentrer sur l’intelligence artificielle (IA) en tant que médecin ?

    Aziz Nazha : Je suis un médecin spécialisé dans le traitement des patients atteints de la leucémie. J’ai été formé comme oncologue hématologue mais je suis également développeur. Je développe des programmes, des modèles que j’utilise. J’ai commencé par construire des modèles médicaux qui transformaient les données génomiques et cliniques en des outils utiles que je pouvais utiliser pour mes patients. Et j’ai découvert que l’intelligence artificielle avait une bonne applicabilité dans la santé et pouvait nous aider à convertir des données génomiques très complexes en des outils cliniques.

    C’est de cette manière que j’ai commencé à mettre cela en œuvre. J’ai aussi réalisé que nos données de santé augmentaient et que nous en aurons de plus en plus dans le futur et que le seul moyen d’apprendre quelque chose de ces données était en utilisant le machine learning et le deep learning. Il y a donc une énorme opportunité d’appliquer cette technologie en santé afin de manier des modèles qui pourront la transformer et changer les résultats patients.

    Il semblerait que l’un des objectifs du nouveau centre de Cleveland Clinic est d’encourager davantage de collaboration entre les cliniciens et les data scientists à déployer l’intelligence artificielle. En quoi cela est-il complémentaire ?

    Lorsque nous avons créé ce centre, nous nous sommes rendu compte du potentiel que représentait l’intelligence artificielle. Nous avons en effet beaucoup de données à la Cleveland Clinic. Nous avons des experts et ils ont des idées géniales. Nous nous sommes donc poser la question suivante : Peut-on permettre à ces individus de traduire ces idées en des outils utiles qu’ils utiliseraient pour le soin des patients et le résultat ? C’est la raison pour laquelle nous avons essayé de mettre tout cela en place avec cette mission et que nous utiliserons les technologies de l’intelligence artificielle tel que le machine learning pour transformer la santé.

    Nous voyons vraiment le centre comme un hub de collaboration entre académiciens, industriels, scientifiques, data scientists, statisticiens, informaticiens, médecins etc. Nous travaillons tous ensemble pour utiliser ces technologies et ainsi faire avancer la santé. C’est ainsi que nous voyons le centre et c’est ce sur quoi nous avons commencé à travailler : construire une collaboration et une bonne relation entre les divers centres académiques, les industries et les individus de la clinique.

    Nous constatons une évolution des compétences au sein de l’industrie de la santé. Vous êtes par exemple considéré comme un « médecin data scientist » : qu’est-ce que cela signifie et qu’est-ce que cela implique en termes de travail au quotidien ?

    Nous avons remarqué un manque de connexion entre les médecins et les data scientists. En d’autres termes, les médecins ne parlent pas le langage informatique et inversement les informaticiens ne parlent pas le langage des médecins. Par conséquent, vous ne pouvez pas vraiment savoir ce qui est important du point de vue clinique. C’est pour cela que nous forgeons cette nouvelle génération de médecins data scientists qui peuvent maîtriser les deux langages. Nous pouvons ainsi combler l’écart entre ces deux mondes et ce que nous nous efforçons de faire.

    Comment recruter et former des futurs médecin data scientists ?

    Une des missions du centre d’ailleurs est de développer les talents en interne et de travailler sur des modules qui sont vraiment conçus pour former des data scientists au secteur de la santé. Il s’agit de médecins qui programment et comprennent les données de santé pour les utiliser et les appliquer à leurs recherches et leurs patients. J’ai moi-même enseigné à des étudiants en médecine comment programmer et travailler sur ces projets. Et nous continuons de former la nouvelle génération. Nous sommes d’ailleurs en train de discuter avec l’école médicale sur la manière d’incorporer ces nouvelles méthodes de data science au sein du cursus des étudiants en médecine. Nous avons commencé avec quelques uns d’entre eux et maintenant ils continuent d’utiliser ces technologies une fois diplômés. Je suis persuadée qu’aller de l’avant est très important.

