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  • Plus de 60 000 téléconsultations depuis 1 an (Cnam) : le PLFSS 2018 visait 500 000 actes dès 2019

    « On estime à plus de 60 000 le nombre de téléconsultations facturées » du 15 septembre 2018 au 15 septembre 2019 sur l’ensemble du territoire. C’est ce qu’annonce la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) dans le dossier publié le 12 septembre à l’occasion du 1er anniversaire de l’entrée en vigueur des dispositions de l’avenant n° 6 à la convention médicale. « La montée en charge est nette et va aller en s’accélérant », prédit son directeur général Nicolas Revel, qui en appelle aux « autres professions engagées dans la démarche, comme les infirmiers ou les pharmaciens, » ainsi qu’aux CPTS.

    La Cnam relève dans son document une « nette accélération » des facturations depuis le début de l’année : passant de 2000 pour le mois de janvier à 7 000 pour le mois de mai, à plus de 10 000 par mois depuis l’été et « autour de 3 300 par semaine » depuis la rentrée. Ces chiffres demeurent cependant très en-deçà des objectifs fixés par le PLFSS 2018, qui tablait sur 500 000 actes dès 2019.

    « 85 % des téléconsultations sont facturées par des médecins libéraux et 8 % par des centres de santé », indique par ailleurs l’Assurance maladie, qui comptabilise également 5 % de consultations externes et 2 % de téléconsultations en établissement. En ce qui concerne les téléconsultations en libéral, elles sont facturées à 65 % par des généralistes. Facturées par un spécialiste, elles sont 1 fois sur 7 le fait d’un psychiatre (14 %) , 1 fois sur 12 celui d’un gynécologue (8,3 %) et 1 fois sur 20 (5 %) celui d’un pédiatre.

    « Quelques départements concentrent la grande majorité des téléconsultations », souligne enfin la Cnam : 44 % d’entre elles ont été facturées en Île-de-France (15 % à Paris, 8 % dans le Val-de-Marne, 6 % dans les Yvelines et dans les Hauts-de-Seine).

    Une évolution croissante des actes, prescrits à 85 % par des libéraux

    Une évolution progressive de la téléconsultation

    Un acte essentiellement prescrit par les médecins libéraux

    La Cnam constate que les médecins téléconsultants « sont globalement plus jeunes » que la moyenne de la profession : « la moitié d’entre eux a moins de 50 ans alors que cette classe d’âge ne constitue que 37 % de l’ensemble des effectifs de généralistes libéraux », note-t-elle.

    Inversement, seuls 15 % d’entre eux ont plus de 60 ans, alors que cette tranche d’âge représente un tiers de la profession.

    Les auteurs de l’étude relèvent également que seuls 1 647 médecins libéraux (ou structures) ont facturé des téléconsultations lors de cette première année.

    L’Île-de-France et l’Occitanie enregistrent le plus important nombre de téléconsultations réalisées

    « Environ 30 000 patients ont bénéficié en France d’une téléconsultation depuis le lancement en septembre 2018, note l’Assurance maladie. La Cnam observe plus précisément que 2 téléconsultations sur 3 (64 %) ont été réalisées auprès d’une femme et qu’un tiers des patients ayant bénéficié d’une téléconsultation ont moins de 30 ans : 56 % ont moins de 40 ans ; 12 % ont 70 ans et plus. Par ailleurs, 27 % des patients ayant eu recours à l’acte sont en ALD (affection longue durée).

    Doctolib revendique 2 téléconsultations remboursées sur 3 réalisées via son appli

    « Depuis qu’elles sont remboursées, 2 téléconsultations sur 3 sont réalisées via Doctolib. » C’est du moins ce que déclare la société de télémédecine dans un communiqué publié le 12 septembre 2019. Elle précise avoir réalisé 40 000 téléconsultations depuis le lancement de son offre en janvier, soulignant que « toutes ont été remboursées par la Sécurité sociale ». Doctolib prévoit que 13 000 téléconsultations auront été réalisées via ses services au mois de septembre 2019 et vise les 150 000 facturations « avant la fin de l’année ».

    La société relève cependant que ces chiffres « restent faibles » au regard des 150 millions de rendez-vous médicaux enregistrés via sa plateforme depuis janvier 2019. Elle estime que si les médecins « ont pris le sujet à bras-le-corps », les patients n’adoptent encore « que progressivement » cette nouvelle pratique.