    Toutefois j’ai parlé avec de nombreux médecins et certains ne veulent pas développer des programmes. Ce n’est pas grave. Il y a en effet des outils qui permettent d’utiliser le machine learning sans savoir programmer. Par conséquent, on peut se concentrer sur ces outils. Le but n’est pas de devenir développeur mais de pouvoir lire des syntaxes et autres langages informatiques et de les appliquer car nous sommes aujourd’hui dans une phase de l’histoire humaine où la science biomédicale détient ces outils. Alors nous avons des données, de la puissance de calcul et nous avons ces modèles et ces outils. Ainsi on peut obtenir l’algorithme et le programme en entier. On doit juste l’adapter à son projet pour que cela devienne pertinent et que l’on puisse l’utiliser avec les patients. C’est ce que nous essayons de faire : forger ces nouveaux talents en interne afin de pouvoir mener à bien nos projets et innover.

    Quel conseil donneriez-vous à un futur médecin data scientist ?

    C’est bien de commencer à penser à programmer et à utiliser les langages informatiques, d’utiliser le machine learning et le deep learning. La clé est de comprendre chaque méthode, ses forces et ses faiblesses. Et ensuite d’essayer de dépasser certaines de ces faiblesses. Ce que nous avons vu et que nous continuerons à constater dans les années à venir c’est qu’il y a une multitude de projets qui utilisent les mauvaises méthodes en santé.

    Je pense que les data scientists, et les informaticiens en général, doivent également reconnaître que les données de santé sont différentes des données du monde bancaire ou des données d’images. Il s’agit de systèmes de données différents qui impliquent des livrables et des résultats différents. Une fois que l’on a compris ces 2 choses, nous devons nous concentrer sur la valeur et le résultat patient.

    Bien entendu nous utilisons la bonne méthode pour obtenir le bon résultat mais le résultat est mené par notre recherche. Par exemple, si je construis un modèle, en quoi ce modèle aidera mon prochain patient qui viendra à la clinique et en quoi cela me permettra de lui donner un meilleur traitement ? C’est ce sur quoi nous nous concentrons. Nous mettons l’accent pour que le projet repose sur l’axe académique avec pour mission de permettre aux médecins de mieux soigner leurs patients.

    Pouvez-vous nous donner un exemple concret où l’IA améliore la santé ?

    Je peux vous parler d’un des projets que nous avons réalisés. Nous avons utilisé les systèmes de recommandation automatiques. C’est ainsi que fonctionne Netflix ou Amazon en conseillant des films par exemple. En créant le même type d’algorithme, nous sommes parvenus à construire des modèles qui pouvaient prédire la résistance à la chimiothérapie chez les patients atteints de cancer appelé « syndromes myélodysplasiques ». Nous avons validé ces modèles en retournant dans le laboratoires en les testant en utilisant notamment le système CRISPR. C’était l’une des méthodes où nous utilisions un algorithme qu’utilisent normalement les industries mais cette fois-ci pour obtenir des connaissances cliniques.

    Autre exemple : nous avons récemment construit un modèle de prédiction personnalisé. Ce dernier peut donner les résultats spécifiques aux patients atteints du syndrome myélodysplasique. Nous nous sommes rendus compte que les résultats de nos patients étaient très hétérogènes. Certains d’entre eux en souffrent pendant des années et d’autres ne vivent qu’un mois. Nous avons trouvé des modèles communs et des systèmes de stratification que nous utilisons à la clinique. Il y a une différence significative entre ce que nous prédisons et le résultat réel du patient. Cela nous amène à l’idée suivante : Peut-on développer un modèle utilisant le machine learning pour donner une prédiction personnalisée spécifique au patient ? C’était une collaboration internationale entre différents ensembles de données aux États-Unis et en Europe. Nous avons développé ce modèle et l’avons présenté à l’American Society of Hematology en 2018. Nous avons attiré l’attention de beaucoup de médias, avec plus d’une trentaine de publications réalisées sur le sujet. Je pense que les gens sont enthousiasmés par ce concept de prédiction personnalisée mais également par l’utilisation du machine learning dans le back-end (arrière-plan) du modèle.

    Comment choisissez-vous les projets et comment les managez-vous ?

    Le centre traite plusieurs spécialités. Nous essayons de mettre en place des projets qui couvrent plusieurs spécialités comme la cardiologie ou la santé gastro-intestinale. Nous développons en ce moment ce processus où nous identifions plusieurs questions ou problèmes et ensuite nous essayons par le biais de ce processus de faire en sorte que les questions de la recherche auxquelles nous essayons de répondre aient de la valeur, qu’elles amélioreront les résultats du patient, diminueront les coûts et améliorerons le traitement ainsi que la qualité des soins. C’est ce que nous essayons de définir.

    Une fois cela réussi, nous mettrons en places des procédures pour qu’au sein de l’équipe il y ait un chef qui contrôle le projet mais aussi quelques data scientists qui travaillent à la production des résultats. Nous venons tout juste de commencer à utiliser ce mode de fonctionnement, nous essayons d’identifier les leaders à plusieurs endroits pour construire la prochaine génération de projets qui émergeront du centre.

    En cette phase transitoire que nous vivons, comment gérer l’implication des professionnels de santé sur les projets d’intelligence artificielle ? Avez-vous fait face à de la résistance ?

    Nous faisons en effet face à de la résistance. J’ai commencé à travaillé sur tout cela en 2013. Nous avons transmis notre recherche à l’American Society of Hematology plusieurs fois et nous avons juste obtenu un poster en 2017. En 2018, nous avons eu des oraux et les gens ont commencé à reconnaître notre travail. Nous avons réussi à le faire en expliquant aux gens comment ouvrir la boîte noire de l’intelligence artificielle.

    En d’autres termes, nous pouvons désormais extraire des caractéristiques de nos modèles et avant tout, nous pouvons garantir que les variables du modèle font sens. Nous pouvons apprendre quelque chose de nouveau grâce à l’IA. Les gens commencent à s’y intéresser mais il y a encore du chemin à faire. Je peux vous dire que nous avons attirer beaucoup de monde avec le système de recommandation automatique. Nous avons d’ailleurs essayé d’envoyer nos recherches à 3 revues médicales sans succès. Cela prouve que c’est encore difficile. Chaque fois que vous avez une nouvelle technologie, c’est très difficile de sortir les gens de leur zone de confort.

    Cependant, je pense que dans quelques années les mentalités évolueront puisque nous produirons de plus en plus de projets et que nous expliquerons tout cela à de plus en plus de personnes. Cela deviendra alors la norme. S’adapter aux nouvelles technologies prend du temps dans l’industrie de la santé, qui est généralement plus lente que d’autres secteurs mais nous finirons par y arriver.

    Que pensez-vous du débat des humains contre les machines ? Comment faites-vous pour que les projets respectent une certaine éthique ?

    Lorsque nous construisons un modèle, nous extrayons toujours les caractéristiques, en d’autres termes l’algorithme. L’idée est d’identifier les variables importantes qui impacteront la décision de l’algorithme et que cela ait du sens d’un point de vue clinique. C’est pour cela qu’avoir des médecins data scientists qui construisent le modèle fait toute la différence parce que nous comprenons le système.

    J’ai construit des modèles où j’ai disséqué les caractéristiques mais comme elles ne voulaient rien dire cliniquement, j’ai mis le modèle à la poubelle. Beaucoup d’entreprises se fourvoient d’ailleurs, alors nous leur conseillons notre méthode. Nous ne devons pas encourager une dichotomie humains contre machines mais plutôt une synergie « humains + machines ». J’utilise donc des algorithmes pour optimiser mon travail.

    Les gens disent que Google pourrait devenir notre prochain docteur et que des robots nous soignerons. Cela n’arrivera pas. Il y a beaucoup d’aspects de la relation patient-médecin qui n’ont rien à voir avec des ordinateurs. Il y a beaucoup d’intuition en santé, beaucoup d’expérience que l’ordinateur ne saisit pas. Toutefois, élaborer des modèles qui aideront les médecins à choisir des traitements est très important car les médecins sont humains et donc ne peuvent pas traiter des données illimitées.