    Qare revendique 45 000 téléconsultations réalisées sur 1 an

    Qare affirme de son côté avoir réalisé quelque 45 000 téléconsultations sur les 12 mois écoulés. Olivier Thierry, son président, évoque « un très fort démarrage » de cette pratique (source : Radio Classique). « La moitié des téléconsultations a concerné des soins de médecine générale ; 1 sur 5 a correspondu à des soins ORL ; 1 sur 10 à des soins en gynécologie », précise la société dans un communiqué.

    « 59 % des patients qui ont recours à une téléconsultation via Qare sont des femmes qui sont en majorité âgées de 20 à 45 ans », complète l’opérateur, ajoutant que « 50 % des consultations vidéo concernent des demandes de soins de premiers recours usuels », tandis que 50 % sont « en rapport avec le suivi de patients » : pathologies chroniques, renouvellements, conseils médicaux.

    Livi revendique 33 418 téléconsultations sur 1 an

    Livi affiche pour sa part 33 418 actes de téléconsultation en un an, dont plus des deux tiers non remboursés. Maxime Cauterman, son directeur médical, indique que son service de téléconsultation compte quelque 67,5 % de femmes parmi ses patients et 90 % de patients de moins de 40 ans, dont 25 % de moins de 20 ans (source : APM).

  • Apple Watch : 3 études lancées pour contribuer à la recherche médicale

    Apple précise ses ambitions dans la e-santé avec le lancement de 3 études scientifiques menées grâce à l’Apple Watch, en partenariat avec de grands centres de recherche. C’est ce qu’a annoncé la marque à la pomme le 10 septembre 2019 lors de sa Keynote, la grande conférence de rentrée du groupe. L’idée a été lancée après que la direction a constaté l’impact positif sur la recherche de l’étude Apple Heart, menée avec l’université de Stanford, et dont les résultats ont été publiés en mars.

    Les 3 études se feront grâce à l’application Apple Research, qui sera proposée gratuitement au téléchargement dans l’Apple Store d’ici fin 2019. Les propriétaires d’Apple Watch participant à ces travaux « contribueront aux découvertes médicales et aideront ainsi à créer la prochaine génération de produits de santé innovants » fait valoir le groupe dans son communiqué.  

    Les études concerneront 3 domaines différents de la santé humaine :

    la santé féminine : l’étude Apple Women’s Health Study, menée avec la Harvard T.H. Chan School of Public Health et le NIEHS (National Institute of Environmental Health Sciences) des NIH, se concentrera sur le dépistage et l’évaluation des risques de maladies, parmi lesquelles le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), l’ostéoporose mais aussi sur la stérilité, la grossesse et la transition ménopausique.

    la cardiologie : l’étude Apple Heart and Movement Study, menée avec le Brigham and Women’s Hospital de Harvard et l’American Heart Association, se penchera sur la façon dont les informations recueillies par l’Apple Watch sur le rythme cardiaque et la mobilité peuvent contribuer à la santé cardiaque, éviter chutes et les hospitalisations.

    l’audition : l’étude Apple Hearing Study étudiera l’impact de l’exposition au bruit sur l’audition. Ce travail sera mené aux côtés de l’université du Michigan et les résultats seront partagés avec l’OMS dans le cadre de son programme « Make Listening Safe ».

    Apple a souligné lors de sa présentation que la société ne serait pas en mesure d’accéder aux données personnelles des utilisateurs collectées dans le cadre de ces travaux.

  • Commission européenne : la présidente demande la création d’un espace européen de données de santé

    « Nous devons tirer le meilleur parti du potentiel de la e-santé pour fournir des soins de haute qualité et réduire les inégalités ». C’est ce que déclare la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans la lettre de mission qu’elle adresse à la Chypriote Stella Kyriakides, désignée pour le poste de commissaire à la Santé. « Je voudrais que vous travailliez sur la création d’un espace européen des données de santé (European Health Data Space) pour promouvoir l’échange de données de santé et soutenir la recherche sur de nouvelles stratégies de prévention ainsi que sur les traitements, les médicaments, les dispositifs médicaux et leurs résultats, ajoute-t-elle. Dans ce cadre, vous devez vous assurer que les citoyens contrôlent leurs propres données personnelles ».

    La présidente de la Commission charge également la commissaire désignée de se concentrer sur « la mise en œuvre effective du nouveau cadre réglementaire pour les dispositifs médicaux » afin de « protéger les patients » et de « veiller à ce qu’il réponde aux nouveaux défis qui émergent ». Elle veut également la voir « donner la priorité à la communication sur la vaccination », notamment « en combattant les mythes, les idées fausses et le scepticisme qui entourent la question ».