    Par conséquent, nous avons vraiment besoin de réfléchir à tout ça et de dépasser cette manière de pensée l’humain contre la machine. C’est malheureusement ainsi que les industries vous le vendent. En fait cela devrait être « humains + machines ». Je m’améliore quand j’ai des meilleurs outils en tête que je peux utiliser sur mes patients. C’est ainsi que nous devons y penser.

  • Data : les start-ups proposant un service de téléconsultation en France

    Un an après l’entrée de la téléconsultation dans le droit commun des actes remboursés par la Sécurité sociale, précisément le 15 septembre 2018, Health & Tech intelligence répertorie les start-ups qui proposent un service de téléconsultation en France, que ce soit à destination des individus ou des professionnels ou les deux.

    La plupart des ces sociétés proposent des consultations à distance avec les généralistes mais les plateformes spécialisées par spécialité ou donnant accès à des spécialistes sont également nombreuses.

    Des fonctionnalités telles que la délivrance des ordonnances font de plus en plus souvent partie des basiques de l’offre.

    En plein essor, le marché a été notamment marqué cette année par la levée de fonds de 150 millions d’euros réalisée en mars par Doctolib, qui a lancé son service de téléconsultation en janvier. La société fait partie des 38 licornes mondiales en santé identifiées au 2e trimestre 2019 par CB Insights, une entreprise de gestion de données américaines. En dehors de cette importante opération, plusieurs tours de table ont été observés sur le marché français, dont la récente levée de l’application Urgence Doctors, qui a annoncé en septembre avoir recueilli 1 million d’euros pour accélérer son développement dans les grandes villes françaises.

    L’annonce de la généralisation de la téléconsultation et de son remboursement a par ailleurs été accompagnée de l’entrée sur l’échiquier de l’offre de téléconsultation française de 2 acteurs suédois Livi, connu sous le nom de Kry en Suède, et de Docly, marque européenne de la société Min Doktor. À noter cependant que Roger Jansson, P.-D.G. de Docly, a déclaré début septembre à H&TI ne plus avoir l’intention de se développer en France, préférant concentrer ses efforts à l’international sur le marché britannique.

    Le tableau récapitulatif des start-ups et de leurs offres est disponible via ce lien.

  • Les start-ups proposant un service de téléconsultation en France

    Un an après l’entrée de la téléconsultation dans le droit commun des actes remboursés par la Sécurité sociale, précisément le 15 septembre 2018, Health & Tech intelligence répertorie les start-ups qui proposent un service de téléconsultation en France, que ce soit à destination des individus ou des professionnels ou les deux.

    La plupart des ces sociétés proposent des consultations à distance avec les généralistes mais les plateformes spécialisées par spécialité ou donnant accès à des spécialistes sont également nombreuses.

    Des fonctionnalités telles que la délivrance des ordonnances font de plus en plus souvent partie des basiques de l’offre.

    En plein essor, le marché a été notamment marqué cette année par la levée de fonds de 150 millions d’euros réalisée en mars par Doctolib, qui a lancé son service de téléconsultation en janvier. La société fait partie des 38 licornes mondiales en santé identifiées au 2e trimestre 2019 par CB Insights, une entreprise de gestion de données américaines. En dehors de cette importante opération, plusieurs tours de table ont été observés sur le marché français, dont la récente levée de l’application Urgence Doctors, qui a annoncé en septembre avoir recueilli 1 million d’euros pour accélérer son développement dans les grandes villes françaises.

    L’annonce de la généralisation de la téléconsultation et de son remboursement a par ailleurs été accompagnée de l’entrée sur l’échiquier de l’offre de téléconsultation française de 2 acteurs suédois Livi, connu sous le nom de Kry en Suède, et de Docly, marque européenne de la société Min Doktor. À noter cependant que Roger Jansson, P.-D.G. de Docly, a déclaré début septembre à H&TI ne plus avoir l’intention de se développer en France, préférant concentrer ses efforts à l’international sur le marché britannique.