    La Danoise Margrethe Vestager, désignée pour le poste de vice-présidente de la Commission « pour une Europe adaptée à l’ère numérique », se voit pour sa part chargée de coordonner dans les 100 premiers jours de son mandat, les travaux sur une approche européenne de l’intelligence artificielle, y compris ses implications humaines et éthiques. Selon sa lettre de mission, il s’agira également pour elle d’examiner la manière dont les Européens peuvent « utiliser et partager des mégadonnées non personnelles » pour « développer de nouvelles technologies et de nouveaux modèles économiques capables de créer de la valeur pour la société et les entreprises ».

    Margrethe Vestager devra en outre coordonner les travaux de mise à niveau des règles de responsabilité et de sécurité relatives aux plateformes, services et produits numériques dans le cadre d’ « une nouvelle loi sur les services numériques » et notamment s’assurer que les conditions de travail des travailleurs de la plate-forme y seront encadrées. Elle sera enfin chargée de coordonner les efforts visant à « trouver un consensus au niveau international » sur « la fiscalité numérique »  d’ici à la fin de 2020 ou à défaut à « proposer un impôt européen juste ».

  • DM : une croissance « très dynamique » des biens médicaux (9,7Mds€-2018) liée au progrès techno (Drees)

    La croissance des biens médicaux hors optique médicale est « très dynamique, à 5,5 % par an en moyenne de 2009 à 2018« . C’est ce qu’affirme la Drees dans son panorama intitulé « Les dépenses de santé en 2018 », publié le 10 septembre 2019. Il est précisé dans le document que la consommation de ces biens médicaux progresse de 4,1 % par rapport à 2017, atteignant les 9,7 milliards d’euros en 2018.

    La Drees relève que « comme pour les autres années », la croissance du poste des biens médicaux hors optique est « presque entièrement portée par un effet volume », les prix étant « stables ou en léger recul ». Pour expliquer cette hausse, les auteurs de l’étude invoquent « l’allongement de la durée de la vie » et « le progrès technologique et sa diffusion » mais aussi « la meilleure prise en charge de certaines pathologies et du volume de matériels mis à disposition », soulignant que les matériels d’assistance respiratoire et d’auto-surveillance du diabète comme le dispositif gratuit d’accompagnement téléphonique Sophia « font partie des principaux contributeurs à la croissance de la dépense ». La Drees souligne ici que les biens médicaux hors optique médicale sont pris en charge à 72,5 % par les financements publics (Assurance maladie, État et CMU-C versée par les organismes de base) soit un niveau très largement supérieur à celui constaté sur l’optique (4,7 % en 2018).

    La Drees fait valoir les mesures prises entre 2011 et 2012 afin de ralentir ces dépenses, le forfait « bandelettes » pour les dispositifs d’autocontrôle de la glycémie et l’entente préalable du forfait « ventilation oxygénothérapie ». La baisse des forfaits de dispositifs médicaux d’assistance respiratoire dits à pression positive continue (PPC) introduite début 2013 « a également permis de modérer la croissance de la consommation en valeur », indique la Direction.

  • Les cursus santé dans les écoles d’ingénieurs

    Le développement des nouvelles technologies dans le secteur de la santé, intelligence artificielle en tête, fait émerger de nouveaux métiers. Parmi eux, ceux d’ingénieur en traitement d’images ou en robotique médicale, par exemple, nécessitent à la fois des compétences précises en IT et une bonne connaissance du domaine des soins. Si les formations spécialisées pour ce type de métiers innovants étaient encore quasi inexistantes il y a une dizaine d’années, les écoles d’ingénieurs ont pris conscience de l’intérêt d’une mise en place de programmes dédiés. C’est notamment le cas de l’École polytechnique de l’université Grenoble I, qui propose un diplôme « ingénieur spécialité technologies de l’information pour la santé », ou encore de l’ISEP, qui a mis en place un parcours « ingénieur numérique et santé ».

    Health & Tech Intelligence fait le point sur les différents cursus actuellement proposés en France par les écoles d’ingénieurs.

  • Data : les cursus santé dans les écoles d’ingénieurs

    Le développement des nouvelles technologies dans le secteur de la santé, intelligence artificielle en tête, fait émerger de nouveaux métiers. Parmi eux, ceux d’ingénieur en traitement d’images ou en robotique médicale, par exemple, nécessitent à la fois des compétences précises en IT et une bonne connaissance du domaine des soins. Si les formations spécialisées pour ce type de métiers innovants étaient encore quasi inexistantes il y a une dizaine d’années, les écoles d’ingénieurs ont pris conscience de l’intérêt d’une mise en place de programmes dédiés. C’est notamment le cas de l’École polytechnique de l’université Grenoble I, qui propose un diplôme « ingénieur spécialité technologies de l’information pour la santé », ou encore de l’ISEP, qui a mis en place un parcours « ingénieur numérique et santé ».

    Health & Tech Intelligence fait le point sur les différents cursus actuellement proposés en France par les écoles d’ingénieurs.

    Retrouver en détail l’ensemble des cursus santé proposés par les écoles d’ingénieurs en France dans la rubrique « Data », accessible via ce lien.

  • Girci

    Groupement interrégional de recherche clinique et d’innovation

  • Grand Ouest : un entrepôt de données hospitalières interrégional opérationnel en mars 2020 (GCS Hugo)

    Le GCS Hugo (Hôpitaux universitaires du Grand Ouest) annonce le lancement d’un entrepôt de données hospitalières interrégional. Il s’agira de collecter à partir des centres de données cliniques existants les données dé-identifiées et de les mettre à disposition des investigateurs autorisés. Hugo souligne dans un communiqué daté du 10 septembre 2019 qu’il s’inscrit, par ce projet, « dans le cadre de la stratégie nationale de partage des données de santé » et qu’il « souhaite ainsi contribuer activement à la réussite du Health Data Hub ».

    Le GCS défend sa stratégie consistant à « renforcer les expertises sur tous les sites » pour garantir la qualité des données de l’entrepôt, jugeant que « la proximité de l’expertise garantira la pertinence et la qualité de l’interprétation des données ».  

    La constitution de l’entrepôt partagé s’accompagne d’ »un appel à projets interrégional sur la recherche en données massives » porté par le Girci Grand Ouest et doté de 600 000 euros : les résultats seront rendus publics par le Conseil d’évaluation scientifique du GCS à la fin du mois de septembre. L’objectif est de « développer une excellence en recherche sur les données massives ».

    1,2 milliards de données structurées

    Pour son actuel réseau Ri-CDC (Réseau interrégional des centres de données cliniques), lancé en 2015, Hugo revendique la place de « premier réseau de données hospitalières d’Europe », avec plus de 5 millions de patients, 6 millions de séjours, 130 millions de documents et 1,2 milliard de données structurées affichés.

    Le GCS Hugo regroupe les 6 CHU/CHR de l’interrégion Grand Ouest, constituée des régions Bretagne, Centre-Val de Loire et Pays de Loire, soit quelque 10 millions d’habitants. Il intègre également l’Institut de cancérologie de l’Ouest, le Centre hospitalier du Mans et le Centre hospitalier départemental de Vendée.

  • « Il faut un équivalent français du NICE (UK) pour la diffusion de l’innovation » (A. Tepas, Urgo)

    « Les pouvoirs publics doivent se poser la question de leur rôle dans la diffusion de l’innovation. » C’est ce qu’affirme Alexandre Tepas, directeur général France d’Urgo Medical, invité de la 7e édition des Rencontres du progrès médical, organisées par le Snitem le 10 septembre 2019 à l’Institut Pasteur à Paris. L’événement était centré sur le thème « Peut-on encore rêver à une innovation pour tous ? ».

    Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, il pointe du doigt ce chaînon manquant du processus d’innovation médicale et souligne les bénéfices à la fois thérapeutiques et économiques pour le système de santé une fois cette lacune comblée. Il donne en exemple le système britannique, qui possède une autorité indépendante, le NICE (National Institute for Health and Care Excellence), chargée non seulement de l’évaluation des bénéfices de l’innovation mais aussi de sa diffusion.

    Diffusion de l’innovation : une « responsabilité conjointe » entre les pouvoirs publics et les industriels

    Quelle est la question qui se pose selon vous aujourd’hui en France pour les industries innovantes en santé ?

    Alexandre Tepas : En France, actuellement, une fois que la Haute autorité de santé (HAS) s’est exprimée sur le bénéfice clinique, que la Ceesp (Commission évaluation économique et de santé publique) s’est exprimée sur le bénéfice médico-économique, et que le CEPS (Comité économique des produits de santé) a fixé un prix, il n’y a pas réellement d’instance indépendante ou d’autorité qui va s’assurer qu’il va y avoir une diffusion de cette innovation.