  • Maincare synchronise les services de RDV en ligne avec les SI hospitaliers via la solution IdéoPlan

    Dans le contexte de son déploiement dans 3 établissements hospitaliers de la Seinte-Saint-Denis en lien avec Doctolib, Maincare Solutions lance IdéoPlan Hub de RDV, construit autour de la norme d’interopérabilité HL7 FHIR. Avec cette nouvelle solution, l’entreprise vise à mettre en place des services de rendez-vous en ligne synchronisés avec les outils de planification des systèmes d’information (SI) hospitaliers et à présenter « un agenda consolidé du patient au plan territorial », indique le groupe dans un communiqué publié le 3 septembre 2019.

    Éléments clés de la solution IdéoPlan Hub de RDV :

    respect des processus métiers et administratifs existants au sein des établissements : la mise en place des rendez-vous en ligne n’impacte pas le travail des personnels soignants et administratifs, notamment parce que la solution leur évite d’utiliser une nouvelle application tierce ;

    • déploiement d’un agenda unifié au niveau du territoire : intégration automatique des rendez-vous en ligne dans l’agenda de DPI des établissements ; accès à un agenda unifié présentant tous les rendez-vous du territoire, quelle que soit la manière dont ils ont été pris ;

    exploitation des ressources et référentiels existants dans le DPI : aucune ressaisie n’est nécessaire. Les données existantes et mises à jour dans le DPI sont exploitées pour adresser les rendez-vous en ligne.

    Des rappels envoyés pour limiter le nombre de RDV non honorés

    • Les secrétariats médicaux définissent directement dans le DPI les plages de vacations externes visibles pour les médecins de ville et/ou les patients.
    • Les annuaires des professionnels et référentiels des établissements existants et mis à jour dans le DPI (motifs de rendez-vous, lieux, spécialités, etc.) sont aussi exploités pour adresser les rendez-vous en ligne, que ce soit via le portail de l’établissement ou via une application tierce.
    • Des notifications email et/ou SMS de confirmation et de rappel peuvent également être envoyées aux patients via le Hub de RDV afin de réduire le nombre de rendez-vous non honorés et ainsi d’optimiser les ressources.

    Interopérabilité : la solution exploite le standard HL7 FHIR

    IdéoPlan Hub de RDV exploite le standard d’interopérabilité HL7 FHIR, standard de référence recommandé par l’Asip Santé pour la gestion des agendas partagés et reconnu sur le plan international.

    Ce standard a été adapté pour les usages en France par Interop’Santé sur le domaine des rendez-vous.

    Premier déploiement en Seine-Saint-Denis avec Doctolib

    • Depuis juillet 2019, le CHI Robert Ballanger à Aulnay-sous-Bois propose un service de rendez-vous en ligne.
    • Le GHI Le Raincy-Montfermeil à Montfermeil (faisant lui aussi partie du GHT Grand Paris Nord Est) lancera le sien courant septembre. Suivra le CH de Saint-Denis (GHT Plaine de France).

    Dans le cadre de cette ouverture, les 3 établissements ont choisi IdéoPlan Hub de RDV pour connecter leur DPI à la solution de rendez-vous en ligne Doctolib. Cela leur permet « d’alimenter automatiquement le service Doctolib avec des données issues du DPI et de répondre à leurs exigences en matière de confidentialité des données », indique Maincare (communiqué).

    La gamme eServices bientôt complétée avec un service d’admission en ligne

    IdéoPlan Hub de RDV sera intégré à la suite modulaire IdéoLink, déjà choisie par 35 GHT

    « Les rendez-vous en ligne s’inscrivent dans la volonté de Maincare Solutions d’accélérer le déploiement de nouveaux services numériques sur les territoires afin de rendre les parcours plus fluides pour les patients et de renforcer la coopération entre tous les professionnels, explique le groupe (communiqué). IdéoPlan Hub de RDV sera donc intégré nativement à la suite modulaire IdéoLink, déjà choisie par 35 GHT et qui s’impose comme la plateforme de référence sur ce nouveau segment de marché, ainsi qu’à Maincare IC, le nouveau DPI territorial annoncé récemment par Maincare Solutions. »

    La société ajoute que, dans les prochains mois, la gamme eServices sera enrichie avec eAdmission, un service par le biais duquel les patients pourront préparer leur admission en ligne et ainsi gagner du temps lors de leur passage ) l’hôpital.