    En quoi consisterait concrètement ce travail de diffusion de l’innovation ?

    Il s’agit de s’assurer que l’on peut valoriser cette innovation et surtout qu’elle va pouvoir atteindre le patient qui doit en être le bénéficiaire : il faut que les pratiques des professionnels de santé puissent évoluer et que, in fine, le patient obtienne une meilleure prise en charge de sa pathologie sans que le système de santé ne risque d’aggraver son déséquilibre budgétaire. Les pouvoirs publics doivent se poser la question de leur rôle dans ce processus. C’est une responsabilité conjointe avec les industriels.

    UK : le NICE va « un pas plus loin » que ses équivents français

    Vous citez l’exemple britannique…

    Au Royaume-Uni, le NICE (National Institute for Health and Care Excellence) une autorité indépendante, qui réaliser systématiquement pour un produit de santé une évaluation de bénéfice clinique (ce que fait chez nous la HAS) et de bénéfice médico-économique (ce que fait en France la Ceesp), va un pas plus loin et déclare :  « dans cette pathologie, ce traitement s’est révélé plus efficace que tous les traitements disponibles aujourd’hui, va générer de l’économie pour le système de santé ». L’organisme recommande que les professionnels de santé concernés l’utilisent en première intention, en émettant une évaluation chiffrée des économies attendues.

    Ceci dit, la diffusion de l’innovation ne relève pas seulement des autorités.

    Les principaux responsables de la diffusion de l’innovation sont les industriels et les pouvoirs publics mais il faut également que les professionnels de santé fassent évoluer leurs pratiques, que les sociétés savantes éditent des guidelines qui incluent les nouvelles innovations dans une pathologie donnée, et que les associations de patients s’assurent que leurs patients sont au courant de leur existence pour une meilleure prise en charge de leur pathologie.

    Un pansement intelligent destiné aux patients diabétiques

    Urgo est bien placé pour pointer cette carence du système…

    Comme je l’ai dit au cours de la table ronde, nous avons chez Urgo un pansement intelligent destiné aux patients diabétiques qui a prouvé en 2008 son efficacité clinique, avec confirmation de toutes les hypothèses cliniques en vie réelle, preuve médico-économique, obtention d’un ASA 3 (amélioration du service attendu), évolution des guidelines internationales et, 10 ans plus tard, seul un patient éligible sur 10 est traité avec ce pansement interactif et va générer des économies pour le système de santé. Et ce alors même que le pansement représente aujourd’hui plus de 500 millions d’euros, le troisième poste de dépense de la Sécurité sociale. Il est urgent de dépasser le débat du « prix facial de l’innovation ».

  • UK : le gouvernement investit plus de 130M£ (150M€) dans de nouvelles technologies dédiées aux soins

    Le gouvernement britannique prévoit d’investir plus de 130 millions de livres sterling (149,2 M€) dans de nouvelles technologies et innovations en santé, dont des projets basés sur l’intelligence artificielle (IA) et les thérapies géniques, conçu pour mieux lutter contre le cancer et les maladies neurodégénératives. Par le biais de ce plan, des milliers de patients du NHS pourraient recevoir un diagnostic plus rapidement et un meilleur traitement pour des pathologies ayant un fort impact négatif sur le quotidien, comme le cancer, la démence et la maladie de Parkinson, indique le gouvernement dans un communiqué publié le 9 septembre 2019.

    Le développement de diagnostics plus rapides et plus précis ainsi que des interventions plus précoces sera renforcé par l’injection de 50 millions de livres (56 M€) dans les services de diagnostics du NHS. Cette somme servira également à soutenir le travail des centres d’excellence existants en pathologie numérique et en imagerie basée sur intelligence artificielle (IA). Ces centres, basés à Leeds, Oxford, Coventry et Londres, pourront s’associer à un plus grand nombre de NHS Trusts* et développer plus en amont des produits de pointe utilisant des systèmes numériques et une IA.

    Les services sociaux pour adultes recevront aussi de leur côté une nouvelle injection de fonds (7,5 M£, soit 8,4 M€) afin de tirer parti de la recherche pour améliorer la prestation des soins envers certaines des personnes les plus vulnérables.

    14 millions de livres (15,7 M€) seront également reversés en complément pour des projets et des technologies dans le domaine des biosciences développés à travers le Royaume-Uni qui pourraient, par exemple, traiter l’arthrose et développer de nouveaux vaccins, explique le gouvernement britannique.