    D’autres eServices seront annoncés prochainement, indique Maincare.

  • Australie : le ministère de la Santé ouvre un AO pour généraliser la numérisation des comptes rendus

    Le ministère australien de la Santé veut réduire la « paperasse » dans le secteur avec une solution SaaS. Pour ce faire, il a lancé début septembre 2019 un appel d’offres (AO) afin de faciliter la numérisation de documents. Il cible 200 utilisateurs finaux.

    Selon le ministère, la solution contribuera :
    • à réduire les processus manuels de rédaction de documents issus d’une réunion entre praticiens ;
    • à réduire les charges de travail liées à la création, à la distribution et à la coordination des documents de réunion ;
    • à appuyer une prise de décision plus rapide lors des réunions ;
    • à rationaliser le travail associé avec la production automatique de documents de réunion, centralisés sur un même logiciel.

    Dans les documents détaillant l’AO, le ministère de la Santé indique que la solution devrait permettre aux utilisateurs finaux d’accéder aux documents à partir de périphériques portables, tels que des ordinateurs et des tablettes, sans nécessiter un accès à internet. Il ajoute qu’il « préférerait vivement » que la solution stocke toutes les données localement en Australie et qu’elle respecte toutes les accréditations de sécurité appropriées définies par le ministère, y compris le respect du Privacy Act de 1988.

    La durée initiale du contrat proposé est de 3 ans et demi, avec la possibilité de le prolonger pour une durée totale allant jusqu’à 6 ans et demi. Le service devrait commencer à partir de début janvier 2020.

    La solution devra être compatible avec le système utilisé par le ministère

    Par ailleurs, la solution SaaS choisie devra être compatible avec l’équipement d’exploitation central du ministère sous Windows 10, précise le document présentant l’appel d’offre.

    « Le ministère aura besoin de licences d’essai et le candidat retenu devra démontrer la compatibilité, la capacité et toutes les fonctionnalités requises de ses produits avec le centre d’excellence approuvé par le ministère », complète-t-il.

    Le ministère exploite la blockchain pour sécuriser l’accès aux données médicales

    En 2018, le ministère de la Santé australien a travaillé sur une PoC qui utilisait la blockchain afin de mieux contrôler l’accès aux données médicales. Dans ce cadre, il s’est associé avec le fournisseur Vault Systems (cloud) pour héberger les données et à la start-up local Agile Digital afin d’explorer comment utiliser la blockchain pour identifier précisément qui accède aux données et dans quel but ainsi que pour effectuer des recherches en toute sécurité.

  • Journées de rentrée de la Mutualité Française : les 25 et 26 septembre 2019, Nancy

    Les Journées de rentrée de La Mutualité française se dérouleront les 25 et 26 septembre 2019 au Centre Prouvé de Nancy. En présence de nombreuses personnalités (experts, élus locaux, etc.), dont le maire de Nancy Laurent Hénart, et devant une assistance essentiellement composée de représentants de mutuelles, cet événement déploiera une vision prospective du système de santé d’ici à 10 ans.

    Le village « Place de la santé – place à l’innovation » permettra aux participants de découvrir des initiatives mutualistes innovantes. Il sera composé de stands animés par divers exposants et start-ups du secteur de la santé. Des conférences et des débats rythmeront également ces journées.  

    Parmi les rendez-vous phares de l’événement :
    • la remise du Prix innovation mutuelle, destiné à valoriser des projets innovants en matière de santé ou à fort impact social ;
    • la conférence « L’intelligence artificielle peut-elle être éthique ? ». 

    Les inscriptions, obligatoires, sont à réaliser en ligne :
    • institutionnels, professionnels de santé : inscription (gratuite) ici ;
    • industriels : inscription (payante) ici.

    Pré-programme

    Mercredi 25 septembre 2019

    Jeudi 26 septembre 2019

    Plus d’informations sur l’événement ici.