    « Rien de tout cela ne serait possible sans le Plan à long terme (Long Term Plan) »

    « Nous devons intégrer la technologie du NHS au XXIe siècle. J’ai moi-même constaté à quel point une technologie et un diagnostic améliorés permettaient aux cliniciens de gagner du temps et de se concentrer sur les soins, commente Matthew Hancock, le sécrétaire à la Santé britannique. Le NHS est à la pointe des technologies [novatrices] pouvant transformer et sauver des vies grâce à de nouveaux traitements, techniques de diagnostic et soins. Je suis convaincu que les avantages de ces avancées amélioreront la vie de milliers de patients dont la maladie a longtemps été considérée comme [handicapante pour la vie quotidienne]. Combiné à ce nouveau financement, rien de tout cela ne serait possible sans le Plan à long terme (Long Term Plan), soutenu par 33,9 milliards de livres (38 M€) supplémentaires par an pour le NHS. »

    Un financement particulier pour 4 projets précis

    Un montant supplémentaire de 69,5 millions de livres sterling (78 M€) de l’investissement total dans UK Research and Innovation (UKRI)** contribuera au financement des 4 projets britanniques suivants :

    • Nucleic Acid Therapy Accelerator : « NATA » / Accélérateur de traitement aux acides nucléiques (30 M£ ; 33,7 M€) :

      de nouvelles thérapies et technologies ciblant directement les mutations génétiques pourraient être déployées pour traiter des maladies telles que le cancer, la maladie de Huntingdon, la maladie de Parkinson et l’arthrite ;

    • The Advanced Pain Discovery Platform / Plateforme avancée de découverte de la douleur (12 million £ ; 13,5 M€) :

      la solution vise à approfondir la compréhension de la douleur, à dévoiler de nouvelles approches de traitement et à aborder un large éventail de maladies chroniques et neurodégénératives, notamment l’arthrite. Versus Arthritis, la plus grande organisation caritative du Royaume-Uni dédiée au soutien des personnes souffrant d’arthrite, apportera une contribution supplémentaire de 12 millions de livres (13,5 M€) sur 3 ans à ce projet ;

    • UK Centre of Evidence Implementation in Adult Social Care / Centre britannique de mise en œuvre des bases factuelles dans les services sociaux pour adultes (7,5 M£ ; 8,4 M€) :

      grâce à une recherche de haute qualité, ce projet a été établi pour améliorer la prestation des services sociaux dans l’ensemble du Royaume-Uni et mettre en œuvre des innovations susceptibles de permettre à davantage de personnes de recevoir des soins dans le confort de leur foyer ;

    • Tackling Multimorbidity at scale (20 M£, soit 22 M€, dont 10 M£, soit 11 M€, versés par le National Institute of Health Research – NIHR) /S’attaquer à la multimorbidité à l’échelle :

      cette recherche sur la multi-morbidité (lorsqu’une personne souffre de 2 problèmes de santé à long terme ou plus) a pour but d’accélérer le développement de médicaments, de permettre un diagnostic plus précoce et de réduire la progression de la pathologie vers une maladie et un handicap plus graves.

    Le financement des centres d’excellence

    Les centres d’excellence en pathologie numérique et en imagerie avec intelligence artificielle ont été créés en 2018 par UKRI.

    Ils réunissent le NHS, l’industrie et les universités qui travaillent ensemble au développement de produits utilisant les avancées technologiques numériques pour améliorer le diagnostic précoce de la maladie, notamment du cancer, en détectant les anomalies.

    Le programme, géré par UKRI, allouera 50 millions de livres (56 M€) dans le cadre d’une compétition livrée entre les 4 centres, note le gouvernement britannique (communiqué).

    Les offres doivent démontrer comment les centres utiliseront le financement proposé pour investir dans l’infrastructure et l’équipement numériques en partenariat avec les trusts NHS mais aussi pour relier numériquement ces trusts aux centres. Cela étendra la couverture géographique des trusts NHS capables de travailler avec les centres.

    Fonds des priorités stratégiques : un financement total de 496,8 M£ (phase 2)

    Le Fonds des priorités stratégiques (Strategic Priorities Fund – FPS) soutient des priorités de recherche et de développement de grande qualité. Il s’agit de la deuxième vague de financement. Le financement total de la phase 2 du programme des FPS s’élève à 496,8 millions de livres (557,5 M€), précise le gouvernement (communiqué).

    Pour davantage de détails sur les projets de financement, consulter le site Gov.uk, accessible via ce lien (informations en bas de page).